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Neige

Cabaret du Lost Paradise - Forum RPG

Forum RPG fantastique - Au cœur de Paris, durant la fin du XIXe siècle, un cabaret est au centre de toutes les discussions. Lycanthropes, vampires, démons, gorgones… Des employés peu communs pour un public scandaleusement humain.

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 Alex. « Of Lust and Fiend » [DONE]

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MessageSujet: Alex. « Of Lust and Fiend » [DONE]   Dim 2 Sep - 13:00

Présentation, Lost ParadiseAlvaro Garay - Wand of Fortune

Garay Alexander

You’ll hear of The Devouring Lust.


    Surnom(s): Alex, Lex, « Pst, garçon, la même chose »
    Âge (en apparence) : 23 ans
    Sexe : Masculin
    Nationalité : Anglais
    Orientation sexuelle : Homosexuel
    Race : Incube
    Métier : Barman
    Taille : 1m91
    Poids : 77 kg


« Les faits des démons Incubes ou Succubes sont si multiples qu'on ne saurait les nier sans imprudence. »
Saint Augustin

Un charme est ce qui subjugue, plutôt que ce qui plaît…

« Luxure, fruit de mort à l'arbre de vie. - Fruit défendu qui fait claquer les dents d'envie. » A. Samain ;

Il se fait tard.

La nuit a depuis longtemps étiré ses ailes sombres épinglées d’étoiles au-dessus de la ville qui jamais ne dort. La lune cache son sourire moqueur derrière les nuages gris reflétant les lumières des grandes rues. Il doit près de minuit, mais l’effervescence ambiante n’est pas retombée. Bien au contraire.

Il se fait tard.

Pourtant, vous n’avez pas envie de rentrer chez vous. De retrouver un appartement vide. Un lit nu. Des draps froids. Alors vous errez au travers des ruelles, sans fin ni but. Vous marchez d’un pas cadencé, faisant résonner sur les murs de la rue déserte les claquements de vos talons contre le parvis. Des volutes blanches s’échappent de votre bouche comme des serpents de fumée lorsque vous respirez. Un vent frais vous caresse le visage, ébouriffe vos cheveux. Vous frissonnez. Ce n’est pas désagréable. Vous rentrez la tête dans vos épaules, votre museau protégé par une lourde écharpe de laine. Un endroit chaud et accueillant ne serait pourtant pas de refus.

C’est alors qu’au détour d’une allée vous percevez des voix. De la musique entraînante, des rires festifs. Vous remarquez une enseigne d’où semble venir ce délicieux parfum de réjouissances. Sans trop y réfléchir, vous y dirigez vos pas sans que l’ombre d’une hésitation ne vous y suive. Vous avez trouvé ce que vous cherchiez. Une lanterne éclaire joyeusement l’imposante porte de chêne et son gardien, tout aussi imposant. Vous lui adressez un bonsoir peu rassuré. L’homme vous dépasse bien de deux têtes au moins. Il vous jette un regard, vous jauge, puis, sans un mot, pousse le lourd battant renfermant la caverne aux mille joyaux.

Une bouffée de chaleur vous enveloppe en à peine un instant, vous réchauffant jusqu’au cœur, et un sourire bêta se peint tout seul sur votre visage. L’agitation de la salle vous happe à l’intérieur. Vous vous laissez faire, fasciné. Vous vous retrouvez encerclé de cris, de rires et de mélodies, de parfums en tout genre et de couleurs vives. La tête vous en tourne. Vous restez un instant ensorcelé par la danse hypnotisante de beauté et de grâce d’une jeune femme d’une blondeur d’ange. Une légère bousculade d’un des serveurs vous sort de votre transe. Vous vous rendez compte que vous vous êtes arrêté au milieu d’une allée et que vous y gênez le passage. Confus, toujours un peu perdu, vous vous effacez rapidement et jetez de rapides coups d’œil de tous les côtés. Où aller ?

Alors, vous remarquez ce coin un peu à part, un peu moins empli, qui vous invite à vous y assoir un moment. Le bar.

Ni une, ni deux, vous vous y hâtez. Voilà qui vous convient parfaitement. Vous vous installez, un peu en retrait, au comptoir, non content de pouvoir y tenir votre rôle de pilier, et attendez votre tour patiemment.

Une voix de velours vous sort de vos pensées.

« Monsieur, bonsoir, que puis-je faire pour vous ? »

Vous relevez les yeux, et restez un moment ébahi. Devant vous se tient un homme d’un charme ravageur. Non pas dans le sens grâce ravissante et délicate, mais plutôt dans celui de beauté ensorcelante et séductrice. Il porte sur lui comme une seconde peau l’élégance farouche du prédateur. Bien campé sur ses jambes effilées, il dépasse assez largement le bar, montre de sa belle taille. A sa main droite est accroché le sempiternel torchon blanc, qu’il manie avec expertise. Il se tient droit, avec toute la tenue et l’humilité qu’exigent son métier. Parfait.

Des yeux rieurs aux troublants reflets pourpres s’emparent des vôtres. Vous y lisez une aimable courtoisie de circonstance enveloppée de pointes de malice enjôleuse.

Vous rendant compte de votre mauvaise conduite, bouche bée, le fixant de la sorte, vous détournez rapidement le regard et balbutiez :

« Ah ! Euh… Un… whisky avec glaçons, s’il vous plaît. . »

Le serveur acquiesce et répond de sa voix suave :

« C’est comme si c’était fait. »

Un clin d’œil malin accompagne ses dires, tandis qu’il s’éloigne de vous, préparant votre commande tout en répondant aux autres clients. Discrètement, vous en profitez pour le détailler un peu plus.

Avec une dextérité de professionnel, il nettoie, sert et jongle avec les verres et les bouteilles, en une danse enchanteresse. Sa silhouette élancée se meut avec élégance et sobriété. Le costume de serveur lui sied à merveille, dévoilant la carrure finement taillée d’un jeune homme qui sait entretenir son corps. Le même sourire séducteur étire lascivement ses lèvres fines mais soigneusement ourlées d’un rose tendre, éclairant ainsi une figure d’une perfection presque effrayante. Des traits fins et ingénieusement dessinés, une peau claire et lisse, un teint délicat. Le tout arboré avec une saisissante simplicité. De fines mèches opalines tombent lestement sur ses épaules, lui caressent les oreilles, effleurent ses yeux. Elles semblent animées d’une vie propre, se mouvant en parfaite harmonie avec ses gestes, le révélant sous son meilleur profil à chaque instant. Elles paraissent même avoir réussi le périlleux défi de paraître en ordre, bien qu’aucune ne soit réellement de la même longueur.

Vous vous sentez rougir. Depuis quand observez-vous ainsi les hommes ? Vous ne penchez en aucune façon de ce côté là, vous le savez bien. Alors qu’est-ce qui peut bien vous prendre ? Vous arrachez vos yeux de l’insolite créature pour jeter un œil aux autres clients. Des hommes et des femmes. Et presque tous avec ce même air béat, obnubilé. Tous ce même rictus mi gêné, mi ravi. Tous qui le dévorent des yeux lorsqu’il s’adresse à eux. Et puis, une fois le bel homme parti, plus rien. Comme s’ils sortaient d’un rêve. Exactement comme lui.

« Votre whisky, monsieur. Avec les glaçons. »

Un ton toujours aussi courtois et poli, mais un tintement toujours aussi aguicheur. Et ce sourire… Vous vous confondez en remerciements, ne sachant pas vraiment comment réagir à ce qui vous arrive. L’enchanteur est revenu et vous retombez aussitôt sous ses charmes, oubliant ce à quoi vous pensiez. Les hommes ne vous attirent pourtant pas.


