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Neige

Cabaret du Lost Paradise - Forum RPG

Forum RPG fantastique - Au cœur de Paris, durant la fin du XIXe siècle, un cabaret est au centre de toutes les discussions. Lycanthropes, vampires, démons, gorgones… Des employés peu communs pour un public scandaleusement humain.

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 Andréa Eyssard l'homme à tout faire du cabaret.

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Andréa Eyssard
l Un monstre dans la peau l
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Messages : 165
Date d'inscription : 28/12/2010
Localisation : Nettoie les salles privées.

MessageSujet: Andréa Eyssard l'homme à tout faire du cabaret.   Mar 28 Déc - 14:59

Présentation, Lost ParadiseHibari Kyoya | Reborn

Andréa Eyssard

The moonlight monster

    Surnom(s): Son oncle l’appelle Princesse et les gens qui le côtoient régulièrement Andy.
    Âge (en apparence) : 19 ans
    Sexe : Masculin
    Nationalité : Française
    Orientation sexuelle : La brasse coulée ?
    Race : Loup-garou
    Métier : Homme à tout faire du cabaret
    Taille : 1 m 86
    Poids : 59 kg

You look like…

Ne me regarde pas !

Andréa est une brindille qui cache bien son jeu. Avec son mètre quatre-vingt-six, il dépasse de loin la majorité des parisiens de son âge, et sa silhouette filiforme n'aide en rien. Ainsi, il paraît souvent plus grand qu'il ne l'est en réalité. Cette hauteur disproportionnée fait de lui un garçon maladroit qui ne sait bien souvent pas quoi faire de ses bras qu'il trouve trop long et trop encombrants. Il bouge pourtant avec une certaine grâce, ses gestes restant emprunt d'une douceur étonnante de laquelle on s'étonne souvent lorsque l'on connait sa force. Car Andréa reste un jeune lycanthrope à la force herculéenne et pas toujours très bien contrôlée, causant alors bien des catastrophes.
Il est plutôt séduisant lorsque l'on y regarde bien, car ses goûts vestimentaires douteux empêchent bien souvent que l'on s'intéresse à lui plus de quelques secondes. Il aime rester dans l'ombre, et ne se sent bien que lorsque qu'on ne le voit pas, aussi fait-il tout pour passer inaperçu. Mais peut-être aurez vous la chance de tomber sur lui un jour où il sera de service ? Il aura alors son habit de serveur et retrouvera l'élégance qui sciait si bien à son visage dont les traits fins seront mis en valeur par l'épaisse chevelure noire du jeune homme. Il a deux beaux yeux en amande, couleur noisette, qui peinent, en général, à se poser dans ceux d'un quelconque interlocuteur.

Lorsqu'il se transforme, Andréa perd tout contrôle, enfermé au dernier étage du cabaret, il est enchaîné toutes les pleines lunes afin d'éviter des accidents. Une fois la douloureuse métamorphose passée, le jeune homme devient un loup au pelage sombre, une belle fourrure blanche lui décorant le plastron et le bas des pattes.
Beau comme tout, seul son visage constamment grognon fait reculer les dames, mais si vous grattez un peu il n'est pas incertain que vous ne puissiez décrocher un sourire.


Once upon a time…

Ne me parle pas !


Lunatique au possible, râleur à n'en plus finir, partant au quart de tour... Le bel Andréa n'a pas le caractère facile, loin de là. Très solitaire, il n'aime pas parler et supporte encore moins lorsque l'on s'adresse à lui pour ne rien dire. Il n'hésitera pas à vous envoyer voir ailleurs si vous le dérangez et pourra même s'emporter violemment s'il est dans ses mauvais jours.
Mais le jeune homme a beau jouer les durs à cuire, il reste une grande perche fragile ayant grandement besoin de repère. Son histoire fait qu'il lui faut absolument des gens auxquels il puisse se raccrocher. Au sein du cabaret, Edward est pour l'instant le seul être dont Andréa ne peut se passer. Il a besoin de le voir une fois par jour minimum, s'assurer qu'il est là et qu'il ne s'est pas enfui vilainement, sans quoi il passe des nuits blanches et se réveille plus taciturne que jamais.
Jeune loup-garou, Andréa a beaucoup de mal à contrôler son instinct animal. Les jolies demoiselles l'excitent et il doit faire force de convictions pour ne pas aller en grignoter un bout et finir par définitivement perdre la tête. Edward a d'ailleurs préféré limiter les dégâts et a interdit à son neveu d'aller s'enticher des employées du Lost Paradise.
Enfin, le jeune homme est un passionné de musique, dans son enfance, son père jouait souvent du violon les soirs de fêtes et Andréa a appris à s'en servir dès ses dix ans. Il est loin d'être un grand musicien, mais se débrouille plutôt bien. Ses premières payes en tant qu'homme à tout faire du cabaret lui servirent à s'acheter un violon qu'il cache dans sa chambre. Il ne joue jamais aux Lost Paradise, préférant de loin aller titiller les cordes de son instrument près de la Seine, avant de rentrer comme si de rien n'était.

