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Neige

Cabaret du Lost Paradise - Forum RPG

Forum RPG fantastique - Au cœur de Paris, durant la fin du XIXe siècle, un cabaret est au centre de toutes les discussions. Lycanthropes, vampires, démons, gorgones… Des employés peu communs pour un public scandaleusement humain.

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 Une soirée comme les autres [LIBRE]

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Billy Langevin
Le Chevalier Roux
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MessageSujet: Une soirée comme les autres [LIBRE]   Mer 23 Mai - 16:28

Avec contentement, je posais le point final de ce dernier rapport à finir. Comme toutes les fins de semaines, je terminais un peu plus tard pour finaliser tous les rapports et dossiers de la semaine. Il m'arrivait donc régulièrement de quitter le commissariat après la tombée de la nuit. Je fermais le dossier et le posais sur l'une des piles près de mon bureau. Je me laissais aller dans ma chaise et m'étirais de tous mon long jusqu'à entendre craquer quelques articulations. J'avais bien besoin de me dégourdir les jambes.

Je me levais souplement et jetais un dernier regard aux quelques dossiers que j'avais laissés à part. Des dossiers spéciaux, pas vraiment résolus. Le dernier en date concernait l’événement du cirque survenu quelques jours plus tôt. Les témoignages recueillis étaient tous plus confus les uns que les autres et le plus souvent farfelus et contradictoires. Ce dossier allait finir aux oubliettes et je n'en étais pas satisfait. Cela me préoccupait.

Soupirant, je me détournais de la question et m’emparais de ma cape, suspendue à la patère.  La faisant tourner dans l'air je la posai sur mes épaules mais le large mouvement entraîna une pile de document qui s'étala sur le sol le long du mur.

*Zut ! Il va falloir ramasser tout ça… demain.*

M'en détournant, je quittais la pièce et la fermais à clé. Bien que mon organisation personnelle en faisait réfléchir plus d'un avant d'entrer dans mon bureau, on y trouvait trop de documents sensibles et/ou secrets pour le laisser ouvert. De toutes façons, les personnes qui étaient susceptibles d'avoir besoin d'y entrer en avaient la clé.

Je jetais justement un regard vers le bureau voisin du mien, celui d'Aldrick Voelsungen, mon supérieur. La porte était fermée. Soit il était en rendez vous privé et il n'apprécierait pas que j'entre juste pour le saluer, soit il était déjà parti. Dans tous les cas, il était inutile d'essayer d'ouvrir cette porte. Je fis un salut dans le vide et me dirigeais vers la sortie.

Le commissariat était plutôt calme, l'équipe de jour était partie et celle de nuit, nettement moins nombreuse, était en train de s'installer. Je fis quelques signes, lâchai quelques mots d'encouragements et, avec mon plus grand sourire, souhaitais une bonne soirée à tous.

Une fois dans la rue, je respirais profondément l'air nauséabond de Paris. Ca faisait deux ans que j'étais dans cette ville, je m'y plaisais bien finalement. En prenant le temps de flâner un peu, j'allais vers mon bistrot favori pour manger une omelette et une salade avant de me diriger vers le lieu de ma soirée…

***

Il était environ 22h quand j'entrais au Lost Paradise. Je payais mon entrée et laissais l'ouvreuse me guider vers une table. Elle mit ma cape au vestiaire et je posais ma veste sur le dossier de ma chaise. Je m'installais confortablement, tirais sur les manches de ma chemise pourpre afin qu'elle tombe mieux et glissais mes doigts dans mes cheveux roux pour tenter de les discipliner un peu. En vain. Puis je commandais un verre de vin et quelques morceaux de fromage pour grignoter un peu tout en profitant du spectacle.

Je m'abandonnais au plaisir d'être là, profitant des représentations, applaudissant en même temps que tout le monde et savourant mon verre avec lenteur. J'aimais me laisser aller à l'ambiance de ce Cabaret, je m'y sentais bien et j'y connaissais quelques personnes. Entre chaque numéro, j'aimais bien observer les lieux, les clients, les serveurs. J'aimais imaginer ce que chacun vivait. J'aimais sentir la vie autour de moi.