C'est peu de charmer l'œil, il faut parler au cœur…

« Les yeux de la luxure ont des joies secrètes. » P. Eluard ;

Bien que la soirée soit déjà bien avancée, en cet endroit, l’illusion reste parfaite. Dans la salle éclairée de lumières chaudes et dansantes, les rires gras des hommes et fluets des femmes se mêlent et se mélangent en un brouhaha tumultueux de voix, d’alcool et de joie. Les coupes sont pleines, les estomacs rassasiés, les âmes apaisées. On y respire la bonne humeur, la festivité et l’oubli. L’oubli du monde réel. Au milieu de ces myriades de parfums somptueux et de tissus colorés, l’esprit s’évade. L’atmosphère est au jeu, au plaisir et à la débauche. Comme d’habitude.

Vous êtes là, à nouveau. A nouveau accoudé au bar de la maisonnée. Il ne vous a fallu qu’à peine quelques jours, et déjà vous brûliez d’y retourner. Et comme la dernière fois, vous vous êtes laissé entraîner.

Le nez dans votre verre de whisky, vous songez. A la raison de votre venue. Vous vouliez voir un peu plus, cette fois. Admirer les autres merveilles que pouvait renfermer ce mystère d’établissement. Mais non. Vous êtes retourné vous assoir au même endroit, à la même place, sans vous en apercevoir, guidé par vos pas. Un coup d’œil au-delà du comptoir vous informe que la créature, comme il vous plaît désormais de l’appeler, n’est pas là. Vous secouez la tête. Pourquoi la cherchez-vous ? Vous n’êtes pourtant pas revenu pour lui. Malgré tout, au fond, sans trop comprendre, vous vous sentez un peu déçu. Peut-être parce que son aura ardente et chaleureuse vous aurait réconforté en cette fraîche soirée d’hiver. Peut-être pas. Pour l’instant vous vous contentez simplement de noyer vos problèmes dans votre verre.

Au bout d’un moment, et plus de la quasi-totalité dudit verre, vous entendez un éclat de voix retentir. Vous levez le museau. Cela vient apparemment de la réserve. Des murmures s’échappent, courent le long du bar. Tous sont curieux d’en connaître la cause. Un jeunot à la chevelure flamboyante ne tarde pas à en sortir, un air contrit plastronné sur le visage. Il jette avec force rage et témérité son chiffon blanc sur la surface polie du comptoir et se met à frotter sans grande conviction. Sort alors à son tour l’homme. La créature. Dans toute sa splendeur habituelle. Vous retenez votre souffle. Le voilà. Mais une chose semble clocher. Une grimace d’énervement et d’exaspération lui déforme les traits. Il se tient bien droit, les bras croisés devant lui, et mitraille du regard la nuque du garçon. Vous relâchez votre respiration, voilà qui ne manque pas de vous intriguer. Le jeune roux semble lui aussi avoir senti sa menaçante présence dans son dos, car, la tête rentrée dans les épaules, contraint et penaud, il redouble soudainement d’efforts dans sa perturbante tâche de lustrer un plan de travail déjà immaculé.

N’y tenant plus, vous vous penchez vers votre voisin le plus proche – un trentenaire costaud, aux cheveux déjà grisonnant– et lui glissez discrètement :

« Dites-moi, vous avez une idée de ce qu’il se passe ici ? »

L’homme vous jette un regard amusé, puis un coup d’œil entendu au spectacle se déroulant sous vos yeux, pour enfin revenir à vous, un petit sourire malicieux éclairant son visage.

« L’heure de la torture, mon gars ! »

Vous vous étranglez à moitié, et l’autre se rectifie.

« Notre cher barman est un peu tatillon, dirons-nous. » Il prit une gorgée de ce qui semblait être de la prune et claqua la langue avec satisfaction, avant de poursuivre. « M'est avis que celui-ci a dû mal servir un client, ou casser un verre. Qui sait. »

Vous tombez des nues. Comment un homme de cette prestance pouvait-il s’énerver de la sorte pour si peu ? Apparemment, votre étonnement se lit aisément sur vos traits, car votre voisin éclate soudainement d’un rire tonitruant, attirant par la même occasion l’attention des personnes alentours. Dont la créature, qui fait d’ailleurs mine de se diriger vers vous. Vous sentez le rouge vous monter aux joues, et essayez vainement de calmer ce bruyant excité. Trop tard. La créature est maintenant près de vous et vous jette à tous deux un regard curieux. Vous pourriez mourir de honte.

« Tu viens encore ruiner la bonne tenue de mon bar avec tes rires de boucher dépravé. Tu ne te lasses donc jamais ? »

Cette question, plus rhétorique qu’intéressée, a pour unique effet de renouveler les rires bourrus de l’homme. Vous ouvrez des yeux ronds. La créature vient d’être familière. Le charme est rompu. Le jeune homme s’adressait très clairement à votre voisin, mais il se tourne ensuite vers vous et se targue d’un sourire charmeur.

« Bonsoir à vous, monsieur, ravi de vous revoir. »

Vous détournez les yeux et grommelez vos salutations en retour. Mais vous ne pouvez vous empêcher d’être impressionné. Se souvient-il vraiment de tous ses clients, si insignifiants soient-ils ? Vous avez pourtant un physique des plus passe-partout. L’homme lambda par excellence. A côté de vous, l’opalin s’est déjà retourné vers votre enjoué de voisin.

« Je vois que tu t’aies fait un nouvel ami… »

Il parle de vous. Mais vous êtes trop effaré pour y faire quoi que ce soit. Et de toute manière qu’y aurait-il donc là à faire ? S’offusquer et rétorquer le contraire. Peu convenable. Non. Mieux valait se taire pour le moment. Vous écoutez donc la suite de la conversion entre ce qui vous semble être deux amis de longue date.

« Le jeune homme ici présent se demandait pourquoi tant de véhémence était promulguée envers ce pauvre rouquin. »

Le serveur renifle avec contrariété, un léger ton rouge sur les pommettes.

« Ce pauvre, ce pauvre… Cet empoté, oui ! Il a quand même renversé la commande d’un régulier. Je trouve personnellement que j’ai été plutôt clément. Astiquer le bar jusqu’à ce qu’on puisse s’y moirer comme dans un miroir, ce n’est pas grand-chose. Et puis, ça lui fera des muscles. »

« Et lui ratatinera les couilles. »

Aussi vif que l’éclair, un coup de torchon, plus claquant et impressionnant qu’un fouet, vint embrasser la tête du charretier.

« Pas de ce genre de grossièretés devant les clients. Je t’avais pourtant prévenu. »

« Ouch ! Et, en effet, tu n’y vas pas de main morte. »

« Avec les têtes brûlées dans ton genre, jamais. »

Un sourire ravageur éclairait le visage de l'opalin.

« Enfin, bon, je te rappelle que tu donnes un bel exemple à ce client-là. »

Le serveur vous envoie un regard brûlant.

« Oh, mais je ne l’avais pas oublié. »

Puis, sur un ton d’excuse, à votre intention.

« J’ai souvent tendance à être un peu trop pointilleux. »

« Un peu ?! Un vrai maniaque, tu veux dire ! Et un tortionnaire implacable de surcroît. Tu devrais voir la gueule des gars qui ressortent de ses châtiments. De vrais mort-vivants. »

L’homme bourru vous adresse un clin d’œil complice. Vous laissez échapper un rire léger, emporté par le moment. Mais le barman ne se laisse pas démonter pour deux sous, et envoie à son adversaire un sourire retord, lourd de sous-entendus.

« Parce que tu es tellement mieux que moi. »

« Au moins, je ne saute pas sur tout ce qui bouge. »

« Au moins, je ne passe pas mes journées comme pilier de comptoir. »

Des regards défiants sont échangés. Vous vous faites tout petit. Vous n’avez aucune envie d’être pris à partie dans cette altercation, vous avez déjà bien assez de problèmes comme ça. Mais finalement, les deux éclatent de rire. Votre voisin tout aussi martelant qu’auparavant, l’opalin avec plus de retenue. Son rire tinte agréablement à l’oreille. Votre regard consterné passe de l’un à l’autre, puis, abandonnant tout espoir de comprendre, vous remettez le nez dans votre verre bientôt vide. Autant ne pas vous mêler de ce qui ne vous regarde pas. Vous soupirez.

