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Neige

Cabaret du Lost Paradise - Forum RPG

Forum RPG fantastique - Au cœur de Paris, durant la fin du XIXe siècle, un cabaret est au centre de toutes les discussions. Lycanthropes, vampires, démons, gorgones… Des employés peu communs pour un public scandaleusement humain.

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 Manche n°3 | Tape Pastèques !

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Edward White
l Dans l'ombre du loup l BIG BOSS l
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MessageSujet: Manche n°3 | Tape Pastèques !   Ven 16 Aoû - 19:03


Après avoir accroché l'ultime banderole de fleurs colorées, Edward se laissa tomber sur l'un des gros pouf remplis de sable transportés au cœur de l'île Melimelon. Tout était fin prêt pour l'arrivée de ses concurrents, un petit bar à droite, une piste de danse que serait animée par un DJ en vogue au centre, un petit jaccuzzi à l'écart, pas mal de poufs pour les plus exténués et un immense buffet.

« Et bien voilà, ça me semble parfait tout ça ! » Lança-il après un coup d'œil rapide.
« J'admet que ça rend vraiment bien, tu vois qu'Ani n'a pas de si mauvais goût ! » Renchérit son frère en qui terminait une fournée de petits-fours.
« Quoi ?! Heureusement que j'étais là, sinon elle nous aurait fait un truc immonde plein de… »

Il n'eut pas le temps de terminer qu'il se prit un sceau d'eau sur la tête, alors que le coupable s'enfuyait dans un rire démoniaque. Vladimir n'eut pas le temps de calmer le jeu que son aîner se précipitait sur sa femme. Ani avait beau courir vite, Edward finit par l'attraper et après un transport expresse jusqu'au jacuzzi, il la jetta à l'eau dans un geste victorieux. Un partout, la balle au centre. Andréa et son père se jettèrent un coup d'œil furtif, avant qu'un long soupire ne s'échappe de leurs lèvres. Ils étaient désespérants.

« Aldrick n'est toujours pas revenu ? finit par questionner Edward tout en essaurant sa chemise.
- Non, il doit avoir de sérieux ennuis avec ces vêtements qu'il a acheté à Bibi Phoque. Apparemment c'était de la contrefaçon.
- Oh je vois, ça a dû réveiller en lui son instinct primaire de justicier. Il aurait dû garder son… Pantalon. »

Vladimir l'observa un moment, tandis que le louveteau aidait sa mère à sortir de l'eau. Il finit par balayer les soupçons qui le gagnait pour en revenir à un sujet bien plus interessant, l'épreuve finale.

« Au fait ? Tu leur a prévu quoi cette fois ?
- Du jamais vu, une manche unique où ils seront mis à rude épreuve !
- Un truc tordu quoi.
- Tu as pas idée ! »

Et sous le regard médusé de son frère, Edward lui expliqua toute l'abscence de subtilité de cette manche.

------------------------------

Et oooooh ! Debout, allé on émerge. Et oui c'est encore moi. Il narratoro ! Il campione del moundo della vita del…



Vous n'avez vraiment aucun humour !! Enfin, j'espère que vous avez repris des forces parce que la dernière épreuve s'annonce des plus extravagante et sans doute très fatiguante.

Bien, comme je suis bon et généreux, je vais essayer de faire court. Vous pouvez déjà constater que la nuit est tombée, d'ailleurs on voit très bien la grande ours ! Oh, et là c'est Cassiopée je crois, et par là ce doit être… Roh ! C'est bon j'y viens. Bon, il fait nuit ! Vous avez pu vous reposer depuis l'arrivée sur l'île et manger un bon repas. Et tout ça, grace à bibi ! Alors on enlève cette grimace toute à fait vilaine de son visage et on me remercie. OH ! C'est très grossier !a vous savez. Très très très grossier.

Mais soit ! Vous allez morfler !!! Mwahahahahahahaha. Allé et hop ! Voici votre épreuve.

La boîte qui vient d'aparâitre contient 3 armes, des armes pour une soirée sanglaaaaannnnte. Ou pas. Huhu. Non en fait c'est une épreuve relativement cool. Vous voyez la pastèque à l'orée de la forêt ? Oui, oui la pastèque. Et bien vous prenez les armes que vous voulez et vous l'attrapez sans trop l'amocher. Ensuite direction le centre de l'île où Edward et sa bande vous attendent pour une super fête !! Comment ça c'est tout ? Mais oui ! Pas de coup fourrés, c'est promis. Enfin presque ~

Amusez vous bieeeeeeennn !




Manche n°3 ouverte !


L'évent de l'été touche à sa fin. La troisième et ultime manche est ouverte avec une épreuve inédite et pourtant au combien connue : le Tape-Pastèque ! Et oui, l'île Melimelon ne porte pas ce nom pour rien ! Mais vous connaissez Edward et son esprit tordu, et bien ce dernier challenge ne déroge pas à la règle, et pour corser l'affaire, votre loup-garou préféré vous a dégoté des pastèques un peu particulières. Admirez !

N'oubliez pas de faire défiler sur la droite pour voir toutes les pastèques !

Le déroulement de la manche est, encore et toujours, d'une grande simplicité. Chaque membre doit écrire un poste (et un seul) où il lui faudra affronter sa pastèque et la capturer pour la rapporter au centre de l'île où Edward, Aldrick et le reste de la famille Wolkoff l'attendent.


  • La manche nº3 est la suite directe que la manche nº2. Vous avez tout de même pu vous reposer un peu entre l'annonce des résultats et le début de la nouvelle épreuve, le narrateur vous a même fait apparaître un bon repas pour vous mettre d'attaque.
  • Vous partez donc de la plage pour vous engouffrer dans l'épaisse jungle de l'île. Le ciel est sombre, mais une belle lune vous éclaire et vous pouvez vous déplacer avec plus ou moins de difficulté dans ces feuillages à la poursuite de votre pastèque.
  • Une fois que vous l'aurez attrapée, rendez vous au centre de Melimelon pour y retrouver Aldrick, Edward et sa famille qui ont préparé une grande fête pour la fin de ces festivités.
  • Vous disposez de trois armes différentes, dont deux qui semblent souvent complètement inutiles. À vous de voir ce que vous emportez avec vous au combat, sachant que vous ne pourrez pas faire demi-tour si vous changez d'avis ! Il n'y a pas de limite, si vous voulez emporter les trois vous pouvez.
  • Les pastèques sont vivantes, elles parlent, elles marchent, courent, frappent, ce sont des PNJs qui vous appartiennent comme cela été le cas lors de la première manche, c'est à vous de les faire interagir avec vos personnages.
  • Ce sont des pastèques super héros ! Il ne sera pas simple de les attraper. Il va y avoir du sport et surtout de l'action. Une chance que l'île Melimelon offre un environnement parfait pour vivre de grandes aventures, même si c'est du WTF ! Des temples en ruine, des sables mouvants, animaux étranges et aborigènes cannibales… Vous êtes complètement libres ! D'ailleurs, un bonus vous sera accordé si vous réussissez à faire intervenir un super-méchant dans votre RP.


Vous posterez à la suite ce message, sans ordre particulier et vous avez jusqu'au 30 août (au soir) pour que vos points soient comptabilisés ~

N'hésitez pas à contacter le staff si un élément vous semble flou, on vous répondra au plus vite !

Ci-dessous, le barème de la troisième épreuve. Encore une fois, Edward et Aldrick, vous attribueront chacun des points et la moyenne de leur deux notes sera faite à la fin de la manche. Il n'y aura peut-être pas de gage pour cette ultime manche, alors profitez en pour vous lâcher !

Barème de la manche n°3:
 

Et voici les gages pour ceux n'ayant pas réussi ou même participé (même si Alex a une excuse, nous sommes vils), à la manche précédente.


  • Pour Lenny
    Faire l'aventure en costume d'Iron Fist, costume à l'étrange influence qui lui fera croire qu'il a effectivement un poing d'acier (3 fois minimum) => - 5 points si ce n’est pas appliqué

  • Pour Alex
    Combattre et capturer toutes les pastèques sans exception ! => - 5 points si ce n'est pas appliqué


C'est l'ultime bataille !


Dernière édition par Edward White le Dim 25 Aoû - 18:25, édité 3 fois
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Valentine Lefevre
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MessageSujet: Re: Manche n°3 | Tape Pastèques !   Sam 17 Aoû - 20:02

Valentine et Loki avaient vécu bien des aventures, mais ils étaient loin d'imaginer ce qui allait encore les attendre au détour d'un buffet gratuit, installé comme par magie par un homme qui voulait qu'on l'appelle Bernard Rateur -enfin de ce qu'elle comprit-. Autant la journaliste ne consomma pas grand chose, ayant déjà mangé dans le Sunny, autant Loki se rempli bien la panse jusqu'à somnoler dans le sable, et ça durant toute l'heure de pause.
Finalement ce ne fut que lorsque la luminosité fut réduit à un reflet de la lune que Bernard leur annonça le but de leur dernière épreuve. Quoi, Eddy et Aly n'étaient même pas venus les chercher ? Oh les vilains, ce n'était pas très galant ! Enfin cela ne faisait rien, elle n'était pas du genre bouder pour de telles futilités... Qui a dit si ?! Dénoncez vous bande de gens !! euh hum... Bref, le duo s'approcha et écouta attentivement. Ainsi donc il fallait trouver des pastèques de super héros ? La rouquine réfléchit un instant, souriant légèrement. Oh elle, quand elle pouvait se déchainer pour faire le plus de conneries possible, elle n'avait rien contre s'aventurer dans cette jungle mystérieuse.
Loki soupira, sentant toute la misère du monde sur ses épaules.


« J'en ai marre, ça va encore se barrer en sucette cette histoire... »

« Allons chouchou sois pas défaitiste, je suis sûre qu'on va se marrer ! En plus j'ai vu tous les films de Batman et je suis fan de la vieille série de dessin animé ! »

« Techniquement ça n'existe pas encore à notre époque non ? »

« … Chut, on est dans un contexte de détente on peut dire ce qu'on veut ce ne sera pas retenu dans le montage final ! Donc on peut faire ce qu'on veut...avec nos cheveux 8D »

Mettant ses cheveux en arrière comme une pub sur une célèbre marque de shampoing, elle pris un air débile et éclata de rire devant le regard blasé de son compagnon. Il y avait des moments où il ne la comprenait vraiment pas et là il en vivait un, mais alors bien puissant. Il soupira et s'approcha de Bernard pour regarder les armes qui leurs étaient proposés et fronça les sourcils. Une serpillère, une masse et une chauve-souris en peluche ?! L'organisateur était aussi dans le coup ou quoi ?!
La journaliste s'approcha pour regarder un long moment, se demandant si elle devait reprendre son rire ou éviter pour ne pas plonger Loki dans la dépression.


« Ils veulent vraiment qu'on choisisse entre ces trois trucs ? Quitte j'aurais préféré une épée... »

« Et ce sera l'épée ! Eh Yaaaaaaaah ! » lança Valentine dans une voix grave, semblant imiter un homme.

Le brun lui jeta un regard froid pour la calmer avant qu'elle ne reparte en fou rire et prit la masse. Jamais il ne lui viendrait l'envie de la lancer sur la tête de sa maîtresse, mais il mourrait d'envie de la balancer à la flotte, juste histoire de la punir pour ne pas considérer avec sérieux son désarroi.
Surtout qu'elle était à présent en train de ramasser les deux autres objets avec convoitise, comme s'ils avaient une quelconque utilité. Elle s'amusait avec la peluche de chauve souris lorsque Loki craqua.


« Mais enfin qu'est-ce que tu veux faire avec des trucs pareilles ?! »

« Euuuuh, bah tu sais, si ça se trouve, il faudra passer la serpillère quelque part, ou on peut la troquer avec une vieille sorcière vaudou pour chopper Batpastèque. Quand à la peluche... elle mignonne non ? 8D »

« Ok je me barre. »

« Hein ?! Mais attends mouaaaaaah ! »

Loki était déjà partit dans le sentier qui conduisait vers la forêt, prêt à choper ce foutu fruit masqué et prendre enfin un peu de repos. Valentine avait beau trottiner derrière pour le rattraper, il marchait vite et tentait même un peu de la semer. Il avait les nerfs et était prêt à montrer qu'il avait pas besoin de toutes ces conneries pour parvenir à l'attraper !
Il observa les alentours et réalisa qu'il avait aucune idée de part où il s'était enfuit. C'était stupide, comment pouvait-on trouver une pastèque dans une grande île comme ça ? Surtout qu'il n'y avait pas qu'elle. Manquerait plus qu'il poursuive la mauvaise...
Au moment même où il pensait cela, un bruit dans les buissons se fit. Mais il n'eut même pas le temps de s'en approcher qu'une pastèque en sortit et fila à une vitesse fulgurante. Il ne réfléchit pas longtemps et se mis à lui courir après, masse en main. Il fallait qu'il l'attrape, qu'il montre qu'il savait se débrouiller seul !
Mais après plusieurs minutes de courses poursuite et une chute monumentale, il finit par laisser tomber, regardant d'un air mauvais la pastèque Plash s'approcher, se moquer de lui et repartir, lui faisant comprendre qu'il avait fait tout ça pour rien.
Valentine arriva tranquillement derrière et l'observa tandis qu'il se relevait péniblement, se contentant de croiser les bras et garder le silence. Il remarqua sa présence et après un moment  d'hésitation, soupira et abdiqua.

« Très bien, t'as gagné. Toi qui connais ce Bat truc, où on peut le dénicher ? »

« Nous recherchons une chauve souris. Donc il faut trouver un endroit où elles aiment se terrer. Une grotte, une grange ou... Une maison abandonnée ? »

Elle pointa du doigt une bâtisse qui apparaissait derrière quelques arbres et rien que son apparence fichait des frissons. Loki jeta un coup d'œil, puis lança un regard glacial à Valentine.

« Tu te moque de moi c'est ça ? »

« Bah non pourquoi ? Rho aller, tu vas pas me dire que ça t'effraie ? Je suis certaine qu'il doit être dedans, c'est mon intuition féminine que me le dit ! Arrêtes donc de bouder et suis moi ! »

Lui lançant un petit regard amusé, elle prit la direction du bâtiment qui s'avérait être un manoir ancien d'un style typiquement américain digne de Amityville. Il n'avait rien à faire ici et ils ne purent s'empêcher de se demander qui avait été assez fou pour le construire ici. Surtout qu'il semblait abandonné et en ruines. Certaines vitres étaient cassées et des rideaux déchirés en sortaient pour se laisser flotter paresseusement. Même le vent leur donnait des frissons glacials malgré la température tropicale.
Loki n'avait pas du tout envie de s'en approcher mais sa compagne ne l'entendit pas de cette oreille et entrait déjà dans la propriété, observant avec un petit sourire les chauve-souris qui voltigeaient autour d'eux avant de s'infiltrer dans le grenier... Suivit par une silhouette ronde avec une cape et un grappin en forme de mammifère volant. Bingo.
Elle s'approcha de l'entrée discrètement mais son regard fut dévié de la porte lorsqu'elle aperçu quelque chose d'inattendue. Des dentiers animés faisaient des claquements rapides et tournaient un peu partout sur le palier. Qu'est-ce que cela voulait dire ? Le brun observa également et ne sembla aucunement réjouit, surtout lorsqu'un étrange individu ouvrit la porte brutalement, apparaissant soudainement en riant comme un forcené. Il avait un costume violet, des cheveux verts et un étrange maquillage blanc, laissant juste une touche de rouge lui traverser le visage sur ses lèvres, se rallongeant en un sourire inhumain.


« BOUH !! »

« Bordel de... Qu'est-ce que c'est que ça ?! »

« Bah c'est un homme tu le vois bien »

« Tu te crois drôle ?! »

« Mais voyez vous ça, des petits troubles fêtes. Que faites vous ici vous ? C'est MA cible, c'est à moi d'attraper Batou !! D'ailleurs j'ai été bête de penser qu'il passerait par la porte. Je crois que je me fais vieux... »

« Désolée de vous avoir causé une fausse joie. Seulement voilà, nous sommes aussi à sa recherche... Je vous propose donc une offre: attrapons le ensemble ! Nous l'emmènerons à l'endroit où nous devons aller avec lui et une fois notre épreuve confirmée, je vous laisse faire ce que vous souhaitez avec lui. Ça vous va ? »

« Hum... ça m'a l'air intéressant comme offre, je dois y réfléchir. »

Il se tourna pour regarder à l'intérieur du hall d'entrée, semblant observer un détail que Valentine ne pouvait pas apercevoir de là où elle était. Loki s'approcha d'elle, choqué. Tout en murmurant pour que l'homme ne les entende pas, il la regarda comme si elle était complétement dingue.

« Tu as perdu la tête ou quoi ?! Ca te prend souvent de proposer des marchés à des mecs bizarres, maquillés comme des clowns et qui a manqué de me provoquer un infarctus ?! On sait même pas qui c'est, si ça se trouve c'est un psychopathe ! »

« Moi j'aime bien sa bouille. C'est étrange je sais mais on a pas le temps d'y réfléchir pendant des heures, il faut faire vite si on veut choper cette pastèque et enfin terminer ces épreuves de tarées ! Alors qu'il accepte ou non, on va aller dans ce manoir, on va choper ce fruit masqué et on le ramène aux loups garous ! »

« Certes mais... je la sens pas cette baraque... »

« Restes près de moi quoi qu'il arrive, ça se passera bien. J'ai passé une enfance hantée par un croquemitaine sans jamais en avoir peur, c'est pas une maison abandonnée qui va me faire frissonner crois moi. »

« Ça y est j'ai réfléchi !! J'accepte votre offre, en fait j'ai pas vraiment les choix, mes hommes se sont enfuit comme des mauviettes tout à l'heure. Soit disant qu'ils y ont vu des choses effrayantes. Ils vont bientôt se rendre compte que je peux faire bien plus peur que ça, mais chaque chose en son temps. On m'appelle Joker. Et vous ? »

« Valentine, et voici Loki. Quitte à faire équipe, je vous propose un de ces objets. Ils sont stupides mais je n'ai que ça en plus de la masse que mon compagnon refuse de lâcher... »

« Oh je veux la peluche ! Je suis sûre qu'elle peut fonctionner à merveille hohoho !! »

Valentine la lui confia en se demandant si elle allait pouvoir la récupérer après mais ne dit rien, se retrouvant avec sa serpillère. Avec ça, elle allait faire des ravages...
Elle vérifia que Loki était prêt et entra dans la maison, en compagnie des deux hommes. L'endroit était recouvert de poussière sauf à part aux endroits où les hommes du Joker s'étaient avancés. Beaucoup de meubles étaient en charpies par endroit on voyait des traces de brûlures. La bâtisse avait subit un incendie ?
Après ce rapide constat, la journaliste soupira et s'avança, se dirigeant vers une lampe à huile qu'elle alluma grâce à une boite d'allumettes posée juste à côté. La lueur qu'elle produisit était assez faible, mais lui permettait de voir un peu mieux où elle mettait les pieds. C'était mieux que rien.
A présent, il fallait trouver l'escalier, une chose normalement aisée, si on oubliait qu'une sale ambiance régnait dans la demeure. Comme si... Ils n'étaient pas seuls.

Ils s'embarquèrent dans un long couloir interminable avant de découvrir qu'il n'aboutissait à aucun accès vers les étages supérieurs. Il fallait ouvrir les portes présentes et dénicher l'escalier, probablement installé dans une pièce. C'était un aménagement très étrange mais ils n'avaient pas leur mot à dire hélas.
Ils commencèrent donc à ouvrir les portes, jetant un rapide coup d’œil dedans. Ils purent constater qu'étrangement ils n'étaient en fait pas les seuls. Ils découvrirent des chasseurs de fantômes en pleins travail: un groupe gueulant qu'il ne fallait pas croiser les effluves et un plombier moustachu a salopette bleue et pull et casquette verts qui courrait derrière un fantôme tout rond avec un aspirateur, en gueulant 'Mama mia !'.
Ils aperçurent même une pièce avec un exorciste qui s'occupait d'une fille qui planait au dessus de son lit et qui lui disait des obscénités. Ouais, une maison vraiment étrange en somme.
Loki ne quittait pas sa maîtresse d'une semelle, pas rassuré du tout par ce qu'il voyait alors que le Joker semblait trouver cela assez drôle en soit.
Il finit d'ailleurs par ouvrir la bonne porte qui emmenait sur l'étage supérieur. Ils en furent soulagés et ainsi accédèrent au premier étage.

Le couloir qu'ils découvrirent était en tout point semblable à celui d'en bas mais heureusement, cette fois-ci il débouchait vers une porte de service qui permettait d'aller au grenier. Ils accélèrent donc jusqu'à ce qu'une étrange musique retentisse alors qu'ils passaient à côté d'une porte entrouverte. Le Joker haussa un sourcil, mais continua sa route alors que Loki attrapait le bras de Valentine.


« J'ai... j'ai entendu parler à l'intérieur, tu crois qu'il y a d'autres personnes qui visitent ? »

« Bah il y a le choix, soit c'est vivant comme les ghost busters qu'on a vu en bas, soit c'est mort et ça aime la bonne musique. C'est du violon en plus. »

Ils s'approchèrent un peu, mais avant de tenter de jeter un coup d’œil dedans, une voix avec un fort accent se fit entendre.

« C'est le Violoneux Ronald ! Tu vas me jouer un rigodon sinon j'te mange le mulet !! Aller joues ou j'te mange le mulet !! »

Les deux s'arrêtèrent direct, s'échangeant un regard entendu, et reculèrent, abandonnant l'idée de regarder. L'homme à l'intérieur semblait assez atteint et il était inutile de s'incruster là dedans. Discrètement, ils s'éloignèrent de la porte et reprirent la route, filant à toute allure vers Joker, préférant finalement sa présence à celle des maboules de cette maison.
Leur coéquipier avait déjà foncé au grenier et faisait face à Batpastèque, souriant comme un dément.


