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Neige

Cabaret du Lost Paradise - Forum RPG

Forum RPG fantastique - Au cœur de Paris, durant la fin du XIXe siècle, un cabaret est au centre de toutes les discussions. Lycanthropes, vampires, démons, gorgones… Des employés peu communs pour un public scandaleusement humain.

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 EVENT: L'exposition universelle! [PV Tous les rôlistes]

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Aldrick Voelsungen
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MessageSujet: EVENT: L'exposition universelle! [PV Tous les rôlistes]   Mer 11 Juil - 20:25


Il était huit heures pile, lorsque le maire sous un tonnerre d'applaudissement et de photographies ouvrit officiellement l'Exposition universelle en cette année 1889, coupant ainsi le cordon tricolore qui bloquait symboliquement l'accès. Au pied de la "Dame de fer" comme on l'appelait déjà, tout Paris semblait s'être regroupé, et il n'y avait parmi la foule pas que les parisiens pour assister au spectacle: le monde entier avait fait le chemin, pour assister aux dernières nouveautés de la ville la plus en vogue. Cela faisait des mois que la capitale entière était en travaux. Comme des champignons, avaient surgis du sol des dizaines de bâtiments aux formes et à l'architecture dite innovantes. Chacun y allait de son avis sur la chose, le brouhaha des propos surpris, mécontents, émerveillés donnait l'impression que l'effervescence se rependait comme une trainée de poudre. Bientôt même les plus bourrus et les plus réticents semblèrent attirés par les pavillons étrangers, les grandes inventions aux lignes complexes, de l'objet le plus petit à l'immense tour centrale, tout Paris était charmé.

Les arbres avaient une teinte chaleureuse en ce mois de mai, et les pavillons des trente-cinq pays y participant, faisait chacun à leur tour, l'éloge d'une culture plutôt méconnue du peuple. Non pas que les parisiens manquaient de culture, loin s'en faut. Juste qu'ils n'étaient pas toujours enclin à reconnaitre, le succès, le bon goût et le savoir-vivre d'un autre, par-delà leur frontière. La guerre n'avait rien aidé en cela, mais elle avait permis d'autres choses. Ainsi, la gente féminine arpentait les quatre-vingt-seize hectares que couvrait l'Exposition, vêtue de ses plus belles toilettes. S'attirant les regards envieux des messieurs, et courroucés des moins populaires d'entre elles.

Du Champs de Mars, au Trocadéro, l'Art était à l'honneur, impliquant le plus souvent une multitude de peintures, de pièces d'orfèvrerie inspirées de Dame Nature, l'Art Nouveau, s'épanouissait telle une fleur avant-gardiste: avec une pudeur insistante et une subtile majesté.

Vers l'Esplanade, les colonies françaises s'étendaient à foison, et dans chaque recoin le visiteur pouvait trouver un exposant qui ferait son bonheur. Comme d'habitude: Paris avait fait les choses en grand! A son image ! Sans demi-mesure!

La Galerie des Machines quant à elle, semblable à une caverne d’Ali-Baba, étalait ses milles merveilles, devant les yeux subjugués de la population. Tandis que modernité et progrès fusionnaient dans un autre but que l’Art de la Guerre, les visiteurs se pressaient par milliers pour pouvoir observer d’un peu plus près le détail et la minutie de tels assemblages, qui pour tout Homme n’avait été accessible uniquement qu’à travers la littérature la plus fictive. Les rêveurs quant à eux, flânaient, la tête dans les étoiles après avoir atteint le sommet de la Tour Eiffel, s’enivrant avec délice d’un panorama jusque-là inaccessible, et qui bien plus tard ferait la renom de la capitale –entre autres.

Les sens en éveil, chaque visiteur se trouvait accueilli par une myriade d'activités diverses et variées, qui ne lui laissait au final que peu le temps de se demander depuis combien de temps il était là. Les moins dégourdis, s'arrêtèrent souvent en tournant vers lui un regard penaud. Leur indiquant grâce à une carte leur position, Aldrick occupait ainsi son temps, parfois il contemplait la foule, prêt à intervenir au moindre incident. Fixant parfois avec une attention toute particulière, une personne qui lui semblait étrange...

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Alexander Wenhams
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MessageSujet: Re: EVENT: L'exposition universelle! [PV Tous les rôlistes]   Mer 11 Juil - 22:02

Une masse de personnes s'était rassemblée pour l'occasion. Il était encore tôt et pourtant, impossible de marcher tranquillement sans rentrer en collision avec quelqu'un. Cette foule avait tendance à donner à la jeune magicienne un ressentiment qu'elle appellerait agacement.
Elle qui ne pouvait s'empêcher de garder ses distances avec tout le monde, voilà qu'elle se retrouvait coincée dans une foule dense et étouffante.
Heureusement que la journée était encore fraiche sinon elle se serait mise à maudire tous ceux qui se serait trop approchés d'elle.

Pour l'occasion, elle avait mis une de ces plus belles robes. D'une couleur pourpre, elle faisait ressortir ses iris d'une manière assez spectaculaire. Il y avait déjà eu de nombreuses têtes qui s'étaient tournées à son passage, mais la magicienne ne prêtait aucune attention à ces humains. Elle n'était pas là pour eux mais pour l'exposition.
Depuis le temps qu'elle existait sous cette vie immortelle, elle avait vu de nombreuses modernités se construire peu à peu sous ses yeux.
Jamais elle ne l'aurait avoué, mais cela la fascinait réellement. Tant de nouvelles choses apparaissaient sans cesse devant elle...
James aussi était amateur d'événements, mais à cause de l'étoile brulante qui éclairait les jours, il ne pouvait participer à tout cela. L'albinos était déçue de ne pas l'avoir à ces côtés, seul être qui, pour le moment, partageait des similitudes avec elle.

Au bout d'une heure de promenade dans les différents endroit à sa portée, le choix de Trinité s'orienta vers l'infrastructure qui semblait le plus intéressant. Une tour gigantesque faite de métal, semblait attendre que des personnes s'aventurent en elle. A voir les expressions médusées, beaucoup avaient plus ou moins peur d'y aller. Les humains avaient tellement peu confiance en leur travail, s'en était alarmant.
Peut-être qu'ils craignaient que cela ne se détache, même si cela serait plus que surprenant.
Il y avait bien des courageux, mais pour le moment, nombreux étaient ceux qui attendaient que les premiers donnent leur avis.

Trinité n'était pas effrayée par les risques. Peut-être était-ce parce qu'elle ne pouvait plus ressentir d'émotions comme la peur ou l'appréhension... à moins qu'il ne s'agissait que du fait qu'elle ne pouvait pas mourir. Dans tous les cas, elle se dirigea vers le pied de la Tour Eiffel et l'observa un long moment en silence avant de s'y aventurer. Hommes, femmes et enfants discutaient joyeusement devant cette merveille d'architecture. Elle ne pouvait que les approuver, ce monument avait le don d'attiser sa curiosité.

Alors qu'elle faisait la queue, son esprit vagabondant ailleurs, son regard circula un peu partout autour, s'arrêtant de-ci de-là sans vraiment relever ce sur quoi il bloquait. Ce ne fut qu'au bout de quelques minutes qu'elle réalisa que ses yeux s'étaient figés sur un homme assez grand et au visage charmant. Plutôt strict et zélé, mais pas désagréable. Ah... si seulement son cœur pouvait battre à nouveau...
Ce ne fut que lorsqu'il tourna ses iris dorées vers elle qu'elle comprit qu'elle avait été assez indiscrète. Il sembla l'observer un instant, mais impossible de dire ensuite ce qu'il fit. Trinité, gênée, avait filé dans la Tour, se dirigea vers les escaliers. Tant pis pour la robe, elle préférait grimper avec ses talons plutôt que de rester plus longtemps dans la file d'attente.

Cela lui prit un temps inconsidéré, mais à aucun moment elle ne ressentit de fatigue. Avantage ou fléau, impossible à dire.
Arriver en haut fut une délivrance. Le vertige que la vue lui procura fut sensationnel. Il y avait tellement longtemps qu'elle n'avait pas ressentit d'émotions fortes...
Un vent agréable soufflait, faisant voler ses cheveux ivoires. Si seulement elle pouvait rester dans cette tour indéfiniment...

Par le fait que son regard était obnubilé par le paysage qui s'offrait à elle, Trinité ne fit pas du tout attention aux personnes se déplaçant à proximité d'elle. Ce ne fut que trop tard qu'elle sentit la présence d'individu suspect... Par là, elle voulait dire... Non humain.


[vala j'espère que ça ira pour le moment ^^"]

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MessageSujet: Re: EVENT: L'exposition universelle! [PV Tous les rôlistes]   Ven 13 Juil - 19:28

L'Exposition Universelle. Tel était le nom qu'ils avaient donné au grand événement qui ébranlait en ce jour les rues de Paris. L'ouverture venait d'être annoncée, et une véritable marée humaine s'était rassemblée pour l'occasion. Une puissante foule qui se déplaçait en masse en direction des lieux principaux de l'exposition. Une personne seule qui essayait de la braver n'était qu'une misérable brindille emportée par la tempête. Autrement dit, pour s'y aventurer, il fallait vraiment le vouloir.

En temps normal, Adèle ne s'en serait pas approchée. N'aimant pas vraiment la foule et n'étant pas très forte, elle savait qu'elle se ferait entraîner dans une direction toute autre que celle qu'elle désirait. Parce qu'il lui serait vain de lutter face à plus imposant qu'elle. Ce n'était pas avec ses maigres bras sculptés originellement dans le bois qu'elle arriverait à quoique ce soit. Elle se savait fragile. Aussi ne voulait-elle pas prendre de risques.
Mais ce jour là, le contact rassurant de la main d'Adrian lui donna le courage qui lui manquait. Il l’entraînait droit vers le monument phare de l'exposition, se frayant difficilement un chemin au milieu des centaines de personnes qui peuplaient le Champ de Mars.

