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Neige

Cabaret du Lost Paradise - Forum RPG

Forum RPG fantastique - Au cœur de Paris, durant la fin du XIXe siècle, un cabaret est au centre de toutes les discussions. Lycanthropes, vampires, démons, gorgones… Des employés peu communs pour un public scandaleusement humain.

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 Horace Monchieri | La Proie d'une Ombre

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Horace Monchieri
Dans l'Ombre de la Science
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Localisation : De l'Ombre je me gorge, pour que dans la Nuit je perdure...

MessageSujet: Horace Monchieri | La Proie d'une Ombre   Dim 9 Sep - 20:31

Présentation, Lost ParadiseGareki | Karneval

Horace Monchieri

Il s'est abattu un jour sur moi...

    Surnom(s): Je jure que je tuerai le premier qui m'appellera « Mon Chéri »
    Âge (en apparence) : 20 ans
    Sexe : Un garçon, c'est certain
    Nationalité : Française
    Orientation sexuelle : De telles futilités ne m'intéressent pas
    Race : On m'a fait Homme, mais je suis Ombre
    Métier : Machiniste au Lost Paradise
    Taille : Dans le mètre 80, quelque chose comme ça
    Poids : Je suis pas bien lourd pour ma taille. Sans doute une soixantaine de kilos

Et depuis, je vis dans les ténèbres les plus noires

Les seules traces de mon passage...

... sont ces photos prises par un homme il y a de cela quelques années

« Je deviens fou.

Depuis ce jour-là.
Depuis la découverte.
Depuis les photos.

Pas un seul instant ne se passe sans que j'y repense. J'ai voulu en parler à mon collègue ; il s'est foutu de moi dès les premiers mots. J'en ai fait part à ma femme ; elle m'a dit que c'était une des conséquences de la fatigue. Que je me surmenais. Que je devais aller me coucher. Mais je sais ce que j'ai vu. Comment personne ne peut me croire alors que j'ai en ma possession des preuves accablantes ?

J'ai tout vu. Absolument tout. Dans l'objectif de l'appareil photo, tandis que j'actionnais le flash à plusieurs reprises, la tête cachée dans l'ombre d'une étoffe opaque. Alors que j'immortalisais sur un morceau de papier le prestigieux scientifique et son fils devant leur demeure. Un homme qui avait, semblait-il, fait une découverte qui méritait un grand prix, et que mon équipe de journalistes était venue interviewer. Il devait faire la une du Parisien. C'était tout ce que je savais.

Mais bien sûr, personne ne veut me croire. Même moi, je n'y revenais pas au départ. Je pensais avoir rêvé, ou que c'était mon imagination qui me jouait des tours. Et puis, j'ai enduit les photos du liquide. Et les images sont apparues, devenant une garantie de tout ce que j'avais cru voir. C'était bien réel. Je n'étais pas fou. Mais cette découverte va bien finir par me faire perdre la raison.

La première photo est de loin la plus normale. Le scientifique se tient à la gauche, en blouse blanche -comme s'il s'agissait là du cliché le plus commun de l'homme de science. Il porte la barbe, brune à ce que je me souviens, comme ses cheveux encore bien fournis. Et puis, les lunettes posées sur son nez, masquant les cernes de ses yeux chargés de fatigue. Il avait passé de nombreuses heures à travailler. De nombreuses nuits blanches pour mener à bien son projet.

Mais ce n'est pas sur lui que s'attarde mon regard. Mes yeux parcourent un peu plus l'adolescent qui se tient à la droite de l'image.

Il est grand et maigre, dépassant son père de presque une tête. Mais son attitude avachie, les épaules courbées, démontre son enthousiasme quant à la situation. Il n'est pas ravi d'être là, devant l'objectif, ça, c'est certain. Sa fine silhouette est enveloppée de vêtements simples. Une chemise rentrée dans un pantalon. Mais cela ne lui sied guère. Il semble mal à l'aise dans ces vêtements, comme s'il était à l'étroit. Il faut dire que son attitude nonchalante tranche particulièrement avec ces habits de haute couture. C'est comme s'il n'avait pas l'habitude de porter de telles étoffes. Ou qu'il n'aimait pas. A vrai dire, je l'ignore.

Son visage n'est guère plus ravi que son attitude même. Il fait une moue boudeuse, et son regard baissé est dirigé ailleurs, vers le côté. Comme s'il fuyait l'appareil. Comme s'il évitait le flash de lumière. Les deux iris sombres et fuyants se perdent sous ses cheveux ébènes décoiffés, qui parcourent son front sans aucun ordre.

Pourtant, je l'avais vu rire, peu avant qu'on ne commence à prendre les photos, pendant qu'il jouait avec son chien. Un beau setter anglais tricolore qui, si j'en crois ce que j'avais entendu, portait le nom d'Angus. Brave bête. Grâce à sa présence pleine de joie, le visage pâle du garçon était différent. Tellement plus lumineux. Son regard s'était éclairé de vie et ses lèvres fines s'étaient étirées en un large sourire. Oui, il nageait dans le bonheur l'instant d'avant. Je m'en souviens parfaitement.

Mais dès qu'on l'avait fait venir devant l'appareil, tout avait volé en éclat. Un masque de neutralité s'était d'un coup abattu sur ses traits, qui avaient aussitôt perdus de leur vivacité. Comme si une ombre menaçante avait chassé toute sa lumière. Ç'avait été instantané. Il fallait croire que ce garçon n'aimait juste pas être pris en photo.

Un soupire m'échappe. J'ai de la peine pour lui quand je repense à ce qui s'est passé. Un frisson parcourt mon corps alors que mes yeux s’égarent sur ce qui se cache derrière lui. Une trace sombre. Grande. Trop grande pour être l'ombre du jeune homme. Qui entache le cliché. Le raye de part en part. Comme un parasite. Comme une menace. Une menace qui m'effraie.

Les mains soudain tremblantes, je me force néanmoins à jeter un œil nouveau sur les autres photos. Les pires selon moi.

Les deux hommes n'ont pas bougé, et pourtant, chacune est différente. Car c'est cette trace noire qui change à chaque fois. Grandissant tout d'abord jusqu'à dominer l'adolescent. Puis l'engloutissant tout entier, le recouvrant de la tête aux pieds. Et enfin disparaissant peu à peu. Comme si elle était entrée en lui. Cette pensée me fait trembler de tout mon corps. Je ne peux me retenir de jeter un coup d’œil derrière moi, par peur qu'une ombre similaire à celle-ci ne se trouve sur le mur de ma chambre. Mais il n'y a rien. Et pourtant, je ne suis guère rassuré.