« Est-ce que tout va bien ? »

Vous relevez la tête. C’est la créature. S’exprimant toujours de cette voix suave et grisante qui est la sienne, ses yeux lilas montrent toutefois une lueur d’inquiétude. Vous clignez des yeux. Avez-vous bien deviné ?

« Ma foi, c’est vrai qu’il n’a pas l’air dans son assiette, ce garçon. Un problème de femmes, je parie, hein ? »

Vous ne voulez pas répondre. Mais, plus guidé par la fatigue et l'alcool que votre raison, vous ouvrez tout de même la bouche pour le faire. La créature vous sauve juste à temps.

« Arrête de le houspiller, tu veux bien ? »

Bizarrement, votre voisin sourit, mais obéit. Se tenant tranquille, ne pipant plus mot. Le serveur se retourne alors vers vous.

« Vous voulez en parler ? Je peux peut-être faire quelque chose. »

Il paraît étrangement sincère. Mais vous avez du mal à y croire.

Voyant que vous ne vous décidez pas à parler, l’opalin sourit d’un air compréhensif et vous couve d’un regard tendre.

« Je vous resserre là même chose ? »

Vous acquiescez, vous sentant tout à coup très las.

« Et moi de même, tiens ! »

« Toi, tu le payes ce verre. Vous, monsieur, c’est offert par la maison. »

Un clin d’œil coquin. Vous vous sentez fondre. Alors que la créature s’éloigne, votre voisin vous donne un petit coup de coude.

« De vrai, c’est un chic type. Si vous avez un problème, quel qu’il soit, parlez-lui. Ça vaut toujours le coup. »

Ça sent le connaisseur. En disant cela, il a une drôle de lueur au fond des yeux, perdu dans ses pensées et ses souvenirs. Vous reportez votre regard sur l’objet de vos émois. Quel drôle d’énergumène, tout de même.

Lorsqu’il revient, vous le remerciez, engloutissez votre boisson d’une traite, sous deux paires d’yeux médusées, laissez l’argent dû pour votre première consommation – et laissant au passage un pourboire assez conséquent –, puis tournez vivement les talons sans demander votre reste. Les danses enchanteresses, ça ne sera finalement pas pour ce soir non plus.

Il se fait tard.

Une fois sorti, vous vous arrêtez sur le parvis glacé. La nuit est dense, l’air gelé et votre souffle s’échappe par vapeurs grisâtres de votre bouche. Vous frissonnez. Vous repensez à ce que vous avez vu ce soir. La créature a finalement quelque chose d’humain. Désillusion ou soulagement ? Vous frottez vos mains l’une contre l’autre à la recherche d’un brin de chaleur, puis enclenchez le pas. Votre esprit oscille entre le sourire charmeur et le regard attentif. Sans trop que vous sachiez pourquoi, vous vous sentez sourire. Un peu. Vous retournez le voir. Sans doute. Un soir d’hiver. Et cette fois, qui sait, peut-être que vous lui parlerez.
Incompréhensiblement satisfait, vous suivez tranquillement le chemin vous ramenant chez vous.

Il se fait tard.


Tout homme est une histoire sacrée…

« Le moi de l'homme n'est pas réductible à son identité vécue. » J. Lacan

Journal d’Alexander Garay
Merci de le retourner à son propriétaire
si vous le trouvez, à l’adresse suivante :
51 Middleton Street
Birmingham, England


Angleterre, 1886, 17 Octobre

Je reçois à ce jour ce carnet de la part de mon père, en tant que cadeau de consolation. Consolation… Même pas pour fêter mon anniversaire passé de quelques semaines. Consolation… Je ne l’ai pas vu une seule fois depuis maintenant près de cinq ans, et tout ce qu’il trouve à me dire, c’est :

« Ça faisait longtemps. Tiens, voilà un carnet pour me faire pardonner. Au fait. J’ai engrossé une autre femme, il y a quinze ans de cela. Et sinon, toi, comment tu te portes ? »

Donc me voilà, du haut de mes vingt ans, et j’apprends que j’ai une petite sœur, là, dehors, quelque part. Qui endure le même père que moi. Ou tout du moins l’absence de père. A moins, que sa mère eût une aventure en dehors du mariage. Je n’en sais rien. Après tout, Père est resté très vague à ce sujet. C’était bien la peine qu’il m’en parle.

Apparemment, je ne le reverrai pas de ci-tôt. Peut-être même jamais. Ça me ferait une belle jambe, tiens. Comme si j’avais besoin d’un tel père. Je me suis très bien débrouillé tout seul jusqu’à maintenant, et je ne vois pas pourquoi il en serait autrement. En tout cas, c’est sûrement pour ça qu’il est venu tout m’avouer. Vider son sac une bonne fois pour toutes. Parce que ça lui pesait sur la conscience. Et que ça faisait longtemps qu’il voulait m’en parler, mais qu’il n’en avait jamais eu le courage, ni l’occasion, jusqu’à maintenant. Jusqu’à ce carnet. Mais qu’est-ce qu’il veut que je fasse d’un truc pareil !

Bon dieu. Il n’y en a pas deux comme lui. Quoique. Le monsieur Garay semblait avoir une double identité. D’un côté mon père, de l’autre le père d’une autre. Pas que ça m’étonne vraiment. Et ça ne m’étonnerai pas non plus qu’il en ait eues d’autres en réserve, des fausses identités. Je sais depuis longtemps qu’il trempe dans des histoires plus que louches. Trafic d’opium et autres produits condamnables. J’y ai même participé, étant plus jeune. Je n’avais pas vraiment le choix en même temps. J’ai simplement été élevé là-dedans.

Peut-être est-ce Mère qui l’a rendu ainsi. Ça aussi, ça restera un mystère. En tout cas, Mère, elle, n’aurait jamais souhaité le voir ainsi. Je suppose, tout du moins. Je ne me souviens que vaguement d’elle. Morte lorsque j’avais un peu plus de deux ans. Assassinée. Meurtre obscur qui a fait la une des journaux pendant des jours. On n’a jamais su par qui, ni pourquoi. Autre déclencheur de la folie paternelle ? Peut-être bien.

Père m’en a beaucoup parlé, par la suite. De Mère, je veux dire. Souvent lorsqu’il était saoul. Quand il me racontait ses histoires, ses yeux brillaient. Il pouvait passer des heures – et je suis persuadé qu’il le peut encore – à me venter avec fougue ses mérites. Quelle femme merveilleuse et belle elle était. Quelle épouse aimante. Quelle mère dévouée. Ce fut son seul, son plus grand amour. Et sa mort l’a détruit, comme jamais on a détruit un homme. Je crois que c’est peu de temps après cela qu’il a changé. Qu’il a cessé d’être un père. D’être lui-même.

Bizarrement, je ne lui en ai jamais voulu. Et je n’y arrive toujours pas à présent. Après tout, à sa place, j’aurais sans aucun doute réagi de la même façon. Et en tant que fils, je souhaite au même compte que lui, obtenir vengeance de mes propres mains.

Mais tout cela ne m’empêche tout de même pas d’être atterré par son comportement. Surpris, non. Consterné, oui. Un carnet. Non mais, et puis quoi encore !


Angleterre, 1886, 9 Décembre

June Ravenclose. C’est le nom de ma sœur. Ou plus exactement, de ma demi-sœur. Charmant, n’est-ce pas ?

J’ai pris ma décision. Je pars à sa recherche. De toute manière, ce bar ne me revient pas. Et je commence à éveiller les soupçons, ici. Il est temps de filer.


