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Neige

Cabaret du Lost Paradise - Forum RPG

Forum RPG fantastique - Au cœur de Paris, durant la fin du XIXe siècle, un cabaret est au centre de toutes les discussions. Lycanthropes, vampires, démons, gorgones… Des employés peu communs pour un public scandaleusement humain.

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 Catch me if you wanna | Ft. Aldrick

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MessageSujet: Catch me if you wanna | Ft. Aldrick   Mer 9 Jan - 0:06

Qui a dit que le petit roi que je suis était mort ? Mais pas du tout ! Je suis toujours là ! Sauf que je vis caché pour mieux vous surprendre dans votre sommeil... Ou durant votre travail... Ou bien tout simplement dans la rue en vous contant une histoire à faire peur. Je suis du genre à m'ennuyer vous savez. Alors je m'occupe comme je peux. Surtout qu'avec Snorri, c'est difficile de pouvoir se balader dans Paris. Seul. Même en pleine journée. Enfin. SURTOUT en pleine journée. Je l'aime ce grand dadais, mais faut pas pousser ! Je comprends qu'il ait peur que je fasse des bêtises, mais rester enfermé entre les quatre murs du cabaret c'est de loin l'unique moyen de me rendre encore plus fou que je ne le suis - et puis genre je fais que des bêtises une fois dehors tsss-. Une vraie maman poule ce gro-grand ours. Et oui je l'aime lui, parce que LUI me voit comme un type bien hoho. Et bien en tout les cas, vous savez quoi ? Aujourd'hui... Ou plutôt ce soir, j'ai eu droit à mon autorisation de prendre l'air. Si jamais un type venait à gâcher ma soirée, je vous jure que... Je ne dirai rien à Snorri et ferai tout pour qu'il n'en sache rien. Oui je suis comme ça ! Je n'aime pas le voir se mettre dans tous ses états, juste parce que j'ai osé dire à une grand-mère qu'elle allait finir sa vie étouffée dans son édredon. Ma faute à moi si le papi de la mamie n'aimait pas sa mamie ? Comment ça, ça devient compliqué ? Mais suivez donc un peu !

Bref, j’en étais où. Ah oui ! J’avais enfin pu prendre l’air ce soir-là. Et j’avais bien l’intention d’en profiter. Ce n’était vraiment pas tous les jours que je pouvais me promener tout seul, alors quand l’occasion se présentait, je jure que je ne voulais pas que la moindre petite seconde ne soit dérangée par… Un géant brun puant le loup aux yeux si petits et aux airs si mesquins que je lui ferais bien manger un pavé parisien. Oui vous avez très bien compris : je voulais faire mes bêtises, tranquille, sans être dérangé par un certain commissaire ou par la police tout simplement. Sauf que ce mec là… Eh bien c’était différent. Autant avec la police basique, je pouvais m’en tirer, autant avec lui c’était différent. J’aimais lui mettre des bâtons dans les roues à ce petit grand commissaire. Il se croit fort et capable de me choper encore et toujours pour les anciens crimes que j’ai commis. Quoi ? C’est mal d’avoir mangé des gens en arrivant à Paris ? Ma faute peut-être ? Oui… Bon… OK… Je l’admets… C’est ma faute… Mais j’avais faim ! Et je n’avais rien à me mettre sous la dent. Ne me dites pas que y’avait du steak parce que là… Je vous dirais que je m’en fiche. Oui, moi je ne mange que des mets… particuliers. C’est blanc, ça a deux bras et deux jambes et c’est suffisamment goûtu pour ma petite personne quand elle a plus que faim ! Mais allez expliquer à ce grand échalas brun que c’était, par le passé, une pulsion sous le principe de l’instinct de survie ! Pour sûr qu’il me foutrait sa grande paluche dans la tête en me disant qu’il ne fallait pas le prendre pour un idiot. Dommage, c’est déjà fait.

Non mais attendez. C’est un loup ! Moi je suis renard ! Par nature je suis déjà fichtrement plus rusé que monsieur ! Lisez les Roman de Renart et vous verrez qui a la vedette ! Bref… J’en étais où (bis). Ah oui. Il fait nuit. Il fait froid mais je m’en fiche et la lune affiche… Un croissant de Lune. Tant mieux, ça m’évitera de croiser ses crocs à ce commissaire. Mais pourquoi je pense à lui d’abord ? Et pas à l’autre gros phacochère que j’avais rencontré avec Edward ? Ou même d’ailleurs à Edward tout court ? Non mais c’est vrai quoi ? Ça sentait le roussi tout ça. Toutefois, voyez-vous, il n’était pas si tard que ça parce qu’il y avait encore du monde dans les rues ce soir-là. Mais qu’importe ! Je voulais profiter. Me promener. Bon non, en fait, j’étais sorti, pour trouver un truc débile à faire, histoire de m’amuser. C’était une belle nuit où je pouvais faire peur à quelqu’un. Je sais pas pourquoi mais j’avais envie de foutre la chair de poule à un pauvre citoyen innocent. Je n’avais pas vraiment d’envie particulière, mais finalement mes pas me guidèrent directement vers le palais du Trocadéro. Oh oui ! Du monde ! Joie joie joie ! J’aurai pu danser la polka si je m’étais vraiment écouté. Mais ça n’aurait pas été discret du tout. C’est donc tout sournoisement que je me glissais dans la foule à la recherche de la petite victime de la soirée. L’odeur. C’était l’odeur qui me guidait. Oui parce que mes victimes ont tous une odeur particulière. Tiens d’ailleurs, y’en a une que je reconnais là. Non. Attendez. Ce n’est pas vrai. Dites-moi que ce n’est pas vrai ! Je fis la grimace. Celui que je ne voulais absolument pas voir de la nuit était là. Mon dieu. Horreur. Paradis et bénédiction ! – comment ça, ce n’est pas ça ! On s’en moque non de dieu ! - L’unique loup-garou pourrisseur de ma pauvre petite vie de renard roi déchu était là. Pas loin. Du genre… 30 mètres. Je fis demi-tour direct et alla me perdre dans les jardins. Hors de question qu’il me chope encore pour me foutre en tolle ! Je profitais de mon excapade pour remettre en ordre les possibles erreurs que j’aurais pu commettre… Ben… Il faut croire que j’ai été sage jusqu’ici. C’est vrai ! A part l’histoire des nonnes là avec Edward, je ne vois pas du tout ce que j’aurai pu faire comme erreur. Et il n’allait pas me poursuivre de nouveau pour une histoire aussi peu intéressante ! Non non… Je sentais qu’il allait encore me suivre de ses grandes jambes de 10 mètres juste pour me faire passer ENCORE un interrogatoire sur les fameuses disparitions parisiennes, sans doute dues à un type fou qui a eu envie de manger des gens. Mais je continuais de m’éloigner de la foule. Oui parce qu’autant être bien tranquille avec lui. Quoi que… Etre au milieu de la foule et le ridiculiser ça pouvait être drôle. En tout les cas, dès que je sentis que je pouvais être tranquille je m’étais tourné d’un coup vers lui et lui lança :

« Cessez de me suivre ainsi, vous risquez de vous fatiguer. Ah et je n’ai rien à vous dire non plus. A moins que cette fois-ci vous avez une question plus qu’intelligente à me poser, et beaucoup moins ennuyantes que toutes les autres déjà posées auparavant ? »

Petit sourire bien fin et bien sardonique. Monsieur le loup… Vous sentez la rose, et en plus je m’attends à tout ! Alors je vous le dis… Enfin non je le pense bien fort, vous ne m’aurez toujours pas~

Spoiler:
 
Aldrick Voelsungen
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MessageSujet: Re: Catch me if you wanna | Ft. Aldrick   Ven 11 Jan - 22:36

Le lycanthrope passa une main devant sa bouche sans parvenir à masquer un bâillement.

*Que c'est ennuyant! Pourquoi mon supérieur a-t-il jugé bon de me faire mander ici? Franchement quelle perte de temps!*

Aldrick croisa les bras, accoudé à une colonne du Palais, il laissa son regard se perdre sur la foule, allant du maire en plein discours aux individus en tous genres, le tout rythmé par un ton monocorde qui se voulait jovial.

*Qui espère-t-il vraiment convaincre de tout ça?*

Des enfants s'amusaient à monter sur des canons en criant, un jeune homme tentait tant bien que mal de convaincre sa tante de rentrer tôt-en vain. Un homme tiré à quatre épingles semblait faire tout son possible pour garder les yeux ouverts, s'excusant parfois auprès de la personne qui le précédait du dérangement occasionné. Les partisans les plus fervents du maire, agitaient des drapeaux tricolores en distribuant des badges à tous ceux qu'ils croisaient. Une vieille dame s'enquerrait toutes les deux minutes auprès de sa voisine de ce qu'il se disait en affichant un sourire édenté mais des yeux rieurs.

*Dommage qu'il soit si dur de rencontrer des gens avec un tel regard... J'aimerais bien lui parler tiens!*

Le brun ne pouvait malheureusement pas délaisser ses fonctions si facilement, il haussa d'ailleurs un sourcil, tandis que des questions de budget étaient abordées. Là un frison lui parcouru l'échine, mais ce n'était pas en fonction des propos tenus par "son supérieur", mais parce qu'une odeur singulière lui chatouillait la truffe. Il mit un peu de temps en revanche à retrouver celui qui était à l'origine de tout ça.
Quand enfin il aperçut la tête rousse, il se détacha du pilier et s'étira légèrement, pas mécontent malgré tout d'avoir enfin une bonne raison pour s'éclipser. Il confia à ses collègues le reste de la protection du maire, et suivit le petit renard vers les jardins. Une fois qu'ils furent seuls, le roux se retourna et entama un monologue étrange, lui arrachant un air surpris.