Mon verre fini, je fis un signe à un serveur pour être resservi.

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Andréa Eyssard
l Un monstre dans la peau l
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MessageSujet: Re: Une soirée comme les autres [LIBRE]   Sam 23 Juin - 14:33

Andréa ! Andréa j'ai besoin de ton aide.

Deux bras se posèrent sur les épaules d'Andréa qui leva la tête du plateau qu'il remplissait des plats de la table sept. Sully se tenait face à lui, son MacFarlane sur l'épaule, toujours tiré à quatre épingles si l'on oubliait sa petite moustache anglaise toute hérissée. Le louveteau cligna des yeux, prêt à l'interroger, mais son collègue dégaina le premier :

Andréa, il faut absolument que tu me remplaces.
Quoi ?
C'est une question de vie ou de mort.
Tu es un Dullahan, Sully…
C'est une façon de parler, enfin ! Soupira le concerné. Écoute, il y a eu une incompréhension et ma fiancée arrive ce soir par le train. Je dois absolument aller la récupérer. Elle ne parle pas français, elle va être perdue si je n'y vais pas.
Mais pourquoi moi ? Demande à Layth plutôt !
J'aimerai bien, mais je ne sais pas où il est. S'il te plaît Andréa.
Mais… Moi aussi je devais voir quelqu…
Pour ton mariage ?
Non ! Non bien sûr que non ! Rougit-il.
Et bien moi si.
D'accord ! C'est bon.
Merci. Je te revaudrais ça !

Il enfila son par-dessus et disparut aussitôt dans les couloirs menant à la sortie, ne lui laissant, en tout et pour tout, que son carnet avec quelques annotations griffonnées à la va-vite. Le louveteau le regarda, sans comprendre d'abord, puis un souffle de panique étreignit son petit cœur. Tendant le bras dans un geste désespéré, il s'exclama dans le vide :

Attends, Sully je n'ai jamais…

La porte claqua, crispant le jeune homme qui termina sa phrase dans un soupir :

…Pris de commandes.

Andréa ne travaillait pas si souvent que ça comme serveur. Généralement c'était pour dépanner lorsque la salle était pleine à craquer, ou en remplacement durant les jours de congés d'autres serveurs, et à chaque fois il se contentait d'apporter les commandes ou de débarrasser. Il ne les prenait pas. Jamais. Pour la simple et bonne raison qu'il était trop distrait pour ça et que son écriture maladroite faisait hurler Lûka en cuisine.
Alors, il commença à éplucher nerveusement les pages du calepin, ne comprenant qu'une note sur deux, tentant d'en lire une troisième où figurait un grand point d'exclamation.

T-12, Pas de la-sti…cot ? Pas d'asticot ? Mais qui voudrait des asticots ?
Andréa ! Les plats vont être froids !
Oui, oui, pardon !

Il rangea le carnet dans la poche de son uniforme, récupéra son plateau et franchit les doubles portes d'un pas bien moins assuré qu'une minute plus tôt. Machinalement, le garçon rejoignit la table sept, une fratrie de deux sœurs et leur frère, venus profiter du spectacle. Il les servit un à un comme il en avait l'habitude, mais décampa trouver refuge près du bar, alors peu courtisé, à la minute où il eut terminé.

J'en connais un qui a fait une bêtise, se moqua gentiment Celenna en s'accoudant au comptoir. Dis moi tout, j'adore te voir dans la panade.
Comment on fait pour prendre une commande ?
De quoi ?
Il faut que je note quoi ? Tout le détail ou juste le plat ? Et est-ce que je dois aller voir les gens uniquement s'ils m'appellent ou même si c'est pas le cas ?
Olah, doucement petit loup. Depuis quand tu prends des commandes ?
Je dois remplacer Sully, pour sauver son mariage.