C'était elle qui avait voulu s'y rendre. Ayant vu depuis les rues ce géant de métal se dresser en colosse au-dessus de la ville, elle avait attendu avec impatience de pouvoir le visiter. De pouvoir grimper au sommet de cette tour immense pour contempler la Capitale depuis les hauteurs. Et le moment était enfin arrivé.
La marionnette n'avait pas eu à demander, n'avait pas eu à supplier. Il lui avait juste suffit d'évoquer le sujet, et son ami violoniste avait décidé de l'y emmener. Le jour de l'ouverture. Pour qu'ils fassent partie des premiers à visiter la « Dame de Fer ».

Tout était comme un rêve. Avancer en suivant l'être le plus cher qu'elle avait dans sa vie. Vers un petit bijou de modernité qui avait le don de surprendre son monde.


Mais comme pour tout rêve, il y a toujours fin. Et la fin de cette escapade en duo fut brutale et bien trop précoce. Au moment même où le contact entre leurs deux mains se rompit.


D'un coup, Adèle perdit tout. Le contact visuel avec son ami et guide. Son assurance au sein de la foule. Et même son désir de visiter le monument vers lequel elle se rendait. Seule une voix étouffée lui parvint pour la forcer à garder son cap.

« Adèle ! On se retrouve à la tour ! »
Et puis, plus rien. Adrian avait été littéralement soufflé. A moins que ce ne soit elle qui se soit fait entraîner au loin par le courant. A vrai dire, elle ne savait pas trop.

Le contact avec la foule s'interrompit progressivement et l'air frais le remplaça. Ce ne fut qu'à ce moment que la jeune fille regarda autour d'elle pour savoir où elle avait atterrit.
L'endroit était bien plus aéré, la foule ayant préféré se concentrer sur les plus grandes attractions de la journée. La petite marionnette avait simplement été jetée sur le bas côté et, fort heureusement, le géant de métal où elle avait rendez-vous était tout proche.
Alors, s'y prenant avec précaution pour ne pas être à nouveau éjectée dans un autre lieu inconnu, Adèle repéra des espaces entre les visiteurs où elle s'engagea pour finalement se retrouver à l'un des quatre larges pieds de fer.

Vue d'en bas, l'infrastructure était bien plus imposante. En la contemplant, les yeux levés, elle se rendait bien compte à quel point elle pouvait être insignifiante face aux œuvres de l'homme. C'était à la fois magique et impressionnant. Elle n'osait imaginer l'effet que lui ferait la vue depuis son sommet...


Les derniers mots d'Adrian lui revinrent en mémoire. Ils devaient se retrouver à la tour. Mais où ? Son regard azuré balaya l'assemblée qui attendait patiemment devant les ascenseurs avant de se figer. Il lui avait semblé reconnaître une silhouette et une tête rousse familières s'engouffrer dans la machine.

Adèle réagit immédiatement. Si elle attendait de monter dans l'ascenseur, elle y serait encore à demain, avec le monde qui patientait déjà. Alors elle emprunta les escaliers, allant aussi vite qui lui permettaient ses petites jambes. Sans même ralentir le rythme. Sans même fatiguer. Jusqu'à déboucher sur la première plate-forme.

La marionnette ne fit pas vraiment attention aux gens qu'elle bouscula à son arrivée. Une seule chose lui importait. L'arrivée des plus feignants. Parmi lesquels se trouvait normalement celui qu'elle cherchait. Alors, sans même s'excuser, elle en prit la direction, criant en même temps un nom :

« Adrian... Adrian ! »

Spoiler:
 
Andréa Eyssard
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MessageSujet: Re: EVENT: L'exposition universelle! [PV Tous les rôlistes]   Sam 14 Juil - 12:02

    « Hors de question.

    - Ce n'était pas une question Andréa, tu viens point final.

    - Non ! Ça ne m'interesse pas et je suis sûr que je vais encore m'attirer des ennuis. Je ne bougerais pas de mon lit ! »

    Edward soupira, se saisit de la couverture et la tira d'un coup sec, retirant son dernier abri à son neveu. Il lui attrapa le bras et le releva. Le jeune homme était déjà habillé et son oncle n'eut qu'à réajuster sa cravate avant de passer une main dans son épaisse chevelure, histoire de lui donner une tenue correcte. 

    « Arrête de faire ta tête de mule. Je t'accompagne, il n'était pas question que tu y ailles tout seul. Et puis ta mère a insisté pour que je t'emmène là-bas au moins une fois. Et tu sais comment elle est, non ? Tu veux prendre le risque de la mettre en rogne ?

    - Non… » avoua le jeune loup dans un soupire.

    Il repoussa la main d'Edward et sortit de sa chambre, menaçant son oncle qu'au moindre incident il ne resterait enfermé à vie sous la mansarde du Lost Paradise. Cela fit sourire le concerné qui emboita le pas à son neveu, et tous deux sortirent, prenant la direction du Champ de Mars. Le fiacre hoquetait sur les pavés parisiens et le louveteau fut ravi de pouvoir enfin en descendre. Son oncle le poussa vers l'entrée où il acheta deux tickets et le duo entra enfin au cœur de l'exposition universelle.

    La vue était impressionnante. Tous les pavillons rivalisaient en beauté et en originalité et la foule admirative se pressait autour. Les enfants découvraient ces étranges cabanes d'un oeil curieux, cherchant à savoir de quel comte elles s'étaient échappées, les dames discutaient des couleurs et des formes quand leurs regards ne s'attardait pas sur un bel étranger et les hommes, parlaient fermement architecture, tout en dévorant des yeux les belles demoiselles qui se pressaient devant eux. Paris était à la fête et on était venu du monde entier pour profiter de l'évènement. On appréciait chaque détail, on riait des incidents incongrus, on jouait les hommes de la haute société et les plus frippons s'amusaient à induire en erreur quelques touristes égarés. Les fontaines rivalisaient en adresse pour se mettre en avant et guider habilement l'oeil vers le clou de l'exposition. Au bord de la scène, belle parmi les belles, droite et fière comme les françaises, se dressaient Mademoiselle Eiffel, dernière fille de Gustave Eiffel, architecte de génie. Construite avec un matériau aussi rustre que le fer, sa silhouette élancée lui donnait des airs de grande dame, celles à qui il faut absolument rendre visite. La foule ne s'y était pas trompée, agglutinée au pied de la tour, elle allait et venait, cherchant à se faufiler jusqu'à son sommet. Une vision, rare et magique, avec un air follement irréel.

    « C'est moche. » Lança Andréa à peine étaient-ils arrivés devant l'imposante structure.

    Edward lui asséna une claque derrière la tête, signe qu'il vallait mieux qu'il se taise au lieu de sortir des anneries pareilles. Andréa, attendit qu'il lui tourne le dos pour lui faire un grimaçe fort peu sympathique et soupira. Il y a beaucoup de monde, bien trop à son goût. Il trouvait que tous avaient l'air idiot avec leurs habits du dimanche, à se pâmer de délice comme des oiseaux qui feraient la cour. Vivement qu'il puisse rentrer. Ne quittant pas son oncle d'une semelle, le louveteau faisait plus attention à l'endroit où il mettait les pieds plutôt qu'au décor féérique qui l'entourait. Et puis ce fut le drame.

    Il crut entendre son prénom, une femme l'appelait. Instinctivement, il releva la tête et parcouru la foule d'un regard curieux tout en tendant l'oreille, mais il n'y avait plus un bruit, mis à part celui ces craquettements incessant de la foule. Le jeune homme haussa les épaules, mais au moment de retrouver Edward, il vit avec horreur que celui-ci s'était envolé. La terreur lui glaça le sang, il était là, seul, au milieu d'un océan humain étouffant, incapable de retrouver son chemin et de sortir de cet enfer. La rage lui broyait le ventre, mais il dut aussitôt se calmer car individu l'aborda :

    « Excusez moi, vous n'auriez pas vu une demoiselle blonde, pas très grande et assez fine. Elle a les yeux bleu et…

    - Non ! répondit le louveteau excédé.

    L'autre ne demanda pas son reste et parti. Andréa resta tout seul à jouer les poireaux et puis il se mit en marche pour rejoindre la base de cette immense mocheté en ferraille. Il trainait des pieds, grommelant et inquiet à l'idée de ne pas retrouver Edward avant plusieurs heures. Il s'assit au bord de l'imposante fontaine qui siégeait là, observant d'un oeil mauvais les quelques angelots sculptés qui semblaient se moquer de lui.

    Il allait devoir être patient…
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MessageSujet: Re: EVENT: L'exposition universelle! [PV Tous les rôlistes]   Sam 21 Juil - 21:39

Une belle journée. Ensoleillée, délicieusement douce pour la saison, et surtout! LA journée, avec un grand L, et même un grand A. Car, aujourd'hui ouvre la grande Exposition Universelle. Tout Paris est en ébullition. Oh! comme ils avaient attendu l'ouverture de l’évènement du siècle! Les jours précédent LE grand jour avaient été tendus. Tous se préparaient, se pomponnaient déjà, les dames se hâtaient dans les boutiques chic de la ville pour s'acheter une nouvelle toilette digne de ce nom, les hommes dévalisaient les magasins de chapeaux et se faisaient tailler de nouveaux ensembles le plus élégants les uns que les autres. Les rumeurs sur les inventions inondaient les journaux, le tourisme de la ville lumière était à son apogée - on entendais déjà milles et unes langues dans la capitale-, les rires fusaient de part et d'autres des foyers Parisiens.
Puis enfin, le grand jour était venu. La population Parisienne aussi bien qu'étrangère se pressait dès l'aube aux portes de l'exposition pour éviter d'être engloutis par la foule dense. Sauf que, coups du hasard, ou destin? Tous avaient eu la même idée et l'entrée était déjà noire de monde avant même son ouverture. Puis l'heure tant attendue arriva. Les guichets ouvrirent les portes et tous se précipitaient. La journée s'avérait longue, et mouvementée pour Paris. La queue était telle que même si les hôtes du guichet excellaient en rapidité et qualité du service, la file n'en finissait pas. Chanceux étaient ceux qui possédaient le ticket que désirait chaque visiteur: Le ticket prioritaire. Un ticket que les heureux élus avaient eu à l'avance et qui leur permettaient d'entrer sans avoir de file d'attente. Les personnages important, les organisateurs, les mécènes de l’exposition, les bourgeois ayant payé fort cher les possédaient. Mais il y a toujours des exceptions. Tiens, en voilà une: Une tête blonde avance joyeusement comme à son habitude, les mains dans les poches, le visage vers le ciel. Il se fait arrêter par le contrôleur de tickets de cette file spéciale:

"hé, Gamin! Tu fais la queue comme tout le monde pour ton ticket! Et tu fais quoi tout seul, ta mère, elle doit être folle d’inquiétude! Alors tu t'dépèches de repartir dans la file avec elle! Ici c'est la file des tickets spéciaux! Prioritaires! T'as compris, gamin?"