-Quelle avarice! Une seule question...ça laisse bien peu de place à la discussion. Argua-t-il avec un air entendu, le sourire sur son visage annonçant la joie de trouver un adversaire digne de ce nom. Etrange pour une personne de votre "rang". L'ironie, se fit sentir dans sa voix.

Il avança de quelques pas jusqu'à ce qu'un mètre le sépare du roi déchu. Réfléchissant par la même occasion aux différentes sorties possibles, à ce que pouvait faire ou non son vis à vis en cas de fuite. Le vent dans les arbres leur rapportait des brides de conversations mêlées au bruissement des feuilles, il mit ses mains dans ses poches et très lentement pour ne pas que son interlocuteur prenne la fuite, alluma une cigarette avant de la porter à ses lèvres et de ranger les allumettes. Le commissaire relâcha une bouffée de tabac et poursuivit:


-Que faîtes-vous donc là ce soir, sans rechercher la compagnie de quiconque, Monsieur le Roi déchu?

Il leva les yeux brièvement, suivant le cheminement de la fumée qui mourait dans l'air frais, esquissant un sourire devant les étoiles qui s'allumaient sur la toile moirée du ciel avant de reporter ses iris dorés sur les boucles rousses qui couvraient une grande majorité du visage d'Henri.

*C'est rare qu'il soit libre en semaine, non?* Calcula-t-il en essayant de se rappeler les horaires du roux sans pour autant y parvenir.

Le peu que Baptiste avait pu lui transmettre comme horaires sur les employés du Lost lui semblait impossible à retenir, alors que pourtant c'était primordial, mais rien n'y faisait! Plus il essayait et plus il avait du mal. Peut-être était-ce parce qu'il trouvait que c'était poussé le bouchon un peu trop loin? Après tout même s'il en voulait à Edward pour son comportement passé, ses employés eux n'y étaient pour rien, et même si les disparitions semblaient avoir le cabaret comme point commun, il ne pouvait encore privilégier aucun suspect plutôt qu'un autre.

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MessageSujet: Re: Catch me if you wanna | Ft. Aldrick   Jeu 14 Fév - 12:49

Tout ce que j’avais voulu, c’était me balader tranquille. Et voilà qu’en arrivant au trocadéro… J’eu ce parfum horriblement mauvais dans mes narines. Pourquoi il était là ? HEIN ? il voulait me hanter encore c’est ça ? Essayer de savoir qui avait tué je ne sais pas qui et qui l’avait jeté ainsi dans une poubelle ? Je n’ai rien fait ! Sauf… Sauf faire peur à une nonne. C’était mal ? D’autant que j’avais déjà eu ma punition et qu’Edy était venu me sauver la mise. Non mais le commissaire n’allait pas venir dans mes pattes juste pour me parler de ça. S’il avait décidé de me suivre, c’est qu’il avait forcément une idée derrière la tête. Non ? Mais si ! Je le vois venir avec ses… ses… ses gros sabots là. Oui sabots ! C’est un loup bizarre de toute manière. Et puis quoi ? Si moi je suis Renart, lui il est Ysengrin. Ca n’a toujours pas de sens pour vous ? Réfléchissez ! Je ne pas laisser la paluche de ce gros lycan’ m’attraper l’épaule ! Et le voilà qui m’avait même rattrapé avec ses grandes jambes de géant. Inutile qu’on se lance dans une course poursuite, il finirait par me rattraper… Ou pas… je me suis entraîné depuis ! Peut-être qu’il aurait du mal à me suivre du coup… mais je renonçais vraiment à ce genre de chose, parce que dans le fond, ça me fatiguait.

Je m’étais donc arrêté dans le jardin. Il n’y avait pas un chat. Un léger vent frais balayait l’espace, faisant bouger la faune dans un bruissement de feuillages. Les mains dans les poches de ma veste , lui adressant un sourire fin plein de malice, je me tenais là devant lui. Je sentais son odeur venir encore embêter mes narines. Je lui adressais alors la parole en lui disant qu’il ne fallait pas qu’il perde son temps à essayer de me suivre parce que de toute façon je n’avais rien à lui dire. Non rien. Rien du tout ! Même pas cette histoire de bonne sœur ! Et puis zut ! Il n’allait pas m’empêcher de me ballader alors que c’est une occasion qui ne se présente presque jamais… Ouais… Bon… En fait, il pourrait légitimement trouver ça louche, mais y’a rien de louche là-dedans ! Sauf mon look. Mais ça, on allait pas me changer et c’était pas lui non plus qui allait me changer… Surtout pas lui.

Je n’aimais pas les loups, mais lui c’était… C’était celui que j’aimais le moins. C’était juste un bon ennemi. Un mec que j’aimais berner, tromper, piéger. Et puis, le connaissant, il allait vouloir encore me poser des questions donc je lui avait dit de ne pas non plus perdre son temps avec moi, sauf s’il avait une question très intelligente à me poser. « Une » avait été employé comme généralité, mais apparemment il le prit comme étant un article numéral. Soit, il se créait un panneau à lui tout seul et tombait de dedans de lui-même. C’en est presque amusant. D’ailleurs un léger petit rire aussi sardonique que mon sourire franchit mes lèvres.

« Exactement. Une question. Avarice ? Cela vous étonne-t-il vraiment que quelqu’un de mon rang le soit ? Tout les rois le sont un tant soit peu. Que croyez-vous ? Shishishi… »

Je ne l’aimais pas… Il était toujours ironique. Mais je la détournais toujours de cette manière, le prenant au premier degré et pas au second. Ainsi ça m’évitait bien souvent de lui sauter à la gorge. Je l’entendis et le sentis se rapprocher de moi. Un mètre. Un bon petit mètre nous séparait maintenant. Et je sentais toute sa hauteur me surplomber. Je ne bronchais pas pour autant. Je le laissais s’approcher. Je le laissais aussi s’allumer une cigarette. Ah… Un jour, j’aimerai pouvoir lui dire qu’il finira par mourir à cause de ça. Et du chocolat. Parce que oui… Derrière cette odeur de loup, de tabac froid –chaud maintenant- se cachait cette douce odeur chocolatée. Il mourra d’overdoose de chocolat. Mais ça lui plairait beaucoup trop… que je préfèrerais qu’il meurt par manque de tabac et de chocolat. Il me demanda alors ce que je faisais là, ce soir. Je poussais un soupir. Déçu. J’étais déçu.

« Je ne vous accorde qu’une question, et vous ne trouvez rien de mieux que de me demander ce que je fais là ce soir. Je ne vois pas ce que je ferai de bien différent que tous les autres citoyens parisiens, Monsieur le Commissaire. Et puisque vous êtes si curieux, je vais préciser mes dires : Je prends l’air. Cela vous convient-il ? »

Je poussais un soupir comme si j’étais las. Déçu. Oui j’étais déçu. Il aurait pu me surprendre avec une belle question. Mais c’était tout ? Juste ça ? Décevant. Incroyablement décevant.

« Bien. Maintenant que vous avez brûlé la seule et unique question que je vous avais accordé, je vous laisse mon bon commissaire~ »

Oui. J’allais le laisser. Le quitter. M’éloigner de lui. Et il n’avait pas intérêt à m’en empêcher. Quoi ? J’étais si suspect que ça ? Tss. J’avais faim. Et avec l’agacement, ça ne m’aidait pas vraiment. Il était agaçant, collant, et en plus… Je sentais qu’il n’allait pas du tout me laisser tranquille comme ça. Un vrai cauchemard. Je n’aime pas ce loup-là. C’était définitif.
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MessageSujet: Re: Catch me if you wanna | Ft. Aldrick   Ven 22 Fév - 14:15

Aldrick extirpa une nouvelle bouffée de fumée de sa cigarette, et s'avança encore d'un pas. Haussant vaguement un sourcil à la réponse du roux, puis esquissant un sourire, un brin amusé.

-Allons vous savez bien qu'une seule question n'aurait su me satisfaire. Je suis flic, souvenez-vous. Il calla la cigarette dans sa bouche et l'avisa de pied en cap, il ne semblait pas mentir. Je vois que cela vous a brimé que je m'intéresse si peu à votre personne, vous auriez sûrement préféré une question plus personnelle...s'il n'y a que cela, ça peut s'arranger aisément... il retira la cigarette, et en extirpa à nouveau une bouffée. Les questions ce n'est pas ce qui me manque...

Le lycanthrope eu un sourire triste puis ne sentant pas d'animosité singulière outre leur éternelle rivalité, il s'approcha jusqu'à être à côté de lui.

-Marchons un peu. Vous semblez vouloir vous balader et moi je cherche une excuse pour échapper à un discours d'un ennui mortel. Il avança un peu, espérant que le renard ne prendrait pas la poudre d'escampette. Je dois dire que j'aimerais beaucoup savoir aussi ce que quelqu'un comme vous fais au service d'Edward White. Le but de tout ceci m'échappe quelque peu je dois l'avouer. A moins que ça ne soit pas pour lui que vous vous donnez tout ce mal?

L'agent sourit malicieusement, mais n'ajouta rien, terminant sa cigarette avant de la jeter dans la poubelle la plus proche.
S'avançant encore un peu plus dans les jardins, il souleva doucement une rose, et la renifla, y trouvant un parfum si léger qu'il en fut déçu, la relâchant pour fourrer ensuite ses mains dans ses poches.


- Sachez que pour l'heure je n'ai rien à vous reprocher, ne vous encombrez donc pas de détails qui nous priveraient d'une conversation sympathique. Pour une fois qu'il est possible de se parler "normalement" -il encadra le terme entre ses doigts- j'aimerais beaucoup en profiter.