Lorsqu'on prend le temps de le connaître, Andréa s'avère être un jeune homme charmant et fragile. Néanmoins, ne vous amusez pas trop à le tester, car tant qu'il ne vous connaît pas, le garçon mord plus qu'il n'aboie.


Once upon a time…

Ce ne sont pas tes affaires !

Andréa Eyssard est un jeune homme qui naquit dans un petit village des Alpes durant une belle nuit d'été. Un père fermier, une mère toujours à la maison, le jeune homme eut tout le loisir de grandir dans un milieu sain et agréable. Pourtant, le jeune homme s'avéra être plus que fort timide et plus il grandissait, plus il vivait de façon renfermée. Enfant, il quittait rarement son jardin, jouant avec les escargots et les feuilles mortes sans se soucier des autres. Passé les barrières de la propriété de sa famille, plus un son ne sortait de sa bouche. Ses parents étaient tout pour lui, couvé comme un oisillon, il était presque toujours fourré dans les jupes de sa mère ou blottit dans les bras de son père. Et lorsqu'il eut l'âge d'aller à l'école, il dut faire beaucoup d'effort pour ne pas se mettre à pleurer au beau milieu d'une leçon de français. Mais il faisait de son mieux pour que ses parents soient fiers de lui. Écolier assidu, il avait des notes tout à fait convenables, mais jamais au grand jamais l'institutrice où ses camarades de classes n'entendirent le son de sa voix. Plusieurs fois il se fit réprimander, mais cela n'était pas suffisant et son niveau scolaire étant plus que convenable, on finit par le laisser tranquille. Ses parents ne comprenaient pas, car à peine avait-il franchit les portes de sa maison, que le petit Andréa retrouvait le sourire et toute l'énergie d'un enfant, n'hésitant pas à pousser la chansonnette pour faire rire sa tendre maman. Prévoyant jusqu'au bout des ongles, il lui arrivait souvent d'aller aider son père à nourrir les animaux ou de donner un coup de main à sa mère qui épluchait les patates. Sa vie lui convenait tout à fait et les années passèrent sans que le jeune homme ne change quoi que ce soit. À neuf ans, il eut deux petites soeurs, des jumelles dont il s'occupait comme l'aurait fait une seconde maman. Deux ans plus tard, une autre petite fille vit le jour. Lui aussi grandissait, il était devenu un beau garçon à l'allure mystérieuse et à treize ans il était très courtisé par les jeunes filles du village qu'il fuyait avec ardeur. Il ne voulait pas de la compagnie d'étrangers, seule sa famille comptait pour lui et la solitude ne lui posait aucun problème.

Malheureusement pour le jeune homme, il n’en allait pas de même avec ses camarades de classe qui appréciaient de moins en moins cet énergumène muet dont les filles ne cessaient de parler. Et lors d'une fin d'après-midi de novembre, les quatre plus hargneux ne se privèrent pas de le faire savoir à Andrea. La cloche de l'école sonna, la nuit était déjà tombée et une horde d’adolescents jaillie, tous plus pressés les uns que les autres. Andréa, un beau brun de quatorze ans déjà, sorti le dernier puni par son maître lors d'une leçon de chant non suivie. Mais le jeune homme n'eut pas le temps de poser un pied au sol que quatre paires de bras se saisir de lui, l'entraînant dans les profondeurs de la forêt. Le garçon se débâtit, mais c'était inutile. Le maigre gringalet qu'il était, malgré sa haute taille, ne pouvait rien face aux quatre malabars qui le tenait. Arrivés dans une petite clairière, on le força à s'agenouiller face contre terre, l'un de ses assaillant lui maintenant les bras dans le dos avec la force d'un rhinocéros.

