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Neige

Cabaret du Lost Paradise - Forum RPG

Forum RPG fantastique - Au cœur de Paris, durant la fin du XIXe siècle, un cabaret est au centre de toutes les discussions. Lycanthropes, vampires, démons, gorgones… Des employés peu communs pour un public scandaleusement humain.

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 cours particulier [ Dawn Hawkes~ ]

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Ziggy Aseïr
The sound of silence~♫
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MessageSujet: cours particulier [ Dawn Hawkes~ ]   Jeu 18 Juil - 16:45

« Ploc, ploc, ploc »

Ce simple petit bruit se répétait inlassablement et avec une régularité inébranlable dans la petite pièce.  Mis à part ça, la chambre de Ziggy  était silencieuse.
Quelque chose remua sous un épais tas de couvertures : Grognant et gigotant, se battant avec les draps, une masse de cheveux  roux émergea  de ce champ de bataille. La nuit au dehors était tombée, il était temps pour le mime de se réveiller.
La tête encore embrumée de songe la petite silhouette posa ses pieds sur le plancher râpeux. Il se leva , chancela un instant et s’étira, faisant craquer ses jointures et ses articulations encore endormies. Un jolie croissant de lune, prêt à grandir chaque nuit, filtrait par la fenêtre. Le mime se leva et d’un pas lent s’approcha de la vitre.

« ploc, ploc, ploc »

Un papillon de nuit s’évertuait à  vouloir passer ce mur invisible qui l’empêchait de rejoindre l’air frais de la nuit. Le roux ouvrit la fenêtre et d’un geste rapide captura l’insecte aux creux de ses mains. Il s’émerveilla un instant de la douceur de ses ailes contre la paume de ses mains et des délicates arabesques de couleurs sombre qui les décoraient. Il rouvrit les mains et laissa le papillon s’envoler dans la nuit, s’élevant au-dessus des rues et des toits gris.
Ziggy sourit en fermant les yeux, appréciant la lumière de la lune sur sa peau. Il sortait d’une période difficile et avais besoin de récupérer. La dernière lune noire avait été particulièrement éprouvante et pour ne pas craquer il avait dû dormir pendant quasiment deux jours. Ses membres gardaient encore les séquelles des horribles crampes et tremblements qui l’avaient pris pendant ses affreuses nuits.
Mais maintenant que la lune trônait à nouveau dans le ciel, certes faiblement pour ce soir, il se sentait mieux, beaucoup mieux.
Soudain un affreux borborygme  se fit entendre et brisa en milles morceaux le silence de la pièce. Ziggy posa une main sur son ventre en grimaçant, effectivement deux jours sans rien boire ni manger pas étonnant que son corps commence à se fâcher. Désireux de trouver de quoi se sustenter le petit mime décida de s’habiller : Un marinière, un pantalon trop large soutenu par une paire de brettelles noire et … et .. allons bon ! ou étaient donc ses chaussures ?
Il passa une main dans ses cheveux roux les ébouriffant un peu plus et soupira, tant pis il marcherait pieds nus. Il jeta un coup d’œil à ses pieds et fit bouger ses orteils, bah, les gens n’y feraient pas attention,  de toute façon personne ne faisait attention à lui, cela faisait partie des avantages et… des désavantages de sa façon d’être.
Il se glissa hors de sa chambre, ferma la porte  derrière lui et tel un fantôme il traversa les couloirs du dortoir encore plus silencieusement qu’à l’habitude sans ses semelles claquant sur le parquet ciré. Il descendit les marches en sautillant et tendant l’oreille. Il pouvait déjà entendre l’agitation et la musique si familière au cabaret. Il poussa une lourde porte et il lui sembla être inondé par toute cette lumière, ces sons et cette joie de vivre. Il esquissa un sourire à la vue de ce joyeux bazar et rasa les murs en direction du bar.  Il avait une place bien précise près du bar dans un coin de la salle, un endroit assez vide mais qui laissait une bonne vue sur toute la salle et ses occupants ainsi que sur la scène et ses numéros. Il s’assis confortablement sur un des tabourets rembourré, s’adossa contre le mur et ramena ses genoux contre son torse posant ses pieds sur le rebord du meuble. Le barman déposa près de lui une grosse tasse thé fumante et une part de tarte aux abricots. Il se lécha les lèvres les yeux pleins d’étoiles : Une tarte aux fruits  acide et un thé vert  bien amer, que demande le peuple ?
Il mangea la moitié de sa tarte goulument et reporta son regard sur la salle. Il soupira un instant son thé brulant entre ses mains et son ventre, et s’adonna à son occupation favorite : Se taire, disparaitre, écouter et observer.
Il observa un à un tous les clients, les nouveaux dont il s’amusait à déduire ou imaginer la vie, et ceux qu’il avait déjà vu et qui chaque soir revenaient au lost.
Il y avait des personnes qu’il aima particulièrement observer, des têtes récurrente qui l’amusaient au plus haut point. Des hommes épris d’inaccessibles danseuses et qui chaque soir leurs offraient perles et parures mais qui finissaient inévitablement par se faire gentiment éconduire. Pauvre humains amoureux du charme mystérieux et mythique de ces créatures de rêves… Comment réagiraient ils s’ils apprenaient la vérité  sur la vrai nature des danseuses ?
Bouh, et voilà encore ce vautour de notaire tapis dans son coin sombre, un verre d’alcool à la main. Toujours en train de reluquer les filles et de regarder tous les gens d’un air dédaigneux en haussant ses affreux sourcils broussailleux et en mettant sa bouche en cul-de-poule. Tout le monde ici le connaissait et le craignait, d’ailleurs Ziggy aimait énormément l’imiter dans ses numéros. Les mimiques exagérées de l’homme étaient une source d’inspiration sans borne pour le petit mime. Le public adorait ça et riait aux éclats à chaque fois, encore plus parce que le bonhomme ne se reconnaissait jamais.
Oh tient mais voici l’épicier, pauvre homme… Il a l’air au plus mal. C’est comme ça depuis que sa fille est malade, il en parle souvent avec son voisin le boucher. Des amis de longues date d’ailleurs, lorsqu’ils ont un peu bu les anecdotes sur leur enfance commune fusent à tout va. Mais pour l’heure l’homme est seul et cherche le réconfort entre les numéros et son verre de cognac, lorsque Ziggy est sur scène il regarde toujours dans sa direction et regarde si ses clowneries arrivent à le faire sourire.

Ziggy pouvait passer des soirées entières à rester assis là. Le cabaret était un endroit magique, Comme une fenêtre ouverte sur des centaines de vies qui chaque soir évoluaient, se rencontrait et créaient ensemble de nouvelles choses. Un spectacle magnifique pour qui sait observer.

Un petit mime dans sa bulle qui observe émerveillé le monde qui l’entoure.
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MessageSujet: Re: cours particulier [ Dawn Hawkes~ ]   Ven 19 Juil - 14:22


Pierrot et Colombine


Cours Particulier, Chapitre I :
Solitude.


