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Neige

Cabaret du Lost Paradise - Forum RPG

Forum RPG fantastique - Au cœur de Paris, durant la fin du XIXe siècle, un cabaret est au centre de toutes les discussions. Lycanthropes, vampires, démons, gorgones… Des employés peu communs pour un public scandaleusement humain.

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 A Bloody night [P.V. Garell & James]

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Edward White
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MessageSujet: A Bloody night [P.V. Garell & James]   Lun 8 Aoû - 16:56

    Avachi dans son canapé Edward, grand chef du Lost Paradise et de tous les lycanthropes, se morfondait en soupirs la tête négligemment rejetée en arrière, les bras pendants sans grâce de son divan et les cheveux sommairement attachés. Installé de cette façon, un être humain non averti aurait d’ailleurs pu le confondre avec une moule, ou une larve, c’était au choix. Mais que c’était-il donc passé pour que cette grande perche énergétique de loup-garou finisse la journée d’une manière aussi indigne de lui ? Rembobinons tout cela et replongeons nous quinze heure plutôt alors que le maître des lieux s’éveillait pour sa ronde habituelle.

    La lune presque ronde laissait place au soleil, et c’est de mauvais poil que le beau brun leva la tête hors de son oreiller. À demi endormi, il se prit une douche bien chaude, laissant longuement les gouttelettes lui ruisseler sur le corps et se réveillant petit à petit de sa longue nuit de sommeil. Silencieusement, il se coiffa, attachant sa longue chevelure d’un fin ruban avant de revêtir ses vêtements du jour. Il enfila son pantalon blanc, puis ses cuissardes aux lacets interminables, une chemise sombre et pour finir un long manteau rouge qui tombait jusqu’au creux de ses genoux. Il hésita à le fermer, mais les trop nombreux boutons eurent vite fait raison de sa patience, et c’est sans plus de cérémonie qu’il descendit les deux étages qui le séparaient de la grande salle. Il y fit calmement le tour, l’endroit était silencieux et attendait de prendre vie. Quelques employés s’activaient déjà. À droite un machiniste vérifiait les lumières, à gauche une femme de ménage emmenait le linge sale à la blanchisserie. Tout semblait aller pour le mieux et la journée se passerait certainement sans encombre. Un soupir de lassitude s’échappa des lèvres du grand patron et c’est la mine boudeuse qu’il entra en cuisine pour se préparer un bon petit-déjeuner. Il se servit un grand bol de café pour achever son réveil et se prépara deux tartines imposantes qu’il engloutit en quelques minutes. Désormais frais et disponible pour prendre en main le cabaret, Edward ne s’attendait pas à ce que la journée bascule en une course contre la montre.

    Dès lors qu’Andréa fut debout, les heures devinrent infernales et les catastrophes s’enchaînèrent. Le louveteau, dévoré par la presque pleine lune, avait décidé de faire de cette journée un défouloir et il y parvint à merveille. Cela commença avec le repassage des draps. Alors qu’il s’était installé dans la buanderie, l’homme à tout faire du Lost s’était accordé une petite sieste, laissant le fer à repasser posé sur l’un des tissus. Heureusement, une des employés vint prévenir Edward de l’étrange odeur qui émanait de la pièce et l’on réussit à éviter une catastrophe. Il n’était alors que dix heure quarante-cinq du matin. Un peu plus tard, ce fut à la vaisselle de trinquer. Une pile d’assiettes neuves fit une chute vertigineuse et le tout explosa en d’innombrables morceaux s’éparpillant jusque dans la grande salle. Heureusement, les clients n’étaient pas encore arrivé et il fut possible de nettoyer les dégâts avant l’ouverture. C’était onze heures vingt. Edward envoya son neveu aux courses le temps des représentations, préférant limiter le carnage et celui-ci revint aux alentours de quinze heures sans aucun des produits inscrits sur la liste. Le patron du cabaret fulminait, il envoya une pauvre cuisinière à la place d’Andréa qui finit de corvée aux poubelles, mais là encore, le jeune homme réussit à semer la pagaille. Laissant délibérément les sacs et la porte arrière du cabaret ouvert, le Lost fut rapidement envahi de chat alors qu’il devait ouvrir pour la représentation du soir dans quelques minutes à peine. Au bord de la crise de nerf, Edward somma tous les employés, artistes ou non, de mettre les chats dehors, morts ou vifs, et lorsqu’enfin les lieux furent débarrassés de cette vermine poilue, il fallut tout nettoyer en quatrième vitesse avant l’arrivée des clients. Edward lui-même mit la main à la pâte après avoir prestement envoyé son neveu dans sa chambre et l’y avoir enfermé à double tour. Il s’occuperait de lui plus tard. Et c’est donc épuisé par cette journée de folie que le patron du cabaret s’était laissé choir sur son divan, jouant les mollusques échoués.

    Il y fit d’ailleurs une petite sieste, laissant les autres s’occuper de la fin de la représentation. Il était vingt-deux heures lorsqu’il s’endormit et minuit et quart lorsqu’il se réveilla, enragé. Il descendit calmement et rejoignit le bar, apparemment désert. Il s’y installa, passant ses doigts nerveux sur son visage et réfléchit quelques minutes. Il fallait qu’il se défoule, qu’il explose un bon coup répondant ainsi à son instinct grandissant et cela ne lui laissait que deux possibilité. Premièrement, il montait punir Andréa pour toutes ses bêtises, mais vu son propre état, il risquait de le tuer. Deuxièmement, il fallait sortir, trouver un humain et en faire son jouet pour ce soir. La lune ne serait pleine que dans deux nuits, mais l’instinct animal le dévorait déjà et la journée qu’il venait de passer lui avait oté toute envie de la refreiner. Décidé à s’abandonner à la chasse à l’homme, Edward se pencha sur le comptoir et lança :

    « James ? Ça te tente un petit festin nocturne ? »

    Il savait que le vampire travaillait de nuit et toujours assez tard, alors c’ était à lui qu’il s’était adressé, espérant qu’il soit en train de travailler dans l’ombre de la pièce jouxtant le bar, mais il était évident qu’il ne dirait pas non si un autre venait les rejoindre. Une nuit sanglante s’annonçait et compagnons ou non, Edward était bien décidé à ce qu’elle ait lieu.


Dernière édition par Edward White le Jeu 11 Aoû - 11:58, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: A Bloody night [P.V. Garell & James]   Lun 8 Aoû - 21:45

Les mains dans l'eau d'une bassine, le rouquin lavait consciencieusement des verres à cocktails pour le lendemain. La soirée avait était bien remplit et les clients bien assoiffés. Autant dire que ses boissons avaient eu un franc succès.
Oh même s'il ne parlait jamais de cela, il se sentait assez fier à chaque fois qu'il voyait un buveur recommandait sans cesse une boisson, afficher un air ravi en sirotant son verre ou dire ouvertement qu'il faisait du bon travail.
Mine de rien, à force de servir derrière le bar, James s'était trouvé une passion pour cela. Et c'était tant mieux, mieux valait apprécier son boulot que de tout bazarder en grognant.

D'après ce qu'il avait entendu auprès des employés qui venaient prendre une pause, la journée avait été éreintante. Andréa était insupportable et avait fait des misères aux pauvres ménagères. Une chance que cela s'était déroulé dans la journée, le vampire n'avait pas vraiment eu à s'en occuper, lui qui ne quittait jamais sa chambre tant qu'un rayon de soleil sévissait encore à l'extérieur. Mais si jamais il avait eu le malheur de le croiser, impossible de savoir qui du poilu ou du suceur de sang aurait été le plus en mauvaise posture.

Finalement James devait être un des seuls à travailler uniquement de nuit ou les jours pluvieux et brumeux. Dans un sens, cela avait des avantages, il n'avait pas à supporter les employés qui préféraient le jour et dormaient le soir venu. De plus, une fois la fermeture du cabaret, il avait le droit de partir chasser à sa guise... Lorsqu'il ne débordait pas de travail. Même si le nettoyage de la salle ne le concernait pas, il ne supporter pas de voir trainer quelques verres sur les tables. Aussi, dès que les derniers artistes et clients quittaient l'endroit, il s'empressait de les récupérer et, par la même occasion, de faire un peu de rangement dans la salle.

Il était minuit passé lorsqu'il entendit quelqu'un descendre et se diriger à son bar. Les gens du cabaret étaient des couches tôt, aussi cette présence changeait un peu à d'habitude. Qui pouvait bien venir jusqu'à son comptoir à une heure pareille?
Le barman espéra qu'il ne s'agissait pas du jeune loup, le calme intérieur qu'il avait eu jusqu'à maintenant restait fragile. James n'était pas le maître de la tolérance. Même s'il savait être assez patient, face à quelqu'un d'agaçant, il avait tôt fait de l'envoyer paître. Mais finalement, ce fut la voix d'un autre homme qui se fit.

Le rouquin l'identifia de suite: comment ne pas reconnaître la voix du grand Patron?
Assez surprit de cette demande, il sortit de derrière l'arrière salle, s'essuyant les mains dans un torchon déjà humide d'une utilisation assidue depuis plus d'une heure. Ses iris de couleur rubis se posèrent sur Edward et le détaillèrent avec une légère pointe de curiosité. Partir en chasse en sa compagnie, n'était-ce pas une première? Aussi loin qu'il s'en souvienne, ils avaient toujours fait bande à part lorsqu'il s'agissait d'aller se nourrir un peu dans les rues de Paris.
Mais un simple examen de l'expression du directeur suffit au vampire pour comprendre cette demande: il souffrait déjà des symptômes typiques des lycanthropes face à une pleine lune.
Posant son torchon, il posa ses mains à la peau pâle et se mit à acquiescer doucement.


"Auriez vous une préférence dans le choix de la zone de chasse, Monsieur le grand chef?"

Il afficha alors un maigre sourire en coin, chose que peu de personnes avaient le droit de voir. Il n'aimait pas trop afficher une quelconque expression face à quelqu'un... du moins quelqu'un qui n'allait pas mourir dans les secondes qui suivaient, vidé de son sang.
Par le respect qu'il avait envers celui qui lui avait permit de travailler au cabaret, il pouvait bien s'accorder un semblant de courtoisie et afficher un autre air que le morbide qu'il aimait tellement faire. Même si celui qu'il avait en face de lui n'était autre qu'un Loup Garou; ennemi par principe des vampires.
Tout en rangeant les dernières bouteilles qui trainaient encore sur le comptoir, il attendit la réponse d'Edward, entendant un léger bruit du côté des cuisines. Il semblerait qu'une autre personne avait oublié d'aller se coucher...


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MessageSujet: Re: A Bloody night [P.V. Garell & James]   Mar 9 Aoû - 9:46

Garell se réveilla avec un grand soupir de soulagement. Bien dormir c'était bien cuisiné.