" Bah alors Eyssard ? Appelle à l'aide qu'est ce que t'attends ? À moins que tu sois trop con pour parler ? "

Les comparses du petit rebelle gloussèrent, Andréa grogna serrant les dents de rage. Jamais il n'ouvrirait la bouche, jamais il ne leur ferait ce plaisir. On lui attrapa les cheveux, le forçant à relever la tête et à regarder l'un de ses assaillants en face.


"T'es un animal ou quoi ? Tu sais faire que grogner ? Parle j'te dis !"

Pour toute réponse, le jeune homme se reçut une bonne dose de salive sur le visage. Mais cela ne sembla pas plaire au destinataire qui réagit en assenant une gifle monumentale à Andréa qui s'affaissa sur le sol. Les autres ne tardèrent pas à le rejoindre et une pluie de coup et de cailloux s'abattit sur le jeune homme. Seule la pleine lune en était témoin. Cela dura plusieurs minutes, de longues et douloureuses minutes pour Andréa. Mais son calvaire s'interrompit soudainement lorsqu'un rugissement lugubre raisonna entre les arbres. Les secondes n'eurent pas le temps de s'écouler qu'un loup gigantesque surgit de l'obscurité et fonça sur le petit groupe. Le monstre saisit l'un des garçons entre ses crocs et lui brisa la nuque d'une façon experte, rejetant par la suite son cadavre sur le sol humide de la forêt. Les enfants étaient pétrifiés, l'un d'entre eux, le moins massif, essaya de prendre la fuite, mais le canidé le rattrapa en un bond et le tua d'un coup de patte. Ce fut au tour d'Andréa de réagir. Malgré les coups reçus, il se leva brusquement et couru vers le village. Malheureusement, il n'eut pas le temps de faire trois pas et le monstre se jeta sur lui. Saisissant l'épaule du garçon dans sa mâchoire, il la lui brisa d'un coup sec, arrachant un hurlement de douleur au jeune homme. Andréa était certain de mourir, mais sa frêle corpulence lui sauva sans doute la vie. Après l'avoir mis au sol, le loup se retourna et s'attaqua aux deux derniers que la peur avait cloués sur place. Il les acheva en quelques secondes à peine. Le massacre était terminé. Ne bougeant pas d'un pouce, Andrea regarda le monstre emporter trois des cadavres, le dernier ne semblant pas assez nourrissant à son goût peut-être. Épuisé, tremblant de peur, la douleur lui rongeant l'esprit, Andréa se laissa aller et c'est lentement qu'il se laissa glisser dans l'inconscient. Lorsqu'il rouvrit les yeux, le jour s'était levé et il était installé sous une couverture, dans une pièce qu'il identifia être celle du médecin. Le rideau tiré face à lui, des voix indistinctes lui arrivèrent aux oreilles. Reprenant petit à petit conscience de son environnement, il entendit un sanglot suivi d'une porte qui claqua. L'esprit encore fiévreux, il appela fébrilement :

" Maman..."

Ce ne fut pas sa mère qui ouvrit le rideau, mais le médecin du village. Il demanda à Andréa de rester tranquille, que son état ne lui permettait pas de se lever et, qu'une fois rétablit, il devrait quitter le village. Le pauvre enfant ne comprenait pas et une panique beaucoup plus intense que celle de la veille s'empara de lui. Partir ? Partir seul ? Non ! Pourquoi ?! Il n'avait rien fait ! Se redressant difficilement, Andréa voulu se lever. Le médecin refusa, mais il semblait incapable de l'en empêcher, une peur indescriptible se lisait dans ses yeux. Le jeune garçon en profita pour sortir du lit, grimaçant à chaque pas qu'il entreprenait, il se mit en route vers sa maison. Sur le chemin, on l'évitait, les parents paraissaient vouloir protéger leurs enfants de sa présence. Le garçon ne comprenait pas et il s'en moquait. Les mots du médecin ne cessaient de lui marteler la tête : "Partir". Lorsqu'il arriva enfin devant chez lui, il fut accueilli en grande pompe, sur le pas de la porte, son père l'attendait, muni d'un fusil qu'il pointait vers son fils. Andréa, terrorisé, fondit en larme, essayant de se rapprocher de la demeure. Son père tira à ses pieds le manquant de quelques millimètres. Il rechargea. Le garçon tomba à genoux, ne cessant de demander pourquoi, qu'avait-il fait pour qu'on le chasse ainsi. Et son père lui répondit, deux mots suffirent, deux mots prononcés avec une telle froideur qu'Andréa faillit perdre à nouveau connaissance.


