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Neige

Cabaret du Lost Paradise - Forum RPG

Forum RPG fantastique - Au cœur de Paris, durant la fin du XIXe siècle, un cabaret est au centre de toutes les discussions. Lycanthropes, vampires, démons, gorgones… Des employés peu communs pour un public scandaleusement humain.

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 Dans l'Ombre de la Vérité | ft. Henri

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MessageSujet: Dans l'Ombre de la Vérité | ft. Henri   Mer 19 Juin - 22:13


Dans l'Ombre de la Vérité

{feat. Henri Toglione & Horace Monchieri}


Cette image n'a rien à voir avec notre histoire...

***

Il y avait des choses qui ne changeaient jamais. Des événements qu'on ne pouvait éviter, quoi qu'on fasse. Comme une malédiction qui colle à la peau. Parfois, il arrive de l'oublier. De s'égarer dans la routine sans prendre gare à la menace toujours bien présente. Mais elle le sait, et attend simplement son moment pour mieux faire voler en éclat ce rêve insensé.

Il y avait des gens qui vivaient dans l'espoir pourtant que cela s'arrête, devienne des souvenirs maussades d'une vie passée. Un sans abri qui, avidement, contemple un fiacre passer à son côté. Un jeune timide qui, plein d'espoir, couve du regard une femme déjà promise à un autre. Ou un mécanicien sifflotant dans les couloirs d'un cabaret au nom fameux, prêt à réparer un énième objet. La chanson qui franchit ses lèvres en sons aigus et légers est insouciante. Joyeuse. Entêtante. Mais il ignore tout du danger qui le suit comme son ombre. Il ne voit pas cette masse sombre qui, derrière ses pas, se densifie et gonfle de plus en plus pour finalement envahir le sol et les murs juste derrière lui. Il se serait retourné, il aurait vu. Il aurait compris. Mais l'allégresse a chassé la prudence. Et c'est ce qui le perdra.

Bifurquant à sa droite d'un pas allant, quelque chose le force pourtant à s'arrêter net. Une sensation familière qui le glace d'effroi. Et tandis que la réalité prend enfin forme dans son esprit, il sent bien distinctement une force s'insinuer en lui. Lentement. Passant par tous les pores de sa peau, comme un liquide dans une passoire. Comme si une maladie virulente se répandait en lui à une vitesse alarmante.

Il sut que le moment était venu. Qu'il ne serait plus lui-même pendant quelques temps. Parce qu'Il avait pris sa place. Ou plutôt Elle. Son Ombre. Sa malédiction.

Maintenant, il se sentait détaché de son corps. Il bougeait, sans le vouloir. Il marchait vers une destination qu'il refusait. Il se vit dégringoler les escaliers du Lost Paradise. Il s'observa franchir la porte d'entrée pour affronter le froid extérieur. Il hurlait à ses jambes de s'arrêter et de faire demi-tour. Mais elles refusaient de lui obéir.

C'était lui, mais ce n'était plus lui. Son corps, mais plus son esprit. Il ne faisait que voir toute la scène depuis une fenêtre ouverte. Une fenêtre qui donnait droit depuis le crâne de cet étranger. Sa conscience était comme suspendue, impuissante. Et c'était ça, le pire. Parce qu'il savait ce qui se produirait. Il le craignait, appréhendait l'instant fugace où Elle bondirait. Il ressentait ce qu'elle ressentait, mais savait parfaitement que ces émotions n'étaient pas les siennes. Il n'était que peur et haine tandis que montaient en lui désirs et plaisirs malsains. Cela ne venait pas de lui. Cela ne pouvait pas venir de lui.

Mais toutes ses réflexions, sa lutte contre lui-même se suspendirent à l'instant même où sa tête se releva et commença à humer l'air. Et il savait ce que cela signifiait. Elle avait enfin trouvé sa proie...


Tout se passa très vite. D'abord, les décors qui défilaient à des vitesses effarantes. Puis, l'homme inconscient du danger, enfin repéré. Seul, bien entendu. Ils étaient toujours seuls quand Elle en trouvait un. La jubilation que cette trouvaille entraîna lui fit tourner la tête. Mais pas pour longtemps. Car cette chose envahissante qui le possédait se jeta aussitôt hors de son corps.