C'est alors que le dernier cliché apparaît à mes yeux élargis par la crainte, achevant de me terroriser. Un cliché raté, complètement flou du côté droit. Je me souviens de ce moment là. Le garçon était parti en courant. Comme ça, d'un coup. Mais malgré ce mouvement soudain qui gâche la photo, chaque fois que je la regarde, je suis persuadé de voir un air mauvais parcourir sa tête toute entière. Un large sourire effrayant fendant le bas de son visage. Comme s'il avait été possédé d'un coup.

Un fantôme. Ce ne pouvait être que ça, quand j'y repense. Si personne ne me croit, c'est parce que je suis le seul à avoir vu tout ceci. Et si j'en ai été le témoin, c'est à cause de l'appareil photo. Un fantôme. Je ne suis pourtant pas superstitieux. Qu'est-ce qui me fait croire à une telle explication ? Sans doute que c'est parce que je n'en ai point d'autres, que la situation est bien trop surnaturelle pour être liée à autre chose.

Mais une chose est sûre, maintenant, j'ai peur. »

Journal intime d'Arthur Sarreil,
Photographe du Parisien


Sous mon visage humain...

... Se cache un cœur de pierre et une ombre sournoise

« Ma chère Éléonore,

Tu avais raison. Pour tout. Je m'orientais vers des dangers que je n'imaginais pas possibles, et que toi-même ne soupçonnais pas à l'époque. Je viens de commettre la plus grosse erreur de toute ma vie, et la culpabilité me ronge à petit feu. Surtout depuis que j'ai perdu notre fils Horace.

Il n'est pas mort, je te rassure. Mais il n'est plus le même et a quitté la maison pour partir je ne sais où. J'aurais dû t'écouter. Bon sang, j'aurais dû t'écouter. Horace aurait été épargné par tout cela. Il serait resté le garçon innocent d'autrefois.

Tu te souviens comment il était, n'est-ce pas ? Très curieux de la vie, aimant aller vagabonder dans les rues de la ville. Une vraie pile électrique, incapable de rester en place. Il fallait toujours qu'il bouge ou qu'il touche à tout. Et l'indépendance. Ô qu'est-ce qu'il aimait ça. Je me souviens, quand on voulait lui tenir la main pour nous rendre à un spectacle, et qu'il la repoussait pour partir devant et découvrir avant nous toutes ces merveilles. Dès son plus jeune âge, il n'aimait pas être guidé ; il préférait être guide. Il n'aimait pas qu'on lui dicte sa conduite ; il préférait être son propre maître. C'était tout lui, ça. Et c'est peut-être la seule chose qui n'a pas changée.

Tu te souviens aussi de sa passion, je suppose. Un vrai petit bricoleur. Il avait toujours aimé comprendre le fonctionnement des choses. Les démonter pour en voir tous les engrenages avant de tout remonter. Comme cette vieille horloge qu'on avait dans notre maison. Tu sais qu'avant de partir, il allait chez tous nos voisins pour réparer ce qui ne fonctionnait plus ? Je t'assure, un vrai champion ! Et il faisait preuve d'une grande intelligence dès qu'il s'agissait d'objets complexes. Ah ça, il était vraiment passionné.

Et puis, il respirait la joie de vivre et la naïveté, même. Enfin, ça, c'était avant que tu ne nous quittes. Non pas que je veuille te faire des reproches. Je suis bien plus à blâmer que toi. Mais il faut dire la vérité : l'absence d'une présence maternelle lui a beaucoup pesé. Il est devenu beaucoup plus méfiant que quand tu étais encore là. Et beaucoup plus téméraire aussi. Il avait oublié tous les dangers et partait à la découverte des alentours, même de nuit. Il s'était renfrogné, se renfermant un peu plus sur lui-même, même si la présence du chien que tu lui avais laissé améliorait un peu son humeur générale. Mais finalement, il restait plus ou moins égal à lui-même.

Mais tout a changé, maintenant. Depuis que j'ai cédé à une de ses demandes concernant mes expériences. Éléonore, je m'en veux. Parce que j'ai réussi. J'ai mis fin à mon plus grand projet, et je lui ai offert la possibilité d'avoir une ombre vivante lui aussi. Sauf que ça l'a changé. Ça l'a beaucoup trop changé. Je ne le reconnaissais plus ces derniers temps.

C'était comme si tous les sentiments négatifs s'étaient rassemblés en lui en un rien de temps. Colère. Haine. Sadisme. Il faisait même preuve d'une sournoiserie que je ne lui soupçonnais pas. Mais il arrivait que, parfois, il redevienne lui-même, ce côté effrayant s'estompant sous ses expressions habituelles. Même si ce n'était que passager. Mais je te jure, quand il m'a regardé l'autre jour, j'ai eu vraiment peur. Il m'a lancé un regard meurtrier, comme s'il rêvait d'être débarrassé de moi... Ce qu'il est maintenant, d'ailleurs, puisqu'il a fait ses bagages et s'en est allé sur les routes, totalement seul.

Il y a encore tellement de détails que j'aimerais te raconter et qui ne se disent pas dans une lettre. Tu recevras sans doute ce morceau de papier avant que je n'arrive. Alors, je tiens à te prévenir que je viendrais te voir aussi vite que possible. Je dois tout t'expliquer de vive voix, et ce, depuis le début. Tu ne dois rien ignorer.

Mais avant tout, j'ai quelque chose de plus important à faire. Je pars à la recherche d'Horace. Je ne peux le laisser seul trop longtemps, d'autant qu'il est devenu instable. Il faut que je le retrouve et que je fabrique un antidote. Ensuite seulement, nous nous verrons. Mais ne t'inquiète pas, je te promets de trouver une solution. »

Lettre d'Oscar Monchieri
à Éléonore Montauban


Si je suis né, c'est grâce à lui...

... Grâce à toutes ces expériences qu'il a faites au cours de sa vie

1884

Jour 1

Voilà, nous y sommes. Aujourd'hui est le premier jour de l'accomplissement de mon travail. C'est ici, dans ce laboratoire, que je vais commencer à prouver au monde entier que mes nombreuses théories sur les ombres sont véridiques. Je vais montrer à tous ces ignorants de quoi je suis vraiment capable, que je ne suis pas un membre d'une sectes aux croyances douteuses, mais bien un scientifique de renom.

Horace, mon fils, m'a conseillé de tenir ce journal pour y inscrire tous les résultats que j'obtiendrais et tous les échecs que je rencontrerais. C'est un garçon intelligent et cette nouvelle idée est vraiment excellente. Ainsi, je ne risque pas d'oublier ce que j'ai déjà fait et ce qu'il me reste à accomplir. Et s'il m'arrive de douter de mes propres convictions, ce carnet me rappellera pourquoi je fais tout cela.

Éléonore, ma belle, ma douce. Tu regretteras de nous avoir abandonnés, ton fils et moi. Tu me croyais fou, mais je ne le suis pas. Et ce carnet te le prouvera, un jour ou l'autre. Je te le promets.