Hélas pour notre démon adoré, la journée ne sera pas aussi belle qu'il le voudrait. Premièrement il descendit à la cuisine et vit que quelqu'un c'était servi et n'avait rien rangé... Le pauvre Garell en assomma un cuisinier tellement qu'il était énervé.
Ensuite, durant la journée, alors qu'il préparait avec son équipe le repas du midi, ils entendirent un grand bruit qui sonna très sinistrement à l'oreille de Garell. Il sortit doucement de la cuisine et referma la porte aussitôt. La vaisselle... la belle vaisselle... la magnifique vaisselle... réduite en miette. Plus rien... *Quel talent pour se contenir Garell, je suis admiratif.*
Et puis à quelques minutes du premier spectacle, invasion de chats. Garell assomma Sasha sur le coup, mais apparemment ce n'était pas lui, mais encore ce stup... cet homme à tout faire. Avec l'autorisation du Patron, il ordonna à toute son équipe (même le type de la plonge) que l'on s'arme de couteaux et de poêles : changement de menu ! Au menu du jour : chat fris accompagné de loup-garou pas doué avec la petite sauce du chef. Et en désert, queue de chat caramélisée aux yeux de loup-garou pas doué. Voilà un plat dont le Lost ce souviendra...
Et pour couronner le tout, Sasha lui a collé aux basques pendant toute la soirée!
Sans compter que cette sorcière de coiffeuse lui avait remonté les bretelles pour avoir tenté d'assassiner son chat adoré. Ce n'était qu'une vulgaire bestiole à poil noir avec un collier douteux autour du cou... Mais le démon devait bien avouer que la chevelure de Gaia Du Lac était magnifique ; faute de voir son visage... mais qu'elle emmerdeuse !

Bref, se fut très fatigué que Garell envoya ses subordonnés au lit. En plus d'être de mauvaise humeur, le démon avait faim. Il était temps de faire quelques contrats bidons. Mais avant, il fallait qu'il finisse de nettoyer la cuisine.
Il sortit de la cuisine et entendit la voix du grand Patron proposer à James une ballade nocturne. Celui-ci ne bougera pas de son bar si quelqu'un d'autre ne vient pas s'ajouter à la fête. En y réfléchissant bien, Garell pourrait proposer sa candidature. Après tout, ce soir, il n'aura pas Sasha dans les pattes.

Garell s'avança silencieusement vers le bar et s'y assit. Il salua très poliment le Patron et le barman du cabaret.
"Vous parlez d'une ballade nocturne ? Puis-je venir avec vous ? J'ai une faim massacrante."

La grande question qui aurait pu passer dans la tête des deux autres était : de quoi se nourrit un démon aussi violent que Garell ? Question qui, en soit, serait tout à fait légitime.
Une partie de chasse avec ces deux messieurs ne déplairait pas à Garell. Il avait mine de rien un grand respect pour eux; en particulier pour de Patron. Il est curieux de voir comment ils se nourrissent et se défoulent... surtout à deux nuits de la pleine lune.
"Je présume, à voir votre doux regard patron, *ironie /ZBAF/!* que vous avez déjà une idée du lieu. Enfin j'espère... En effet, vu votre état... Mais si vous n'en avez aucune idée, James et moi-même pouvons vous montrer quelques endroits forts sympathiques. À vous de voir."

Garell afficha son sourire le plus inquiétant bien malgré lui.
Le Patron allait répondre...

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Dernière édition par Garell Raven le Ven 12 Aoû - 18:07, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: A Bloody night [P.V. Garell & James]   Jeu 11 Aoû - 11:53

    Cela faisait longtemps qu'Edward n'était pas allé chasser en ville, depuis son arrivée à Paris, il avait dû s'y rendre une dizaine de fois, pas plus. Il faut dire que les années qu'il avait passées à tuer, avaient relativement calmé ses ardeurs et s'il continuait ses petits jeux c'était plus pour alimenter la guerre qu'il menait contre le commissaire de police qu'autre chose. Enfin, ce soir était exceptionnel. La proximité de la pleine lune lui tapait déjà sur les nerfs et les agissements de son neveu n'avaient fait qu'attiser sa rage. Il le punirait de toute façon, c'était certain. Mais il savait qu'Andréa n'avait pas la même capacité que lui à se contrôler, c'était le cas pour tous les louveteaux de toute manière. Cependant pour cette fois, il était allé trop loin et une fois la pleine lune passée, Edward se ferait une joie de le lui rappeler. Mais balayons ce grand brun maigrichon de notre histoire voulez-vous ? Ce soir les monstres sont de sortie et quels monstres messieurs dames !

    À la suite de sa demande, James ne tarda pas à sortir de la petite pièce réservée à la vaisselle qui se tenait près du bar. Torchon en main, il posa son regard sur le loup-garou qui ne détourna pas ses yeux vairons pour autant. Il aimait bien James, même si c'était un vampire, ennemi naturel de sa race, au cabaret tout cela était mis de côté et puis Edward n'avait jamais vraiment compris cette rivalité entre non-morts et lycanthropes. Sans doute une histoire de territoire. Enfin, pour l'instant ces buveurs de sang se tenaient tranquilles et il était en de bon termes avec leur "père" alors il n'y avait aucune crainte à avoir ce ce côté là. Le barman abandonna son torchon, découvrant ses mains pâles à la peau légèrement ondulée par l'eau. Il les posa sur l'ébène du bar avant de demander de façon très calme si son patron pensait à un lieu en particulier. Un léger sourire avait pris place sur son visage, d'habitude impassible, Edward le lui rendit bien volontiers, ravi d'être si bien accompagné pour ce soir. Il allait répondre à la question du vampire lorsqu'une troisième personne se manifesta. S'extirpant des portes battantes de la cuisine, le chef cuisinier les rejoignit et s'installa au bar près d'Edward. Garell, démon à la chevelure de feu, salua les deux hommes avec politesse avant de leur demander de se joindre à eux. Edward haussa un sourcil, semble-t-il peu enthousiaste. Au Lost Paradise, le chef cuisinier était réputé pour sa violence et surtout le non contrôle de sa rage, hors, avec la police parisienne sur ses talons, il fallait à tout prix éviter d'attirer l'attention, sans quoi le cabaret finirait portes closes. Edward resta silencieux et le rouquins aux lunettes reprit la parole. Il fit allusion à l'état légèrement énervé du patron du cabaret avant de proposer ses services pour trouver un lieu où la "nourriture" coulait à flot.

    Si Edward ne se contrôlait pas, vous pouvez être sûr qu'il aurait salement amoché le visage de son cuisinier. Il avait l'horrible impression qu'il le prenait de haut, chose que ne supportait pas notre loup-garou. Cela n'était sans doute pas dans les intentions du cuisinier, mais vu l'état dans lequel était le maître des lieux, il était plus judicieux de jouer la carte de la finesse plutôt que celle de l'ironie. Une vague de haine animale passa dans le regard d'Edward qui surplombai, de son mètre quatre-vingt seize, le maître queux. Heureusement il se reprit rapidement et mis à part ses doigts crispés, on ne pouvait soupçonner aucune trace des milles et une idées de meurtres qui venaient de lui passer par la tête. Il inspira doucement et leva les yeux vers le plafond, réfléchissant à sa réponse et c'est sans quitter le lustre des yeux qu'il lança :

    « Je pensais aller du côté du bal, place de la Dauphine. On devrait y trouver de la chair fraiche. Mais si vous avez une autre idée je suis tout ouïe. »

    Il sourit du coin des lèvres, songeant à la demoiselle qui, légèrement imbibée, se perdrait dans les ruelles pour finir dans leurs griffes. C'était si prévisible que cela ôtait un peu d'intérêt au jeu, il devait bien l'avouer. Puis, son sourire disparut et son regard tomba sur Garell, il posa sa main sur son épaule et la serra peut-être un peu fort. Un rictus assurément sadique s'étira sur ses lèvres et c'est presque joyeusement qu'il expliqua :

    « Ta compagnie ma fait plaisir, mais si tu t'avère aussi bruyant qu'au cabaret et que le commissaire nous tombe dessus, je te laisse entre ses griffes mon bon Garell. Tes petits plats me manqueront, mais je préfère garder mon cabaret. Et puis… Aldrick doit être dans un état plus inquiétant que le mien ce soir, je suis sûr que votre rencontre fera des étincelles. »

    Il lâcha son cuisinier. Ne vous méprenez pas, Edward l'apprécie, mais s'il doit choisir entre son commerce et un bon maître coq, il sauvera son cabaret, pas de doute à avoir là-dessus. Et c'était, évidemment, pour ne pas en arriver à cette extrémité qu'il avait mis Garell en garde. Il se leva, n'attendant pas la réponse de ses employés, s'ils pensaient à un autre endroit, ils n'auraient qu'à lui en parler en route après tout. Son manteau rouge ondulant sous ses pas, Edward prit la direction de la sortie du cabaret. Il posa la main sur la poignée en étain et ouvrit la porte d'un geste assuré. La chasse pouvait commencer.

H.R.P:
 
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MessageSujet: Re: A Bloody night [P.V. Garell & James]   Jeu 18 Aoû - 11:44

James avait vu juste. A peine tournait-il son regard vers son Patron pour entendre sa réponse, concernant un éventuel lieu de chasse, le chef cuistot débarqua, venant s'installer également au comptoir.
Il les salua poliment et leur demanda s'il pouvait se rajouter. Il avait lancé cela avec un sourire qui ne disait rien de bon. Le démon voulait se défouler semblait-il.
Se contentant de l'observer, le vampire resta silencieux, écoutant et surveillant les réactions d'Edward. Même si son visage restait on ne peut plus normal, une légère tension crispait ses mains fines. Cet homme ne manquait vraiment pas de self-contrôle, il ne fallait pas en douter.

Adieu mince sourire courtois qu'il lui avait adressé, et bonjour un air des plus sérieux et mordants qu'il arborait souvent. Le rouquin ne put s'empêcher d'afficher un nouveau sourire, narquois cette fois-ci. La situation semblait l'amuser, chose également rare.
Cette soirée allait être des plus intéressantes, cela ne faisait aucun doute pour James.
Terminant de tout ranger derrière son bar, il ferma la porte de la réserve d'alcool, s'assurant ainsi qu'aucuns artistes ou employés n'iraient boire en douce pendant son absence. Si il y avait bien quelque chose qui l'agaçait dans son bar, c'était bien qu'on se serve sans son autorisation...

Il attrapa ensuite ses affaires pour sortir et suivit le patron. Sa longue veste noire lui serrait élégamment la taille, montrant sa silhouette fine mais musclée. Il fallait dire qu'avec toutes les aventures qu'il avait traversé avant de devenir vampire et de travailler au cabaret lui avait donné une carrure à toutes épreuves. Ses gants noirs furent mit et sa canne fut tenu entre ses doigts puissantes. Il était prêt. Bien évidemment, il aurait préféré se recoiffer un peu, mais Edward ne lui en avait pas laissé le temps. Tant pis, il se contenta d'enlever son bandeau blanc et laissa ses cheveux rouges partir au gré du vent.