Son regard doré, tenta de décrypter le comportement de son vis à vis, en vain, lui arrachant un soupire intérieur. Avec les rois, il n'y avait jamais rien de compréhensible et encore moins de critères qu'il puisse anticiper. A moins que ce ne soit simplement parce qu'il était fatigué? Quoiqu'il en soit, il ne se sentait pas de chercher querelle à quelqu'un ce soir.
La chose était rare, mais à force de voir des meurtres, des crimes, et autres, en plus de crouler sous les dossiers, il avait envie d'autre chose ce soir, envie de prendre son temps, de discuter tout simplement.
Mis à part son caractère singulier, le roi n’avait rien fait qui fasse naitre chez lui, une quelconque méprise. Il avait un rire singulier, un peu déroutant, voir dérangeant selon le moment, mais mis à part cela…Rien qui ne soit une barrière à une discussion normale.


-L’idée vous effraie ? Lâcha-t-il un brin taquin, histoire de le décider. Après tout, il ne tombait tous les jours sur quelqu’un capable d’avoir de la répartie acerbe en sa présence. Ou du moins quelqu’un qui soit capable de l’utiliser à bon escient. Pire encore de jouer aux échecs grandeur nature, sans plateau et avec stratégie.

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MessageSujet: Re: Catch me if you wanna | Ft. Aldrick   Mer 24 Avr - 18:00

-Allons vous savez bien qu'une seule question n'aurait su me satisfaire. Je suis flic, souvenez-vous.

Je m’en souvenais très bien ! Non mais s’il croyait que j’oubliait facilement à quel type de personne j’avais affaire, il se trompait lourdement ! Et puis j’avais donné l’accord pour une seule question car je voulais me débarrasser rapidement de sa compagnie. Il m’agaçait, j’avais faim et avec lui collé à mes basques je ne pourrais pas manger !

-Je vois que cela vous a brimé que je m'intéresse si peu à votre personne, vous auriez sûrement préféré une question plus personnelle...s'il n'y a que cela, ça peut s'arranger aisément... Les questions ce n'est pas ce qui me manque...

Non mais c’était quoi ces insinuations ! Je n’aimais pas parler de moi, et je haïssais justement les questions personnelles ! Il devait le savoir… Et donc il faisait ça exprès ! Il voulait vraiment que je me mette en rogne ? Allons. Non. Je n’allais pas perdre mon calme, ça serait beaucoup trop beau et ça ne lui ferait que plus plaisir !

« Cela ne m’a pas du tout brimé de ne pas avoir reçu un plus grand intérêt à ma personne. Disons que vous m’avez posé une question banale et que je m’étais attendu à quelque chose de plus surprenant. Mais ne croyez pas que je sois déçu de la question ! C’est de VOUS que je suis déçu. Ce n’est pas tout à fait la même chose~ Et je vous connais suffisamment pour savoir que vous êtes suffisamment curieux pour poser n’importe quoi comme questions et que vous en avez toujours deux ou trois voire plus qui trottinent dans votre tête. »

-Marchons un peu. Vous semblez vouloir vous balader et moi je cherche une excuse pour échapper à un discours d'un ennui mortel.

Et nous voilà en train de marcher côté à côte. Ne pas croire, petits passants, que nous sommes les meilleurs amis du monde, c’est même bien le contraire ! Dire que j’avais eu envie de partir direct, sur le champ… c’était foutu ! A me coller de la sorte, il mettait toute ses chances de son côté pour pas que je me barre. C’est un vicieux personnage. Un genre de Harpie. Un loup harpie que je ne supportais pas plus que je ne supportais Edward. Je faisais la grimace. J'avais envie certes de me balader mais pas en sa compagnie !

« C’est votre boulot d’écouter un discours ennuyant ! Vous manquez à vos devoirs sans aucune raison valable. »

J'avais mis mes mains dans mes poches et j'avais plus l'air ennuyé et agacé qu'autre chose. Il voulait quoi au juste ? Je crois que je ne tardais pas à le savoir, car sans le lui avoir demandé, il me parla d'Edward :

-Je dois dire que j'aimerais beaucoup savoir aussi ce que quelqu'un comme vous fais au service d'Edward White. Le but de tout ceci m'échappe quelque peu je dois l'avouer. A moins que ça ne soit pas pour lui que vous vous donnez tout ce mal?

J'eus un léger rictus. Depuis quand ça l'intriguait de savoir ce que je faisais au cabaret ? Et non ce n'est pas pour lui que je suis employé là bas. Et c'était quoi cette idée de "me donner tout ce mal" ? J'aimais être au service de Snorri !

« En plus de manquer à vos devoirs de commissaire, vous avez la sale manie de vous torturer le cerveau sur des choses qui n’en valent pas la peine. Et comme je l’ai dit, je n’ai rien à cacher, alors je vais vous le dire franchement : je ne suis pas au service d’Edward. Sauf qu’il n’a pas l’air de le comprendre. Et pourquoi voulez-vous qu’il y ait un but précis derrière tout ça ? Vous cherchez des explications là où il n'y en a pas.» lui répondis-je alors.

Maintenant cela sentait le tabac froid. Je l'entendis s'éloigner un peu pour aller trifouiller dans un buisson de fleurs. Au parfum, je pouvais deviner facilement qu'il s'agissait de roses. Et puis regardez-le, le poète avec sa rose maintenant !

-Sachez que pour l'heure je n'ai rien à vous reprocher, ne vous encombrez donc pas de détails qui nous priveraient d'une conversation sympathique. Pour une fois qu'il est possible de se parler "normalement" j'aimerais beaucoup en profiter.

Et depuis quand il croyait que j’avais envie de lui parler normalement et d’avoir une conversation sympathique avec lui ? Décevant. Il était devenu mou en plus. A force d’aimer les roses et de manger du chocolat, il était devenu mou. Il devait être amoureux aussi… Pour être devenu aussi mou ! Je pris mon mal en patience. Et je sentis son regard sur moi. Je gardais mon sourire fin et plein de malice. Tu pourras toujours essayer de me sonder, tu n’y parviendras pas ! Même Edward n’y arrive pas. Je restais muet un instant.

-L’idée vous effraie ?

De nouveau, un léger rire s'échappa de mes lèvres. Je le rejoignis devant le rosier et lui adressant mon sourire habituel :
« Monsieur Voelsungen, sachez que vous pourrez toujours essayer de me faire peur, je ne broncherai pas d’un pouce. Alors ce n’est pas avoir une conversation totalement banale qui va m’effrayer. » Nous reprîmes notre balade. Nous nous étions alors bien avancé dans les jardins. Je payais une pomme à un gamin qui en vendait et qui passait par là, et je me mis à la croquer. « Que voulez –vous que je vous dise hum ? » demandais-je entre deux bouchées.
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MessageSujet: Re: Catch me if you wanna | Ft. Aldrick   Jeu 16 Mai - 20:31

L'agent l'écouta d'une oreille un peu distraite lui dire que sa déception portait sur sa personne. Il entendait tellement ça au quotidien que cela ne semblait plus rien lui faire. Particulièrement lorsque ça venait d'un homme qui n'était pas plus blanc que lui. Un demi-sourire s'imprima sur son visage tandis qu'il soulignait ses obligations.

-J'ai des hommes sur le terrain. Ils sont grands, majeurs et vaccinés, ils s'en sortiront très bien sans moi. N'en doutez jamais.

Il avança à la même allure que le renard, et s'arrêta un bref instant sous la surprise en découvrant ce qu'il pensait d'Edward. Cela lui arracha un franc éclat de rire.

-Eh bien! Enfin quelqu'un de censé au sujet d'Edward! Si on m'avait dit que ça serait votre cas je ne l'aurais pas cru!

Un large sourire vint compléter les dires du commissaire, mais bien vite, il retrouva un air semi contrarié. Il aurait été dangereux de sous-estimer ce roi, et il ne voulait pas faire ce genre d'erreurs de débutant. "Toujours se méfier de l'eau qui dort" était un des principes de base de la police. Une odeur de pomme parvint jusqu'à sa truffe, lui faisant retrousser légèrement le nez, puis l'espace d'un instant, le visage de Rita Upset lui revint en mémoire, ainsi que son sourire face à la tarte aux pommes qu'on lui servait ce soir-là.

-Ainsi donc vous aussi vous aimez les pommes? C'est contagieux dans ce cabaret on dirait... Lâcha-t-il avant de songer que ça n'avait pas grand-chose à voir avec le reste de la conversation.

*C'est pas le moment de penser à une fille, enfin!*

Levant les yeux au ciel, Aldrick contempla la lune un bref instant avant de reporter son attention sur le chemin face à eux. Il était rare qu'on lui donne carte blanche concernant les questions qui lui encombraient le cerveau. S'il y avait eu un concours de questions superflues il aurait sûrement réussi à avoir un prix, mais en attendant, il restait seul avec sa conscience et ce n'était peut-être pas plus mal.

-Si vous ne travaillez pas pour Edward au cabaret, alors qu'est-ce qui vous retient là-bas? Ne me dîtes pas que c'est le salaire, je ne vous croirais pas! Il alluma une autre cigarette. Vous n'êtes pas vraiment du style à vous attacher aux femmes, non? Alors qu'est-ce qui vous motive?

Il enfonça un peu plus son chapeau sur sa tête, extirpa de la fumée à sa compagne favorite et poursuivit:

-D'ailleurs que s'est-il passé en Italie pour que vous teniez à ce point à masquer votre passé?

L'agent savait que cette question ci ferait mouche. Depuis le temps que Baptiste était au Lost, il commençait à en apprendre assez sur les uns et les autres, mais ça il n'avait encore pu le tirer au clair. Lui-même ayant fait des recherches, il savait qu'il y avait anguille sous roche et il n'était nul besoin d'être un as des devinettes pour s'en rendre compte. A défaut de lui faire peur arriverait-il à le faire tressaillir?

-J'ai entendu dire que c'était assez sanglant... Il s'arrêta là et ralluma une cigarette. Il avait besoin de savoir jusqu'où il pouvait pousser le bouchon avant que ça ne devienne critique. Quitte à être décevant autant l'être jusqu'au bout. En plus il lui semblait que s'il ne demandait pas cela maintenant, il n'en aurait jamais le cœur net.