Jour 45

Rien. Depuis que j'ai commencé, je ne fais que me heurter à un mur. J’enchaîne échec sur échec. Chaque fois que j'essaye une nouvelle lotion, il ne se passe rien.

Mais ce n'est que le début de l'aventure. Je le sais bien. La France actuelle ne s'est pas créée en un jour. Il faudra que je prenne mon mal en patience et que je trouve ce qui ne fonctionne pas.

Ce doit être un des ingrédients employés.


Jour 128

J'ai eu aujourd'hui la plus grande déception de toute ma vie. Enfin, après le départ d'Eléonore.

J'ai cru avoir réussi. J'ai pensé avoir touché au but. Là, sous mes yeux, une ombre se mouvait. Je l'avais vu s'étendre et découper un carré de lumière au sol. Mais ma joie fut de bien courte durée.

Parce que j'ai entendu la voix de mon fils l'instant d'après, qui me demandait de l'aide pour réparer je ne sais quel objet. Et quand j'ai levé les yeux, je l'ai vu sur le pas de la porte. C'était lui la cause du mouvement. En ouvrant le battant de bois, il avait fait entrer la lumière. Je me suis emballé trop vite.

Pardon Horace. Pardon d'avoir été aussi sec avec toi aujourd'hui. Je ne voulais pas passer mes nerfs sur toi. Pardon de te laisser grandir tout seul. Pardon de faire passer mes recherches avant toi. Mais un jour, quand tu verras ma réussite, quand je t'expliquerais tout, alors peut-être que tu comprendras.


Jour 226

Toujours rien. Je commence à désespérer. Peut-être que le problème ne vient ni des ingrédients ni des quantités. Peut-être que ce n'est qu'une question de cuisson.


Jour 378

Ça y est, la chance me sourit enfin ! Après des mois et des mois d'expériences ratées, de recherches infructueuses et de nombreux produits fabriqués, j'ai enfin des résultats concrets.

Je n'y croyais plus lorsque je me suis lancé ce matin dans la concoction d'un nouveau liquide. Un de plus, me disais-je alors. Un autre qui ne donnerait rien. Et pourtant... Si j'avais su que laisser la porte ouverte par inadvertance allait me permettre de faire la découverte du siècle, je l'aurais fait bien avant !

Sacré Angus ! Ce bougre s'est faufilé dans mon laboratoire pendant que j'avais le dos tourné. Il a foncé sous la table en donnant des coups dans l'un des pieds. Le meuble s'est ébranlé et le flacon que je laissais mijoter a fini par se renverser. J'allais m'énerver, crier après cette pauvre bête et engueuler mon fils pour l'avoir laissé s'approcher de mes locaux. Mais heureusement, je l'ai vu avant de faire une grosse erreur.

Le liquide s'était écoulé sur l'ombre d'une plante que j'avais laissée sur la table en bazar. Et alors, je n'en ai pas cru mes yeux. Je crois même que je ne réalise pas encore tout à fait l'ampleur du résultat obtenu. C'était incroyable. Magique. Irréel. Mais pourtant tellement vrai.

Sous mes yeux effarés, j'ai vu l'ombre des bourgeons s'étendre petit à petit, devenant lentement branches, feuilles, et même fleurs. En un rien de temps, le petit arbuste qui se trouvait là, dans son pot, est devenu un véritable arbre avec un tronc épais et un immense feuillage ! Si le végétal en lui-même n'avait pas bougé d'un pouce, son Ombre s'était transformée, nous laissant voir ce que donnerait cette petite plante dans de nombreuses années.

Mais bien sûr, le miracle n'a pas opéré bien longtemps. Bien vite, les changements se sont rétractés, allant dans le sens inverse. Les fleurs ont fané avant de disparaître. Les feuilles sont tombées. Et les branches se sont mises à pourrir pour se volatiliser. En un rien de temps, tout était redevenu comme avant. Sauf que j'avais été le témoin de ce spectacle et que je ne l'oublierai pas de sitôt.

Je sais maintenant que mes recherches ne sont pas vaines. Je ne suis pas un de ces scientifiques allumés qui s'imaginent des choses impossibles. J'avais raison de croire que les Ombres pouvaient être indépendantes de ce qui les faisait, que je pourrais leur rendre cette indépendance qui leur avait été ôtée. Ce n'était pas une théorie fumeuse. J'en suis maintenant convaincu.

Mais le mélange n'est pas encore assez stable pour durer. L'ombre ne peut échapper bien longtemps à son maître consistant. Il faut que je travaille encore un peu plus ce mélange et que je l'essaye sur un être vivant.


Jour 393

Depuis cette victoire inespérée qui m'a littéralement rempli de joie, j'ai enchaîné réussite sur réussite. D'abord sur des dizaines d'objets inanimés. Et maintenant, sur des rats. Je ne saurais décrire parfaitement ce qui s'est produit dès l'instant où j'ai versé le contenu d'un flacon sur la trace sombre qui partait de l'animal, mais c'était fabuleux.

L'ombre même s'est détachée du corps de chair pour se mouvoir librement. Elle a commencé à courir sur la table, puis sur les murs avant de sortir de la pièce en filant sous la porte. Je l'ai suivie des yeux en simple spectateur, jusqu'à ce qu'elle disparaisse entièrement, à la fois interloqué et ravi. C'était un grand pas en avant pour la science. Je le pensais. Je le savais.

Mais il reste encore des détails à revoir. Quand je me suis tourné à nouveau vers le rat pour voir comment il vivait cette étrange disparition, je l'ai retrouvé mort. Un être vivant ne peut vivre sans son ombre. Je n'y avais jamais songé, mais cela me semble désormais évident.

C'est certain, maintenant, je sais que je suis dans la bonne voie, mais il manque encore quelque chose. Mon élixir est imparfait parce qu'il ne prenait pas en compte ce nouveau facteur. Je vais devoir revoir certains points de mes théories.


Jour 432

Cela fait maintenant un an et un peu plus de deux mois que je travaille sur ce projet, et j'ai incroyablement bien progressé ces derniers temps. Pour être honnête, j'en suis maintenant à l'essai sur l'homme. Demain, je serais mon propre cobaye.

J'ai peur. Mais en même temps, je suis excité. Je serais le premier à avoir une ombre vivante. Mais aussi le premier à en subir d'éventuelles conséquences.

Les améliorations que j'ai apportées au produit initial ne tuent plus les êtres vivants. C'est déjà un bon point. Les rats et les chiens ont très bien supporté l'absence partielle de leur ombre. Partielle, en effet. Car maintenant, l'ombre ne quitte plus entièrement son hôte. Elle laisse derrière elle un léger disque sombre qui se trouve autour des pattes de la bête et permet ainsi de la maintenir en vie le temps de sa promenade. Et l'ombre ne part jamais bien longtemps, elle finit toujours par revenir.