Un soupir s'échappa de tes lèvres. Tu étais tout bonnement affamée. Ni plus, ni moins. Cependant, tu participais à la représentation du cabaret qui avait lieu dans un peu moins de deux heures. Et à ce moment, si quelqu'un t'avait dit que cent vingt minutes, c'était bien assez long, tu l'aurais tué sur le champ. Pour être la plus proche possible de la perfection, il fallait du temps. Et bien sûr, on n'a jamais assez de temps. Le tout faisait que tu étais passablement énervée, même si tu le cachais. Tu avais décidé de combler le manque de contact avec un humain avec de la simple nourriture, vidant par la même occasion quelques placards d'une des cuisines. Créer son corps peut être une chose bien utile parfois : aucunement besoin de surveiller une possible prise de poids. Ceci étant dit, tu t'en fichais comme de tes premières robes ou de tes premières chaussettes pour l'instant. Tu tenais surtout à ne pas crever de faim, même si c'était en partie déjà le cas, lorsque tu serais en train de jouer de ton violon.

Une fois que ce fut fait, tu partis comme une voleuse à la recherche d'un maquilleur et/ou d'un coiffeur. La tenue passait après, tu pouvais même faire avec tes propres robes s'il le fallait mais tu espérais tout de même que non. Tout le monde était certainement en train de se faire préparer. Mais tu savais te faire désirer. Enfin, ce serait la réponse officielle que tu dirais si l'on te demandait pourquoi tu n'étais pas là avant. Réellement... Tu n'allais pas dire que tu étais en train de t'empiffrer par manque d'hommes à ton goût... Si ? Non en fait. Tu ne voulais pas ruiner ton image à cause de telles futilités. Cela serait vraiment ridicule d'agir ainsi.

Après de longues minutes de recherche intensives et non fructueuses, et alors que tu commençais sérieusement à désespérer de ta situation, le miracle se produisit, faisant apparaître un des stylistes du cabaret juste sous tes yeux, tel le Messie, ce qui fut, en soit, un peu ironique pour un démon. Et on put enfin te faire la plus belle possible pour ce soir. Tu avais quand même eu beaucoup de chance, car à quelques minutes près, tu n'aurais vraiment jamais eu le temps de tout faire pour l'ouverture. Mais que dis-je... Impossible n'est pas et ne sera jamais Dawn.

Fin prête à utiliser ton cher instrument, que tu chérissais plus que tout le restes, ainsi que ton charme pour avoir une cible assez rapidement, tu allas sur la scène au moment où le spectacle de ce soir commença. Cette fois-ci, tu ne jouerais pas longtemps au vu du programme surtout basé sur la danse. Mais qu'importe. Que tu restes cinq minutes ou trois heures revenait au même pour toi. Tu étais juste là pour faire se lever le soleil dans la salle. Telle l'aurore que tu étais. Tout le monde n'était pas de l'avis que tu éblouissais l'espace bien sûr. Il y avait déjà les lumières qui étaient là pour ça. Avant que tu ne doives débuter ta partie, tu observas rapidement les clients. Beaucoup d'habitués, quelques nouveaux. Rien de bien exceptionnel, c'était même presque trop normal.

Oubliant toutes ces pensées, ton archet, guidé par ta main, se mit à glisser lentement sur les cordes de l'instrument, lui faisant faire de sublimes notes. Tu ressentais toujours une sorte d'adrénaline, voire d'extase lorsque tu jouais. Cela ne te rendait que plus passionnée et n'empêchait en rien ton talent d'être à son point culminant, bien au contraire. Tu te retenais de trop bouger en même temps que tu jouais mais ça n'était pas très important. De temps en temps, tu passais ton regard sur les spectateurs, quelque peu amusée de voir à quel point les Humains succombaient aux Légendaires. C'était tellement facile. Même si certains étaient plus résistants que d'autres, leur état à la fin était le même pour tous. Tu les plaignais d'être aussi faibles parfois. Dans un sens, ils n'avaient pas cette galère pour se sentir satisfait, tout comme ton ressenti actuel vu que tu avais faim. Mais dans un autre, leurs vies devaient être terriblement fades. Et à choisir, tu préférerais sûrement cette insatisfaction à ces jours monotones.

Ton passage se termina, selon toi, trop rapidement. Tu voulais encore jouer de cette si belle mélodie, comme une drogue qu'elle était. Malheureusement, c'était loin d'être une représentation où les musiciens étaient mis à l'honneur. Tu soupiras. La réalité te rattrapait parfois beaucoup trop vite.

Après être sortie de la scène, tu te dirigeas vers le bar, demandant une coupe de champagne. C'était une sorte de rituel que tu exerçais à chaque fois, si tu n'avais rien de prévu en parallèle. Comme pour te féliciter toi même de ta prestation. Non pas par narcissisme pour une fois. Mais bel et bien parce que personne n'était là pour le faire. Triste sort n'est-ce pas ? On te dirait, en temps normal, que tu aurais pu te préparer une victime à l'avance, avec qui tu aurais passé ce moment et j'en passe et des meilleures. Tu as toujours refusé. Qu'est-ce que ça t'apporterait après tout ? Rien. Parce que cette potentielle proie serait là uniquement parce qu'elle est séduite par ton charme et non pas pour toi et ton violon. Un démon, en particulier de la luxure, n'a certainement pas besoin d'une telle attention provenant de sentiments si humains.

Oui, ton violon. Ton seul, fidèle et unique ami. Tu ne serais pas là ou tu en es sur cette planète s'il n'avait pas été là. Et honnêtement, tu préfères ne jamais savoir où tu aurais terminé, parce que parfois, cette Terre est bien plus cruelle que les Enfers elles-mêmes. Ta coupe te fut servie. Cette dernière dans une main, ton instrument dans l'autre, tu partis à la recherche d'un endroit calme ou t'installer. Calme... Mais pratique. Ta solitude ne t'enlevait pas ton appétit. Et il fallait donc que tu fasses du repérage dans l'urgence. Tes limites commençaient à se briser et tu n'étais pas invincible malgré tout ce que tu peux faire croire.

Ignorant les regards que certains clients pouvaient lancer à ton passage, et toi seule sait à quel point ils peuvent être insistants, tu t'arrêtas devant un homme banal. Trop tard, tu n'en pouvais plus. Il te fixait, ne comprenant pas pourquoi tu faisais ça. Buvant une gorgée de ton champagne, tu lui fis signe de te suivre. Il ne refuserait pas. Tu le savais.

Et bien entendu, il te suivit. Tu l'emmenas dans un coin qui n'était pas très loin. Il n'y avait que peu de personnes qui passaient par là, préférant être devant la scène. Tu pourrais donc le laisser dormir d'un profond sommeil bien tranquillement derrière un canapé. Une fois la chose pensée, tu t'arrêtas de marcher et l'embrassa, te nourrissant au plus possible, mais sans toutefois le tuer. Il ne fallait pas qu'un homme mort soit retrouvé ici. Cela serait désolant, et en plus tu serais suspectée... Tu le lâchas une fois que c'en fut assez, puis le traîna, un peu difficilement tout de même, sur un fauteuil. Faisant croire qu'il s'était endormi lorsqu'il regardait le spectacle. Tu ignorais si c'était possible, mais ça le serait pour cette fois.