C'était un reproche qu'on lui faisait souvent dans la brigade de chercher trop souvent à vérifier par lui-même certaines informations que beaucoup jugeaient sans importance. Ce n'était pas le cas pour lui. Avec son passé tumultueux, il n'avait jamais appris à communiquer convenablement avec les autres et maintenant qu'il tentait de voir plus loin que le bout de sa truffe, on lui reprochait de ne pas assez se fier et faire confiance à un tiers. Il n'y comprenait rien. Chose rare: il avait arrêté de chercher à comprendre. Il avait besoin de voir la vérité. En quoi était-ce mal?

Un soupire franchi la frontière de ses lèvres. Ses yeux dorés passèrent sur Henri, avec sa chance, et son manque de talc habituel il l'enverrait promener, mais pourquoi donc ne pas jouer cartes sur table pour une fois?
Qu'avait-il à y perdre après tout? Son orgueil? Sa fierté? Sa discrétion? Le mystère entourant son passé tout au plus. Pensait-il qu'il le poursuivrait pour quelque acte que ce soit? Peut-être. Pourtant ce n'était pas de sa juridiction.
Par ailleurs, il n'éprouvait aucun plaisir à mettre en prison des gens, sans preuves qui plus est. Certes, ils étaient nombreux les flics qui se fichaient pas mal de savoir si les présumés coupables l'étaient vraiment ou non, certains prenant un malin plaisir à frapper parfois avant de poser des question mais il n'appréciait pas ces méthodes. Seulement à chaque fois qu'il essayait de discuter avec son supérieur sur le sujet, il l'envoyait peintre en lui donnant encore d'avantage de travail pour lui occuper l'esprit à autre chose, alors...il avait fini par renoncer et avait juste formé ses hommes en accord avec ses idées propres. Changer le monde entier était complexe, mais se changer était ce qu'il pouvait faire de mieux dans ce sens. Du moins l'espérait-il.


-Vous regrettez d'être parti?

Il souffla pour rejeter un peu du tabac qui lui emplissait les poumons et reporta aussitôt la cigarette à ses lèvres, surveillant toujours les réactions du roi, comme le lait sur le feu. Des fois que...

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MessageSujet: Re: Catch me if you wanna | Ft. Aldrick   Dim 19 Mai - 18:07

-J'ai des hommes sur le terrain. Ils sont grands, majeurs et vaccinés, ils s'en sortiront très bien sans moi. N'en doutez jamais.

Ainsi donc, il avait délégué la surveillance et l'écoute du discours à ses sbires... Quel homme intelligent ! Je me surprendrais toujours à le penser. Mais il est un être aussi très sournois. Oui, moi aussi je l'étais, mais il était un loup plus sournois que sa nature ne le supposait. Et c'était ça que je n'aimais pas chez lui. Il devine beaucoup trop vite et bien. Il pose trop souvent les bonnes questions qui gênent. Et il sait cuisiner les gens comme personne. Il m'énerve, parce qu'il sait très bien que je déteste que l'on me pose des questions. C'est un homme beaucoup trop dangereux à mon goût et à mon égard. Moins je le croise mieux je me porte !

Tiens, d'ailleurs, en quoi était-ce si drôle de dire que c'était Edward qui pensait que j'étais sous ses ordres ? Oui ! Vous avez raison ! Je soupçonne toutes les actions et réactions de ce commissaire ! Tout est suspect chez lui ! Même sa consommation de chocolat !

-Eh bien! Enfin quelqu'un de censé au sujet d'Edward! Si on m'avait dit que ça serait votre cas je ne l'aurais pas cru!

Je haussais un sourcil.

« Tout chez Edward est louche, tout comme vous l'êtes ! Et puis cela se sent à plein nez qu'il prend un peu ses rêves pour des réalités... C'est un têtu ! Il pense trop aussi ! Et puis il a du mal à admettre que je suis roi et qu'il n' a pas à me donner des ordres. »

Un sourire fin concluait ma phrase. Je pris une pomme et la mangea. Et cela avait suffit à provoquer la surprise chez le commissaire :

-Ainsi donc vous aussi vous aimez les pommes? C'est contagieux dans ce cabaret on dirait...

Comment ça c'était contagieux ? Que voulait-il dire ? Je croquais dans le fruit et lui répondit, la bouche pleine :

« Ce n'est pas que j'aime ça, c'est surtout que j'ai besoin de me mettre un truc dans le ventre, en cet instant précis. Et les pommes furent les plus proches pour remplir cette fonction. Et puis je ne vois pas trop non plus où vous voulez en venir en disant que c'est contagieux... »

Non je n'aime pas les pommes, ni les légumes, ni les fruits. Mais je n'allais pas non plus sauter sur un individu pour le manger tout cru devant le commissaire. Je suis fou, mais pas à ce point là. Je me méfie. Je reste tapis dans l'ombre. Mais plus cette conversation va durer, plus j'aurais du mal à ne pas aller au nord de Paris, dans un de ces quartiers sales et dégueulasses de Montmartre pour aller y croquer une jambe ou un bras.

L'odeur de tabac vint titiller mes narines... Et une vilaine question vint titiller mes tympans :

-Si vous ne travaillez pas pour Edward au cabaret, alors qu'est-ce qui vous retient là-bas? Ne me dîtes pas que c'est le salaire, je ne vous croirais pas! Vous n'êtes pas vraiment du style à vous attacher aux femmes, non? Alors qu'est-ce qui vous motive?


Il était trop curieux. Le souvenir de mon arrivée au Lost Paradise me revint en mémoire. Je mordis dans ma pomme avec toute la puissance que ma mâchoire de renard sauvage pouvait donner. Ça y est. Il commençait à devenir agaçant. L'autre main dans ma poche, marchant encore à côté du commissaire, mangeant ma pomme comme pour faire passer mon agacement sur elle, je sentais que tout ceci allait alourdir la légère atmosphère du jardin. On était maintenant loin du tumulte. Plus personne n'était autour de nous. Il faisait nuit, un léger vent frais venait nous caresser le visage, sans pour autant qu'il ne vienne titiller ma frange.

« Et vous ? Qu'est ce qui vous retient au commissariat, alors que tout ce que vous avez envie de faire c'est de vous payer une bonne bagarre avec Edward ? Vous vous la jouez stratège ? » mon sourire fin était là. Encore. Toujours. Tel le chat de Cheshire, il sera toujours collé à mon visage. « Vous devinez cependant très bien : l'argent je m'en fiche et les femmes... ne m'intéressent pas. Mais pourquoi expliquer quelque chose qui ne s'explique pas ? Par exemple, pouvez-vous m'expliquer votre attirance pour la seule diva du cabaret qui est sous la protection même du patron ? » J'en sais beaucoup. J'en sais bien plus qu'il ne l'imagine. Le cabaret. J'y suis le spectateur n°1. Fidèle à mon poste de gardien du hall, je vois tout, j'assiste à tout, et je devine tout. Sans voir. Mais je resterai toujours assez vague pour ne pas en dire plus qu'il ne doit savoir. Après tout, je ne vais pas lui mâcher le travail~

« Alors, voyez, je ne peux vous expliquer pourquoi je reste au cabaret et pourquoi j'y travaille~ » Si, bien sûr que si, je le pourrais, mais je n'en ai pas la moindre envie.

Cependant, l'interrogatoire ne sembla pas du tout s'arrêter là.

-D'ailleurs que s'est-il passé en Italie pour que vous teniez à ce point à masquer votre passé? J'ai entendu dire que c'était assez sanglant... 

Je m'arrêtais soudain. Cette question. J'aurais du la prévoir, mais je ne l'ai pas fait. Mon sang ne fit qu'un tour. Une bourrasque un peu plus forte souffla faisant danser nos cheveux. Je finissais ma pomme et jeta le trognon un peu plus loin. La lumière lunaire, donnait à mon visage une apparence peu sympathique. Voire diabolique.

Le commissaire avait rallumé une cigarette. S'il pouvait mourir d’overdose de tabac, ça m'arrangerait. Je n'aurais qu'à lui dire que dans les minutes qui suivent, il mourra dans d'atroce souffrance. Mais ceci n'arrivera sans doute jamais. Malgré tout, mes lèvres ne bougèrent pas d'un pouce. Laissant juste mon sourire figé sur ce visage à demi mangé par des cheveux.

-Vous regrettez d'être parti?

Oh que non. Il n'a pas idée. Mais jamais il n'aurait dû poser ce type de question. Jamais.

« Au contraire, je suis bien ravi d'avoir pu quitter mon pays. »

Même si ce fut un peu contre ma volonté. Comme si on pouvait tenir un animal sauvage en cage. La bonne blague.

« Ce qui s'est passé en Italie ne vous regarde en rien. A moins que c'est pour cela que vous me suivez partout... Maaah, essayer de dépoussiérer ce qui est enfoui loin très loin dans le passé, essayez donc de découvrir ce que vous cherchez par vous même, mais ne comptez pas sur moi pour vous en parler. Ce serait un bien trop beau cadeau que de vous faciliter la tâche... Shishishishi... »

Ma main dans ma poche, ne pouvais s'empêcher de caresser la lame d'un de mes couteaux. Mon visage avait une certaine ombre maintenant. Presque inquiétante. Il ne m'avait pas fait frémir, ni même tressaillir, mais s'il devenait trop curieux, rien ne m'empêchera de me jeter sur lui pour lui raconter une vision totalement fausse....