"Loup-garou."

Tout lui revint alors en tête, l'attaque de la veille, les cadavres traînés entre les arbres, les légendes qui hantaient le village, tout. Voilà pourquoi on le chassait, parce qu'il était devenu un monstre, une bête sauvage cruelle et sans pitié. Les traits tirés, le visage déconfit, Andréa se leva et jetant un dernier regard vers les seuls êtres au monde qu'il aimait, il s'enfonça dans la forêt, bien décidé à se venger de ceux qui l'avaient arraché à sa famille. Douleur et fatigue avaient disparu, la seule chose qui restait c'était la rage et la haine vers ces monstres qui n'avaient pas été fichus de le tuer. Il retrouva leur trace et les suivit durant de longues heures. En chemin, il retrouva le reste des trois enfants emmenés la veille, presque entièrement dévorés les insectes et les charognards se chargeaient de finir le repas. Andréa ne s'arrêta pas, sans doute allait-il à sa perte, mais sans sa famille plus rien ne comptait.

Au détour d'un buisson, il trouva leur repère, un petit village caché au coeur de la forêt. Ils étaient une douzaine, tous là, semblable à des êtres humains, parlant, riant, se disputant. Mais tous empestaient la bestialité, ils étaient monstrueux et l'un d'entre eux avait tué quatre enfants dans le but de les dévorer. Monstre. Andréa bondit hors de sa cachette armée d'un simple bout de bois et c'est avec toute la haine dont il était capable qu'il s'attaqua au premier qu'il trouva, un grand sec à la queue de cheval. Il fallait le tuer, tous les tuer, homme, femme, enfant, c'était leur faute! Mourrez tous ! Vous m'avez tout pris ! SALAUDS !! Une prise d'élan, un bras lui saisit le poignet, on le fit lâcher son arme de fortune et on regarda avec toute la curiosité qu'il suscitait ce nouvel arrivant. Plusieurs enfants se rapprochèrent, tout le monde se demandait qui pouvait être ce fou qui osait s'attaquer à eux avec un seul bras valide et un bout de bois pourri. L'homme qu'Andréa avait tenté d'attaquer le regarda avec considération, le voilà face à un grand gringalet qui semblait ne plus avoir toute sa tête. Les raisons de l'agression étaient des plus claires, mais de là à s'attaquer au chef de la meute dans un état pareil, il fallait avoir beaucoup de courage et de folie, surtout à cet âge-là. On adressa un sourire à Andréa et on l'aida à se relever.

Mais le jeune homme n'avait pas dit son dernier mot, même désarmé il essaya de mordre et de frapper. Le chef du clan se délecta de son courage et de sa haine, le laissant se débattre avant de le plaquer au sol sans ménagement, marquant ainsi sa domination sur le nouveau venu. Désespéré, Andréa se laissa faire et on le conduisit dans la tente du médecin du groupe. Là, il fut pensé et soigné et sur ordre du chef, le frère de celui-ci adopta l'enfant, le meneur de la meute devenant ainsi son oncle. Les premiers temps furent difficiles, Andréa refusait de manger et de parler, il vivait reclus, comptant les nuits avant ce qui devait être sa première transformation. Il ne se passait pas un jour sans qu'il essaye d'ôter la vie à celui qu'on lui avait présenté comme le chef, un certain Edward White. À chaque fois, c'était le même échec, la même honte, mais cela ne l'empêchait pas de recommencer encore et encore.

Quelques jours avant la pleine lune, Andréa attaqua Edward à l'intérieur de sa maison. Et encore une fois, il se fit mettre au sol avant même d'avoir pu porter la main sur le chef. Ce dernier le relâcha tranquillement et, l'attrapant par le col, il le remit sur pied d'un geste vif. Honteux et furieux, le jeune loup voulut quitter la pièce, et ce fut sans un regard pour Edward qu'il se dirigea vers la sortie, jusqu'à ce qu'un éclat de voix ne l'arrête net :

« Il me semble que je ne t'ai pas autorisé à sortir, Andréa. »