Tu terminas de boire le contenu de ta coupe avant de la poser sur le bar. Par la même occasion, tu remarquas quelqu'un, assis sur l'un des tabourets. Apparemment, il venait de terminer la nourriture qui lui avait été servie. Tout d'abord curieuse, tu te demandas s'il t'avait vu, ce qui était fort probable. Ton sentiment passa à l'inquiétude lorsque tu réalisas ça puis au soulagement, lorsque tu vis qui il était. Ziggy, le Silencieux, le mime. Tu ne lui avais jamais vraiment parlé, jamais du tout même. Mais tu avais entendu dire que c'était un enfant de la Lune. Et à part les rumeurs, tu ignorais tout sur eux. Ton envie de savoir fut piquée à vif. Tu regardas donc le rouquin et lui sourit chaleureusement :

« Oh, il me semble vous connaître. Ah oui, je vous ai déjà vu sur scène. Nous n'avons sûrement pas été présentés correctement. Je m'appelle Dawn, enchantée. »

Ziggy Aseïr
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MessageSujet: Re: cours particulier [ Dawn Hawkes~ ]   Ven 19 Juil - 18:10

Le temps courait, inébranlable. La soirée suivait son cours enchainant des numéros plus beau les uns que les autres. La salle se faisait plus sombre et de lourdes volutes de fumées de cigarettes dansaient devant les projecteurs, comme une représentation de la douce brume qui au fil des heures s’insinuaient dans les esprits, qui prenait la raison par la main pour l’emmener loin d’ici abandonnant les corps juste remplis de cette joie sans borne qui elle pouvait arrêter le temps.

Les artistes allaient bientôt monter sur scène pour le numéro suivant. Ziggy s’imaginait tout le brouhaha des coulisses, les gens courant dans tous les sens, le régisseur hurlant sur les commis, les danseuses se parant de plumes et de paillettes, les musiciens accordant religieusement leurs instruments. L’agitation faisait souvent peur à Ziggy. Peur parce qu’elle était souvent trop bruyante et rapide pour lui mais aussi parce qu’elle lui rappelais des souvenirs.
A chaque fois que les gens s’agitaient autour de lui il se revoyait perdu dans le bazar des ports de Malmö. Il se revoyait gamin, faisant la manche  pour aider sa pauvre mère adoptive se tuant au travail. Usant de ses pauvres talents de mime pour survivre mal grès la dureté de la vie des marins, cinq années d’existence dans un vie qui vous marque au fer rouge, dans la misère des bas-fonds des villes gangrénées par la misère, des quartiers chauds des villes portuaires qui continuaient de hanter le petit lorialet. «  trop sensible l’gamin » avait un jour dit un vieux marin le regardant faire son spectacle «  trop sensible pour une vie comme ça… » le vieux lui avait donné une pièce et un minuscule pendentif de bois sculpté qu’il gardait maintenant comme porte bonheur dans l’une de ses poches. Gardant toujours sur lui ce souvenirs d’un vieux loup de mer qui mal grès son expérience restait émue par l’art. Il l’avait revue souvent ce vieux. Il était un peu musicien, pas un Mozart élevé au solfège non, loin de là, c’était un type qui avec une vieille violine trouvé dans une poubelle avait appris le langage secret de la musique, celui qui ne s’écrit pas : celui que tu ressens au fond de tes tripes, celui qui au lieu de briser le silence l’accompagne, celui que Ziggy comprend.
Et c’est d’ailleurs par la voix de la musique qu’il fut tiré de ses souvenirs. Une plainte de violon le fit frissonner faisant s’hérisser tous ses poils. Il regarda dans le vide, il ne voulait pas voir le musicien qui jouait si bien, juste se laisser transporter par le flot d’émotions contenue dans ces langoureuses notes. Il ressentais toute ce que le musique voulait bien lui faire passer et surtout l’attachement du musicien à son instrument. Il se délecta encore de cette envoutante musique et sentit comme une lame le déchirer quand elle se tut. Ce son de violon lui manquait déjà , il avait envie de faire bouger son corps sur ces agréables notes, il avait déjà en tête des idées de pantomimes à animer : son inspiration revenait. Il tourna la tête vers la scène espérant apercevoir le violoniste, mais les musiciens étaient déjà partit se changer. Tant pis … il ne saurait peut être jamais qui l’avait tant émue avec son violon.
Il dirigea son regard vers la fenêtre et observa la lune en rêvant. Il fut  tiré de ses rêveries par une étrange voix :Chaleureuse, rusée et un peu joueuse .

« Oh, il me semble vous connaître. Ah oui, je vous ai déjà vu sur scène. Nous n'avons sûrement pas été présentés correctement. Je m'appelle Dawn, enchantée. »

Il ne répondit rien et se contenta d’observer la femme en face de lui.
Elle était belle, vraiment belle. Comme si tout son corps n’avait été formé que pour être désiré par tout les hommes. Une beauté mortelle comme celle des plantes vénéneuse ou des fruit pulpeux qui cachent bien leur jeu. L’inconscient charmé par cette chaire pulpeuse y goute désireux, mais se rend vite compte que ce fruit si délectable se joue de lui et lui cause une mort lente et pleine de souffrance.
Mais pour l’instant sur ce beau visage il n’y avait pas le sourire charmeur et mystérieux qu’il l’avait vu arboré quelques instant plus tôt avec cet homme, mais un sourire chaleureux et rassurant qui l’illuminait et lui conférait quelque chose de doux et maternel… enfin, juste un petit quelque chose. Ses habits de scènes mettaient en valeur son corps et ses cheveux ainsi coiffés faisant ressortir ses yeux.
Quel homme aurait résisté à ses instincts les plus bas face à l’une de ses mystérieuses beautés qui faisaient le charme du cabaret ?
Ziggy surement.
Il n’était pas si sujet à la beauté d’une femme. Bien sûr il aimait la beauté mais .. dans un sens ce n’était pas important pour lui, c’était juste … Agréable. Oui voilà agréable. Agréable comme regarder une belle fleure, un beau paysage, un tableau de maître, une jolie pantomime … Mais pas indispensable aux yeux du rouquin.
Lui-même était assez complexé et les seules rares fois où il faisait un constat de son être dans la glace il  n’aima pas ce qu’il voyait. Il se trouvait fade et assez laid. Il avait teint blafard et transparent, des yeux vairons, il était borgne, il était roux, il n’était pas très grand et viril, il était maigrichon … Ce n’était pas une gravure de mode quoi. Mais ce n’était pas vraiment important pour lui. Qui pouvait bien vouloir d’un petit lorialet tout effacé dans ce cabaret plein de belles personnes ? Il était une ombre et personne ne regardait les ombres. quand on le voyait, lorsqu’il était sur scène il se cachait derrière une tonne de maquillage, pourtant c’était dans ces moments-là qu’il était le plus lui-même.

Et puis pour en revenir au sujet de la beauté des femmes, il savait depuis qu’il songeait à l’amour, qu’il avait une petite préférence pour les hommes, peut-être était-ce dû au fait qu’il avait été élevé entouré de femmes…
Il sursauta quand il se rendit compte que cette Dawn , comme elle s’était présentée, attendait sa réponse. Il était inconvenable de laisser une dame poireauter ainsi, et évidement – sans s’en rendre compte- Ziggy l’avait fait. Biiiiiiien, voilà une bonne entré en matière espérons que la belle n’est pas fâchée.
Il se devait de répondre quelque chose, mais il n’aimait pas  parler . Il du pourtant se forcer à répondre quelque chose, il éleva sa petite voix, aussi douce qu’un murmure avec cet accent du nord si persistant dont il n’arrivait pas à se débarrasser.

« … excusez-moi… Enchanté aussi, mon nom est Ziggy mais vous semblez me connaitre. V-vous avez vu mon numéro ? j’ai dans l’espoir que mes humbles mimiques vous apporte un quelconque divertissement…. »
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MessageSujet: Re: cours particulier [ Dawn Hawkes~ ]   Lun 22 Juil - 20:51


Pierrot et Colombine


Cours Particulier, Chapitre II :
Semblables.