« D'ailleurs, vous êtes beaucoup trop curieux. En quoi cela vous intéresse ? Parce que vous pensez que cela a un lien avec le Cabaret ? Si c'est simplement cela qui vous intrigue, sachez que les deux faits sont tout simplement indépendant l'un de l'autre. Ils n'ont rien à voir. A moins que vous pensez que j'en ai honte ? Non absolument pas. J'en suis même fier. C'est juste que le monde Français n'a pas besoin de le connaître. Et puis sans lui, je ne serais pas roi. Shishishi... »

Il faudra que je me montre prudent. Agresser un commissaire, n'est pas non plus la meilleure solution. Rester calme sera le mieux. Ma main laissa la lame tranquille. Et puis j'ai plus d'un tour dans mon sac pour faire partir ce commissaire loin de ma personne.
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MessageSujet: Re: Catch me if you wanna | Ft. Aldrick   Mar 28 Mai - 16:43

Quand il fut accusé d'être aussi louche qu'Edward White, un rictus indéchiffrable passa sur son visage. Un mélange complexe entre l'ironie et le mépris. L'idée désagréable que ça soit dûe à leur race passa dans son esprit et il s'en contenta, préférant ne pas s'éterniser sur le sujet.

Le brun compris bien ensuite que sa référence à Rita Upset ne fit aucun écho pour le roi, sûrement n'était-elle pas dans son entourage proche, et c'était pour cela qu'il ignorait son addiction pour le fruit qui été défendu autrefois. Un bref instant, il failli lui en parler, puis se ravisa. C'était bien la preuve également qu'elle n'avait rien à voir avec les raisons pour lesquels il restait au Lost. Peut-être pouvait-il procéder par élimination, si son visage trahissait un semblant de surprise à un moment donné? Mais il été risqué de jouer un jeu de ce genre avec un roi-renard. Enfin ce n'était pas tant le risque qui le rebutait mais plus le fait de perdre du temps pour des questions qu'il serait peut-être amené à reposer plus tard. Aussi avec une nonchalance qui lui était peu courante, il déclara d'un ton las:


-C'est sans importance. Laissez tomber.

Aldrick savait parfaitement que cette réponse ne lui conviendrait pas et qu'il ne tarderait pas à le lui faire savoir. Henri ne se fit en effet pas prier et sa question suivante le laissa bête.
Il ne répondit rien, se contentant d'un regard noir en réponse à son sourire sadique. S'il avait pu il le lui aurait fait ravaler, mais il se contenta de poursuivre sur le même terrain. Puisque les hostilités étaient ouvertes, inutile de se priver.

Il avait entendu dire que les aveugles par leur sens perdu avaient les autres plus aiguisés. C'était bien sa veine. Tomber sur quelqu'un capable de détecter
ça ne l'arrangeait en rien. En rien, du tout. Mais il faudrait composer avec. Il tira sur sa cigarette, et une bonne partie de son extrémité prit fin dans un seul souffle. Cependant le sort ne semblait pas l'avoir complétement abandonné. Etant donné l'affection toute particulière qu'Henri éprouvait pour Edward. S'il n'allait pas dans ce sens, il n'y aurait -à priori- aucune raison particulière pour que le maître des lieux et sa protégée en sachent plus qu'il n'était nécessaire.

Le roux s'arrêta en entendant parler de l'Italie. Un point partout. Deuxième round. Le renard lui fit bien comprendre qu'il ne valait mieux pas qu'il poursuivre sur ce sujet, mais l'agent se contenta d'hausser les épaules, ne pouvant se résoudre à décliner le sourire naissant qui s'imprima sur sa peau blanche. Particulièrement lorsqu'il refusa de lui en toucher mot.

Les étoiles au-dessus d'eux, seules témoins de ce match verbal, semblaient ne pas vouloir assister à la suite, préférant se cacher derrière les nuages bleutés qui parsemaient le ciel. Pourtant, il n'y avait encore eu de leur part respective aucune forme d'agressivité qui puisse laisser penser qu'ils en viendraient aux mains. Mais alors qu'il s'apprêtait à questionner encore, le roi le prit de court, faisant les questions et les réponses. Il le laissa parler. Il n'avait après tout que peu d'occasions d'en faire mention en France, et cela l'arrangeait bien qu'il vide son sac maintenant avec lui.


-Parce que le peuple français a besoin de quoi selon vous? D'un roi qui leur cache des choses? D'un roi au passé sombre? Comment voulez-vous qu'il ait confiance en quelqu'un qui ne leur dira pas tout dès le départ?

Il reporta la cigarette à ses lèvres.

-C'est pour ses mêmes raisons que vous avez jeté votre dévolu sur le peuple français plutôt que sur le peuple italien? Paraissait-il à ce point crédible? Ou vous aurait-on traité avec des égards...digne de vos actes là-bas?

Au loin, le vent leur porta l'écho lointain d'applaudissements. Peut-être le maire avait-il terminé son discours? Le commissaire n'en avait cure. Ce n'était pas le moment de relâcher sa garde. Non vraiment pas...

-A moins qu'il n'y ait autre chose? Une lubie spécifique à votre rang? Ou vous voulez conquérir le monde un peu plus chaque soir?

Le brun fit un pas en avant, espérant ainsi défiger le Roi. Il n'avait aucune envie de passer la soirée à le regarder dans le blanc des yeux. Enfin façon de parler.

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MessageSujet: Re: Catch me if you wanna | Ft. Aldrick   Jeu 20 Juin - 9:54

L’air était lourd. Le ciel se couvrait. Ca sentait l’orage. Et pourtant, c’était comme si ce dernier ne viendrait jamais. Nous nous faisions face. Un duel verbal se déroulait au milieu des jardins non loin du Trocadéro. Les protagonistes ? Moi et le commissaire. Un drôle d’oiseau qui s’intéresse beaucoup trop à mon passé sanglant. Mais il ne saura rien. Je ne lui dirai rien. Et quand bien même il aurait pu connaître les évènements et me les jeter à la figure, je ne lui dirai pas si c’est vrai ou si ce n’est que pure fantaisie populaire. Non. Je n’approuverai ni ne démentirai. Je laisserai le commissaire dans le doute, le flou et le brouillard.

Il était beaucoup trop curieux. Beaucoup trop. Aussi tordu qu’Edward mais à sa manière, le commissaire avait réussi à me mettre pendant une minute, mal à l’aise. Mais je ne lui ferai pas le cadeau de l’être devant lui. Alors je répondis à ses questions. Je disais tout, mais sans rien dire de vraiment constructif. De toute manière, ce n’était que du mensonge par omission. Je ne dévoilai pas les faits. Il n’avait pas besoin de savoir. La France n’avait pas besoin de savoir.

-Parce que le peuple français a besoin de quoi selon vous? D'un roi qui leur cache des choses? D'un roi au passé sombre? Comment voulez-vous qu'il ait confiance en quelqu'un qui ne leur dira pas tout dès le départ?

Je souris. Je vous le disais, ce commissaire est vraiment un drôle d’oiseau. Je viens d’Italie, je me suis enfuit de La Salpêtrière et voilà qu’il me sort une phrase qui laisse entendre que j’veux être roi de France. Je ne pus m’empêcher de lâcher un rire. Un rire à donner des frissons. Mon sourire à la fois mystérieux et machiavélique dessiné sur mon visage, je lui répondis :

« Le peuple français n’a pas besoin d’un roi comme moi. Réfléchissez et soyez logique mon cher commissaire. Le peuple français ne croit et ne veut entendre que la voix de son propre dirigeant. Croyez-vous vraiment qu’il s’intéresse à un roi qui a du fuir son pays ? Ah voilà que je suis trop gentil, je vous ai donné un inidice~. Mais peu importe. Que vous trouviez pourquoi je suis là en France, m’est bien égal. Et vous avez raison… » Mon air se durcit. Avec la lumière, les ombres sur mon visage me donnaient un air sauvage et diabolique. « Les êtres humains ne croient pas en la parole de ce qu’il considère comme un démon. »

Oh voilà que j’en disais beaucoup trop.  L’envie me prit alors de sauter sur un muret et de me mettre à marcher dessus, tel un gamin. M’amusant à faire le somnambule dessus, je m’avançais sournoisement dans la direction du loup.

- C'est pour ses mêmes raisons que vous avez jeté votre dévolu sur le peuple français plutôt que sur le peuple italien? Paraissait-il à ce point crédible? Ou vous aurait-on traité avec des égards...digne de vos actes là-bas?

« J’en ai trop dit. Décidément, mon cher, vous me déliez un peu trop la langue~ Ceci est assez vil de votre part » Fis-je sur un ton amusé. « Maaah puisque vous cherchez à comprendre, je vais vous aider encore un peu. »

Je m’accroupis sur le muret, dans la position que même un chat aurait pu prendre, mon sourire toujours accroché sur mon visage.

« Peuple français et peuple italien. L’un ne me connaît pas et ne me verrait que comme le bras droit du chef de salle du cabaret. L’autre me hait, car il me considère déjà comme un démon. L’un ne sait pas que j’ai logé un temps dans son hôpital de fous. L’autre sait qu’on a mis en boîte l’héritier de la famille royale. Pour l'un je suis un inconnu. Pour l'autre... je suis le mal en personne »

Je me redressais. J’en disais vraiment trop. Ce commissaire m’agaçait. Je me remis à faire le fou sur mon muret.

« Maaaah, je suis roi, mais je ne suis le roi de personne~. Un roi déchu si vous voulez. Maintenant, je vous ai donné bien trop d’indice. Cherchez le reste de vous-même. »

-A moins qu'il n'y ait autre chose? Une lubie spécifique à votre rang? Ou vous voulez conquérir le monde un peu plus chaque soir?

Je ris de nouveau. « Je n’ai pas besoin  ni l’envie de conquérir le monde. Vous cherchez, mais vous ne cherchez pas là où il faut. »

Je finis par sauter derrière le commissaire. Pas la peine d’essayer un coup bas, je sais qu’il s’en doutera. Alors je ne fis rien. Laissant juste mon sourire gravé sur mon visage.