Un sourire malicieux se dessina sur les lèvres du garçon, et d'un geste lent il montra son ticket. Un ticket prioritaire. Accompagné d'un petit papier. Le garde le saisit et l'examina avant de le poinçonner. Quand il allait lui demander à qui il l'avait volé, le papier joint attira son regard. il y était écrit qu'un certain bourgeois avait légué ce ticket à Baptiste Soran, ce même garçon devant ses yeux, suite à une affaire urgente qui l’empêchait malheureusement de pouvoir visiter l'Exposition Universelle. Le garde écarquilla les yeux et relu le papier une seconde fois. La signature de l'homme figurait sur le contrat. Abasourdit il poinçonna le billet et bredouilla quelques excuses, laissant le jeune informateur entrer.
Une fois à l’intérieur, il abandonna son attitude nonchalante pour faire ressortir son côté enfantin. Ce n'était pas souvent qu'il se laisser aller de cette façon, mais après tout, c'était un grand jour!

Il couru partout, voulant tout voir, bien que ce soit impossible. La matinée passa si vite qu'il ne se rendit pas compte de l'heure avant que son estomac ne cria famine. Baptiste fit alors une petite pose déjeuné. Il s'installa près d'une fontaine avant d'apercevoir une silhouette familière. Un sourire malicieux se dessina sur ses lèvres. Il se leva, rangeant son sandwich à moitié finit dans une poche, et se jeta sur la silhouette:

"Aly!!"

H.R.P.:
 
Roac
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MessageSujet: Re: EVENT: L'exposition universelle! [PV Tous les rôlistes]   Dim 22 Juil - 19:02

Event | Intervention n°2
Deuxieme Indice | La panique



À écouter avant de lire le spoiler ~



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Que se passe-t-il ? :
 

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MessageSujet: Re: EVENT: L'exposition universelle! [PV Tous les rôlistes]   Dim 22 Juil - 20:26

    L'évènement qui faisait parler tout Paris depuis plusieurs semaines était enfin arrivé, et chacun s'était déplacé pour l'occasion. Il était vrai que pour l'inauguration d'une telle dame, on se devait d'être présent. Il en avait fallu du temps pour la construire, cette fière tour qui semblait défier le ciel de toute sa hauteur. Elle accueillerait les vas et viens de tout Paris -et voir même d'autres villes dont les habitants seraient venus- pendant les quelques jours de l'exposition universelle. Puis elle serait démontée. C'était bien triste que de penser au sort qui attendait cette dame, alors que tant de personnes avaient travaillé pour la faire tenir debout pendant plusieurs années. Mais qu'importe. Le temps était à l'amusement. Et Acesmé ne comptait pas faire exception à la règle.

    Se glissant dans la foule, le jeune sylphe était parti tôt ce matin pour profiter de l'exposition. Il s'était attardé un bref moment dans le Pavillon des Beaux Arts. Si son seul talent était le chant, ce n'était pas pour autant qu'il ne s'intéressait pas aux autres formes d'art, comme la peinture ou l'écriture par exemple. Il avait toujours admiré ces peintres qui pouvaient créer tout un monde en seulement deux coups de pinceaux. Mais s'il s'attardait trop sans doute qu'il y passerait la journée tellement il y avait de chose à voir. Autant garder ça pour plus tard, car il aurait été un comble de ne pas aller voir la Tour Eiffel dès le premier jour.
    Cela semblait avoir été la pensé de tout le monde, car l'œuvre de fer était déjà noyée par la foule. Tout le monde voulait grimper à l'intérieur, et la queue pour l'ascenseur semblait sans fin. Même s'il allait falloir se fatiguer, emprunter les escaliers semblait bien plus rapide pour accéder au premier étage. A moins de savoir voler bien sûr. Il aurait d'ailleurs été facile pour Acesmé de s'isoler dans un coin pour prendre sa forme élémentaire. Il n'aurait alors plus qu'à filer vers la tour sans problème. Mais c'était sans compter les forts courants aériens en hauteur qui l'auraient balloté dans tous les sens -il avait déjà expérimenté ce désagrément étant plus jeune.
    Comme un simple mortel, il se mêla donc à la foule afin d'atteindre la tour. S'en approcher n'était en soit pas bien difficile car le mouvement de la marche allait majoritairement dans ce sens. En revanche, les pauvres gens qui tentaient de s'éloigner du monument se voyaient sans cesse bousculés. Ils auraient du instaurer un sens de circulation pour les piétons également, cela aurait été bien plus simple pour se balader. Du moins ne serait ce que pour l'exposition.

    Une fois arrivé au pied de la tour, il s'arrêta un instant pour l'admirer de toute sa hauteur. Certes, ce n'était pas très coloré ou joyeux, mais ça restait un beau monument. Et puis il fallait surtout reconnaître le travail colossal de ceux qui avaient participé au chantier. Quittant la marche principale qui allait vers l'ascenseur, le jeune sylphe prit la direction des escaliers. Ça serait plus rapide ainsi et ça lui éviterait en plus d'être collé avec d'autres personnes. S'il n'aimait pas la solitude, ce n'était pas pour autant qu'il appréciait les endroits bondés sans espace. Alors qu'il avançait, un « Non ! » plus fort que les messes basses de ce petit monde lui parvint à l'oreille. Suivant la voix par réflexe, il tourna la tête et aperçu brièvement une tête brune familière. Mais il n'eut pas le temps de faire un geste que celle-ci fut engloutie de nouveau par la foule, rendant sa recherche impossible.
    Le contact avait été très bref, Acesmé ne pouvait juré d'être sûr quant à l'identité de l'individu... Mais il lui avait semblé reconnaître Andréa. Ce ne serait pas incohérent d'ailleurs. Tous les employés avaient pris congé pour participer à la fête après tout. Mais bizarrement... Il était prêt à parier que le brun s'était encore fourré dans une situation pas possible et qu'il allait encore falloir le sauver. Une intuition. Mais que le sylphe se soit trompé de personne ou non, il lui serait difficile de retrouver sa trace. Il soupira. Il était désolé pour le jeune lycanthrope, mais si ce dernier avait des ennuis il allait falloir qu'il attende un peu pour avoir de l'aide. A moins qu'une bonne âme l'ayant en vue ne vienne se charger de lui.

    Le blond donna un coup d'œil à la tour. Il comptait bien sûr y monter, mais peut-être pourrait-il localiser le garçon depuis en haut. Il emprunta donc l'escalier le plus proche de lui afin d'atteindre le premier étage. Grand merci à sa nature de sylphe qui lui conférait une bonne endurance, car il devait avouer que c'était un exercice épuisant que de gravir ces marches. Mais la récompense au bout de l'escalier en valait la peine. En effet. Ce n'était que le premier étage, mais la vue était à couper le souffle. C'était magnifique. Comme si d'un coup le monde était apparu sur la toile d'un grand maître et qu'on pouvait en admirer tous les détails avec précision.
    Il ne put résister à l'envie de se pencher en avant, par dessus la rampe. C'était vraiment haut. Il y avait de quoi facilement donner le vertige. Mais le vent qui venait frôler les visages était un délice.

    Cependant, il y avait une chose à laquelle il ne s'attendait pas. A vrai dire, personne ne devait s'y attendre.

    Un cri.

    Il résonna dans la place. D'un seul coup, le brouhaha se tut. Les sourires et la joie s'envolèrent. Il y avait juste l'incompréhension et la peur. Tout ce petit monde s'attroupa autour d'un pied de la tour. Le silence fut un instant maître des lieux, puis la rumeur se mit à courir, emportant un vent de panique en même temps qu'elle.
    Un fantôme ? C'était le mot qui se passait dans la foule, et tout le monde ne tarda pas à vouloir quitter les lieux en bousculant tout sur son passage. Y compris le jeune sylphe. Il s'était accroché à temps à la rambarde pour ne pas être emporté par la masse humaine. Les gens avaient vraiment tendance à paniquer pour un rien décidément. Mais c'était compréhensible. Tout être éprouvait de la peur face à l'inconnu. Et dire que cela avait été une si belle journée au début.

    Dans la bousculade, Acesmé fut malgré lui poussé en arrière et perdit l'équilibre, si bien qu'il tomba à la renverse. En revanche, s'il s'était attendu à rencontrer un sol dur, sa chute fut pourtant sans douleur. Surpris, son premier réflexe fut de se retourner... pour se rendre compte qu'il avait entrainé avec lui une jeune femme qui lui avait malencontreusement servi d'amortisseur. Embarrassé, confus et honteux, il s'empressa de prendre la main de la demoiselle pour l'aider à se redresser.

    « Je suis désolé, vous allez bien !? »

    C'est là qu'il se rendit compte qu'il la connaissait. Des cheveux blancs et des yeux rouges. Une artiste du Lost Paradise.