Angleterre, 1887, 20 Mars

Mes pas m’ont guidés jusqu’à Londres, ville maîtresse, ville fleuve. J’y suis déjà venu plusieurs fois. Pour les affaires de mon père notamment. Mais encore une fois, je ne la reconnais pas. Encore une fois, elle s’est métamorphosée. On dirait qu’elle s’agrandit de jour en jour, comme une gangrène rongeant les terres alentours. Les rues débordent de gens aux allures éclectiques, de millier d’odeurs tantôt alléchantes, tantôt innommables, de cris et de bruits, de bousculades et de piétinements. Une personne qui ne serait pas habituée à l’effervescence d’une telle ville pourrait facilement en devenir folle. Heureusement, la tête ne fait que me tourner légèrement. En un sens, cette agitation continuelle aurait même presque pour effet de me rassurer.

Je me suis rapidement trouvé un appartement sous-loué. Une chambre de bonne sous les toits. Une pièce unique, d’une petitesse étouffante et peu cossue, mais je ne saurais mieux m’en satisfaire. Je n’ai pas besoin de plus, et encore moins de me faire remarquer avec une habitation clinquante. Le patron d’un petit troquet, au coin d’une rue non loin de là, a accepté de me prendre sous son aile. Et lui, ainsi que sa charmante épouse, se montrent d’une adorable amabilité à mon égard. Je ne pense pas qu’il s’agisse de pitié. Plutôt d’une sorte d’affection aux tendances filiales.

De l’autre côté, mon enquête n’a pas vraiment avancé, n’ayant pas d’informations supplémentaires qu’une vague indication vers cette ville. Je ne sais pas où ma sœur se trouve. Simplement qu’elle est là, quelque part, perdue dans cet océan de londoniens affairés. Le moment où je pourrais la serrer dans mes bras me tarde et je n’en finis pas de brûler de la trouver, m’imaginant tous les jours de nouveaux scenarii de retrouvailles. Mais chaque chose en son temps. Il me faut tout d’abord trouver des personnes amènes de me donner quel qu’indice la concernant.


Angleterre, 1887, 12 Mai

Je dois bien avouer que, pour une fois, je dois une fière chandelle à mon père. Ses malfrats d’acolytes se sont révélés être d’une grande aide. De contact en contact, de proche et proche, ils créent à eux seuls une immense toile s’étirant dans toute la ville, réseau d’informateurs des plus fiables. Il m’a fallu un bon mois pour les retrouver, les convaincre de m’aider. Ce qui n’a pas été si compliqué, aux vues du travail demandé et du statut particulier de Père dans ce trafic. Non pas que j’en sois fier, mais je me dois au moins de lui reconnaître l’excellence et la discrétion de ses hommes.

En tout cas, à mon plus grand bonheur, ces efforts ne furent pas vains. J’ai en effet retrouvé la demeure de ma sœur cachée. Ou tout du moins son ancienne demeure, vu qu’elle semble l’avoir mystérieusement désertée depuis un moment.


Angleterre, 1887, 18 Juin

La mère est une belle femme. Magnifique même, à sa façon. Je comprends maintenant pourquoi elle sût charmer mon père. Elle ressemble à l’image qu’il m’a donnée de Mère. En moins farouche et dangereuse, peut-être, mais il y a bien là en elle un quelque chose de Mercy. Le nom de ma mère.

Je lui ai parlé. Sur le pas de sa porte. C’est une femme modeste et instruite, à la conversation agréable et aux manières charmantes. La mention de sa fille a pourtant déformé un instant ses traits fins, et elle a alors coupé court à notre entrevue en m’expliquant sèchement qu’elle n’en avait plus eût de nouvelles depuis longtemps. Elle m’a souhaité une bonne journée par pur politesse, puis est rentrée chez elle, la tête haute, sans un regard en arrière.

Je n’ai pas insisté.


Angleterre, 1887, 30 Août

J’ai recommencé.

Encore. C’est toujours la même chose. Pourquoi est-ce toujours la même chose ? Des situations différentes, mais toujours les mêmes airs malins et malsains. Des lieux différents, mais les mêmes rictus fous et fétides. Et puis, les mêmes battements de tempes, la même attirance irrépressible, les mêmes bouffées de chaleur et désir, le même affolement du cœur, la même et la terrible envie de dévorer… et puis, plus rien. Le noir. Vide et terrifiant.

Ce matin, j’ai découvert que j’avais fait la une des journaux. Une fois de plus.

« Cadavre dégarni retrouvé dans une ruelle de Mangle Street », « On en a laissé que les os ; nouvelle terreur sur Londres ? », « Cannibalisme, fiction ou réalité ».

Cet homme était sûrement un des pires. Cela faisait bien longtemps que je n’en avais croisé un aussi souillé. Ça ne m’étonne donc pas vraiment qu’il n’en reste rien, en effet. Une fin parfaite pour lui.

Je l'ai croisé hier soir, en sortant du bistrot dans lequel je travaille actuellement, sur le chemin de mon retour. C’était une soirée claire et douce. Une légère brise balayait un peu de la chaleur stagnante de cette fin d’été. Il m’a abordé brusquement avec l’air goguenard et l’œil torve que je leur connais bien à tous. Lorsqu’il me proposa un verre, son regard demandait autre chose. Malheureusement ou heureusement, mon instinct avait déjà pris le dessus et je ne sus décliner cette offre. La soirée s’est déroulée comme toutes les autres avant elle. L’homme crasse s’est gaussé, s’est empli le gosier de boissons plus forte les unes que les autres, tâchant de me faire boire tout autant si ce n’est plus. Il s’est frotté, a laissé vagabonder ses mains. Il a susurré des obscénités sur le ton de mots doux. Je me suis laissé faire. Bien évidemment. Je me suis fait conciliant et ai répondu à toutes ses attentes. J’ai même pris un certain plaisir a participé à son jeu, a lui faire croire qu’il maîtrisait la partie, riant à ses dires, lui rendant certaines de ses caresses, le couvant d’un regard si brûlant d’érotisme qu’il en mouillait son pantalon d’expectation.

C’était un porc. De la pire espèce de surcroît. D’autres se seraient déjà enfui sans demander leur reste ou auraient rendu leurs tripes, à ma place. Mais pour moi, c’était presque naturel. C’est dans ma nature d’agir ainsi. Je suis fait pour endurer ça. Aussi déroutant que cela puisse paraître. Lorsque ce n’est pas mon cœur, mais mon instinct qui décide de la proie, il s’agit toujours de personnes dans ce genre-là. Des hommes – le plus souvent – aux mœurs pourris et au cœur rongé par la luxure et l’envie. On s’y habitue, même si c’est triste à dire. On n’a pas vraiment le choix.

Lorsqu’il m’a avoué, dans un souffle puant l’alcool et l’ordure, que je lui plaisais bien même si d’ordinaire il les préférait plus jeunes et plus réticents, j’ai su que j’avais bien fait. Qu’une fois de plus mon instinct m’avais mené à la bonne personne. Et mes tripes me hurlèrent d’en finir. Alors, mon esprit s’évada, et je retombais dans cette transe qui précède le moment fatidique et me protège des sentiments humains qui sont le plus souvent miens. Je l’invitais dans une ruelle non loin de là. Il me suivit comme un toutou bien dressé, remuant la queue à l’idée d’enfin avoir sa sucrerie. Un chien en chaleur. A vomir. Et là, alors qu’il commençait déjà à se défaire de ses vêtements, ne pouvant plus me retenir, je me transformais.

