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Neige

Cabaret du Lost Paradise - Forum RPG

Forum RPG fantastique - Au cœur de Paris, durant la fin du XIXe siècle, un cabaret est au centre de toutes les discussions. Lycanthropes, vampires, démons, gorgones… Des employés peu communs pour un public scandaleusement humain.

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 Robe de bal et autres fanfreluches [PV Kaito, Domy & Ed][1889][Terminé]

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Aldrick Voelsungen
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MessageSujet: Robe de bal et autres fanfreluches [PV Kaito, Domy & Ed][1889][Terminé]   Mar 3 Sep - 20:09

Le commissaire arpenta le Lost, pas uniquement pour aller faire un tour dans les cuisines, chercher des bouteilles à la cave ou près de la scène comme il en avait déjà eu l'occasion mais bel et bien pour rentrer directement dans le cœur de celui-ci. Ses pas résonnaient à la suite de ceux d'Andréa, qu'il ne lâchait pas d'une semelle parce qu'il lui servait de guide.

En effet, c'était rare et à peine croyable mais il devait récupérer pour une mission d'infiltration de son second un costume auprès du créateur du cabaret. D'ordinaire, son collègue se chargeait tout seul de ce genre de travail, seulement là il était cloué au lit, retenu par une forte fièvre. La mission aurait du retard, mais Billy était un homme de parole et il n'aimait guère faire attendre les autres. A plus forte raison lorsqu'il s'agissait d'un génie excentrique. Mais ça il n'avait cru bon de le signaler à son supérieur. Le policier n'aurait pourtant pas dit non à une visite solitaire de l'endroit mais ayant croisé Andréa -qu'on venait de chasser les cuisines- le destin en avait décidé autrement.

Ses iris mordorés parcouraient avec curiosité les lieux, s'arrêtant ci et là sur un détail, une couleur, un objet, faisant le maximum pour mémoriser le trajet et la structure des lieux, des fois qu'il aurait à revenir. Même s'il doutait qu'Edward soit enchanté de savoir qu'il se baladerait un jour seul dans son antre. Aussi ce n'était peut-être pas plus mal après tout, qu'il soit ainsi tombé truffe à truffe avec le jeune lycanthrope. Ils semblaient non loin des combles et plus d'une fois, l'agent dû se faire violence pour réprimer sa curiosité grandissante et ne pas jeter un œil dans l'embrassure des portes restées entre-ouvertes. De temps à autre il posait une question, mais Andréa restait évasif, alors il n'insista pas, et le suivit en silence jusqu'à se stopper devant une large porte en bois. Le benjamin s'excusa ensuite mais il avait à faire ailleurs et il dut le laisser.


*Pourquoi ai-je l'impression qu'il n'avait pas particulièrement envie d'entrer ?*

L'agent haussa un sourcil, mais frappa tout de même à la porte. Il attendit qu'on émette un son à l'intérieur pour abaisser la poignée.  

Là, Aldrick, resta bête quelques secondes, figé comme une statue fraichement acquise par Méduse : sous ses yeux se dessinait un atelier haut en couleurs, où la moire s'alliait avec le satin dans une grâce éblouissante, faisant ressortir au passage perles et dentelles, rubans et pierres scintillantes, tout semblait resplendir d'un éclat certain. Comme s'il venait de pénétrer dans la caverne d'Ali Baba mais qu'à la place des rubis, des saphirs et des montagnes de pièces d'or, il avait eu droit à un défilé de tissus plus élaborés les uns que les autres, à des fils aux tissages d'une finesse exceptionnelle et des costumes dont la finition n'avait rien à envier aux travaux soignés des orfèvres.
Ebloui, le lycanthrope mit un certain temps avant de réaliser que parmi toutes ses merveilles quelqu'un travaillait. Un jeune homme blond d'une vingtaine d'années tout au plus lui accorda un regard, s'arrêtant dans la confection de la robe qui lui faisait face.

A ce moment-là, en contemplant cette robe digne de la suprématie d'une princesse, brillant d'un éclat insensé, Aldrick eut un très, très mauvais pressentiment. Billy lui avait dit qu'il suffisait qu'il donne son nom pour que le créateur sache quel costume lui remettre, mais il ne lui avait pas précisé s'il s'agissait ou non d'un vêtement pour homme. Ni même s'il devait ramener également des accessoires supplémentaires. Il dégluti, s'éclaircit la gorge et s'enquit :


- Bonjour, vous êtes bien Kaito Mungetsu ?

Ses yeux dorés virent se planter dans ceux océan de son interlocuteur, tandis qu'il poursuivait :

- Puis-je entrer ? Je viens de la part de Billy Langevin, chercher le vêtement qu'il vous a commandé. Il laissa un silence ponctuer le propos et ajouta : Je suis Aldrick Voelsungen, son supérieur.

Vaguement le commissaire eut comme un flash et se souvint avoir déjà vu son visage sur un article de journal qui vantait les talents des jeunes créateurs, la photo montrait plusieurs pièces réalisées par ses soins dont l'élégance n'était de loin pas la seule qualité. Il lui semblait pourtant que l'interview tournait un peu en rond, comme si la seule hâte du blond était de retourner créer quelque chose d'encore plus beau, d'encore plus faste, pour se défaire de ses obnubilations, comme si c’était devenu pour lui aussi vital que de respirer.