« Enfin je te retrouve Batou !! Et cette fois-ci je t'aurais !! hihihi »

« Tu crois vraiment me faire peur Joker ? Tu iras en prison et tu paieras pour tes crimes. »

« Oh ça je ne crois pas ! Non. Je veux m'amuser un peu. Que dirais-tu de te laisser faire lorsque je viendrais de marteler de coups de pieds, hein ? Aller je suis sûr qu'on va bien rigoler ! Ou alors laisses moi au moins te serrer la pince, je viens juste d'augmenter la puissance de ma bague électrique hihihihi »

« Tu es fou Joker !! Je vais te faire perdre l'envie de rire. »

« Ça j'en doute car regarde !! J'ai un otage ! Et je n'hésiterais pas à lui faire du mal !! »

Il sortit la peluche chauve souris qu'il avait dans sa poche et lui mit un couteau sous la gorge, menaçant ce pauvre objet inanimé devant la pastèque.
Le contexte aurait pu être tellement palpitant s'il ne tenait pas une peluche et que le super héros n'avait pas été qu'un fruit...
Valentine et Loki observaient la scène sans rien dire, se demandant bien ce qu'ils avaient fait pour subir des cas sociaux pareils. Batou sembla indigné par le geste puis soupira.


« Tu penses vraiment m'avoir par une ruse aussi idiote ? J'ignorais que tu aimais encore jouer aux peluches, Joker... »

« Ah oui ? Et si au lieu de cette peluche, je prenais un être vivant ? »

Il tourna alors la tête vers Valentine. Elle l'observa, puis secoua la tête d'un air blasé.

« Rêve même pas mon pote. »

« Comme si j'allais te demander ton accord ma grande !! Viens ic... OUILLE ! »

Batpastèque avait profité du manque de vigilance du terroriste pour lui lancer un batarang sur la main, lui faisant lâcher son couteau. Le Joker fit la grimace, secouant sa main touchée pour faire passer la douleur, amorçant une petite danse étrange, qu'il dut interrompre lorsque le justicier fruité sauta sur lui pour le plaquer au sol. Il le frappa et parvint à l'immobiliser, lui attachant les mains. Les deux autres observèrent tout en silence, mais lorsque Batou annonça à Joker qu'il allait directement aller à la case prison, Valentine se sentit obligée d'intervenir.

« Euh excusez moi, mais c'est bien beau tout ça, mais il faudrait que vous veniez avec nous. Voyez vous, nous avons besoin de votre présence pour notre épreuve et... »

« Je n'ai pas le temps avec vos bêtises. Vous n'avez d'ailleurs rien à faire ici, vous devriez vous estimer heureux que je ne vous arrête pas pour complicité ! »

« Eh mais vous êtes culotté ! On a quand même traversé cette baraque qui tombe en ruine pour vous trouver, un peu de considération quoi ! »

« La justice n'attend pas !! »

Valentine n'approuva pas du tout et s'apprêta à se jeter sur lui, mais fut devancé par Loki qui lança un bon gros coup de masse vers Batpastèque, prêt à l'exploser en morceaux s'il le fallait. Là c'était trop, il allait le bouffer ce fruit masqué !!
Mais celui-ci fut bien plus rapide et balança des fumigènes à leurs pieds, les aveuglants. Lorsque la fumée disparue, il n'y avait plus personne devant eux. Le brun ragea, mais il était bien calme comparé à Valentine qui, même si elle restait silencieuse, affichait un air mauvais. Il voulait la guerre ? Okay il allait l'avoir !!
Elle redescendit dans le couloir et couru vers l'escalier, elle n'allait certainement pas le laisser filer, alors ça non !! Elle ne fit même pas attention à la porte d'où sortait toujours la musique avec le taré mangeur de mulet et s'apprêta à s'éloigner vers l'étage inférieur lorsqu'elle s'immobilisa. Comme figée, elle regarda droit devant elle, prise de frisson. Ses yeux venaient de lui faire une farce pas vrai ?! Elle n'avait pas vu ce qu'elle venait d'apercevoir hein ?
Lentement elle se retourna et posa son regard sur la commode placée devant l'entrée des escaliers. Lorsqu'elle était arrivée, il n'y avait rien dessus à part la poussière, seulement là, une grande marionnette de clown y était à présent installée, souriante et les yeux fixés sur elle.

La rouquine n'était pas du genre à s'effrayer, loin de là, mais s'il y avait bien une chose qui la mettait mal à l'aise, c'était bien les Auguste. Avec leur nez rouge et leur sourire faussement joyeux. Tout en eux puait la médisance et la pulsion malsaine refoulée. C'était en tout cas ce qu'elle ressentait quand elle en voyait un. Et là cette marionnette avait quelque chose de glauque. Qui l'avait posé là au juste ? Elle baissa le regard vers le sol et observa les traces de pas poussiéreux. Elle y voyait les siens et ceux de Loki et Joker... et des petites traces d'enfants qui se dirigeaient vers le meuble. Quoi, un enfant était venu jusqu'ici ?! Non, la réalité était encore pire que ça puisque les traces ne faisaient pas demi-tour. La personne qui avait posé ce clown était restée sur place...


« Oh merde... »

Un étrange rire suraigu se mis alors à retentir, provenant de la marionnette et elle se mise à bouger, remuant la tête, la penchant légèrement sur le côté pour observer la jeune femme. Et avec horreur, celle-ci le vit sourire, dévoilant des dents pointues. Elle était tétanisée, n'arrivant même pas à bouger ou à crier, tremblant comme une feuille. Non non non ! Pas ça !!
La marionnette se redressa sur la commode et continua de l'observer, puis de cette voix horripilante, elle lança un désagréable:


« Viens jouer avec moi ! »

Puis sans attendre, la marionnette sauta vers Valentine, toutes griffes dehors. Celle-ci parvint tout juste à crier en se protégeant de ses bras, attendant le choc. Mais celui-ci ne vint pas. En revanche un bruit brusque se fit et un craquement désagréable suivit. Le cri de la marionnette résonna mais des coups de firent et d'autres craquements retentirent avant de s'arrêter, laissant juste la respiration précipitée de quelqu'un. La journaliste osa enfin baisser les bras et regarda la scène qui se dévoilait alors devant elle. Des morceaux de marionnettes un peu partout sur le sol et un Loki essoufflé qui s'appuyait sur sa masse tout en jetant un regard mauvais aux restes du clown. Il lâcha un juron et regarda Valentine.

« Tu n'as rien ? Tu es folle d'être parti comme ça, un peu plus et ce truc t'aurait fait tomber dans l'escalier ! »

« Je... je... merci. »

Elle se jeta sur lui et se blottit dans ses bras, encore tremblante de ce qui s'était passé. Elle avait bien cru y rester. Si Loki n'avait pas été là... Elle avait manqué de vigilance et cela s'était retourné contre elle. Son compagnon posa une main rassurante sur son épaule et la laissa se remettre de ses émotions. Il était surpris de la voir dans cet état, ce n'était pas tous les jours qu'elle avait peur.
Heureusement, elle se reprit très vite et recula, lui souriant.


« Okay, choppons ce fruit de malheur et partons d'ici. »

« Ça marche, mais cette fois-ci, ne coure pas. »

Elle hocha la tête et descendit les marches jusqu'au rez de chaussé avec Loki, regagnant le couloir des chasseurs de fantômes et compagnie. Ils prirent la direction de la sortie, imaginant qu'il filait prendre un bateau mais un rire familier résonna par une porte. Ils ne l'avaient pas ouverte à l'aller et il était évident qu'il s'agissait de la voix de leur compère maquillé. Ils s'en approchèrent et ouvrirent discrètement, débouchant sur un escalier s'enfonçant dans la cave. Tient donc... Batou attendait le levé de jour pour s'en aller ? Ou cherchait-il à faire des choses pas nettes au Joker ? Dans tous les cas, c'était une occasion en or et dans un commun accord, le duo s'engagea dans l'obscurité. La descente fut longue, s'éloignant au fin fond des sous terrain. Les murs devenaient de la pierre brute, annonçant qu'ils se dirigeaient vers une grotte.
Ils atteignirent le sol aux bout de plusieurs minutes. Le sol était humide et glissant mais tout cela reflétait bien la lumière de leur lampe. Ils purent ainsi continuer sans tomber à cause du terrain inégal.
Le rire du Joker n'était plus très loin et bientôt, ils purent l'apercevoir, attaché à un stalagmite, observant un melon avec une cape. Apparemment, il se moquait ouvertement de sa tête.
Lorsque Val s'en approcha, elle aperçu le fruit bouger et se retourner vers elle, dévoilant un masque. Encore un super-héros ?! Il l'observa et sembla froncer les sourcils.


« Qui êtes vous ?! »

« Euh... Vous d'abord ! »

« Je suis Romelonbin !! Le bras droit de Batpastèque ! Qui que vous soyez, prenez garde, je sais me battre. Ce prisonnier est à nous ! »

« … Après une pastèque, un melon... je crois que je deviens folle. Quoi qu'il en soit, tu vas libérer ce type. Je sais pas ce qu'il a fait comme crime, mais j'ai besoin de lui pour choper l'autre idiot fruité... »

« Jamais !!! Le Joker va payer pour ses crimes et … Argh !! »

Loki, de sa patience légendaire, avait finit par arriver par derrière et l'avait attrapé dans la paume de sa main, l'observant d'un air blasé. Le melon tenta de se libérer mais abandonna l'idée bien vite, surtout après que son ravisseur l'eut lancé dans un trou trop profond pour qu'il ne parvienne à en sortir. Valentine alla libérer le Joker qui se redressa, tout content.

« Merci, vous avez fait le bon choix ! Vous voulez des bonbons ? »

« Non merci. Notre marché tient toujours et j'espère que vous allez nous aider à l'attraper. Et sans m'utiliser comme otage ! »

« Je suis sûr que ça aurait marché pourtant, rho ! »

« Romelonbin ? Où es-tu ?! »

La voix du fruit chauve-souris se fit juste derrière eux. Ils se retournèrent pour le voir arriver, les observant avec surprise. Mais cette fois-ci, Valentine n'allait pas le laisser s'en sortir. Elle le toisa et recula d'un pas, souriant étrangement.

« Messieurs... »

Loki et Joker s'élancèrent alors vers Batou qui les attaqua aussi. Il était rapide et parvenait à les esquiver avec ses grappins et autres accessoires agaçants. Tout ça à cause de sa ceinture... Ceinture ? Une idée vint à l'esprit de la journaliste et elle se mis à chercher activement une flaque d'eau. Par chance, il y en avait une non loin et Val s'activa rapidement. Lorsqu'elle se redressa, elle avait pour idée de participer elle aussi à la confrontation. Très rapidement, elle slaloma entre les stalagmites et parvint juste à côté du fruit avant même qu'il ne percute. Elle l'appela et alors qu'il se mettait en position de défense, elle lui balança sa serpillère humide en pleine face, l'aveuglant. Il la retira le plus vite possible, mais pas assez pour arrêter le Joker qui lui sauta dessus et lui vola sa ceinture dorée. Il se fit projeter plus loin, mais cela n'avait plus d'impact. Le fruit n'avait plus ses armes et en constatant de cela, il oublia d'être vigilant, se prenant un coup de masse sur la caboche. Loki avait été silencieux et rapide, assommant Batpastèque d'un coup.

« YES !! »

Loki afficha un sourire victorieux et attrapa le fruit qu'il plaça sous son bras. Ils l'avaient enfin eu, ils pouvaient enfin retourner voir Edward et Aldrick. Valentine alla même chercher le melon, en se disant qu'il pourrait faire un cadeau bonus. Celui-ci grogna pitoyablement mais finit par se taire lorsqu'elle lui donna un bon coup sur la caboche.
Le Joker éclata de rire et s'approcha d'eux, tenant toujours la ceinture.


« Je me suis bien amusé ! »

« Vous nous accompagnez jusqu'au point de ralliement et on vous les laisse ensuite ? »

« Non en fait, je n'ai plus envie de m'en occuper personnellement. C'était drôle mais toute bonne chose a une fin. Je préfère chasser le vrai Batou. »

« Quoi, ce n'est pas le vrai ? »

« Allons, j'ai beau être fou, je sais faire la différence entre un humain et une pastèque qui bouge, mon petit. »

« C'est pas faux. Merci pour votre aide ! »

« Mais je vous en prie, c'était très divertissant. En plus j'ai une peluche chauve souris maintenant, j'adore les jouets ! Au revoir, je dois aller dévaliser quelques banques. Oh voici ma carte de visite ! Hihihihihihi »

Il leur donna une carte à jouer représentant le joker et s'en alla d'un pas dansant, se dirigeant vers les escaliers qui commença à grimper à pieds joints avant de poursuivre normalement en riant. Lorsqu'il disparu, Valentine se tourna vers Loki avec un sourire.

« Ce fut rude, mais nous y sommes parvenus. Rentrons. »

« Viens, j'ai vu un sentier là-bas, je suis sûr que ça mène vers une autre sortie. Je ne rentre plus dans cette bâtisse. »

« Moi non plus, je te suis. »

Ils s'aventurèrent dans le passage éclairé et finirent par aboutir dans une grande grotte où on pouvait voir des morceaux de parquets calcinés au sol. Une autre habitation ? Au centre se trouvait trois statues ressemblant à des chiens ou des panthères. Elles étaient très bien manufacturées et Valentine ne put s'empêcher de s'approcher pour voir cela de plus près. Mais à peine avait elle franchi la montée que des cris étranges retentirent. Les statues tremblèrent et prirent de la couleur. Il fallut tout de même quelques secondes à la jeune femme avant de réaliser que ce n'était pas juste de la décoration qui se rajoutait, mais bien que ces statues devenaient vivantes. Avant même qu'elle ne décide de reculer, elles s'animèrent et commencèrent à s'en aller en poussant des cris très étranges, comme si elles disaient un nom. Le leur ? Elle cru comprendre un 'Suiiii' et un 'Raiiii' du chien bleu et du fauve jaune à longues dents. Seul l'énorme chien brun se contenta d'aboyer avant de filer également.

« C'était quoi ça ?! O_O »

« J'en ai aucune idée, mais le dernier t'as remercié... »

« … Oh... Bah de rien. Hey mais regarde, ce sont les ruines d'une tour en fait ! »

« Oui, tout a été brûlé dans un incendie. Ces créatures devaient attendre qu'on les libère. C'est étrange... »

« Étrange oui, mais bizarrement, cela ne me surprend même pas. Je ne suis plus à ça près. Aller, filons, avant que les deux fruits ne se réveillent. »

Loki hocha la tête et ensemble, ils sortirent de cet endroit, longeant le sentier qui conduisait aux bâtisses. Au bout de plusieurs minutes de marche, ils aperçurent de la lumière et des éclats de voix. Ils étaient enfin arrivés à destination. Avec un sourire soulagé, ils s'approchèrent du groupe et d'un geste victorieux, dévoilèrent et le Batman pastèque et le Robin melon.
Ils les posèrent sur la table qui se trouvait devant eux et se laissèrent tomber sur des chaises, complétement épuisés de leur aventure riche en émotions.

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Gabriel Delcroix
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MessageSujet: Re: Manche n°3 | Tape Pastèques !   Lun 19 Aoû - 5:58


Gabriel poussa un long soupir en apprenant qu'ils n'en avaient pas terminé avec les épreuves débiles. Lui qui pensait qu'une fois arrivé sur cette fichue île, il pourrait enfin vaquer à ses occupations et retrouver sa chère et tendre pour qu'elle lui conte ses aventures. Enfin, au moins, la nuit était tombée et il n'avait plus besoin de faire attention au soleil. Il avait d'ailleurs utilisé une bonne partie de sa crème solaire, c'était dommage quand même...Mais passons !
En tout cas, ces deux loups allaient l'entendre quand il les verrait enfin ! Ils devaient bien se marrer, tous les deux ! Bah ! Rira bien qui rira le dernier ! Et puis, il leur avait montré ce qu'il avait dans le ventre lors de la manche précédente ! Les derniers seront les premiers...il n'avait jamais vraiment cru à ce proverbe jusqu'à ce soir. Du coup, son orgueil était à nouveau intact, tout comme sa fierté. Néanmoins, s'il voulait vraiment montrer à tout le monde qu'il était le meilleur, il devait remporter cette ultime manche aussi ! Et ce n'était certainement pas un fruit qui allait lui faire peur !

Oui, un fruit ! Lorsqu'il avait appris en quoi consistait l'épreuve, il avait d'abord cru à une mauvaise blague, jusqu'à se rendre à l'évidence. Ils étaient sérieux. Ces crétins étaient vraiment sérieux. Attraper une pastèque dotée de super-pouvoirs ? On aura tout vu ! Et pendant ce temps-là, les deux loups ne se mouillaient toujours pas. Tss...crétins ! Oui, Gabriel les détestait cordialement à cet instant précis. Non, en fait, il les détestait depuis le début de la première manche, mais ce n'était qu'un détail. Il devait donc attraper une pastèque qui répondait au doux nom de Superpastèque. Ridicule. Enfin, il faisait nuit et cette pastèque aurait affaire à un vampire qui, logiquement, était à son avantage une fois le soleil couché. L'affaire serait vite réglée. Du moins, c'était ce qu'il pensait. Une seconde...Il avait trois armes à sa disposition ? Gabriel s'approcha de la table où les trois objets étaient disposés et haussa un sourcil. Une épée, c'était une arme. Un couteau suisse pouvait devenir une arme aussi, selon les circonstances. Mais une carte ? En plus, il manquait pas mal de détails, elle était quasiment inutilisable, donc. Bah, peu importe. Il décida d'emporter les trois objets car on ne savait jamais.

Sans plus attendre, Gabriel s'enfonça dans la jungle épaisse de l'île. Il plaignait les humains qui ne devaient pas y voir grand chose à cette heure tardive. Oh, et puis non. Il avait bien plus de chances de l'emporter, comme ça. Et puis, il ne se souciait de personne d'autre que lui-même, de toute façon. Oui, bon, il y avait Valentine, mais il la connaissait. Il savait qu'elle se débrouillerait très bien. Il avait à peine fait quelques pas qu'il aperçut une ombre filer dans un buisson un peu plus loin. Il avança vers le buisson en question sans un bruit et distingua bientôt une forme ovale en train de faire il ne savait quoi. Alors qu'il se penchait pour l'attraper, pas certain que se soit sa pastèque, celle-ci lui grogna dessus et pointa des griffes vers lui.

« Bon sang ! On peut même pas pisser tranquillement ici ! »

Gabriel arqua un sourcil et après un examen rapide du fruit, il en vint à la conclusion que ce n'était pas celle qu'il cherchait. Il s'apprêta à repartir quand la pastèque lui sauta dessus et tenta de le griffer. Blasé, Gabriel l'attrapa et la balança loin, très loin. Sérieux...il n'avait pas de temps à perdre avec ces conneries !
Il reprit son chemin, se demandant comment il allait faire pour trouver Superpastèque dans cette jungle. Il avait beau avoir des capacités supérieures à celles des humains, même pour lui, cela revenait à chercher une aiguille dans une meule de foin. C'est à ce moment qu'il aperçut l'entrée d'une grotte, à quelques pas de là. Une grotte, c'était souvent une bonne planque. Il s'engouffra donc dans le couloir sombre et assez étroit de la grotte jusqu'à arriver dans une « pièce » un peu plus grande. Et là, il fut témoin d'un spectacle des plus singuliers. Là, sous ses yeux, se trouvait un gros bonhomme chauve avec la peau toute jaune. Ce bonhomme tenait un cochon à bout de bras...cochon qu'il faisait marcher sur le plafond en chantant.

« Spider Cochon, Spider Cochon,
Il peut marcher au plafond.
Est-ce qu'il peut faire une toile ?
Bien sûr que non, c'est un cochon.
Prends garde ! Spider Cochon est là. »


Encore un fou échappé de l'asile ou quoi ? Le bonhomme vit Gabriel et prit son cochon dans les bras avant de s'avancer vers lui, un air benêt sur le visage.

«Vous voulez me piquer mon cochon, hein ? Tout le monde veut me le piquer, mais je vous laisserai pas faire, ah ça non ! »

Gabriel poussa un soupir, ne prenant même pas la peine de répondre à cet extraterrestre ou qui qu'il soit. Il se mit à examiner la grotte sans prêter attention aux paroles sans queue ni tête du gros bonhomme. Hum...non. Pas de trace de sa pastèque ici non plus. Ce fut là qu'il eut une idée de génie. Superpastèque était un superhéros, non ? Et les superhéros, ça volait au secours des personnes en danger, non ? Il ne réfléchit pas plus longtemps et, à la vitesse de l'éclair, attrapa le cochon par la peau du cou et l'agita devant le nez du gros bonhomme qui se mit à crier.

« SPIDER COCHOOON ! RENDEZ-LE-MOIIII! »

Voyant que rien ne se passait, Gabriel passa à la vitesse supérieure et sortit le couteau suisse ramassé tout à l'heure. Il fit sortir la lame et la tint sous la gorge du cochon qui se mit à grouiner comme s'il était déjà en train de se faire égorger.

« AU SECOURS ! ON VEUT ASSASSINER SPIDER COCHOOOON ! »

Cette fois, ça avait marché. Car quelques instants plus tard, une pastèque vêtue d'une cape rouge et ayant un « S » sur le torse – si on pouvait appeler ça un torse – se tenait devant Gabriel, sourcils froncés, sa mèche volant au vent. Oui, nous sommes dans une grotte, et alors ?

« Toi ! Pose ce cochon tout de suite ou ça va mal se finir ! »

Satisfait, Gabriel balança le cochon vers le bonhomme jaune qui s'empressa de lui faire des papouilles – c'était dégoûtant. Superpastèque se tenait là, devant lui, prêt à lui donner une bonne leçon. Mais bien sûr. Le vampire le regarda d'un air impassible, trouvant son discours sur la justice et autres conneries bien ennuyeux. Et puis, il n'avait pas que ça à faire ! Sans un mot, il se précipita vers le fruit, usant de sa vitesse vampirique. Inutile de dire qu'il ne s'était pas attendu à ce que la pastèque soit aussi rapide, voire plus rapide que lui. En effet, Superpastèque l'avait esquivé sans mal avant de filer vers la sortie. Merde alors ! Gabriel ne s'était pas attendu à ça, surtout après avoir rencontré la pastèque ridicule derrière son buisson tout à l'heure. Il se lança à sa poursuite, traversant la jungle à toute vitesse, grimpant sur les arbres, sautant de branche à branche. Et ce fut là, sur la branche d'un arbre, que Superpastèque s'immobilisa et le regarda...avant que deux rayons rouges ne sortent de ses yeux ! Gabriel eut tout juste le temps d'esquiver, mais ce fut assez pour que la pastèque prenne la poudre d'escampette. Et merde ! Il l'avait perdue.

