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Neige

Cabaret du Lost Paradise - Forum RPG

Forum RPG fantastique - Au cœur de Paris, durant la fin du XIXe siècle, un cabaret est au centre de toutes les discussions. Lycanthropes, vampires, démons, gorgones… Des employés peu communs pour un public scandaleusement humain.

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 Nouveau monde [PV Rose][1889]

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Edward White
l Dans l'ombre du loup l BIG BOSS l
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Date d'inscription : 21/12/2010

MessageSujet: Nouveau monde [PV Rose][1889]   Lun 17 Sep - 21:44

Suite directe sur RP Trafic sur les quais :
Où un loup s'associe à une rose pour se débarrasser de non-morts affamés.




Elle accepta de le suivre.

Sans délais, sans contre-partie. Elle était superbe à la lumière des becs de gaz, toute drapée de son indépendance. Edward en fut réellement impressionné. Le voix à peine pincée de la contrebandière s'effaça au profit d'un ordre ferme. Le fiacre disparut plus loin dans la ruelle. Son bruit s'atténua lentement pour ne laisser que celui de la pluie sur les toits et de leurs pas foulant le pavé humide. Elle avait pris son bras sans faillir.
Ce fut au tour du loup d'être troublé par cette femme forte, plus intrépide que bien des lycanthropes. Il perdit sur elle un regard où curiosité et étonnement se mêlèrent un bref instant, avant qu'elle ne lui rappelle leur destination. Son ton ferme le fit sourire, autant que sa remarque.

–  Plus sec, oui. Sauf si vous souhaitez rendre visite aux sirènes ?

Edward lui jeta un coup d'œil à la dérobée, guettant une réaction. Il l'avait fait exprès, évidemment. Désormais sur son territoire, l'animal devenait moins farouche avec celle qui avait su éveiller son intérêt. Et puis il n'avait pas menti.
Il s'arrêta devant le numéro quatorze. Un petit immeuble qui ne payait pas de mine, parfaitement fondu dans ce paysage urbain. Sur ses quatre étages, seule le troisième laissait apercevoir la lueur de la bougie d'un insomniaque. Face à eux, la porte de bois était sans surprise, usée et marquée ça et là par les locataires les moins soigneux. Le loup posa sa main sur la poignée et la fit pivoter, mais vers le haut. Il ouvrit.

Ne prenez pas la peine de mémoriser le numéro, les entrées changent tous les jours.

Le battant se referma derrière eux, ultime vestige de leur origine parisienne. Exit les tapisseries fatiguées, les escaliers donnant sur les étages et même la petite porte du concierge, loin devant eux ne s'étendait qu'un long couloir taillé à même la roche. Il descendait en pente douce, si bien qu'il était impossible d'en discerner la fin et ce malgré les flammes bleutés qui éclairaient le passage. Elles dansaient dans les cavités creusées le long des murs et projetèrent leurs ombres sur les parois tandis qu'ils progressaient. Un escalier les rapprocha de leur but. Une fois la cinquantaine de marches avalées, ils atteignirent un espace plus large et plus éclairés où se dressait une porte d'un bleu profond surmontée d'une arche en grès détaillée. À son sommet, une gargouille, les yeux clos, veillait sur les lieux. Ou presque.

ZzZzZ…
Pierre ?

Du bout du doigt, Edward tapota la gueule béante de la statue. Étouffant un ronflement, elle s'éveilla en sursaut.

Qu-Quoi ? Je ne dormais pas ! Je reposais mes paupières, c'est tout !
Tout va bien, ce n'est que moi, le rassura Edward.
Oh Monsieur White ! Qu'est-ce que vous… Non laissez moi deviner. L'infirmerie ?
C'est ça, répondit-il. Pour mademoiselle.
Et pas qu'elle de toute évidence, se moqua le gardien. Mais bonsoir Mademoiselle. Excusez-moi, je ne vous avez pas vu. Tout va bien ? Vous avez l'air pâle…
Pierre, vous pourriez…
Oui, c'est vrai. Je vous ouvre tout de suite l'accès à l'Atrium.
Merci.
Pas de quoi Monsieur White. Mademoiselle.

Un jaune éclatant remplaça le bleu du battant.

Ne vous éloignez pas.