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Dernière édition par Aldrick Voelsungen le Mer 4 Sep - 10:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Robe de bal et autres fanfreluches [PV Kaito, Domy & Ed][1889][Terminé]   Mar 3 Sep - 22:34


Chaque jour, ou bien chaque nuit que Dieu faisait, il ne pouvait pas louper une occasion de dessiner ou bien de créer. La simple raison était que peut-être Monsieur vivait en partie de son métier qui n'était autre que sa propre passion. On pouvait bien parler de son manque de tact et de son perfectionniste comme étant ses pires défauts, mais le jeune homme avait bien des défauts doubles qui lui servaient très bien dans son métier. Ce perfectionniste ne lui servait pas qu'à enquiquiner son peuple, non. Il servait avant tout à rendre tout ce que lui donnait le tissu, de la beauté de leurs touchés, de leurs vues. Il n'aimait peut-être pas la compagnie des autres, mais sa solitude ne le pesait absolument pas. Blondie était du genre solitaire, mais relativement efficace. Toujours demandé, trop demandé à son goût. Il n'avait pas une minute à lui, sauf quand il lui arrivait de dormir. Ici et là pour retoucher un costume avant une entrée sur scène, avec Lucile Roland pour trouver le tissu qu'il aimerait sur le moment. Ou bien avec une de ses muses. Une fois au mois, il descendait prendre un verre au bar pour voir l'effet que faisaient ces créations.

Ce jour, c'était hier et il n'y avait pas à dire, la nuit avait été rude. Ce retard qu'il avait pris, il devait le reprendre rapidement pour ne pas sombrer dans les abysses de la couture. Sinon, notre artiste s'en serait voulu à vie. Et Dieu sait qu'il vivait depuis longtemps et qu'il allait continuer à faire peur aux autres longtemps. D'ailleurs, il était devant son plus bel ouvrage, une robe pour June encore … Étant donné que ce cygne était son modèle de prédilection, il n'y allait pas dans la demie-mesure sachant qu'elle était aussi une proche d'Edward. Tout devait être parfait. Mais comme toujours, tout ce que Kaito touchait devenait aussi parfait que lui, du moins physiquement. Sa nature de triton ne lui avait pas donné un mauvais minois de toute façon, comment pourrait-il être difforme ou bien infirme. Baliverne, comme ses créations le créateur dépassait de loin tout ce qu'on pouvait envisager comme beau. Cette tour de métal de l’Exposition universelle par exemple était si laide qu'elle en venait à gâcher le ciel de Paris. Enfin, c'est en soupirant une énième fois et en repoussant sa chevelure dorée que le couturier posa la dernière perle du corsage de sa muse principale.

Comme toujours il tentait de faire sortir de ses costumes un trait physique ou mental de la personne pour qui il confectionnait. Pour June, c'était la légèreté, il avait donc choisi une étoffe de satin blanc légère remontée par un jupon de tulle doré que l'on voyait à peine. Le bas de la jupe étant cousu de perle, il avait décidé qu'il en serait de même pour le corsage attaché par un fil d'or. Kaito avait tracé un motif ailé qu'il avait reproduit tout le matin en y apposant des perles blanches. Quoique plutôt écrue pour qu'elles ressortent un peu du blanc neige de ce tissu de soie. Mais peu satisfait de son travail, car oui, il manquait toujours quelque chose à ses œuvres. Le blondinet avait conclu qu'il fallait rajouter de la dentelle perlée sur le col ou au moins ajouter des manches ballons avec le tissu moucheté d'or que Lucile lui avait rapporté l'avant-veille. Il avait alors cherché dans ses différentes boites et étagères la perle rare. Rapidement il opta pour les manches et avait rapidement découpé le tissu et choisit une belle dentelle de Venise pour l'y mettre en finition. Après cette recherche il avait donc retrouvé sa place devant la robe, devant sa sublime création avant qu'un bruit sourd ne vienne importuné ses douces oreilles. C'est d'ailleurs en buvant une grande gorgée d'eau qu'il poussa un grognement strident qui signifiait que le visiteur non désiré pouvait entré dans SON antre.

Il ne tourna le regard que quand il entendit le grincement significatif de la rotation de la porte dans les chevilles. Il n'avait pas de cernes, mais se contenta d'un sourire mauvais. Il n'était pas facile de faire plaisir au couturier quand on le dérangeait dans son travail, mais il se tût attendant que l'homme sur le pas décline son identité. C'est d'ailleurs en buvant une autre gorgée d'eau qu'il remarqua que ce sombre inconnu n'était jamais venu le voir. Tout cela à la vue de l'étonnement qu'il affichait devant la pièce. Figé comme une gargouille. Mais ça laissa le temps au triton de l'observé de plus près. Assez grand, vêtu d'un costume sobre, mais élégant, ses chaussures vernies donnaient un éclat à toute la tenue. Bien qu'il faut dire qu'il n'était lui aussi pas laid avec ses yeux d'or et sa chevelure de jais, Kaito se trouvait nettement supérieur au niveau de la beauté, ses deux yeux lagons le fixant toujours. Il se reprit alors que Kaito se raclait la gorge pour qu'il décline son identité :

« -Bonjour, vous êtes bien Kaito Mungetsu ? »
« -Lui-même. » Dit-il d'un ton froid et hautain.

C'était de son ressort d'être sympathique et gentil, mais pas dans ce genre de situation après tout, il créait pour June donc c'était le plus grand dérangement de toute sa carrière. June était sacrée et il n'avait pas que ce costume à faire aujourd'hui puisqu'il espérait l'avoir fini avant midi aux vues de ce qu'il restait à faire. Mais bon, il se contenta de sourire malgré le ton employé envers l'inconnu, qui continua son blabla, ses yeux dorés plantés dans ceux du triton :

« - Puis-je entrer ? Je viens de la part de Billy Langevin, chercher le vêtement qu'il vous a commandé. Je suis Aldrick Voelsungen, son supérieur.»