Le résultat devrait être le même pour moi. Il n'a pas différé entre les rats et les chiens. Au moins, je saurais très vite si quelque chose ne tourne pas rond.

J'ai réussi à améliorer mon élixir jusqu'à le rendre durable ! Même après une dizaine de jours, on continue à avoir des va et vient d'ombres dans la maison. Angus ne cesse de grogner. Je crois qu'il n'aime pas ça. Mais Horace, lui, est littéralement fasciné. Il s'est mis en tête de m'aider dans mes expériences et veut lui-même avoir une ombre vivante. Mais je le lui refuse pour le moment. Ce sera non tant que je n'aurais pas la confirmation que tout se passera bien pour lui. Je ne veux pas mettre la vie de mon fils en danger.


Jour 433

C'est fabuleux. Juste fabuleux. L'expérience a été un succès. Pas un seul picotement, pas une seule douleur. Même pas une migraine pour entacher ma bonne humeur. J'ai très bien vécu la mise en mouvement de mon ombre, et je le vis toujours très bien.

Elle a d'abord visité les lieux. C'est ce qu'Horace m'a dit. Ce garçon l'a suivie pour m'aider, au cas où il y aurait des complications. Comme ça, je pouvais rester dans mon laboratoire. Elle n'a pas tardé à revenir, d'ailleurs, et s'est mise à faire des choses vraiment incroyables ! Outre les mouvements et le langage des signes qu'elle faisait pour tenter de converser avec nous, elle a carrément réussi à prendre forme en dehors des murs et du sol pour se matérialiser devant moi.

Dommage que tu n'aies pas vu ça, Horace. C'était fantastique, vraiment. Mais je comprends que tu aimes autant bricoler à tout va. Tu as bien fait d'aller aider le voisin à réparer sa tuyauterie. Il en avait besoin, et toi, c'est ta passion. Et puis, tu auras d'autres occasions de voir ça. Je suis sûr qu'au dîner, ce soir, tu la verras debout face à toi. Ce n'est qu'une question de temps.

Et quand j'aurais la certitude que tout se passera pour le mieux pour toi, alors, je te ferais vivre cette expérience inédite. Tu as ma parole.


Jour 451

Mon Ombre a disparu. Enfin, elle est toujours là, mais elle est fade, atténuée. Elle a perdu sa vie éphémère, on dirait. Ça me rend triste. Je m'étais attaché à cette entité. Elle égayait mes journées. Hier encore, elle se promenait dans la maison. Mais aujourd'hui, plus rien.

Je pensais que ce n'était que momentané, mais j'ai ensuite vu les rats et chiens sur lesquels j'avais expérimenté le produit avant moi. Eux aussi se retrouvaient seuls, abandonnés par leur ombre. J'étais tellement accaparé par la mienne que je ne m'en étais pas rendu compte. Alors j'ignore tout à fait depuis combien de temps c'est ainsi.

Je vais encore perfectionner mon produit. Je sais que je peux réussir. Je touche au but.


Jour 487

Joyeux anniversaire, Horace ! Tu commences à devenir un grand maintenant, du haut de tes 15 ans. Tu m'as même dépassé ! Je vois que mon cadeau t'a beaucoup plu. Tu es parti jouer dehors avec ton chien et ton ombre pendant que j'écris ces mots. Depuis le temps que tu attendais ça, j'ai fait exprès de tout retarder jusqu'à ce jour spécial pour toi. J'espère que tu en profiteras à fond et qu'elle deviendra encore plus spéciale pour toi.

L'élixir a atteint la perfection désormais, je le sais. Cela fait plus d'un mois que mon Ombre bouge sans aucun problème. Elle a même commencé à aider aux tâches de la vie quotidienne. Sa présence me rappelle un peu celle d’Éléonore, quand elle était encore là, auprès de toi. Auprès de moi. Je ne m'attendais pas à un tel résultat.

Une équipe de journalistes du Parisien viendront demain pour une interview exclusive. Je compte sur toi pour me soutenir auprès d'eux. Je dois leur montrer le fruit de toutes mes recherches, et j'ai plus que hâte !


Jour 489

Je me demande encore ce qui s'est passé hier. Pourquoi es-tu parti en pleine séance photo sans rien dire ? Ça ne te ressemble pas, Horace. Je ne te comprends plus. Et on dirait bien que tu as terrorisé le photographe. Il a poussé un cri quand tu as quitté la rue, et il n'a pas été capable de nous dire le moindre mot sur ce qui s'est passé. Ou plutôt si, mais il avait l'air d'être devenu fou, à seulement nous parler de « chose noire » et de « spectre ». C'est à n'y rien comprendre. Et à cause de tout cela, l'interview a été repoussée.

Tu n'es revenu que ce matin, après avoir passé la nuit dehors, sans une seule explication. Et quand je t'ai questionné, tu m'as littéralement envoyé promener. Ton comportement avait complètement changé. Tu n'étais plus le même. Je me souviens encore de ton regard meurtrier qui m'avait glacé le sang. Et ça a duré ainsi toute la journée.

Tu as fait des allées et venues incessantes dans la maison d'un air absent, et chaque fois que je voulais t'interrompre, tu m'agressais, que ce soit avec ton regard ou avec les mots secs et empoisonnés qui s’échappaient de ta bouche.

Mais ce n'était pas la seule chose bizarre qui émanait de toi. J'ai très bien vu le petit halo sombre qui encerclait tes jambes. Et ton Ombre, elle, je ne l'ai pas vue. Je me demande où elle est passée.

Enfin, Horace, s'il-te-plaît, ne reste pas comme ça. Parle-moi, explique-moi tout ! Je veux comprendre.


Jour 490

Le doute m'envahit de nouveau. Je ne sais plus que penser. Éléonore, je crois que je me suis trompé. Tu avais raison, en fin de compte. J'étais fou. Fou de penser au bien fondé de mes recherches. Fou de penser que les ombres ne représentaient aucun danger.

Je suis désolé,  Horace. Je sais à quel point tu tenais à Angus. Tu aimais véritablement ce vieux chien. J'aurais dû plus vous protéger et vous épargner, lui et toi. Mais jamais je n'aurais pu imaginer qu'une telle chose se produirait. J'ignorais totalement l'existence de tels effets secondaires, je te le promets.

Dire que je pensais les soucis partis quand tu étais redevenu toi-même, ce matin. Mais je me trompais une fois de plus.

Je me souviens encore de ton regard quand tu as vu la scène, quand tu as regardé ton Ombre dévorer celle, inerte, du setter anglais. C'était particulièrement horrible. Mais le pire dans l'histoire étaient les cris de souffrance que poussait le chien tandis qu'une partie de lui se faisait engloutir. Le supplice ne prit fin que lorsqu'il ne resta plus aucune trace sombre sous la fourrure de l'animal. Mais le mal était fait. Angus était mort.