En colère, surtout contre lui-même car il avait sous-estimé cette maudite pastèque, Gabriel sauta à terre et réfléchit à la suite. Ce fut là qu'il entendit un craquement. Quelqu'un approchait et ce quelqu'un venait de marcher sur une branche. Pas très discret. L'instant d'après, il se retrouva nez-à-nez avec un homme chauve. Encore ?! Il attirait les chauves aujourd'hui, ou quoi ? L'homme s'arrêta à quelques pas de lui, scrutant les alentours.

« Vous n'auriez pas vu une pastèque par ici ? »

Pardon ? Ce type n'était pas l'un des participants, alors pourquoi cherchait-il la pastèque, lui aussi ? Hors de question qu'on lui chipe sa proie ! Gabriel croisa les bras.

« Nous sommes sur une île. Je suis sûr que ça regorge de pastèques par ici. »

« Ne jouez pas les idiots avec moi. Où est Superpastèque ? »

Le type n'avait pas l'air très patient. De plus, il jouait avec une sorte de pierre qu'il jetait en l'air pour la rattraper. C'était agaçant. Très agaçant. Encore une fois, Gabriel fit usage de sa vitesse hors du commun pour attraper la pierre en question et l'étudier sous toutes les coutures. Le chauve demeura un instant là, dépité, avant de reprendre du poil de la bête.

« Vous êtes de mèche avec lui, c'est ça ? Mais dans ce cas...cette roche devrait vous affaiblir, hmm.. »

Gabriel reporta immédiatement son attention sur l'homme. Ce truc affaiblissait la pastèque ? Voilà qui était intéressant. Sans un mot, il rangea la pierre dans sa poche, sous le regard furieux du chauve qui se jeta sur lui. Le vampire l'arrêta sans mal et le fit reculer de quelques pas.

« Je n'ai pas de temps à perdre avec vous. Un conseil : ne vous mettez pas en travers de mon chemin. Cette pastèque est à moi, compris ? »

Devant l'air menaçant de Gabriel, le chauve hocha la tête. Gabriel se désintéressa alors de lui et lui tourna le dos pour reprendre sa route. Il avait à peine fait quelques pas qu'il se rendit compte que le type le suivait. Agacé, il se retourna vers lui.

  « Arrêtez de me suivre. »

Le type semblait s'en foutre totalement, ce qui n'arrangeait pas Gabriel. Il voulait terminer cette mission au plus vite et, de préférence, sans devoir commettre de meurtre. Ce fut là qu'il eut une idée. Il sortit la carte pas précise pour un sou de sa poche et la déplia.

« En fait, je sais où se trouve Superpastèque. Je suppose que nous pouvons coopérer. Vous voyez ce point, là ? Il se trouve à cet endroit. »

Le chauve le dévisagea en haussant les sourcils.

« Vous me prenez vraiment pour un idiot ? Sachez que Lex Luthor ne se fait pas avoir de la sorte. »

« Je l'ai repéré là-bas après avoir grimpé à cet arbre ! »

Il désigna l'arbre sur lequel il avait effectivement grimpé et devant le sérieux du vampire, Lex Luthor sembla soudain plus enclin à le croire. Il prit la carte et commença à s'éloigner.

« J'espère pour vous que vous dites vrai. Car ma vengeance sera terrible dans le cas contraire ! »

Mais oui, bien sûr. Gabriel soupira et reprit sa route, non mécontent d'être enfin débarrassé de ce parasite. Sérieux, s'il tombait encore sur un chauve, il allait péter un câble ! C'était tellement moche, un chauve ! Au moins, il avait gagné une arme redoutable en dérobant ce caillou au dénommé Lex Luthor. En espérant qu'il ait dit vrai.
Alors qu'il avançait dans la jungle sans la moindre piste, il entendit des bruits quelques mètres plus loin. Il s'en approcha pour se retrouver en haut d'une falaise. Intéressant. Il aurait une vue imprenable de l'île comme ça. C'était sans compter sur les habitants loufoques de cet endroit ! En effet, il vit soudain une sorte d'oiseau bleu foncer vers lui.

« Bip biiip ! »

Et derrière cet oiseau, il y avait un coyote qui courait sur ses pattes arrière. Bien entendu. Gabriel eut juste le temps d'esquiver l'oiseau qui avait pilé juste devant lui. Le coyote, lui, n'avait pas eu cette chance et continua tout droit vers le précipice...pour s'écraser tout en bas. What the fuck? L'oiseau, lui, se remit à courir dans la direction opposée sans prêter la moindre attention à Gabriel. Ce dernier commençait vraiment à en avoir marre de toutes ces conneries ! A cet instant, il entendit un son étrange juste au-dessus de sa tête, c'est-à-dire...dans le ciel ! Il leva la tête pour voir Superpastèque voler juste au-dessus de lui. Quoi ? Ce truc savait voler en plus ? De mieux en mieux...Oui, vraiment. Car Superpastèque était suivie de près par une étrange créature sur un vélo qui prononçait des mots insensés, si, si.

« E.T. Maisoooon ! »

Gabriel pensait avoir tout vu. Il s'était lourdement trompé. Reprenant ses esprits après cette apparition très étrange, il se mit à réfléchir. Encore. Il ne pouvait pas poursuivre Superpastèque lorsqu'elle volait !  Pour commencer, il devait descendre de cette falaise...chose qu'il fit, atterrissant en bas, juste à côté du trou que le coyote avait laissé en tombant. Alors qu'il s'éloignait, il distingua soudain une ombre au-dessus de lui, une ombre qui venait de la falaise. Il leva la tête et aperçut...un singe portant un lionceau à bouts de bras, sur fond musical. Quoi ? D'où venait cette musique ? C'était quoi, ce délire, encore ? Il devait avoir consommé du sang pas frais récemment, ce n'était pas possible autrement ! Et puis, ô catastrophe, le singe lâcha le lionceau qui tomba, tomba et tomba...dans les bras de Gabriel. A cet instant, des voix se firent entendre juste derrière lui.

« Dans la jungle, terrible jungle,
Le lion est mort ce soir.
Et les hommes tranquilles s'endorment,
Le lion est mort ce soir

Wimboe wimboe wimboe »


« Je ne voudrais pas gâcher votre plaisir, mais le lion n'est pas mort. »

Il prit le lionceau par la peau du cou et le montra à ces messieurs (ces messieurs me disent...) qui écarquillèrent les yeux avant de partir en courant. Okay, c'était quoi ça, encore ? Gabriel soupira, posa le lionceau par terre et reprit sa route dans la direction que Superpastèque avait empruntée en volant. Au bout de quelques instants, il se retrouva devant un temple. Tiens donc... ça pourrait être une bonne cachette...De toute façon, il n'avait pas trop le choix, il devait explorer toutes les possibilités s'il voulait avoir une chance de mettre la main sur ce maudit fruit. Alors qu'il approchait de l'entrée, il vit un homme se battre contre un serpent...avec un fouet. Génial. Encore un dingue. Avec de la chance, Gabriel réussirait à passer sans se faire voir, mais justement...de la chance, il n'en avait pas beaucoup ce soir. Le type était venu à bout du serpent et s'était retourné juste au moment où Gabriel passait à côté de lui. Il l’interpella et voulut le fouetter. Et puis quoi encore ! Gabriel arrêta le fouet d'une main et lança un regard noir à l'homme au chapeau qui ne semblait pas intimidé pour un sou. Zut alors.

« Laissez-moi passer et tout ira bien. »

« Pas question ! C'est mon temple ! Je l'ai vu en premier ! Je ne vous laisserai pas découvrir ses secrets avant moi ! »

Alors que Gabriel allait répliquer, une voix féminine se fit entendre derrière lui.

« Tu embêtes encore les gens, Indy ? Laisse-le donc passer. S'il y a des pièges à l'intérieur, c'est lui qui se les prendra et on pourra entrer sans problèmes après ! »

« Ne te mêle pas de ça, Lara ! »

Une femme aux attributs plutôt généreux et vêtue d'un petit short moulant s'était avancée vers eux. Elle avait l'air de connaître le type. Bah, peu importe. Ce n'étaient que de simples humains, pourquoi diable se laissait-il importuner de la sorte ? Les deux se mirent soudain à se chamailler comme un couple marié et Gabriel en profita pour s'éclipser, à vitesse vampirique, bien sûr. Il entra dans le temple et ne tarda pas à entendre des cris. Des cris de femme. Une femme qui appelait Superpastèque à l'aide. C'était l'occasion rêvée ! Gabriel se dépêcha de rejoindre l'endroit d'où provenaient les cris et aperçut bientôt une jeune femme brune accrochée à ce qui restait d'un pont suspendu. Et puis, elle lâcha prise et tomba, tomba, tomba...dans les bras de Gabriel. Tiens, vous n'avez pas comme une impression de déjà vu ? Ce fut à ce moment précis que Superpastèque arriva et observa la scène, dépité.

«On dirait que tu arrives trop tard, Superpastèque. Sois gentil et viens avec moi, maintenant. »

Il tenait toujours la jeune femme dans les bras et d'ailleurs, cette dernière le regardait d'un air curieux avant de se mettre à le frapper de ses poings et à gigoter dans tous les sens, lui demandant de la lâcher. Gabriel soupira et la lâcha. Elle serait tombée au sol si Superpastèque ne s'était pas précipité pour la rattraper...sauf qu'elle était bien plus grande que lui et tomba donc à côté.

« Oh, Loïs ! Toutes mes excuses ! Vous n'avez rien ? »

La jeune femme sembla furieuse et déclara qu'elle allait partir, se dirigeant vers la sortie. A peine eut-elle quitté le champ de vision des deux autres qu'elle poussa un cri avant de revenir en courant, se planquant derrière Superpastèque, ou du moins en essayant de se cacher derrière lui.  Quelque chose approchait. Quelque chose de maléfique, Gabriel le sentait. Il échangea un regard avec Superpastèque qui semblait savoir ce qui allait arriver. Et là, un monstre de plus de deux mètres apparut devant eux. Il avait la peau grisâtre avec des espèce de piques un peu partout. En somme, il était vraiment très moche.

« Doomsday ! Fuyez, il est très dangereux ! »

« Tu te moques de moi ? Je n'ai pas peur ! Et je te propose un marché. Je te débarrasse de ce monstre et tu m'accompagnes. Ce ne sera pas long. »

Superpastèque refusa, évidemment, et se mit fièrement entre Gabriel et le monstre. Sauf que le monstre envoya valser Superpastèque contre le mur le plus proche. En même temps, il avait beau être fort, ça restait une pastèque ! Mais Superpastèque se releva aussitôt et fonça sur le monstre. Ah non ! Une pastèque, c'était fragile ! Si elle explosait au contact du monstre, Gabriel serait bien avancé ! Il sortit donc la pierre qu'il avait prise au chauve tout à l'heure et Superpastèque s'effondra au sol.

« Non...De la Melimelonite... »

Ne s'occupant plus de la pastèque pour le moment, ni de la jeune femme pétrifiée dans un coin, Gabriel s'avança vers le monstre après avoir dégainé l'épée qu'il avait reçue au tout début. Certes, ce monstre était impressionnant, mais il était surtout très grand et très gros. Par conséquent, il était aussi plutôt lent. Sûr de lui, Gabriel resta campé sur ses deux pieds jusqu'à ce que le monstre abatte son poing vers lui, poing que Gabriel esquiva sans mal pour se retrouver dans le dos de la créature. Il bondit et, d'un coup d'épée, lui trancha la tête, son horrible tête qui tomba au sol et roula jusqu'aux pieds de la jeune femme qui se mit à hurler avant de partir en courant. Bon débarras. Gabriel, lui, était déjà auprès de Superpastèque qu'il ramassa, sans oublier la pierre.

« Tiens-toi tranquille et tout se passera bien. »

« La pierre...je vous en prie...je ne m'enfuirai pas... »

« Tu me prends pour un idiot ? Je lâcherai la pierre quand nous serons arrivés à destination, pas avant. »

C'était sans compter sur les pièges du temple ! Ou bien son état de délabrement avancé...toujours était-il que le sol se déroba sous les pieds de Gabriel et avant qu'il n'ai eu le temps de réagir, il tomba plusieurs mètres plus bas, atterrissant dans un tas de sable. Il avait lâché la Melimelonite et Superpastèque semblait retrouver ses forces. Et merde. Quand je disais que ce n'était pas son jour de chance...
Anticipant la réaction de la pastèque, Gabriel se jeta quasiment dessus, non sans se faire gronder par le fruit.

« C'est bon ! Je vais vous accompagner ! Après tout, vous m'avez débarrassé de l'un de mes ennemis jurés. Je vous dois bien ça ! »

Gabriel soupira et lâcha la pastèque, lui accordant le bénéfice du doute pour cette fois. En tout cas, Superpastèque était encore trop faible pour voler, ils devaient donc trouver une autre sortie...mais des sortes de grognements provenaient d'un peu plus loin. C'était quoi, encore ? Gabriel échangea un regard avec Superpastèque et d'un commun accord, ils décidèrent d'aller voir. De toute façon, il n'y avait qu'une seule issue qui passait par une sorte de tunnel. Ils débouchèrent sur une salle plutôt grande, ornée de statues représentant des divinités égyptiennes. Les murs, eux, étaient recouverts de hiéroglyphes. Et plus loin, il y avait un sarcophage. Et près de ce sarcophage, se trouvait une momie. Lorsqu'elle les vit, elle avança vers eux, son horrible bouche grande ouverte.

« Même pas peur. »

D'un geste précis et rapide, il trancha la tête de la momie avec son épée, puis, Superastèque congela le tout avec son super souffle. C'était quoi cette île, au juste ? Gabriel regarda autour de lui un instant avant de s'approcher de l'un des murs pour en étudier les hiéroglyphes. C'était fascinant, tout ça. S'il avait plus de temps, il resterait bien un peu pour étudier cet endroit incroyable. Mais justement, du temps, il n'en avait pas s'il ne voulait pas se faire battre ! A contrecœur, il rejoignit Superpastèque et, ensemble, ils trouvèrent rapidement la sortie. Une fois dehors, il se rendirent compte qu'ils venaient de traverser une pyramide ! Qu'est-ce qu'une pyramide venait foutre là ? C'était la quatrième dimension ici, ou quoi ?
Peu importe. Il fallait trouver cette foutue ligne d'arrivée. Façon de parler. Au moins, Superpastèque semblait prête à coopérer, c'était déjà ça.

Alors qu'ils marchaient en silence, ils entendirent une étrange musique un peu plus loin, ainsi que des voix. C'était peut-être le lieu d'arrivée ? Ils se dirigèrent donc vers l'endroit en question pour apercevoir une vieille maison. Devant cette maison, il y avait un banc et sur ce banc étaient assis un vieil homme et un type habillé de façon très étrange. Il portait une espèce de combinaison jaune et rouge et émettait des sons bizarres. Le vieux, lui, avait une bouteille à la main.

« Un ch'tit canon, la Denrée ? »

« Lululululu ! Je veux bien, le Glaude ! »

Gabriel arqua un sourcil. Encore des tarés. Bref, ils passèrent leur chemin en vitesse, ayant bien vu que ce n'était pas là.
Au bout d'un moment, le vampire devait se rendre à l'évidence. Ils étaient perdus. Il n'avait aucune idée de l'endroit où ils se trouvaient...Une seconde ! Il se tourna vers Superpastèque et croisa les bras.

« Tu as retrouvé tes forces, maintenant ! Alors tu peux voler, non ? Emmène-nous à l'endroit de l'arrivée. On verra mieux d'en-haut. »

Il n'arrivait pas à croire qu'il venait de dire ça...Mais ils n'avaient pas trop le choix, là, tout de suite. Et donc, Superpastèque s'éleva dans les airs, le tout avec un Gabriel accroché à lui. Ils finirent bientôt par repérer des lumières et le vampire crut distinguer les formes d'Edward et d'Aldrick. C'était pas trop tôt ! Il demanda à Superpastèque de se poser un peu plus loin, histoire de ne pas se taper la honte en arrivant par les airs, presque traîné par une pastèque. Une fois au sol, il attrapa cette dernière et arriva sur le lieu des festivités. Là, il s'avança vers les loups et posa Superpastèque devant eux.

« Voilà votre pastèque. »

Et hop, il s'isola dans un coin en attendant les résultats.

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Nathanaël Cartier
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Localisation : Au cabaret ou dans une sombre ruelle, sans doute. Ou peut-être à l'église, à vous de me trouver !

MessageSujet: Re: Manche n°3 | Tape Pastèques !   Jeu 22 Aoû - 21:42


Enfin ! Il était enfin arrivé au bout et pouvait donc profiter d'un peu de repos. Du moins, il l'avait cru. Eddy et Aly avaient-ils donc perdu l'esprit ? Voulaient-ils les faire mourir d'épuisement ? Nathanaël secoua la tête. Non, jamais ils n'auraient une intention aussi cruelle, surtout pas Aly ! Surtout pas ! Ils eurent donc à peine le temps de se désaltérer et de se reposer un tout petit peu en écoutant les explications de la troisième et ultime manche. Inutile de dire que Nath regardait Edward avec de gros yeux. Attraper...une pastèque ? Une pastèques qui avait des super-pouvoirs ? Il devait être en train de rêver, là. Ou pas. Après ce qu'il avait vécu en mer, plus rien n'aurait dû l'étonner et pourtant...des pastèques qui parlaient, qui bougeaient et qui, pour certaines, étaient peut-être plus fortes qu'un être humain...avouez que ça semblait tiré par les cheveux ! Néanmoins, il ne voyait pas pourquoi les deux organisateurs leur mentiraient.

Ainsi, Nath apprit qu'il allait devoir attraper Pasthulk. Quel nom ridicule ! Nom qui fit légèrement rire le brun qui se foutait bien d'avoir l'air totalement débile à rire tout seul comme un con. Toutefois, il se calma bien vite en découvrant qu'il allait devoir se servir de trois armes pour l'aider dans sa mission. Mouais, si on pouvait appeler ça des armes. Nath s'y connaissait en armes et là, il pouvait clairement assurer que, mis à part la hache, les deux autres étaient tout sauf des armes ! Que diable – que Dieu me pardonne cet affront – allait-il faire avec un bol en forme de vache ? Et avec un magazine coquin ? Ils avaient fumé quoi en lui confiant ces trucs ? Un magazine coquin pour un prêtre ! Bon, d'accord, les femmes à gros seins, ce n'était pas son truc, mais quand même ! Et malgré tout, il ne put s'empêcher de rougir en espérant que personne ne l'avait vu et que personne n'avait vu ce qu'il avait à sa disposition. La honte suprême pour quelqu'un comme lui quand même !

Pas le temps de tergiverser, il était l'heure de partir à la recherche de la pastèque perdue. Voulant mettre toutes les chances de son côté, Nath décida d'emporter les trois objets, même s'il avait vraiment très honte de se promener avec un tel magazine. Il le dissimula autant que possible et mit le bol dans sa poche. Quant à la hache, il la mit sur son épaule, tout simplement. L'aventure allait pouvoir commencer ! Néanmoins, ce ne serait pas facile étant donné que la nuit était tombée et qu'il n'y avait pas beaucoup de lumière sur l'île. Surtout en forêt. Bah, Nath avait l'habitude de « chasser » la nuit, il devait tout simplement remplacer les créatures par...une pastèque et le tour serait joué. Mais comment trouver un fruit dans cet endroit ? C'était grand, il y avait des arbres et autres trucs verts partout ! Peu importe, il n'avait pas le choix, il devait y aller ! Bon, au fond, il se fichait de gagner ou de perdre, il serait même plus heureux si les autres finissaient dans les premiers, mais il était hors de question de déclarer forfait. Et puis, il allait peut-être rencontrer des gens intéressants comme la dernière fois !

Alors qu'il s'enfonçait dans la jungle, il entendit soudain comme des appels à l'aide. Très faibles. N'écoutant que son bon coeur, il se précipita vers la voix. Et ne vit...rien. Pourtant, quelqu'un était là, tout près, en train de demander de l'aide. C'était qui ? L'homme invisible ? Non...en fait, c'était tout simplement une tortue. Une tortue plutôt grande, à ses pieds. Ou presque. Car elle était coincée sous un tronc d'arbre. Comment ? Pourquoi ? Le mystère demeurait entier. Et surtout, elle parlait ! Nath secoua la tête. Il n'avait pas le temps de penser à ça, une vie était en danger ! Et voilà notre petit prêtre qui s'improvisait bûcheron en abattant sa hache sur le tronc pour en réduire la taille, histoire de pouvoir le soulever. Une fois fait, il souleva ce qui restait pour libérer la tortue qui leva sa petite tête vers lui et lui parla d'une voix grave.

« Merci, étranger ! Tu m'as sauvé la vie ! Pour te remercier, je t'emmène voir mon maître, il te récompensera comme il faut. »

Nath secoua la tête.

« C'est gentil, mais je n'ai pas fait ça pour avoir une récompense. Et puis, je suis pressé... »

La tortue insista et comme Nathanaël ne savait pas dire non et que refuser aurait été très impoli, il accepta finalement de suivre cette étrange créature jusqu'à une petite maison rose avec un toit rouge. Hein ? Et devant la maison se trouvait un transat. Et sur ce transat, il y avait un vieux barbu qui portait des lunettes de soleil et une chemise hawaïenne. Pourtant, il n'y avait plus de soleil, là ! La tortue s'avança vers le vieux et l'interpella. Ce dernier râla, puis se leva et vint se mettre en face de Nath qui devait bien faire au moins une tête de plus que lui.

« Vous avez sauvé ma tortue ! Il faut que je vous remercie comme il se doit ! »

Nath secoua la tête en souriant.

« Je l'ai fait de bon coeur. Je n'ai besoin de rien, si ce n'est connaître l'endroit où se cache Pasthulk. »

Le vieillard ouvrit grand la bouche et resta un moment comme ça, à la regarder, immobile, jusqu'à ce qu'un filet de bave se mette à couler de sa bouche ouverte.