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Alexander Wenhams
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MessageSujet: Re: EVENT: L'exposition universelle! [PV Tous les rôlistes]   Ven 27 Juil - 23:37

Tout avait été chamboulé par un cri. Un simple cri.
Jusqu'à ce moment décisif, Trinité n'avait quitté le paysage du regard, s'extasiant devant un tel spectacle. Qui pouvait s'enorgueillir d'avoir pu observer la Capitale sous cette angle-là ? Très peu de personnes, cela ne faisait aucun doute. Enfin très peu... jusqu'à l'ouverture de cette exposition.
Il était tellement dommage que cette Dame de fer devait être démontée quand tout cela se terminerait...

Provenant du sol parisien, le cri survint dans le brouhaha ambiant, imposant un silence morbide à proximité. A première vu, il aurait été impossible de savoir qui en était l'auteur, pourtant très curieusement, l'albinos supposa qu'il devait s'agir d'une jeune personne. Plutôt étrange comme supposition étant donné que le son était grave et un peu guttural, faisant tout d'abord penser à un homme adulte.
Beaucoup de personnes se penchèrent pour savoir ce qui s'était passé et bientôt, une rumeur, comme un courant d'air glacial, circula très rapidement jusqu'à ses oreilles.
Un fantôme avait été aperçu.

Allons bon, manquait plus que ça. Bien sûr, elle n'allait pas nier l'existence de ces âmes errantes, elle même en étant plus ou moins une. Elle avait juste la chance d'avoir encore son corps, voilà tout. Condamnée à errer jusqu'à ce qu'elle trouve un moyen de déjouer cette malédiction qui la hantait.
Revenant à l'incident qui commençait à paniquer la foule, Trinité mit quelques temps à comprendre ce qui se passait. De plus en plus de personnes piétinaient non loin d'elle, prenant peur. Mais de quoi étaient-ils effrayés ? Ce fantôme n'allait pas les manger, leur comportement était complétement stupide... Ces humains étaient de véritables idiots, à n'en pas douter.

La magicienne, un peu blasé par cette situation, se rapprocha du bord et se pencha pour voir comment réagissait les foules. Apparemment, elles s'éloignaient de la Tour Eiffel, tentant de fuir une ombre probablement imaginé par l'esprit du garçon.
Malheureusement pour elle, cela se propagea comme une trainée de poudre et ce furent les visiteurs de la Dame de Fer qui cherchèrent à évacuer le lieu le plus vite possible.

Ils étaient tous pressés et ne regardaient pas où ils mettaient les pieds. Telle une masse difforme, ils entrainèrent tout le monde avec eux dans les escaliers. L'albinos, au bord de la tour, eu le réflexe de s'agripper à la rambarde pour ne pas se faire entrainer avec les autres. Bon sang ! Hors de question pour elle de se faire entrainer ainsi. Elle n'aimait pas la foule et l'idée même d'être parmi eux lui donnait des frissons d'angoisse.
Avec Dextérité, elle resta accroché à la barre de métal, jetant un regard noir à tous ceux qui, de temps à autres, se rapprochaient trop près d'elle, manquant de l'embarquer ou pire, la pousser malencontreusement vers le vide. Elle n'avait aucune peur de ce fantôme et attendrait avec acharnement qu'ils partent pour ainsi, continuer sa visite.

Mais quelque chose mit fin à sa lutte acharnée. Un individu fut projeté contre elle, la faisant tomber sur le côté en sa compagnie. Une victime de l'émeute, tout comme elle.
Il se releva et se dépêcha avec un air confus, de l'aider à en faire de même. Trinité était loin de se douter qu'elle tomberait, d'où le fait qu'elle accueillit cette aide avec soulagement. Sa robe était trop longue et trop dense avec ses dentelles, pour qu'elle puisse se redresser seule.
Une fois à nouveau sur ses pieds, après avoir reçu quelques regards agacés de certaines personnes voulant évacuer et qui étaient bloqués par les deux accidentés, elle leva le regard et croisa celui du garçon.

Elle connaissait cette frimousse. Pas un client, non, un artiste. Oui, il travaillait avec elle au cabaret, elle en était certaine. Étrangement, en faisant cette découverte, elle se sentit soulagée. Au moins avait-elle la possibilité de parler normalement avec quelqu'un. Lorsqu'il lui demanda si elle allait bien, Trinité aperçu qu'à son regard, lui aussi l'avait reconnu. Mais tout comme elle, il ne devait pas vraiment savoir quel rôle elle pouvait tenir... Ni même quelle créature pouvait-elle bien être. Peut-être que si, après tout, la magicienne faisait partit des seules personnes à ne pas vraiment connaître avec qui elle travaillait. Encore une fois, elle ne put s'empêcher de regretter l'absence du vampire. En temps que barman, il se devait de connaître de près ou de loin tout le monde, il aurait éclairé sa lanterne...

Trinité hocha la tête pour confirmer qu'elle n'avait rien et soupira légèrement, sentant une pointe d'agacement face à la foule toujours présente. Comment pouvaient-ils avoir si peur de quelque chose d'aussi basique ? Si encore le Malin lui-même avait été lâché dans l'exposition, elle aurait comprit mais là...
Un arrivage de fuyards se fit non loin d'eux, manquant de les faire à nouveau tomber. Heureusement par réflexe, l'albinos attrapa le garçon et l'attira vers la rambarde, esquivant ainsi sans encombre. Cela dura quelques minutes où ils durent rester immobiles, tourné vers l'immensité parisienne. Lorsqu'il n'y eu plus assez d'individu pour les menacer de les embarquer, elle le lâcha et se tourna vers le blondinet.


'' Pensez vous que cette histoire de fantôme est réelle ? Bien que nous sommes les mieux placés pour confirmer que cela existe, je ne peux m'empêcher d'être sceptique... Et les humains aiment tellement en faire de tonnes pour si peu. ''

Penchant légèrement la tête vers le garçon, elle l'interrogea du regard. Elle avait besoin de comprendre un peu la situation et sa venue était plus qu'apprécié par l'albinos.
Mais avant d'avoir une réponse, elle réalisa qu'il ne savait peut-être pas à qui il parlait. Clignant des yeux d'un air embarrassé, même si elle ne savait plus ce qu'était de ressentir ce genre d'émotion, elle rajouta avec empressement.


'' Oh, au fait, c'est Trinité Hawkins. Je suis Magicienne au cabaret, on s'est déjà croisé dans les coulisses il me semble...''

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Aldrick Voelsungen
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MessageSujet: Re: EVENT: L'exposition universelle! [PV Tous les rôlistes]   Jeu 2 Aoû - 0:35

Le commissaire fit tomber la cigarette qu'il venait d'entamer, et son regard noir indiqua à l'indélicat responsable qu'il allait payer chèrement cet affront, à plus forte raison pour l'avoir si familièrement apostropher dans un lieu public et de surcroît bondé! Aboyant excédé envers son interlocuteur:

-Bon sang! Ca va pas de sauter ainsi sur les gens? Combien de fois devrais-je te répéter de te tenir tranquille?!

Se retournant à demi vers Tom Pouce, Aldrick leva le poing prêt à l'abattre sur la tête de son co-équipier mais à mi-chemin, il s'arrêta.

*Qu’est-ce que c'est...?*

Il ne porta guère plus d'attention au blond. Un cri strident avait retenti plus loin, un cri étrange, la foule observa son premier moment de silence de la journée, et avant qu'un second ne fasse écho, il avait attrapé Tom par le bras pour le tirer dans son sillage. Jouant des coudes pour se frayer un chemin, le commissaire n'eut guère besoin d'élever la voix plus qu'à son habitude. De tout son être émanait une aura si forte que chacun savait en son for intérieur qu'il fallait le laisser passer. Que ce soit par peur ou par instinct, les humains lui facilitèrent ainsi l'accès. Tous les regards convergèrent vers le lieu vide, quand on répéta que le fantôme était là. Enfin presque tous. Ses yeux dorés ne purent se détacher de la personne qui indiquait cela. Les sourcils froncés, il fendit la foule des curieux sans efforts, avisa les témoins, puis leurs proches, accordant un vague intérêt à un homme de petit taille, un peu plus à la fiole qu'il tenait en main. Son odeur étant insupportable, il grimaça brièvement mais retint ses sarcasmes. Le murmure reprit de plus belle et la foule sembla vouloir quitter les lieux d'un air paniqué.

Le lycanthrope secoua la tête exaspéré par cette réaction, chercha Tom du regard mais n'arriva pas à le localiser, bien vite il abandonna, le petit homme s'accrocha à lui pour ne pas se faire emporter et par la même occasion rapprocha sa fiole, son odeur l'incommoda et une nouvelle grimace s'afficha sur son visage. Le policier grommela, se défit de l'étreinte indésirable et finit par s'approprier le mégaphone d'un de ses collègues -qui tentait tant bien que mal de contenir la marée humaine- en le troquant contre le pseudo médecin. Autour de lui les autres représentants de l'ordre étaient dépassés et la foule s'affolait tel un animal blessé et craintif.


*Au diable les réprimandes!*

Aldrick sortit son révolver, le chargea, s'arrêta un instant, perplexe, puis un air surpris passa sur son visage avant que sa main ne vienne s'y plaquer. Une lueur de rage naquit au fond de ses yeux dorés.

*Je vais le tuer! Tom, tu me le payeras! Tôt ou tard!*

Définitivement énervé, le lycanthrope réajusta son arme pour échapper à cette vision décalée.

Spoiler:
 

D'un œil expert, il la pointa vers le ciel. Aldrick tira. Les oiseaux s'envolèrent au loin tandis que sous la Tour Eiffel le temps semblait figé. Plus un murmure, plus un bruit. Tous les regards le prirent comme point de mire et c'est d'une voix qui ne dissimulait aucunement son agacement mais tout à fait éligible, qu'il déclara:

-Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, veuillez garder votre calme. Comme vous pouvez le constater : de nombreux agents sont là pour assurer votre sécurité. Veuillez suivre leurs indications et évacuer le périmètre. Il laissa un bref silence ponctuer son propos, tandis que chaque agent semblait de nouveau maître de la situation affichant un sang-froid déconcertant en dépit de la surprise générale. Merci de votre compréhension.