Faisant volt face, il voulut répliquer lorsqu'il aperçut avec effroi une petite lame entre les mains de son vis-à-vis. La terreur l'envahit brutalement, mais il fit face avec un aplomb extraordinaire, prêt à se défendre jusqu'à la mort. Sa détermination fit sourire Edward qui, contre toute attente, retourna l'arme et présenta son pommeau au louveteau qui l'observa stupéfait :

« Et bien qu'attends tu ? Vas y tues moi. C'est pour cela que tu viens chaque jour me trouver non ? »

La peur laissa place à la rage dans le regard du louveteau qui saisit vivement le poignard et posa la pointe sur le torse d'Edward qui ne bougea pas d'un pouce. Leur regard l'un dans l'autre, le duel n'était troublé que par les éclats de voix de l'extérieur. Des enfants jouaient, des adultes discutaient, la garçon perçut la voix de sa mère d'adoption, inquiète, qui cherchait celui qu'elle appelait sans hésitation aucune, son « fils ». La lame tressaillit, Edward revint à la charge :

« Qu'attends tu ? Tu n'as qu'un geste à faire Andréa, un seul et unique geste. Alors ? Vas y enfin ! »

La poigne d'Andréa retrouva toute sa fermeté et il appuya plus fort, laissant une goutte de sang perler le long de la lame pour finalement décorer d'un sceau sanguin la chemise blanche du vieux loup.

« Mais tues moi !! »

Un bruit sourd, un morceau de tissu déchiré et la lame tomba au sol tâchée de sang. Elle n'avait causée qu'une longue estafilade sur le torse d'Edward, juste assez pour laisser échapper une fine trainée de sang et découper un peu une vieille chemise. Tremblant d'effroi et de colère, le louveteau porta ses mains à son visage pour contenir le flot de larme enragée qui s'en échappait. Ses jambes se dérobèrent et il tomba à genoux sur le sol, rongé par sa propre faiblesse et la triste vérité qui lui était liée. Un sanglot s'étouffa dans sa gorge avant qu'il n'admette enfin d'une voix étranglée :

« Je ne peux pas ! Je n'y arrive pas ! »

Non. Il devait se rendre à l'évidence. Il ne pouvait pas se venger. Il en était incapable.

Alors deux bras se glissèrent autour de lui, enserrant son corps frêle d'adolescent dans une étreinte protectrice. Il ne comprit pas immédiatement qu'il s'agissait là d'Edward. De ce chef froid et solitaire sur lequel il avait reporté toute sa souffrance. Un instant, il avait même songé que c'était là une illusion, un de ces nombreux rêves qu'il faisait où son père l'étreignait à nouveau, fier de son fils. Et puis la voix du lycanthrope le ramena à lui dans un sursaut :

« Ne nous rejette pas Andréa. Tu vois bien que tu n'es pas un monstre, tu as juste changé. Je t'en prie, laisse nous t'aider. »

Le souffle chaud d'Edward se perdit sur le front du petit garçon qui essuyait tant bien que mal ses larmes. Égaré, déboussolé, terrorisé, il avait dissimulé cette effroi croissant par une haine sans nom désormais brisée. Alors il se raccrocha de toutes ses forces à cette demande et à cette étreinte qu'il croyait invincible. Ainsi protéger, peut-être qu'il réussirait à continuer sa vie. Oui, peut-être qu'en restant avec ce puissant colosse, il y arriverait.

Andréa acquiesça lentement. Et tous deux restèrent ainsi, sans un mot, pendant encore de longues minutes.

Dès lors, Andréa se socialisa, il mangeait plus, il vivait avec la famille qu'on lui avait attribuée et essayait de faire des efforts. Mais souvent son caractère solitaire reprenait le dessus et le replongeait dans son bougonnement habituel. Les années passèrent, Edward quitta le village pour monter son cabaret à Paris. Son départ causa les plus terribles tourments à Andréa qui ne tenait plus en place. Il fit les pires bêtises, jusqu'à fuguer, pour rejoindre Edward par ses propres moyens. Et c'est ainsi qu'il rejoignit Edward au Lost Paradise où il fut engagé comme homme à tout faire, continuant de voir ses parents adoptifs de temps en temps. Il faisait de son mieux, se révélant l'un des employés les plus maladroits, mais aussi, paradoxalement, le plus doué de ses dix doigts, car capable de réparer presque tout. Sa relation avec Edward ne fit que se renforcer de jour en jour, devenant rapidement tous deux, indispensables pour l'autre, ce qui n'était pas toujours sans désagréments !