« Mes excuses, jeune homme ! Que voulez-vous donc à Pasthulk ? Il est redoutable ! »

  « Je ne veux pas vous embêter avec ça. Je dois juste le trouver. Savez-vous où il est ? »

Le vieillard se mit à réfléchir avant de soudainement tourner le dos à Nath et se diriger vers l'entrée de la maison. Une fois sur le pas de la porte, il lui fit signe de le rejoindre. Il ne comprenait pas vraiment pourquoi, surtout que le vieillard se mit alors sur la pointe des pieds pour lui murmurer quelques mots dans son oreille.

« Il se cache dans la forêt. Mais je vous déconseille fortement d'y aller. Ah, je vois bien que vous êtes déterminé et comme vous avez sauvé ma tortue, je vous dois bien ça. Et plus encore ! Je vais vous offrir mon aide ! »

Nathanaël haussa un sourcil. Son aide ? Comment un vieillard pourrait-il l'aider ? Il eut bientôt sa réponse car soudain, il entendit un bruit étrange au-dessus de sa tête. Il regarda vers le ciel et vit...  un nuage qui se déplaçait à toute vitesse. Et sur ce nuage, il y avait quelqu'un ! Nath se frotta les yeux, il devait encore être en train de rêver. Un homme sauta du nuage pour atterrir juste devant lui. Il avait une coupe de cheveux bizarre et portait une sorte de tunique orange.

« Bonjour ! Tortue Géniale m'a dit que vous aviez besoin de mon nuage magique ? Il est à vous ! Mais à une condition ! Je vous accompagne ! »

Nathanaël croisa le regard du vieillard, se demandant si c'était bien de lui que ce type parlait. Et puis, quand l'avait-il appelé ? Décidément, il n'y comprenait rien. Et puis, pourquoi aurait-il besoin d'un nuage ?  Le type aux cheveux bizarres poussa Nath vers le nuage.

« Attention, il faut avoir le coeur pur pour pouvoir monter dessus ! Bon nombre de gens n'ont jamais réussi ! »

Nath haussa un sourcil et observa le nuage. Monter là-dessus ?  Remarque, ça pouvait être drôle. Sauf s'il tombait et se faisait mal aux fesses ! Mais le type avait bien tenu dessus, lui ! Et hop ! Il sauta sur le nuage et resta dessus. Youhou ! Tout content, il esquissa un grand sourire sous les yeux ébahis des deux autres. Puis, le type étrange applaudit en souriant.

  « Génial ! Maintenant, allons-y! Je sais où se cache Pasthulk ! »

Nath lui aurait bien demandé comment il savait qu'il cherchait cette pastèque, mais à cet instant, le vieillard se précipita vers eux et s'accrocha à Nath.

« Emmenez-moiiiii ! S'il vous plaît ! Emmenez-moiiii ! On dit qu'il y a de jolies filles sur l'île et qu'il y a même une caverne remplie de petites culottes ! »

Le brun le regarda d'un air effaré et tenta de se débarrasser du vieux, mais comme il ne voulait pas lui faire mal, ce ne fut pas un franc succès, au contraire. Le type étrange remarqua alors le magazine que Nath avait pourtant essayé de planquer au mieux.

« Vite ! Lancez-lui le magazine ! C'est une arme redoutable contre lui ! »

Nath le regarda, ne comprenant pas vraiment en quoi ce truc pouvait être une arme redoutable, mais soit. Il n'avait pas de raison de mettre la parole de l'autre en doute, si ? Bref, il prit donc le magazine et le jeta plus loin. Effet immédiat : le vieillard nommé Tortue Géniale se précipita dessus comme s'il s'agissait de la chose la plus précieuse au monde. Le tout en bavant, bien sûr. Le type sauta sur le nuage derrière Nath, manquant de le faire tomber, puis ils décollèrent. Inutile de dire que Nathanaël n'en revenait pas. Il volait ! Il volait vraiment ! Sur un...nuage. Où était-il encore tombé ? Le type étrange se mit debout sur le nuage, les poings sur les hanches.

« Au fait, moi, c'est Sangoku ! On va bien s'amuser, vous ve-  AAAAAAH !»

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'il se prit une branche en pleine tête et tomba au sol, plusieurs mètres plus bas. Voilà ce qui arrivait quand on faisait le con ! Enfin, Nath, lui, se mit quelque peu à paniquer, surtout qu'il ne savait pas comment arrêter ce truc ou le faire descendre.

« Allez, descends ! Desceeeeends ! Couché, le nuage ! »

Mouais. Autant parler à un mur. Le nuage ne changea pas de cap et ne descendit pas non plus. Merde, merde, merde. Il devait faire quelque chose. Mais quoi ? Quoi ? Le voilà qui commençait à paniquer, surtout en voyant une grande montagne juste devant. Il allait s'écraser contre elle ! Non, non, non ! Alors, il fit la seule chose qu'il puisse faire dans ces conditions. Il se mit à prier. Et là...ce fut le choc ! Mais un choc moins dur que ce à quoi il s'était attendu. Il rouvrit les yeux et se retrouva nez-à-nez avec un type aux cheveux encore plus bizarres que l'autre. Mais ce type était passé à travers du nuage pour percuter Nath de plein fouet. Nul doute qu'il allait avoir une belle bosse sur le front. Et les voilà qui chutèrent tous les deux jusqu'à tomber au sol, Nath s'écrasant sur l'inconnu qui se mit à râler et à l'insulter de tous les noms. Le jeune homme tenta de s'excuser, encore et encore, mais rien n'y fit. A cet instant, le dénommé Sangoku refit son apparition et l'autre type sembla le foudroyer du regard. Hum, ces deux-là ne devaient pas beaucoup s'aimer.

« Vegeta...qu'as-tu fait à mon ami ? »

« J'ai rien fait, triple idiot ! C'est lui qui m'a foncé dessus ! »

Et ça continua ainsi pendant de longues minutes jusqu'à ce que Nath décide de s'interposer et de leur faire la morale. Vegeta ne semblait pas très content, mais il se calma, notamment en apprenant que Nath cherchait Pasthulk. Apparemment, il le poursuivait depuis un bout de temps déjà, un adversaire redoutable à l'entendre. Nathanaël commençait vraiment à avoir peur ! Mais en même temps...ce n'était qu'une pastèque, non ?
Finalement, on ne sait pas trop comment, nos trois compagnons décidèrent de partir à la recherche du terrible Pasthulk ensemble. Alors qu'ils marchaient dans la jungle, ils croisèrent une bande de nains, sept pour être exact.

  « Hé ho, hé ho ! On rentre du boulot ! »

Le tout en chantant et en sifflant donc. Nath les observa avec de grands yeux, se demandant bien d'où ils sortaient comme ça. Et puis, ils disparurent aussi vite qu'ils étaient apparus. Vegeta, lui, bouillonnait intérieurement – et même extérieurement – jurant de leur faire la peau s'ils osaient encore se montrer devant eux en chantant ce truc ridicule. Ce type n'avait vraiment l'air jamais content. Il fallait y remédier ! N'écoutant que son bon coeur, si, si, je vous jure, Nath s'approcha de Vegeta et lui tira les joues.

« Allez, souris ! Tu verras la vie autrement « ! »

« Et mon poing dans ta gueule de binoclard, tu le veux ? »

Gloups ! Quel sale caractère ! Nath préféra se taire et marcher à côté de Sangoku qui grignotait une cuisse de poulet sortie d'on ne sait où. Au bout d'un moment, ils entendirent des voix. En se rapprochant ils aperçurent...des licornes. Trois. Dont deux avec des voix qui faisaient peur.

« Heeeey Charliiie ! Wake up, Charliiie ! Let's go to Candy Mountain, Charliiie ! »

Hein ? Quoi ? Candy Mountain ? Nath n'était peut-être pas le meilleur en anglais, mais ça, il l'avait compris ! Ses yeux se mirent à briller et sans réfléchir, il se précipita vers les licornes.

« I want to go to Candy Mountain ! »

Les licornes le regardèrent comme s'il était fou, puis, les deux dingues s'approchèrent de lui et le poussèrent avec leur museau.

« Yeaaah, let's gooo ! »

Vegeta râlait, mais Sangoku semblait plutôt aimer l'idée. Et voilà donc nos trois comparses en route pour Candy Mountain avec trois licornes. Les deux dingues n'arrêtèrent pas d'émettre des sons agaçants en marchant, tellement agaçants que Vegeta ne put se retenir de leur balancer tout ce qui lui tombait sous la main à la tête. Cela ne semblait pas les perturber. Bref, bientôt, ils arrivèrent devant ce qui ressemblait plus à une grotte qu'à une montagne. Pourtant, il y avait écrit « Candy Mountain » dessus. Nath et Sangoku étaient tout contents et ne se méfièrent pas du tout. Vegeta, lui, préféra rester dehors tandis que les idiots, comme il les appelait, entrèrent dans la grotte. Il faisait tout noir et il n'y avait pas la moindre trace de sucreries ! Quelle arnaque ! Par contre, il y avait une mauvaise odeur et...des grognements. Oh, oh.

L'instant d'après, ils se retrouvèrent face à face avec une énorme créature, une abominable créature, une effrayante créature. Bref, une Abomination. Tiens donc ! Les grognements attirèrent Vegeta qui arriva et se mit devant la créature.

« Je vais te régler ton compte ! »

Mais Sangoku ne semblait pas être d'accord.

« Attends ! Il a l'air très fort ! On ferait mieux de fusionner ! »

« Tu te fous de moi ? Je ne suis pas une ballerine ! »

Sangoku se mit à rire, mais la créature, elle, les envoya valser d'un revers de main tous les deux. Nath était peut-être courageux, mais là, il savait très bien qu'il ne pouvait rien faire. Alors, il se précipita vers les deux autres et les aida à se relever avant de les inciter à fuir. Fuir ? Vegeta n'était encore une fois pas d'accord. Il prit donc sur lui et accepta de fusionner avec Sangoku. Une seconde, fusionner ? C'était quoi, ça ? Nath assista donc à un spectacle tout à fait improbable et drôle...avant de se retrouver en face d'un seul personnage, fruit de l'union des deux autres. Muhuhuhu. Mais alors qu'ils allaient attaquer, une pastèque arriva en hurlant et se jeta sur l'Abomination. Serait-ce...Pasthulk ? Pasthulk envoya l'Abomination au tapis, puis se tourna vers les autres.

« Groaaar ! Allez-vous-eeeen ! Viiite, bande de moucherons ! »

Avant même qu'ils aient eu le temps de réagir, Pasthulk les balança hors de la grotte avant de monter sur son sommet et de sauter dessus comme un dératé jusqu'à ce qu'elle s'effondre avec le monstre dedans. Puis, il fila à toute vitesse en détruisant tout sur son passage.

« Oh ben mince alors. J'aurais dû essayer de l'attraper. Mais pourquoi est-il tellement en colère ? Je suis sûr qu'il lui faut juste un bon câlin ! »

Il chercha ses compagnons du regard, mais il n'y avait plus personne. Bah alors ? Nath soupira, il se retrouvait à nouveau seul. Tant pis. Retrouver la trace de Pasthulk n'était pas difficile à présent. Il suffisait de suivre les dégâts. Ce fut donc ce que fit notre Nath international. Au bout d'un long moment, il ne l'avait toujours pas rattrapé. Ben mince alors.

« Pasthulk ! Où es-tu ? Pasthuuulk ! Vieeeens ! Viens me faire un câlin ! »

Ou comment passer pour un psychopathe. Mais au lieu de Pasthulk, une main sortit soudainement du sol et se saisit de la cheville de Nath. Ce dernier poussa un cri pas très viril avant de retirer son pied à toute vitesse. Et là...un squelette sortit du sol. Si, si, un squelette. Et puis deux. Et puis trois. Ils s'approchèrent de Nath et ils n'avaient pas l'air de vouloir des câlins. Au revoir le bisounours, bonjour l'exorciste. Nathanaël attrapa sa hache et la fit tourner au-dessus de sa tête – bah quoi ? Puis, il l'abattit sur les squelettes, les décapitant l'un après l'autre. Mais ils continuèrent à avancer, même sans tête ! Pire, les têtes essayèrent de le mordre ! Mais ! Nath détruisit les têtes à coups de hache, puis réserva le même sort au reste des corps. Et un tas d'os, un ! Ou trois, plutôt. Peu importe. Nath poussa un soupir de soulagement et s'essuya le front car ça donnait chaud, tout ça. Puis, il reprit sa recherche. Où était donc ce fruit ? Où ? Je vous le demande !

Et là...une vache ! Oui, une vache ! En plein milieu du chemin. Une vache qui semblait le dévisager et ça donnait presque froid dans le dos. Il rêvait ou elle avait les yeux qui brillaient ? C'était...une vache maléfique ! Une vache maléfique qui chargeait vers lui. Oh non, oh non ! Vite ! Une idée ! Et hop, il sortit le bol en forme de vache de sa poche et le brandit devant l'animal. L'animal s'arrêta net et se mit à meugler. Nath lança le bol en l'air en criant un « Attrape ! », puis il prit ses jambes à son cou. Eh bien oui, Nath avait plus peur d'une vache aux yeux qui brillaient que d'une Abomination ou de squelettes ambulants. Cherchez l'erreur. Quant à ce que la vache allait faire avec le bol, nul ne le sait. Encore un secret qui resterait enfui à tout jamais dans les limbes de la profondeur de la jungle. Je sais, ça ne veut absolument rien dire, mais je n'en ai rien à faire. C'est du wtf, après tout !

L'épreuve de la vache passée, il se remit en quête de la pastèque perdue. Je me répète un peu, so what ? Et enfin, il la vit. Là, au pied d'un arbre. Elle ne semblait pas contente, mais alors pas du tout. En voyant Nath arriver, elle le regarda méchamment en grognant. Mais Nath n'allait pas se laisser démonter. Il avança vers Pasthulk, les bras ouverts.

« Pauvre petite pastèque ! Je suis sûr que tu as juste besoin d'un câlin ! »

Pasthulk continua à grogner et Nath, eh bien, continua à avancer. Puis, il l'attrapa et...lui fit un gros câlin. Pasthulk sembla se calmer aussitôt et sembla même s'être mis à...ronronner ? Non, il se faisait des idées ! Toujours était-il qu'il avait réussi à l'attraper ! Maintenant, il ne restait plus qu'à rejoindre Eddy et Aly et le tour serait joué ! Mais...il ne savait pas du tout où il était et donc, il ignorait totalement quelle direction prendre ! C'est là qu'une gamine avec la coupe de Mireille Mathieu apparut de nulle part.

« Tu veux une carte ? Sac à dos, sors la carte, vite ! »

C'était quoi ça encore ? Toujours était-il que l'instant d'après, il se retrouva avec une carte bizarre. Allait-elle vraiment l'aider à trouver son chemin ? Bah, il n'avait pas trop le choix au point où il en était. Il suivit donc les indications de la carte tout en supportant la voix agaçante de la gamine. Et, ô miracle ! Il arriva à destination, Pasthulk dans les bras. Il semblait apprécier. La gamine et la carte disparurent et Nath alla voir Eddy et Aly pour leur confier Pasthulk en souriant.

« Je meurs de faim maintenant ! On mange quand ? »

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MessageSujet: Re: Manche n°3 | Tape Pastèques !   Dim 25 Aoû - 15:35

    Je ne sais pas si vous vous rendez compte un peu de tout ce que nous avons dû traverser pour arriver sur l'île méli-mélo...quoi c'est pas ça ?! J'aime pas cette île alors je l'appelle comme je veux, j'ai décidé que ce sera méli-mélo alors... ceux à qui ça ne plait pas, tant pis pour eux. J'étais une Émilie de mauvaise humeur, pourquoi ? Parce que même si nous avions pu nous reposer, j'étais certaine que cette journée allait être épuisante. Aujourd'hui, la tête dans le chou, ou plutôt dans le palmier, nous devions attraper une pastèque, on avait le trois à trois armes, mais notre but était surtout de la rapporter au centre de l'île. Soit une corvée de plus...encore...
    Je me lançais car plus vite je commençais, plus vite j'aurai terminé, non ? Bah apparemment non, je regardais ma pastèque de haut en bas, la caisse d'arme posée non loin d'elle. Je m'immobilisais un peu, pas parce que j'avais peur de lui faire peur justement, ou encore qu'elle se sauve, après tout ce n'était qu'une pastèque parmi tant d'autre, par contre c'est en voyant les armes que je déprimais.

    Une sape, un sèche-cheveu à pile et une petite cuillère.

    Qu'est-ce que vous voulez que je fasse avec ça ? Je pris alors la seule arme susceptible de m'être utile. La petite cuillère. Pourquoi ? Eh bien parce que si j'arrivais à attraper la pastèque et que j'avais un petit creux en route et bien je pourrais l'éclater au sol et la manger proprement. (même si le meurtre de la dite pastèque ne serait pas très propre tant pis, ils ont pas dit en combien de morceaux on peut la ramener.)

    Je regardais mon but. La pastèque semblait...me regarder...je fus assez surprise pour lâcher un petit « bonjour » et d'avoir une réponse.

    « Bien le bonjour, mademoiselle ! Je suis Super-Plash ! La pastèque qui en dépote des compotes ! »

    Euh...comment dire. Une pastèque qui parle, c'est déjà bizarre mais après avoir croisé des poissons qui chantent je pense que je peux encore supporter et comprendre mais maintenant ça ?

    « Et vous êtes quoi ? »

    « Mais mademoiselle ! Ça ne se voit pas peut-être ? Je suis le héros de cette île, plus rapide que la lumière, plus cool que les macaques...je suis....SUPER PLASH !!!!! »

    Il avait même terminé sa phrase en chantonnant, un peu comme si c'était epic. Je la toisais. Puis je me souvins de mon but, l'arrêter. Je regardais ma petite cuillère et la lui lançait en plein dessus, mais elle n'atteint pas sa cible, plutôt un palmier, d'ailleurs à présent elle était toute pliée. Je regardais la pastèque qui semblait plutôt satisfaite, contente.

    « Je suis la plus rapide !!!! Mouahahahahahah ! Alors fillette on abandonne déjà ? »

    Je fonçais alors sur la pastèque, n'arrivant pas à l’attraper avec ma seule vitesse, c'est vrai qu'elle était rapide, plus rapide même que la normale ! C'était absolument pas juste ! Au passage je récupérais ma petite cuillère, toujours vivante malgré elle. C'était du solide tout ça !

    « Attends-moi ! »

    « Bali, balo sont dans un bateau. Bali tombe à l'eau qu'est-ce qu'il reste ? »

    « Balo, pourquoi ? »

    « Bah c'est balo pour toi mais je ne me laisserai pas faire par toi ! Avoue que tu travailles pour l'homme aux miroirs. »

    « Que...quoi ? »

    « Ah ah ! Je le savais, traîtresse ! Ton crime ne restera pas impuni ! »

    J'essayais de rattraper cette satanée pastèque, j'aurai sans doute dû prendre le sèche cheveux, c'était plus lourd à lui mettre dans sa face de pastèque !
    Je fulminais toute seule, subissant ses blagues pourris des blagues sur ma lenteur, sur mes fesses aussi, sur un homme aux miroir que je ne connaissais pas, lorsqu'un truc apparut devant moi. Je me cognais, me faisait même mal.

    « Non mais ça va pas ! Je suis en pleine course, dégagez ! », dit la magnifique lady que je suis.

    Non mais c'est vrai déjà que je devais courser une pastèque si en plus un truc brillant me fonçait dedans j'allais pas y arriver. La pastèque s'arrêta, fière sur un rocher, regardant le truc, de haut.

    « Homme miroir te voilà enfin ! Tu viens sauver ta fille n'est-ce pas ? »

    Le truc brillant ressemblant à un homme vêtu de sequins me regarda l'air grave.

    « Petite...je suis ton père... », puis il se retourna vers Plash, souriant. J'étais en pleine hallucination.

    « Je le savais ! »

    « Qu'est-ce que tu me ferai pas dire toi ! »

    « Plash de la mort qui ne tue pas ! », la pastèque sauta sur son adversaire de toujours, au niveau des points ? Disons que ça faisait du 3 – 0. L'homme miroir se défendait bien, mais pas assez, il se fit propulser vers d'autres cieux aussi vite que la lumière. « Et encore une victoire pour super plash ! »

    Au même moment je lui sautais dessus le ratant de peu. Il rigolait, il, elle, je sais même plus où donner de la tête moi. Je regardais alors d'un air super sérieux la pastèque.

    « Vous êtes un gars mais vous êtes une pastèque, je dois dire il ou elle moi !? J'arrive même plus à penser correctement ! »

    Plash me sauta dessus les doigts, ça fit un mal de chien, je tombais près d'un arbre. J'étais toute poisseuse à présent, super, vraiment super !

    « Pourquoi une blonde garde-t-elle au réfrigérateur une canette vide ? »

    « Je sais pas moi... »

    « Au cas où quelqu'un ne prendrait rien ! »

    Que...je fini quand même par rire parce que je pouvais, je n'étais pas blonde et elle était plutôt bonne, m'enfin, j'essayais surtout de me lever, j'avais beaucoup de mal j'étais comme collée. Un truc poisseux, un sorte de sève était sur ma peau et c'était franchement désagréable. C'est alors que j'eus une idée de génie, je regardais de partout, cherchant la sève et regardant la pastèque qui n'arrêtait pas de bouger, je devais l'arrêter et si pour cela je devais tricher, ou utiliser tout ce dont je disposais alors...d'accord... Je sortis alors du champs de vision de la pastèque, ne camouflant. Prenant des feuilles d'arbre, de bananiers, je finis un piège je pris alors ma petite cuillère la rempli de sève en mettant sur toutes les feuilles, pleins, juste assez pour coller ce que je voulais. J'avançais alors, camouflée par les branchage, puis je l’attaquais la faisant courir direction la sève. Direction le centre de l'île aussi, je devais l'attraper sur place sinon, comment je la déplaçait une fois collée hein ? Je décidais alors de la provoquer.

    « Na na na nèreuh ! Tu ne m'auras pas ! Viens si tu l'oses ! »

    Je courait vite puis laissa mes feuilles, puis fonça vers l'arbre. Je montais, la pastèque collée à l'arbre et moi aussi en mode calinou à l'arbre. Je m'étais sacrifiée pour y arriver.