Celenna cligna des yeux sans comprendre, mais face au sérieux du garçon elle finit par étouffer un rire derrière son torchon. Andréa n'en fut que plus dépité et se laissa choir contre le bar. Une pichenette de la démone l'obligea à se redresser. Il massa son front et elle reprit :

Ce n'est pas si difficile. Tu n'as qu'à t'occuper du rouquin là-bas pour commencer. Il est tout seul et il a fini son verre depuis quelques minutes. Tu passes et tu t'arrêtes s'il t'appelle. Tu notes ce qu'il veut et tu reviens ici.
Et s'il ne m'appelle pas ?
Tu reviens aussi, on trouvera un autre cobaye.
D'accord. Merci.

Elle sourit, puis lui fit signe de déguerpir au moment même où deux hommes s'installaient au bar. Le louveteau allait s'éloigner, mais il se ravisa au dernier moment et interrogea sa collègue avant qu'elle ne soit occupée :

Dis, tu sais si Edward est rentré ?
Je ne crois pas non, je ne l'ai pas vu passer en tout cas.

Le contraire l'eut étonné. Andréa retint un soupir et acquiesça. Il fixa ensuite sa cible et, prenant son courage à deux mains, s'avança vers elle. Il espéra secrètement ne pas être abordé, mais comme la chance l'avait définitivement abandonné pour la soirée, ce ne fut pas le cas. Il n'ouvrit pas la bouche, se contentant de s'arrêter à sa hauteur et fouilla nerveusement ses poches pour en arracher le calepin de Sully. Il mit une bonne minute à trouver une page vide et, quand enfin il y parvint, il se rendit compte qu'il n'avait aucun crayon sur lui.
Les lèvres pincées, il se maudit en silence et, croisant le regard de son interlocuteur, il se rendit compte qu'il n'avait rien écouté de sa commande. Ses iris noisettes préférèrent fixer la page à jamais immaculée de son calepin lorsqu'il se risqua à questionner :

Excusez-moi, je n'ai pas bien compris.

Cette fois, Andréa était prêt à l'écouter, vraiment. Mais son instinct se mit brusquement en alerte et toute sa concentration partie en fumée. Le nez en l'air, le regard fixé sur l'épais rideau rouge qui séparait le hall de la grande salle, il n'entendit rien de la seconde demande formulée et n'y répondit que par un vague et inadapté :

Humhm.


H.R.P:
 

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Billy Langevin
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MessageSujet: Re: Une soirée comme les autres [LIBRE]   Mar 26 Juin - 11:32

Un jeune homme répondit à mon appel et s'approcha de ma table pour prendre ma commande. Il était plutôt fin ce qui lui donnait l'air très grand, les cheveux bruns. Il était agréable à regarder. Mais lui ne me regarda pas. Ses cils cachaient ses yeux que je ne pouvais croiser. Il se mit à chercher son calepin pendant que je dictais ma commande :

« Un autre verre, s'il vous plaît, avec des olives. »

M'avait-il seulement entendu ? Il semblait très concentré sur son carnet, tournant les pages dans des gestes qui trahissaient une certaine fébrilité. Quand il délaissa son calepin, il se mit à fouiller ses poches mais ne trouva pas le crayon que je le soupçonnais de chercher. Ce garçon se rendait-il compte à quel point il était charmant ? Je l'observais en souriant quand son regard se posa un instant sur moi. Un instant très court. Il baissa aussitôt ses yeux vers sa page blanche comme un enfant pris en flagrant délit d'une bêtise honteuse.

« Excusez-moi, je n'ai pas bien compris. »

Il n'avait pas bégayé, ça me semblait un résultat extraordinaire vu son état de nervosité. Sans rien pour écrire, il semblait très concentré sur sa feuille pour retenir mes mots, je reprenais donc :

« Je voudrais du vin rouge, s'il vous plaît, au verre. Et... »

Son regard était parti ailleurs, il ne m'écoutait plus. Je cherchais des yeux ce qui avait pu attirer son attention. Le rideau qui menait au hall. Je ne notais rien de particulier et reportais mon attention sur lui. Il n'était clairement plus avec moi et lâcha un léger :

« Humhm »

J'explosais de rire.