Le brun rangea son arme et laissa aux autres le soin de gérer les éventuels récalcitrants. D'un geste brusque il rendit son mégaphone à son collègue sans mot dire et se tourna vers l'auteur de toute cette pagaille. L'air bourru, il s'accroupit, fixant le gamin blond, il lui rappelait Tom: cela l'énerva d'autant plus. Il fourra sa main dans sa poche, y serra le poing, sentit la veine sur sa tempe grossir mais interrogea simplement en sortant de quoi noter de son costume sombre:

-C'est toi qui a vu le "fantôme" en premier, jeune homme? L'enfant acquiesça. Je suis le commissaire Voelsungen. Quel est ton nom? Tu veux bien m'en dire plus?

Sous ses doigts le carnet était si serré qu'il se cambrait légèrement, froissant les feuilles par endroits.


HRP:
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Edward White
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MessageSujet: Re: EVENT: L'exposition universelle! [PV Tous les rôlistes]   Jeu 2 Aoû - 16:30

    Bon sang ! Mais où était passé Andréa !

    Edward avait traversé la foule sans encombre pour se rapprocher du centre de la place. Subjugué par la beauté de la dame de fer, il avait avancé sans prendre garde à la maladresse de son neveu qui s'était évidemment égaré. Il passa une main nerveuse sur son visage, sans réussir à réprimer un soupir las. Quel empoté celui-là ! Et avec cette foule, même son excellent odorat ne l'aiderait pas à le retrouver, l'air était bien trop inondé des parfums de ces dames pour y percevoir quoi que ce soit. Rageur, il ferma un bouton de son long manteau et se mit à la recherche de son neveu. Avec un peu de chance, il avait eu la bonne idée de ne pas monter sur la tour et il finirait par le retrouver dans un coin à l'abri du tumulte. 

    Il allait atteindre la fontaine lorsqu'un effroyable cri lui fit faire volt face. 

    La pensée qu'il soit arrivé quelque chose à Andréa s'imposa dans son esprit avec une telle force, qu'il s'empressa de fendre la foule tétanisée pour rejoindre le lieu d'où le râle s'était élevé. La chose était difficile, car après un long moment d'incrédulité, le mot « fantôme » commençait à circuler entre les lèvres et un vent de panique souffla sur la foule de visiteur. Une marrée humaine désordonnée allait et venait entre les pieds de la tour, percé ça et là de quelques appels paniqués. Edward bataillait contre ces vagues de bras et de jambes et il se rapprocha tant bien que mal de ce qu'il cherchait. Son cœur battait à tout rompre, mais son visage ne laissait entrevoir qu'une furreur naissante. Son esprit tournait à vive allure, cherchant à se persuader que ce n'était pas Andréa qu'il avait entendu. Mais si c'était lui, qu'est-ce qui avait bien pu se passer ? Et pourquoi parlait-on de fantôme ?!

    À force d'achernement, le roi des Lycanthropes parvint à s'extirper des remous de panique, mais ce ne fut que pour déboucher sur une forteresse inexpugnable de curieux. Tous s'étaient attroupés là et observaient avec des yeux dégoutant la petite scène qui s'était offerte à eux. Une rage violente monta au galop en Edward qui ne supportait pas l'idée que tous ces hommes, puant de connaître le malheur qui avait frappé, pouvaient peut-être se délecter de la panique de son fragile neveu. Le loup-garou fulminait, mais ne réussissait pas à voir de quoi il en retournait. Une terrible odeur âcre s'échappa alors du cœur de l'attroupement, suivit d'un coup de feu qui fusa vers le ciel. Edward pâlit, de plus en plus inquiet pour Andréa. Il s'apprêtait à fendre la foule avec toute la violence de sa race lorsqu'une voix familière s'en échappa. Aldrick. Aussi rassuré que courroucé de savoir son grand rival au cœur de l'affaire, Edward profita de la surprise provoquée par le commissaire pour partir à l'assaut de cet étau humain avec une excuse toute faite.

    « Excusez-moi, poussez vous, je suis journaliste, pardon ! »

    On le laissa passer sans rechigné et il atteignit enfin le centre de toutes les attentions.

    Quel ne fut pas sa joie lorsqu'il vit qu'à la place d'un grand lampadaire brun et tout sec se trouvait, pâle comme la mort, un bel Adonis au boucles blondes et au visage d'ange. Le loup-garou laissa échapper un soupire de soulagement avant de poser son regard sur Aldrick déjà en plein travail. Il questionnait le témoin de façon toujours un peu abrupte et celui-ci lui répondit d'une voix faible et tremblante :

    « Je… Je m'appelle Louis, monsieur. Louis Fermant. Il déglutit, le visage en trempé de sueur. Il… Le fantôme a traversé le pied de la tour. Il est passé à travers le béton ! Rentré d'un côté et ressorti de l'autre ! Là bas ! Ô je vous jure que c'est la vérité, je ne l'ai pas imaginé. C'était un homme, assez grand et plutôt jeune. Il a une silhouette féminine, mais… mais c'était bien un homme et il avait un air de filou ! »

    Le jeune homme, encore terrorisé, laissa Edward perplexe. Lui pouvait jurer qu'il ne s'agissait pas d'un de ses employés, quant-à savoir si c'était un fantôme ou un pur effet d'une imagination débordante, c'était une autre affaire. Il pouvait s'agir d'une simple porte dérobée qui aurait trompé le garçon, comme d'un véritable esprit, `ce qui serait bien plus compliqué à expliquer. Le lycan posa un regard curieux sur le pied concerné et se retournant vers le garçon, il s'aventura à son tour à poser une question. Il allait certainement s'attirer les foudres d'Aldrick, mais l'affaire l'intriguait. 

    « Excusez-moi jeune homme, je travaille pour la presse. Est-ce que l'homme en question se dirigeait vers un endroit précis ou portait-il quelque chose d'inhabituel ? »

    Le garçon releva ses iris de saphir sur Edward. Son esprit troublé mit un moment à comprendre et le souvenir de la scène défigura légèrement son visage parfait d'une grimace d'effroi.

    « Maintenant que vous le dite… Je crois qu'il venait du pavillon de taille de diamant. Je le suivais du regard car il avait l'air joyeux mais semblait pressé. Il fronça les sourcils. Mais il ne portait rien… Il avait les mains dans les poches. »

    Edward tourna un regard discret mais conquérant vers Aldrick. L'affaire s'annonçait intéressante et le malicieux lycanthrope était bien décidé à mettre des bâtons dans les roues du grand commissaire.

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MessageSujet: Re: EVENT: L'exposition universelle! [PV Tous les rôlistes]   Lun 13 Aoû - 17:44

    De par le regard de la jeune femme aux cheveux blancs, Acesmé sut qu'elle aussi l'avait reconnu. Certes, ils ne s'étaient jamais vraiment parlé et étaient moins que des connaissances, mais ils avaient tout de même des physiques assez marquant. Et puis même s'ils n'avait jamais échangé que deux ou trois mots, ils auraient été un comble pour des artistes travaillant au même endroit que de ne pas se reconnaître.
    Mais si le jeune sylphe avait un trou de mémoire quant au nom de sa camarade, il savait toutefois qu'elle s'occupait de faire des spectacles de magie. Quand il n'avait rien de mieux à faire le blond regardait souvent les prestations de ses collègues.

    Alors que la demoiselle venait de faire signe au sylphe qu'elle allait bien, la foule les bouscula à nouveau. Mais l'albinos fut plus rapide à réagir, se collant à la rambarde tout en entrainant le blond avec elle. Si le mouvement surprit Acesmé, il comprit bien vite son utilité. Avec tous ces fuyards, c'étaient encore un coup à se faire renverser. Il remerciait d'ailleurs sa nature de sylphe en cet instant. Si un maladroit venait à le bousculer hors de la rambarde, il s'en sortirait sans aucun dommage.
    Il leur fallu attendre quelques longues secondes pour pouvoir enfin être au calme, le temps que la majorité de la foule ait quitté les lieux. La jeune femme relâcha donc le garçon -qui eut pour réflexe de se frotter un peu le bras- avant d'ouvrir une conversation.

    « Pensez vous que cette histoire de fantôme est réelle ? Bien que nous sommes les mieux placés pour confirmer que cela existe, je ne peux m'empêcher d'être sceptique... Et les humains aiment tellement en faire de tonnes pour si peu. »

    Là, Acesmé ne savait que dire. Les gens avaient tendance à tout exagérer. Et même en supposant que le responsable du cri ait bien vu quelque chose, comment être sûr qu'il s'agissait d'un esprit égaré ? Il pourrait très bien être question d'un être surnaturel n'ayant rien à voir avec ça. Les humains avaient la fâcheuse tendance à confondre les choses et à tout mettre dans le même panier. On leur montrait une salamandre et ils criaient au dragon.
    Toutefois l'albinos n'attendit pas sa réponse pour enchaîner.

    « Oh, au fait, c'est Trinité Hawkins. Je suis Magicienne au cabaret, on s'est déjà croisé dans les coulisses il me semble...
    -En effet. répondit le sylphe. Je suis Acesmé Haure. Quant à votre question, je suis contraint d'avouer ne pas en savoir plus que vous. »

    Il jeta un coup d'œil à la foule toujours rassemblée au pied de la Tour.