La brutalité d'une telle action le projeta en arrière. Il heurta le sol avant de reculer vivement jusqu'à ce que son dos rencontre une surface dure, sans que cela lui épargne pour autant le spectacle. Il aurait du détourner le regard. Il l'aurait voulu. Mais la terreur le clouait sur place et élargissait ses yeux fixés sur l'inconnu et son ombre immobile.

C'est alors que tout se produisit. Un spectacle qu'il avait vu plus d'une fois, à commencer par son propre chien. Il n'y avait pourtant rien à faire. Chaque fois, c'était le même effroi, la même contemplation impuissante tandis que les hurlements envahissaient l'espace. Et que l'Ombre dévorait l'ombre. Dans un mélange de gris et de noir, fondus dans l'obscurité. Un repas à peine visible mais dont il n'avait que trop conscience.

Ainsi cloué par terre, le dos contre le mur et les mains crispées sur le sol, le visage déformé par la peur, il ressemblait tant à une victime –à la future victime–, que même l’œil le plus avisé aurait pu s'y méprendre. Même un expert se serait jeté sur l'occasion d'en faire son repas.

Ne pas voir l'absence d'ombre.

Ne pas se douter qu'il était l'hôte de la voracité personnifiée.


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Dans l'Ombre de la Vérité | ft. Henri   Mer 19 Juin - 23:16

La faim…

La première chose qui soit capable de ronger un être lorsque sa nourriture de base n’est pas à sa portée. Lorsqu’il est en manque de ce qu’il mange d’habitude. La faim est un mal qui ronge le corps, les organes et les os. Mais le pire pour un être qui n’a rien d’humain, c’est de devoir passer plusieurs années de sa vie à se forcer à manger autre chose que ce qu’il mange d’habitude.

Depuis mon arrivée au cabaret, je n’ai pas eu l’occasion de m’offrir de la bonne chair. Oui cette chair tendre qui pourtant passe un malin plaisir à envahir les salles et couloir du cabaret. C’est frustrant. C’est comme si vous passiez sous le nez d’un lion muselé l’odeur d’un bon steack bien saignant. Oui. C’est exactement ça. Cette chair si belle, si tendre… Elle passe sous mon nez tous les jours, tous les soirs. Et derrière mon sourire mystérieux je cache cette envie furieuse et sauvage d’aller planter mes dents dans une cuisse pourtant si alléchante…

Combien de jours passés à me restreindre ? Je ne les ai plus comptés. Snorri ne semble pas avoir encore remarqué combien je commençais à devenir instable et dangereux. Je ne peux plus me retenir plus longtemps. Je ne le pourrais pas. Les autres viandes deviennent si fades dans ma bouche. J’ai besoin de sang frais, de chair fraîche. Pas de viande bouillie ou cuite. Non. Je la veux crue. Oui. Bien chaude sous mes crocs…

La nuit est tombée sur Paris. J’en profite pour me glisser dehors. La faim me tiraille. Non. Pas en plein boulevard. Trop de témoin. Pourtant, il y a bien ce parfum. Oui. La même. Partout. Autour de moi. Avec plein de nuance. Je ne vois pas, mais je sens. Oui. Je sens cette femme portant ce doux parfum fruité, un délicieux mélange d’agrumes bien accroché à la peau de son cou… Et sur ce cou… Palpite cette veine…

Mes jambes m’entraînent loin de ces avenues et boulevard qui finiraient par me rendre fou. J’ai faim oui, mais je n’ai pas envie de semer de nouveau une rumeur de meurtre dans ces grandes rues. Et je n’ai pas envie de me retrouver de nouveau face à ce commissaire. Seulement, mes pieds n’ont pas choisis une bonne direction.