Un brouhaha envahit les lieux. Des bruits de pas, trop nombreux pour être comptés, se mêlèrent à des voix de toutes tessitures et au son du métal des équipements qui s'entrechoquaient. Le hall, immense, baigné d'une lumière douce, révéla les milliers d'âmes qui le traversaient. De toutes origines, elles cheminaient naturellement entre les colonnes sculptées, les étendards aux armoiries de la justice et les hautes statues de héros d'un autre temps.
Edward ralentit son pas pour laisser Miss Walkson assimiler le monde qui s'ouvrait à elle. Car dans cette foule éclectique, de nombreuses silhouettes se distinguaient nettement des autres. Là un groupe de centaures discutait, à grand renforts de gestes, de leur dernier coup d'éclat, loin derrière un satyre avançait parmi un groupe d'autres aventuriers à la figure parfaitement humaine si l'on oubliait la carrure énorme et la haute taille de l'un d'eux. Ils se fondirent dans cette foule compacte qui ne leva pas même les yeux lorsque, au-dessus d'eux, passèrent trois harpies. Même le dragon d'Asie, créature aussi immense qu'ancestrale, n'attira qu'un faible intérêt lorsqu'il se posa au sol sous les traits d'un jeune garçon.

Venez, nous repasserons par ici toute à l'heure.

Sans la quitter des yeux, Edward l'entraîna à sa suite avec précaution et douceur, sa main près de celle qui agrippait son bras. Il n'oubliait pas la pâleur qu'avait pris son visage dans le cab, ni l'émoi qu'elle avait si vaillamment refoulé. Il refusait de blesser cet orgueil magnifique, mais songea qu'un peu de calme lui ferait du bien. Et à lui aussi.

Ils longèrent sur quelques mètres encore les hautes colonnes immaculées, puis changèrent de cap. Le hall et ses passants s'effacèrent, bientôt remplacés par une salle de soins moderne où régnait une agréable sérénité. Un canard les accueillit.

Bonjour Romarin, Sani est là ?

Un « coin » affirmatif et la boule de plume se dandina jusqu'à la salle voisine où l'on apercevait quelques lits vides. Le palmipède revint perché sur l'épaule d'un jeune homme, le jabot tout gonflé de fierté. Sani les salua :

Monsieur White ! Vous allez bien ? Bonjour Mademoiselle.

Romarin fut déposé sur le bureau. Il tendit le bec vers Miss Walkson avec un certain intérêt, cancana à son sujet et s'en alla, du pas chaloupé des volatiles, s'installer dans un large chapeau noir qu'il avait adopté comme nid. Edward arqua lentement un sourcil en le voyant faire, mais il garda pour lui ses remarques, devancé par leur hôte.

Qu'est-ce que c'est cette fois ? Encore un manticore ?
Strigoï, rectifia Edward.

Sani écarquilla les yeux. Ses iris bleutés passèrent d'Edward à la contrebandière, à qui il demanda aussitôt :

V-Vous avez été mordue ? Venez, asseyez-vous. Je vais regarder.


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Rose Walkson
♔ Contrebandière épineuse ♔
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MessageSujet: Re: Nouveau monde [PV Rose][1889]   Sam 29 Sep - 15:24

La suite des événements apparu d'abord à Rose comme un rêve éveillé. Elle ne prit même pas la peine de répliquer lorsqu'il fut question de sirènes et d'entrées qui visiblement, changeaient de place continuellement, se contentant d'affermir sa prise sur le bras de son guide alors qu'il l'introduisait dans un couloir sombre et peu rassurant. Ils descendirent ainsi quelques minutes sans que la blonde ne puisse discerner où le boyau menait, jusqu'à ce qu'ils arrivent à une porte et, à la créature qui la gardait. Lorsque la gargouille s'adressa à elle, Rose ne put émettre le moindre son, se sentant pâlir à nouveau devant cette étrangeté de la nature, et se contenta de la fixer, ses grands yeux bleus écarquillés, jusqu'à ce qu'ils passent enfin leur chemin. Elle allait ouvrir la bouche pour bredouiller un questionnement à son guide, mais une fois encore, le son mourut dans sa gorge avant même d'être formulé.