Alors que tu t'installas près du jeune homme, qui paru t'observer, tu eus l'impression de voir un léger trouble en lui. Peut-être était-ce simplement ton imagination. Peut-être pas. Quoi qu'il en soit, il resta silencieux, tel son pseudonyme, un long moment. Tu en profitas pour commander autre chose à boire, de sans alcool cette fois-ci. Tu mis un temps avant de te décider mais au final, tu optas pour un simple jus de raisin. Pourtant, tu avais de très bonne raisons de vouloir finir ivre morte ; bien que tu te sois nourrie, ce repas n'était pas des plus fameux. Il t'avait calmée, mais pas rassasiée. Et ce petit être de la lune t'inspirait bien plus que celui que tu avais vaguement allongé sur un fauteuil. Beaucoup plus, qu'il le veuille ou non. Tu ignorais pourquoi. Cette pureté si innocente qui se dégageait de lui et qui ne demandait qu'à ce que tu la dévores... Dans tous les sens du terme.

Posant ton violon sur le comptoir comme si tu étais chez toi, puisque après tout, tu l'étais, tu te mis à détailler sans aucune discrétion le jeune mime. Sa peau était si pâle que tu en étais presque jalouse. Pourquoi ? Parce qu'elle faisait ressortir ses cheveux de feu à merveille. Tu fis la moue à cette pensée. Tu te savais « objet de désir », tu te trouvais toi même attirante, mais tu ne savais pas ce qu'était la vrai beauté, puisque tu avais toujours vécu dans ce monde de séduction. Comme quoi, il t'en restait des choses à apprendre ! Cependant, tu n'allais pas te laisser abattre par de tels songes, bien au contraire. Le jour où quelqu'un d'autre que ta « famille » de succubes et d'incubes penserait avoir une magnificence plus poussée que la tienne n'était pas arrivé, et n'arriverait jamais.

Ton verre de jus de raisin te fut plus que correctement servi et, profitant que le petit roux soit dans ses pensées, tu fixas ton vieil ami. Tu avais fait une fausse note, ce soir. Et en plus tu avais été te nourrir d'un client. Deux erreurs en seulement quelques heures... Quelque chose devait profondément te tracasser pour que tu en arrives malheureusement là. Mais tu ne semblais pas savoir quoi, et à ton plus grand damne, un instrument de musique ne parle pas. Tu choisis de mettre ça sous le coup d'une fatigue que t'avait apporté ton manque d'âme. C'était, de toute façon, la seule explication valable pour que tu gardes crédibilité et honneur, puisque tu n'avais pas d'autres excuses. Pour ne pas te plonger plus longtemps dans ce genre de pensées, tu détournas les yeux du comptoir pour observer la représentation qui se déroulait actuellement.

Ta contemplation ne dura que peu de temps car ton collègue venait de prendre la parole. Cela te faisait étrange, en quelques sortes, puisque tu ne l'avais jamais entendu parler. La réciproque était sûrement vrai, mais la façon dont il venait de se présenter et surtout d'espérer te divertir... Ton intuition d'auparavant, concernant la pureté, se trouvait être de plus en plus juste. Ce fut juste dommage que ces cheveux de sang, bien que la couleur soit belle, venait contredire toute cette théorie. Tu te demandas si son comportement était dû au fait qu'il soit un enfant de la lune ou bien... Ou bien si c'était simplement parce que c'était dans sa nature. Tu te retins de hausser les épaules. Avoir quelqu'un d'aussi mignon à tes côtés ne pouvait que t'être utile. Alors pourquoi pas ? Dans un sens, tu avais un peu de pitié à le manipuler tellement il paraissait innocent. Mais dans un autre... Tu ne pouvais pas t'en empêcher.

Face à lui, tu gardais ce sourire chaleureux. Mais au plus profond de toi, tu avais bien l'intention de montrer qui tu étais, et que tu n'étais pas à prendre à la légère. Et malgré ton impatience, tu avais décidé de gravir les échelons petit à petit. C'était plus simple pour passer inaperçue. Même si, au bout du compte, tu ne seras plus la petite violoniste du Lost. Un titre bien plus conséquent t'irait... Mais tu n'avais pas la moindre idée duquel. Tu réalisas soudainement que tu n'avais pas réfléchit à la question, ce qui te choqua toi même. C'était un détail très important dont tu aurais besoin à l'avenir, et ne pas avoir de réponse à celui-ci était presque dramatique pour toi. Tu te repris tout de même bien vite. Ce n'était pas le genre de choses que tu ne savais pas faire... Y avait-il une seule chose dont tu étais incapable d'ailleurs ?

Pour ne pas faire attendre plus longtemps l'artiste, et surtout pour ne pas passer pour une abrutie finie avec ce sourire que tu continuais d'aborder, tu te décidas enfin à lui répondre. Parce que tu te disais que ce n'était pas une mauvaise idée après tout, d'agir comme ces humains et autres personnes sentimentales le faisaient. De commencer par créer des pseudos liens. Cela ne devait pas être si compliqué que ça après tout, et puis ce n'est pas comme si tu étais novice...

« Ne vous en faîtes pas pour ça. » Tu accompagnas cette phrase d'un geste de la main. « Bien évidemment que je vous connais, il se trouve que les mimes ne courent pas les rues. Je n'ai pas eu l'occasion de voir toutes vos représentations, mais le peu que j'ai aperçu m'a suffit pour me faire une idée et remarquer que vous aviez un vrai talent. Ah, vous permettez qu'on se tutoie ? »

Apportant une nouvelle fois ton verre à tes lèvres, tu regardas chacune des, si l'on peut dire, mimiques de ton interlocuteur. S'il voyait à travers ton jeu de l'avoir comme une gentille peluche mignonne et serviable à tes côtés, tu allais devoir changer de stratégie rapidement... Mais il n'allait pas le remarquer n'est-ce pas ? Tu savais bien que non. Du moins, c'est ce dont tu essayais de te convaincre...

Ziggy Aseïr
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MessageSujet: Re: cours particulier [ Dawn Hawkes~ ]   Sam 27 Juil - 21:20

Ziggy observa et écouta la belle dame. Elle sembla pensive tout à coup, peut être que elle aussi avait besoin d’un certain temps pour répondre. Enfin ? avait-il vraiment envie qu’elle lui réponde ? Si elle lui répondait il devrait alors lui répondre et ainsi de suite…argh, ils allaient devoir parler ou pire : Ils allaient engager une conversation ! est-ce qu’il allait pouvoir tenir toute une conversation ? c’était surtout ça la grande question. Il ne se considérait pas comme quelqu’un d’intéressant, il n’avait pas un conversation raffinée sur la politique ou l’art, il n’était pas un beau parleur, un maître des mots , il n’était pas l’archétype du beau brun torturé et mystérieux qui faisait tomber toute les filles. D’un autre côté il trouvait quand même ça étrange que cette Dawn vienne lui parler, il n’avait pas l’habitude d’être remarqué surtout par ce type de personne. Le type de personne que l’on ne pouvait s’empêcher de regarder, celles qui attiraient tout les regards. L’instinct de survie de Ziggy lui dit qu’il y avait quelque chose de louche, personne ne recherchait sa compagnie … du moins pas sans avoir une idée derrière la tête.
Mais… au fond peut être qu’il se trompait. Il avait honte de lui sur le coup : il avait osé juger une personne qu’il ne connaissait pas sur ce qu’elle dégageait, sur les apparences, ce n’était pas dans ces habitudes. Pourtant  sœur Cunegonde le lui avait souvent répété : «  ta naïveté te perdra mon garçon », «  tous les inconnus ne sont pas digne de confiance », «  ne va pas fricoter avec n’importe qui »….