Montmartre. Voilà où j’atterri. Les ruelles étroites et sombres de Montmartre. Endroit connue pour la chaleur des corps qui s’y promènent, souvent, plein de vices. Ah ! Le quartier des artistes c’est pire que le supplice de tantale. Tout à mes sens ne fait qu’amplifier ce qui me tiraille l’estomac. Je perds pieds. Je n’ai plus aucun contrôle de ce que je fais. Même si je finis par me glisser dans une ruelle, apparemment vide. Finalement, je finis par me terrer là. Mon côté sauvage remonte à la surface. Et tel un loup attendant dans l’ombre sa proie, je reste là, au fond de la ruelle, à attendre…

La souris ne tarda pas à arriver. Un pauvre jeune homme. Je ne bougeais pas. J’attendais qu'il se rapproche. Doucement. Cependant, avant même que je ne puisse me jeter sur lui, en le prenant par derrière, quelque chose se produisit. Quelque chose ou quelqu’un était en train de le dévorer à ma place. On le tuait sous mon nez. Le plus étrange était que je ne sentais ni le sang, ni rien d’autre qui aurait pu me spécifier de la façon dont on me volait ma proie.

Et puis… Une présence tout près de moi arriva à mes narines. L’odeur chaude de la chair tendre. Un garçon. Son parfum mêlé à celui de l’huile pour machine me rappela celle d’un employé du cabaret. J’ai oublié son nom. Et même si je le connaissais, je n’aurais pas fait la différence. Car pour l’heure je le voyais comme un repas d’exception. Mon premier vrai dîner depuis tant de jours passés au cabaret… Depuis tant de mois.

Tel un chat je finis par m’approcher de lui. Sournoisement. Je veux sa chair. Je veux son sang. Doucement sans un bruit, je finis par le tirer contre moi, son dos contre mon torse. Ma main plaquée sur sa bouche, l’autre commença à tater la chair. Sous mes doigts je sentais son cœur battre contre sa poitrine. Je sentais de plus en plus sa chaleur. Et puis surtout je pouvais désormais dire qu’il était la proie parfaite et le dîner parfait. Je le tenais fermement. Mes doigts allèrent sur son cou. Je pouvais sentir ses veines palpiter. C’était excitant, et cela ne fit qu’accentuer mon envie de manger.

Mais s’il y a bien quelque chose qu’il ne faut jamais faire…

C’est déranger une bête sauvage lors de son repas…
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MessageSujet: Re: Dans l'Ombre de la Vérité | ft. Henri   Lun 15 Juil - 23:27

Les hurlements. Encore et toujours, les mêmes qui résonnaient dans sa tête. Un véritable supplice. Son esprit, son âme même hurlaient, ordonnaient que tout s'arrête. Que le silence et la torpeur l'enveloppent. Qu'il soit loin de cette véritable torture. C'était la seule chose qu'il désirait. Que tout s'arrête. Qu'il n'y ait plus de meurtres. Plus de souffrance. Plus de cris stridents qui s'élevaient dans la nuit. Mais il y avait une différence entre ce qu'il voulait et ce qu'il avait : jamais personne n'obéissait à ce petit caprice.

Et pire que tout, il se sentait coupable. C'était son Ombre. C'était sa responsabilité. C'était lui qui avait insisté auprès de son père pour avoir ce présent. Ô cadeau empoisonné. Je te hais de tout mon cœur. J'aimerais tant que tu disparaisses. Laisses-moi en paix, je t'en supplie.

Et tout ça pour quoi ? Pour qu'il se retrouve à tuer. Qu'il devienne bourreau. Monstre. Abomination. Ou tout autre surnom qu'une de ses victimes avait pu lui donner au moment de succomber. Il s’écœurait lui-même quand il songeait à toutes ces souffrances qu'il aurait évité en ne faisant pas ce simple vœux. « Papa, je veux une Ombre moi aussi ! » Souhait qui s'était retourné contre lui et qui avait supprimé bien des vies.