Ils avaient pénétré une sorte d'immense hall ou grouillaient -littéralement- des créatures toutes plus surprenantes les unes que les autres pour les yeux humains de la contrebandière. Elle aurait pu sans doute en nommer quelque unes, d'après les descriptions des contes qu'elle avait lu enfant, mais les trouver là, si vivantes, si réelles lui donnait des sueurs froides. Son regard se contenta de passer sur le contenu du hall sans vraiment le voir, se laissant guider par la voix, à présent lointaine dans son esprit, d'Edward White.

Elle repris à nouveau les pleins pouvoirs de ses capacités cognitives lorsqu'ils pénétrèrent dans ce qui semblait être une infirmerie et qu'elle se retrouva face à un canard et à un jeune infirmier. Au bout de quelques secondes, elle prit conscience que c'était à elle qu'il s'adressait. Elle ouvrit à nouveau la bouche, et, cette fois ci le son sortit enfin :

- «  Euh, non, je ne crois pas je... Je crois qu'il m'a juste... léchée... ? »

Elle jeta un regard circulaire à la pièce ou elle se trouvait tentant au mieux de dissimuler son trouble. Suivant l’invitation à s’asseoir du jeune homme elle se laissa tomber de tout son poids sur la chaise la plus proche et passa sa main blessée sur son visage. Le tissus souillé de sang laissa une trainée rougeâtre sur sa joue. Elle tendit la main à l'infirmier sans marquer le moindre mouvement de recul, se contentant de laisser tomber d'un ton mordant :

- «  Si vous pouviez refermer la plaie avec des points de suture comme en médecine humaine au lieu de je ne sais qu'elle magie dont vous faites usage ici, vous seriez fort aimable. Cela m'éviterait de définitivement tourner de l'oeil. »

Le sarcasme avait toujours été sa meilleure défense contre l'angoisse, et, actuellement, elle sentait un émerveillement mêlé d'effroi s'étendre au creux de son ventre. Elle n'était pas sure qu'elle n'allait pas réellement s'évanouir à la suite de toutes ces émotions.  La contrebandière détestait se sentir si vulnérable et cette position d'infériorité et de  méconnaissance la rendait agressive. Mais les yeux de la blonde croisèrent le regard perplexe de Sani, et elle ne put s'empêcher de se sentir injuste. Après tout, ce jeune homme n'était en rien coupable pour cette nuit difficile. Elle se pinça l'arrête du nez de sa main valide et se corrigea d'une voix plus douce.

- « Hum. Je suis désolée, ce n'est pas ce que je voulais dire. J'ai un peu de mal à digérer les informations qui s'offrent à moi et je crains que cela me rende encore moins aimable que d'ordinaire. » Elle redressa la tête, évitant le regard des deux hommes pour fixer le canard qui lui apparaissait comme un anomalie dans ce défilé de créatures fantastiques. Elle laissa le silence s'installer quelques instants et fini par ajouter à l'attention de Sani :  «  Oh, et je m'appelle Rose. Rose Walkson.»

La blonde tendit alors à nouveau la main vers l'infirmier sans rien ajouter de plus et reporta son attention vers Edward.

- « J'imagine que vous n'avez rien comme alcool fort sur vous pas vrai... ? » Elle sentit le bandage de sa main blessée tomber sur le sol alors que le jeune infirmier l'examinait. Son regard revint sur le palmipède qui décidément, n'avait pas sa place ici. L'idée saugrenue qu'elle était peut être en train de rêver tout cela lui traversa l'esprit. Qu'elle autre explication rationnelle pouvait-il y avoir à tout cela ? Elle se décida finalement à poser la question qui lui brulait les lèvres : «  Je dois vous avouer que je suis... perplexe face à tout ce que je viens de voir. Est ce que... je. Hum. Suis réveillée ? »

C'était une question stupide, car, si tout ceci était un rêve, les créatures qui la peuplaient n'allaient pas lui répondre par l'affirmative. Mais à l'instant ou elle prononçait ces paroles, Sani toucha la blessure ouverte de sa main et la douleur qui lui transperça l'avant bras la convainquit qu'elle était belle et bien consciente. Rose grimaça, se retenant de laisser échapper un juron,  qu'elle remplaça par une question simple, et pourtant, qui lui paraissait essentielle dans ces circonstances :

- «  Où est ce qu'on est ici exactement, Monsieur White ? »
Spoiler:
 
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