Ah, mais le nom de Billy changea tout la donne. D'un bon le couturier se leva, ajustant ses cheveux blond et tournant dans la pièce tel un rapace. Cherchant tout ce que le jeune homme lui avait demandé. Alors qu'il murmurait pour lui même, Kaito eut l'amabilité de s’adresser au visiteur :

« - Asseyez-vous Monsieur Voelsun … Aldrick, et peut importe, ce que Billy m'a demandé était fait de plusieurs accessoires et de divers vêtements. Je tiens à tout repasser en revue avant de vous le donner. D'ailleurs que lui est-il arrivé pour qu'il ne vienne pas me voir personnellement ? Quelque chose de bien peu fâcheux j'espère ? »

Billy et Kaito n'étaient pas vraiment des amis que l'on qualifiait de proches. Néanmoins, il l'aimait bien pour son sens du goût et de l'excentricité. Bien que la rencontre avait été organisée par une cousine de ce dernier, que Kaito avait délaissé depuis. Enfin, il cherchait encore alors que d'autres personnes semblaient vouloir déranger encore et toujours le grand couturier qu'il était…

Maudite soirée et maudit retard.

HRP:
 
Dominik Steadworthy
Walking in the Dark
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MessageSujet: Re: Robe de bal et autres fanfreluches [PV Kaito, Domy & Ed][1889][Terminé]   Jeu 5 Sep - 20:45

Il errait, propre à son habitude, las de ne trouver quoi que ce soit de plus intéressant à faire après son numéro de la soirée. Il connaissait tous les coins de tapis relevés, l’emplacement de chaque fenêtre ou meuble, chaque porte, chaque poussière. Les vas et viens de tout le monde, toujours dans les mêmes heures, étaient devenus aussi faciles à prévoir que les poules n’auront jamais de dents quoi qu’on en dise. Il connaissait le cabaret par cœur. Enfin, c’était vrai pour le premier étage et le rez-de-chaussée.  Dominik ne s’était jamais vraiment aventuré plus loin, sauf dans de rares moments d’ennui extrême où il avait visité le second étage, mais rien de plus. Bien que la curiosité le picotait depuis longtemps, il avait bien remarqué qu’aucun autre employé ne se rendait au sous-sol, et il aimait penser que les rares qui le faisaient n’étaient peut-être pas sains d’esprits. Qui sait ce qui pouvait réellement se trouver dans le sous-sol d’un cabaret où grouillaient vampires, lycanthropes, dragons et autres «choses» plus ou moins rassurantes et toutes aussi étranges des unes aux autres. Même des revenants. Eh oui. Lui-même n’était pas à proprement parler «normal», mais il n’était pas non plus une de ces créatures mythiques qui l’avaient terrorisé dans son plus jeune âge, mais auxquelles il avait cessé de croire depuis bien longtemps déjà. Je dis bien «avait». Le Lost Paradise avait depuis eu la bonté de le détromper sur le sujet. Bien que la frayeur fût une émotion qu’il n’avait pas ressentie depuis des lustres et que  les gens qui animaient le cabaret n’étaient pas réellement effrayants (sauf Edward et son imposant statut), il continuait à croire que si personne ne se rendait au sous-sol, c’était pour une bonne raison.

D’autres parts, il ne s’était jamais vraiment attardé à savoir ce qui se trouvait au-delà des quartiers du boss, sous la mansarde. C’était l’endroit du couturier, là où les froufrous et la dentelle se livraient bataille dans un désordre monstre. Enfin, c’est ce qu’il présumait. Il n’y avait pas vraiment jeté de coup d’œil et cela ne l’intéressait pas. Il avait assez vu de robes bouffantes, parsemées de joyaux par-ci par-là, dans sa vie antérieure pour en faire une surdose et n’avoir aucune envie de savoir comment on les fabriquait. Cependant, cette journée était une autre de celles où l’ennui était pire qu’à l’habitude. Il s’ennuierait peut-être moins s’il socialisait plus, mais c’était loin d’être sa force et dès qu’il le faisait, il n’avait qu’une envie, se cacher dans le plancher. Maintenant qu’il pouvait le faire, c’était bien mieux, mais les gens n’appréciaient pas beaucoup qu’il disparaisse dès qu’ils avaient le dos tourné. Vas savoir pourquoi.

Dans un soupir, Dominik détacha son regard des employés qui se bousculaient presque pour arriver à passer sur l’étage et s’apprêtait à descendre au-rez-de-chaussée, se demandant quoi faire pour égayer sa journée un tant soit peu. Mais déjà, quelqu’un montait. Dominik recula, le dos accoté contre le mur pour éviter d’être aperçu. Au passage, il reconnut Aldrick, l’un des clients les plus fidèles du Lost qui lui avait toujours parut fort sympathique et Andréa qui le précédait. Un client, quoi que commissaire, qui se rendait à l’étage? Quelque chose s’était-il passé sans qu’ils en aient avertis les employés? Dominik jeta un coup d’œil sur l’étage. Tout le monde s’afférait et semblait ne se soucier de rien. Cela ne devait pas être très grave alors… Dans tous les cas, Andréa l’accompagnait, il ne devait donc y avoir aucun problème majeur… mais d’un autre côté, la chambre de celui-ci se trouvait bien là-haut, non ? Oh, wait! Intrigué et attrapant avec joie la grande opportunité de faire quelque chose de cette journée, Dominik se glissa derrière eux. Il devait les accompagner, même si pour ça il devait se cacher à moitié dans les murs, et découvrir ce qui se tramait derrière tout ça.

Ils montèrent jusque sous le toit, comme Dominik l’avait prévu. Ils passèrent près de la chambre d’Andréa mais ne ralentirent pas leur démarche pour autant. Tiens? La chose intéressait le revenant encore plus maintenant. À vrai dire, il préférait vraiment ne pas avoir vu les deux lycanthropes s’introduire dans la chambre du plus jeune. Son imagination fertile serait à tous les coups devenue sa pire ennemie. Andréa s’arrêta devant une autre porte en bois, puis laissa le commissaire à lui-même. Au passage du neveu d’Edward, Dominik dû se mouvoir encore une fois dans le mur pour ne pas être aperçu. Pour une fois, il n’avait pas ressenti la sensation désagréable qui s’en prenait toujours à lui au moment de traverser. L’effet de panique avait rendu la chose plutôt amusante dans les faits. Lorsqu’il émergea de la paroi, Andréa avait disparu et la large porte de bois était ouverte. Aldrick était à l’intérieur. Chez le couturier.