Mais il avait vraiment besoin de se sentir aimé et utile pour quelqu’un. Il avait besoin de gens pour faire attention à lui sinon l’horreur de l’autre nuit risquait de se reproduire chaque mois, chaque fois de plus en plus forte. Et s’il était toujours seul, alors il finirait par craquer.

~ Craquer… Commettre l’irréparable…. Au fond qu’est-ce que ça te couterai ? n’as-tu pas envie de te libérer de cette enveloppe charnelle ? ne veux tu peux rejoindre ta mère et tes frères ? n’as-tu pas envie de trouver ta place ? Ceux qui veulent se prétendre comme tes « amis » peuvent-il vraiment comprendre ta douleur ? t’as place n’est pas ici pauvre enfant de la lune… Pauvre .. pauvre petite chose… ~

Il passa ses mains devant son visage et enfonça un peu ses ongles dans sa peau. Tait toi perfide songea-t-il . L’ombre de la lune noire planait encore sur lui, et il y avait toujours cette salle petite voix…
Il prit une grande inspiration et lâcha son visage tentant de se calmer, il n’allais pas se remettre à craquer, pas maintenant, pas devant tout le monde. Pour paraitre normal il essaya de répondre a Dawn. Peut-être qu’en fin de compte il pourrait se changer les idées en parlant un peu…


« je t’en prie.  Les mimes se font rare c’est vrai… Peut-être somme nous dépassé. Les gens n’aiment plus voir des spectacles de pantomime, quel dommage…. »


Ah oui pour parler un peu, il parlait  peu le gamin.
Et il resta muet, comme endormi fixant sa tasse de thé brulante, observant les volutes de fumée qui s’en dégageait comme hypnotisé. Il étira ses pieds et fis craquer ses orteils ainsi que se jointure dans un petit gémissement.
Etrangement il n’osait plus regarder la femme a côtes de lui. Pourquoi ? il ne voulait pas croiser son regard, il était un peu perdu ( voir même beaucoup le pauvre gamin ) Que devait-il dire ou  faire ? Comment parle-t-on aux gens ? mais sans trop leur parler … est ce qu’il existe des mode d’emplois ? des … cours particuliers ?

Tant de questions qui restaient pour lui sans réponses.
Il avait parfois cette impressions désagréable que ces questions incessante qu’il se posait lui était renvoyée en pleine figure. Comme s’il parlait a un mur sur lequel les interrogation rebondiraient. Il avait parfois envie de poser des question a une vrai personne, quelqu’un qui au moins, a défaut de lui répondre, pourrait le rassurer et taire ses angoisses. Il avait parfois peur de devenir fou. Il aimait le silence, mais à force de se parler seul, il avait peur de craquer encore plus vite.

Il se prit la tête entre les mains s’accouda contre le bar et souffla pour se calmer. Pourquoi était ce si difficile ?  Les premiers jours des cycles croissant n’étaient pas faciles non plus, c’était comme … Sortir la tête de l’eau après un long apnée, une longue et douloureuse asphyxie. Tu reprends ton souffle, tu avale de l’eau, tu lutte contre le courant, ta tête tourne, tes sens sont en berne, tu as peur de te noyer à nouveau, tu as envie de hurler mais les mots restent bloqué dans ta gorge, tu aimerais appeler à l’aide mais tu es seul et personne ne vient te sauver de la noyade perpétuelle qu’est ta vie.
Ziggy s’allongea sur le bar et étendit les bras, pourquoi diable était-il si déprimant ? Il ne savait pas quoi dire à Dawn. Ah il devait paraitre bien idiot à se taire comme ça pendant de longues minutes puis reprendre la paroles pour balancer de sa petite voix calme et mal assurée des petites brides de  phrases ponctuées elle-même de silence. Il n’avait pas envie de s’embrouiller a parler, il n’avait pas envie non …. De qui avait il envie alors ce garçon si compliqué ?

De musique.

Oui voilà, c’était tout ce qu’il voulait. Se perdre dans la musique pour mieux renaître de ses cendres, comme un certain volatile dont il ne se souvenait plus le nom. Il repensa au violoniste de tout à l’heure et le gout amer de la chance ratée de peu lui revint en bouche, quel dommage que ce musicien lui soit encore inconnu, il avait tant aimé sa prestation ….
Il se redressa soudain et fixa Dawn. Mais oui, elle devait avoir vu ce musicien qu’il avait tant aimé, il suffisait qu’il lui demande son nom ou bien à quoi il ressemblait il serait bien plus aisé de le retrouver après ça. Le pauvre enfant perdu dans ses pensées n’avait pas remarqué l’étui a violon posé sur le bar derrière une poutre lui cachant la vue, comment aurait-il réagit s’il avait su que Dawn était le musicien en question ? Il aurait surement bafouillé que sa prestation lui avait plu et intimidé par la belle il aurait tut ses sentiments plus profond quant à ce qu’il ressentit durant le numéro.
Toujours avec sa voix tremblante et posée il s’adressa a la jeune femme.
«  - A-avez-vous vu le numéro de toute à l’heure ? Savez-vous qui jouait du violon ? OOoooh …. j’aimerai l’entendre jouer encore »

Il regarda ses pieds et se mit à fredonner l’air qui lui avait tant plu joué par ce violon.

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MessageSujet: Re: cours particulier [ Dawn Hawkes~ ]   Jeu 1 Aoû - 20:38


Pierrot et Colombine


Cours Particulier, Chapitre III :
Signes.


Etant donné que tu souhaitais que ce petit être t'appartienne corps et âme, dans tous les sens du terme, tu te retenais bien fortement de reprendre un visage neutre. Du moins pour ce soir. Soupirant intérieurement, tu espérais que ça ne durerait pas trop longtemps non plus. Certes, il fallait que tu prennes ton temps afin d'avoir ce que tu désirais, mais ce n'est pas comme si la patience était ton point fort. Bien au contraire. Malgré tout, tu te dis qu'il ne serait pas plus mal de prendre un peu sur toi mais de faire plus naturelle... Le sourire c'est bien au début mais lorsqu'il est trop forcé, ça se remarque facilement. Tu le fis donc disparaître légèrement, laissant une petite mélancolie s'emparer de toi. Car tu n'es pas du genre joyeuse après tout.

Avec tout de même une sorte de détermination dans le regard, tu te remis à songer au futur potentiel titre qui pourrait t'être attribué. Bizarrement, tu n'avais pas d'idée qui t'était venue à l'esprit telle un sage qui indique la voie à suivre à son disciple. C'était pourtant le genre de choses qui, en temps normal, surgissait de nulle part pour te dire quoi faire, quoi dire etc. Mais tu devais avouer que cette fois, ton imagination venait de te jouer un bien mauvais tour. Tu te massas une tempe comme pour calmer ton cerveau qui surchauffait à vouloir à tout prix trouver ce titre. Un peu plus et on aurait vu de la fumée sortir de tes oreilles si ça avait continué...