    « De plus, n'ayant jamais rencontré de fantôme je ne saurais vraiment tirer le vrai du faux de cette rumeur. Mais je ne peux m'empêcher de me dire qu'un esprit aurait peut-être été plus discret que ça dans cette masse d'humain. Qu'en pensez-vous ? »


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MessageSujet: Re: EVENT: L'exposition universelle! [PV Tous les rôlistes]   Mer 15 Aoû - 14:13

A peine arrivée au premier étage de la tour de fer, Adèle s'était précipitée en direction des ascenseurs, certaine qu'elle y trouverait son ami, sortant nonchalamment de la boîte en métal. Elle l'avait même appelé, pleine de l'espoir qu'il lui répondrait aussitôt. Mais les portes s'étaient ouvertes, la foule en était sortie, et elle n'avait toujours pas reçu la moindre preuve de sa présence. Alors la jeune fille s'était arrêtée, soudain perplexe, et avait cherché du regard la silhouette qu'elle était persuadée d'avoir vu monter en compagnie des autres.

Peu de temps lui fallut avant que son regard ne se pose sur la frimousse rousse qui s'attardait près de l'ascenseur. Si semblable à celle d'Adrian, vue de loin. Mais peut-être s'était-elle trompée, finalement. Il lui tournait le dos, pour le moment. Difficile de se faire une idée précise sur la question. Il fallait qu'elle voit son visage.

D'un pas vif, elle s'élança vers lui, se faufilant entre ceux qui partaient en sens inverse pour aller voir la vue depuis la tour. Quelques pas seulement suffirent pour se retrouver à son niveau, et elle posa une main sur son épaule pour le pousser à faire volte face.

« Excusez-moi... Euh... »
Le jeune homme se retourna... Et l'illusion vola en éclats. Il n'était pas Adrian, n'avait d'autre point commun que la couleur de cheveux, la grande taille et la silhouette de gringalet. Adèle s'était trompée. Le violoniste devait être resté au pied de la tour à l'attendre.

Ce fut une once de déception dans la voix qu'elle s'excusa de l'avoir dérangé :

« Pardon, je vous ai pris pour quelqu'un d'autre... »
Le garçon hocha de la tête pour montrer qu'il avait compris et qu'il n'y avait rien de mal dans une telle méprise. Puis il retourna à ses occupations, laissant derrière lui une marionnette encore plus perdue.

Un dernier coup d’œil autour d'elle pour s'assurer qu'elle s'était véritablement plantée, et elle se tourna en direction des escaliers, dans le seul but de redescendre et de reprendre ses recherches au pied de cette merveille d'architecture. Mais c'était sans compter sur le cri.

De là où elle se trouvait, Adèle n'avait pas entendu grand chose. Juste un son ténu, étouffé par la hauteur, la cohue générale et l'amoncellement de métal qui se trouvait sous ses pieds. Mais elle avait bien vu le soudain mouvement de ceux qui avaient identifié le bruit et s'étaient avancés vers les bords de la plate-forme pour essayer d'en comprendre l'origine. Intriguée, la jeune fille se figea et les observa, à moitié inquiète et curieuse de savoir ce qui se passait un peu plus bas.

Puis, la rumeur arriva comme un début de réponse. Elle se déversa d'une rapidité effarante à travers les occupants de la tour et sema la panique sur son passage. Bien vite, tous ces gens calmes et silencieux furent pris d'un mouvement de fuite en direction des escaliers. Tous n'avaient qu'un seul mot à la bouche et le répétaient çà et là sur leur passage, pour prévenir. Fantôme. Comme s'ils craignaient que l'être ne vienne les trouver dans ces hauteurs et ne les prenne en otage. Les bloquant dans cette tour en sa compagnie ; les empêchant de redescendre pour lui échapper.

Le mouvement général guidé par la peur plaqua la marionnette contre la paroi de l'ascenseur, empêchant toute tentative de mouvement de sa part. Aussi ne chercha-t-elle pas à luter. Elle s'abandonna simplement contre la paroi, les yeux fermés, attendant que les coups et les bousculades cessent. Sa présence face au mur lui épargna la peine d'être jetée au sol et piétinée. Chose qu'elle ne regrettait pas un seul instant, même si l'armature de fer n'avait rien de bien confortable.

Puis, progressivement, les gestes saccadés dans son dos s'atténuèrent, laissant place à un calme naissant. Adèle se risqua à s'éloigner de son pseudo-abri pour regarder autour d'elle. Quelques personnes quittaient encore la tour, mais un peu plus calmement, le plus gros de la foule ayant d'ors et déjà déserté les lieux. D'autres, moins nombreux, restaient en retrait. Ayant réussi à échapper au mouvement de panique et ne comprenant tout à fait quel vent de folie venait de frapper la foule. Ou se rassemblant par groupes pour discuter à vive voix de cette rumeur qui s'était propagée si soudainement.

La marionnette n'avait pas très bien compris ce qui venait de se passer. Y avait-il un fantôme qui se promenait au milieu de la foule ? Si c'était bien le cas... De quoi avaient-ils peur, au juste ? Un 'fantôme' immatériel n'était pas capable de beaucoup de choses. Il ne pouvait pas toucher, ne pouvait pas saisir. N'est-ce pas ? A vrai dire, elle se disait cela pour se rassurer. Parce qu'elle n'avait pas encore eu l'occasion de rencontrer tel spécimen. Et elle préférant éviter que la peur de l'inconnu ne l'envahisse.

Espérant sans doute en apprendre un peu plus en regardant ce qui se passait aux pieds de la tour, Adèle prit la direction des barrières qui démarquaient la limite de l'étage. Elle ne s'arrêta pas très loin d'un petit duo auquel elle n'avait pas fait bien attention, formé d'une albinos et d'un garçon blond, et se pencha par dessus la rambarde. Son regard se perdit un peu dans la foule en contrebas, et elle eut un vif mouvement de recul, soudain prise de vertige. Bon dieu, ce qu'ils étaient hauts !

C'est alors qu'elle entendit les derniers mots prononcés par le garçon.

« ...pêcher de me dire qu'un esprit aurait peut-être été plus discret que ça dans cette masse d'humains. Qu'en pensez-vous ? »
Intriguée, la marionnette tourna la tête dans leur direction, les mains posées sur la rambarde et se mit à les observer. Mais pas très longtemps, car la jeune femme aux cheveux blancs surprit son regard et posa ses yeux rougeoyants sur elle. Adèle s'en retrouva troublée. Elle ne s'était pas rendue compte qu'elle les dévisageait avec autant d'indiscrétion. Mais maintenant qu'elle était repérée, elle n'allait pas garder ses distances.

Elle s'avança vers les deux jeunes gens et s'adressa à eux, tentant de mettre un peu plus d'assurance dans sa voix que dans ses gestes hésitants.

« Excusez-moi, j'ai surpris votre conversation et... Vous pensez qu'il ne s'agissait pas vraiment d'un fantôme, c'est bien ça ? »
La jeune femme espérait au fond que leur réponse serait positive. Qu'il n'y avait pas de fantôme dans les rues de Paris.


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: EVENT: L'exposition universelle! [PV Tous les rôlistes]   Ven 7 Sep - 17:28

Event | Intervention n°4
Quatrième Indice | Observés



Ah ah ah !

Ce qu’ils sont bêtes ! Vraiment, des idiots, des andouilles finies. Regardez les se bousculer, tous paniqués par un simple mot.

« Fantôme. »

Vraiment ! Comme si cela pouvait exister. C’est une idée bien saugrenue, et si le professeur l’entendait il est certain qu’il rirait de bon cœur. Enfin, s’il en souriait, cela serait déjà un bon début. Il est tellement angoissé et si peu enclin à l’amusement, c’est bien là un homme de science. Mais passons. Je ne vais pas penser à ce vieil homme alors qu’il y a tant de drôleries dans la petite scène qui se joue. J’avoue que je suis fier. Si peu pour mettre le bazar ! Je n’en espérais pas tant pour mon premier coup. En fait ce n’était même pas prévu au programme, mais je n’arrive pas à me détacher du spectacle. Regardez là, cette petite maman affolée qui court partout en hurlant le nom de sa fille. Elle s’égosille sans succès, elle est perdue. Quelle femme indigne tout de même ! Non ? Ah… Cela s’annonce moins amusant. La police intervient. Diantre, toujours là pour gâcher les plaisirs celle-là.

Ce doit être le commissaire, il est bien grand. Je crois en avoir entendu parlé, M. Poelsungen je crois. Enfin, quelque chose qui y ressemble. Je n’ai pas à m’en soucier, ce n’est pas comme s’il pouvait m’attraper. Et puis, si c’est un homme sensé, il ne va pas croire ce petit être qui parle de fantôme ! Ce serait idiot. Mais le plus amusant dans tout cela c’est que ce jeune homme doit certainement être en train de lui dire la vérité. Ô comme je l’imagine bien. « Il est passé à travers le pied, il est passé à travers le pied ! » Personne ne te croira petit vers, pourtant il n’y a pas un seul mensonge qui ne sorte de ta bouche. Mon corps est subtil mon ami, et je n’en reste pas moins homme. Il n’y a pas un morceau d’ectoplasme dans le beau Morand que tu as vu là ! Bah… Il ne faudra pas être triste, tu finiras chez les fous comme cette femme du Petit Tailleur ! Vous vous y plairez à parler de fantôme et moi je coulerais des jours heureux avec tout ce que je viens d’emprunter. Ah mais non ! Allons, je ne vais pas m’arrêter là, ce serait trop bête. Ce n’était qu’un test, un petit essai avant de se lancer dans une entreprise bien plus grande ! J’ai toujours rêvé de visiter la banque de France ~

Mais n’ayez crainte, je viendrais vous voir dans votre asile, quand la folie aura fini de ronger ce qui vous reste de raison. Je m’installerais à votre table à tous les deux. Madame Arlot à droite et toi, jeune homme à ma gauche, et je vous raconterais tout. Je vous raconterais que tout cela est vrai et que vous n’étiez pas fou. Que ce miracle était dû à ce cher professeur Bouvancourt qui nous aura alors quitté depuis longtemps. Je vous chanterais les louanges de la science, vous laissant pantois et désespérés. Vous serez les seuls à savoir et emporterez ce secret dans votre tombe, tout comme je le ferai. Incompris jusqu’à la mort. Quel dommage ! Tout cela pour avoir égaré vos yeux sur moi au cours de quelques minutes de votre vie !