Ils ont tous la même réaction, à ce moment-là. D’abord, ils n’osent pas y croire, ivres comme ils le sont tous à chaque fois, immanquablement. Et puis, le dégoût, le rejet. Ils profèrent des grossièretés en tentant vainement de se rhabiller, le plus vite possible que leur permettent leurs doigts patauds et imbibés d’alcool. Ce n’est jamais très concluant. Enfin, lorsque je m’approche d’eux, la peur, la terreur, l’effroi. Ils pissent dans leurs culottes et, avant qu’un seul cri n’ait pu sortir de leur gorge, je suis sur eux. Agrippant. Mordant. Déchiquetant. Extirpant. C’est alors pour moi un ravissement défiant toutes imaginations qui déferle dans mon corps, lui arrachant des spasmes de plaisir et des gémissements de bonheur. Leur vie glisse dans ma bouche, s’enfonce dans ma gorge, coule sur mon menton, englue mes doigts fébriles. Leurs entrailles, leur langue, leur cœur… Leur âme. J’en veux plus. Toujours plus. Rien ne peut mieux me contenter. Mes dents plongent avec régale dans la chair encore vivante. Accentuant leur souffrance jusqu’au-delà de la raison. Prolongeant leur agonie. Et j’en jouis si profondément que s’en deviendrait presque douloureux.

Un monstre. C’est ce que je suis. Depuis le début. Depuis toujours.

Une fois mon festin achevé, je laisse le cadavre gisant dans ce qu’il lui reste de sang, méconnaissable, et je disparais. A chaque fois, je me réveille quelques moments plus tard, dans un endroit caché, perdu, inconnu de tous. Jamais très loin. Je dois alors me fondre dans la nuit tombante pour regagner mes quartiers, sans être aperçu ni entendu. Je me fais félin, ombre de l’ombre, souffle du vent. Sinon, je finis par devoir m’échapper. Et je suis fatigué de fuir…

Cette fois-ci, mon esprit m’est revenu dans une ruelle jouxtant mon appartement. Celle qui se faufile derrière la masure et n’est plus utilisée ni empruntée que par les rats et les poubelles vieilles de dix ans. Un peu d’escalade et je me retrouvais, ni vu ni connu, dans ma chambre. Ensuite, mon rituel habituel. Décrassement méticuleux, débarras de la tunique incriminante, et au lit.

Et me voilà, ce matin, devant le journal, redécouvrant mes méfaits de la nuit passée, les ressassant sans relâche et m’en mordant les doigts. Comme à chaque fois.

Je suis ce qu’on appelle le plus communément un incube. Le pendant masculin de la succube. Trait de naissance hérité de ma mère qui en était une. Je suis donc né incube et l’ai toujours été.

Je ne sais trop comment Père et Mère se sont trouvés. Comment ils ont pu concrétiser ainsi leur idylle. Et surtout comment Mère a-t-elle aussi bien pu résister à son instinct au point de pouvoir filer le parfait amour avec Père. Depuis que je comprends à quel point cela peut être difficile, je ne peux que l’admirer davantage. Peut-être que Père était quelqu’un de profondément bon, pur et sans vices aucuns. Peut-être leur amour était-il assez beau et puissant pour surmonter ces problèmes. Peut-être étaient-ils simplement fait l’un pour l’autre et rien n’aurait pu entraver leur bonheur. Ce qui est certain, c’est que mon père doit avoir à corps et à cœur certaines fantaisies dont le sens m’échappe encore pour avoir choisi, entre toutes, une succube comme amante et épouse.

A défaut d’avoir assez longtemps vécu pour me l’expliquer de vive voix, ma mère incomba à mon père le devoir de m’éduquer comme un enfant incube et de m’inculquer comment vivre en tant que tel. Ce qu’il fit. Lorsque j’eus presque atteint l’âge de dix ans et découvert mes premières pulsions de bête, il m’apprit tout ce que je ne pouvais deviner par moi-même. Depuis, je me débrouille seul. Et y parvient parfaitement.

Mon devoir, en tant que créature de la nuit, est de récompenser les infidèles, et autres personnes aux mœurs sexuelles désastreuses et désaxées, d’une mort qui leur revient à juste titre. J’aime me penser défenseur de la trompée et du violé. Plus leurs méfaits sont grands, plus dur il m’est de résister à l’envie de les dévorer. Et bizarrement, ils viennent naturellement à moi. Comme des mouches attirées par la plante venimeuse aux couleurs envoûtantes.

Lorsque je me transforme, ne pouvant plus contenir la bête qui est en moi, des plumes me poussent, mon visage se métamorphose, mes iris s’allongent, mes dents s’effilent, mes cheveux poussent et s’assombrissent telle une crinière, des griffes au tranchant insoupçonné remplacent mes ongles, une queue reptilienne et fourchue se faufile entre mes jambes… Je deviens un monstre. Une véritable chimère avide de sang.

J’ai appris à vivre ainsi, recelant cette nature au fond de moi. Mais toujours dans l’appréhension qu’elle ne reprenne le dessus.

J’espère ne pas recommencer. Pas tout de suite.


Angleterre, 1887, 5 Novembre

Enfin, une nouvelle avancée. Si on peut l’appeler ainsi. En tout cas, c’est le premier véritable indice que je reçois depuis mon arrivée dans la capitale. Un de mes indicateurs m’a parlé d’un hôpital dans lequel on l’aurait envoyée de manière officieuse. Pourquoi officieuse ? Parce qu’il s’avère qu’il ne s’agit pas d’un hôpital banal, mais bel et bien d’un asile psychiatrique.

Je ne sais pas ce que June a pu faire pour s’y retrouver, ou même si sa présence y est réellement bien justifiée, mais je jure de la retrouver et de l’aider à sortir de cet endroit sombre et froid. Ce n’est le genre de lieu qui convient à une jeune damoiselle de son âge et elle mérite certainement mieux que ça.


Angleterre, 1888, 3 Janvier

Pas de trace depuis ma dernière prise de notes.

L’hôpital ne semble pas avoir de trace d’elle, ni dans le passé, ni dans le présent. Je ne sais même pas si elle y réside encore. Si elle n’y a, finalement, jamais mis les pieds. Si elle s’est envolée il y a peu ou non. Je suis repassé plusieurs fois. Je les ai fait tourner en bourrique. J’ai même réussi à obtenir un entretien privé avec le directeur de la clinique. Mais rien n’y a fait. June Ravenclose n’est pas une de leurs patientes. Et ne l’a jamais été. Je ne comprends pas pourquoi il me mentirai. Mais je suis persuadé que c’est le cas.

Je commence à m’inquiéter. C’était pourtant bien plus facile au début. Trouver des indices. Remonter la piste. Comme le petit poucet et ses cailloux. Mais là… Plus rien. Du tout. Et c’est la première fois que je me retrouve dans l’incapacité d’avancer. Que se passe-t-il. J’ai l’impression que où que j’aille, quel que soit la direction, je me heurte à un mur. Un mur immense, infranchissable, incassable. On me cache quelque chose. Et je pressens le pire.


Angleterre, 1888, 23 Janvier

Elle est morte.


France, 1888, 10 Juillet

J’ai mis du temps à me résigner. Admettre sa mort. Me résoudre à sa perte. En vérité, je crois que je n’ai pas encore compris, pas encore apprécié, ce que cette mort peut impliquer. Et dire que je l’ai perdue avant même de l’avoir retrouvée. L’ironie du sort joue parfois des tours bien cruels.

J’ai appris la nouvelle d’une des employées de l’hôpital. Elle me connaissait de vue et savait ce que recherchait. Un jour, alors que je passais dans l’établissement pour les harceler un peu plus, elle vint d’elle-même me voir, voyant que je tournai les talons pour rentrer à ma demeure. Une fois dans un lieu calme et à l’abri des regards, la jeune femme m’appris la terrible nouvelle. On avait annoncé officiellement sa mort aux employés concernés ce matin même et libéré sa chambre. La pauvre fille semblait elle aussi toute chamboulée et s’excusa à maintes reprises, se reprochant de ne pas m’avoir entretenu plus tôt de ce qu’elle savait. Je lui suis reconnaissant, en un certain sens, de m’avoir prévenu. Et je comprends pourquoi elle ne l’avait pas fait avant. Mais je ne peux m’empêcher d’imaginer les différents scenarii qui auraient pu prendre la place de celui-ci.