Le jeune rouquin répondit à quelques unes de tes paroles et tu l'écoutas presque attentivement. Pas totalement, parce que tes pensées étaient en train de se remettre de l'espèce de remue méninges qu'elles venaient de vivre. Mais tu te devais de remettre en ordre ce que tu avais vaguement entendu afin de rétorquer quelque chose de cohérent. Vraiment, il faut que tu fasses plus attention que ça à ta crédibilité ou alors tu vas bientôt en subir les conséquences ! Non, non, il en était hors de question. Tu réussis miraculeusement à reconstituer des petites phrases qui avaient leur sens. Si démone tu n'étais pas, il y a de fortes chances que tu aurais voulu remercier le ciel de t'avoir aidé à trouver ça. Mais tu savais bien que tu ne devais ça qu'à toi même, et accessoirement ton intelligence, sans prétentions...

Tu eus donc une sorte d'air interrogatif. Le mime n'avait pas tort dans ce qu'il disait, mais au fond, tu ne pensais pas comme ça. Il y a des choses qui ne s'expliquent pas et des arts qui ne s'oublient pas. Après ces quelques siècles vécus, tu le sais plus que bien...

« Dépassés ? Je ne pense pas que quelque chose de ce genre puisse être dépassé. Peut-être cela évoluera peut-être mais ne disparaîtra jamais. Après tout, les gestes sont un bien plus beau moyen de communication que les paroles. On ne fait que les utiliser parce qu'elles sont plus rapides et comprises de tous. Mais si tout le monde connaissait ma mélodie ou si tout le monde connaissait tes gestuelles, il n'y aurait pas besoin de parler. »

Il est rare, même extrêmement rare, que tu parles avec autant d'intérêt et de conviction. Ou tout simplement vraiment incroyable que tu dises autant de mots à la suite. Si tu avais pu, tu les aurais même comptés. Cela devait faire pas mal de temps que tu n'avais pas aligné tant de syllabes... La dernière fois fut sûrement avec Heather, mais quand... Tu ne voulais pas vraiment t'en rappeler car c'était, avec quasi certitude, un moment où vous étiez en désaccord... Oui, il vaut mieux oublier.

Tes yeux dérivèrent vers ton interlocuteur lunaire. Il semblait... Totalement désemparé. Tu te sentis un peu étrange l'espace d'un instant. Tu avais la forte impression que tu y étais pour quelque chose, et bien que ce n'est pas censé t'atteindre, tu ne pouvais t'empêcher de sentir un poids sur ton coeur. Comme si ça t'affectait... Tu eus un sursaut puis te repris. Ce n'était pas le moment de se laisser aller à des trucs aussi stupides. Tu n'étais pas sentimentale, tu ne l'avais jamais été et ne le serais jamais. Tu remarquas qu'il te restait encore du jus de raisin et tu ne te fis pas prier pour terminer ce verre. Il fallait vraiment que tu te remettes les idées en place, coûte que coûte. Tu es le soleil lorsqu'il se lève à l'aube, brillant et admiré non ? Alors ne te fais pas éclipser par la simple présence de la lune.

Alors que tu pensais que la discussion allait se finir en même temps que ton jus de fruits, tu fus surprise que Ziggy reprenne à nouveau la parole. Tu ne t'y attendais tellement pas que là, tu l'écoutas du début à la fin. Et tu ne pus retenir une expression tout d'abord choquée, puis intriguée et enfin, tu éclatas de rire. C'était juste énorme. Tu aurais pu t'attendre à toutes les questions possibles, sur les gens, sur les arts, sur les astres, sur la nourriture... A toutes, sauf celle-ci. Qui avait joué du violon ? Quel comique... Lui qui espérait te divertir, tu étais vraiment bien servie pour le coup ! Dans un sens tu étais flattée puis à la fois amusée qu'il veuille de nouveau t'entendre jouer. Donc tu n'allais pas lui cacher ça, même si tu aurais bien pu t'amuser avec ça...

Tu réussis à reprendre ton souffle pour lui donner la réponse qu'il semblait attendre.

« Je suis désolée mais je n'ai pas vu le numéro puisque j'étais sur scène... Et il se trouve que j'étais, je crois, la seule violoniste présente. Je m'excuse à nouveau si ça te déçoit, mais je pense être la personne que tu veux écouter jouer... Surtout vu le morceau que tu fredonnes. »

Afin d'accompagner tes mots, tu désignas ton ami posé sur le comptoir d'un signe du menton. Cela te surprit aussi, qu'il ne l'ait pas remarqué. Mais tu n'en dis pas un mot, ça n'en serait que plus intéressant.

Ziggy Aseïr
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MessageSujet: Re: cours particulier [ Dawn Hawkes~ ]   Mer 7 Aoû - 12:45

L’aube abandonna la parure du sourire pour ce vêtir de celle de la mélancolie, bien connue de Ziggy. Vicieuse tristesse doits tu gagner tout les cœur ?
Il continua d’observer cette femme pendant qu’elle semblait réfléchir intensément a quelque chose. Au fond ils avaient ça en commun, il avaient des masques avec lesquels ils se paraient. Mais cette femme savait bien s’en servir elle devait avoir des années d’expérience pour manier aussi savamment son facies. Mais il y avait aussi une chose qu’il savait, c’est qu’à force de manier les masques on perdait son vrai visage. Les gens qui avec leurs fausses apparences se cachent des autres, gardent souvent ceux qu’ils sont secret.
Cette Dawn était belle, mais d’une beauté trop parfaite, et elle en était consciente. Ziggy prit sa tête entre ses mains et pencha la tête. Il se demandait bien comment elle pouvait être au naturel, sans artifices et avec une expressions sincère sur le visage.
Elle semblait beaucoup réfléchir car elle affichait une expression concentrée sur le visage, à tel point qu’il n’aurait pas été surpris qu’elle se mette à faire le même bruit qu’une bouilloire. Oh, en parlant de bouilloire :  son thé était froid. Il afficha une moue triste, quel dommage enfin il avait plus faim, son ventre était étrangement noué , tant il se sentait mal à l’aise.
Quand la belle reprit la parole, il sursauta. Il ne s’attendait pas à ce qu’elle réponde aussi vivement a ses interrogations sans intérêts. Il ne pensait pas qu’elle avait pu être intéressée par ces petites angoisses concernant la longévité de son métier. Presque instantanément il lui répondit ce qui pour lui était une première.

« - Une évolution ? pourquoi pas après tout… si je peux vous faire un confidence, je suis un fervent partisan du Kinetoscope, je pense que ça à de l’avenir. Mais ce n’est pas de l’avis de tout le monde. » il ferme les yeux et prend un air rêveur. « oh … comme je rêverai d’être à l’époque glorieuse de la pantomime. Sur le boulevard du Crime, au théâtre des funambules. Chaque soir jouer à guichet fermé. La scène, l’orchestres, les acteurs. Et le paradis qui hurle au rythme de l’histoire…. »

Il devient soudainement tout rouge. Mais qu’est ce qui lui prenait déballer ses rêves à une inconnue, oh, il devait passer pour un parfait imbécile en ce moment et ses rêve de mimes lunaire ne devaient pas intéresser cette dame, ça devait même la faire bien rire tant c’était idiot. Il ressentit l’angoisse fondre sur lui et lui nouer le ventre au point de lui donner la nausée et puis il lui avait aussi parler du musicien, peut-être n’aurait-il pas dû faire part de ces choses.
Voila, c’était une mauvaise idée. Il aurait dû se taire comme d’habitude, au moins s’il ne disait rien il n’avait rien à répondre et rien à se reprocher. Il se mit  à tirer nerveusement sur ses mains pendant que le rouge devenait indélébile sur ses joues. Il commençait à paniquer sérieusement, c’était idiot pourtant mais il avait les nerfs à vif en ce moment. Il mis ses mains sur ses oreilles et ferma les yeux.
Inspirer
Expirer
Inspirer
expirer
 