Il ne m'avait clairement pas écouté, il n'avait pas non plus remarqué que je n'avais pas fini ma phrase. Il était tellement étrange, ce garçon, d'abord totalement perturbé par sa situation et ensuite totalement insouciant de ce qu'il se passait. Mon rire avait fusé, spontané, naturel. Comme souvent chez moi. Un nouveau numéro allait commencer sur scène et quelques regards désapprobateurs se tournèrent vers moi. Je me repris et posais de nouveau mes yeux sur le jeune homme quand un autre serveur apparu. Il s'adressa d'un ton réprobateur au jeune brun, bas mais pas assez pour que je n'entende pas :

« Andréa ! Depuis quand tu prends des commandes ? » Puis, se tournant vers moi, d'un ton très courtois : « Que désirez-vous, Monsieur ? »

« Un deuxième verre de rouge, s'il vous plaît, avec des olives. »

« Bien monsieur. » Et de nouveau au jeune serveur : « Retourne à ton poste, il y a des tables à débarrasser, tu le vois bien ! »

Puis il disparu aussi rapidement qu'il était venu. Au moins, j'allais être servi mais j'étais compatissant pour le jeune débutant, car c'était probablement un débutant.

« Je suis désolé que vous ayez été réprimandé par ma faute... »

Et soudain les liens se firent dans ma tête. Andréa ! Je connaissais ce nom. J'avais déjà vu ce garçon au Lost Paradise, ce n'était pas un nouveau, c'était une catastrophe ambulante. A force de le voir faire tomber les plats qu'il desservait, j'avais fini par demander à Kaito qui était ce maladroit et mon ami m'avait répondu que c'était le neveu du patron. Un proche d'Edward White. L'homme qui mettait toujours mon chef de mauvaise humeur. Comment un être si désagréable pouvait-il avoir un neveu aussi mignon et attendrissant ? Je le détaillais encore une fois et fus surpris par son expression.

« Ca va ? »


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June Ravenclose
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MessageSujet: Re: Une soirée comme les autres [LIBRE]   Lun 2 Juil - 17:38

« Oh ! June ! Tu veux du brownie ? Ch'est délichieux ! »
« Merci Pipistrella mais je n'ai pas faim. Tu devrais retourner dans les coulisses non ? »

La nymphe avala le reste du gâteau en s'exclamant avant de partir en courant, sans que June puisse vraiment comprendre autre chose que « Mmmmmphf ! ». Ce serait bientôt à son tour de présenter son numéro en effet. Mais au-delà d'une pure bonté d'âme, la cantatrice avait surtout espéré que cela soit suffisant pour qu'elle parte alors qu'elle-même entrait dans la pièce. Pipistrella n'était pas méchante, mais elle parlait tellement, et souvent pour ne rien dire ... Normalement cela la faisait rire, June l'aurait même rejointe dans les coulisses, mais depuis l'incident du Strano, la scène lui rappelait tout cela. Elle avait tenté de remonter sur les planches, au moins pour la répétition, mais tout son être s'y était refusé, entre les larmes qui embrouillaient son regard, son corps tendu, son souffle court. Bien sûr, on lui avait dit que la Lamia devrait survivre. Cela n'empêchait pas qu'elle avait été choquée et la Brume n'avait rien fait pour l'aider, bien au contraire. Elle s'était sentie malade tout le reste de la journée.