Et moi… Ô, moi je serais riche. Je serais comte ou peut-être duc. Duc Morand. Cela me plait fort. J’espère que vous aimerez.

Ah ! Regardez tous ces gens qui discutent, qui s’interrogent. Jamais ils ne sauront, jamais même ils ne se douteront de qui a pu causer pareille pagaille. C’est si drôle de les voir. Ils guettent, surveillent, comme si à eux seuls ils pouvaient trouver. Que c’est sot ! Ah ah ah ! Vous êtes tous si bêtes, dire que je vous observe tous à l’instant, sans que vous ne puissiez vous en douter. Pourtant on me voit ! Mais j’avoue m’être bien caché.

Ah mais le temps s’écoule, je dois me hâter. Je m’excuse de ne pas pouvoir rester plus longtemps à vous observer. Cela aurait été avec plaisir, mais le professeur m’attend, je dois me presser de rentrer pour retrouver un peu plus de solidité, voyez vous. Je ne vous manquerais sans doute pas, vous avez l’air de tellement vous amuser entre idiots ! Vraiment, je pars sans regret ! N’insistez pas ! À bientôt jolie Tour Eiffel !

Je traverse un mur et hop, direction les quartiers du professeur !

Qui suis-je ?



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MessageSujet: Re: EVENT: L'exposition universelle! [PV Tous les rôlistes]   Sam 20 Oct - 16:18

conclusion event lost paradise

Auteurs : Trinité, Edward et Aldrick
Tableau : Gaston Roux - Nuit de fête à l'exposition universelle
    Acesmé semblait aussi interrogatif que Trinité, se demandant qui pouvait bien être ce fantôme. Était-ce réellement une âme défunte ou quelqu'un s'amusait à jouer les petits plaisantins afin de mieux terroriser la population humaine ? La magicienne soupçonnait fortement la deuxième hypothèse et n'appréciait pas cela. On ne devait pas se moquer ainsi.
    Mais alors qu'ils parlaient tous deux des événements, une jeune demoiselle apparut dans son champ de vision. Une des rares personnes encore présente au sommet de la Dame de fer. Elle le regardait, semblant avoir entendu une partie de leur conversation. Jusqu'où avait-elle entendu ?
    La magicienne dévisagea à son tour l'inconnue, la trouvant peu ordinaire. Tout comme elle, elle ressemblait à une poupée, sans aucune imperfection que le temps aurait pu lui causer. Oui, cela était étrange de penser cela, mais malgré elle, Trinité sentait qu'elles se ressemblaient un peu.

    Elle finit par venir vers eux et, timidement, leur demanda leur avis sur le fantôme. Ainsi elle avait effectivement entendu ce qu'Acesmé avait dit. Mais peut-être pas suffisamment pour s'imaginer face à qui elle avait à faire.
    Par politesse, Trinité hocha légèrement la tête pour confirmer sa question, préférant parler plutôt que de rester mystérieuse.

    « Effectivement, nous pensons qu'il ne s'agit pas d'un fantôme. La mentalité humaine panique face à des événements qu'elle ne peut expliquer, d'où ce qu'il se passe en ce moment même. Mais je suis certaine qu'il y a une très bonne explication à tout cela... »

    Laissant son regard repartir vers le sol, elle repéra un petit groupe de policier qui semblait interroger quelqu'un. Le garçon qui avait crié ? À présent, elle était curieuse et avait envie de descendre pour en savoir un peu plus. Il était évident qu'ils n'allaient pas lui expliquer ce qui se passait, mais avec la fuite des visiteurs, elle n'aurait aucun mal à s'en approcher.
    Elle avait envie de descendre à présent, il fallait qu'elle en sache un peu plus sur les évènements. C'était certes idiot, mais rester en haut de la tour n'allait pas éclairer sa lanterne.

    « Veuillez m’excuser. À présent que la foule s'est atténuée, je pense redescendre afin d'en savoir davantage. Fantôme ou non, ce n'est pas cela qui m'empêchera de profiter du reste de l'exposition. Bonne continuation. »

    Avec un sourire aimable qu'elle avait l'habitude de feinter lorsqu'elle était face à des civils, elle salua l'inconnue et Acesmé, puis tourna les talons en direction des ascenseurs. Il n'y avait plus personne, aussi était-il plus facile pour elle d'en emprunter un pour pouvoir retrouver le plancher des vaches sans se fatiguer.
    Comme la magicienne l'avait deviné, personne ne lui bloqua le chemin lorsqu'elle regagna le sol parisien. Malgré quelques policiers et des curieux moins effrayés que le reste de la population, tout paraissait vide et étrangement calme... Ce qui soulagea immédiatement Trinité. Oh comme la foule pouvait être horripilante. Si elle pouvait encore ressentir quelque chose, elle aurait probablement craqué depuis longtemps.

    Un petit coup d'œil vers la « scène de crime » l'informa sur une chose qui la prise au dépourvu: Le directeur du Cabaret était également sur les lieux, semblant converser avec des policiers. Tiens donc, elle ignorait qu'il s'entendait bien avec eux...
    Elle l'observa un instant, puis détourna le regard lorsqu'une voix l'interpella non loin de là. Un homme semblant angoissé murmurait pour lui-même des choses qu'elle ne parvenait qu'à entendre à moitié. Il n'était vraiment pas loin d'elle et aussitôt elle se retourna vers lui, le reconnaissant. Lui !!

    Ce petit plaisantin avait osé fuir en pleine séance de divination, elle avait toujours eu horreur de devoir interrompre son travail.
    Le visage fermé, elle s'avança vers lui et l'appela, s'apprêtant à lui rappeler qui elle était et pourquoi elle venait le voir. Mais lorsqu'il l'aperçut, son visage changea de couleur, virant dans un pâle macabre, comme s'il était terrifié. Il l'avait donc reconnu... Et il était en train de la fuir !

    « 'Monsieur, je vous demande de vous arrêter... Monsieur !! »

    Elle ne comprenait pas cette attitude, mais ne comptait certainement pas renoncer. D'un pas décidé, elle commença à le suivre, lui qui semblait tenter de contourner discrètement le centre de la place… Mais c'était sans compter l'albinos qui s'était mis en tête de le convaincre de terminer sa séance avec elle…

    Non loin de là…

    La jeune victime venait de terminer son témoignage lorsque le flair d’Edward le fit brusquement tourner la tête vers la foule. Du haut de son mètre quatre-vingt-seize, il n’eut aucun mal à apercevoir, par-dessus un océan de chapeaux, deux personnages qui semblaient jouer au chat et à la souris. Le chat était l’une de ses employées, habituellement discrète, la souris, un de ses anciens clients qui avaient fui son cabaret au beau milieu du spectacle. Le loup-garou resta perplexe quelques secondes jusqu’à ce qu’un souvenir vienne l’éclairer sur la situation.

    Cela s’était passé quelques semaines plutôt. Un étrange client, quelque peu angoissé, s’était précipité vers la sortie du cabaret bien avant la fin de la représentation. Il avait ainsi coupé court à une séance de cartomancie avec Trinité qui était rapidement venue évoquer l’accident avec le patron du Lost Paradise. Edward l'avait écouté avec intérêt, mais la jeune fille n'avait eu qu'une prédiction floue et le lycanthrope fut contraint de classer l'affaire sans suite.

    Elle lui avait expliqué avoir vu ce même client en grande discussion avec un jeune adulte au fort tempérament. Celui-ci ne cessait de lui donner des ordres tout en revenant sans arrêt aux mêmes sujets. Argent, vol et un grand nombre de compliments pour sa propre personne. Trinité apprit au court de cette vision les noms des deux individus, mais le plus jeune restait sans visage pour elle et il lui fut impossible d'en apprendre plus sur lui. Cependant, elle réussit à déduire que le second était un scientifique, ou plutôt un physicien et que c'était l'un de ses projets qui intéressait le dénommé Morand. Le reste relevait de l'imbroglio le plus total. Les paroles et les images s'étaient mélangées pour un résultat sans queue ni tête.

    Et maintenant qu'Edward y repensait, cet homme-là était le même que l'individu au comportement étrange qu'il avait vu dans la Galerie des Machines et s'il croisait tout cela avec les éléments dont il disposait, alors cet homme ne pouvait être que le complice du soit disant fantôme qui avait traumatisé le jeune Louis Fermant.

    Par un génie absolu, le scientifique aurait réussi à créer une machine capable de rendre un homme subtil, ou plutôt intangible. Le gredin en aurait alors profité, voyant là l'occasion de faire les plus gros casses de l'histoire. Quel voleur ne rêverait pas de pouvoir traverser les murs dans la simplicité la plus totale ? Il aurait alors fait un premier test au magasin du petit tailleur et, sortit fort de son succès, il aurait retenté l'expérience avec en ligne de mire, le pavillon réservé à la taille des diamants. Malin. Cela expliquait la vision d'effroi qui terrifia la gérante de la petite échoppe et le solide jeune homme, humble touriste venu se repaître des beautés de la Tour Eiffel. Tout semblait concorder, mais encore fallait-il pouvoir s'assurer de la vérité de ces déductions.