    « Je t'ai eue ! »

    Et voilà pourquoi j'avais plein de marques sur le corps, une envie de bouffer ma pastèque nommée plash et voilà pourquoi j'avais très très envie de dormir...

    HRP:
     
Narcisse Williams
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MessageSujet: Re: Manche n°3 | Tape Pastèques !   Mar 27 Aoû - 11:52

Narcisse était prêt. Il se dirigea vers la jungle dans une position de preux chevalier, le dos droit, le torse bombé, la tête haute... Seulement voilà, il avait l'air complètement ridicule. Pourquoi, vous dites vous ? Figurez vous que le dragon se demandait exactement la même chose, ou plutôt comment il en était arrivé là. Les événements des dernières minutes lui revinrent en mémoire.

En arrivant sur la plage de l'île Melimelon, Narcisse avait pensé que rien ne pouvait être pire que ce qu'il venait de se passer. En même temps, il venait d'échapper de peu à une éponge et une étoile de mer, et plus tôt dans la journée il avait bien failli se faire tuer par un dieu des mers un peu susceptible, sans oublier l'énorme coup de soleil qu'il avait attrapé sur le bras. Non, vraiment, le dragon n'était pas dans la plus clémente des humeurs. Néanmoins le repas qu'on lui servit eut pour effet de le requinquer un peu. La crème après soleil qu'on lui fournit fut également accueillie avec joie. Chose qui fut totalement anéantie lorsqu'on lui annonça le but de la troisième épreuve. Attraper une pastèque. Déjà que ç'avait l'air stupide comme ça, alors si en plus on ajoutait le fait que ladite pastèque était un super-héros, et que les armes fournies pour la choper étaient d'une inutilité totale... Oui, totale. Parce que, pour contrer un fruit qui pouvait matérialiser à peu près tout ce qu'il voulait avec son anneau, on lui avait donné un paquet de cacahuètes, un sac à main et des ciseaux. Même la paire de lames semblait vaine lorsqu'on savait qu'on s'attaquait à des super pouvoirs. Un profond soupir s'échappa de sa bouche. Il s'était attendu à quoi, de toute manière ? Si l'épreuve était débile, pourquoi devrait-il en être différemment pour les « armes » ? Soupirant, le dragon fourra les cacahuètes et les ciseaux dans le sac, espérant qu'il pourrait leur trouver une quelconque utilité.

Voilà pourquoi, en cet instant, Narcisse ressemblait à tout sauf à un homme sérieux dans sa conquête de la jungle. D'un autre côté, un sac à main sur lequel était représentée une tête de mort en faux diamants n'était pas le meilleur moyen d'avoir l'air viril, et il en avait parfaitement conscience. C'est donc en traînant les pieds que le dragon pénétra la forêt. Il avait le sentiment qu'il allait rencontrer des personnes plus étranges encore que lors de son voyage pour l'île, et appréhendait un peu cela... Mais bon, il n'allait pas se démonter ! Après tout, une fois sa pastèque attrapée et emmenée auprès d’Édward et d'Aldrick il aurait le droit de se relaxer ! Il sentait une certaine détermination lui venir. Oui, il aurait ce fruit ! Green pastèque n'avait qu'à bien se tenir ! Sa démarche se fit plus franche, plus confiante. Il était lancé. Il lui fallait désormais trouver le fameux melon d'eau. Chose qui s'annonçait plutôt difficile au vu de la taille de l'atoll. Prenant un chemin au hasard, le jeune homme pria pour avoir pris la bonne route et s'engouffra dans les profondeurs de la jungle. Soudain, alors qu'il marchait tranquillement, un macaque sortit de nulle part pour passer à quelques centimètres de son nez en hurlant.
« Gaaaaaah ! »
Il fut surpris d'entendre sa propre exclamation, avant de chuter lourdement sur ses fesses à cause d'un mouvement de recul trop prompt. Le primate sembla se foutre ouvertement de lui avant de disparaître derrière un arbre. Narcisse cligna des yeux plusieurs fois, se demandant s'il n'avait pas rêvé. La suite des événements lui prouva que non. Un homme étrange déboula de derrière les feuillages, ayant l'air de poursuivre le singe. La peau bronzé, les cheveux longs et emmêlés, un tricorne et un maquillage noir autour des yeux... Il ressemblait vaguement à un pirate. Sa démarche était assez particulière, laissant ses mains faire des gestes bizarres. Le type l'enjamba, le saluant d'un soulèvement de chapeau courtois, avant de se retourner.
« Gibbs ! En avant, espèce de rat de cale, il va nous semer ! »
À sa suite apparut alors un autre individu, plus vieux et un peu rondouillet, qui paraissait normal si ce n'est qu'il tirait -non sans difficulté- un cochon derrière lui. Cochon sur lequel étaient attachés deux calices. Normal. La base. Le dragon regarda les trois énergumènes passer, les yeux écarquillés. Son pressentiment était donc vérifié : il était encore entouré de choses toutes plus insolites les unes que les autres. L'envie lui prit de fondre en larmes, mais il se releva et se remit en route. Il avait chanté la chanson des sardines et survécu à une rencontre avec un dieu, ce n'était pas pour abandonner là ! Brusquement, il vit quelque chose de vert voler en travers du chemin et disparaître dans les feuillages. Narcisse eut tout juste le temps de distinguer un tapis volant et une pastèque. Bon, aussi ridicule que cela ait pu paraître, il ne s'en étonna pas et préféra le poursuivre aussi vite qu'il le pouvait. Privé du peu de lumière que la Lune offrait, il avança comme il pouvait à travers les feuillages, déboulant finalement dans un endroit curieusement bien éclairé. Sa mâchoire manqua de se décrocher. Là, sous ses yeux, dansaient un énorme ours avec un gamin en slip, sous le regard réprobateur d'une panthère noire.
« Il en faut peu pour être heureux, oui vraiment peu pour être heureux ! Il faut se satisfaire du nécessaire ! »
Il n'avait jamais vu un grizzli chanter, et il pensait ne jamais en voir. Ah non, il avait eu sa dose de chansons et de chanteurs bizarres ! Le plus discrètement possible, le dragon tenta de traverser l'endroit pour suivre sa pastèque. Mais c'était sans compter sur l'énorme mammifère qui le saisit par la main comme s'il le connaissait depuis toujours .Sans trop comprendre pourquoi ni comment, il se retrouva à danser avec le dénommé Balou.
« Un peu d'eau fraîche et de verdure, que nous procure la nature ; quelque rayons de miel et de soleil ! »
L'acrobate se dandinait au côtés d'un ours, son sac à main accroché à son épaule. Pouvait-il avoir l'air plus ridicule ? Seul le destin lui donnerait la réponse. Néanmoins, il devait admettre que ce n'était pas tout à fait désagréable... Alors il se laissa faire et finit même par fredonner en chœur avec l'animal et le gosse en slip. C'était plutôt marrant, en fait... même s'il s'arrêta avec plaisir lorsque la mélodie fut finie.
« Enchanté, je suis Balou ! Et voici Mowgli ! », annonça le grizzli.
« N-Narcisse. »
« Ouaah, c'en est un joli nom, ça ! Tu veux manger une fourmi ? »
Eurk. Rien que l'idée d'avaler ces insectes lui donnait envie de vomir. Quelle horreur ! Il tenta néanmoins de rester poli.
« Non, merci, je dois me mettre en route. Merciaurevoir. »
Sans demander son reste, il partit en courant vers les feuillages. Il n'avait pas de temps à perdre avec des bavardages, surtout qu'il se doutait que les animaux et le gosse ne savaient rien de Green Pastèque. De nouveau privé de luminosité, il se dirigea tant bien que mal entre lianes et buissons, se prenant deux trois arbres en passant. Le sommet de l'élégance. Enfin bon, toujours est-il qu'il finit par arriver devant une sorte de tunnel de glace, plutôt large. Oui, une grotte en eau gelée, au beau milieu d'une île tropicale. L'endroit était si étrange qu'il en devenait la perfection pour chercher une pastèque super-héros. Car ça faisait un bon bout de temps que Narcisse avait compris que plus grotesque était le lieu plus il avait de chances de trouver ce qu'il cherchait. En sortant de la forêt l'acrobate se prit les pieds dans une racine, n'ayant plus qu'à remercier ses talents d'artiste de l'avoir empêché de s'étaler sur le dur sol du chemin. Décidément, ce n'était pas son jour -ou plutôt sa nuit. Relevant la tête, il chercha les traces d'une quelconque présence qui eût pu assister à sa pitoyable prestation. Personne. Ouf. Il se reprit en main, époussetant ses vêtements et remettant son sac à main sur son épaule -pour la centième fois de la soirée- et s'avança vers le tunnel. Du mieux qu'il put sans se casser la margoulette sur le sol glacé, il marcha vers l'autre côté, faisant attention à tout ce qui l'entourait dans l'espoir d'y trouver une pastèque avec un anneau vert. Et puis comment une pastèque pouvait porter une bague, d'abord ? Une partie de lui lui souffla qu'il valait mieux ne pas le savoir. Ses pas le guidèrent devant... un écureuil ?! Avec une noisette entre les pattes?! Là, il sentait vraiment le mal de crâne venir. Se pinçant l'arête du nez, il tenta d'observer l'animal calmement. Déjà, il se déplaçait sur deux pattes. Normal. La base. Ensuite, il tentait d'enfoncer sa noisette dans le sol pour une raison sombre et mystérieuse, et cela était en train de créer des fissures dans la glace, ce qui n'était pas pour lui plaire.
« Euh... Monsieur l'écureuil... »
Pourquoi parlait-il à une bestiole, en plus ? À part se ridiculiser, il n'arriverait vraisemblablement à rien. Après tout, c'était une bestiole. Bon, d'un autre côté, vraisemblable n'était pas Melimelon.
« Est-ce que vous pourriez arrêter de... de faire ça avec votre noisette ? »
Aussi curieux que cela puisse paraître -quoique ça ne l'était pas tant que ça au vu des énergumènes qui composait l'île-, l'écureuil sembla comprendre et leva de grands yeux vers lui tandis que derrière lui... Et merde ! Une immense fissure déchirait le mur qui lui faisait face, menaçant l'équilibre de toute la grotte. Sans plus attendre Narcisse saisit son compagnon, lui faisant perdre sa noisette dans le processus, et sprinta vers il-ne-savait-pas-où-mais-il-espérait-que-c'était-la-sortie. Son sang froid s'amenuisait à chaque seconde tandis qu'il fixait la cause de cette catastrophe. Là, pour la première fois depuis très, très, très longtemps, il devint vulgaire.
« ABRUTIIIII !!! ECUREUIL DE MES DEUX !!! §*@+♣£  %♠#&☻ ○$µ♦>§ !!! »
Une partie de ce message a été censurée afin de préserver la santé mentale de celui qui l'a énoncé ainsi que la votre. Merci de votre compréhension.
Haa, ça faisait du bien de le dire, tout de même. La sortie arriva en vue. Ses pas accélérèrent d'eux-mêmes tandis que derrière lui il entendait les murs s'effondrer, se rapprocher... C'était l'anarchie totale. Puis ce fut l'extérieur, l'air frais caressant sa peau. A bout de souffle, il se laissa choir dans l'herbe, ne prêtant aucune attention à l'écroulement du tunnel, pas plus qu'à l'écureuil qui semblait outré qu'il ait laissé sa noisette dans la grotte. Vint le triste moment où il ne pût plus ignorer l'animal qui s'était jeté sur son visage. Soupirant, il fouilla dans son sac, et en sortit le paquet de cacahuètes qu'il ouvrit. Il donna l'une des graines à la bestiole, priant pour avoir la paix. Il espérait juste que la bête ne détruirait pas l'île entière avec... Lorsque la cacahuète arriva entre ses pattes, on eut dit que l'écureuil venait de recevoir le Graal. Ses yeux s'illuminèrent, s'emplirent de larmes de joie... et disparurent pour la simple et bonne raison que l'animal venait de détaler dans la forêt. Bon... au moins il était tranquille. Il espérait.
Une fois de plus, il se releva, s'épousseta, remit son sac en place -il commençait vraiment à en avoir marre, de lui-, et reprit sa marche. Ou du moins il essaya. A peine avait-il fait trois pas qu'il rentrait dans quelque chose et retombait sur ses fesses. Décidément, cela devenait une habitude, et pas des meilleures... Relevant la tête, il tomba nez à nez avec un grand homme extrêmement étrange, et moche. Sa tête était trop allongée pour paraître normale, et sa calvitie n'arrangeait guère la chose. Il portait une expression stricte et austère à en faire peur, creusant de profondes rides dans son visage. Et pour ne rien améliorer, il avait la peau rouge. Oui, rouge. On aurait dit qu'il s'était pris un coup de soleil géant sur tout le corps tant il avait la couleur d'un coquelicot en floraison.  Il portait une combinaison moulante jaune et noire, ainsi qu'un anneau jaune... Vraiment étrange. Le type fit claquer sa langue.
« Psst ! Les humains ne savent vraiment pas se tenir ! »
Que... Quoi ?! Non mais c'était qui, cet énergumène? Narcisse fut tenté de lui répondre que, quand on ressemblait à une aubergine cramoisie, on ne se moquait pas des autres, mais il se dit qu'il valait bien mieux que ça et se contenta d'ignorer l'individu. Il se releva donc, s'épousseta encore et remit son sac en place encore. Il se remit en marche, snobant ouvertement son interlocuteur.
« Quoi ? Vous ne vous excusez même pas ? »
S'excuser ? Lui ? Alors que c'était l'autre qui avait été impoli ? Le dragon se retourna vers l'aubergine et le toisa d'un air profondément blasé. Bim. Dans ses dents. Sauf que le légume de l'espace le fusilla du regard. Une chose était sûre, s'il avait eu des mitraillettes à la place des yeux, Narcisse eût été criblé de trous. Ce dernier déglutit péniblement. Flippant, le type. Mais il ne pouvait pas avoir peur ! Non, il était plus fort que ça ! Se retournant de nouveau, il reprit sa route jusqu'à ce qu'une main impromptue saisisse son poignet pour le tirer -jeter- en arrière. Il atterrit sur le dos, faisant une roulade arrière pour retourner sur ses pieds le plus vite possible. L'anneau jaune de l'énorme  forma un pistolet. Oh, shit. Shitshitshitshit. Il fit feu... ou plutôt eau, puisque Narcisse se retrouva à éviter un énorme jet de cet élément.
« Vous allez regretter d'avoir lancé un affront contre Sinestro, misérable humain !!! »
A peine ces mots sortis de sa bouche qu'il matérialisait une énorme mitraillette à eau et lui tirait dessus. Néanmoins le dragon ne comptait pas se laisser faire aussi facilement ! De son sac il sortit son paquet de cacahuètes ouvert, s'armant de multiples graines tout en évitant les jets d'eau.
« Je ne me laisserai pas avoir ! »
Il lança toutes les cacahuètes jusqu'à ce que les canons de l'arme de son adversaire soit bouchés. Il se releva, un sourire victorieux aux lèvres. Mais déjà Sinestro avait matérialisé une fausse fleur de clown qui envoyait de l'eau sur quiconque s'en approchait ! L'acrobate plongea la main dans son sachet de cacahuètes, mais il n'en avait plus ! Catastrophe ! La seule solution pour sauver sa peau était la fuite, même si cela blessait terriblement son honneur ! Prenant ses jambes à son cou, le dragon plongea dans les feuillages, un type tout rouge ne demandant qu'à l'arroser avec sa fleur maléfique à sa poursuite. Ses jambes se plaçaient l'une devant l'autre avec une vitesse fulgurante, guère enclines à laisser leur adversaire raccourcir leur avance sur lui. Narcisse déboula sur un chemin en faisant littéralement du saut de haies. Sur le bord de la route sur laquelle il courait se trouvait un cimetière. Très rassurant. Il pria mentalement pour ne pas se retrouver face à une nouvelle créature étrange -parce que le type qui le suivait n'était définitivement pas un être normal-. Manque de chance -du moins il aurait dû s'en douter-, un groupe d'une dizaines de personnes se retrouvèrent devant lui en une glissade depuis le cimetière. Leurs vêtements étaient complètement élimés, et leur peau semblait... pourrie ? Ils se retournèrent, dévoilant leur vraie nature : zombies.
« Kyaaaaaaaaah ! »
Oui, son cri était très viril. Je vous assure. Il s'arrêta brusquement dans sa course, manquant de tomber à cause de son élan. Et Sinestro le suivait, avec sa fleur à eau tendue au bout des doigts. Il était tellement, tellement mal. Foutue épreuve ! Foutue pastèque ! Foutus zombies ! Soudain, une musique retentit derrière les revenants. Ils se penchèrent tous les uns vers les autres, puis s'écartèrent, dévoilant l'un d'entre eux émergeant du lot en chantant.
« It's close to midnight
and something evil's lurking in the dark.
Under the moooooonlight
you see a sight that almost stops your heaaaart!
You try to screeaam but terror takes the sound before you make it !
You start to freeeeeeze as horror looks you right between the eyes !
You're paralyzed! »

Le groupe s'était mis de profil, remuant leur bassin en glissant vers eux. Il échangea un regard incrédule avec Sinestro, qui s'était arrêté entre temps. Brusquement, les morts-vivants commencèrent à balancer leurs mains d'un côté à l'autre en rythme.
« 'Cause this is thriller, thriller night !
And no one's gonna save you from the beast about to strike !
You know it's thriller, thriller night !
You're fighting for your life inside a killer, thriller tonight !»