Alors, ce soir, au lieu de s'apprêter entre maquillage et costume, elle s'était dirigée vers la grande salle, simple spectatrice parmi tant d'autres. Peut-être pourrait-elle retrouver l'inspiration pour pouvoir remonter la pente. Tout de même ... Parfois, elle se disait qu'elle devait être maudite. Après tout, elle était médium, avec son propre spectre attitré qui plus est. Les morts ne trimballaient pas tous des énergies très positives. Mais à qui poser ses questions ? Ester ? La photographe avait l'air d'avancer plus à l'instinct qu'autre chose elle aussi ... Lily avait bien quelques livres sur le sujet, mais pour la plupart ce n'était que des contes, et puis la bibliothécaire lui avait déjà dit tout ce qu'elle savait. Il devait y avoir des informations à la Curia. Elle ne pouvait pas croire qu'aucun médium n'avait été catalogué pendant toutes ces années. Mais on ne la laisserait pas entrer aussi facilement. Elle ne voulait pas non plus attirer des ennuis à quelqu'un en prétextant une visite. Parfois, elle se disait que ce serait tout de même plus simple si ses parents étaient encore vivants. D'un autre côté, ils avaient toujours eu l'air si normaux, et cette véhémence à l'envoyer à l'asile .... Elle s'était longtemps posée des questions sur le sujet et aujourd'hui, elles remontaient à la surface en même temps que les autres. Sans parler de cette phrase ignoble qui jouait en boucle dans ses souvenirs. Alors ... ? Mais Adam n'avait jamais mentionné quelque chose qui pourrait confirmer ses doutes. En même temps s'il cherchait à la protéger ...

« Donne moi un verre de vin rouge s'il te plait Celenna. » soupira-t-elle en s'asseyant au bar, bien décidée à se changer les idées. Elle ne trouverait probablement pas ses réponses aujourd'hui.
« Rude journée hm ? »

Elle acquiesça et se retourna vers les rideaux, un sourire contrit aux lèvres. Elle aurait dû y être. Chanter était devenu comme respirer, petit à petit. Elle en avait besoin pour s'épanouir et extérioriser ses sentiments. Mais dans son état, c'était impossible de donner un spectacle digne de ce nom. Il lui fallait encore un peu de temps. Au moins sa collègue avait eu le tact de ne pas lui poser trop de questions sur le sujet même si d'habitude elle était curieuse. Les clients ne seraient peut-être pas tous aussi aimables. Enfin sinon cela viendrait peut-être plus tard ...

« Est-ce que tu sais si Alex aura un peu de temps libre après le service ? » demanda-t-elle finalement. Leurs discussions tranquilles lui manquaient.

Une voix forte comme une dispute couvrit la réponse. Un nouvel employé peut-être ? La curiosité attira son regard vert en direction d'Andréa en train de se faire sermonner. Bon sang. Qu'est-ce qu'il faisait aux tables ? Et puis s'il la voyait ici alors qu'elle était supposé se reposer, il risquait de rapporter tout ça à son oncle non ?

« Voilà ton verre ma belle. »

Ah ! Raté. Elle ne pouvait pas repartir aussitôt maintenant ...

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Aldrick Voelsungen
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MessageSujet: Re: Une soirée comme les autres [LIBRE]   Mer 11 Juil - 20:38

Comme d'ordinaire, la musique battait son plein au cabaret lorsque la haute stature d'Aldrick en franchi les portes. Une fois débarrassé de sa veste, il s'avança dans le hall et marqua un temps d'arrêt en se demandant comment aborder les choses. Quelques heures auparavant, Andréa était venu le voir au commissariat pour lui parler de son oncle. L'initiative était si inhabituelle, qu'elle n'avait pas manqué de surprendre le loup, entraînant une myriade de questions, qui étaient restées sans réponse : Jean avait eu besoin de ses services et ils avaient dû repousser leur entrevue.

Depuis leur mésaventure au cirque, ils n'avaient guère eu le temps de discuter avec le loup blanc et d'après les dires du louveteau, il ne semblait pas dans son état normal.