La soirée était fraiche, s'adaptant parfaitement à James. Même si un blizzard aurait été encore plus proche de sa température corporelle. Le ciel semblait dégagé et on pouvait même voir la lune qui semblait presque pleine. Pas réellement rassurant quand on savait qu'il était en compagnie d'un lycanthrope un peu sur les nerfs.
Il le suivit en silence, observant les alentours, un peu pensif. Il n'avait pas de conversations, se contentant de savourer un silence nocturne des plus fabuleux. Pour lui, le souffle du vent et le calme était la mélodie la plus pur qu'il puisse entendre.
Et sur cette valse silencieusement exquise, il posa son regard sur le patron, attendant la suite des événements.


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MessageSujet: Re: A Bloody night [P.V. Garell & James]   Mer 24 Aoû - 17:30

La menace du Patron fut reçue cinq sur cinq, mais le loup-garou ne connaissait visiblement pas Garell en dehors du Lost. Le démon sourit de plus belle, il trouvait ça amusant d’énerver Edward White de temps en temps.
Le cuisiner se changea en vitesse avant de suivre les deux autres. Garell était aux anges (façon de parler...), car il se trouvait en présence de deux beaux messieurs qui ne lui feraient pas honte. De plus, l’idée d’aller manger l’excitait énormément ! Enfin un peu de distraction ! Faire la cuisine sans pouvoir manger les plats que l’on prépare est un peu frustrant quand même...

Garell suivit Edward et James à travers la nuit de Paris. Pas un chat ; c’était bien triste. Le démon sentait le parfum des braves citoyens français profondément endormit dans leur lit avec leurs femmes et leurs enfants. D’autres en revanche étaient franchement actifs et pas forcément dans le légal. Garell en sourit. Eux trois non plus ne faisaient ou n’allait pas faire quelques choses de bien. C’était en partit pour ça que Garell était content.
Ils passèrent dans une rue particulièrement et sainement active la nuit avant de pénétrer dans une ruelle très sombre. Mais un bruit attira l’attention de Garell. Le démon se retourna, sur ses gardes. Il attendit quelques instants. Seul un chat noir passa... Un chat noir ! Cet saleté d’animal vicieux de cette fichue sorcière de coiffeuse ! Le démon profita de l’absence de la propriétaire de ce sac à puce pour l’envoyer balader avec un magnifique coup de pieds. Seulement, quand le cuisinier se retourna pour parler à ses deux compagnons, ceux-ci avaient disparu. Fichtre ! Ils n’avaient probablement pas remarqué le court arrêt de Garell. Celui-ci entreprit de les rechercher. Ruelles à ruelle, coin à recoins, il était toutefois impossible de mettre la main sur eux.

« Salut beau garçon... Fit une voix de velours derrière lui. »

Il s’agissait d’une prostituée au décolleté défait et provocateur. Elle remarqua les vêtements pas donnés du démon. Elle s’approcha d’un air enjôleur et passa ses bras autour du cou de Garell.
« Que vient faire un homme de votre qualité ici, gentil monsieur.
-Un homme de ma qualité et gentil monsieur ? Répliqua malicieusement Garell. Vous me glorifiez mademoiselle... Avez-vous un rêve auquel vous tenez tout particulièrement? »

Une occasion en or. Garell avait trop faim pour attendre de retrouver ses compagnons. Dès que la femme répondit garell lui proposa un contrat. L'humain est un être stupide. croire que l'on peu gagner face à un démon revient à croire que l'on peu échapé à la mort quand on tombe dans un gouffre profond. Avant même que la prostituée ne s’en rendit compte, elle se retrouva attachée dans une ruelle sombre jamais fréquentée. Privé de ses cordes vocales que Garell avait subtilement arraché, la jeune femme gémit de douleur tendit que Garell la torturait. Le démon sortit un couteau pour entailler le bras de la pauvre créature. Il maquilla la prostituée avec son sang avant de lui aspirer l’âme alors qu’elle n’était pas encore morte. La douleur était plus forte et donc l’âme plus goûteuse. Jusqu'au dernier souffle la prostitué regretta et maudit un peu plus sa misérable vie ainsi que celle de Garell. A moitié rassasié, le démon retrouva un peu de vie. Il lui fallait encore deux âmes impurs pour revivre complètement... et dire qu'un esprit pur lui aurait suffit à remplir son ventre pendant des mois! Mais le meilleur moyen pour combler les désirs du Patron (qui ne voulait pas de problèmes) était de s'en prendre à des gens de la nuit: prostituées, dealer de drogues, sans domicile fixe, alcooliques... Aucune enquête ne sera faites car la mort était quelque chose que l'on pouvait dissimuler facilement dans cet univers là. Bref, la prostitués était à peine reconnaissable; je passe les détails mais Garell l'avait réduit en charpie.
Le démon ne voulait pas que le regarde dévoré sa première victime car ce moment là a toujours été un peu... comment dire... disons que les âmes sensibles sont priée de s'abstenir. Ce n'était pas pour rien que Garell avait été reçut le surnom de "l'employé du Lost Paradise le plus violent".

"Bon maintenant, il faut que je retrouve les autres..."
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MessageSujet: Re: A Bloody night [P.V. Garell & James]   Mar 30 Aoû - 14:42

    Edward n’aimait pas perdre du temps, d’un naturel pressé et impatient, il était encore plus pénible lorsqu’il avait faim. Pendant longtemps il s’était contenté de viande animale et des nombreuses pilules ou médicaments fournis par Vincent, mais ce soir, il lui fallait de la chair fraîche. Et d’après lui, rien n’était meilleur que la peau tendre et délicate d’une jeune fille en fleur, ça fondait dans la bouche. Mais la faim n’enlèverait en rien le vice du jeu qui dévorait Edward, toujours près à s’amuser, il avait prévu de ne pas jouer les bêtes sauvages ce soir. Comme toujours il ferait le parfait gentleman, jusqu’à ce que l’occasion parfaite se présente et que la mort ne s’abatte sur sa prisonnière.

    Pour l’instant tout était calme, il avait quitté le cabaret en premier, James sur ses talons et Garell qui ne tarda pas à les rejoindre. La nuit était fraîche et dégagée, on peinait à voir les étoiles à cause des trop nombreuses lumières de la ville mais la lune, bientôt ronde, trônait avec majesté dans le firmament. Sous ses rayons, Edward se sentait invulnérable, il était le roi des lycanthropes, enfant de la lune et maître des loups, rien ni personne n’avait le droit de se mettre sur sa route. Il leva les yeux vers la princesse d’argent, comme pour lui signaler qu’il lui obéirait pour ce soir, qu’il se laisserait envahir par son instinct et tuerait sous ses ordres. Un frisson le traversa. Il reposa son regard sur les ruelles parisiennes, marchant toujours d’un pas assuré. Le bruit des cabs résonnait dans la grande avenue, accompagnaient par des éclats de rires, de long discours enflammés ou de durs éclats de voix. Edward n’y prêta pas attention. Son but était et serait uniquement le bal de la Place de la Dauphine, et tous ces badauds ne méritaient pas son attention. Ses pas claquant sèchement sur les pavés, il enfila ses gants de cuir, prêtant à peine attention à ses compagnons de route. Il préférait réfléchir, songer à la façon dont jouerait le rôle de la mort ce soir. Grande tragédie ou mort rapide ? Tout dépendrait certainement de sa victime, mais déjà, il la désirait blonde. Blonde et fragile. Une mort triste, mais une belle morte. Un léger sourire se dessina sur son visage. Son odorat affûté lui signala alors la présence d’un chat, il ne tourna même pas la tête pour voir s’il avait vu juste et continua sa route. C’était sans doute le félin de la coiffeuse qui traînait encore devant les poubelles. Il finit par bifurquer à droite et commença à longer les quais.

    La seine était presque déserte et vaguement éclairée par quelques lampadaires. Les bateaux étaient tous à quai et seules de rares péniches résidentielle semblaient habitées. Ce ne fut qu’alors qu’Edward remarqua une absence. Une absence de taille puisque Garell avait tout simplement disparu. Pourtant, avec son odeur de nourriture, difficile de perdre sa trace. Mais quand on est un lycanthrope affamé, qu’un démon nous suive ou non, cela n’a guère d’importance et son départ n’avait pas du tout inquiété Edward jusqu’à maintenant. Laissant échapper un soupire désespéré, il se tourna vers le seul être qui lui tenait dignement compagnie, c’est-à-dire, James. Il n’y avait pas à dire, ce vampire avait la classe ! Une silhouette élégante, beaucoup moins élancée que celle d’Edward mais agréablement musclée, et un style à toute épreuve. S’il n’avait pas un visage aussi froid, il était certain de faire tomber plus d’une demoiselle dans ses bras. Quoi que… Certaines apprécient les beaux jeunes hommes mystérieux, James devait être à leurs goûts. Edward s’assit sur le muret bordant les quais, laissant son regard vagabonder quelques secondes avant de se poser sur le lieu où ils se rendaient. La fête devait déjà battre son plein et le démon ne faisait que les retarder. Reposant son regard vairon sur le vampire, il lâcha, agacé :

    « Ce cuisinier est un bon à rien ! J’espère qu’Aldrick va lui mettre la main dessus et le bouffer pour son dîner ! Je ne suis même pas sûr qu’il réussisse à nous retrouver. »

    Il passa nerveusement ses doigts dans sa longue queue-de-cheval, hésitant entre partir pour le bal et attendre là que cet empoté de rouquin ne les retrouve. Personnellement, attendre ne l’intéressait pas le moins du monde. Il savait que sa jolie blonde l’attendait au bal et il n’avait qu’une envie, c’était d’aller la retrouver. June lui en aurait peut-être voulu, mais vu le sort qu’il réservait à la jeune femme, son petit oiseau n’avait vraiment rien à lui envier. Mais il ne pouvait pas non plus jouer cavalier seul toute la soirée, aussi préféra-t-il se tourner vers James :

    « Préfères-tu l’attendre ici ou directement filer jusqu’à la place ? On y sera en à peine dix minutes, il suffit de passer sur le Pont Neuf. À moins que l’on retourne le chercher, mais je t’avoue que je n’en ai pas la moindre envie ! »

    Le lycanthrope s’étira de tout son long, levant les bras hauts vers la lune, légèrement grignotée par des nuages. Il espérait que James serait tout aussi affamé que lui et qu’il ne ferait pas cas de l’absence de Garell. Après tout, le cuisinier était un enfant du diable, il pourrait certainement se débrouiller… À moins de faire une mauvaise rencontre. Les nuits parisiennes ne cachent pas que des hommes pleins de vices, les monstres nocturnes ne sont pas rares ces temps-ci.