On l'a enterré dans le jardin, sans cérémonie. Parce que ni toi ni moi ne trouvions les mots à dire. Pas après un tel massacre. Je crois que je n'ai jamais vu une expression aussi vide sur ton visage. Je m'en veux terriblement, tu sais.

Mais il y a une chose que je ne comprends pas. Pourquoi toi ? Pourquoi pas moi ? La réponse m'échappe. Nous avons pourtant utilisé le même produit. J'ai préparé ton élixir de la même façon que le mien, j'en suis certain. Avec des mois d'écart, certes, mais après le même délai entre la confection et l'utilisation. J'en suis certain. Alors pourquoi ?

La seule différence est que moi, j'avais déjà expérimenté un produit différent sur mon ombre. Cela l'a peut-être rendue plus docile, moins indépendante. Je l'ignore. Mais je ne pense pas que ceci en soit la cause. Ce serait bien trop étrange...


Jour 491

Horace est parti.

Extraits du journal scientifique
du professeur Oscar Monchieri




1890

Je l'ai retrouvé.
Horace, mon fils.
Après presque six ans de séparation, nous avons enfin pu être réunis.


Enfin, à vrai dire, cela fait maintenant quelques mois que j'ai retrouvé sa trace. J'ai tout mis en œuvre pour le retrouver, comme je l'avais promis à Eléonore. Absolument tout. Et pour cela, je n'ai pas hésité à faire affaire avec des personnes peu recommandables, je l'avoue. Mais mes efforts ont finalement porté leurs fruits. L'un de mes contacts a fini par le retrouver dans un cabaret très populaire de Paris. Le Lost Paradise.

Après cette révélation, je ne pouvais pas attendre. Il fallait que je le voie.

Mais ce que j'ai découvert alors m'a fait un véritable choc. Mon garçon avait beaucoup changé par rapport à l'image qui demeurait dans mes souvenirs. Il avait encore grandi et les lignes de son visage s'étaient affermies, signe qu'il était bel et bien devenu un adulte. C'était un beau jeune homme, et quand j'ai appris son rôle au sein du cabaret, je n'ai pu que sourire en découvrant qu'il était resté fidèle envers lui-même et sa passion. Sacré petit mécanicien.

Et pourtant... Pourtant, il avait perdu sa joie de vivre et tout son enthousiasme. Il effectuait son travail avec brio, mais son plaisir semblait terni. En le voyant ainsi abattu, les souvenirs de ce jour me revinrent en mémoire.

Ce jour où Angus était mort.

En y repensant, je crois bien qu'il a perdu quelque chose, ce jour-là. Et pas seulement le goût à la vie, mais quelque chose de plus profond. Quelque chose qui faisait de lui celui qu'il était alors. Aujourd'hui, il ne semble vivre que dans la peur. Et je crains d'en connaître que trop bien l'origine : son ombre. Cette chose que j'ai façonnée. Ce monstre que j'ai créé.

Tout était ma faute. Et en le voyant ainsi transformé, mon désir de lui venir en aide s'en retrouva décuplé. Mais après tout ce que j'avais fait, je ne pouvais décemment pas me présenter devant lui. Pas encore. Pas avant d'avoir trouvé une véritable solution.

Alors, j'ai pris contact avec le gérant du cabaret. Alors, j'ai fait un marché avec cet homme honorable. Il m'aidait à venir en aide à Horace, et je protégeais son neveu contre cette ombre meurtrière.


Mais avant que je puisse trouver un remède définitif, les choses ne firent qu'empirer. Pour mon fils, comme pour moi.


Avec une ombre vivante et côtoyant de si près des Légendaires, j'ai dû faire face à de nombreux phénomènes inexpliqués. Le cabaret semblait être au centre de bon nombre de ces étrangetés, et j'avoue ne pas avoir cherché à retenir mes questions. En parallèle de mes expériences, j'ai mené ma propre enquête, sur le cabaret et ses origines. Il y avait quelque chose d'étrange là-dessous. Et mon fils travaillant dans un lieu si mystérieux, j'étais inconsciemment poussé à agir ainsi. Je me disais alors que c'était uniquement pour le protéger, mais je crois bien que la curiosité était vraiment ce qui me menait là où je n'aurais pas dû m'aventurer.

C'est ainsi qu'ils ont pris contact avec moi. Après m'avoir isolé là où nul ne pouvait nous entendre, ils m'ont tout raconté, absolument tout. La Curia m'a dévoilé l'existence de l'autre "monde", et par là même, celle des Légendaires. Tous ces "monstres" de contes et légendes étaient bien réels. Plus surprenant encore, avec mon ombre anormale, j'étais considéré comme l'un d'entre eux. J'étais ma propre Création.

Et puis il y eut cette proposition. La Curia cherchait à protéger les Humains tout comme les Légendaires en maintenant le secret et en arrêtant ceux qui s'avéraient être dangereux pour les uns comme pour les autres. Et je pouvais les rejoindre.

Si le doute m'avait d'abord emparé, puisque mon but était avant tout de guérir Horace, il y eut cet autre événement. Cet élément perturbateur qui vint tout précipiter.


L'ombre d'Horace devenait de plus en plus dangereuse, et elle risquait de tout compromettre et de condamner mon fils. Il fallait que je fasse quelque chose.
Le deal était simple. On me laissait soigner Horace moi-même, et j'offrais mes services ainsi que tout mon savoir scientifique à la Curia. C'était tout ce qu'il me fallait pour accepter.


Mes premiers passages à la Curia furent compliqués. On m'avait fait une offre, mais la confiance n'était pas encore au rendez-vous. Alors, on me bandait les yeux pour me conduire jusqu'aux locaux où je pouvais appliquer mon savoir dans la recherche. Jusqu'à ce qu'aux yeux des autres membres, je ne constitue plus aucune menace potentielle.

C'est au sein de cette organisation que j'ai monté un véritable plan en compagnie d'Edward White pour conduire Horace et son ombre en lieu sûr le temps de le soigner. Mais la problématique était plus compliquée que prévue. Si le garçon avait donné son accord, ne souhaitant visiblement pas manquer une opportunité de se débarrasser définitivement de son maléfice, son ombre était une autre histoire. Il était évident qu'elle ne se laisserait pas faire. Si elle apprenait ce qu'on préparait dans son dos, nul doute qu'elle tenterait de s'échapper. Il fallait la forcer à venir et trouver un moyen de la maintenir enfermée là où nul ne pourrait être en danger.

Et la solution, je l'avais déjà toute trouvée : Andréa.