Voilà du calme.
Il avait réussi à se calmer mais ce n’était que de courte durée, car un rire éclata a côté de lui.
Pourquoi ? pourquoi donc riait elle ?
Oui il avait raison. Il était ridicule et elle se moquait de lui ouvertement. Son regard se voilà d’un infinie tristesse alors qu’il sentit son cœur se déchirer. Au fond il n’était bon qu’à ça, faire rire les gens. Il était un bouffon, un drôle de personnage qui gesticulait sur scène, les gens ne cherchent pas à décoder les gestes, ils s’amusent juste de ses pandiculations désarticulée.
Au fond est ce que sa vie était une grosse blague ? Dans ce cas-là elle était de très mouvais gout !
Il replongeait lentement dans la tristesse, il se noyait à nouveau. Mais il n’allait pas crier au secours, il n’y avait personne autour. Il mit ses deux mains sur sa tête pour cacher son visage et écouta Dawn parler.

« Je suis désolée mais je n'ai pas vu le numéro puisque j'étais sur scène... Et il se trouve que j'étais, je crois, la seule violoniste présente. Je m'excuse à nouveau si ça te déçoit, mais je pense être la personne que tu veux écouter jouer... Surtout vu le morceau que tu fredonnes. »

Il retira ses mains de son facies, un nouveau masque sur le visage. Un sourire faux mais indétectable. Voilà le résultat d’années d’expériences en tant que mime. Un masque quasi parfait pour masquer sa tristesse.  Elle était donc se musicien tant recherché ? Ziggy se sentit mal, il avait déballer plein de truc à son sujet sans savoir qu’elle était ce violoniste en question. Comment l’avait-elle pris , il ne saurait le dire, mais pour ne pas s’enfoncer il essaya de continuer sur sa lancée.
« J’aime votre musique… vraiment. Je ne saurais pas vous dire dans de belles phrases alambiquée ce qu’elle me fait, je n’en suis pas capable. Mais j’aime son langage… »

Il en avait assez dit, il n’avait plus envie de parler. Il se contenta de tourner la tête pour regarder pas la fenêtre au dehors la vouté étoilé dans le ciel, et plus particulièrement ça mère la lune.
Un rayon filtra  par la fenêtre et vint se poser sur sa peau faisant planer autour de lui cette douce aura blanchâtre, semblable au halo de la lune.

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MessageSujet: Re: cours particulier [ Dawn Hawkes~ ]   Dim 3 Nov - 14:16

Spoiler:
 


Pierrot et Colombine


Cours Particulier, Chapitre IV :
Soutien.


Il est vrai que tu t'étais attendue à beaucoup de choses venant du mime, il vaut mieux ça que de se laisser surprendre par tout à vrai dire, mais pas à ce qu'il ait un rêve... Non, une ambition aussi grande. Tu ne pensais qu'il ne faisait son spectacle que pour faire passer un message, une envie et toutes sortes de choses personnelles sur lesquelles tu ne saurais mettre un nom car tu ne le connaissais pas assez. Mais il est vrai que, même si sa discipline venait à connaître un déclin important, il aurait toujours de quoi faire avec le kinétoscope. Tu n'avais aucun avis sur le sujet puisque tu ne t'y étais pas réellement intéressée -voire pas du tout en fait, disons ça honnêtement-, mais après ce qu'il venait de dire là dessus, tu pouvais émettre l'hypothèse que les mimes d'aujourd'hui seraient les comédiens de demain. Tu souris à cette pensée en ajoutant mentalement que tu avais hâte de voir ce que le futur te réserverait.

Tu vis ensuite Ziggy passer par plusieurs expressions assez déroutantes. Si tu ne le pensais pas innocent, tu te serais très certainement éloignée de lui de quelques mètres afin de préserver ta santé mentale. De ton point de vue, tu l'aperçus passer par la gène, à cause des rougeurs qui avaient fait leur apparition sur son visage -et vu sa peau pâle, c'était clairement visible-, la nervosité -ou alors un combat interne avec lui-même ?- et alors qu'il avait enfin réussi à se calmer, tu avais ris pour ses paroles vis à vis de toi. Tu ne pus donc voir la tête qu'il avait eu à ce moment là mais tu étais certaine que ça avait changé, pour la simple et bonne raison que lorsque tu lui avais expliqué que tu étais la seule et unique violoniste du soir, il avait son visage entre ses mains. Et lorsqu'il avait relevé la tête... Il souriait ?

Tu restas dubitative. Etait-ce simplement possible de montrer tant de changements aussi divers et variés puis de se mettre à sourire comme si rien ne s'était passé ? Si tu n'étais pas toi-même adepte des changements comportementaux en fonction de la personne qui se trouvait face à toi, tu y aurais cru sans aucun problème, son visage semblait tellement honnête. Tu plissais légèrement les yeux comme pour essayer de le sonder et voir ce qu'il pensait réellement. Surtout après ce qu'il avait dit. En plus de te faire douter sur la sincérité de ce sourire, cela t'avait fortement déroutée.

En effet, il avait dit aimer le langage de ta musique. Or, jusque là, tu ne faisais pas de violon pour que les autres comprennent ta façon de jouer mais juste pour qu'ils apprécient et reconnaissent ton talent. Voire plus encore, mais évitons de tomber dans tes pensées un peu mégalomanes. D'instinct, tu pris l'instrument sur tes genous, tout comme lui l'avait fait en regardant la lune. Un réconfort, un soutien. Tu ne te laisserais pas démonter pour autant -et puis quoi encore ?-, et puis qui irait remarqué qu'un violon faisait office de mur protecteur hein ? Ce même violon qui transmettait ta personnalité réelle et pour qui tu sacrifierais beaucoup de choses. Ton seul et unique point faible.

« Aimer la musique et aimer le langage... Que veux-tu dire par là ? Je ne fais que jouer de manière simple et appropriée à la partition que je dois suivre pour la représentation. Tout sonnerait si faux sinon, un vrai désastre ! »

Tu ris légèrement à ta propre remarque, essayant d'imaginer le fiasco que ça aurait pu donner. C'est le boss qui aurait pas été content... A moins que cela donne une toute nouvelle forme d'art morderne, mais tu avais de gros doutes à ce sujet. Qui serait en mesure d'aimer une chose pareille ? Des fausses notes par ci, des mauvais accords par là, une désynchronisation totale entre les artistes, ne donnant qu'un brouhaha énorme. Décidément, ça ne pouvait pas ressembler à l'art tel que tu le concevais.

Remarquant que tu n'avais plus rien à boire pour passer le temps, et accessoirement pour penser à autre chose, tu commandas une nouvelle coupe de champagne. A te voir ainsi on aurait presque pu croire que tu cherchais à finir dans les méandres de l'alcool pour la fin de la soirée. C'était une idée, tu y avais pensé. Mais tu n'étais pas tombée assez bas pour finir comme ça. L'ai las, tu t'accoudas sur le bar, posant ta tête dans la paume de ta main pour qu'elle soit soutenue, surveillant ton violon du coin de l'oeil pour ne pas perdre ton soutient et attendant ce champagne qui te ferait tourner la tête. Mais tu ne t'inquiétais pas : elle était soutenue.