« Je suis un roi, certes, mais pas tel que vous l’imaginez. »
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MessageSujet: Re: Catch me if you wanna | Ft. Aldrick   Ven 12 Juil - 17:15

Aldrick l'écouta déblatérer, l'air vaguement concerné, levant les yeux au ciel avant de répliquer sarcastique:

-Allons vous savez comme moi, qu'il ne s'agit pas uniquement du peuple français...Les humains sont ignorants de bien des choses et ne souhaitent pas pallier à cela. Il est si aisé de si complaire. Ceci étant ils ne sont pas les seuls...

Il n'ajouta rien à ce propos sibyllin, préférant récupérer plus de nicotine dans la fumée de sa cigarette. L'écoutant parler encore, lui glisser peu à peu en main les pièces manquantes au puzzle. Les pommes avaient sur lui un effet un bien plus bénéfique qu'il n'eut cru. A moins que ça ne soit cette lassitude -dont la vie est si rancunière- qui ne le pousse à parler librement face à l'ennemi?
Le lycanthrope s'en fichait un peu pour être franc, du moment qu'il parlait encore pour lui en dire plus peu lui importait. Bien sûr il n'en restait pas moins sur ses gardes. Particulièrement lorsque ce dernier descendit d'un bond dans son dos. Mais contre toute attente, il ne fit rien de déplacé.

Ce n'était ni la peur ni la folie qui le poussait à agir ainsi, un brin de sadisme tout au plus. L'obliger à se préparer au pire sans que jamais il ne puisse définir clairement quand il arriverait. C'était cela la force d'Henri. De cette folie étrange qui avait submergé son esprit, il n'était rien qu'un esprit logique puisse tirer à parti pour découvrir la suite de son plan. Ce qui le rendait plus dangereux encore qu'aucun autre. Aldrick fronça les sourcils et détacha la cigarette de ses lèvres, réfléchissant à la hâte à tout ce qui venait de se dire, continuant d'avancer, les sens aux aguets, mais restant apparemment calme.


-Vous sauriez-vous en contenter? Etre un roi déchu uniquement? J'ai peine à le croire.

*L'aurais-je surestimé?*

L'idée ne lui plaisait guère. Bien que Paris eut suffisamment de malheurs au quotidien pour ne pas avoir en plus à subir les fantaisies de ses Légendaires, il aimait le défi, et savoir qu'Edward White était la seule personne capable de réellement lui tenir tête en son clan était une chose, mais en tout Paris en était une autre. Certes, il ne connaissait qu'une partie infime de la population, mais il aimait savoir qu'un adversaire ne reculerait pas juste à l'évocation de son nom. Il en allait de même pour ses coéquipiers.  

*Pas de desseins de conquérant donc...Pour un roi, c'est un brin ironique tout de même. Enfin, il manie l'humour noir comme peu, ça impossible de le lui enlever*

-Admettons. Vous ne cherchez donc pas la gloire, et par extension, pas la reconnaissance. Vous n'êtes pas ici pour l'amour ou par plaisir. Juste parce que ce cher Edward a fait un geste. Qu’est-ce qui vous rend si différent? L'argent? La vengeance? L'honneur peut-être?

Son sourire s'étira alors, un brin moqueur. L'imaginer prendre le fleuron pour l'honneur lui paraissait coller si peu au personnage, mais le renard était rusé. Le croire sur parole n'était pas une stratégie envisageable. Il lui faudrait vérifier toutes ses infos rapidement. Mais actuellement cela lui été impossible. Il aurait de quoi faire en rentrant.
Lentement, le commissaire sorti sa montre à gousset de sa poche pour y jeter un coup d'oeil. Vingt-deux heures.


-Ou bien reste-t-il un motif que j'aurais omis? Ou que je n'aurais pas soupçonné encore? Un silence ponctua le propos, et il reporta la cigarette à ses lèvres. A moins que vos ambitions ne se limitent pas "au monde humain"?

Son regard doré fut acerbe cette fois-ci. Selon la réponse du roux, il pourrait se montrer plus ou moins amical par la suite.

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MessageSujet: Re: Catch me if you wanna | Ft. Aldrick   Sam 20 Juil - 19:05

Quand allait finir l'interrogatoire ? Je ne le savais pas. Mais à force, il allait me fatiguer, et si je pouvais partir sans lui laisser des informations utiles mais plus avec des informations inutiles, ce serait parfait.

-Allons vous savez comme moi, qu'il ne s'agit pas uniquement du peuple français...Les humains sont ignorants de bien des choses et ne souhaitent pas pallier à cela. Il est si aisé de si complaire. Ceci étant ils ne sont pas les seuls.

Je souris. « C’est vrai. Les humains sont des ignorants. Et ils n’ont peur que d’une chose : l’Inconnu. Mais comme vous dites, ils ne sont pas les seuls. Tout le monde a peur de l’inconnu. Même vous. » Je ris. « Shishishi… Vous êtes devenu tellement mou, que je me demande bien quelle tête vous ferez le jour de l’annonce de votre mort prochaine~ » Je pris à l’instant le petit plaisir de détourner la conversation. En profiter pour me moquer un peu de lui. C’était sournois, mais je ne nie pas être ce genre de personne. Sournois et rusé. Comme un renard.

-Vous sauriez-vous en contenter? Etre un roi déchu uniquement? J'ai peine à le croire.

Voilà pourquoi il est exaspérant. Il voulait tout expliquer. Jusqu’à la présence de la petite mouche qui vient vous titiller quand vous travaillez. Aldrick m’agace pour cette raison. Il cherche la petite bête. « Allons bon ! Voilà que vous n’osez croire quelque chose. Roi déchu. C’est moi qui le dis. Mais je viens de vous le dire non ? Les humains rejettent l’Inconnu. Et on fait ce que l’on peut dans la vie. Quant à la recherche de la gloire, je laisse ça aux pauvre d’esprit. Ne me dites pas que vous vous abaissez à vouloir être plus que le meilleur commissaire de tout Londres ? » Autant prendre tout ceci à la rigolade. Je ne prenais ni moi-même, ni lui, au sérieux. Cela valait mieux. Pas question de lui dire ce qui s’est passé.

-Admettons. Vous ne cherchez donc pas la gloire, et par extension, pas la reconnaissance. Vous n'êtes pas ici pour l'amour ou par plaisir. Juste parce que ce cher Edward a fait un geste. Qu’est-ce qui vous rend si différent? L'argent? La vengeance? L'honneur peut-être?

J’aurais aimé lui répondre sérieusement, mais comme je viens de le dire, je ne prends plus rien au sérieux. « Edward ? Oh vous savez. Ce n’est pas pour moi qu’il m’a pris au cabaret. C’est surtout pour éviter d’attrister ce pauvre chef de salle~. » je souris finement. Je penchais alors la tête sur le côté. « Pourquoi cherchez-vous à expliquer tout ça ? Allez, vous m’amusez. Jouons au devinette ! Je suis sûr que ça vous fera plaisir. Mais pour le moment je dirai que vous êtes froid là~ »

Oui très froid. Parce que la raison est le divertissement. C’est tout bête ! Tout futile ! Tellement futile qu’il n’y pense même pas.

-Ou bien reste-t-il un motif que j'aurais omis? Ou que je n'aurais pas soupçonné encore? A moins que vos ambitions ne se limitent pas "au monde humain"?

J’explosais de rire. « Mon pauvre commissaire. Vous cherchez tellement que vous allez trouver des choses bien trop loin. Vous refroidissez tellement que vous allez finir par devenir un glaçon ! » Moi ? Conquérir le monde des créatures légendaires ? Il faut être fou pour vouloir une telle chose. Et je ne suis pas aussi fou. Je suis un fou raisonnable. Le monde des créatures ne m’intéresse pas. Rester à la marge de la société me va très bien. Tel un roi malheureux, je cache ma peine dans le jeu et le divertissement. C’est bête, c’est complètement futile, mais faut croire que ça ne touche même pas l’esprit de ce commissaire.

Je m’approchais alors de lui, et osa poser mon coude sur son épaule, faisant un vague geste de l’autre main. « Votre manie à vouloir tout expliquer vous perdra. Et je suis prêt à parier que c’est pour cette raison que la seule humaine du cabaret a préféré Edward à vous~ »

Je parlais de la Ravenclose bien entendu. Je ne connaissais rien de l’histoire de la demoiselle, mais j’avais bien sentit qu’elle n’était pas comme nous. Et j’avais bien entendu dire que le commissaire avait des vues sur elle. Alors je m’amusais de nouveau à le titiller avec une broutille.

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MessageSujet: Re: Catch me if you wanna | Ft. Aldrick   Lun 22 Juil - 16:08

Spoiler:
 

Le brun n'accorda guère d'importance aux propos sur sa mollesse, il n'avait cure de sembler mou pour l'ennemi. Ses journées étaient ce qu'elles étaient et il ne rougissait pas d'avoir -en dépit de sa réputation, envie parfois d'une discussion calme. Même si avec ce cher Henri ça ne se terminait quasiment jamais comme ça. Il l'écouta à peine quand il lui parla de sa mort. Qu'il raconte ce qui l'intéresse à ce sujet. Tant qu'il n'aurait pas rendu à Edward la monnaie de sa pièce, il serait increvable et il le savait. Il le sentait. Il avait encore bien des choses à accomplir.

*Ainsi donc ce serait pour Snorri qu'il resterait ici? Quel étrange duo!*

Là l'envie en prime de distribuer une ou deux claques à sa seigneurie se fit grandissante le temps passant. Qu'il se moque était de bonne guerre et plutôt coutumier dans leur jeu d'échec géant, mais qu'il n'aille pas non plus se croire tout permis. Qu'il commence par ôter son bras de là...et qu'il...

La révélation qui suivit fut pour lui une douche froide particulièrement désagréable.