Dominik hésita. Maintenant qu’il savait qu’il ne se passait rien entre les deux lycanthropes, qu’avait-il encore à faire ici? Il aurait mieux fait de redescendre au premier étage et vaquer à ses occupations habituelles… ouais… quelles occupations, en fait? Déambuler dans les couloirs, fuir la population du cabaret le quart du temps et jouer du piano. Ah, jouer du piano. Cette option paraissait moins vide de sens et plus attrayante que les autres. Des voix s’élevèrent alors, provenant de l’antre du couturier. Ah, et puis au diable le piano! Cette fois, Dominik était décidé. Fini la solitude! Terminé l’errance! Assez de cette sombre expression qui marquait son visage! Il n’en pouvait plus d’être aussi taciturne tout le temps. Il prit son courage à deux mains. Il devait communiquer! MAINTENANT!

Le revenant atteignit la porte qui s’ouvrait sur l’atelier de Kaito en un temps, trois mouvements et se planta droit dans l’embrasure de la porte. À cet instant, la magnificence du lieu le percuta de plein fouet. Bien que seulement quelques chandelles semblaient allumées, une lumière presque aveuglante mais paisible semblait irradier de la pièce et des tonnes de tissus qui remplissaient littéralement tout l’endroit, sans toutefois créer un désordre tel qu’il l’imaginait. L’atelier le laissait entièrement pantois. Les deux paires d’yeux qui s’étaient rivées sur lui d’un coup le déstabilisèrent alors. Aldrick, droit devant dans toute sa grandeur et Kaito, penché devant une énorme pile de vêtements, tous deux restaient immobile à le fixer. Le regard du premier traduisait surtout la surprise, alors que celui du second lui lançait plutôt des couteaux aiguisés et bien tranchants. Ce n’est qu’alors, que Dominik réalisa. Son geste, pourtant rempli de bonne volonté, avait peut-être été légèrement…impulsif? Il restait là, l’air stupide, ébloui par la pièce et déstabilisé par les regards tournés sur lui. Au diable la communication! Pourquoi ne s’était-il pas contenté de faire ce qu’il faisait toujours?

«Euh… pardon? », balbutia-t-il du bout des lèvres, souhaitant plutôt rentrer sous terre que d’avoir encore à soutenir le regard meurtrier du couturier.

Le bien dans tout ça, c’est qu’il pouvait réellement le faire! Toutefois, des pas se répercutant sur le plancher du couloir l’en empêchèrent, attirant toute sa concentration sur la venue de la venue de quelqu’un, qui, peut-être, pourrait le sauver de cette misérable situation. Que quelqu’un intervienne sur-le-champ!

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Edward White
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MessageSujet: Re: Robe de bal et autres fanfreluches [PV Kaito, Domy & Ed][1889][Terminé]   Sam 7 Sep - 18:42


    « Ton fils va très bien et il travaille ! Arrête de monopoliser ma ligne tu veux. Et cesse de raconter des insanités sur mon compte aux hôtesses téléphoniques ! De quoi j'ai l'air moi ! Qu… Haha très drôle. Et ça te fait rire ! Rah ! »

    Edward raccrocha violemment le combiné dans un « ding » moqueur. Il contempla un moment l'appareil, ses doigts tapotant machinalement sur son imposant bureau où une pile de paperasse s'entassait depuis une bonne semaine. C'était sa belle-sœur. Anastasia. La mère adoptive d'Andréa et la pire espèce de femme qui ait jamais foulé le sol de la terre. Gorgones et harpies pouvaient aller se rhabiller, Ani n'en faisait qu'une bouchée. Histoire de parfaire le tableau, un poste téléphonique venait d'être installé à une petite quinzaine de minutes de leur village, un enchantement pour cette maman poule qui ne demandait qu'à avoir son petit loup au bout du fil et ce… Depuis neuf heure du matin.

    À bout de nerf, Edward choisit de s'attaquer à la lettre d'insultes cordiales qu'il souhaitait envoyer à un critique mythomane, vraisemblablement payé pour descendre en flèche son cabaret sans jamais y avoir mis les pieds. L'article était paru dans le pire torchon de Paris, mais ce n'était pas une raison pour ne pas en saluer l'auteur, ce sale petit c… Concombre. Restons polis.
    C'est fort de sa plume acerbe que le lycan traça les premières lignes de son message. Autant dire qu'il se fit plaisir, hésitant même à remercier sa belle-sœur pour l'inspiration hargneuse qu'elle avait su lui apporter. Il avait presque atteint le point finale de son œuvre lorsqu'un parfum connu vint chatouiller sa truffe. Non de non.

    Son cœur manqua un battement, tandis que ses iris dépareillaient coulaient jusqu'à la porte de son bureau. Aldrick ? ALDRICK ! Sa plume se plia sous son soudain état de stresse, provoquant un énorme pâté noir à la place du simple point qu'il devait ajouter. Et merde ! Le monde entier avait donc décidé d'avoir sa peau dès aujourd'hui. C'était embêtant, d'autant qu'il n'avait pas encore payé toutes les factures…
    Edward serra les dents et se détendit une fraction de seconde lorsqu'il reconnut le parfum d'Andréa. Bon… Au moins le commissaire ne se promenait pas seul. Minute… Qu'est-ce qu'il faisait avec son neveu ? Encore ? Il essayait de l’enrôler dans son délire vengeur, à moins que le louveteau n'ait fait une énième bourde que le policier accepte de passer sous silence, en échange de quelques faveurs.

    Une grimace se peignit sur le visage d'Edward. Bon… À noter, foutre au feu les aventures salaces de Casanova.