Lorsque j'avais voulu le protéger de l'ombre de mon fils, j'avais concocté un étrange remède. Mon idée première avait été de donner une mauvaise odeur et un goût écœurant à l'ombre de l'homme à tout faire du cabaret. Ainsi, elle aurait perdu son côté appétissant et aurait été épargnée. Mais cet effet était raté, et le résultat obtenu n'en avait été que meilleur, car en sa présence, l'ombre meurtrière ne pouvait être indépendante. Comme si le produit avait agit en aimant répulsif, l'ombre d'Andréa repoussait celle d'Horace. A ses côtés, elle restait immobile, et mon fils redevenait ce qu'il aurait dû rester à jamais : un simple être humain.

Quelque part, j'avais déjà réussi à trouver une forme de remède à ce mal vorace.

J'avais donc un point de départ. Il ne me restait plus qu'à trouver comment l'adapter, car il était impossible de le reproduire pour le verser sur toutes les ombres d'êtres vivants présents dans Paris. Et encore plus improbable de le reproduire à l'échelle nationale.


La première étape était la plus simple. En à peine quelques semaines, j'avais adapté la formule pour imprégner des objets immatériels. Mon objectif était simple. N'ayant pas trouvé le remède efficace pour débarrasser mon garçon de son ombre, et le danger qu'il représentait grandissant avec le temps, j'avais pris la décision de délimiter une enceinte dans laquelle l'ombre resterait prisonnière le temps des essais. Et pour cela, quoi de mieux qu'une pièce fermée ?

Alors, en la présence d'Edward et d'Andréa, Horace fut conduit dans l'enceinte de la Curia. Alors, il pénétra dans la prison dorée qui resterait sa chambre pour les quelques mois qui suivirent. Et pendant tout ce temps, il ignorait totalement que j'étais l'un des instigateurs du mouvement.

Mais il n'allait pas tarder à le découvrir.


La pièce les emprisonnait à l'intérieur, mais n'empêchait ni l'un ni l'autre de bouger. Lorsque l'ombre s'aperçut de la supercherie, elle tenta de s'échapper par tous les moyens possibles et imaginables, et prendre possession de son hôte en faisait partie. Il était trop dangereux pour toute personne d'entrer dans cette pièce. Ou du moins, pour toute personne ayant son ombre avec lui.

Je n'avais pas le choix. C'était à moi de m'y rendre, pour le suivi du traitement, pour lui apporter ses repas... Pour tout. Moi seul pouvait m'approcher de lui sans mon ombre, sans risquer ma vie. Et ce, même si j'étais terrifié à l'idée de me retrouver face à lui, après tout ce temps. Après avoir gâché sa vie.

Je savais qu'il m'en voulait. Il devait m'en vouloir. Comment aurait-il pu en être autrement ? Comment aurait-il pu me pardonner de lui avoir offert ce cadeau empoisonné ?

Et pourtant, tout s'est déroulé autrement. Quand je l'ai revu véritablement pour la première fois, il a juste été surpris. Puis nous avons discuté malgré le malaise bien présent, et je lui ai expliqué pourquoi j'étais ici. Je lui ai tout raconté. Peut-être que mon discours l'a convaincu, ou  bien étaient-ce les années passées qui lui avaient permis d'accepter aussi vite la situation, je l'ignore. Mais quelque part, j'avais l'impression qu'il pensait être l'unique responsable de sa situation. C'était lui qui avait souhaité cette ombre vivante des suites de mes recherches, certes. Mais c'était moi qui avait accepté. C'était moi qui avait pris le risque de lui transmettre mon élixir, alors que mon rôle de père était avant tout de le protéger.

Il aurait dû m'en vouloir. Et j'aurais presque préféré qu'il en soit ainsi.

Au lieu de quoi, chaque fois que je me rendais dans sa chambre, nous échangions quelques mots. Mais ça s'arrêtait là. Il semblait vouloir conserver cette distance entre nous, j'ignore tout à fait pourquoi. Si ce n'était pas pour augmenter ma culpabilité, qu'est-ce qui le poussait à agir ainsi ? Peut-être que c'était simplement ce qu'il était devenu : un garçon méfiant et maintenant sans cesse une distance de sécurité entre lui et les autres...


Malgré tout, au fil des jours, je m'approchais de trouver un remède avec l'aide des autres scientifiques de la Curia. Nous étions partis des deux produits que j'avais déjà réalisé pour en renforcer l'effet et faire en sorte que l'action de répulsion provienne d'Horace en lui-même et non d'une pièce ou d'une tierce personne. Et la chance sembla enfin me sourire.

Le remède, nous l'avons trouvé au bout de quelques mois de recherche, bien que sous une forme imparfaite.

Après avoir bu le contenu du premier flacon, l'ombre d'Horace cessa de se mouvoir et sembla s'effacer, perdre de son intensité. Son apparence redevint celle de n'importe quelle ombre, soulignant grossièrement les formes de son hôte sur les objets et les murs. Mon fils me confirma même ne plus sentir sa présence directe. Mais ses émotions restaient à la portée de sa perception, et l'ombre semblait furieuse d'avoir ainsi été domptée.

J'avais réussi.

Mais à peine quelques jours plus tard, elle sembla retrouver son indépendance petit à petit, comme si l'effet s'était estompé avec le temps. Alors, j'ai donné un nouvel échantillon à son hôte pour l'asservir un peu plus. Et le succès me sourit à nouveau.


Le remède fonctionne bel et bien. Il est juste loin d'être définitif, mais les résultats semblent plus que prometteurs. Au fil des semaines, les prises s'éloignent de plus en plus, comme si l'ombre avait de plus en plus de difficultés à reprendre son indépendance. Avec le temps, j'ai l'espoir de voir l'effet devenir définitif. Du point de vue des autres scientifiques, c'est une issue certaine qui viendra dans quelques années. Cette longue période d'indépendance a rendu l'ombre difficile à immobiliser définitivement. Mais maintenant le remède trouvé, elle va se réhabituer sous la contrainte à sa vie d'antan pour retourner définitivement d'où elle vient.

Alors, Horace n'est plus considéré comme un danger. Aujourd'hui, nous l'avons libéré et laissé retourner là où le conduisait sa vocation. Il est retourné travailler au cabaret et a repris sa vie le cœur plus léger.

Tout ce que j'espère, c'est que son ombre ne trouvera pas un moyen de contourner l'actuel remède pour retrouver sa liberté volée...

Retranscription du témoignage du professeur Oscar Monchieri
entreposé au milieu des archives de la Curia



Une fois le masque tombé...

... Je ne suis plus que moi-même, une personne parmi tant d'autres

    Surnom(s) : Miyumiyu ! \o
    Âge : Comme mon p'tit coeur à l'heure actuelle !
    Expérience en RP : Cette fiche doit être la meilleure que j'aie jamais faite, si ça peut vous donner une idée de mon niveau 8D
    Avis/Suggestions/Questions concernant le forum : Tout est parfait. Pour m'inspirer autant, je crois que ça veut tout dire *-*
    Comment avez vous connu le forum ? Adèlounette ! Elle est modo. Connait le staff. Mais avant tout, elle est moi.
    Un commentaire ? Oui... Excusez-moi pour les pavés, pitié. Pas taper. J'ai juste été la proie d'une folie d'inspiration i_i
    Avez vous lu le règlement ? « Ce code a été croqué par un lapin ~ »

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MessageSujet: Re: Horace Monchieri | La Proie d'une Ombre   Dim 9 Sep - 22:45

Je... Je...
Je fonds.