Mais il avait beau savoir cela, il ne pouvait empêcher la terreur de l'envahir chaque fois qu'il voyait ce spectacle. Il ne faisait jamais rien pour leur venir en aide. A toutes ces victimes qui ne demandaient que clémence et pitié. Et pourtant, la solution, il la connaissait parfaitement. La mort. Le suicide. C'était facile. Ça pouvait être extrêmement rapide. D'un coup, d'un seul, il pouvait tout arrêter. Mais il était juste incapable de se donner la mort pour mettre fin à tout ça. Il n'en avait pas le courage.

Je suis pathétique.

Il le réalisait une fois encore. Comme à chaque fois. Il restait immobile et impuissant. Comme toujours. C'était sans cesse le même refrain qui revenait. Et rien ne le faisait quitter les reprises pour jouer la cadence. Pour tirer les dernières notes de sa coda. Et enfin, se noyer dans le silence et dans l'oubli. Son âme guidée par les applaudissements de son triste requiem.

C'était ça, sa vie. Ballotté entre les remords, la haine, le dégoût et l'horreur. Elle valait vraiment le coup d'être vécue, hein ? Et pourtant, il s'accrochait tant bien que mal à la seule chose qui comptait désormais pour lui : la mécanique. Il ne cassait pas, il tuait. Il ne pouvait soigner, alors il réparait. C'était le seul compromis qu'il était parvenu à trouver. Mais à certains moments, cela ne suffisait plus.

Son salut, il l'attendait. Il l'espérait presque, tout de suite, dans cette ruelle. S'abattant sur lui telle la faux du faucheur. Mettant fin au drame qui se déroulait sous ses yeux. Et lui offrant la rédemption.

Son cauchemar prendrait enfin fin. Tout ce qu'il avait toujours connu depuis ses quinze ans ne serait plus qu'un lointain souvenir...


Et alors, comme il l'attendait, comme il l'appelait, le prédateur s'approcha de lui. Horace sentit le danger refermer son étreinte sur lui tandis qu'une main inconnue venait se plaque sur sa bouche. Acte futile. Il n'avait même plus la force de crier. Son dos vint lentement se plaquer contre un torse. Puis, doucement, comme s'il n'était qu'une marchandise dont on voulait tester la qualité, des doigts se mirent à glisser sur son corps, ralentissant au niveau du cœur et s'arrêtant contre la jugulaire. Le souffle contre sa nuque. Le doux frisson qui lui parcourut l'échine.

Le jeune homme comprit que son heure était venue.

Ça y était. Enfin, quelqu'un avait entendu son appel à l'aide. Enfin, on allait achever sa vie pleine de souffrances. Il ne verrait plus son père. Il ne ferait plus jamais de mécanique. Mais ça lui allait. Il s'y était résigné.

Oui, il le désirait ardemment. Au plus profond de son être. Alors il ferma les yeux, attendant le geste fatidique.

Sauf qu'il n'était pas le seul à décider de sa vie.


Il sut qu'il survivrait au moment même où il sentit comme un voile glisser sur son corps. Remontant sournoisement le long de ses jambes, de ses bras, puis de son torse. Le reste fut comme une inspiration. Et au moment d'expirer, il se détacha de son corps. De nouveau, il lui était étranger. De nouveau, il n'était que spectateur.

Et il ressentit sa colère sourde. Elle n'avait pas apprécié d'être dérangée pendant son repas. Quel que soit ce prédateur nocturne qui avait attenté à la vie de son hôte, il allait le payer. Son corps réagit comme en écho à la fureur de l'Ombre. Contractant l'intégralité des muscles dans un désir de se dégager de l'étreinte non désirée. Abattant une main sur celle qui l'emprisonnait et plantant ses ongles dans la chair. Puis l'abaissant de toutes ses forces. Pour se dégager. Pour pouvoir parler.

Quiconque voulait tuer son hôte le paierait au prix fort. Quiconque interrompait son repas était un ennemi. C'était les seules lois qui régissaient la vie de cette silhouette irréelle. Les seules règles qu'elle respecterait toujours. Et cette fois là n'y couperait certainement pas.

Tournant légèrement la tête vers l'arrière, deux cornées devenues intégralement noires se posèrent sur l'intrus. Et une voix profonde s'échappa des lèvres du mécanicien. Une voix surnaturelle, qui ne venaient pas du corps d'un simple garçon, mais de bien plus profondément. D'abîmes dont les ombres n'étaient que le reflet. D'un monde empli de vide.