    Se rejetant dans son fauteuil, il attendit patiemment, guettant les pas des deux hommes qui gagnaient l'étage supérieur. Si la porte de chambre du mini loup claquait, il tuerait Aldrick, le ranimerait et le laisserait en pâture à Anastasia. Mais non. Le bruit s'éloigna, prenant la direction des ateliers et quelques minutes plus tard, Andréa revenait seul, ce qui laissa Edward pour le moins perplexe. Que se passait-il là haut ?

    Il quitta rapidement son bureau et alpaga le louveteau qui finissait juste de descendre les marches menant au comble. La pâleur soudaine de ce dernier ne laissait guère de doute sur le fait qu'il songeait avoir fait une belle bêtise et il s'empressa de s'excuser :

    « Je pensais qu'il valait mieux ne pas le laisser monter tout seul, je l'ai juste accompagné pour…
    - Viens là. »

    Andréa soupira et suivit son oncle dans son bureau, certain qu'une punition lui pendait au nez. Ce dernier referma la porte derrière lui avant de s'appuyer contre son bureau.

    « C'est bien ce que tu as fait, même si j'aurais préféré que tu viennes me chercher. Il vient récupérer quoi alors ? »
    Un soupire de soulagement s'échappa des lèvres du louveteau qui se laissa tomber dans le divan le plus proche.

    « Il vient récupérer une commande faite à Kaito. Un truc de son second je crois… Pilly.
    - Billy, rectifia Edward avant de passer sa main sur son menton d'un air songeur. C'est bien la première fois qu'il se déplace, ça mérite une enquête. Peux-tu a… »

    Il fut coupé par la sonnerie stridente du téléphone. Il en arracha le combiné avec rage, hurlant sans aucune pudeur :

    « C'est bon ! Je te le passe ! »

    Il fit signe à Andréa d'approcher, maugréant tout en levant les yeux au ciel :

    « Ta sorcière de mère… »

    Le louveteau se saisit timidement de l'appareil et le porta à son oreille, tandis que son oncle s'éclipsait au plus vite. Il gravit les escaliers quatre à quatre pour atteindre le pallier du dernier étage. Il en longea le couloir et rejoignit l'atelier de Kaito qu'il trouva, à sa grande surprise, déjà très animé. En plus du couturier et du commissaire, un de ses artistes l'observait comme si sa survie dépendait de son intervention. Reconnaissant Dominik, un talentueux pianiste plus que réservé, Edward haussa un sourcil avant de pénétrer dans la pièce :

    « Alors ? On organise une petite fête sans m'inviter ? Voilà qui n'est pas très poli. Fort heureusement, je suis à l'heure. »

    Il réajusta ses manches et fit signe au petit pianiste de s'avancer, avant de tourner son regard dépareillé sur le commissaire :

    « Comment vas-tu Aldrick ? Tu aurais dû me prévenir de ta visite, une chance qu'Andréa t'ait trouvé avant moi, il aurait été des plus malheureux pour toi que tu t'égares dans mes couloirs… »

    La mise en garde était à peine dissimulée, mais Edward préférait être clair plutôt que de le retrouver en train de fouiner sans son autorisation. Une fois certain que ses mots étaient assimilés, il adressa un simple sourire à tout ce petit monde et salua d'un sifflement le travail en de Kaito :

    « Diantre c'est encore un chez d'œuvre qui prend corps sous tes doigts. June va être comblée et je pense ne pas me tromper en t'affirmant que le public le sera tout autant. »

    Il se pencha un instant pour mieux contempler le splendide costume en cours de réalisation, tout en prenant garde à ne rien toucher bien qu'il en meurt d'envie. C'était splendide, comme toujours. Il air satisfait se peignit sur son visage tandis que les paroles de son neveu lui revenaient en tête. Il se dressa, son regard parcourut lentement la pièce et s'arrêta une une robe des plus chique d'un magnifique vert émeraude. Cela le surpris car il n'avait pas eu connaissance de l'achat d'un tel tissu par le cabaret. D'un pas, il rejoignit le vêtement et glissa un doigt sur l'une des fines broderies qui marquaient le col, alors qu'un sourire amusé étira lentement ses lèvres. Ses iris se tournèrent vers le commissaire et c'est avec une pointe de moquerie qu'il lâcha :

    « Je ne crois pas me tromper en disant que cette robe siérait à merveille à ton second mon cher Aldrick. N'es-tu pas d'accord ? »


H.R.P:
 
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Aldrick Voelsungen
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MessageSujet: Re: Robe de bal et autres fanfreluches [PV Kaito, Domy & Ed][1889][Terminé]   Lun 9 Sep - 16:37

Le commissaire ne se fit pas prier mais arqua tout de même un sourcil devant cette familiarité soudaine. Il fut une époque où son nom seul aurait suffi à en rebuté plus d'un, mais ce n'était plus d'actualité, aussi se contenta-t-il de prendre place là où le couturier le lui avait demandé. Il glissa en chassant l'air d'un geste de la main.

- Billy ? Non, il est increvable. C'est bien dommage qu'il ne prenne d'ailleurs pas exemple sur votre organisation dans son travail, mais rassurez-vous, il a juste une vilaine grippe. Je suis passé le voir ce matin, il est encore fiévreux mais ça ne devrait pas durer. Je dois repasser le voir ce soir si vous voulez je lui transmettrais...

Son regard suivi celui du couturier qui semblait s'être arrêté dans son élan et coula vers la porte pour détailler un petit spectre qu'il connaissait bien.

- ...un message ? Acheva-t-il machinalement avant de sourire. Oh Dominik !  Ça tombe bien que tu sois là j'ai à te parler aussi !

Il n'eut pas le temps de poursuivre que déjà sa truffe le picotait, lui arrachant une grimace jusqu'à ce que le propriétaire de cette odeur daigne se montrer, armé comme toujours de son sempiternel humour -dont il se serait bien passé. Un air las se peignit brièvement sur le visage d'Aldrick.