Le dragon cligna des yeux, se pinça, et arriva à la conclusion qu'il était bel et bien éveillé. Pourquoi y'avait-il autant de chanteurs, sur cette île ? Il était dans une comédie musicale ou quoi ? En plus... des morts ! Qui dansaient ! MORTS !!! Malgré tout,  il devait admettre que ce n'était pas désagréable, bien qu'un peu flippant. Son aubergine d'adversaire ne sembla pas être du même avis et s'empressa de tirer -?- sur les zombies avec sa fleur. Il semblerait que les revenants craignent l'eau, puisqu'ils tombèrent aussitôt sur le sol, inertes. Sinestro se retourna vers lui, aussi sérieux qu'il pouvait l'être.
« Bon, revenons-en à nos moutons, humain. »
Là, sans vraiment savoir ce qui lui prenait, il plongea son sac sur la tête du psychopathe après en avoir enlevé les ciseaux, l'attacha sous son menton avec les anses et parti en courant. L'homme -si on pouvait l'appeler ainsi- était privé de la vue et rentrait dans tous les arbres en bordure du chemin dans l'espoir de le poursuivre en vociférant des insultes. Un sourire satisfait étira les lèvres de Narcisse tandis qu'il se frottait les mains. Une bonne chose de faite. Il enfouit la paire de ciseaux dans sa poche puis repartit dans la jungle. Contrairement aux dernières minutes, il avait au moins une route, sur laquelle il s'engagea sans plus attendre. Après quelque minutes à traverser la jungle, il se retrouva sur une sorte de terrain vague, où il n'y avait ... bah, rien. De l'herbe. Des bruits de sabots rententirent non loin de lui. Il eut tout juste le temps de se retourner pour voir un homme arriver au galop sur un magnifique cheval noir. Le splendide animal s'arrêta quelques mètres après lui, reculant jusqu'à arriver à sa hauteur afin que son cavalier puisse le toiser. L'individu était inidentifiable, ou presque. Il était tout de noir vêtu, un bandeau cachant la partie supérieure de son visage, dont on ne pouvait voir que les yeux. Il portait une longue cape ainsi qu'un chapeau en guise d'accessoires, et une fine moustache donnait un côté espagnol à son visage. Peut-être qu'il l'était, d'ailleurs... En somme, Narcisse se fût senti en sécurité à ses côtés si l'homme n'avait pas un fleuret accroché à sa ceinture.
« Que faites-vous ici, étranger ? », dit-il, sans une once de menace dans la voix.
« Et bien... Je cherche Green Pastèque. Vous ne l'auriez pas vu, par hasard ? »
Un grand sourire éclaira alors les traits de son interlocuteur, comme s'il avait été particulièrement heureux d'entendre sa requête.
« Green Pastèque ? Oh, c'est un vieil ami ! Il me semble qu'il est allé sauver un grizzli, un enfant et une panthère des griffes d'un macaque sauvage -apparement les maitres n'arrivent pas à le rattraper-, donc il ne reviendra pas tout de suite... Néanmoins, je peux vous déposer à côté de sa base, si cela vous tente ? »
Ahah ! Il savait que ce singe était dangereux ! Il l'avait vu à la seconde même où son visage avait frôlé le sien ! Enfin, si c'était celui auquel il pensait...Hum. Il n'était pas là pour ça.
« Avec plaisir ! », répondit-il avec un sourire poli.
Ce fut avec joie qu'il sauta sur le dos du sublime étalon, remerciant sa chance d'être enfin revenue. Il sentait les muscles de l'animal frémir sous ses jambes avec délectation.
« Au fait, je ne me suis pas présenté. On m'appelle Zorro. »
« Narcisse. »
Et les voilà partis au triple galop vers les profondeurs de la jungle. Narcisse était heureux de pouvoir enfin se reposer, après deux courses contre la montre -ou plutôt la mort-, tout autant d'avoir enfin rencontré un allié intelligent. Ils arrivèrent sur une grande plage, magnifiquement éclairée par la Lune. Le dragon échangea brièvement un regard avec son accompagnateur, puis descendit aisément de scelle. Zorro se retourna vers lui.
« Bien, vous voyez ce chemin, là bas ?, dit-il en désignant une petite route qui partait dans la forêt. Vous le prenez, vous marchez un bon kilomètre et vous y êtes. Le devoir m'appelle, je ne puis vous aider jusqu'au bout. Au revoir, jeune ami ! »
« Merci, au revoir. »
Après cet échange, le cheval noir repartit de plus belle, disparaissant à l'horizon avec une musique de fond jouée par une souris qui faisait de la guitare. Il préféra ne pas s'en étonner, et partit vers le chemin qu'on lui avait désigné. Et là... des fruits. Six fruits avec des jambes et des bras, portant des lunettes de soleil assis sur des transats. Nooormal. Il y avait une fraise, une mangue, une orange, une fraise, une framboise et un ananas. La mangue posa son regard sur le dragon, puis, sans que personne ne comprenne pourquoi, il se jeta sur lui.
« Un humaiiiin ! Je suis en mangue d'humaiiins ! »
Il fut tenté de répondre qu'il n'était pas tout à fait humain, mais la mine réjouie du fruit le découragea. La fraise prit la parole, avec un accent rital qui venait de nulle part.
« Ma, la mangue ! Qu'est-ce que tu fais ? Reviens vite ! »
Il fallait évidemment qu'il tombe sur tous les fous de l'île ! La mangue se détacha avec réluctance de lui, le regardant avec un air de chien battu. L'acrobate ne chercha même pas à comprendre ce qu'il se passait, il se mit à courir aussi vite que possible vers le chemin que lui avait indiqué Zorro. Pas de temps à perdre avec des dégénérés, il n'avait pas toute la nuit. Il arriva dans la jungle, comme prévu, essoufflé et rouge. Reprenant doucement contenance, il se redressa et se remit en marche. Plus le temps avançait, plus il en avait marre. Qu'avait-il fait pour avoir un patron aussi tordu, vraiment ? Pourquoi le sort s'acharnait-il sur lui ?! Perdu dans ses pensées ultra positives -si si, je vous jure-, Narcisse manqua de peu de rentrer dans un arbre derrière lequel était caché... Un singe jaune ?! Celui-ci le regarda, l'air de lui demander ce qu'il faisait là. Il pencha la tête sur le côté.
« Oubah ? »
Evidemment. C'eut été trop simple qu'il parle son langage. Il se pencha sur le petit animal, jaune à pois noirs, avec une jolie petite bouille et une longue queue dont il se servait pour un peu tout et n'importe quoi. Quelque chose lui disait qu'il pourrait gagner quelque chose à l'emmener avec lui. Après tout, il n'avait rien à perdre.
« Bonjour. Tu connais Green Pastèque ? »
« Oubah oubah ! », répondit l'animal en hôchant la tête.
Un léger sourire étira les traits de l'acrobate.
« Ah, tant mieux. Tu voudrais m'accompagner jusqu'à lui ? »
« Oubah ! »
Le singe lui tendit la patte et il partirent vers sa pastèque main dans la main. Au bout d'une dizaine de minutes de marche ils repérèrent un endroit propice pour la base du fruit super-héros. C'était une simple bicoque de bois, petite et visiblement pas toute jeune. De son « dialogue » avec le primate, Narcisse déduit que ce lieu devait être le bon. Ils n'avaient plus qu'à attendre. Le marsupilami -il avait compris son nom lorsque la bestiole l'avait écrit dans la terre- lui fit comprendre qu'il valait mieux qu'on ne les reconnaisse pas, au cas où... Il n'avait pas tort. Le dragon s'arma de ses ciseaux, arracha deux longues feuilles d'un arbre et se mit au travail, leur offrant un masque à la Zorro. Il était plutôt content du résultat, même s'il était conscient d'avoir l'air un peu ridicule. De toute manière il n'en était pas à ça près, au vu de ce qu'il avait enduré durant les dernières minutes. Soudain, une voix retentit derrière eux :
« Qui êtes-vous ? Pourquoi êtes-vous ici ? »
Bingo. Green Pastèque était là, en chair et en... en... bref. Comme son nom l'indiquait, c'était une pastèque verte -un peu comme toutes les autres- avec pour seule originalité un costume moulant vert et un anneau de même couleur autour de son doigt. Parce que oui, il avait des doigts, des mains, des jambes, des bras... Narcisse tenta de paraître confient.
« Il se trouve que j'ai besoin de vous, Green Pastèque... Voudriez-vous m'accompagner jusqu'au centre de l'île ? »
« Oui, bien sûr ! »
Un élan d'espoir jaillit au fond de son cœur. Peut-être qu'il n'allait pas devoir se taper un combat avec un super-héros ! Peut-être qu'il ne subirait pas une galère de plus !
« Et je suis un sushi amérindien ! »
Aha, aha, aha... La bonne blague. Le dragon eut soudain une envie profonde de frapper le fruit jusqu'à ce qu'il devienne une compote. Il serait plus agréable ainsi. Un léger sourire trahissant un agacement grandissant apparu sur les lèvres de l'acrobate.
« S'il vous plaît. »
« Euhm... Non ? »
Bon. Cette foutue pastèque refusait une approche pacifique, elle allait subir son courroux !
« Marsu ! À l'attaque !!! Yaaaah !!! »
Il laissa le singe attaquer le super-héros, préparant un plan en retrait. Il faudrait être rapide et fort et....
«Aaaarrrgh !»
De toutes les choses qu'il avait prévu, il devait bien admettre que le fait que Green Pastèque soit allergique à la couleur jaune n'était pas prévu. Non, vraiment, il ne pensait pas que la seule faiblesse du super-héros était de faire un énorme câlin à un singe jaune... Et pourtant, le fruit était là, figé dans l'étreinte du marsupilami. Un sourire étira ses traits. C'était biieeeen plus simple que prévu ! Narcisse se précipita sur les deux... adversaires - ?-, les pris dans ses bras, et partit en courant vers le centre de l'île.
Ce ne fut qu'après s'être perdu et un éternité de chutes et de collisions avec des arbres qu'il trouva la fête. Alors comme ça Edward et Aldrick se la coulait douce pendant qu'il frôlait la mort ?! D'un autre côté, il s'était attendu à quoi ? Un soupir s'échappa de ses lèvres. Au moins c'était fini. Il arracha son « masque », sépara le marsu de la pastèque, posa son fruit un peu trop fort sur la table et partit s'affaler dans un pouf. Il salua le singe d'un signe de la main en le remerciant, puis ferma les yeux. Il était fatigué.

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I speak in #cc66ff


Dernière édition par Narcisse Williams le Ven 30 Aoû - 21:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Manche n°3 | Tape Pastèques !   Mar 27 Aoû - 16:19

Edward… pourquoi je ne l’appréciais pas ? Parce qu’il avait toujours des idées farfelues… Ah et parce qu’il pensait vraiment que j’étais ravi d’être serveur au Lost Paradise, moins collé au basque de mon cher Lennox. Et là ? Oh bah ma petite aversion pour le loup ne s’était pas estompée… au contraire… J’avais dû subir la conduite ultra mauvaise de monsieur Poséidon que monsieur le patron nous donnait déjà une autre mission : courir dans la forêt pour choper une pastèque. Non mais elle était bien bonne celle-là ! On avait droit à trois armes de notre choix… mon dieu… Et moi qui n’avait pas mon arme fétiche, oubliée malencontreusement sur la table de nuit de ma chambre au Lost… Je maudissais le patron et je maudissais cette caisse remplie de bric à brac.

Que voulez-vous faire avec un arc, une bouée gonflable et… un ventilateur ?? Et ma pastèque ? Elle était bleue et....

ATTENDEZ. BLEUE ?

Une pastèque en temps normal, c’est vert et l’intérieur est rouge… On m’explique pourquoi la mienne est bleue ? Non, une minute. Elle n’est pas bleue, elle porte simplement une combinaison ultra moulante bleue, un masque de la même couleur avec un P blanc dessus et des ailes sur les côtés et…. Est armée d’un bouclier. Sur le dit bouclier était dessiné un gros P rouge sur un fond blanc. Je plissais les yeux et elle dut se sentir toisée et fixée, car d’une voix ultra virile elle lança :

« C’est donc toi mon adversaire ?
Sache alors à qui tu as affaire !
Car tu as devant toi
Le meilleur soldat,
Moi ! Captain Pastèque !
»

Ils me voulaient quoi les capitaines en ce moment ??? Entre Jack Sparrow… « NON ! On dit CAPITAINE Jack Spa- » TAIS TOI c’est moi qui… pense…écrit… Pensécrit ! Hum… Donc entre… LUI et le capitaine Davy Jones… J’avais eu ma dose des capitaines farfelus !

J’affichais un visage plus que blasé.

« HAHA !
Tu es béat !
Tu en as perdu tes mots !
Le charisme du héros,
T’as cloué le bec !
»

C’était quoi aussi son truc avec les rimes ? On m’explique ça aussi ?? Je poussais un soupir d’agacement.

«Je vais en finir rapidement avec toi. Allez viens là que je t’attrape et que je te mange tout cruuuu ! » dis-je en m’avançant vers lui d’un pas rapide.

Imperturbable, elle ne bougea pas d’un pouce.

« Tu crois pouvoir me tenir tête ?
On a déjà du te dire que t’étais bête !
Mais il ne s’agit plus de bêtise là !
Car tu ne peux rien contre moi !
»

Et à ces mots, elle se précipita dans la forêt à la vitesse de l’éclair. Les muscles de ses petites jambes étaient si développés qu’elle courait presque aussi vite que le guépard. La fourbe. La tricheuse !! Je me lançais à sa poursuite :
«Viens ici ! Tout de suite ! Toi ! Le sale poète fleur bleue !
-Je suis peut être issu d’une fleur
Et je suis peut être bleu
Mais je ne suis point fleur bleue !

- Tu m’agaces avec tes vers !! »

Et sans savoir pourquoi je jetais l’arme qui me paraissait parmi toutes les autres la plus utile… La bouée. Non mais sérieux… elle était tellement grande ! Comment attraper une pastèque avec !! D’ailleurs celle-ci esquiva.

« Haha ! Ainsi donc tu n’as pas peur !
Mais moi je sais !
Oui je sais qui tu es !
Tu pues la science et l’alchimie !
Tes maîtres sont Faustus et sa folie !
Mais je vais mettre fin à vos expériences
Et libérerai Melimelon de la science !
»

Faustus ? C’était qui lui ? Le docteur Faust était mort depuis des lustres après avoir vendu son âme au diable pour avoir les beaux yeux de Marguerite !! Aurait-il ressuscité ??? Non… Quand même pas ! Et puis zut ! Mon maître était Lenny !!

«Même pas vrai d’abord !! Mon maître c’est Lennox !»
-Supercherie !
Tromperie !
Je ne connais pas de Lennox !
Sans doute un être en inox,
Fabriqué par votre folie,
Pour détruire Mère Patrie !
»

Je ramassais la bouée. Une pente très raide se trouva en plein milieu de la course poursuite. Captaine Pastèque fit du surf sur son bouclier, tel un elfe sylvestre blond, sauf qu’il n’avait pas d’arc et qu’il n’était pas en train de tuer des monstres en même temps. Moi ? Je la dévalais assis sur la bouée. J’allais la rattraper. Je tendis la main… Allez encore quelques mètres !!

*POF !* *PSHHHHHT*

Ma bouée venait d’être trouée… par une racine. Et moi je finis la tête dans les feuilles au pied d’un arbre. J’allais me redresser, mais j’entendis un bruit rauque et une voix grave sortir de nulle part. Les racines se mirent à bouger et je ne sais pas trop comment ni même pourquoi, l’arbre m’aspira et sembla chercher à me recouvrir, comme s’il voulait me manger. J’hurlais très fort.

S’il y a bien un truc que je n’aime pas… C’est la balade en forêt.

***

Quand je me réveillais, l’arbre avait déserré son étreinte et je pus sortir de ma prison naturelle. Je m’étais d’ailleurs précipité très vite en dehors des racines de cet arbre qui avait osé vouloir… me manger ? Je me demandais alors comment j’avais pu m’en tirer comme ça.

«T’as eu d’la chance que Tom Bombadil passe par là mon p’tit ! Il t’aurait gardé longtemps comme ça ! Haha ! » fit une voix espiègle… Venant de vers la terre ?

Je baissais la tête et je me retrouvais alors nez à nez avec un homme d’un mètre 20 à l’allure plutôt… étonnante !

« - Tom... Bombadil... ?
-Comment ? Tu ne le connaîs pas ! Et ben c’est moi voyons ! »

Et comme pour se présenter il se mit à réciter :
« Le vieux Tom Bombadil était un joyeux drille
Portant chemise bleu vif et bottes jaunes
Ceinture verte, culottes de peau
Et plume de cygne à son grand chapeau.
»

Je clignais des yeux. Et pendant ce court instant je manquais d’oublier Captain Pastèque. Je me dis alors que peut être…. Le farfadet ? Lutin ? …. Enfin bref, que Tom pouvait m’aider.

« - Dites moi Tom… vous connaissez la forêt comme votre poche j’imagine…  Connaissez-vous Captain Pastèque ? Et son ennemi, le Docteur Faustus ?
-Tom ne connaît pas ces gens… Et puis qui ça ? Captain Pastèque ? Vous avez du trop fumer de feuille de chêne pour imaginer ce genre d’énergumène bizarre! »

Admettons… Mais j’étais quand même perdu là… Tant pis. Je retrouverai cette maudite pastèque. Je remerciais Tom pour son aide et en guise de cadeau il me donna un bon gros morceau de camembert pourri. Ca puait tellement que je dû mettre ma main sur ma bouche et mon nez en le rangeant dans ma poche !
Attendez…

Camembert puant … Ventilateur… Voilà la bonne idée !! Mais où trouver une prise ??? Faustus devait bien avoir un labo caché quelque part et donc des prises pas loin non plus…

Je me lançais alors à la recherche de ce docteur fou.

Sur ma route, je rencontrais une bande de farfelus.
« J’suis nyctalope d’abord !, lança une blondasse à grande n’oreilles
- J’savais bien qu’t’étais une (ce mot peu aimable et très injurieux a été supprimé pour le bien de tous) lui avait répondu un… nain… barbu et en armure…
-Mais euh !
- Bon vous avez fini de vous disputez vous deux ! s’énerva un aventurier humain tout à fait normal… enfin du moins par rapport aux autres quoi…
- Le premier qui fait chier je lui pourri la gueule… , menaça une grosse brute et armoire à glace torse poil, armée d’une épée bien plus grosse que la moyenne.
- Euh non, Barbare, range ton épée…
- Je crois que nous sommes perdu ! annonça une femme vêtue d’une robe violette, de lunette et portant un chapeau pointu… une sorcière ???
- Akala Glouglou ?demanda alors une grosse bête non identifiée à la dite… Magicienne.
-NON ! T’as déjà bu trop d’bière ! »

Me trouvant au milieu du chemin, la blondasse me pointa du doigt :
«Regardez ! Un étrange individu se trouve au milieu de notre route !
- J’vais lui éclater la tronche ! déclara le Barbare.
- NON ! S’écrièrent tous les autres.
- Moi je parie qu’il a plein d’sous ! dit le nain. Si on le tuait on pourrait le dépouiller ! Et je serai RICHE !
- NON ! Firent cette fois la magicienne et l’aventurier.
- Je vais aller lui parler. Décida l’aventurier.
- Et s’il ne parle pas notre langue ? demanda la magicienne.

Ca commençait à m’agacer… ils parlaient trop… Je me mis à toussoter et leur dis : « Bien le bonjour, je suis certes pas de Melimelon, mais je parle la même langue que vous. Vous n’auriez pas vu une pastèque bleue avec un P sur la tronche par hasard ? »

Ils s’entreregardèrent tous. La magicienne me répondit de sa voix nasillarde :

«Eh bieeen.. Il semble que si.
-Vous ne voudriez pas m’aider à l’attraper ?
- Vous avez de quoi nous payer ? » demanda le nain

Comme je fronçais les sourcils, l’aventurier tempéra : « Il veut savoir si on aura une récompense si on vous aide en fait.. »

Je réfléchis un moment et leur brandis le ventilateur et l'arc en leur disant d'une voix digne d'un grand publicitaire ou présentateur du loto : « Si vous trouver un super moyen d’utiliser ceci en pleine forêt… Je vous offre cet arc en échange ! »

Une voix venue de nulle part expliqua toutes les caractéristiques de l’arc en question. La blondasse s’exclama : « Super !!! Je pourrais être niveau 10 et gagner en compétences de tir ! » Les autres ne parurent pas si heureux de savoir ça.

Je ne comprenais rien à ce délire de niveau, ni même au fait qu’une voix s’était mise à parler… Mais je m’en fichais. J’aurais Captain Pastèque. On décida de prendre une pause. Et je leur racontais tout ce que je voulais faire… L’idée d’utiliser  le fromage pourri et le ventilo pour obliger la pastèque à aller vers le lieu de rendez-vous était plutôt bien vu selon l'aventurier. L’ogre pouvait alors faire aussi usage de son odeur corporelle pour empêcher la pastèque de bifurquer sur une autre voie…

« … le barbare pourrait aussi retirer ses bottes et donc aussi empêcher la pastèque d’aller sur un autre chemin. Le nain…. Je crois que tu ne t’es pas bien lavé non plus ces temps-ci…. Quant à l’elfe…. Hum…. Tu tenteras de l’attirer par ta bonne odeur de framboise~
-Aventurier… tu ne serais pas en train de la draguer ?
- Mais pas du tout !! On fait comme ça un point c’est tout ! Et la magicienne t’essaie d’activer ce truc avec ta magie ! Et gare à tes fesses si tu fais tout cabotter ! s’exclama l’aventurier qui termina son discours en allant bouder dans sa tente.
- … Hors de question que je perde face à lui, ou que j’emploie la ruse… Si j’emploie la ruse… Khrom rira de moi et me jettera hors du Wallalah….» Dit le barbare d’un ton grave.

Je soupirais. «Il ne s’agit pas de ruse ! Si tu fais ça et que tu m’aides, je t’offre… L’autorisation de faire un duel avec elle ~. C’est un super sold- Euh  super Barbare tu sais !
- KRHOM ! » fit-il, les yeux pleins d’enthousiasme.

Je les laissais alors tout mettre en place et puis je partis à la recherche de Captain Pastèque. C’est lui au final qui me trouva.

« Alors mon p’tits gars ?
T’as pris du bon temps à ce que je vois !
Mais tu ne m’auras pas !
Melimelon ! Captain Pastèque te sauveras !
Et en sa mémoire tu chanteras !
»

Il s’élança vers moi. Je souris et couru sur le chemin où se trouvait la magicienne et le ventilo. Je me mis derrière l’appareil et brandis le beau camembert faisandé puant et pourri. La magicienne actionna le ventilo à l’aide d’un sortilège et je mis le fromage devant.

« ARGH ! Noooon !
Retirez ce poisoooon !!
Espèce de tricheur !
Faustus t’as dit que je ne supportais pas cette odeur !

- Je ne connais pas ton Faustus !
- Menteur ! ARGH ! »

Et il prit la fuite, comme prévu. Et comme prévu l’odeur de l’orgre sur sa droite le fit fuir à nouveau sur le chemin menant là où on avait rendez-vous. De même pour les pieds du barbare. Le nain au final n’avait pas eu beaucoup d’utilité, car trop près de là où se trouvait l’elfe, Captain America fut tout simplement attiré par son odeur sucrée et si douce. La pastèque termina d’ailleurs sa course contre la belle poitrine de la demoiselle…

Je la rejoignis et attrapai la pastèque. C’est à ce moment précis que Tom Bombadil refit son apparition.

« Tom ?
- Huhuhu… Qu’il est vraiment pas malin ce Captain Pastèque !
- Vous le connaissez donc ? »

Et le Tom disparut pour laisser place à un savant fou. « Evidemment !! Je suis le Docteur Faustus !! Et vous allez me donner gentiment cette pastèque !» Je fronçais les sourcils. Ainsi donc il m’avait trompé ! La magicienne maugréa : « Vous ! On vous a déjà croisé ! Cette fois, ma tornade ne va pas vous rater !! »
L’elfe brandit son arc prête à tirer… sur ses pieds. « BASTON ! » fut le seul mot du Barbare. Faustus ria : « HAHAHA ! La bande de gros nullards ! A ce que je vois le nabot n’est toujours pas revenu ! HAHAH- »

Une hache finit sur son crâne d’un coup. Faustus mourut en riant. Et son corps s’étala par terre.

«VENGEANCE ! » fit le nain. « Ce sale savant m’a dépouillé ! Et envoyé dans un étrange endroit avec des types en silicone !! Et j’étais à poil ! VENGEANCE !! »

Ah bah… au moins le nain avait vraiment servi à quelque chose…  

Je remerciais la petite bande en leur donnant mes économies et l’arc comme je leur avais promis. Et puis finalement, ils retournèrent dans la forêt, soit disant pour trouver un vampire végétarien…

« Je dois dire que je suis surpris
Moi qui vous croyais mon ennemi !

-Je te l’avais dit que je ne connaissais pas ce Docteur !
- Pardonnez mon erreur ! »

Ses vers m’agaçaient mais au moins elle se rangea docilement avec les autres pastèques ramassées par les autres participant de l’épreuve.

Et moi j’attendis patiemment le retour à la maison, mon lit, un bon repas et un bon gros dodo bien mérité !
Ziggy Aseïr
The sound of silence~♫
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MessageSujet: Re: Manche n°3 | Tape Pastèques !   Ven 30 Aoû - 21:15

C’était rouquin fatigué, un rouquin martyrisé mais un rouquin bien requinqué par un bon repas qui se tenait assis à l’écart de tous.
Il en avait vraiment marre de toutes ces histoires ! Non franchement, il avait de plus en plus envie de rentrer à Paris au fur et à Mesure que l’heure de l’ultime et dernière épreuve approchait. Il avait un mauvais pressentiment. Bon c’est vrai, depuis le début de ces « vacances » ( mots récemment entré dans le dictionnaire sous la définition de : Longue et douloureuse torture, perpétué par des bourreaux sadiques et totalement instable psychologiquement. ), il ne lui était arrivé que des crasses : tomber sous la coupe d’un roi sadique et une épopée en mer pleine de rebondissement. Quoiqu’il en soit, il avait pu dormir et manger, ce qui lui avait permis de reprendre un peu de forces.
Alors fut annoncée la troisième épreuve. Ils devaient partir à la recherche  de … « pâte steak » ?….. « Des super pâtes steak ». Mais ..qu’était-ce donc que cela ? On les envoyait la nuit dans la jungle, armé de briques et de broques pour combattre et attraper un étrange plat de pâte et de steak aux pouvoirs sur-huma-…. Alimenté ?
Soit.
Oui « soit », sa réaction était aussi simple que ça. Après ces quelques jours passés ici il avait enfin compris que moins il cherchait à comprendre, mieux il se portait.
Il fit signe à Norbert, monsieur Lulu sur son dos, de le suivre. Il s’approcha de l’étrange boite où ses armes étaient rangées … ah pardon ses «  armes » plutôt. Il prit les objets dans ses mains et soupira. Check des effectifs :
- Un saladier
- un collier bouddhiste.
- Une peluche
- Un dromadaire
- Et ….. un étrange bâton en bois ?