Que dire ! C'est superbe. Sublimissime, même ! Tu nous as vraiment pondu une merveille, pour le coup. Une prose des plus belles et un rythme haletant. D'excellentes idées pour la composition des différentes parties. DAAH ! C'est juste parfait. J'adore. ♥
La partie physique m'a littéralement arrachée des frissons - je ne rigole pas - avec cette ombre monstrueuse que personne ne semble voir ou vouloir se résoudre à voir. Un petit côté Lovecraftien que j'ai énormément apprécié, et que je t'envie beaucoup. (Je sais pas comment t'as fait pour rendre ça aussi bien, mais c'est sûr qu'on n'y reste pas de marbre.)
La partie caractère est... juste... OH MY GOD. C'est magnifiquement raconté, je trouve. Je voyais les scènes et les images défiler devant mes yeux, avec leurs couleurs chaudes et douces au début, puis de plus en plus sombres et dérangeantes... Hiiii !
Et, alors là, ne me lancez même pas sur l'histoire ! Un petit bijou. Le coup du journal scientifique est juste une idée monstrueuse, et que tu as su parfaitement mener. Et bien que cela soit assez formel, on comprend bien le cheminement des pensées et des émotions du professeur, son excitation aveugle, sa détresse, ses remords... De même que cela parvient à bien nous éclairer sur le garçon tout en laissant un léger voile de mystère sur son Ombre - le truc affreux, làààà. (Ce qui, je trouve, a très bien rendu, aussi, c'est le coup du chien. Dans un carnet scientifique formel, tout de suite, ça a plus d'impact.)

Le personnage en lui même est juste miamioune tout plein - Alex va le bouffer tout cru -, et est bien travaillé.
Hâte de pouvoir RP avec ! o/

M'bref, t'as compris, j'adhère. J'aime, j'aime, j'aime. ♥
Tu es trop parfaite. D8


(Hihihi~ Je passe et donne mon avis avant Edy~ *trop fière*)

PS1: En fait, Yu, t'as quand même un fétichisme bizarre avec les ombres, nan? xD
PS2: MON CHÉRIIIIII ! 8D
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Horace Monchieri
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MessageSujet: Re: Horace Monchieri | La Proie d'une Ombre   Dim 9 Sep - 23:14

Alors là, j'avoue que je ne sais pas quoi répondre.

J'ai pleuré... Oui, pleuré face à autant de compliments i_i *tropémotivebonjour* Je me suis même surprise à relire plusieurs fois xD Bref, ça me fait super plaisir que tu penses tout ça. Merci merci, t'as tout dit de façon si belle que... voilà... Je suis émue *snif*

Pour la petite histoire, la partie physique m'est vraiment venue... tout de suite après avoir eu l'idée de base du personnage. Je ne sais pas par quel miracle. Mais je visualisais tellement bien la scène que les mots me sont venus tout seul. Et raconter le tout à la première personne (ce que j'adore, à ma grande surprise) m'a beaucoup aidée en fait. Mais que tu dises que ce passage a un petit côté Lovecraftien... C'est juste trop d'honneur *><* [note que j'ai fini d'écrire le physique à 3h30 du matin *Igotthepower*]

Pour le moral, j'avoue que c'est ce que j'ai fait en dernier et ce qui me convainquait un peu moins que le reste. Mais néanmoins, j'en étais vraiment satisfaite. Et je crois que c'est la première fois que je suis entièrement satisfaite de moi dans une fiche de présentation.

Pour tes commentaires sur l'histoire, oui, alors là, je me suis lâchée. Je me suis complètement mise dans le rôle du professeur -et j'y suis encore alors que ça fait plus de 2 heures que j'ai fini la fiche- et j'ai écrit comme me venaient les idées (en me relisant super souvent, quand même). La petite annotation de ton commentaire "le truc affreux, làààà" m'a fait rire xD

Bref, je suis vraiment ravie -trèstrèstrèstrèstrèstrès[...]trèsravie- que ce personnage te plaise autant, et c'est avec grand plaisir que je te dédierai un RP prochainement *-* (Et non, je suis pas trop parfaite D8)


PS1 : Euh, oui, je crois... Pourquoi t'as eu la même remarque que Nezu ? xD C'est pas ma faute si les Ombres m'inspirent, d'abord i_i
PS2 : M'appelle pas comme ça !!! D8

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MessageSujet: Re: Horace Monchieri | La Proie d'une Ombre   Lun 10 Sep - 12:30

Alex a tout dit, alors je ne vois vraiment pas comment formuler mieux. On sent que tu as aimé écrire cette fiche et que ça t'a transporté, puisqu'elle nous fait vibrer aussi. Je pense qu'on peut dire que tu viens d'évoluer de façon spectaculaire et sublime. Comme une fleur qui vient déclore. Félicitations, ta fiche est magnifique. Juste magique. Bien joué Miss!

P.S: Je peux m'incruster dans le rp avec Alex? XD // Tu veux bien faire un lien avec Billy? Ce serait drôle!^^

P.S 2: Trop fier aussi d'avoir posté avant Ed ;p

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MessageSujet: Re: Horace Monchieri | La Proie d'une Ombre   Lun 10 Sep - 16:12

Mon chériiiiiiii ~ o3o

Bon tout a déjà été dit alors je ne sais pas s'il est bien nécessaire de faire mon blabla !

Pour faire court, tu as utilisé avec une merveilleuse habileté la liberté qu'offrent les fiches de présentation des personnages.
Changement de narrateur, styles variés et toujours une écriture impeccable au rythme maîtrisé.
Chaque partie se lit avec délice et l'ambiance que tu as réussi à créer dès les premières ligne est tout simplement extra.

Enfin bref, c'est du grand cru et en plus ça se déguste sans modération !
Elle est pas belle la vie ? 8D

Et donc, bien évidemment, tu es VALIDÉE !!!
Je vais de ce pas t'ajoueter au groupe des employés /o/

Bienvenue au
Lost Paradise

Il faut maintenant…
Faire ta demande de rang ici.
Pour les relations, c'est par .
Et pour une demande de RP c'est ici.

Et bon RP parmi nous !


P.S.1 : ne vous rejouissez pas trop petits sacripans, je vous ai laissé le champs libre ~ 8D
P.S.2 : mousy je veux un RP °^°
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MessageSujet: Re: Horace Monchieri | La Proie d'une Ombre   Lun 10 Sep - 18:42

Tu es déjà au courant de mon point de vue sur le physique (je plussoie donc Tsu, on dirait vraiment Lovecraft ^^)
Pour tous le reste, ça a déjà été dit et je ne peux donc qu'approuver tous les compliments fait.