Malheureusement ou heureusement, je n’ai pas eu beaucoup de temps pour faire mon deuil. Assez vite après cette bouleversante nouvelle, il me fallut changer de pays. Pour diverses raisons. Notamment à cause d’une rumeur de portrait-robot dont on m’avait soufflé l’apparition, dessiné à mon encontre pour les crimes que j’avais commis là-bas. Je ne sais si la rumeur était véridique, mais dans le doute, j’ai préféré ne pas m’exposer à des risques inutiles. Le choix de la destination de ma prochaine escale se fut assez facilement. Mes oreilles avaient en effet tout récemment intercepté un autre ouï-dire qui attira en particulier mon attention. Il concernait la probable existence d’un établissement des plus curieux et de ses employés aux charmes mystérieux. Une enseigne discrète et fascinante. Des êtres anormaux, inhumains. Des gens comme moi, à ce que j’ai compris. Un endroit où je pourrais enfin vivre paisiblement, ou tout du moins, aussi paisiblement que peux vivre une personne telle que moi.

Cela fait plus de deux mois maintenant que je suis arrivé en France, et je suis désormais à la recherche de ce lieu parfait.


France, 1888, 29 Septembre

Cela fait quelques semaines maintenant que je travaille officiellement en tant que barman au Lost Paradise. Un nom charmant, tout en accord avec ce qu’on peut y trouver.

Il s’agit bien, en effet, bel et bien de l’endroit que j’avais espéré trouver. Un lieu où les employés sont tous des créatures ténébreuses, désarticulées ou encore rejetées. Des êtres non humains. Des aberrations de la nature, comme j’en suis une moi-même. Et cet endroit nous accueille à bras ouverts sans poser de questions, nous offrant gîte, travail et couvert. Un lieu la plupart du temps – et en particulier une fois le soleil couché - chaleureux, festif et, au final, des plus agréables pour y demeurer. Nous y vivons la nuit et nous y reposons le jour. Un véritable coin de paradis pour nous, âmes perdues.

A mon grand soulagement, la plupart de mes collègues ici – ou tout du moins ceux que j’ai eu l’honneur de rencontrer jusqu’à ce jour – sont de très aimables personnes. Avec leurs défauts bien à elles, mais c’est ce que fait tout leur charme, n’est-ce pas ? Mon patron semble être d’un genre espiègle aux tendances autoritaires, mais m’apparaît au final comme un excellent meneur de troupes et un homme d’un sérieux impeccable, véritable capitaine de frégate. Et n’est-ce pas là ce qu’on demande au gérant d’une entreprise d’une telle taille. Il a pour lui d’acquis mon profond respect et mon sincère dévouement. Je trouve, de plus, tout autant de plaisir à travailler aux côtés des autres employés. Chacun d’eux éveille ma curiosité et j’espère pouvoir discrètement en apprendre plus à leur sujet. Je dois reconnaître aux artistes leurs incroyables talents et aux autres employés leur compétences dans leur affectation.

Tous ont leur place dans cet établissement. Mais j’aimerai ici parler d’un employé en particulier qui attira mon regard dès le premier jour.

Grand. Maigre. Une peau lisse et laiteuse. De folles mèches d’ébène, retombant avec perfection autour de son visage fin. Des yeux noirs et brûlants, perçants. Une moue sur des lèvres ô combien appétissantes. Tout en lui était susceptible d’attirer mon attention. Et ce fut le cas. Au premier regard, je tombai sous le charme, ne pouvant plus détacher mes yeux de lui. L’intensité de ses sombres prunelles m’envoûtait à coup sûr, envoyait de légères décharges électriques remonter le long de ma colonne vertébrale. Et je me retrouvai à chercher ces œillades, à vouloir plus. Ce jeune homme à la beauté farouche, à l’allure d’un animal sauvage – un vrai petit louveteau – ne voulant pas se laisser approcher, je veux pouvoir le capturer sous mes ailes, l’apprivoiser et le mettre en confiance. Je veux pouvoir veiller sur lui.

Que cache donc cet homme à tout faire ? Et pourquoi diable mon cœur s’affole-t-il autant en sa présence ? Je ne ressens pourtant pas de pulsion dévoratrice à ces moments. Je me demande quel étrange phénomène se déroule en ce moment dans mon esprit et mon corps…

Ces questionnements mis à part, je suis en tout cas heureux d’avoir eût de la chance en trouvant tout de suite chaussure à mon pied quant à ma place au sein de cette grande famille. Barman. Que rêver de mieux. Un hasard inouï qu’il leur en manquait justement un. Quoique… Je commence à me demander si quelqu’un derrière les rideaux ne chapeaute pas tout et tire les ficelles à son bon plaisir. Et que l’on m’attendait précisément pour cela... Mais je m’égare encore. C’est sûrement encore là un tour de mon imagination. Un peu de méfiance est une bonne chose, mais trop devient problématique. Et puis, qu’importe ! Je me trouve parfaitement bien à cette place, et n’en demanderait pas plus.


France, 1888, 3 Octobre

Plus. Plus ! Moi qui ne demandais pas plus, me voilà maintenant comblé au-delà de mes rêves les plus fous, au-delà des possibilités de tous les contes et merveilles. Parfois, la chance sourit non pas aux audacieux, mais à ceux qui l’attendent le moins.

June. Ma sœur. Mon sang disparu. Elle est là ! Ici, au Lost Paradise, avec moi !

Je ne sais plus quoi vraiment dire et par où commencer. Mes pensées s’emballent, mes mains tremblent. De bonheur, évidemment. Mes yeux sont encore humides. J’en ai presque pleuré de joie. Elle, cette douce enfant, cette famille tant chérie et espérée, qui était censée être morte dans un asile, était là, depuis tout ce temps. Juste sous mon nez. Je ne sais si je dois me montrer frustré ou éperdu.

Ah, June ! Tu es tellement belle. Tellement gracieuse. Tellement douce. J’ai su, lorsque je t’ai vu sur scène, que tu n’étais pas n’importe qui. Ton nez, tes yeux, me rappelaient trop de choses, m’émouvaient bien trop pour que tu ne me sois qu’une inconnue. Je me serai vanté d’avoir deviné. D’avoir été sûr de t’avoir reconnue parmi tant d’autres, sans jamais avoir connu les courbes de ton visage ou la douceur de ta voix. Mais ta mort me pesait et je ne pouvais me résoudre à espérer. Au lieu d’aller à ta rencontre à la fin de ton spectacle, je me suis enquis auprès de mon collègue de l’identité réelle de la fabuleuse Lily.

Tu ne pourras jamais savoir, ou même imaginer, ce que j’ai ressenti à ce moment-là. Lorsque j’ai entendu ton nom sortir de sa bouche. C’eût l’effet d’une formule magique. Tout d’un coup, toi, ma sœur perdue à jamais, celle à qui j’avais consacré par amour fraternel plus d’un an de ma vie, celle que je n’avais pu sauver à temps et qui était morte, me laissant pantelant et plus impuissant que jamais ; toi, tu te tenais là, devant moi, sur ta scène – car dès lors que tu te mettais à danser la scène devient tienne, le monde s’efface, et il n’y plus que toi et toi seule –, et tu étais à ta place.

Un instant, nos regards se croisèrent, et je crus mourir. Tous mes doutes s’étaient envolés. J’avais l’impression de te connaître depuis toujours, d’avoir toujours su que tu étais telle que tu es. Comme si nous avions toujours vécu ensemble. Autour de nous, le temps s’était arrêté, l’air était lourd et je peinais à respirer. Cet échange ne dura qu’une fraction de seconde. Mais elle s’étira pour moi à l’infinie. Et j’aurais voulu qu’il en soit réellement ainsi. Je le désirai plus que tout. Je voulais que nous restions à jamais immobiles, les yeux dans les yeux.

Mais le charme finit par être rompu et je recouvrais lentement mes esprits. Mes yeux étaient embués, et une fois ma conscience reprise, je commençai à vaciller. Je dus aller me reposer un moment en cuisine pour me remettre de cette avalanche d’émotions contrariées et de découvertes bouleversantes. J’étais heureux. Comme jamais je ne l’avais été.