*Ne peut-on vraiment rien faire ici sans qu'il vienne fourrer sa truffe partout, lui ?*

Comme en réponse à sa question, le bigarré s'enquit de sa forme avant de le menacer.

- Bonjour. Je vais très bien comme tu peux le voir Edward.  Enfin un peu moins depuis que tu es là, mais je suppose que tu t'en fiches ? Il laissa un silence s'immiscer avant de planter son regard dans le sien. Oh ! Pour information je te rappelle aussi que menacer un agent en fonction est puni par la loi. Son regard se fit mauvais. Ça ne faisait pas dix minutes qu'il était là et déjà il le réprimandait comme un gosse ? Et puis quoi encore ?! A plus forte raison alors que je suis resté parfaitement sage, Andréa en témoignera.

Il croisa ensuite les bras sur son torse, fatigué déjà de devoir composer avec cet énergumène. Fatigué de savoir qu'il était déjà au courant de tout concernant sa venue. Mais ce dernier l'ignora purement et simplement pour complimenter la robe inachevée. En entendant parler de June, le brun frissonna, un bref instant il se souvint d'elle souriant à son bras, et cela le calma grandement.

*A-t-elle mis Edward dans la confidence pour notre rendez-vous ?* Son regard glissa sur le concerné tandis qu'il repensait aussi à sa "conversation" avec Henri. Certes après leur journée en tête à tête, il avait eu de grands doutes quant à la nature véritable de la belle mais de là à ce qu'Edward lui-même la laisse vivre ici...Jamais il ne l'aurait imaginé assez fou pour ça.

Un sourire -qui ne lui disait vraiment rien de bon- se dessina sur les lèvres du maître des lieux, et un bref instant il craint avoir à nouveau eu un de ses nombreux délits de faciès, mais jamais, oh grand jamais ! Il ne s'était attendu à la remarque qui suivit. Il fronça les sourcils et ses iris vermeils glissèrent sur le couturier, chercher une confirmation.


- J'ignorais qu'il avait commandé une robe aussi...

*Et merde ! Sérieusement Billy, tu me payeras ça! * Se promit-il intérieurement avant de lâcher pour tenter de sauver les apparences, après avoir réalisé sa bourde -et en dépit de la surprise qui décomposait ses traits :

- On ne choisit pas les missions qu'on nous octroie. Billy est méconnaissable une fois déguisé, et c'est un très bon élément, s'il a besoin d'une tenue de ce genre, je n'ai rien à y redire.

*Pourvu qu'il n'y ait qu'une robe !* Se dit-il en rongeant son frein.

Il avisa tout de même l'objet du délit. Elle était à n'en pas douter d'une finesse et d'une beauté rare, n'importe quelle dame de Paris aurait adoré pouvoir la vêtir. Mais imaginer Billy dans ce chef d'œuvre de la couture le laissait tout de même perplexe. Peu importe le nombre d'années et leur quotidien, Billy le bluffait encore parfois lorsqu'il se parait d'une tenue qu'aucun autre homme n'aurait daigné porter -par fierté mal placée. Parfois même, c'était son odeur qui le trahissait -mais c'était devenu plus rare au fil du temps- sans oublier quelques-uns de ses tics lorsqu'il parlait de rangement. Il avait appris au fil du temps à le reconnaitre sous de nombreuses apparences, et c'était un moyen efficace de pallier à certaines plaisanteries dont tout le service était friand.


- Mais ne fais pas ton jaloux, veux-tu ? Tu veux l'essayer peut-être ? Il faudra t’arranger avec Billy… ou avec ton couturier.

Son sourire se fit carnassier. Pour ceux qui en doutaient encore, impossible cette fois de s'y tromper : il y avait de l'eau dans le gaz entre eux deux. Réalisant un peu tardivement qu’en étant dans l’atelier même qui avait vu naitre l’objet, la boutade pouvait paraitre déplacée, le policier reporta son attention sur Kaito, se demandant vaguement comment il ferait si on lui claquait à présent la porte au nez. Après tout, il venait tout de même de le mettre en porte à faux avec son patron. Mais il n’avait pas réussi à s’en empêcher.

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MessageSujet: Re: Robe de bal et autres fanfreluches [PV Kaito, Domy & Ed][1889][Terminé]   Mar 14 Jan - 21:00

Penses-tu vraiment à la santé de Billy quand tu as posé cette question ? C’était bien étrange de ta part toi qui ne t’intéressait qu’à la mode et à la couture tu arrivais à t’inquiéter du sort d’un ami comme ce dernier le disait si bien en parlant de toi. Mais le fait que ton atelier était pu a peu envahi par les autres te dérangeaient. Tu n’en avais pas vraiment l’habitude, la seule personne qui venait ici était Lucile. Mais, peu importe, tu savais t’adapter. Difficilement, mais tu le faisais, après tout tu n’avais pas le choix, demandé par tous et si peu disponible…

Ah, le triton que tu as été vraiment bien mal lotie d’avoir accepté ce travail, pourtant il t’a donné des jambes et donc tu te sentais redevable envers Edward et la jolie et casse-couille médecin du cabaret. Mais tu évitais de penser à sa prochaine visite après tout, tu détestais ce moment du mois où elle devait venir ou bien quand tu allais la voir pour boire cet immonde liquide jaunâtre qui te donnait forme humaine. Mais pourtant, tout en rassemblant les affaires commandées par Billy, tu jetais de curieux coups d’œil à ce commissaire qui ajouta à ton attention, pour répondre à ta question :

« — Billy ? Non, il est increvable. C'est bien dommage qu'il ne prenne d'ailleurs pas exemple sur votre organisation dans son travail, mais rassurez-vous, il a juste une vilaine grippe. Je suis passé le voir ce matin, il est encore fiévreux, mais ça ne devrait pas durer. Je dois repasser le voir, ce soir si vous voulez je lui transmettrais... »