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Valentine Lefevre
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MessageSujet: Re: A Bloody night [P.V. Garell & James]   Jeu 15 Sep - 16:44

La lune était presque pleine ce soir là, accentuant encore plus les teintes monochromes des rues de Paris. La nuit, tout était plutôt calme et paisible, donnant une sensation agréable au vampire. Heureusement qu'il n'avait jamais été attaché au soleil de son vivant, préférant savourer la tranquillité bienveillante des heures nocturnes.
Et dire que de jour, ça grouillait de monde par ici, chose qui énervait grandement le vampire. Et puis chasser avec trop de populace autour n'aurait jamais été des plus simples.
Ce qu'il pouvait être facilement las de tout...

Durant tout le trajet, il était restait silencieux, observant les paysages avec une impression de calme. Cela faisait un moment qu'il ne s'était pas donné la peine de faire un tour dans la Capitale, préférant d'ordinaire, tracer jusqu'au parc pour boire le sang d'ivrognes de passage. Rien de bien sophistiqué ni de très élégant en soit. Et le sang alcoolisé d'un humain n'était jamais très appétissant, il fallait bien l'avouer. Combien de fois avait-il rêvé pouvoir s'infiltrer dans ces grandes demeures victoriennes où de nobles familles se reposaient tranquillement, ignorant tout des horreurs dont souffrait Paris la nuit venue. Oui, juste une fois, se glisser dans une de ces maisons de rêve et aller mordiller un sang jeune et frais. Pur de toutes cochonneries que les adultes aimaient tellement consommer une fois la majorité arrivée.

Il s'imaginait de nombreuses fois, se rendant dans la chambre d'une enfant encore innocente et vierge, s'approchant délicatement d'elle et déposant son baiser mortelle dans sa gorge à la peau chaude et douce. Il n'était pas réellement amateur de sensualité, mais il était vrai que ce genre de pensées lui donnait quelques frissons agréables.
C'était une raison suffisante pour le convaincre de suivre Edward à travers la ville. Il lui faisait confiance et savait que quoi qu'il se passe, le directeur l'amènerait dans un endroit adapté à ses besoins de chasseurs.
De plus, il ne craignait pas d'être sermonné si il agissait au sein de la noblesse puisqu'il accompagnait le grand patron.

Finalement, au bout d'un moment, ils arrivèrent non loin du lieux de destination. Il fallut s'arrêter quelques instants, réalisant qu'il manquait quelqu'un... Toujours le même qui se faisait remarquer d'ailleurs.
Edward ne semblait pas du tout apprécier ce genre de comportement, ce qui était parfaitement compréhensible après tout. Lorsqu'on avait faim, attendre un écervelé qui se laissait désirer avait tout pour rendre agressif. Sans compter qu'à tout les coups, ce dernier avait du dévier sa trajectoire pour aller manger quelque chose en chemin. Incapable de profiter d'une meilleure occasion celui-là.

Mr White observa l'entrée de la fête, touchant nerveusement ses cheveux. Il s'impatientait, cela était plus qu'évident. James était bien curieux de savoir comment le loup pouvait chasser sa proie et se repaitre. Bien que les vampires ne s'entendaient normalement pas avec ce genre de "créature", il fallait avouer que le barman trouvait Edward intrigant. Sa façon d'être, de vivre, de réagir. Tant de choses que finalement, le rouquin ignorait. Lui qui n'avait jamais tendance à se mêler de la vie des autres, là il devait bien se faire à l'idée qu'il était curieux.
Comment pouvait tuer et dévorer un loup-garou? Visait-il un endroit précis du corps? Tuait-il de manière élégante ou barbare?
James ne prononça aucun mot, cela était inutile de demander, il savait qu'il apprendrait dans peu de temps...


"Attendre, chercher le démon ou commencer à chasser. Pour moi, il ne fait aucun doute qu'il a dut débuter son repas bien avant nous Monsieur... Aussi, j'ose espérer pouvoir trouver une proie exquise avant même qu'il ne puisse nous rejoindre et qu'ainsi, il regrette amèrement son étourderie."

Il haussa légèrement les épaules, tournant son regard rougeoyant vers le lieu en question. Sa gorge commençait à le brûler, il avait cruellement soif à présent. Il ne pouvait attendre d'avantage. Si il avait dut le faire, il aurait du broyer la gorge de Garell entre ses mains pour compenser la furieuse envie qui commençait à l'envahir. Il lui fallait trouver une jeune fille vierge pour se purger de tout ce sang impur qu'il avait dut boire durant des mois. Avec un sourire étrangement mauvais, il rajouta avant de bouger en direction de la fête.

"De toute manière, si il ne nous retrouve pas, cela ne me dérange aucunement, cela en fera plus pour nous, non? Dans un sens, son absence m'arrange."

S'assurant qu'Edward bougeait aussi en direction des proies, James avança alors d'un pas rapide mais souple, préférant ne pas louper encore une minute de cette soirée où sa soif allait enfin être assouvit pour un bon bout de temps.

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MessageSujet: Re: A Bloody night [P.V. Garell & James]   Ven 16 Sep - 21:34



Pauvres et triste spectacle que celui où deux membres du cabaret se mettent à dire du mal d’un autre alors que c’est LUI qui les nourrit et qui fait en partie la bonne réputation du Lost Paradise grâce à sa divine cuisine.
Mais Garell comprenait plutôt le sentiment de... colère ? que ressentaient alors Edward White et James black. Et il trouvait leur situation : la torture par la faim est l’un des nombreux petit pêché de Garell ; peu importe sur qui car je vous rappelle qu’un démon n’a aucune pitié même s’il s’agit de son patron terrien. Tel était l’éducation du démon. On pouvait dire que sa mère ne l’avais pas raté non-plus. Si seulement ces pauvres créatures savaient de quel bois avait brûlé Garell avant de devenir le démon de première classe qu’il était, l’un des hommes de mains (en cas de guerre) de Satan lui-même.
Le démon se mit à rire machiavéliquement en imaginant Edward traqué par ses semblables ou bien James vidé par un de ses compères... les rôles seraient alors inversés. Mais si le Boss ordonnait une telle confusion aux Être de la Nuit, alors cela déclencherait une guerre pas possible avent l’Autre barbu pour abus de pouvoirs et non respect des contrats célestes... Vive la politique, j'vous jure!
Le temps d’arriver à la petite fête où Garell avait vu entrer ses collègues, le démon eu le temps de faire son plan de « vengeance ». Une fois dans la salle somptueusement décorée avec une ambiance des plus charmantes.
C’est alors que Garell l’a vit. Une jeune demoiselle dans la fleure de l’âge, beauté timide, charmante... pure ! Une chevelure blonde, des yeux bleue... si elle ne venait pas d’un ange alors de qui était-elle l’enfant ? Garell le savait que trop bien et se réjoui par avance. Il allait pouvoir fusionner sa vengeance avec son repas du moi. Quoi de mieux ?
La demoiselle s’appelait Félicité De La Rochedorée. Son père était un noble aillant obtenu sa richesse de par quelques héritages et par un commerce assez vaste. Bref il alla vers elle après avoir quelque peu changer son physique (limage des dents de requin, yeux vert, cheveux roux – et non rouge. Il se présenta comme un noble digne de ce nom avec de jolie paroles, des mots de velours et des tournures de phrases qui impressionnèrent fortement les incultes de dames qui accompagnaient Félicité. Celle-ci aussi était séduite, mais plutôt par la beauté renversante du nouveau Garell. Le démon espérait sous ses traits d’homme, que ses très chers collègues le regardaient bien tout en se délectant de leur repas... Théoriquement, les deux autre pouvaient sans mal le reconnaître à cause de son aura maléfique qu'ils connaissaient bien. Mais dans le doute, il envoya quelques signe de son identité aux deux êtres de la nuit.
La conversation battait son plein. Garell séduisait, faisait rire. Pendant ce temps il mettait son plan diabolique à exécution.

« Monsieur Raven, comment osez-vous discuter avec autant ferveur à ma nièce sans même penser à l’invité à danser ? Plaisanta une femme un peu plus âgée.
-Vous avez raison! S’exclama magnifiquement Garell. Qui suis-je pour ne pas faire profité cette merveilleuse musique à cette sainte demoiselle ? Je vous pris de m’excusez pour le désagrément, mais mes pensées s’étaient envolée vers les hauts cieux.
-Pourquoi donc, monsieur ? Demandèrent le petit groupe de femmes qui participaient à leur conversation.
-Mon âme appartient toute entière au seigneur et je priait celui-ci de suggéré à mademoiselle de bien vouloir m’accompagner sur la piste de danse. Que l’on me prive de tout plaisir si celle-ci refuse mon invitation.*Je te salut le vieux!* pensa-t-il à l'intention de Dieu.
-Alors ma jeune amie, monsieur Raven est connue pour être le plus aimable de tous les messieurs de la fête.
-Vous n’oseriez tout de même pas refuser une si jolie occasion de vous faire un nom ? »

Pressée par ses amies, la jeune demoiselle accepta avec timidité. Garell se comporta en vrai gentleman. En conduisant sa cavalière sur la piste de danse, il aperçu au loin deux jeunes messieurs arrivant un peu en retard. Le démon en rit, et son sourire interloqua sa jeune amie.
« Je souris pour remercier le Seigneur de m’accorder une si jolie compagnie, car vous êtes resplendissantes... chuchota-t-il tendrement à l’oreille de sa jeune amie tout en gardant un œil moqueur vers ses compagnons. Dites-moi mademoiselle, aimez-vous les balades nocturnes ?
-Pour... Pourquoi monsieur ?
-J’aime contemplé l’astre lunaire et je me demandais si cela vous ferait plaisir de m’accompagner ? On ne s’éloignera pas : nous resterons près des lumières si la pénombre vous gêne.
-Dans ce cas je veux bien... Répondit timidement et avec un petit sourire innocente la jeune demoiselle. »