* Pas sûr qu'il ait vraiment envie de me voir, mais bon... Il va bien falloir que je lui rende ça. *

L'objet oblong qu'il gardait sur lui, lui paraissait devoir revenir aux "Leurs" plus qu'aux Humains. Même s'il avait un peu l'impression -malgré lui- de transgresser la loi. Un soupir lourd de sens lui échappa lorsqu'il franchit finalement l'épais rideau de velours pourpre pour gagner la salle de spectacles.

Sempiternellement, le numéro commença sous les applaudissements du public, et il ne fallut que quelques secondes au brun pour repérer de l'agitation près d'une table. La silhouette filiforme d'Andréa n'était pas loin. Encore à se faire houspiller par un autre employé. Il aurait dû s'en douter. Ce louveteau avait vraiment une poisse intersidérale. Ce qu'il n'avait pas prévu en revanche, c'était la tignasse rousse à ses côtés, dont il ne connaissait que trop bien l'odeur.

D'un pas rapide, il avala les quelques mètres qui le séparait de la table, croisant l'autre employé qui grommelait, fâché :

- Si je croise l'abruti qui a demandé à Andréa de prendre les commandes ce soir, il va m'entendre !

L'agent n'en tint pas compte, se contentant d'arriver derrière le louveteau avant d'interroger d'un air professionnel, en posant brusquement sa main sur son épaule :

- Un souci messieurs ?

Un sourire trop grand pour être innocent étira ses lèvres, avant qu'il ne salue les présents plus convenablement en leur serrant la main. Il ne put s'empêcher de taquiner un peu Billy au passage :

- Eh bien, c'est rare de te croiser ici. Je suis heureux que tu aies réussi à sortir du dédale de dossiers qui mène à ton bureau.

Il lui tira brièvement la langue pour appuyer la plaisanterie, puis ajouta :

- Tu me préviens si jamais il t'embête, d'accord ? Puis avisant le roux, il ajouta en lui faisant un clin d’œil : Et inversement.

Retrouvant un peu de son sérieux, il écouta leur échange avec attention avant de se tourner vers le plus jeune une fois qu'ils eurent fini, en indiquant :

- Blague à part : tu as l'air occupé. Je vais attendre au bar que tu aies fini, prends ton temps.

Libérant finalement Andréa, Aldrick préféra ne pas imposer davantage sa présence à Billy. Après tout, ils se voyaient déjà au travail et même s'il le considérait comme un ami proche, il pouvait comprendre qu'il n'ait pas forcément envie de passer la soirée en sa compagnie.

- Allé, je vous abandonne, j'ai une terrible envie de rakiou ! ~

Aussi, après avoir salué les garçons, il s'éclipsa, impatient de savourer à nouveau cette violente eau-de-vie de prune qu'on trouvait surtout chez eux et qu'Edward réussissait miraculeusement à se procurer. Il ne fallut pas longtemps avant que la voix envoûtante de Celenna ne le questionne. Le loup noir la salua et commanda, réalisant alors qu'à ses côtés, se tenait la jolie June. Cela suffit à colorer ses joues d'un rouge bien trop vif à son goût. Oubliant un instant l'objet de sa présence, il se risqua à se pencher vers la belle pour lui parler, mais elle semblait si troublée, si différente, qu'il en fut interloqué. Après un temps et avec une douceur qu'on lui connaissait peu, il tenta :

- Bonsoir June. Est-ce que tout va bien ?

Une inquiétude réelle pulsait dans sa voix. Dolores l'avait pourtant prévenu, elle était chamboulée par ce qui s'était passé au Strano et la Brume n'aidait pas. La chanteuse avait besoin de temps pour s'en remettre. Il n'était rien qu'il ne puisse faire de son côté pour accélérer ça.

Il hésita et tenta d'une voix maladroite :

- Si jamais... Vous avez besoin de parler... Je sais qu'on se connaît peu, mais... Content je serai vous aider.

Tel était l'embarras du loup noir. Si grand qu'il n'envisagea même pas la traîtrise de ses propres mots, dont certains n'avaient pas pris pas la peine de sortir en même temps que les autres. Le laissant étonnement silencieux et rouge.


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