Il s’arrêta subitement, et tu regardas dans la même direction que lui évitant de froisser la magnifique robe verte qui trônait désormais en reine sur un autre mannequin. Si tu avais pu, tu lui aurais retourné un compliment gentil comme il l’a fait pour ton organisation de travail, mais le pianiste du cabaret tomba de nulle part en s’excusant. Tu poussas un soupir d’exaspération certain ce qui pouvait faire très peur alors que tes joues blanches prenaient une teinte rosée par l’énervement et la colère. Alors que tu lâchas sèchement :

« - Vous faites bien de vous excuser ! Écouter aux portes est d’une impolitesse sans nom. »

Sec et direct, tu l’étais toujours et tout le monde, du moins beaucoup de monde te détestait pour cela. Mais bon tu étais unique pour cette raison, ce couturier solitaire et maniaque qui était parfois désiré parfois pas du tout. Ce genre de personne au je t’aime, moi non plus que l’on pouvait croiser dans la rue, un éternel amant que l’on voudrait et que tu ne donnerais qu’à la perle qui aurait les yeux de ton collier. Après tout, les tritons ne tombent pas amoureux si facilement et c’était ton cas comme tous ceux de ta race, tu prends même le temps de choisir celui qui sera avec toi à vie. Mais ton énervement naturel était un trait développé en compagnie des humains, avant tu étais juste maniaque et narcissique, maintenant le trait de colérique c’est ajouté à tout cela… Au plus grand damne de tous. Puis c’est e grand patron qui apparu dans le cadre de la porte ajoutant ironique :

« Alors ? On organise une petite fête sans m'inviter ? Voilà qui n'est pas très poli. Fort heureusement, je suis à l'heure. »
« - N’est-il pas merveilleux que vous veniez sauver Dominik d’un coup de ciseaux malencontreux. » Dis-tu en fronçant les sourcils.

Tu n’étais pas dans un bon jour et tu montras au pianiste une chaise vide en lui lançant un regard mauvais qui l’invitait à ne rien toucher du tout. Edward commença à dialoguer avec le policier présent toi tu mettais encore de l’ordre dans les accessoires de la commande de Billy et puis le patron d’adressa un compliment sur la prochaine tenue de June qui te fit sourire :

« Diantre c'est encore un chez d'œuvre qui prend corps sous tes doigts. June va être comblée et je pense ne pas me tromper en t'affirmant que le public le sera tout autant. »

« - C’est certain, je mets toujours du cœur à l’ouvrage. Au plus grands plaisirs des yeux et des sens. »

Tu continuas à faire ce qu’il fallait quand Edward lança une pique au commissaire et que tu le vis toucher à la robe encore en préparation, tu attrapas vite une règle et lui tapa gentiment sur les doigts :

« - Je pense être clair sur le fait que mes robes ne doivent être touchées avant d’être remises au propriétaire. » Ajoutas-tu.

Tu étais d’un ton moins sec, mais tout aussi menaçant, patron ou pas, tes créations étaient du genre sacré et y touché avant la remise était interdite pour tous. Le commissaire chercha ton regard pour une confirmation et tu hochas faiblement la tête pour approuver, cette commande était bel et bien celle de son second. Bien évidemment, tu écoutas leurs disputes et tu t’impatientas. D’un coup sec du déballa sur la petite table basse : Un corset d’ornement noir avec une fine dentelle, des gants de velours de la même couleur et des souliers avec des talons exagérément hauts pour l’époque en ajoutant :

« Ne croyez surement pas que je vais vous laissez rire de mon travail, Billy m’a donné de consignes bien précises et ces accessoires ne son que quelques une de la longue liste qu’il m’a donnée. D’ailleurs Monsieur » il tendit un bon à cet homme aux cheveux jais « Billy devait aussi aller chercher une perruque sur les champs avec une recommandation de ma part vous y trouverez l’adresse et le prix. Je ferais parvenir mes honoraires au commissariat de police quand j’aurais eu le temps de les calculer. »
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MessageSujet: Re: Robe de bal et autres fanfreluches [PV Kaito, Domy & Ed][1889][Terminé]   Jeu 23 Jan - 2:11

La silhouette de M. White se dessina dans l'embrasure de la porte. Dominik ignorait s'il devait se sentir soulager ou, au contraire, encore plus mal à l'aise. Alors qu'il restait là à se demander s'il allait mourir une seconde fois ou non, les paroles du commissaire auxquelles il n'avait pas porté attention jusqu'alors  lui revinrent en tête.

« Oh Dominik !  Ça tombe bien que tu sois là j'ai à te parler aussi »

J'ai à te parler aussi. J'ai à te parler aussi. J'ai à te… Ah bon? En quel honneur? Il savait qu'il n'avait rien fait de mal, du moins à sa connaissance... Pourquoi le commissaire Voelsungen voulait-il s'entretenir avec lui? Pour une raison inconnue, les policiers lui avait toujours donné froid dans le dos. À Londres, il n'était pas rare que les hommes de loi soient corrompus. Qui sait ce qu'il avait derrière la tête? Et s'il avait découvert qu'il était décédé depuis déjà quatre ans? Ce n'était pourtant pas un crime... Si? Tout se bousculait dans la tête du pianiste alors que son patron prenait la parole. Il n'avait pas l'air en colère ou quoi que ce soit. Bien sûr, à côté de Kaito, tout le monde avait l'air serein et tout droit sorti d'une comédie musicale... Edward fit signe à Dominik d'avancer de quelques pas, et il suivit son conseil sans rechigner, même si cela l'obligeait à se rapprocher du couturier en furie...