Garell fit royalement danser sa cavalière si bien que finalement, on leur fit pleinement la place et que tous les regardaient avec admiration. Le démon s’amusait déjà de la tragédie de cette soirée. Personne ne se douterait que jamais la jeune fille ne percerait dans le monde des grands que lui avait promis Garell avec cette danse. Le cuisinier était tellement fier de sa fausse identité... car celle-ci lui permettait de se nourrir de produits de premières qualités. La jeune demoiselle ne savait pas qu’elle venait de faire un pacte avec un être abjecte, un être cruel et sanglant... Elle ne savait pas qu’elle avait signé son arrêt de mort; pour une simple danse...
Tout en surveillant ses compagnons affamés, il guida sa victime vers une porte discrète une fois la danse et les félicitations finies. Offrant son bras, il amena à l’extérieur donnant sur un magnifique jardin déserté par toutes vies. Le démon guida la jeune fille dans le labyrinthe nocturne des plantes. Ce fut face à la Lune et bien caché qu’il commença sa terrible besogne. Invitant la demoiselle – Félicité était son nom – à s’asseoir, sur un banc de pierre, il lui récita quelques magnifique poème pour adoucir l’esprit. Il prit place près d’elle. Félicité parlait de la Lune comme elle était belle et sa lumière rassurante.
« N’avez-vous donc pas peur de ses créatures ? Comme par exemple ses chiens de compagnies que sont les loups garous ou ses sangsues de Vampire ? Demanda innocemment Garell avec une forte provocation à l'intention des deux autres.
-Non. De telles créatures ne peuvent existées. Pourtant ma tante me jure le contraire. Non, les créatures dont j’ai le plus peur sont les démons. Mon père en a rencontré un, un jour. Celui-ci avait de longs cheveux blancs et de grands yeux rouges. Mon père m’avait raconté qu’il était encore très jeune mais que déjà il avait parcouru le monde plus de cent fois et dans les moindres détails! Mais cette fantastique créature était doté d’une force et d’un pouvoir effrayant... mon père m’avait raconté qu’il était un géni, mais aussi un sadique sans pareil. C’est ce démon-là qui me fait peur. Mais les démons n’aiment pas plus les rayons de la Lune que les rayons du Soleil. Donc je n’ai pas a m’en faire. De plus, vous êtes ici avec moi ! Pourquoi devrais-je avoir peur ? »

Garell riait intérieurement. Il espérait que ses compagnons ne manquaient pas un millième de seconde de cette scène tragique. Le Démon espérait qu’ils verraient à quel point leur «bon à rien » de cuisinier « étourdit » était puissant par son acharnement. Garell s’était chargé de tuer les parents du père de Félicité ainsi que son premier fils (au père). Avant de s’attaquer à ses jumelles, puis à la femme, et aux parents de celle-ci. Finalement il tua le dernier fils avant de massacrer Monsieur le père de Félicité. Finalement, il s’apprêtait à tuer la dernière fille. Plus tard il se chargera du compte de la tante, la sœur de la mère. Garell trouvait cela amusant de railler toute une famille de la carte. Quoi de mieux ? De plus, il ne bafouait aucunes de ces fichues règles céleste, donc... Il afficha un sourire « gentil » avant de la remercier pour la confiance qu’elle plaçait en lui.
« Vous savez mademoiselle, j’ai pris grand plaisir de jouer avec vous. Mais maintenant, il est temps pour vous de laisser vos cartes sur le tapis et de vous en allez.
-Pa... Pardon ?
-Savez-vous comment votre père à rencontrer ce démon ?
-N... Non...
-Il l’a invoqué; dans une maison abandonnée au fond du jardin de votre résidence d’été. Nous manquions cruellement de personnel ce jour-là donc mon Seigneur m’envoya voir ce qu’il nous voulait. Et savez-vous ce qu’il m’a demandé ?

Félicité était terrorisé, elle ne pouvait plus bougé. Les cheveux rouge de Garell virèrent au blanc, le bleu de ses yeux (il les avait coloré pour évité d’attiré l’attention) tournèrent au rouge sang, ses dents retrouvèrent leurs tranchants et sa peau retrouva sa blancheur cadavérique d’albinos.
-Il m’a demandé de massacrer toute sa famille pour qu’il toucher l’héritage et retrouver sa « liberté ». Très mauvais commerçant qu’il était... et très mauvais père. Je fais ce qu’il me demanda de faire. Mais il n’avait pas prévu que les thermes de notre contrat étaient la mort de sa famille, contre son âme. Savez-vous pourquoi je ne vous ais pas tuer ?

Silence.
- Parce que vous n’êtes pas sa fille au sens propre. Votre père n’avait pas aimer le faite que je sache ses infidélités et qui plus est que je joue de la sorte sur les mots... Mais le jeu est mon passe-temps favori. Ne dite-vous pas « tels parents tels enfants »? Et bien comme vos chers et tendre parents je vais vous massacrer. De plus, c'est un spectacle que deux de mes amis doivent à tout pris voir pour comprendre qu'ils ne devraient pas m'insulter dans mon dos. Votre présence inespéré à cette fête est une occasion en argent *je rappelle que Garell déteste l'or par dessus tout* pour leur prouver qu'il est préférable de me respect un peu plus.»

Garell prit un malin plaisir à tout lui expliquer que ce qui allait suivre. Félicité, saisit d’angoisse, ne bougea pas d’un pouce malgré le sommaire macabre de la soirée. Et puis leur du repas sonna...
Le démon, une fois complètement satisfait de son « travail », aspira l’âme de Félicité. Il retira les multiples taches de sang de son magnifique corps avant de se présenter devant ses deux compagnons malgré sa chevelure encore très blanche *la teinture c’est plus facile à enlever quand on est un démon que de la remettre ! Il allait encore devoir avoir affaire à Gaïa...*. Il esquissa un sourire des plus effrayants en passant sa langue sur ses lèvres rougies de sang. Ces cheveux ne pouvant se coloré qu'une seule fois par jour, ils restèrent blancs (qui est leur couleur naturelle je vous le rappelle). Ceci accentua le côté étrangement effrayant de Garell.
« Je n’apprécie pas que l’on m’insulte dans mon dos alors qu’il faut bien croire que je suis bien plus dangereux que vous ne l’imaginez vraiment. Mais comme vous l’ignorez, je vous pardonne ; car c’est mon droit d’exprimer à quel point votre comportement me déçoit... Partir à la fête sans moi ?! Comment pouvez-vous me faire un tel affront ?!»

Garell esquissa un dernier sourire avant de s’incliner bien bas en énumérant de fausses excuses, juste histoire de garder les convenances terriennes.

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MessageSujet: Re: A Bloody night [P.V. Garell & James]   Ven 18 Nov - 20:04

    Edward est un sale type, pourri jusqu'à la moelle, il ne pense qu'à s'amuser, encore et encore. Mais il ne joue qu'à des jeux où il est sûr de gagner car, non content d'être extrêmement pénible, monsieur est aussi mauvais joueur ! Et perdre ne fait pas parti de ses habitudes, à moins qu'il puisse se venger par la suite. Ce grand gamin aime particulièrement jouer au dépend des autres, surtout lorsque sa cible s'amuse à le prendre de haut, comme un certain cuisinier qui opérait depuis le début de leur petite sortie nocturne. Garell avait beau être un démon, il ferait mieux de ne pas jouer au guerrier invincible avec notre Lycanthrope, celui-ci pourrait bien finir par perdre patience et démon ou pas, cela n'aurait aucune importance. D'autant plus qu'en tant que chef des loups-garous, Edward avait la chance d'être entré en relation avec les autres "maître" de races, histoire de se mettre d'accord sur la neutralité du cabaret. Le "Malin" ne faisait pas exception. Et puis, n'en déplaise au rouquin, Satan finirait par chuter de son trône. Les rumeurs courent sur la rébellion menée par Belzébuth. Mais ne parlons pas trop vite et laissons ces diables se débrouiller. Au Lost Paradise pas de supériorité de race, tout le monde était logée à la même enseigne et devait obéir au patron. Bien que celui-ci ait tendance à oublier que cela s'appliquait moins une fois le service terminé et les hommes en ville.

    Ils avaient déjà perdu de vue le cuisinier, sans doute trop occuper à se repaître pour faire attention où il allait. Edward sachant se tenir et ayant un goût prononcé pour la chair moelleuse des demoiselles propres sur elles, avait passé les catins et les clochards sans leur accorder le moindre intérêt. Après une brève discussion sur le démon des fourneaux, il s'engagea sur le pont en compagnie de James et déboucha rapidement sur la petite place où la fête battait déjà son plein. Sur une estrade, un groupe de musiciens jouait un rythme entraînant dont damoiselles et damoiseau profitaient sur la piste de danse. Les lanternes colorées, à leurs tours, se dandinaient joyeusement, baladée par la douce bise du soir. Pas de rouquin à l'horizon. Tant mieux. Affamé, comme toujours, Edward traversa la foule et se rendit au buffet où le plat de petits toasts se vit diminuer de moitié. Se regard se perdit entre les jupons de ces dames, cherchant tranquillement laquelle serait son dessert du soir. Il s'arrêta bien vite sur une belle blonde au regard océan dont la silhouette élégante et la présence de ses chaperons laissait sous-entendre qu'elle était encore fraîche et innocente. Un délicieux repas. Leur regard se croisèrent, Edward lui sourit, l'inconnue rougit. Tellement facile…

    Notre lycanthrope s'apprêter à quitter le buffet pour aller retrouver la jeune femme, mais un hurluberlu noblement vêtu fut plus rapide que lui et vola la danse qu'il s'apprêter à entamer. Soit, il patienterait pour cette fois. Avalant un nouveau petit four, il manqua de s'étouffer comprenant que son voleur de repas n'était autre que Garell. Une grimace de dégoût se peignît sur le visage d'Edward. C'était écœurant. Ce type leur avait fait perdre un temps fou et voilà qu'il se permettait de passer du bon temps comme si de rien était, avec SON repas. Ordure. Une gorgée de vin glissa entre ses lèvres, il les lécha goulûment sans quitter son cuisinier des yeux. La musique s'arrêta, le couple s’éclipsa discrètement.

    « Adieu belle innocente, j'espère que ton bourreau profitera convenablement de son repas… »

    Ce cuisinier ne perdait rien pour attendre, espérons qu'il n'ait pas la folle idée de venir narguer Edward, ou la proie de notre loup-garou pourrait bien passer de la jeune vierge au démon prétentieux. Il fallait maintenant trouver un moyen pour passer le temps autre que le génocide de petit four qu'était en train d'exécuter Edward. Celui-ci consulta d'ailleurs James du regard, se demandant s'il avait fait attention à Garell ou si la faim l'avait emporté sur le reste. Heureusement pour Edward, un troupeaux de dinde fraîchement sorties du poulailler se présenta, toute plus décorée les unes que les autres et dont les gloussements ne pouvaient être plus ridicule. Elles entamèrent la conversation donnant à Edward l'occasion de se distraire un peu. Il les écouta caqueter encore et encore, répondant de temps en temps à leurs gloussement sans paraître las de toutes leurs balivernes. Les secondes passaient plus vite, mais laissaient un goût amer à notre Lycanthrope dont la proie avait trouvé un autre prédateur. Prédateur qui ne tarda pas à refaire surface.