Il allât demander  ce que pouvait bien être cette chose de bois, on lui répondirent qu’il s’agissait d’une batte de ….. baise-balle ? Il fit instantanément la grimace et éloigna l’objet de lui, le tenant du bout des doigts. Erk, il était sûr que c’était un objet dont Edward se servaient dans ces délires sadomasochistes… répugnant. Bouh, mais pourquoi donc tout tombait toujours sur lui, si pur et innocent et-
SBAAF.
Il n’eut pas le temps de s’abandonner a plus de lyrisme calimerotique, car il fut violement bousculé par une étrange sphère verte… enfin non, plutôt trois étranges sphère verte… ou plutôt une sphère verte pourvue de deux protubérance mammaires verdâtre.
Celle-ci ce releva d’un coup et prit une pose heroïque.

«  - Qui ose être une pierre trébuchante sur le chemin de Wonderpasteque ??? »

Le roux se releva tant bien que mal en se massant le dos, il n’eut même pas le temps de souffler qu’il fut déjà saucissonné par un lasso à effet stroboscopiques. L’étrange femme verte, car oui avec de tels attributs c’était de toute évidence une femme,  l’écrasa de son pied et ramena son visage à hauteur du sien.

« - Tu sais pas ce qu’il en coute de se mettre sur le chemin d’une super pasteque… »

Un éclair de compréhension traversa le visage du mime.

«  vous êtes ma pate-steak ? vous êtes ounder pate steak ? »

Le fruit arqua un sourcil.

« oui … tu n’as pas entendu ce que j’ai dit plus tôt. »

Ziggy ouvrit de grands yeux plein de détresse et supplia la femme-fruit en faisant la moue.

«  s’il vous plait madame la pâte-steak ! Est que vous voulez bien que je vous attrape ? »

Ces mots furent les mots à ne pas dire car un tic de colère sembla agiter le visage de la pastèque alors qu’elle resserrait son étreinte , écrasant encore plus le petit mime et l’étouffant avec son lasso.

«  - Ah les hommes !  vous êtes tous les même. Vous croyez qu’il suffit de nous faire les yeux doux et de nous demander poliment pour qu’on accepte d’être vos petites choses ? Nous sommes des femmes libérées et non pas vos esclaves, nous sommes un ouragan tapis derrière un sourire, nous ne sommes pas une simple paire de seins et un fessier : nous avons des sentiments, nous sommes les fragiles et forte porteuse de vie, des mère, des sœur, des filles ! Aussi vous nous devez le respect qui nous est due, car les hommes n’existent pas sans les femmes   !
je sais bien à quoi tu penses petit pervers vicieux, j’en ai vu plein des comme toi ! Mais sache que jamais, AU GRAND JAMAIS tu n’attraperas Wonderpasteque
»

Après une énième pose héroïque et un générique des années 80 la pastèque s’envola libérant ainsi le pauvre roux qui s’étala par terre en suffoquant. Quelle méchante pate-steak.
Norbert accouru au galop avec lulu sur son dos.

«  Rien de cassé petit ? »

Le mime se releva en silence et attrapa ses armes : il passa le pendentif autour de son cou, accrocha grâce à une corde la batte dans son dos et posa le saladier sur sa tête en guise de casque. Il fit craquer ses articulations avant de sauter sur le dos du dromadaire.

«  les gars… on a une pâte-steak à attraper »

Comme un cheval fier et gracieux Norbert se cabra à la lumière de la lune et la fine équipe s’élança au galop dans la forêt noire et épaisse. Le dromadaire courrait de toute la force de ces longues pattes, les branches étaient devenue dangereuse tant leur vitesse était folle. La drôle de compagnie s’arrêta néanmoins dans une clairière. Quelle ne fut pas leur surprise quand ils tombèrent nez à nez avec je vous le donne en mille, Wonder pasteque !
Ziggy sauta du Dromadaire et se positionna face à son vis-à-vis qui le toisait d’un air méprisant.

«  encore toi. »
« je suis vraiment désolé … mais j’ai besoin que vous veniez avec moi. »

On lui avait toujours apprit à se découvrir la tête devant une dame, et même s’il était coiffé d’un saladier il n’allait pas déroger à cette règle la plus élémentaire, il enleva donc son couvre-chef et le présenta à la femme fruit.
Nouvelle erreur de sa part, car celle-ci l’envoya valser avec fureur dans un banc de pâquerette. Le mime complètement  dans la semoule ne comprenait pas pourquoi cette femme faisait preuve de tant de violence. Celle-ci lui apporta bien vite la réponse.

« ah fourbe ! comment ose tu ? Pointer devant moi cet objet abject ? Ne sais tu pas que c’est le cauchemar de tout fruits qui se respecte ? Chacun de nous a déjà cauchemardé de cette instant … découpé en rondelle encore vivant et jeté en tas dans un saladier, recouvert d’une bonne couche d’alcool brulant et puant qui lèche tes plaies encore ouverte. N’as tu jamais entendu le cri de la banane qu’on coupe en rondelles ? le cri de douleur de la fraise que l’on noie dans le rhum ?
Monstre… ta misérable existence s’achève ici …
»

Aussi dégoulinante de rage que du beurre au soleil Wonder pastèque s’apprêtait à assener à Ziggy un coup dont, à coup sûr, il ne se relèverait pas. Il la voyait concentrer son énergie et faire rayonner les bracelets sur ses poignet, il allait avoir mal, très mal.
Comme dans un film au ralentit il vit le coup s’abattre dans une lenteur abominable, retardant le moment du choc avec un lent sadisme. C’est alors que comme dans tout film d’action qui se respecte on entendit un « NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON » très théâtral et rendu extrêmement lent et laid par le ralentit. Une ombre passa en sautant devant Ziggy pour le protéger et prit le coup à sa place, coup qui l’envoya valser a 10 mètre pour finalement s’ecraser contre un arbre.
Le roux se releva d’un coup et, faisant fi de la douleur se précipita vers sa peluche qui gisait par terre en piteux état.

« MONSIEUR LULUUUUUUUU !! »

Des larmes roulant sur ses joues de porcelaine le petit mime pris sa peluche entre ses mains. Il était un peu déchiré, un des boutons qui lui servait d’yeux pendouillait lamentablement au bout d’un fil, et de la bourre sortait de diverses endroit.

« aaaargh… Ziggy… »
Le susnommé sursauta et pris les petites mains de sa peluche dans les siennes.
« Lulu… ne bouge pas . »
« Ziggy… Sois fort petit ! Tu peux vaincre… tu as le puvuard en toi. »
«  le puvuard ? »
«  oui petit… arh. T-tu dois continuer sans moi…. »

D’un geste rageur le roux essuya les larmes sur son visage et s’adressa a son dromadaire.

«  Norbert … prend soin de lui. J’ai un compte à régler avec une pâte-steak. »

Il tapota le flanc du dromadaire et couru à la suite du fruit.

Il courrait depuis déjà un bon moment, les branches lui fouettant le visage sans ménagement, il entendit alors des bruit … d’explosion ? des coup de feu ? Le mime s’approcha et se retrouva en plein champ de bataille , des explosions dans tous les sens, des objets volant de toutes part. Il tourna la tête de tout les côté perdu. Soudain une main sortie de nulle part et l’attira a l’abris dans une tranché.

«  Erh ? Qu’est ce que tu fous là lopette ? »

Il sursauta et se retourna vers la source de cette voix bourrue et se retrouva face à un homme grand et imposant, aux large épaules, à la mâchoire carrée, plein de cicatrices, aux cheveux long et brun retenus par un bandeau rouge et à la musculature en carton-pâte sur développée.

« ARh ! tu parles pas ? »
«  euh si je… »

Il n’eut pas le temps de finir sa phrase que déjà les bruits recommençaient, l’homme en face de lui se leva empoigna sa mitrailleuse et se lança à corps perdu dans le combat dans un cri bestial.
Le mime se plaqua au fond de la tranché de fortune et attendis longuement dans ce brouhaha guerrier. Quelques instant plus tard l’homme revint et tomba dans la tranché en se tenant le flanc gauche.

«  ggh.. »
«  ah, v-vous êtes blessé ? »
« c’est rien une égratignure, tu vas m’aider lopette. »

Ziggy prit une note mentale et rajouta dans son dictionnaire égratignure avec la définition qui suit « : trou béant dans le torse, suintant de sang et salopant le tapis de tata josette. »
Il s’approcha de l’homme et regarda autour de lui dans l’espoir de trouver une trousse à pharmacie ou quelque permettant de soigner cette « égratignure », le mystérieux bodybuildé lui tendis contre toute attente … du fil et une aiguille ? le roux les prit dans ses mains l’air dubitatif et regarda son vis-à-vis un air perdu ancré au visage.

«  t’as une gueule de lopette, et les lopettes ça sait coudre. »
« euh oui mai - »
«  tu vas me recoudre oui ? »
« Q-QUOI ? »

S’exclama-t-il d’un air horrifié, un trou comme ça ? le recoudre  et puis « hop ! » ni vu ni connu je t’embrouille ? Il y avait des limites quand même…
L’autre ne sembla pas l’entendre de la même oreille.

«  bon alors lopette ? tu vas me laisser pisser le sang toute la journée ? »

Pour accomplir cette acte de charcutage humain, le pauvre mime du faire un gros, trèèèès gros effort psychologique. Il en avait encore les mains tremblante, même après avoir finit. Une grosse main se présenta devant lui.

«  j’m’appelle john, John Rambo. Et toi lopette ?»

A contre cœur il sera cette pâte d’ours et se présenta.

« … Ziggy. »

John l’observa sous toute les coutures et gratta son imposant menton.

« ouais … on va pouvoir faire quelque chose de toi » il regarda sa montre «  hum… on a environ 1h30 avant la prochaine bataille. Tiens enfile ça. »

Il lui lança a la figure une paire de gant de boxe qu’il regarda incrédule. Hop, joli fondu enchaîné et petit fond musical (ICI ). Laissez un peu la musique démarrer imaginez la transition et pouf !

On se retrouve avec un joli traveling latéral montrant Ziggy et John respectivement agonisant et courant au ralentit sur une plage de sable orangé. John courant à l’envers et bombardant Ziggy d’insulte, alors que celui-ci essaie tant bien que mal de suivre la cadence en soufflant comme un vieux phoque
Plan suivant Ziggy est en train de faire des pompes sous une pluie d’insultes tournant autour des dérivés péjoratifs « d’homosexuel », suivit d’un enchainement d’abdominaux pendant lesquels il se fait taper dessus à chaque pet de travers !
Nouveau plan d’ensemble ou il font de la corde a sauté. John en mode expert, Ziggy en mode débutant.
Plan d’après on se retrouve sur un ring improvisé en plein dans ce qui devrait normalement être un combat mais qui se retrouve être une séance de tabassage en plus pour le pauvre roux. Uppercut, droite gauche.  Ta défense lopette.
Plan rapproché dramatique et ralentit dans lequel on voit le pauvre mime tomber à terre et se relever avec difficultés pour se jeter sur un bouteille d’eau.

Fin de la séquence typique de film sportif vous pouvez éteindre le son sonore.

S’ébrouant comme une baleine acmastique , Ziggy tenta de reprendre son souffle quand John vint lui fourrer une mitraillette dans les mains. Les assaut recommençaient.

«  allez viens lopette, couvre moi. Et si tu sais pas quoi faire tire dans le tas. »

C’est ainsi que pour la première fois dans sa vie Ziggy se retrouva au milieu d’un champ de bataille.
Il n’était d’ailleurs pas quelqu’un de violent et plusieurs raisons faisaient qu’il n’avait rien à  faire là.
1) Jamais il ne pourrait tirer sur quelqu’un avec une arme, c’était contre sa nature.
2) Il ne savait même pas s’en servir
3) Et quand bien même il aurait su, comment était-il sensé tirer avec une paire de gant de boxe ?
Il décida que c’était le moment d’user d’un très ancien justu de ninja qui avait fait  ses preuves partout dans l’histoire : le très noble, repli stratégique.
En claire la FUUUUUUUUUUUUUUITE !
Galopant comme un petit lapin estropié il tomba nez à nez avec un groupe semblant se chamailler.

«  THE HOLY GRAIL ! »
« LE GREUL » * quantiques, lumières, chorale d’église*
«  THE HOLY GRAIL ! »
« LE GREUL » * quantiques, lumières, chorale d’église*
«  THE HOLY GRAIL ! »
« LE GREUL » * quantiques, lumières, chorale d’église*
«  THE HOLY GRAIL ! »
« LE GREUL » * quantiques, lumières, chorale d’église*
«  THE HOLY GRAIL ! »
« LE GREUL » * quantiques, lumières, chorale d’église*

«  euh, excusez-moi ? »

Devant le mime se tenait une étrange assemblée : d’un côté d’étranges piteux chevalier à l’accent british très prononcé, mimant leurs cheveux grâce à des noix de cocos. Et de l’autre des … animaux ? Une grenouille avec un cheveu sur la langue déguisé en vieux sage, un écureuil hyper actif, un canard lobotomisé en Indiana Jones et un chat en uniforme de nazi.
Ils lui racontèrent qu’ils étaient en train de se chamailler pour une histoire d’objet légendaire, un certain Graal, Grail, greul ou il ne savait quoi. Les chevaliers soutenaient qu’ils étaient en mission pour dieu tandis que les animaux soutenaient qu’ils interféraient dans leur jeu du jour, aussi les chevalier avaient renchérie que le canard devait être brulé. Car les sorcières ne se noient pas dans l’eau, et flottent comme un bout de bois. Et qu’est ce qui flotte comme un bout de bois ? Un canard. Si une femme est aussi lourde qu’un canard alors celle-ci est une sorcière. Donc réciproquement si le canard est aussi lourd qu’une sorcière, ce qui est le cas, c’est une sorcière aussi et dois par conséquent être brulé ! Le chat nazi semblait d’ailleurs très réceptif a cette idée et énonçait déjà tout les façons dont ils pourraient  s’y prendre avant qu’un regard terrifiant de la grenouille ne le fasse taire.
Bien … bien, très bien. Quoi de plus normal, et pour rendre cette scène encore plus lambda il crut bon de leur demander :

«  vous n’auriez pas vu une pâte-steak passer par tous les hasard ? »

Tous s’entre regardèrent en secouèrent la tête négativement. C’est alors que la grenouille totalement à fond dans son rôle de vieux sage se posta devant et lui et lui dis d’une voix sombre.

«  ce que tu cherches se trouve tout en haut du Kilikilikoukalamoule !! »

Ziggy afficha un grand sourire forcé. Mais bien suuuuuur il fit semblant de remercier la grenouille et s’en alla en marchant à l’opposé de ces fous. A peine eut il fait 300 mètres qu’ils revinrent en courant en hurlant quelque chose à propos d’un « lapin qui tue » et le poussèrent dans un fossé. La pente était longue aussi il dégringola un bon moment en faisant des galipettes se prenant tout les arbres de l’épaisse forêt dans la figure avant de se stopper au milieu d’un cimetière, dans une grande place ronde faite de cailloux blanc.

-C’est le retour du grand moment cinéma, prière de mettre le petit fond musical (ici ) c’est bon ? allons y !-

Dans cette petite vallée, dans de ce cimetière de fortune ravagé par la guerre, plein de tombes de soldat trônaient en piteuse état…
Le vents soufflait dans les arbres verts, faisant crisser les feuilles : c’était le seul bruit audible.
Au milieu du cimetière dans cette place de caillou blanc trois hommes ( sans compter Ziggy au milieu d’eux) se faisaient face. La tension était palpable entre les trois desperados, ainsi le bruissement des feuillages semblait aussi fort que le bruit des sabot d’un cheval au galop. C’était un combat. Un combat de regard que se lançaient les trois hommes, passant de l’un a l’autre, observant les tiques, les mimiques, les infimes mouvement de mains. Tout trois prêt a dégainer aussi rapidement les uns que les autres. C’était dans ce combat de regard que tout se jouait : à qui dégainerai le premier. Un oiseau croassa au loin mais aucun ne bougea. La tension était à son comble et les secondes semblaient plus longues qu’a l’accoutumé comme si le temps lui aussi retenait son souffle de peur de troubler le si fragile équilibre, de mettre le feu aux poudre, à cette bombe qui menaçait d’exploser à tout moment.
Le bon regarda brute, la brute lui rendis son regard et le détourna vers le truand, le truand fit passer ses yeux de l’un a l’autre rapidement et  fixa la brute. Celui-ci observa le visage du bon qui, lui regardait la main du truand. La brute approcha sa main de son colt mais deux regards le figèrent sur place. Et c’était ainsi dans un cercle vicieux que continuait le combat.  Une goutte de sueur perlait sur le front de l’un d’eux et coula le long de sa joue, avant qu’elle n’eut touché le sol, c’était finit.
La brute était à terre.
-Fin de la séquence western vous pouvez éteindre le fond-

«  salaud ! mon colt était déchargé, j’aurais pu me faire tuer ! sale coyote galeux !»

Le blond n’écoutait déjà plus son comparse et s’approcha de Ziggy. Il le pris par le col et le souleva à hauteur de son visage.

«  alors ? qu’avons-nous là ? »

Il observa le mime qui était trop choqué pour répondre et le jeta près du truand., il leur jeta aussi des pelles.

«  vous serez pas trop de deux pour creuser… »
«  quoi ? et si je veux pas ? »
«  vois-tu l’ami … dans la vie il y a deux sortes de personnes. Ceux qui ont un colt chargé, et ceux qui creusent. Toi, tu creuse. »

L’autre dégluti et se mit au travail accompagné de Ziggy en déblatérant pleins d’insultes du grand ouest , surveillé de près pas le colt de blondin . Après quelques effort ils touchèrent quelque chose dans la tombe. Des sac, des sac remplis de dollars. Le truand ne put retenir un danse de la joie. Pendant que l’idiot dansait le blond s’approcha du mime et lui tendit quelques pièces et lui glissa quelques mots.

«  déguerpi vite gamin. »

Le mime ne se fit pas prier car l’homme tenait dans ses mains son colt et une corde avec un joli nœud coulant.

Il courut jusqu’à la foret et s’enfonça à nouveau dedans. Il marcha un peu en regardant ses pieds, il ne savait pas du tout où aller et où avait bien pu passer Wonder pate-steak. Il commença à se dire qu’il était perdu et que jamais plus il ne reverrait Paris. Il serait obligé de vivre comme un enfant sauvage dans la jungle sur cette ile de fou. Et il finirait fou lui aussi, et il se marierait avec une folle et ils auraient plein de petits enfant fous et il- SBAF !
Et il se prit quelqu’un de plein fouet. Celui qu’il avait percuté se releva et lui jeta quelque chose de collant et de parfumé à la figure.

«  Qui ose attaquer par derrière acid man alias tornado alias capitaine shampoing ? tiens prend çaaaaaa ! ahahahaha »
«  burt, burt c’est bon calme toi … Klaus dis-lui d’arrêter c’est chiant là ! »
Le nommé Klaus, cheveux long et grande barbe, releva Ziggy et le remit sur ses pieds
«  bon… on a encore perdu laurence. »
« tain’ il est chiant ton homme invisible qui s’envole à chaque coup de vent… et des qu’on l’aura trouvé il va encore nous parler de sa femme. »

Sur quels tarés il était encore tombé ? enfin… le premier c’était présenté comme capitaine shampoing ou acid man … c’était peut-être des super heros.

«  dites … je cherche Ounder pate-steak… vous savez ou je peux la trouver ? »
«  wonder pastèque ? elle est revenue ? je croyais qu’elle était partie en vacances . »
«  non, non elle est revenue, en revanche je pensais qu’elle était repartie au Brésil pour faire valoir le droit des femmes. »
«  c’était pas en chine plutôt ? »

Ils continuèrent un moment comme ça, et un dénommé John les interrompis pour leurs faire remarquer qu’en tant que chef de leur village il aimerai bien être au courant des supers heros qui existent et qu’ils lui avaient déjà fait le coup avec un dénommé captain sport extrême.

« euuuuh… s’il vous plait »
«  ah oui, euh …. Ecoute petit si tu veux trouver un super héros , faut que tu penses comme un super heros »
«  et où trouve-t-on un super heros ? »
«  là ou il y a un super vilain ! » termina John «  et… c’est pas Laurence que j’entends crier là bas ? LAUREEEENCE ATTEND !! »

Et une fois de plus le roux se retrouva seul dans la foret, et pas vraiment avancé. S’il avait bien compris il devait chercher un super vilain pour trouver sa super pate-steak … ça lui posait un nouveau problème. Où trouver un super vilain ?
Comme pour répondre à ses questions silencieuse un bruit déchira la quiétude de la forêt. Un sort de «  mouhahahahahahahahaha » à trois voix assez lyrique et théâtral. Caractéristique  du rire de méchant par excellence. Suivre le rire, comme on suit une piste, nous fait remonter à coup sûr au méchant !
Suivant le rire diabolique il réussit à sortir de la forêt et même à retrouver un sentier qu’il suivit.
Une fois arrivé au bout du sentier il se trouva face à un imposant mont .Devant lui se tenait un panneau, il s’approcha et le lut .

«  Kilikilikoukalamoule, 10 km  ↑ »

Oh.
Oooooh la boulette, la grenouille avait raison.
Non mais, attendez, comment était-il sensé monter ? Oh oui, escalader cette paroi glissante et abrupte. Ben oui, sinon ça aurait pas été vraiment drôle. C’est vrai quoi, ce n’est pas comme s’il avait juste faillit mourir à CHAQUE fois depuis le début de cette manche !! Eddy et Aly allait se repentir, … ou du moins lui offrir de la tarte et une montagne d’excuses au moins aussi grande que… que le kilikilikoukalamoule, non… que l’ego d’Edward , c’est mieux, c’est plus grand !
C’est très remonté et motivé qu’il commença à escalader la montagne.
Plus il se rapprochait du sommet plus il entendait des cris et des rires diaboliques. Que diable se passait il la haut ? un combat épique pour la salut de l’humanité ? le combat final entre le bien et le mal ? Une prophétie maya sur le point de s’accomplir ? Une …. Partie de mikado ?
Enfin parvenu au sommet, il se hissa de toute la force de ses petit bras et afficha une mine franchement déçu. Non c’est vrai, après tout ces efforts il s’attendait a mieux que Ounder pate-steak en train de jouer aux mikado avec trois super méchantes. Hum …. Quoique ça avait l’air de mal se passer.