Sous le masque

Phrase de votre choix;

    Surnom(s) : Encore Nezu
    Âge : Double secret ~
    Expérience en RP : Bonne !
    Avis/Suggestions/Questions concernant le forum : Il est tout beau tout propre !
    Comment avez vous connu le forum ? J'ai aidé à sa conception !
    Avez vous lu le règlement ? Validé par son oncle adoré ~


Dernière édition par Andréa Eyssard le Mar 28 Déc - 18:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Andréa Eyssard l'homme à tout faire du cabaret.   Mar 28 Déc - 17:11

J'ignore si je peux me permettre, mais on va dire que oui °^°

Re-bienvenue, Nezu -même si j'avais pas eu l'occasion de te le dire la première fois.\O/

Que dire sur ta fiche ? ... J'aime ! °w° Vraiment, rien à reprocher... Pas de fautes d'orthographe (ou si y en a, elles sont tellement minimes que je les ai pas vues)... Et puis ton style d'écriture... J'adore comment t'écris ! Je suis trop fan \O/ Je l'avais déjà pensé pour la fiche du grand patron, mais j'avais rien pu dire avant =o En tout cas, j'aime vraiment beaucoup x3

Et ton personnage... Je l'aime beaucoup ! Et l'histoire, elle est trop bien >o<
Au passage : YAHOU ! Je suis pas la seule à en faire de vraiment longues pour des présentations ! 8D *sort*

Bref, j'avais envie de mettre un petit commentaire sur cette fiche alors voilà ~~ x)


PS : Entre lapin et bunny... J'en déduis que tu aimes ces petits animaux >w< ça me rappelle la recherche du nom du cabaret 8D
Andréa Eyssard
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MessageSujet: Re: Andréa Eyssard l'homme à tout faire du cabaret.   Mar 28 Déc - 18:37

Merciiiiii ! \o/

Je suis contente que tu aimes ! Et je suis encore plus contente qu'il n'y ait pas de faute ! *danse de la joie*
Nyaaa~ Que de compliments dans un seul commentaire ! Cela m'émeut… ;^;
Je t'avoue que j'aime beaucoup ta fiche aussi ! La demoiselle que tu joues est très intéressante !

Andréa est resté bloqué sur le : "Et ton personnage... Je l'aime beaucoup !" xD

Et non tu n'es plus seule !!! *sors*
C'est rare que j'écrive autant pour une histoire, mais j'aime tellement Andréa que j'étais obligé d'en écrire une tartine 8D

Je sais qu'il ne faut pas flooder… June si tu nous regarde Gomen !!
Je ne sais même pas si j'ai le droit de m'autovalider avec Edward… Je peux ? *0*

Bunny Powa !! Et voui je suis indubitablement fan des lapins *w* et je pense toujours que le cabaret pourrait avoir un nom lié aux lapins ! 8D
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MessageSujet: Re: Andréa Eyssard l'homme à tout faire du cabaret.   Mer 29 Déc - 14:21

Bon je n'ai pas accès comme je le prévoyais à internet, donc Miyu je te laisse le soin de valider ou non la fiche, de l'ajouter au groupe qui convient et de lui mettre son rang... Ou alors Edy le fait pour son neveu 8D
Toujours est il que j'ai pas le temps de lire la fiche dans le détail mais que je sens que je n'ai pas besoin de la lire pour la valider XD
Passez un bon réveillon les gens ! 8D
Et oui Miyu tu as le droit de faire des comm' parce que TOI tu ES MODO ! 8D
Edward White
l Dans l'ombre du loup l BIG BOSS l
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MessageSujet: Re: Andréa Eyssard l'homme à tout faire du cabaret.   Mer 29 Déc - 14:34

Je vais valider mon petit neveu chéri alors 8D
Je suis tellement sûr que ça lui fera plaisir, je ne vais pas le priver de ça, ce serait terriblement diabolique ~

Andréa, ma petite Princesse, tu es VALIDÉ ! \o/

Comme nos cerveaux ne font qu'un, pas besoin d'aller faire ta demande de rang, je sais exactement ce que tu veux !
Mwahaha, non ne me remercie pas, tu n'en n'as pas besoin.

Maintenant viens faire un gros câlin à tonton Edward ! 8D
[Et dire que je me parle à moi même… Je me fais peur des fois °° ]

Bon réveillon à toi aussi June !
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Andréa Eyssard l'homme à tout faire du cabaret.

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