    Garell s'avança, des cheveux ridiculement blanc ayant remplacé son habituelle crinière de feu. Gaia allait l'étriper. Tant mieux. Edward le toisa sans un mot. Son mètre quatre-vingt-seize et le regard glacial qu'il arborait devait suffire à calmer les ardeur du démon. Même les pintades s'étaient tues, certaines ayant préféré prendre la poudre d'escampette, pour éviter de perdre leur plume. Le démon prit un air suffisant et demanda à ses "collègues" de ne plus s'amuser à le critiquer dans son dos, affirmant qu'il était bien plus fort que ce qu'il n'y paraissait et qu'il serait préférable de ne pas le sous estimer. L'un des sourcil d'Edward se leva, le Lycanthrope se demandait si on se moquait de lui. Restant tout à fait calme, il tira doucement sur ses gants pour les remettre en place, ajusta ses manche et son col avant de lever son regard dépareillé sur Garell.

    Le coup parti tout seul. Une solide droite en plein dans la mâchoire du cuisinier. Qu'on ne vienne pas dire qu'il n'avait pas prévenu ! Une expression féroce se peignit sur le visage d'Edward tandis que sa poigne de fer enserrer le cou du démon. Le pauvre diable se retrouva plaqué violemment sur les petits fours, quelques uns sautant sous le choc en profitèrent pour fuir la scène. Garell ne devait pas pouvoir utiliser sa "magie", trop de témoins et de langues de vipères. Il faudrait tous les tuer. Trop long. Maintenant son étreinte autour de la gorge, un sourire animal se dessina sur les lèvres d'Edward, il contempla sa proie quelques secondes avant de se pencher vers lui et de lui murmurer sauvagement :

    « Pour qui me prends tu petit diable ? Je ne suis pas un ange mais une bête. Dire des horreurs est dans ma nature. Si tu voulais les entendre face à face tu n'avais qu'à être là.»

    Il le lâcha et se redressa de toute sa hauteur, en profitant pour réajuster son col et sa cravate. Il parcouru la foule d'un regard satisfait, quelques femmes tremblaient, d'autres, choquées, n'avaient pas remarqué que leurs hommes se cachaient derrière elles. Ah les hommes ! Toujours le petit geste pour vous faire rire.

    « Allons bon ! Ne nous regardez pas comme ça. Ce n'est qu'une dispute de gentilshommes. Tout est déjà arrangé.»

    Il n'aida pas Garell à se redresser. Il ne fallait pas abuser des bonnes choses après tout. Il laissa ce geste à James, si le cœur lui en disait. Mais c'est qu'il était encore plus affamé maintenant ! Et aucune donzelle ne voudrait l'approcher après ça, il valait mieux qu'il achève le buffet. Les mets humains ayant toujours réussi à charmer son palais, il n'y vu aucune réticence. Comme si de rien était, Edward commença à estomper sa faim dans les petits fours, ne prêtant même plus attention au désordre qu'il avait occasionné.


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MessageSujet: Re: A Bloody night [P.V. Garell & James]   Jeu 24 Nov - 16:34

Il ne l'avait pas encore vu... Non bien sûr que non, mais son instinct de chasseur nocturne lui disait que quelque chose allait encore perturber le festin qui pourrait s'offrir à lui. Et qui mieux que ce cher démon pouvait en être l'auteur ?
Oui cela semblait stupide, mais alors qu'il suivait en silence Edward dans les rues de Paris en direction de la petite fête, il sentait que la soirée allait être gâchée.
Pourtant tout semblait parfait pour l'instant. Le ciel était clair, le vent soufflait délicatement dans les branches des rares arbres qui tentaient de donner un petit côté naturel aux rues. Mieux encore, même les animaux nocturnes vivaient tranquillement de leur côté. On pouvait entendre les petits rongeurs fouiner dans les herbes, les insectes se baladant un peu partout dans le platane et il y avait même un hibou pas loin qui bubulait (8D).
Non vraiment, tout semblait allait pour le mieux, sans oublier qu'ils avaient semé le cuistot trop entreprenant.

Lorsqu'ils arrivèrent sur le lieu dit, Edward prit la direction du buffet, son appétit grandissant de plus en plus. Dans ce contexte, il valait mieux le laisser tranquille pour l'instant. James le suivit du regard, puis chercha une occupation typiquement humaine. Il n'allait quand même pas dévisager chaque demoiselle à la recherche de la gorge parfaite, cela serait peut-être trop flagrant.
Pas bien loin, les boissons étaient posées avec ordre, plaisant aussitôt au vampire trop maniaque. Peut-être allait-il pouvoir sortir le jeu de l'expert en cocktails ?
Autant essayer... Avec sa démarche silencieuse, il s'approcha des alcools et les observa avec attention. Il y avait beaucoup de vins qualités. Le rouquin ne s'intéressait qu'à cette boisson que pour sa couleur rouge lui rappelant tellement ce liquide qu'il aimait tellement ingurgiter.

Tient d'ailleurs en parlant de cela...
Une jeune et jolie brune, atteignant à peine les 17 ans, semblait assez troublée à la vue des bouteilles, se demandant probablement laquelle devait-elle prendre. Elle n'était pas suffisamment jeune pour être celle qu'il voudrait croquer mais assez jeune pour gober ses belles paroles et faire passer le temps.
Lorsqu'elle le vit s'approcher d'elle avec un divin sourire de gentilhomme, ses joues rougir très rapidement, intimidée par le bellâtre qui avait soudain surgit près d'elle.
Peut-être qu'en réalité, elle ne l'aurait même pas remarqué ou très peu, mais James avait utiliser son don vampirique sur elle, l'hypnotisant par son aura et son charisme de suceur de sang.
Avec beaucoup de douceur et affichant toujours un air doux, il commença à converser avec elle sur les différents vins et la différence que l'on pouvait trouver parmi eux.
Elle buvait ses paroles comme lui avait de plus en plus envie de boire son sang. Il se surprit plusieurs fois à lorgner avidement sa gorge lorsqu'elle regardait ailleurs.
Mais quelque chose l'empêchait d'agir... Mais quoi ?

Sans s'en rendre compte, il attendait. Du coin de l'œil, il ne cessait de guetter son Patron, vérifiant qu'il était toujours là et s'il avait trouvé une victime. Apparemment oui, celui-ci ne quittait pas une damoiselle un peu plus loin, limite bavant d'avidité et de gourmandise. James ne souhaitait pas se repeindre avant lui. Pourquoi ? Il l'ignorait mais dans le doute, il aurait dit par courtoisie. C'était Edward qui l'avait emmené ici après tout...
Mais alors que ce dernier avait amorcé un mouvement pour aller voir cette superbe blonde, un homme intervint, lui dérobant sa proie sous les yeux. Le pire ? C'est que ce voleur n'était autre que Garell.
James écarquilla les yeux, plutôt surprit de le voir. Il avait surgit d'un coup et avait pile choisit la cible du patron. Hasard malheureux ou était-ce délibéré ? Dans tous les cas, il avait mal choisi, le boss n'était pas d'humeur a se faire voler son repas.
Mais par chance, il ne fit rien, reprenant sa dégustation au buffet.

Le vampire resta un moment perplexe, puis reposa son attention sur sa compagne de boisson. Depuis un moment déjà, il l'enivrait avec de belles paroles et de l'alcool, elle ne savait plus très bien ce qu'elle faisait, mais une chose était sûr: elle était finalement devenu sa proie.
Bien qu'elle n'était pas aussi jeune et innocente qu'il aurait aimé, elle lui avait avoué venir d'une famille strict, lui faisant comprendre avec plaisir qu'elle était encore vierge de tous contacts charnel. Curieusement, mais peut-être était-ce les effets secondaires des verres de vin qu'il s'efforçait de consommer pour paraître plus humain, même s'il ne souffrait normalement pas des maux, il avait une forte envie de jouer avec elle jusqu'au bout. La séduire pour juste la mordre dans un coin n'était pas de très bon goût. Pour une fois qu'il pouvait mettre la main sur une créature délicieuse, pourquoi ne pas s'amuser vraiment ?
Après tout, même si cela était des plus surprenant venant de lui, il restait un homme et parfois même les vampires éprouvaient le désir de la chair... Et tout portait à croire qu'elle se laisserait gentiment faire. Quelle brave enfant.

Mais alors qu'il commençait réellement à s'amuser avec elle, lui murmurant des mots sulfureux, pleins de sous entendu l'appelant à s'entretenir avec elle seul à seul, un élément perturbateur se fit.
Garell était revenu, les cheveux d'un blanc flashant, faisant aussitôt cligner des yeux le pauvre vampire qui n'aimait pas les couleurs trop clairs.
Bien sûr, ce ne fut pas le plus dérangeant. Non, le pire était l'audace qu'il arborait, narguant ouvertement Edward. Ainsi donc il avait tué sa proie... Et il faisait non pas preuve de courage mais se montrait totalement suicidaire. Il le comprit bien assez tôt, se faisant attaquer par le loup, celui-ci oubliant l'espace d'un instant où il se trouvait.
Les humains autour furent assez choqués par cette réaction et tous tournèrent leur regard vers les deux créatures. James ne bougea pas d'un pouce, feintant la surprise -ou peut-être l'était-il vraiment-, son verre de vin à la main et sa jeune proie accrochée à l'autre. La pauvre enfant avait eu peur, que cela était délicieusement touchant ...

Finalement, Edward se releva, s'adressant aux gens pour calmer les mœurs. Puis il retourna engloutir le buffet. Le pauvre, James avait réussit à avoir de la compassion. Après tout, lui aussi aurait eu envie de massacre si sa petite proie à présent complétement sous son charme, lui avait été prit. Pire, si on l'avait nargué juste après. De quoi avoir envie de broyer des os...
Le vampire resta donc immobile, ne s'approchant même pas de Garell. Il préférait qu'on ignore qu'il puisse connaître de près ou de lui ce démon. Et en son fort intérieur, il savait qu'il pensait la même chose pour Edward. Il ne le fuyait pas, il préférait juste que sa proie prenne la fuite en voyant qu'ils étaient venus ensemble.

Et à présent ? James ne savait plus trop quoi faire. Continuer son petit numéro alors que son patron n'avait plus la possibilité de faire de même ou s'arrêter et partager cette frustration en laissant échapper sa proie ?
La réponse se fit malgré lui. La jeune demoiselle s'accrocha un peu plus à son bras et lui demanda s'il était possible de partir, de pouvoir continuer la soirée plus tranquillement... Une promenade dans Paris, et après ? La raccompagner simplement chez elle... lui dire au revoir devant ses parents, puis grimper en douce à sa fenêtre pour la rejoindre dans sa chambre et lui voler son innocence ainsi que son sang qui sentait merveilleusement bon ? Oui c'était tout bête mais c'était ce qu'il allait faire. A lui de voir après s'il allait la boire entièrement ou la garder. Cela dépendrait de la qualité de son sang.
Hésitant un peu, observant vers les deux autres, il hocha doucement la tête pour la demoiselle, tout en interrogeant silencieusement Edward alors que celui-ci tournait brièvement la tête vers lui.
Pouvait-il partir avec elle ?
Pendant qu'il attendait un signe de sa part, il garda du coin de l'œil Garell, préférant le tenir loin de sa proie, ne voulant pas qu'il envisage de la lui prendre également.