« RAHHHHHH ce jeu m’énerve !!! »
«  du calme wonder, c’est la troisième boite que tu réduis en poussière. » dit une femme en pyjama léopard
«  oui, même Bizarra le prends avec philosophie » répliqua une femme…. Pas très habillée
«  Bizzara aime pas ce jeu »

s’énerva la dernière… chose ? en abattant son poing sur les bâtonnet de bois, les réduisant eux, et la terre en poussière. De toute evidence la philosophie n’était pas son fort et Ouh… fallait de toute evidence aussi, ne pas l’énerver.
Sauf que Wonder pastèque était très mauvaise perdante, elle accusa alors les super méchante et ce qui avait commencé comme un partie de mikado se finit en crêpage de chignon parfaitement marvelien. C’est-à-dire, a grand renfort de tatane et d’explosion.
Après une lutte acharnée il semblait que wonder pastèque gardait assez facilement le dessus, ce qu’elle ne put s’empêcher de faire remarquer.

«  rira bien qui rira le dernier, Wonder. Ahahahahahahahahaha »

Cheetah sortit une télécommande de sa poche et toute trois furent téléporté dans un étrange Robot geant aux couleurs flashy, garé non loin de là.

«  non … non, ce n’est pas possible. »
«  et oui, tremble wonder pasteque ! nous connaissons ton point faible. Crains notre MEGAINEZORD »

Le robot geant pris 4 poses de combat pour enfin envoyer un fulguro poing sur Wonder. Celle-ci esquiva le premier, mais elle oublia que comme tout être humain normalement constitué, le megainezord avait deux mains. Elle prit le second poing de plein fouet et fut entravé dans une gaine en adamantium. Elle retomba au sol dans un grand boum, soulevant au passage un lourd nuage de poussière.
Ziggy, n’écoutant que son courage bondit sur la pastèque et alla se cacher derrière un rocher.

« aaaagrh … encore toi le roux. »
« tu vas payer pour ce que tu as fait à Lulu pate-steak. »
« écoute, on a pas beaucoup de temps… il faut les arrêter. »
«  et pourquoi je t’aiderai, après ce que tu as fait ? »
«  ce n’est pas moi que tu aides, mais des milliers d’innocent, leur souhaite tu le même sort que moi ? es-tu un monstre sans cœur ? »
« n-non ! mais … mais comment faire ? je ne fais pas le poids face à ce robot.. »
«  petit… tu as le puvuard en toi ! »
«  encore cette histoire ! mais … mais quel puvuard ? »
«  celui-là »
Dit-elle en appuyant au centre du collier bouddhiste qu’il avait toujours autour du cou. ET là … pouf !  mieux qu’un transformation de magical girl, Ziggy se retrouva avec une combinaison et un casque, car oui … Ziggy était un POWER ROUX-GER !
Après quelques bond de ninja il s’approcha du robot et lui fit face.

« hey toi ! »
« q-quoi ? un power roux-ger.. nooooooooooon mon ennemie juré ! »

Ziggy prit une posture de lion, dit bien fort «  yahaaa technique du lion feroce ! grahouuuu »
Et s’approcha du megainezord pour lui griffer les jambes.

«  michant, michant ! »
« AAAAARH NOOOON arrête, on se rend !!! Aaaaaaaa- BOUM ! »

Le robot explosa et les trois supers méchantes furent expulsée en l’air, tellement vite qu’elles ne furent plus qu’une étoile à l’horizon. Le mime sembla même entendre un «  une fois de plus on s’envole vers d’autre cieuuuuuuuuuuuuuuux »
Voilà une bonne chose de faite. L’attirail de Ziggy disparu dans un pouf de fumée colorée et il s’approcha de la pastèque qu’il prit sous son bras, il buta alors dans quelque chose.
Il regarda et vit un étrange gobelet bling-bling en or à ses pieds. Il le prit de sa main libre et l’observa , ce qu’il était moche ! Les nuages qui cachait le ciel se dispersèrent et un rayon de lumière tomba sur lui, alors que des petits angelot chantaient des quantiques et des alléluia à tout va. Il regarda autour de lui dubitatif, il en avait vraiment marre des truc bizarres, il était fatigué, salement amoché et plein de bleus et de contusions. En soupirant il jeta la coupe derrière lui.
Soudain la terre se mit à trembler  le ciel s’assombrit et le sol commença à s’ouvrir sous ses pieds faisant monter du magma en fusion.
Pourquoi ? au grand pourquoi personne ne lui avait dit que le kilikilikoukalamoule était un volcan ? Par la sainte tata Josette, jésus rois des claquettes, dieu et tous ses copains en robe… pourquoi ?
Il se mit à courir comme un dératé vers le bord, à choisir entre être bruler et tomber, il préférait tomber. « Cours, cours, saute » pensa-t-il avant d’être projeté dans le vide par le souffle d’une gigantesque explosion. Il serait sa pastèque contre lui, elle savait voler elle !! pourquoi devait-elle être enfermer dans une gaine au mauvais moment ???
Il se rapprochait dangereusement du sol et visiblement madame gravité était toujours fâchée avec lui. Il vit les arbres et là ce fut la lumière au bout du tunnel.
Il entendis une voix profonde et lointaine lui dire.

ZIGGY, CE N’EST PAS TON HEURE . TU DOIS VIVRE , QUE FERAIENT LES AUTRES SANS TA GENIALISSIME PERSONNE ? JE VAIS TE DONNER UNE CHANCE ? NE LA LOUPE PAS.
AH OUI ET SI TU VEUX AVANT DE PARTIR JE PEUX T’ECLAIRER SUR LA GRANDE QUESTION DE L’UNIVERS ,DE LA VIE, ET DU RESTE .
LA REPONSE EST 42 .
ENCORE FAUT IL TROUVER LA QUESTION … ET LA QUESTION EST …
Biiiiiip, session time out.  Dieu est déconnecté .Timmy win.

Ziggy fut renvoyé dans sa chute libre. Détail qu’il n’avait pas vu auparavant : une longue lianne qui accrochée au plus haut arbre de l’ile en rejoignait le centre. Ni une, ni deux : mue par un geste de pur désespoir il coinça la pastèque entre ses jambes et sortit la batte de derrière son dos pour s’en servir de tyrolienne ( ouais et ce toujours en chute libre, je m’en fout j’ai pris deux dolipranes je ne réponds plus de riiiiiiiiiiiiiiiiiiiiien ).
là se posait un dernier problème, l’atterrissage. Enfin, dans notre cas , appelons ça l’attablissage voulez-vous ? Car c’est dans toute la splendeur du monde que ziggy traversa la loooongue table pleine de garniture, se prenant tout les plats dans la figures. Il fit des galipettes jusqu’à ce retrouver dans les jambes des jurés devant tous les autres participant.
En très mauvais état, plein de bleus et de bosses, les habits déchiré et plein de nourriture collante partout sur lui, il leva un poing tremblant en signe de victoire, serrant son butin si fort avec ses doigts que ses jointures en étaient devenues blanches. Il offrit un sourire absent à tout le monde avant de s’évanouir.
Sérieusement, pas la peine de vous fendre la poire, moi je trouve ça malheureux de tomber dans les pommes pour une pastèque qui vaut pas une prune !

THE END !

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outre le silence je parle en  : #E0FFFF
↪ Marcel Marceau. a écrit:
" Avant de dire quelque chose, il faut s'assurer que le silence ne soit pas plus important. "



Ziggy's song ~the sound of silence, by Simon and Garfunkel.
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Edward White
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MessageSujet: Re: Manche n°3 | Tape Pastèques !   Lun 2 Sep - 19:25

« Tu as jeté Bibi Phoque en taule alors ? Coincé dans une prison en feuilles de bananier ?
- Oh non j'ai fait pire que ça.~

Aldrick, habillé de nouveau comme à l'accoutumée, sourit de toutes ses dents devant le regard plus que perplexe d'Edward, en pleine dégustation d'un lait de coco alcoolisé.

« Tu es affreux. Maltraiter à ce point une ancienne star de la télévision…
- Y'en a qui ne refourguent pas des vêtements qui rétrécissent au fil des heures à leurs clients lorsqu'ils se reconvertissent !
- Au moins tu étais décemment habillé pour la plage ! Là…
- N'en dis pas plus où je te fais subir le même sort que lui ! »

Edward leva les yeux au ciel et tendit un cocktail à Aldrick, histoire qu'il concentre sa mauvaise humeur sur quelque chose d'inoffensif. Accoudé au bar, son regard ne quittait pas l'épaisse jungle qui les entourait, certain que quelqu'un n'allait pas tarder à les rejoindre. Comme pour lui donner raison, un groupe bien connu, sorti de derrière les branchages. Valentine et Loki étaient les premiers à s'être acquittés de leur mission.

--------------

Val & Loki VS Batpastèque


« Vous êtes les premiers ! Bravo ! On dirait que vous avez vu des pastèques vertes et des pas mûres dis donc. A tiens, Romelonbin ! Il été pas dans la liste lui, si ? Bah un de plus…C’est du beau boulot n’empêche, comme quoi les serpillères sont des armes d’une efficacité insoupçonnée !

- Vous avez fait vite. Je vois que vous nous apportez un petit bonus en supplément de Batpastèque. Excellent ! La chasse n'a pas été trop complexe ou trop éprouvante au moins ? Surtout pour toi, Loki. Tu as l'air lessivé. Enfin, vous vous en être bien sortis ! Félicitations, vous avez bien méritez votre repos.

- Oh Val ! J'allais oublier... »

Le commissaire sortit ensuite de derrière le comptoir une petite pancarte marron, sur laquelle quelques lettres roses étaient peintes, il semblait même qu'il y ait de la pub dessus et une sorte de jeux de mots un peu étrange, il fit un grand sourire à la concernée et s'en servit pour lui donner un coup sur la tête sous le regard interrogateur d'Edward.

« Qu'est-ce que tu fous ?
- C'est parce qu'elle a dit la phrase maudite ! répondit-il en affichant un sourire sadique. Cette phrase c'est le mal ! Après j'y ai droit pendant un mois entier toutes les dix minutes ! C'est insupportable !
- Tu es sérieux ? Ta vie est un véritable enfer ma parole. Enfin… Allez-vous détendre un peu tous les deux, et n'hésitez pas à tester le jacuzzi !
- On voit bien que c'est pas toi qui y a droit ! Et quand Billy s'en mêle... »

Edward haussa les épaules, songeant qu'il n'était peut-être pas le plus difficile à vivre des deux finalement. Il tendit un morceau de chocolat au piment au commissaire, lui recommandant d'y aller doucement, tandis qu'un nouveau participant se manifestait déjà. Gabriel les rejoignit, posant sa pastèque d'un air mécontent face à eux.

--------------

Gaby VS Superpastèque


« Tu te déchaines dis donc Gaby ! Tu vois que ça te fais du bien de sortir un peu, tu rencontres plein de gens incroyables ! Dommage que tu n’aies pas ramener aussi cet oiseau bleu, mais peut-être que Lara et Indy arriveront à le dompter un jour qui sait ? Enfin s’ils arrêtent de se chamailler. Tu sais que tu devrais postuler pour le rôle d’Highlander ! Avec ta manie de décapiter tout ce qui passe à portée d’épée… »

Edward enchaîna, en levant les bras au ciel :
« C'est un avion, c'est un oiseau, non c'est Super-Pastèque ! Et Super-Gaby ? Dis donc, mais c'est un rôle pour toi ça. Super-héros. Non ? Un collant, le string léopard à paillette par-dessus et hop ! Hum… Je déduis de ce regard que c'est non. Dommage, avocat c'est tellement ringard, tu aurais pu défendre la faible et l’opprimé autrement. Enfin, bon travail en tout cas ! »

Le concerné semble à peine les écouter et va s’exiler sur un pouf sans même leur laisser le temps de lui annoncer que Valentine est dans le jacuzzi avec Loki. Ce qui, à bien y réfléchir, n'est peut-être pas plus mal. Un meurtre en début de soirée aurait sûrement gâché la suite.

« Tu crois qu'il boude ? questionna tout de même Edward.
- Je ne sais pas. On dirait qu'il n'est pas très content d'être là en tous cas.
- Oh… Si ce n'est que ça. Ça doit être sa tête habituelle du coup, on s'inquiète pour rien. Tiens, je crois qu'un autre participant arrive  »

Aldrick sourit à son meilleur ami débarqué avec une pastèque dans les bras.

--------------


Nath VS Pasthulk


« Nath ! Tu es arrivé entier ! Oh et je vois que tu as apprivoisé PastHulk, c’est une bonne chose ! Ed tu me doit 50 francs ! Bref, tu as été très courageux face aux squelettes et la vache voulait juste un autographe tu sais, mais bon, un bol à son effigie c’est sûrement bien mieux que ce qu’elle espérait. On peut dire que tu as un don pour rendre les gens heureux, Tortue Géniale peut en témoigner !

- Vous vous êtes bien trouvés tous les deux. Tu as pu faire ta dose de câlin comme ça Nath, Aly va être tranquille pour la soirée ~ Je suis surpris que tu ne sois même pas un peu amoché, Pasthulk était de loin notre pastèque la plus forte ! Tu l'as peut-être pris par les sentiments remarque. Hey mais… D'où je te dois du fric ?

- Oh on avait pas parié ? Ah bon, dommage j'aurais essayé au moins.
- Mouais, bah ne recommence pas trop souvent tu veux ? Ah et Nath, si tu cherches le buffet, il est là-bas. Je te déconseille les mini-pizzas, c'est Ani qui les a faite.
- Je t'ai entendu ! Répliqua sa belle-sœur, un pic à glace dans les mains.   »

Aldrick hausse les épaules et tend un peu de chocolat à Nathanaël, il ouvre la bouche mais Emilie s'extrait de la jungle Mélimelonnienne pour leur ramener sa pastèque, une petite cuillère à la main.

--------------


Émilie VS Plash


« Eh ben ! De toutes les armes que tu avais je n’aurais jamais cru que tu choisirais celle-ci ! Certes on n’avait pas précisé en combien de morceaux il fallait la ramener mais tout de même ! Enfin au moins tu as pu retrouver ton père ! D’ailleurs -entre nous- il n’est pas très doué pour les démonstrations affectives.

- Oh, je vois que tu as vaincu la pastèque la plus rapide du monde ! Tu peux être fière de toi, ça n'a pas dû être de tout repos. Mais tu n'as pas l'air dans un si mauvais état que ça, tu as dû te montrer très maligne dis-moi, surtout pour le vaincre avec comme unique arme… Une petite cuillère ?  »

Le commissaire donne un léger coup de coude à Ed pour lui glisser :

« Heureusement qu'on a pas eu à lui filer de gages…
- Dommage tu veux dire ! Je suis certain que le costume d'Élektra lui serait allé à merveille !
- Ou Catwoman peut-être ?
- Trop de tissu…  
- Perv...  »

Il n'achève pas, un nouveau candidat vient de franchir la ligne d'arrivée accompagné d'un animal pour le moins original.
--------------


Narcisse VS Green Pastèque


« Nessy ! Tu n’as jamais pensé à te reconvertir en dresseur d’animaux ? Franchement si tu en as marre un jour de faire des cabrioles, ton nouveau métier est tout trouvé. Les animaux sont dingues de toi ! C’est incroyable ! Réfléchis y sérieusement, on ne sait jamais…

- Tu as tout faux Aldrick. C'est une carrière de super-héros qui l'attend. Vous aviez la classe avec vos masques et je suis certain que votre duo fonctionnerait à merveille. Vous avez à attraper Green Pastèque très vite en plus, bravo ! Je pensais que le combat serait plus ardu.
- Tu crois qu'il vaut mieux lui demander un autographe maintenant alors ? Avant qu'il ne soit trop célèbre ? On devrait peut-être s'improviser managers dans ce cas-là.  »

Edward leva les yeux au ciel, se demandant si Aldrick se voyait réellement manager de bonshommes en collant. Une odeur pestilentielle vint s'immiscer dans leurs truffes, peu avant que Layth n'apparaisse.

--------------

Layth VS Capitaine Pastèque


L'agent pris sur lui pour l'accueillir comme si de rien n'était, allant même jusqu'à pousser la chansonnette -fait rare :

« A l’aventure compagnon je suis parti vers l’horizon…. » Pas mal ce petit air ça enchaine bien. Ils devraient faire de la pub aussi, je suis sûr qu’il serait capable de vendre plein de matos avec ça !  Sacrée bande que celle-ci, par contre j’imaginais Capitaine Pastèque un peu moins…enfin disons qu’il aurait presque pu faire des sacs en macramé, même si je doute que c’eut été une réussite...

- Tiens… Il y a comme une drôle d'odeur qui émane de toi. Une espèce de… Vieux camembert immonde et dégoulinant après une bonne année de fermentation. Erk… Je te conseille d'aller vite prendre une douche ! Ou de te jeter dans le jacuzzi voisin, voire directement sous le karcher le plus proche. Enfin, le plus important c'est que tu aies vaincu Capitaine Pastèque. Beau travail. Je te conseille de patienter un peu, Lenny ne devrait pas tarder et son gage devrait te plaire ~ Mais euh… Patiente loin d'ici quand même tu veux… ».

Edward balaya l'air de la main, soulagé de voir le Djin s'éloigner.

« Il me faudra des siècles avant que mon odorat revienne !
- Tu ne crois pas que tu exagères un peu là tout de même ?
- Forcément, tu as perdu la moitié de ce sens à force de t'enfiler des clopes ~ »

Le policier ouvrit la bouche pour répliquer, mais quelque chose traversa la table de part en part dans un fracas assourdissant et un nuage de poussière se dissipa lentement pour laisser place à, Ziggy, faible qui s'évanouit presqu'aussitôt.

--------------


Ziggy VS Wonderpastèque


« Oh j’ai bien cru que c’était un OVNI, mais non, c’était Ziggy ! Franchement avoir été en communication avec Dieu lui-même…pour un débutant c’est pas si mal. J’en connais un qui doit l’envier un peu. Mais le fait que ça soit Timmy qui ait gagné me laisse perplexe, surtout maintenant qu’on a plus que la moitié des provisions pour en parler.  Qu’est-ce que tu en penses Ed ?

- De l'action… De l'aventure… Des filles… Et Ziggy ! Ça ferait une super bande annonce tu ne trouves pas Aldrick ? Pauvre petit, sa soirée a dû être riche en rebondissement. Ani ne l'a même pas disputé pour le saccage du buffet ! C'est complètement injuste, si ça avait été moi elle m'aurait empalé de suite. Enfin, ce petit bonhomme a réussi sa mission. Il n'y a plus qu'à attendre qu'il se réveille je suppose. »

Vlad avait accouru pour aider le petit Lorialet et l'installer sur le pouf le plus proche. Entre-temps, Andréa les avait rejoint, rapportant au rouquin son dromadaire, sa peluche encore agonisante, en plus de Bastian et Dawn.

« Je n'ai pas retrouvé Lennox, ni Alex. J'ai fait toute l'île, mais rien. Lennox doit être en vie, mais Alex j'en sais trop rien…
- Je suis certain qu'ils se portent tous les deux très bien, ils nous rejoindront plus tard. Si l'on veut encore un peu profiter de la soirée, il va falloir annoncer les résultats de toutes façons. Tu es d'accord Aldrick ?
- Je crois que c'est préférable en effet. En plus avec toutes les super pastèques présentes sur l'île, s'ils ont un ennui, c'est sûr il y aura quelqu'un pour venir les aider.
- C'est vrai ! Alors tout le monde est à peu près là ? Physiquement du moins… Ah je crois que Ziggy revient à lui, parfait.
- Voici donc le moment tant attendu des résultats !»
 
--------------


Résultats !

Edward se racla la gorge et leva bien haut son verre et se lança :

« Après une longue délibération où vos jurés préférés se sont acharnés à discerner la meilleure performance au prix de maux de tête fulgurent tout en supportant la femme la plus…

Le regard d'Ani convint Ed de ne pas achever sa phrase comme il l'entendait.

- Enfin ! Félicitation à Gabriel, à nouveau vainqueur de cette troisième et dernière manche. Il gagne une danse avec mon adorable belle-sœur et une journée offerte en tant que coéquipier de Superpastèque ! Une chance unique de débuter une carrière de super-héros ~
- Applaudissons tous son courage, sa stratégie, enfin je crois qu'il en avait une, sa détermination et rappelons qu'il a aussi droit à une sélection de porte-clés à l'effigie de Valentine.
- Encore bravo à lui, preuve que même le plus coincé des vampires sait être drôle quand il veut. Et ce sans perdre sa classe légendaire ! Ou presque…

Edward applaudit, suivit par une bonne partie de l'assistance, avant d'enchaîner rapidement.

« Aldrick voulait vous coller des gages, mais dans ma grande bonté, je l'ai convaincu d'y renoncer.
- Eh ! Ne dis pas n'importe quoi ! C'est toi qui...
- Chut ! Tu vas gâcher leur soirée !
- Ben voyons !
- Sur ce ! Profitez de la fête ! Les… Restes du buffet sont à votre disposition, ainsi que la piste de dance animée par le plus grand DJ de tous les temps… GoooooooldFaiiiiiry ! »

La piste s'illumina et le grand, le merveilleux, le génialissime, mais sans aucun goûts vestimentaires, GoldFairy se mit aux platines. Leur petit groupe fut rejoint par tous les personnages haut en couleurs de leurs aventures et bien que Jack Sparrow soit déjà ivre, Pinocchio en grande négociation avec Ani et Bibi Phoque affublé d'un string léopard à paillettes, tout portait à croire que la soirée serait inoubliable !





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Manche n°3 | Tape Pastèques !

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