Cette nouvelle remonte à hier et j’en suis encore tout chamboulé. Mais j’ai pris une décision. Je ne lui en parlerai pas. A June, je veux dire. Je lui cacherai que nous sommes frère et sœur. Ou tout du moins, que nous le sommes du côté de notre père. Après avoir tourné et retourné toutes les possibilités qui s’offraient à moi, cela me semble l’option la plus judicieuse. En effet, même si je lui racontais tout, pourquoi me croirait-elle ? Et elle serait parfaitement dans son droit de rejeter cette idée, et moi en même temps. Et je ne veux pas être à nouveau séparé d’elle. Peut-être n’était-elle au courant de rien, que la nouvelle la bouleverserait bien trop. Et je souhaite à tout prix éviter de la blesser.

J’ai donc décidé de me rapprocher doucement d’elle, d’apprendre à la connaître et à la comprendre. De rester dans l’ombre pour pouvoir la protéger au mieux. De devenir le chevalier servant de la princesse. Et je sais que j’ai fait le bon choix.

Peut-être le découvrira-t-elle un jour d’elle-même. Qui sait.


FIN DU JOURNAL A CE JOUR




Beware, you’re SAN could be insanely altered...

Quand je serai grande moi j'serai poupée gonflable ;

    Surnom(s) : Tsu', Ju’, Patate
    Âge : 20 balais demain, wesh !
    Expérience en RP : Euh, pas très longue. Mais je me débrouille à peu près.
    Avis/Suggestions/Questions concernant le forum : Nopi dopi ! Juste que. RTYZHJDBV ♥, quoi ! J’ai flashé sur la PA, d’abord. Puis j’ai bavé devant l’intro. Et enfin j’ai eu un énorme coup de cœur en lisant le contexte en lui-même. Très travaillé, tout en finesse… Un travail magnifique, je dois l’avouer. Et donc, après être tombée amoureuse d’Alex, me voilà. *keur*
    Comment avez vous connu le forum ? J’ai suivi la trace d’un lapin… (Sinon, TnH, ça vous dit quelque chose ?)
    Avez vous lu le règlement ? C’quoi ? Ça s’mange ? Hihi. { Super validation d'Edward ! ~♥ }



Dernière édition par Alexander Garay le Lun 3 Sep - 1:07, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Alex. « Of Lust and Fiend » [DONE]   Dim 2 Sep - 13:10

TSUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU MA PATATE !!!!!!! *o*
bienvenue sur le forum !!! *o*
je me disais bien que le membre qui avait pris Alex était forcément quelqu'un de bien haha ♥

Bon courage pour ta fichette *o* ♥ (faudrait ptete que j'fasse la mienne aussi)

(tu sais qu'on m'appelle Patate aussi ???? Formons le gang des Patates ! /poutre/)
Edward White
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MessageSujet: Re: Alex. « Of Lust and Fiend » [DONE]   Dim 2 Sep - 14:27

Bienvenue, bienvenue, bienvenuuuuue /o/

Tu le sais déjà, mais j'adoooooore comment tu écris.
La description physique est exquise, avec ce petit client tout meugnon là.
On a déjà envie de manger Alex !

Quand à la partie morale… /o/
J'adore le charretier, il me fait rire et je le trouve sympathique xD
Tu as superbement repris les données du prédéfini, avec le nettoyage du bar et l'inquiétude d'Alex.
Tous les personnages sont absolument crédibles et plongés dans une ambiance succulente.

Bref, c'est travaillé, c'est beau, je veux la suite !

Mais ça ne m'étonne pas de toi Eliott ~ Oui, je sais que c'est toi ! Ici c'est Nezu 8D
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MessageSujet: Re: Alex. « Of Lust and Fiend » [DONE]   Dim 2 Sep - 17:43

Hello ^^

Mon James va avoir un collègue derrière le bar on dirait ^^ (flute moi qui qui étais contente de mon monopole XDD)
Contente de te voir également sur ce forum (oui c'est Kyoya à l'appareil lol)

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MessageSujet: Re: Alex. « Of Lust and Fiend » [DONE]   Dim 2 Sep - 17:58

Bienvenueeeeee \o/
Wow, tu sens la licorne tellement j'aime cette présentation.
(Tsun Tsun ça te dit quelque chose? *psychoface*)
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MessageSujet: Re: Alex. « Of Lust and Fiend » [DONE]   Dim 2 Sep - 21:05

MA TSUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU YATTAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA TU CONFIRMES MES HYPOTHESES, MWAHAHA !! Au début, j'avais pas capté que c'était toi, mais en y réfléchissant par rapport à ce que tu m'avais dit... J'en étais sûre à 99,99999% \o

Bref, bienvenue sur ce pitit forum, et je suis désolée, j'ai pas trop le temps là, mais promiiiiis, je lis dès que possible ♥♥♥ Hâte de voir ce que tu nous réserves ! Et t'écris toujours aussi bien *---*
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MessageSujet: Re: Alex. « Of Lust and Fiend » [DONE]   Dim 2 Sep - 22:29

Eh bien...Que dire d'autre sinon qu'on ne nous avez pas vanté vainement des mérites justement attribués?
Si je devais résumer, outre quelques petites fautes, qui ma foi, se fondent bien dans l'interminable masse de ce récit -qu'on ne peut que dévorer d'une traite- je dirais simplement: WOW!

Chapeau bas très cher Alex et Bienvenue! C'est une bien belle plume que nous accueillons là! Vivement un rp...d'ailleurs si ça t'intéresse, on t'attend tous avec impatience ICI et bien sûr dans le flood ! Wink

Et Joyeux anniversaire, en avance!^^

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MessageSujet: Re: Alex. « Of Lust and Fiend » [DONE]   Lun 3 Sep - 1:42

Euh- Euh- Euh- ... Iiiiiiiiiiih.
Je ne sais pas trop quoi dire... Merci, je crois. Beaucoup même. Vous êtes adorables. C'est vraiment très agréable de recevoir un accueil aussi chaleureux. J'avais un grand sourire d'idiote quand j'ai lu vos mignons petits posts. Héhé. Donc bon, je vais répondre à tous un par un, parce que j'ai la foi.

>> Adrian: Je suis quelqu'un de bien, je suis quelqu'un de bien~ *fait une petite danse de la victoire* ♥️
Et oui, les patates, c'est le bien. Nous allons former un gouvernement séparatiste et essayer de renverser l'oppression lapine. Le tout en petite police pour passer inaperçus.

>> Edward: Toi, j'aime quand tu fais des compliments. Et je te les retourne au passage, d'ailleurs.
Mais zut, j'aurais pas dû parler de TnH, j'aurais pas été découverte... Je voulais te faire une surpriseuh !
En tout cas, j'ai hâte de pouvoir flooder avec toi. (Tu as bien compris.)

>>Trinité: DAH ! En fait, il y a vraiment plein de monde que je connais sur ce forum. Coucou Hika~ *fait coucou* Héhé, oui, maintenant, Alex - a.k.a. Monsieur Propre - va devenir ton pire cauchemar. xD

>> Baptiste: ... WOW ! O.o Alors là, pour le coup, c'est vraiment la surprise surprise. Je t'avais pas du tout reconnue ! xD Mais c'est trop koul, on va pouvoir continuer nos délires ici aussi ! (Moi j'dis ça, j'dis rien...) Et en plus, t'as Norve-chou en vava. Trop bow.