Le lycanthrope repoussa brutalement le bras du roux et lui lança un regard meurtrier tandis que du fond de sa gorge s'échappait un grognement excédé.
Pire que la surprise, le propos lui laissait un arrière goût d'amertume dans la bouche.


*Comment sait-il? Comment sait-il pour June? Serait-ce vrai? Si elle est vraiment humaine alors...* Un nombre incalculables d'évènements auxquels le brun n'avait -jusqu'ici- pas porté particulièrement attention lui revinrent en mémoire, assemblant un puzzle qu'il n'avait pas pris la peine de soupçonner. Lui ôtant l'envie même de parler quelques secondes. *Mais et Edward? Il serait au courant depuis le début alors?*

Le corps entier du commissaire se raidit, son visage se ferma et une colère sourde sembla émaner de tout son être. Il n'envisagea d'ailleurs pas un seul instant de refreiner celle-ci. Quand bien même Henri mentirait, c'était indéniable: il venait de toucher un point sensible. Echec, un point pour le roi.
Mais il ne comptait pas le laisser s'en tirer à si bon compte et son premier réflexe fut de lui coller une droite monumentale. Cette dernière envoya valdinguer le renard contre le mur le plus proche à un mètre de là.

Le toisant de toute sa hauteur, Aldrick déclara glacial, d'une voix aussi crispante que le bruit des griffes sur un tableau noir.


-Vous disiez?

Sa mâchoire serrée et la veine gonflée à son front -n'annonçait rien de bon pour ceux qui le fréquenteraient dans les prochaines heures- n'étaient en réalité que les signes avant-coureurs de l'orage qui allait fondre sur le roi déchu. Orage qui ferait passer le récit de l'apocalypse selon Saint Jean pour une pale histoire de mauvais temps comparé à ce qui l'attendait.
Il se craqua les doigts, puis le cou, et s'avançant avec une lenteur provocante jusqu'au renard, le souleva d'une main en l'agrippant par le col, serrant sans ménagement autour de la gorge.


-Vous auriez mieux fait de vous taire petit roi de pacotille!

L'étreinte se resserra encore. Cette fois-ci, Aldrick n'avait qu'une idée en tête: le tuer.

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MessageSujet: Re: Catch me if you wanna | Ft. Aldrick   Lun 22 Juil - 23:49

L’évocation de June Ravenclose avait fait son effet. J’avais touché le point faible. J’étais vicieux. Fourbe. Mais c’était pas dans ma nature d’être tendre.  Le bruit sourd du coup porté à ma mâchoire claqua dans l’air comme un coup de tonnerre. Le loup était en train de se réveiller. J’en étais tout excité. Moi ? Peur ? Jamais. Je rencontrais violemment un mur. Je sentais la colère s’emparer de mon adversaire. J’aurais pu faire la grimace. Le goût de mon propre sang dans ma bouche ne fit qu’aiguiser mon sourire. Je passais ma main sur ma bouche, un sourire ne présageant rien de bon s’était dessiné sur mes lèvres. Mais il était déjà là. Près de moi. Me toisant de toute sa hauteur.  Pour qui osait-il se prendre ?

-Vous disiez?

Au ton de sa voix, je pouvais sentir toute sa haine, sa colère et l’arrivée du monstre. Son aura tout entière je la ressentais. J’avais visé pile le point faible. Le point sensible. Evoquer cette petite humaine l’avait émoustillé. Il n’était jamais aisé de me duper. Et si les voyants n’y voyaient que du feu, mon nez ne me trompais jamais.

«Vous souhaitez peut être que je me répète ? »

Le craquement des doigts du loup aurait pu décrocher un frissons terrible à un petit humain, mais moi, je ne bronchais même pas. Même quand il m’empoigna par le col et qu’il resserait son étreinte sur ce dernier. Mon sourire s’étira en un rictus machiavélique.
-Vous auriez mieux fait de vous taire petit roi de pacotille!

Roi de pacotille ? Il osait ? Je sentais toute sa haine, et toute cette envie de me massacrer. Il serrait fort. Mais moi je souriais. Je ne pu m’empêcher de trouver ce commissaire profondément naïf de croire qu’il pourrait me tuer. Je souriais d’avantage.

«Tuez moi si ça vous fait plaisir, j’emporterais avec moi les secrets que vous cherchiez tant à découvrir quelques minutes auparavant.»

Et brusquement je remontais mes jambes et frappa de toutes mes forces dans les côtes du commissaire, le faisant lâcher mon col et l’envoyant valser sur les pavés un peu plus loin. Je repris alors mon souffle. Et m’avançant vers lui, le même sourire morbide dessiné sur le visage :

« Amusant de voir comment la simple évocation de la demoiselle vous mets dans un tel état de rage. » Et pour enfoncer le clou : « Même Edward ne se serait pas rabaissé à en venir aux mains. »

Et comme pour ponctuer ma phrase, je lui mis un violent coup de poing dans l'estomac. Le fait de m'avoir étouffé avait cependant un peu limité les dégâts. Sinon je vous jure qu'il aurait recraché son dernier repas.
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MessageSujet: Re: Catch me if you wanna | Ft. Aldrick   Jeu 29 Aoû - 21:53

*Tss sale petit rat ! * Pensa l'agent en se redressant mais un coup de poing l'empêcha de donner vie à ses pensées.

Instinctivement son corps se plia et sa main vint se poser à l'endroit où la douleur se répandait. Il serra les dents, retenant de peu les jurons qui lui passèrent par la tête. Un gout de sang s'immisçant désagréablement dans sa bouche. Le paysage se fit moins net durant quelques secondes, mais l'odeur putride du renard n'envahissait que trop sa truffe pour qu'il y accorde une quelconque attention.

Les heures interminables d’entrainements au corps à corps lui revinrent immédiatement en mémoire et son corps, agissant comme de lui-même pour adopter une posture de combat, sembla à nouveau prêt pour la bataille.  

Puis vint le moment fatidique où il lui parla d'Edward.

Là, le semblant de patience qu'il avait encore vola en éclat.
Le coup parti tout seul : son poing serré à s'en marquer la paume, vint heurter sa mâchoire d'un uppercut gauche violent et retentissant. Le second alla déformer sa joue  avec la même répartie vengeresse. Il n'avait eu là aucune retenue pour la mâchoire du renard et espérait même qu'il se soit mordu la langue dans la foulée. Au point de se la couper ou de l'avaler de préférence. Un grognement roque s'éleva du fond de sa gorge tandis que la veine à sa tempe disait clairement qu'il n'avait désormais plus aucune sorte d'empathie que ce soit pour l'être qui lui faisait face. Avec la précision qu’il avait acquise à l’armée le lycanthrope lui saisit le bras et prenant appui sur ses jambes fit passer le corps chétif par-dessus son épaule.  Le roi tomba au sol à ses pieds dans un bruit sourd.


- Ferme là ! Je n'ai que faire d'Edward ! Tu ne sais rien de lui ! Vociféra-t-il avec toute la haine qu'il vouait au concerné. RIEN ! Il est bien pire que tout ce que tu fuis !

Méticuleusement, il lui écrasa les doigts et le poignet gauches, avant de s'essuyer la bouche d'un revers de la main pour vérifier qu'il ne saignait pas. Nonchalamment, Aldrick s'appuya ensuite de tout son poids sur son genou, n'ayant cure d'augmenter ainsi considérablement la douleur pour le blond.  Son regard vermeil glissa sur le renard avec mépris, comme s'il ne représentait désormais rien d'autre que la lie de son espèce, comme s'il ne voyait à présent en lui rien de plus qu'un insecte répugnant qu'il fallait écraser. Le canon froid de son arme se mêla aux mèches dorées, près de la tempe. Un peu plus et il aurait presque pu entendre son cœur battre.
Mais pour le temps qu'il lui restait...


- Maintenant tu vas arrêter de te foutre de ma gueule. Tu vas m'épargner tes sarcasmes à deux balles de pantin refoulé, rester sagement par terre et répondre clairement à chacune de mes questions, vu ? Il laissa un temps de silence ponctuer le propos et rapprocha encore son arme. Oh et gardes toi bien de me mentir, parce que si c'est le cas, crois-moi, il y aura tellement de morceaux de ta cervelle éparpillés un peu partout que même un animal ne saura pas faire la différence entre ta chair et le pavé.

Un déclic se fit entendre. La sécurité de l'arme venait de sauter.

- Que sais-tu des Wolkoff ?

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MessageSujet: Re: Catch me if you wanna | Ft. Aldrick   Ven 13 Sep - 13:45

Ca y est. J’avais réveillé la colère sourde et la rancœur du commissaire. J’avais osé le faire. Mais sinon tout ceci n’aurait pas été amusant. Les conversations calmes et tranquilles avec lui m’exaspéraient et à la rigueur je préférais quand il se mettait dans un état sauvage plutôt qu’il reste tout contenu, tel  un véritable gentilhomme.

Hypocrisie que de se donner tout l’air d’un homme calme et qui ne fait usage de ses poings que par nécessité.

Je n’étais peut être pas mieux, mais j’étais déjà bien plus sournois que lui et mon esprit malsain suffisait à dire qui j’étais vraiment. Le voir cracher le sang après mon coup dans son estomac me fit sourire. S’il pensait que je ne savais pas me défendre et que le loup était plus fort que le renard, j’allais m’empresser de lui montrer tout le contraire. Mais il faut croire que rien que la mention d’Edward avait le don de le froisser. Oh que c’était amusant.

Ma mâchoire craqua. Son poing me l’avait explosée. Du sang. Mon sang se déversa dans ma bouche. Je le crachais. Quoi ? Il osait faire couler le sang d’un roi ? Il ne savait pas du tout ce que ça signifiait dans mon cerveau. Il cherchait la guerre, il l’aura. Et plus vite que prévu. Certes, il me souleva sans peine me jetant par terre d’un coup, faisant craquer certaines côtes. Certes il me brisa le poignet gauche et un genou. Mais… S’il pensait me faire crier de douleur il n’aura pas du tout ce plaisir.