« Qui ose ? »

Deux mots seulement. Pourtant lourds de sens.
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MessageSujet: Re: Dans l'Ombre de la Vérité | ft. Henri   Sam 20 Juil - 14:41

    On hurlait fort dans la ruelle. Mais qu’est ce que ça pouvait bien me faire ? On avait pris ma proie avant moi. On était en train de la dévorer avant moi, là, devant moi. Et pourtant… Et pourtant ça n’empestait pas le sang. Ca ne faisait pas de bruit. C’était silencieux. Alors pourquoi tant de douleur ? Qu’est ce que la chose faisait ? Et surtout comment faisait-elle ? Je ne voyais rien. Je ne sentais rien. C’était troublant. Mais la faim et l’instinct de survie est plus fort que la peur qui peut conduire un chien à reculer, la queue entre les jambes. Du sang chaud et de la chair fraîche se trouve là près de moi. Une autre proie, que l’autre monstre n’a apparemment pas vu se trouve pas si loin.

    J’ai faim. La salive me monte à la bouche. Je connais l’odeur de ma proie. Une odeur d’huile. Cette odeur je la connais. Je devrais pouvoir deviner de qui il s’agit. Mais mon cerveau ne réagit pas à ce détail. Il n’est concentré que sur mon estomac. L’autre monstre est occupé avec sa victime. Je m’empresse d’attraper ma proie à mon tour. Je la palpe. Elle me paraît de qualité. Ah mais elle ne l’aurait pas été, ça n’aurait rien changé. J’ai vraiment faim. Je ne veux pas l’entendre crier. Et j’imaginais déjà mes crocs s’enfoncer dans la chair tendre de sa gorge, le sang chaud glisser dans ma bouche… le morceau de viande tendre contre mon palais. Ca m’en donnais des frissons d’envie.

    J’allais le faire. Mais apparemment l’autre prédateur a senti ma présence. Je ne vois rien venir et ne sens rien non plus, quand soudain, on m’attrapa la main qui se trouvait sur la bouche de ma victime. On y enfonçait des griffes. On faisait couler mon sang. Je me mis à grogner. Et l’autre ? Je ne sentais plus la présence de l’autre jeune homme. Et puis je finis par comprendre. C’était ma proie maintenant qui se défendait et qui m’avait attrapé le poignet. Mais pourquoi je la sentais différente. Alors qu’elle était vulnérable, voilà que plein de force semblait émaner de son corps. Une telle aura aurait déjà fait reculer plus d’un. Sauf que l’on n’essaie pas de m’échapper comme ça.

    J’entendis alors la voix lugubre et d’outre tombe de ce qui a sans doute possédé ma proie. « Qui ose ? » Comme si j’avais besoin de répondre à cette question. Je parvins à dégager ma main en sang. Tel un animal, faisant toujours face à mon ennemi, je léchais la plaie.

    « C’est plutôt à moi de poser la question… » osais-je alors répondre. « Vous avez du culot de m’arracher ma proie comme ça….» J’étais énervé. Enervé car par deux fois on m’empêchait de manger. J’avais faim. Et quand une bête sauvage a faim, il vaut mieux la prendre dans le sens du poil non ? « Deux fois de suite…. Vous êtes vraiment une saloperie…» Mon sourire était maintenant cruel. Et si mes mains et ma dentition devaient déjà ne plus être tout à fait humaines, le reste n’allait pas tarder à l’être si je ne me retenais pas. « Mais la proie n’a pas besoin de savoir le nom de son meurtrier. »

    Je me redressais. J’étais en colère et frustré. « Vous allez devoir me la rendre bien gentillement. » Ca sentait la menace. Mais la chose allait devoir coopérer si elle ne voulait pas de problèmes. A moins que ce ne soit moi, qui cherche les problèmes. Seulement, mon esprit n’est plus sujet à réfléchir avec bon sens. La faim est plus forte que la raison.

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