>> Adèle: Mon petit amour, prend ton temps. En plus, l'histoire, je t'autorise même à la lire en diagonale. Haha. J'ai essayer de réduire, un peu, mais j'ai pas réussi... Enfin bon. Groar. ♥️

>> Aldrick: Merci pour tes gentils compliments, ça me fait plaisir, mais j'ai comme l'impression que je devrais te les retourner aussi. Wink
Et, mon Dieu, je viens de me relire -sauf l'histoire-, et... J'ai en effet laissé passer des fautes assez monstrueuses. Argh ! Merci mille fois de m'avoir prévenue. Bon, il doit y avoir encore pas mal, mais c'est déjà ça. Je me ferai une joie de RP avec toi et compte bien dès que possible rejoindre l'event. Après, le flood et moi, c'est une grande histoire d'amour, donc je suis certaine qu'on s'y retrouvera. Wink
Et merci pour le nanniv'~ *grin*


Sinon, bon courage à ceux que se lanceront dans la lecture de l'histoire. Je vous ai pondu un gros pavé. Désolée...
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MessageSujet: Re: Alex. « Of Lust and Fiend » [DONE]   Lun 3 Sep - 2:24

Mon pire cauchemars ? Que nenni, mon cher Barman est également un fou du ménage, ils vont bien s'entendre ^w^
Je suis curieuse de lire ta fiche en entier (pardon d'avance, mais comme je dois moi-même finir mon histoire sur TnH, je préfère me consacrer à ça avant de pouvoir trainer et lire tranquillement les fiches des autres XD)
En tout cas pour avoir juste passé vite fait dessus... Ma gad c'est looooong ! *not bad*

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MessageSujet: Re: Alex. « Of Lust and Fiend » [DONE]   Lun 3 Sep - 12:17

JOYEUX ANNIVERSAIIIIRE !!
Plein de bonnes choses, d'amour de gloire et de beauté ! °3°

Bon, passons aux choses sérieuses.
Ta fiche… Ça ne va pas du tout !

C'est beaucoup trop bien écris ! è.é
T'as eu peur hein ? 8D

J'ai lu toute l'histoire, en fait c'est simple, j'ai commencé et je n'ai pas pu m'arrêter.
J'étais même triste en arrivant au bout, je voulais la suite !

Difficile de mettre des mots sur tout ça, mais j'avais vraiment l'impression d'avoir le journal d'Alex dans les mains et de voir son écriture défiler sous mes yeux. C'était beau.
J'ai frissonné à la toute petite, mais si intense phrase : « Elle est morte. »
Je savais que c'était faux, mais raaaah, ça m'a mis en pelote !

Bref, je t'aime, je veux t'épouser, mais tu le sais déjà /o/

J'ai donc l'immense privilège et joie de t'annoncer que tu es VALIDÉ !

Bienvenue au
Lost Paradise

Il faut maintenant…
Faire ta demande de rang ici.
Pour les relations, c'est par .
Et pour une demande de RP c'est ici.

Et bon RP parmi nous !
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MessageSujet: Re: Alex. « Of Lust and Fiend » [DONE]   Lun 3 Sep - 13:22

Je te l'ai déjà dit par sms, mais je te le redis : HAPPY BIRTHDAY MA CHÉRIE !! ♥♥♥ Je te souhaite tout plein de bonnes choses pour cette journée importante ! ♥

Comment ? Lire l'histoire en diagonale ? Mais voyons ! Quel sacrilège ! J'aime les pavés. C'est d'ailleurs pour ça que j'en fais. Et les longues fiches écrites par des gens doués sont magnifiques, alors je m'y suis lancée sans hésiter mwahaha ! J'ai TOUT lu, jusqu'au dernier point ! B)

Donc mon commentaire se limitera à deux mots et un smiley : My. God. *-*
Ouais, voilà, j'étais totalement dans la fiche, et elle est magnifique. Pardonnez moi de ce peu. En fait, Edy résume très bien ce que j'ai pensé en lisant ta fiche, aha ! Ta validation ne faisait aucun doute ! Et je maudis ce cher patron de m'avoir prise de vitesse en te validant avant que j'aie fini ma lecture... Mais je l'aime bien quand même ♥

Donc bah, au plaisir de suivre tes futurs RPs du forum et de RP avec toi un de ces quatre si Idée se présente **
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MessageSujet: Re: Alex. « Of Lust and Fiend » [DONE]   Lun 3 Sep - 17:26

Bonne Anniversaire !!!

Et Amuses-toi bien dans ce forum ^^ (en résumé t'as déjà la grande majorité des personnes de ce forum qui sont déjà sur TnH donc déjà ça, c'est fait. Y a plus que le contexte à intégrer XD)

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MessageSujet: Re: Alex. « Of Lust and Fiend » [DONE]   Jeu 6 Sep - 20:19

MERCIII !!
Pour vos gentils souhaits d'anniv'. Je vous câline fort fort.

>> Edward : Sans rigoler, j'ai vraiment une sueur froide quand j'ai lu la phrase. Méchant !
Mais bon, moi aussi je t'aime, alors ça passe. Wink
Par contre, merci pour les compliments, mais il va falloir arrêter, hein. Je sais pas si mon humilité subsistera, à force. Héhé.

>> Adèle: C'est vrai, j'avais oublié qu'on était des pavé-addicts. xD Pi, michi à toi zaussi pour tes gentils compliments, mais 'stop' à toi aussi. (Et tu sais que tu as été la première à me souhaiter mon niniv - après le juif, mais lui ne compte pas, muahaha - ? J'étais trop heureuse, merci beaucoup ! *lui fait tout plein bécots*)

>> Trinité : Han, koul ! On va pouvoir faire chier le personnel avec nos TOCs de la propreté et du bien fait.
Et do not worry pour le pavé, c'est pas si important que ça, sachant que si t'as lu la présentation du prédèf et l'histoire de June, tu sais déjà tout ce qu'il y a à savoir.

Je m'en vais de ce pas, remplir (ou tout du moins essayer) tous ces... schtroumpfs.
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MessageSujet: Re: Alex. « Of Lust and Fiend » [DONE]   Jeu 6 Sep - 20:29

Ma chiwiiiiie ♥️ J'ai été la première à l'exception de ton Juif ? *o* C'est trop d'honneuuuuuur *__* Je suis fière mwahaha ! Twisted Evil *se laisse faire et fait un gros câliiin*
Bon, okay, okay, je fais plus de compliments °x° Mais c'est duuuuuur, tu sais ? D8>
Alexander Wenhams
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MessageSujet: Re: Alex. « Of Lust and Fiend » [DONE]   Jeu 6 Sep - 20:48

Finalement j'ai craqué et j'ai lu ta fiche... Bon comme tu veux pas d'autres compliments, je vais dire que c'est du caca et que c'est nul... Mais en disant ça, je prouve que je suis une véritable mythomane. XDD
Ta fiche est un véritable délice, j'ai adoré lire le caractère... et cette façon de faire l'histoire en journal intime... Pourquoi j'ai pas fait ça moi ?! #jalouse#

Mais oui je suis bien d'accord: traumatisons tout le monde avec nos maniaques de la propreté mouahahaha !

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MessageSujet: Re: Alex. « Of Lust and Fiend » [DONE]   Jeu 6 Sep - 20:58

Puisqu'on n'a plus le droit aux compliments...Je tiens à dire que toute personne censée qui lirait le début de ton journal, où tu demandes de le rapporter, finierait sûrement par le confier à la police s'il avait la curiosité de le lire jusqu'à la fin...^^"
Un journal intime pour un multi-récidiviste, c'est un peu comme conserver chaque arme du crime, non? ^^"
Enfin moi j'dis ça... Rolling Eyes *Regarde son planning pour savoir quand il serait possible de faire une perquisition au Lost*

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MessageSujet: Re: Alex. « Of Lust and Fiend » [DONE]   Jeu 6 Sep - 21:13

Dans tes rêves Aldrick !
Laisse mes gentils petits employés en dehors de ça ~

Et puis tu vois bien qu'il est pas bien dans sa tête ce garçon, il a les cheveux turquoise !
Chut Alex, j'essaye de te sauver la mise !

Sur ce !

Dossier classé !
Je range la fiche !
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Alex. « Of Lust and Fiend » [DONE]

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