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MessageSujet: Re: A Bloody night [P.V. Garell & James]   Ven 25 Nov - 23:06

Magnifique coup de poing, solide, fort, efficace ! Voila ce qu’appelait Garell « un vrai coup dans la face ». Oui mais voilà il ne servit pas à grand chose. Puisque Garell était fait et entraîné pour encaisser des coups largement supérieurs à cette pichette. Mais dans sa grande bonté, Garell fit mine d’avoir mal et d’être inférieur au sale cabot... pardon ! au loup-garou.
Maintenant qu’il était rassasié à bien des égards, Garell partit s’isoler. Il eu le temps de voir James s’en aller avec une jolie demoiselle, le veinard... et Edward partir a des occupation de « gentleman ».

Toutefois, Garell sentait quelque chose d’étrange dans son cœur inerte. « Il » l’appelait. Le hurlement sanglant de Satan. Un tel hurlement ne venait que dans des situations spéciales. Il avait une mission pour Garell, et le petit doigt du démon lui soufflait qu’il allait rencontrer quelqu’un de peu recommandable... Le hurlement prit de l’importance. Le démon alla s’isoler à quelques rues de là, des lieux désertés à cette heure-là de la nuit. Le hurlement était insupportable. Garell perdit l’équilibre, se rattrapa contre un mur, une main enfoncée dans la poitrine, l’autre contre sa tempe horriblement douloureuse. Il lâcha un râle implorant que cela cesse. Un trou sombre et large apparu dans le sol, et une porte effrayante en sortit. Un des battant s’ouvrit et une tête que Garell connaissait que trop bien passa dehors.
« SALUT GARELL! S’écria le démon. »

Le démon avec des pieds de bouc, un buste humain recouvert d’une fine épaisseur de fourrure dorée. Deux ailes de chauve-souris noires sortaient de son dos, ses mains griffues étaient faîtes d’écailles. Sa tête humaine avait une long fourrure/plumage noire, des yeux de serpent et des cornes de taureau. Garell le reconnu en grinçant des dents...
« Petit con... t’étais obliger de me défoncé les tympans connard !
-un peu de politesse mon petit ! Je te fais l’honneur de ma présence et voilà comment tu me remercies ?
-Pourquoi devrais-je bien accueillir un subalterne qui a amadoué des anges pour faire couler tes rivaux et qui fermante la chute de Satan ?
»

Belzébuth changea de couleur. Il devint si blanc que Garell devint minable à côté. Celui-ci se redressa et se mesura à son adversaire. Belzé saisit furieusement le col immaculé de sang de Garell.
« Comment le sais-tu ?! Parle ! Personne ne le sait !
-Personne de l’intérieure des Enfers idiot. Tu as fais appelle à des créatures nocturnes qui sont en liens avec White.
-White ?
-Ne me dit pas que tu ne le connais pas ? Toi ? LE Belzébuth ? Tu es tombé bien bas. Edward White est le plus important Loup-Garou actuel, l’égal de Satan dans le monde des Canis Lupus. Mais je doute que tu soit venu pour me donner une mission de la part de Satan. Tu es venu pour autre chose n’est-ce pas ? Je t ‘écoutes : qu’as-tu à me dire ?
-Tu es insolent...
(Il lâche Garell) Tu es le meilleur après moi. Même ton père n’est rien comparé à ton immense puissance.
-Et je présume que tu veux te servir de moi pour t’asseoir sur le trône de du Boss ?
Dit Garell avec une certaine lassitude.
-Mieux ! Du monde entier ! S’écria Belzébuth dans une démence inquiétante. Je serais le roi ! Le Dieux des enfers, de la Terre et du Ciel ! L’univers sera à ma merci ! J’ai gagné de la puissance et de l’expérience auprès de Satan. Maintenant je sens que mon heure de gloire va arriver, rapidement... Je veux un bras droit pour soumettre la horde des Loup-garou. Ils sont trop dangereux pour leur faire confiance, mais leur force me servira.
-On ne peut dominer Dieu, tu le sais. Lança Garell en rejetant ses cheveux en arrière. S’en prendre aux terriens revient à se suicider. Les Archanges sont implacables là-dessus. Et personne ne peut soumettre les loups si ce n’est leur roi. Tu n’es pas sans savoir qu’on ne peut trompé un lupin de cette espèce avec un simple changement physique. Leur odora nous trahit si facilement.
-Tu es suffisamment puissant pour te débarrasser de leur roi... White n’est-ce pas ? J’ai entendu son nom. Il dirige le cabaret dans lequel tu travail. Tue-le ! et alors je te ferais le démon le plus puissant de mon empire.
-Ton bras droit ?
Demanda Garell en commençant à tourner tranquillement autour de Belzé tout en titillant une brindille.
-oui.
-Ton confident ?
-Oui.
-Celui en qui tu aurais une confiance aveugle ?
-Bien sûr, mais pourquoi me poses-tu ces question ? Nous sommes amis depuis toujours !
-Alastor, bourreau du Seigneur Infernal, c’est retourné contre celui-ci car il ne supportait plus les ordres : tuer à son tour.
Commença Garell.
-Pardon ?
-Bayemon, ultime Être a parler aux animaux dans les enfers ; les bestioles avaient racontées des choses gênantes contre notre pénible Monarque : tuer à son tour.
Continua le cuisinier.
-Que dis-tu ?
-Azrael, démone de la mort, elle contrôle le destin : on lui a coupé la langue pour être sûr qu’elle ne dira plus rien, mais surtout pour pas qu’elle contrôle le destin de notre immortel Malin avec ses incantations démoniaques.
-Tais-toi maudit !
-Astarte, femme d’Astaroth grand trésorier, exécutée pour avoir tenté de tuer Satan alors qu’elle couchait avec lui, Astaroth eu les mains tranchées pour garder des secrets d’Etats. Tous les tuer se réincarnèrent, mais ils sont dorénavant trop jeunes pour retrouver leurs fonctions d’origines.
-Leurs tristes histoires sont bien dommages ; mais je ne vois pas le rapport avec notre affaire.
Fit Belzébuth faussement attristé.
-Toutes ces informations furent cachées au public infernal et à Dieu lui-même. Mais en temps que démon de classe supérieur, je dirigeais la garde rapproché de Satan. Jamais la démone Astarte n’a mis les pieds chez lui. Je l’aurais sus puisque j’étais toujours avec lui, même quand il invitait des gens dans son lit. J’ai du assister à l’autopsie du bourreau Alastor : l’état de ses yeux et de son sang indiquait la présence d’une puissante drogue hallucinogène particulièrement efficace sur nous, les démons. Cette drogue est très utilisée par les Anges lors d’interrogatoires sur des gens comme nous. Mais ces preuves d’empoissonnement furent mystérieusement perdues. Bayemon m’avait parlé avant qu’on ne l’exécute sur la place publique pour propos diffamatoire. Astarosh, le démon des finances avait confié différents problèmes extrêmement alarmant à ses deux oiseaux démoniaques. Ceux-ci, après qu’on coupât les mains de leur maître, allèrent répéter au parleur d’animaux, Bayemon. Celui-ci exposa les nombreuses trahison mais on ne le cru pas. Toutefois on le tua. Mais la pire erreur que tu as commis Belzébuth, c’est d’avoir mutilé la mortelle Azrael ! Ainsi j’ai tout de suite su que c’était toi le fauteur d trouble. Astarte était dans ta chambre, Alastor a cru te voir lui ordonnant de tuer Satan, Astaroth avait découvert que tu détournait de l’argents pour préparé ta trahison, Bayemon fut mis au courant : il devenait gênant. Azrael était le facteur négatif. Elle te contrôlait, t’empêchait de boire a pleine gorgé l’eau de la trahison. Conclu Garell, s’arrêtant à quelques mettre du dos de Satan.

Celui-ci se retourna lentement, la main sur la garde de son épée à son côté droit. Garell ne regarda même sa Bloody. Il se contentait de regarder gravement Belzébuth de son regard sanglant.
-Bien jouer. Annonça tranquillement l’immonde démon. Pourquoi n’as-tu rien dit ? Tu étais le confident de Satan bien avant moi.
-Je n’en ai pas eu le temps.
Répondit Garell. Quelques temps après la mutilation de la Mort, je fus muté sur Terre pour un temps indéfini avec non-autorisation de retourner chez moi. Tu as fait en sorte de m’éloigner. Me tuer serait la goutte qui ferait débordé le vase. Alors tu m’exila en faisant passer ça pour un travail de haute importance. Voilà l’origine de ma présence sur Terre.
-Et alors ? Tu me racontes tout cela pour qu’elle raison ?
-Je te raconte tout cela pour te dire que les cinq démons que tu maltraité étaient aussi nos amis ! On a grandit avec eux ! Toi plus que moi !
S’écria Garell.
-Tu ne me rejoindras pas ?
Pendant un bref silence où Garell formula sa réponse, Belzé entendit un bruit au loin. Deux voix masculines. Deux parfums au loin : un loup-garoup et un vampire. Ils se dirigeaient vers eux ; le démon ne pouvait pas savoir où ils allaient exactement.
-Si je suis ton bras droit, je serais tenté de prendre ta place, comme tu comptes le faire avec Satan. De plus, je suis peut être l’un des pires Êtres au monde, je n’en reste pas moins fidèle à ceux que tu as martyrisé. Et puis...

Garell se mit a sourire avant d’adresser un regard férocement sauvage et sanguinaire à Belzébuth qui fit un pas en arrière. Le cuisinier était comme couronné d’argent à la lumière de la lune, mai son regard aurait massacré n’importe quel autre vivant de cette Terre.
-je ne refuse jamais de tuer quelqu’un, mais je ferais exception pour Edward White et tous les membre du Lost Paradise.

Belzébuth se vit extrêmement déçut par cette réponse. Sa fureur fut tel que le sol en trembla. Garell en fit autant en empoignant Bloody, sa chère et tendre tronçonneuse, qu’il mis en marche.
-Ne serais-ce pas plutôt pour cette sorcière ? Esquissa vicieusement Belzé.