Tournant les yeux vers le mime, tu te demandas ce à quoi il pouvait penser. Si tu en croyais les rumeurs, il serait donc l'enfant de madame la lune ci présente et donc il aurait sa mère à ses côtés. Jusque là, aucun soucis, même si tu avais du mal à imaginer qu'un astre puisse couver un gosse, tu pouvais comprendre que l'on se sente bien en leur compagnie puisque tu aimais toi-même regarder les étoiles de temps en temps. Mais pourquoi avoir eu cet instant de panique alors qu'il n'était pas si seul ? Vraiment, tu ne comprennais pas. Tu n'arrivais pas à comprendre. Buvant une gorgée du champagne que tu venais de recevoir, tu décidas d'arrêter de penser à tout cela, te disant que c'était bien futile pour quelqu'un tel que toi.

Cependant, malgré toutes tes résolutions et toute ta conscience qui te disait que ce que tu allais faire était une très mauvais idée, tu le fis quand même et posas une question tout en regardant un point fixe en hauteur :

« Que ressens-tu en ralisant que tu es loin d'être seul en ce monde et que quelqu'un, ou quelque chose, veille sur toi peu importe ce qu'il se passe ? »

Immédiatement, tu regrettas cette phrase, et tu perdis l'air vague que tu avais pour faire place à un visage neutre. Non, tu ne te laisserais pas aller plus longtemps.

Ziggy Aseïr
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MessageSujet: Re: cours particulier [ Dawn Hawkes~ ]   Sam 1 Fév - 19:26

Le mime resta un instant perdu dans la contemplation des méandres de fumés et autres arabesques silencieuses qui s’échappaient de la pipe d’un homme attablé un peu plus loin. La jeune femme à côté de lui le troublait terriblement : lorsqu’il avait revêtue son masque, elle avait plissé les yeux d’un air inquisiteur, comme pour essayer de le percer. Mais c’était impossible non ? oui … impossible. Sinon comment rattraper le temps perdu de ces longues heures passées devant la glace ? Le temps ne se rattrape pas, tout le monde le sait et, lui-même ne savait pas ce qui le faisait douter ainsi.  Faire des grimaces, perfectionner les expressions de son visage, imiter tous ceux qui se trouvaient a porté de  vue : c’était quelque chose qu’il adorait faire, un de ses passetemps favoris. Un autre était l’observation et la déduction. Il n’était pas du genre à parler aux gens, à aller à leur rencontre ; il préférait se poser dans un coin, en silence et les observer. C’est ainsi qu’il apprenait à les connaitre.
C’est fou ce qu’un physique, quelques expressions, des tics et des tocs peuvent vous en apprendre sur quelqu’un. C’est ainsi, que le petit asocial devinait si oui ou non, il pouvait se permettre de « parler » aux gens.
Mais il arrivait parfois qu’on lui coupe ses repères, comme ici. Et là, il se sentait mal, il perdait pied et ne savait plus quoi faire, quoi dire pour plaire ou pour sembler être quelqu’un de civilisé. Avec Dawn, c’était le cas : elle ne lui offrait aucun point de repère, elle savait manier les mots et pouvait l’embobiner à tout moment, elle savait utiliser les masques et contrôler son corps de façon à être imperturbable en toute situation. Ziggy était impressionné, dans tous les sens du termes, mais chez elle, ça sentait le faux à plein nez. S’il avait bien pu déduire une chose d’elle : c’est que son violon semblait important et que, quoiqu’elle puisse en dire, lui ne trouvait pas qu’elle jouait de façon à « juste suivre la partition ». On ne peut pas jouer comme ça, chaque personne peut jouer une partition de manière différente. Il jeta un rapide coup d’œil, il avait raison, la demoiselle aux cheveux blanc avait maintenant posé son violon sur ses genoux.
Il décida de ne pas répondre à ce qu’elle avait dit sur sa musique, il la gratifia néanmoins d’un petit hochement de tête. Ce n’était pas la peine de discuter, elle avait l’air de croire ces inepties, ou que ,du moins, le mime n’avait pas pu entendre sa vrai manière de jouer.
Dans son œillade furtive Ziggy avait remarqué que Dawn semblait avoir un peu laissé tomber son masque, elle semblait plus mélancolique, un peu plus triste aussi. Il soupira doucement, peut être pourraient-ils avoir une conversation où il ne se sentirai pas si mal à l’aise ? Après tout l’ombre de sa tristesse était menaçante et pesait sur sa tête comme une épée de Damoclès. Un mot de travers, une moquerie et il serait repoussé violement dans l’eau. Mais ça, les gens ne pouvaient pas le comprendre.
Aussi quand Dawn parla, peut-être ne savait elle pas le poids de ses paroles…

« Que ressens-tu en realisant que tu es loin d'être seul en ce monde et que quelqu'un, ou quelque chose, veille sur toi peu importe ce qu'il se passe ? »

Il se retourna et au fil qu’il analysait ses mots son visage se décomposait, le masque se brisait, on pouvait presque voir sa face se fissurer de part en part alors que son visage n’affichait plus que tristesse. Il força son facies a s’étirer en un sourire, moyennant une vingtaine de tic nerveux qui le faisaient tressaillir de toute part : il avait perdu le contrôle si parfait qu’il avait sur son corps. Totalement.
D’une voix blanche il lui répondit, il était trop mal, pour même se demander comment elle savait pour lui et sa parenté à la lune, mais elle était peut être mal renseignée, d’où cette question ?

« - C-ce que J-je ressens ? , bredouilla t’il vainement, de la peine, de la solitude ,l’impression d’être incompris et que personne ne m’entend crier à l’aide. C-ce .. ce n’est pas comme si elle me regardait, comme si elle était avec moi. Les gens pensent qu’elle me regarde, mais c’est faux, il ne jette jamais un regard à personne. Ou si, juste quelques fois, elle me fait croire que je compte pour elle : elle m’observe. Mais le reste du temps elle me laisse seul, elle part comme ça : sans rien dire elle disparait et moi je perds pieds, mais ça lui est bien égale. Peut-être, peut être que je ne suis pas seul, mais comment vivre quand la personne qui compte le plus pour nous est si lointaine et silencieuse, comme si pour elle tu n’existais pas. On dit que la lune est ma mère, mais elle, elle ne me l’a jamais dit, je n’ai jamais eu droit à un mot de sa part et j’ai toujours était seul. Les seules personnes qui ont été de vrai « mère » pour moi sont morte : tout ça parce que je suis un fils de la lune. Je ne peux pas sortir la journée, je suis condamné à me terrer dans le noir. »

Il avait les doigts crispé contre le bar, les jointures blanchies et les ongles enfoncé dans le bois. Sa gorge le piquait d’avoir énoncé tant de mots rageurs, il s’était vidé de tout son mal être d’un coup, une attitude qui ne lui ressemblait pas, lui pourtant toujours si calme…
Les yeux pleins de larmes il renifla, avec toujours ce faux sourire malsain sur les lèvres.

« - tu vois, je dis ça, j’ai l’air en colère. Mais dans Deux semaines il n’y paraitra plus, je serai heureux. Mais que dans une courte duré, parce que je suis condamné à me noyer, c’est ma croix, mon fardeau. »

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