Il n'y a qu'un seul soucis... COMMENT, après Alex et toi, je pourrais poster une fiche sans me sentir inférieure et pas douée de la vie ?! J'ai pas votre talent et croyez moi ça se verra. Vous ne me facilitez pas la tâche vilaines filles ! XDD

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MessageSujet: Re: Horace Monchieri | La Proie d'une Ombre   Lun 10 Sep - 19:17

Je suis certain que tu en es capable aussi Trinité! Y'a pas de raison! Wink

Horace=> Commence dès maintenant à préparer un stylo pour signer les autographes, tu es célébre à présent.

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MessageSujet: Re: Horace Monchieri | La Proie d'une Ombre   Lun 10 Sep - 21:05

Oh gnaaaaaaah >w< Tous ces compliments, ça me fait plaisir... Vous m'avez tous dit de si belles choses ! >w< Mais limitez un peu à partir de maintenant, sinon, je vais rougiiiiir xD

Aly => Hihi, je suis une fleur \o Non, plus sérieusement, j'ai beaucoup aimé l'image ♥ Et puis un RP, c'est avec grand plaisir, bien sûr ! Tout comme le lien ! Mais Billy... C'est pas ton prédéfini ? °° 'Fin bref, donc moi, je suis partante pour tout !

Edy => Tu veux mourir ? *__* grrr... T'as de la chance d'être le patron... Pour l'ambiance, je vous donne mon astuce ! C'est une musique qui m'a mise directement dedans : le thème principal de King of Thorn ♥.♥ Puis un RP avec toi, c'est toujours un plaisir aussi, donc c'est quand tu veux \o

Trinité => Hiii merci. Mais tu sais, il est temps pour moi de passer le flambeau \o Et c'est toi que je choisis pour me succéder ! You got the power ! Mais tu peux le faire. Juste, si je peux te donner un conseil, il faut que tu te lâches complètement, que tu te donnes à fond, et normalement, le résultat ne peut qu'être super Wink

Bon, sinon, je prends ton conseil au mot, Aly. J'ai le stylo, une pile de papier... Qui veux un autographe ? Je peux même vous faire un chibi-Horace à côté en dessin, si vous voulez ! \o

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MessageSujet: Re: Horace Monchieri | La Proie d'une Ombre   Mar 11 Sep - 14:18

*mets un tape derrière la tête à Horace*
Dis donc, pas le temps de traînasser, tu as une chaudière qui fait des siennes au sous soul, au boulot !

Ohohohohohohoh, j'aime être un patron tyranique ! /o/

Sur ce, fiche classée !.
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MessageSujet: Re: Horace Monchieri | La Proie d'une Ombre   Lun 19 Oct - 21:27

Et voilà, j'ai fait les modifications que je voulais effectuer à l'histoire de mon personnage ! Comme ça, j'explique son absence au passage à la nouvelle année et je le fais évoluer un peu Razz

Bon, c'est pas mon meilleur texte, mais ça suffira pour expliquer ce qui lui est arrivé ^^

Edy, Aly, vous qui connaissez mieux que personne la Curia, n'hésitez pas à me signaler une quelconque erreur de compréhension dans mon texte \o Je corrigerai au plus vite ^^ Même si j'ai normalement fait au mieux pour respecter tout ce dont on avait discuté, Edy \o

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MessageSujet: Re: Horace Monchieri | La Proie d'une Ombre   Mar 27 Oct - 18:44

J'ai enfin eu le temps de lire tes nouveautés... c'est trop classe *__*
Cette ombre est une sacré coquine mais c'est bien que Horace puisse enfin avoir la paix XD

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MessageSujet: Re: Horace Monchieri | La Proie d'une Ombre   Mar 27 Oct - 19:01

Hihi, merciiiii ♥
J'aime beaucoup cette ombre en fait, je m'éclate beaucoup à la mettre en scène et à l'utiliser (ou ne pas l'utiliser dans certaines situations où elle serait la bienvenue ~♪). Horace va avoir la paix, certes... Mais pour combien de temps ? niark1

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MessageSujet: Re: Horace Monchieri | La Proie d'une Ombre   Sam 31 Oct - 16:40

Je passe un peu en retard à cause de ce maudit internet, mais je passe /o/

On avait vu ensemble pour le contenu, donc tout est correct pour moi, de même que l'utilisation de la Curia que tu as très bien intégrée. L'écriture est toujours aussi fluide en tout cas et ça fait plaisir de te voir reprendre la main sur Horace et son ombre.
Un tout, tout petit regret pour moi, j'aurais bien aimé ressentir davantage les heures de labeur d'Oscar et la nervosité grandissante à mesure des échecs, ou les instants de liesse lors des petites améliorations. Rien de bien méchant en somme et j'ai d'ailleurs hâte de voir comment le Horace 2.0 va se débrouiller dans Paris !

Sinon, quelques infos sur les nouveautés. Tu as surement dû les voir, mais je te les note quand même, on ne sait jamais :

Content de te revoir !

Voici quelques nouveautés à connaître !

Une banque de PNJs publics est disponible ici. Les membres sont invités à la compléter selon leur bon plaisir !
Une zone de flood dédiée à l'écrit sous toutes ses formes est accessible .
Et enfin, c'est tout juste sorti du four, un évent d'Halloween est ouvert dans cette direction !
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MessageSujet: Re: Horace Monchieri | La Proie d'une Ombre   Sam 31 Oct - 17:12

Merci beaucoup Edy, ça me fait plaisir tout ça /o/ J'ai bien aimé le Horace 2.0 d'ailleurs, on dirait que tu parles d'un robot Razz Mais j'ai bien hâte de développer cette nouvelle version au fil des RPs ^^

J'avoue qu'au cours de mon écriture, je m'étais dit que ç'aurait pu être bien de refaire comme dans la précédente version, sous forme d'un journal scientifique, afin de justement mieux montrer ces passages de labeur pour trouver un remède. Mais j'avais déjà beaucoup avancé et je ne savais pas trop comment les intégrer, comme il parle après coup et que c'est son soulagement d'avoir trouvé qui prédomine. Du coup, j'ai eu la flemme de revenir en arrière et je me suis contentée de ça Razz En tout cas, je garde la remarque en tête pour un jour où je n'aurais rien à faire et je voudrais m'amuser à écrire ce passage là d'un autre point de vue ^^

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MessageSujet: Re: Horace Monchieri | La Proie d'une Ombre   Sam 31 Oct - 17:17

Pas de soucis ! Ça n'enlève rien à la qualité de ta fiche de toute façon x)

Et moi aussi j'aime bien le Horace 2.0, c'est plutôt approprié pour un mécanicien en plus ;P
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