Garell s’immobilisa.
-Très jolie rousse. Elle ressemble fichtrement à cette fille que tu avais rencontré quelques siècle plutôt. Tien ! Mais n’était-elle pas sorcière elle-aussi. Le monde est petit n’est-ce pas. Je me demande si elle n'aurait pas été la femme d'un certain démon dont j'ai malheureusement oublier le nom. Cette petite Gaïa devrait vérifié si la porte de sa chambre est bien fermée, et que les maléfices qu’elle a placé tout autour du Lost Paradise sont toujours actifs. Car deux de mes hommes se feraient un plaisir de... comment dire ? Passer du bon temps avec elle.
-Ne touche pas à Gaïa...
Souffla Garell dans un mouvement de colère.
-Pourquoi donc ? D’après mes informations vous vous battez comme Dieu et Satan...


Dans sa fureur, Garell saisit le poignet de Belzébuth, le brisa et le retourna sans le moindre effort. Il souffla à l’oreille de son ennemi :
« Je te force un contrat : si tu touche à Gaïa ou un n’importe quel membre du Lost Paradise, le célèbre cabaret de Paris, alors le monde entier connaîtra ta trahison et ils se retournera contre toi. En échange puisque que tu es de la même race que moi : temps que tu restera bien sage, je jure de... Je jure de...
-Dis-le !

-Je jure de me garder une nouvelle fois à distance de Gaïa Du Lac ! »

Dans une terrible colère, la magie démoniaque oppéra. Garell et Balzébuth reçurent le pentacle du contrat dans la poitrine. L’impulsion fut si grande que Belzé fut projeté à travers la porte démoniaque qui disparu sans un bruit.
Jamais Garell n’avait été aussi troublé. Il venait une nouvelle fois de renoncé à Gaïa. Il tenta de marché vers le Lost mais ses jambes le laissèrent tomber. Le pentacle avait déchiqueté son vêtement et saignait abondamment. La vu du cuisinier se troubla, il tomba sur les pavés froid. Garell était à bout, Il c’était sacrifié pour le salut de tous et il entendait déjà les anges prier pour ui. Ceci lui infligea une migraine effroyable. Le démon espérait que jamais personne ne connaîtra son terrible secret maintenant grossit par un contrat ignoble.
Il voulait par dessus tout goûté au silence. Ses yeux regardèrent sa main pâle, inerte près de lui. Il se demanda si un jour elle caresserait encore les cheveux rouges de sa sorcière. En tout cas, le pentacle lança une terrible vague de souffrances à la seule pensée du souvenir tendre de la sorcière. Ses cheveux blancs rougissaient dans le sang qui inondait petit à petit le sol. Il entendit des bruits de pas. Le démon ne voulait pas qu’on le voix ; pas dans cet état de faiblesse malheureusement nécessaire quand il passe ce genre de contrat. Il connaissait le nouveau venu, mais ne réagit pas. Il ne pouvait plus. Déjà son esprit partait ailleurs, les yeux ouvert, Garell se mit à rêver. Du silence... le Silence... le Silence... le Silence... Le Silence... le Silence... le Silence... Le... Le... Silence.
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MessageSujet: Re: A Bloody night [P.V. Garell & James]   Mer 21 Déc - 16:15

    Edward y était allé doucement. Non pas qu’il souhaite ménager Garell car il savait que le démon pouvait encaisser plus d’un coup, mais disons qu’il aurait été mal venu de briser la table ou les pavés avec la tête de son cuisinier devant tant d’humain à la langue bien pendue. Aldrick aurait forcément été au courant et il aurait bondi sur l’occasion pour tenter de faire fermer le Lost Paradise. Alors pour cette fois, le lycanthrope et son compagnon démoniaque était quitte. L’un avait volé le dîner du second qui s’était vengé de la manière la plus rustre qui soit. Tout le monde les regardait, on devait les prendre pour des fous. D’habitude un humain distingué retirait son gant et en giflait l’ennemi pour le provoquer en duel. Mais une bonne droite dans la mâchoire ne faisait jamais de mal. Notre grand lycanthrope «étant retourné satisfaire son appétit de loup, son regard se posa sur James dont le charme et l’alcool semblaient avoir opéré. À ses bras, une belle demoiselle coulait de désir dans ses paroles et ses regards, si seulement la pauvre savait ! Un léger sourire se dessina sur les lèvres d’Edward qui trouvait amusant de voir son barman songer à son futur repas après la pagaille qu’avait engendré son patron. Le vampire avait d’ailleurs totalement délaissé ce pauvre Garell qui fut contraint à se relever tout seul avant de s’éloigner en silence de la grande place. Edward l’observa quelques instants, songeant que ces longs cheveux devaient être très incommodant lorsque l’on était cuisinier. Certes cela n’avait aucun rapport avec la situation, mais c’est bien là l’unique chose qui traversa l’esprit d’Edward avant qu’il ne s’aperçoive que son feu vert était requis. James avait l’air pressé de passer à table et le lycanthrope ne le fit pas patienter plus longtemps. D’un léger acquiescement, il l’autorisa à s’enfuir avec sa belle et à lui octroyer doutes les douceurs qu’un vampire se devait d’avoir avec une jeune demoiselle.

    Le voilà donc seul avec des petits-fours. Quelle triste soirée. Il aurait mieux fait de passer une rouste à Andréa, ça aurait sans doute été plus divertissant que de se goinfrer de la sorte. Perdu dans ses pensées, un frisson soudain l’envahit forçant tous ses sens à se mettre aux aguets. Ça empestait le soufre et qui dit soufre dit démon. C’est qu’à force de traîner sous terre entouré de tas d’immondices on en venait à s’imprégner de leur odeur, et, avec un odorat de lycanthrope, c’était simplement écœurant. Abandonnant les mets humains, Edward s’engouffra dans les sombres ruelles parisiennes, loin du tumulte de la fête. Plus il avançait, plus l’odeur devenait insupportable et pourtant terriblement excitante. Il allait peut-être pouvoir lâcher sa rage sur quelqu’un finalement. En embranchement, il inspira profondément, écouta, et vira à droite. Il était sur la bonne piste, c’était certain. À pas de loup il continua d’avancer, réprimant quelque haut-le-cœur. S’il n’y avait pas un passage pour les enfers d’ouverts dans les parages alors il n’était pas un Wolkoff. Et puis il s’arrêta net. Des éclats de voix retentissaient non loin de lui. Deux démons, dont Garell. Il préféra ne pas s’aventurer plus loin, il se serait rapidement fait remarquer et vu le ton qu’utilisaient les deux hommes, la conversation risquait d’être intéressante.

    « Astarte, femme d’Astaroth grand trésorier, exécutée pour avoir tenté de tuer Satan alors qu’elle couchait avec lui, Astaroth eu les mains tranchées pour garder des secrets d’Etats. Tous les tuer se réincarnèrent, mais ils sont dorénavant trop jeunes pour retrouver leurs fonctions d’origines. »

    « Leurs tristes histoires sont bien dommages ; mais je ne vois pas le rapport avec notre affaire. »

    Tiens tiens, n’était-ce pas un adorable sujet de trahison que l’on avait là ? Assurément. L’un des sujets préférés d’Edward. Trop occupés à se chamailler, les deux démons ne semblaient pas avoir perçu l’intrus qui notait soigneusement chacun de leurs mots. Garell reprit la parole et dévoila l’identité de son interlocuteur. Belzébuth. Edward manqua d’éclater de rire, mais il se contenta d’un sourire. Que pouvait-il bien faire ici ? Peut être récupérer le soutien de Garell pour sa tentative de « rébellion ». Il ferait bien mieux de demander un duel avec Satan et de lui mettre une bonne raclée ! Ça irait beaucoup plus vite. Enfin… Il paraît que les démons préfèrent utiliser des fourberies plutôt que de foncer dans le tas, alors c’est sans doute normal. La conversation se poursuivit, mais Edward fut surpris par le vent qui changea brusquement de sens. Il allait se faire repérer ! Il sortit rapidement de sa cachette et prit le temps de changer de rue, s’installa face au vent et repris l’écoute de la discussion entre les deux enfants des enfers. Edward montra les dents lorsque son cuisinier évoqua le Lost Paradise. Alors comme ça Belzebuth voulait l’évincer ? Cette sale ordure allait le payer très cher. Enrageant en silence, le loup-garou fut surpris d’entendre le nom de Gaïa entrer au cœur de la conversation. Voilà qu’une étrange relation semblait lier la coiffeuse et le cuisinier du cabaret. Il allait falloir creuser la question.

    Soudain, la scène bascula dans un étrange chaos. Garell avait brisé le poignet de Belzébuth dans un excès de rage et lui imposait un pacte. Edward, qui jusqu’à maintenant n’avait fait qu’écouter, se rapprocha légèrement et profita de l’intensité du moment pour l’observer avec attention. Tout se déroula rapidement et quelques paroles suffirent à déclancher une intense vague de magie. Belzébuth fut renvoyé six pieds sous terre et Garell s’écroula, épuisé, le torse ensanglanté. Edward resta silencieux. Son employé avait passé un pacte pour protéger quelqu’un qui lui était cher, mais de là « sauver » le Lost Paradise, tout de même ! C’était complètement idiot. L’odeur de soufre s’estompa rapidement et le maître des lycanthropes finit par rejoindre son cuisinier.

    « Un démon qui joue les héros… On aura tout vu… »

    Il attrapa Garell par le reste de sa chemise et le souleva pour l’installer sur une petite caisse de bois à demi éventrée. Le pauvre était dans un piteux état, mais cela donnerait tout le loisir à Vincent de s’amuser un peu. Edward lâcha un soupire et retira son manteau de velours pour le poser sur les épaules du démon. C’était son meilleur cuisinier après tout, il n’allait pas le laisser se traîner vulgairement au sol sans rien faire. Il n’est pas si monstrueux ! S’asseyant près du démon, un lourd silence s’installa, silence qui laissa à Edward tout le loisir de réfléchir à la meilleure façon de donner une leçon à Belzebuth et ses trop grandes ambitions. Enfin, il reprit la parole, son regard bigarré fixant le ciel.

    « Tu as pris la défense du Lost Paradise et je t’en suis reconnaissant. Mais de là à te sacrifier pour tous les employés… Tu tiens donc tant à Gaïa ? »

    Edward ne comprenait pas tout à fait cet élan de générosité, surtout venant d’un être démoniaque. Lui-même n’était pas certain de vouloir se sacrifier pour les personnes qu’il affectionnait. Il préfèrerait de loin se battre jusqu’à la mort plutôt que de déclarer forfait à la première menace. Cela venait peut-être de son animalité, qui sait… Il posa une main réconfortante sur l’épaule de Garell, le laissant reprendre son souffle.

    « James doit être en plein festin, prend ton temps pour reprendre tes forces. Je n’en soufflerait pas un mot et si tu ne veux inquiéter personne au cabaret une fois rentré, tu ferais mieux de commencer à reprendre des forces d ès maintenant. »


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MessageSujet: Re: A Bloody night [P.V. Garell & James]   Jeu 20 Sep - 15:09

Sujet déplacé pour cause de refonte de fiche.

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A Bloody night [P.V. Garell & James]

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