Oh non je ne sais rien d’Edward. Rien du tout comme il le disait si bien. Mais c’était si excitant de le voir dans un tel état, que je n’avais qu’une envie, lui en parler encore et encore. Allongé par terre, il profita du fait que je ne bouge pas pour coller son revolver contre ma tempe. Allons bon. Il croyait pouvoir me faire parler avec ça ?

- Maintenant tu vas arrêter de te foutre de ma gueule. Tu vas m'épargner tes sarcasmes à deux balles de pantin refoulé, rester sagement par terre et répondre clairement à chacune de mes questions, vu ?

Se foutre de sa gueule ? Un sourire sardonique s’était dessiné sur mon visage. Mes sarcasmes ? Il ne les aimaient donc pas ? Oh que c’était dommage. Pantin refoulé ? moi ? Pfff… Je ne suis le pantin de personne… Rester gentiment par terre ? Il croyait vraiment que j’avais que ça à faire tiens. Mais j’avais tout mon temps. Je gardais mes lèvres scellées. Je ne disais rien, et oui je ne bougeais plus. Mais pour une très bonne raison….

- Oh et gardes toi bien de me mentir, parce que si c'est le cas, crois-moi, il y aura tellement de morceaux de ta cervelle éparpillés un peu partout que même un animal ne saura pas faire la différence entre ta chair et le pavé.

Mentir ? Même si je disais la vérité il ne me croirait pas. C’était toujours comme ça. Comment faire confiance aux gens. Mais ce n’est pas bien grave. Si je ne parlais pas et qu’il me tuait… J’emporterais tous mes secrets dans ma tombe, et il se sentira incroyablement stupide. La sécurité sauta. Et il me demanda ce que je savais sur… qui ? Ah… Il était agaçant mais ce n’est pas grave. La mèche flottant doucement sur mes yeux vides, les dissimulant avec art, je laissais juste mon sourire sur mon visage. Mes lèvres ne bougeant pas d’un pouce. Mon corps ne bougeant pas d’un pouce. Mes oreilles s’emplissait de tous les bruits alentours. Mon corps fut parcouru d’un frisson furtif du fait de la fraîcheur des pavés. Mon nez sentait son sang, et mon sang. J’entendais son cœur battre à très grande vitesse. J’entendais le mien battre au ralenti.

Mon poignet et mes doigts gauches se mirent à craquer dans un bruit macabre. Pliant le genou blessé, celui-ci craqua aussi. On aurait dit que j’étais un cadavre qui se remboitait les os un par un sans exprimer la moindre douleur. Ma main droite s’empara de mes couteaux et ce fut sans aucun ménagement que j’enfonçais l’un d’entre eux dans ce poignet qui tenait son revolver. J’y prenais presque mon temps, plongeant la lame bien profondément avant de la retirer d’un coup dans un giclement de sang. Le revolver tombant par terre ma main gauche l’attrapa et le pointa contre son propriétaire.

« Et si c’était la tienne qui finissait par terre ? Même si j’aime ce genre de chose, la tienne, je la laisserai aux chiens de ton espèce. »

Finalement, je la retournais contre ma tempe. « Mais si c’est moi qui m’explose la tête ? » j’eus un énorme sourire. « Ah j’ose même pas imaginer ta tête dépitée. Shishishi…. Tu veux savoir ? Et si je te dis que je ne connais pas de Wolkoff ?? Je te pensais bien plus intelligent. Allons… tu sais très bien.. C’est écrit dans mon dossier non ? « Etait en prison à Rome et a fini interné à Paris ». Comment tu veux placer les… mecs dont tu parles là-dedans ? »

Je sentais qu’il voudrait m’empêcher de commettre une folie, mais j’étais fou avant d’être renard. Aussi d’un mouvement vif je m’éloignais de lui, le flingue toujours contre ma tempe. « Mah !! Je me demande si tu crois en ce que je dis. Mais je m’en fiche. Que ferais-tu si je finissais mort ? Au final tu ne sauras pas les réponses concernant le mystère que je suis. Tous les témoins sont morts. C’est bête. Et pour tes questions, au final, tu ne sauras pas non plus. Mais qu’importe ? Vérité ou pas, tu ne sauras pas faire la différence »

Je tapotais alors ma tempe du canon du révolver, affichant toujours mon sourire vicieux. « Shishishi… au moins je sais une chose. La simple évocation d’un homme et d’une femme te rende fou. Non. Pas fou. Ils dévoilent ton vrai visage. Un commissaire prêt à tuer ses suspects. Ah la la… Toi qui fais croire à tous que tu es l’as de la retenue et du sang froid… » Et marquant une pause, mon sourire s’élargissant. « A moins que JE ne sois ton point faible…. »

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Catch me if you wanna | Ft. Aldrick   Ven 13 Sep - 18:55

Spoiler:
 

S'il avait vu le corps se redresser, il n'avait pas cru sa folie assez grande pour que même l'impact d'une balle ne fasse écho dans son esprit. Là-dessus l'inspecteur s'était trompé. Grandement. Cela ne serait plus. Plus jamais.
Mais plus que tout, c'était cet infime instant de surprise qu'avait eu le renard à l'entente du nom qui l'avait troublé. Il ne savait rien. Vraiment rien. Cette "conversation" le mènerait dans une impasse. Ce fut cette pensée qui laissa à Henri le temps de retourner la situation.

La lame s'immisça dans sa peau, sournoise et froide comme une morsure de serpent. D'un geste hâtif, poussant un cri de douleur bestial, le commissaire lâcha son bien, pour venir saisir sa main dans sa consœur, appuyant vivement sur la plaie pour éviter que le sang ne s'en échappe de trop. Une série de jurons transylvaniens franchie la barrière de ses lèvres, alors que son regard coulait sur le coupable qui s'emparait de son arme.


*Merde j'aurais dû le fouiller avant !*

Le calibre de service dirigé contre lui, Aldrick dégluti péniblement, observant son interlocuteur, avec hargne, tout furieux qu'il été d'être ainsi retenu. Puis le canon vint à nouveau s'emmeler aux mèches blondes, lui faisant froncer les sourcils, perplexe sur cette stratégie qui lui échappait bien plus encore que sur les mots qui en découlaient. Il s'avança puis réprima un pas en voyant l'arme bouger, serrant les dents tandis qu'à ses pieds son sang se répandait. Il n'osait détacher son regard du blond, espérant qu'il n'y ait personne d'autre pour se promener en dépit de l'heure tardive. Il l'écouta déblatérer ses salades et fini par éclater d'un rire mauvais, levant les yeux au ciel avant de reporter son attention sur son vis à vis en se rapprochant de plusieurs pas, le mépris inscrit en lettres capitales sur son visage.

- Tu veux te faire exploser la tête ? Mais vas-y je t'en prie ! Donnes-t’en à cœur joie ! Il avança encore, réduisant considérablement la distance qui les séparait, serrant plus fort encore sa main pour retenir le maximum de sang possible. Comme ça au moins je n'aurais que ton cadavre à porter. Le dédain et la hargne tintèrent ses propos tandis qu'il poursuivait : Oh et tu sais quoi ? Je te crois quand tu dis que tu ne connais rien des Wolkoff. Ironie du sort, n'est-ce pas ? C'est moi qui te croyais plus informé que tu ne l'étais !

Un rictus mauvais s'immisça sur son visage tendu, les battements de son cœur pulsaient à ses oreilles, la blessure profonde le faisait atrocement souffrir, et il savait que ne se serait qu'une question de temps avant que ça ne soit critique. Car si la lame n'avait pas transpercée de part en part, elle avait tout de même laissée en plus d'une entaille béante, les os visibles et il peinait à bouger certains doigts. S'il tardait trop, il ne pourrait peut-être plus s'en servir. Mais avant ça il avait quelque chose à accomplir.

Les dernières paroles du roi lui arrachèrent un sourire et il leva les yeux au ciel, excédé. Une lueur singulière y passa, vengeresse.


- C'est te donner trop d'importance que d'imaginer ça. Tu crois vraiment que je n'ai que ça à foutre ? Il laissa un bref silence s'immiscer, avançant encore, sûr de lui cette fois. Remarque, ça m'arrange si tu crèves maintenant. Ca supprime toutes les questions inutiles te concernant et puisque de toutes façons comme tu l'as dit, il n'y a pas d'autres témoins...Pas la peine de chercher plus loin.

D'un signe de dédain il désigna l'arme, toujours appuyée contre la tempe du blond, plongeant son regard dans le sien, puisqu’à présent cela se jouait à la guerre des nerfs.

- Alors t'attends quoi ? T'as les chocottes ? Y'a que six balles après tout. Peut-être moins si t'as de la chance. Mais entre nous, je m'en fous, y'aura personne pour te pleurer. Peut-être même qu'on me décernera une médaille pour ça, tiens ! Il avança son buste, frôlant à présent le corps du roi, pour pouvoir l'observer de plus près. Te fais pas dessus par contre. C'est qu'un flingue et puis... Sans lui laisser le temps de réagir il lui assena un coup de boule monumental, achevant tandis que l'arme rendue trop lourde tombait plus loin : tu empestes déjà assez la connerie comme ça !

Les mains toujours jointes, il vint frapper à l'aide de son coude, le poitrail du roi.

- Ça c'est pour m'avoir fait perdre mon temps !

Le coup en soi n'était pas très violent, mais il était assez précis pour lui avoir coupé la respiration au moins quelques secondes et l'avoir fait reculer de plusieurs pas, avant de le courber en deux. Sans réfléchir d'avantage, Aldrick s'élança pour récupérer son arme, espérant que la tête ne lui tournerait pas trop ensuite.

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