    Edward ne quittait pas des yeux le petit duo qui se frayait un chemin dans la foule et il remarqua bien vite que son employée perdait du terrain sur le bandit. Il s'empressa d'attirer Aldrick à lui — chose aussi rare que déplaisante pour le commissaire — sans autre explication qu'un : « Viens, il faut que je te parle! »

    Sans lui laisser le temps de rétorquer quoique ce soit-il l'emmena à l'écart du reste de ses troupes, sous les regards perplexes de ses collègues. Une fois la distance parcourue, Aldrick afficha son sempiternel air de mécontentement, qui lui était spécialement attribué, s’arrêta net, croisa les bras et lâcha avec une colère sourde dans la voix:

    « Vas-tu enfin te décider à me dire de quoi il en retourne? S'il s'agit juste de couvrir tes arrières vis-à-vis de ta "nouvelle profession de journaliste" inutile de m'en donner l'ordre, je l'aurais fait de toute façon! Mes gars connaissent la presse et... »

    Le brun n'acheva pas. Ils n'avaient pas de temps à perdre en bavardages inutiles. Edward avait sorti le grand jeu. De toute sa personne émanait cette prestance si singulière qui infligeait si régulièrement et contre leur gré le silence à n'importe quel lycanthrope. La même que celle dont faisait preuve le père du commissaire jadis : la prestance d'un loup-garou courroucé.

    Reprenant un semblant de contenance, sans pour autant se défaire de son duel visuel par pure fierté, le policier lâcha :

    « Qu'y a-t-il donc à la fin? »

    Là-dessus, Edward exprima son raisonnement, certes un peu irréel, mais bien loin d'être dénué de sens.

    « Est-ce que ça te dit quelque chose Morand ? Je crois que c'est lui le fantôme. »

    « Morand ? Le Grand Morand, hein ? Ca fait des mois qu'il sème la pagaille dans le coin, il a — selon les rares témoins — commis diverses agressions et vols. S'il s'était rendu capable de traverser la matière, il aurait pu pénétrer chez des particuliers ou encore dans un pavillon mais je doute qu'il eut pu choisir de traverser des choses et d'autres pas. Sans l'aide d'un autre il ne... »

    « Et tu vois l'homme là-bas ? C'est un de ses complices, un certain Bouvancourt. Je ne sais pas si ça t'éclaire, mais il est sans doute la cause de tout ça et il doit savoir comment y mettre fin. »

    Le visage de l'agent se ferma légèrement et il resta quelques secondes perplexe, avant de déclarer :

    « Monsieur Bouvancourt est un physicien de renom, ses travaux sur l'immatériel ont fait beaucoup parler de lui, en revanche il a été enlevé... Son appartement a été retrouvé sens dessus dessous, il a quelques semaines, et c'est sa petite fille qui nous a alerté. Il y avait du sang, on s'y était battu. On n'a pas encore retrouvé sa femme non plus... » Aldrick jeta un bref coup d'œil à l'homme désigné.

    Admettrait-il que s'il était vraiment là aujourd'hui, ça voulait sûrement dire, que Morand ne pouvait pas se passer de lui. Au point de prendre le risque de le laisser retrouver sa liberté partiellement ?

    « Depuis quand es-tu si bien informé? »

    Le lycanthrope fronça légèrement les sourcils espérant que le commissaire ne ferait pas le difficile et tâcherait d'aller l'interpeller. Il préféra tout de même préciser à demi-mot :

    « Ne te fais pas d'illusion, je n'ai rien à voir avec ça. Je viens simplement de faire le lien entre tous les incidents et le résultat de la divination d'une de mes employées. »

    Il se tue. Pas besoin d'en dire plus. C'était maintenant au commissaire de faire son travail.

    Aldrick eut un ultime regard de défi pour Edward, et ce dernier lui précisa bien qu'il n'avait aucun autre lien dans cette affaire que celui qui l'unissait à son employée. L'agent grogna. Il ne mentait pas. De loin, il fit signe à ses hommes de se rapprocher de l'individu et de cerner le périmètre. Celui qui le laisserait filer aurait droit non seulement à un entretien particulier dans son bureau, mais aussi se passerait de vacances de Noël.
    C'était certes un peu cruel, mais si Edward avait vu juste, mieux valait être précautionneux, on n'avait pas tous les jours l'occasion de remonter jusqu'à Morand, et bien plus que lui, c'était son réseau de mafieux qu'il fallait mettre en échec.

    Monsieur Bouvancourt était tellement obnubilé par le fait de semer son assaillante qu'il ne fit aucun cas de sa présence, et le brun n'eut guère d'efforts à fournir pour se retrouver nez à nez avec le physicien. Sans trop forcer, il l'obligea à le suivre, et son assaillante presque imperturbable eut pour simple réaction un froncement de sourcil qu'il mit sur le compte de la perplexité.
    Le commissaire la salua poliment, la remerciant à la hâte en enfonçant son chapeau pour lui avoir tant facilité le travail et l'invita à se rendre auprès d'un agent pour y laisser une éventuelle déposition. À ses mots Bouvancourt devint encore plus blanc qu'il ne l'était déjà — ce qui en soit était assez alarmant... Heureusement laissé au bon soin de son second, il fut plus apte à coopérer les minutes suivantes.

    *Billy m'épatera toujours ! Comment fait-il pour s'attirer si vite la sympathie des autres ? C'est inexplicable !* Songea l’agent.

    « Bonne nouvelle chef! » S'écria le blond en lui tapant dans le dos. « Il accepte de nous livrer Morand à condition que sa peine soit allégée auprès du juge, et que sa "femme soit délivrée des griffes de ce gredin", comme il me disait tout à l'heure. Autre chose chef, il dit que d'ici un quart d'heure, ils doivent se retrouver dans les quartiers qu'il lui a aménagé et que s'il n'y va pas, dieu seul sait ce qu'il est capable de faire! »

    « Ses quartiers? Où est-ce? »

    « Près du Pavillon des Beaux-Arts. » La surprise avait dû s'immiscer sur le visage du commissaire car son bras droit toussota légèrement pour le faire sortir de sa torpeur. « Si on se dépêche on peut déposer Bouvancourt dans cinq minutes et devancer Morand ! »

    « Alors allons-y! »

    Comme l'avait prédit Billy, en un temps record ils furent sur les lieux, eux-mêmes encerclés à distance, des agents postés ci et là se cachaient tandis que Bouvancourt, au centre de la mascarade frôlait un naturel surprenant.
    Bientôt suivi de Morand, qui ne prit pas la peine de passer par la porte, lui préférant le mur voisin. Il entra l'air triomphant dans la pièce, jubilant : il avait réussi ! Il s'enquit auprès de son complice de l'air effrayé des Parisiens, tandis que Billy, deux autres hommes, et Aldrick se tassaient du mieux qu'ils pouvaient derrière l'imposante bibliothèque.

    « La foule n'en revenait pas... Ça... Ils ont vraiment cru à un fantôme… comme chez le petit tailleur... »
    « Exactement! Dommage que cela soit si bref, une heure c'est vraiment trop court ! »
    « Je n'ai pas encore réussi à... »
    « Ô mais ça ne saurait tarder! Puisqu'autrement votre charmante Jane ne verra plus la lumière du jour...ni quoique ce soit d'autre d'ailleurs hormis l'enfer peut-être ! »
    « Vous ! Je vous interdis de...! »
    « M'interdire? » Morand explosa d'un rire tonitruant. « Vous n'êtes pas en position de m'interdire quoique ce soit cher professeur ! Ne l'oubliez pas! »

    Bouvancourt serra les poings, mais n'ajouta rien, se contentant de détourner le regard pour éviter de laisser place à sa colère. Amusé, Morand tourna autour de lui tel un vautour prêt à se repaître d'une carcasse. Finalement Morand posa sa main avec violence sur l'épaule du vieil homme et celle-ci ne traversa plus rien.
    « Oh ? Ca y est, me voici redevenu le Grand Morand en chair et en os ! C'est vraiment trop court ! »
    Bouvancourt courba l'échine, sans toutes fois, trouver quoique ce soit à redire.

    Face à lui Billy lui lança un regard interrogateur. Aldrick eut un geste de dénégation.

    « Bien... Fort bien ! » Fit Morand en fourrant sa main dans sa poche pour en extraire des diamants gros comme des poings, des bijoux de toutes tailles, et quelques billets. Un rire malsain résonna alors dans la pièce, désagréable à l'oreille, rauque, et dénué de remords, à celui-ci se mêla le son lointain du clocher de la Chapelle Notre-Dame de Bonne Espérance, et au troisième coup seulement la porte s'ouvrit dans un fracas assourdissant, faisant place à une invasion de policiers. Aldrick et Billy pointant, comme leurs collègues, leur arme sur Morand, s'écrièrent en chœur:

    « Plus un geste! Vous êtes en état d'arrestation Morand ! »

    Le bandit sursauta, faisant tomber ainsi sur le sol tout son butin, fixant — sans comprendre d'abord — les agents, puis Bouvancourt qui a son tour levait timidement les mains en affichant un sourire vainqueur.

    « Toi ! C'est de ta faute ! Comment as-tu osé ?! »

    Sans réfléchir d'avantage, il se rua sur son vis à vis, mais le bruit bien distinct d'une sécurité retirée, fut si proche à son oreille qu'il n'eut le temps d'abattre son poing ni sur Bouvancourt qui se cachait le visage par instinct, ni sur Billy qui avait su s'interposer entre eux deux. Son arme, tout comme celle du commissaire, était pointée sur son crâne.

    « Vous avez le droit de garder le silence, » continua Billy le souffle très court, « tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous... »

    Morand baissa son poing, Aldrick fit de même avec son arme puis lui passa les menottes et en moins d'une heure, Jane Bouvancourt fut retrouvée saine et sauve, amaigrie et chancelante, dans une cave voisine "aux quartiers" du professeur mais si heureuse de revoir son mari que même les recommandations du médecin visant à limiter ses déplacements furent aussi vite oubliés que la peur qui, jusque-là, lui tiraillait sans cesse l'estomac.

    Le lendemain matin dans les journaux la presse ne parlait plus que de ça... Pour ce qui était d'avoir marqué les esprits, l'Exposition universelle de cette année 1889, avait largement atteint cet objectif.


Fin de l'event:
 

Merci à tous les rôlistes pour votre participation !
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