« N’est-il pas merveilleux que vous veniez sauver Dominik d’un coup de ciseaux malencontreux. »

Le revenant avala de travers. Kaito lui pointa vivement une chaise un peu plus loin, solitaire au milieu du fouillis. Il n'eut qu'à croiser le regard noir du couturier pour s'y rendre sur-le-champs. La conversation entre le trois hommes se poursuivait, alors qu'il restait là, assis sur une chaise, crispé. Il n'osait même plus bouger, question d'éviter de faire une autre gaffe. Puis il en vint à se demander pourquoi il restait là. Visiblement, il n'avait rien à voir dans cette histoire. Il n'était que spectateur indésiré de la scène. Pourtant, il n'osait pas se lever et partir. Cela aurait été d'une telle simplicité. Se lever, s'excuser à nouveau, et les laisser vaquer au commerce de robe alors qu'il se rendait... ailleurs. Quelque part dans le cabaret, devenant témoin extérieur d'une autre scène à laquelle il n'était pas impliqué. Ou seul dans un endroit vide à tenter de ne déranger personne... Ici ou ailleurs, c'était du pareil au même. Il n'avait jamais été aussi soumis et écoutant que depuis sa mort. Où était passé sa fougue, sa rebellion, son arrogance? Quelques années plus tôt, il aurait sans doute répondu à Kaito. Au lieu de quoi il préférait rester en silence et observer la scène. D'autant plus que cela devenait intéressant. La tension dans les propos qu'échangeaient Edward et Aldrick entre eux était palpable. Et l'exaspération du couturier encore plus.

Kaito tendit un papier au commissaire pour qu'il aille également récupérer une perruque. Son supérieur avait vraiment une drôle d'idée en tête... C'était sans doute absurde, mais cela sonnait comme une aventure. Récupérer la perruque en soit sonnait comme une mission. Ou un simple prétexte pour sortir du cabaret pour autre chose qu'une ballade. Bien sûr, le commissaire allait sans doute refuser. Mais... Rien ne l'empêchait d'y aller quand même. Perdu dans ses pensées, il ne se soucia pas de ce qui se passait maintenant et se leva d'un bon, décidé. Il avait besoin de mettre du piquant dans sa routine solitaire.

« Si vous avez besoin de compagnie, Monsieur Voelsungen, je suis tout à fait libre. Ne vouliez-vous pas m'entretenir de quelque chose? »

Il guetta la réaction de son patron et celle de Kaito, mais n'en était étrangement pas effrayé. *Je pars à l'aventure! *

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MessageSujet: Re: Robe de bal et autres fanfreluches [PV Kaito, Domy & Ed][1889][Terminé]   Lun 24 Fév - 20:23


    « Mais ne fais pas ton jaloux, veux-tu ? Tu veux l'essayer peut-être ? Il faudra t'arranger avec Billy... ou avec ton couturier.
    - Ne dis pas de sottises, elle est beaucoup trop petite pour moi, je l'abîmerai ! Répliqua Edward avant de réprimer une exclamation de surprise.

    Il se frotta les doigts, songeant que le besoin de perfection de son couturier allait un peu loin. Non pas qu'il soit insensible au charme d'une belle toilette, mais enfin, celle-ci n'avait rien à faire dans son cabaret, elle n'était même pas pour une de ses artistes ! Réprimant un grognement, il se consola en songeant à l'allure d'Aldrick lorsqu'il sortirait de son établissement les bras chargés de toute cette fantaisie féminine. Fantaisies auxquelles s'ajouta des accessoires qu'Edward se refusa à imaginer portés par Billy. Assurément, le second devait faire une charmante jeune femme, mais se le représenter de la sorte n'aurait fait que hérisser le poil au mâle lycanthrope que cachait l'allure distinguée du maître du Lost. En revanche, il y avait là de quoi faire sortir de ces gonds ce cher commissaire, chose à laquelle Edward ne put se soustraire, observant d'une œil professionnel la finesse des gants :

    « Et bien commissaire, je suis surpris que le budget de la police permette de si extraordinaires déguisements. C'est assurément un très, très gros poisson que vous devez tenter d'appâter et rien n'est plus amusant que d'imaginer sa figure lorsqu'il s'apercevra que les jupons qui l'ont tant affolé cachent les deux jambes viriles et musclées d'un homme. »

    Puis Edward se tourna vers Dominik, arquant un sourcil en entendant son dévouement si spontané. Allons bon ! Si même ses artistes se mettaient à fréquenter les forces de l'ordre, cela risquait de lui causer davantage de soucis, sans compter les innombrables possibilités sournoises que certaines fréquentations pouvaient offrir à Aldrick. Encore faudrait-il que le loup sache les saisir, et à ce niveau, Edward n'ignorait pas qu'il restait du progrès à faire tant ce commissaire têtu et borné fonçait tête baissée à la première occasion. Pourtant, apprendre que Dominik avait également à faire avec l'agent de police fit naître un doute raisonnable en Edward. Il avait toute confiance en son pianiste, mais beaucoup moins dans le commissaire, et préférant prévenir qui guérir, il demanda avec un naturel contrôlé :

    « Vraiment ? Tu avais donc également à voir avec mon pianiste ? Décidément, cela devient très curieux, et j'admets grandement m'interroger sur le sujet de ce mystérieux entretient. »

    En réalité, il n'avait aucunement besoin d'en connaître le contenu, bien qu'il en meurt d'envie. Le simple fait que Dominik évoque, en sa présence, leur future discussion, signifiait que le jeune homme n'avait rien à se reprocher. Ou alors il était foutrement culotté, chose dont Edward doutait grandement. En revanche, Edward était beaucoup plus méfiant à l'égard d'Aldrick, dont il connaissait les desseins dans les grandes lignes, mais sans savoir jusqu'où il serait prêt à aller pour les mettre à exécution. Le regard dépareillé du loup resta quelques instants sur le commissaire, cherchant à analyser ses réactions, avant de reprendre son air habituel. Il reporta son attention sur le pianiste, puis sur son couturier et ce fut à ce dernier qu'il s'adressa :

    « J'ignorais qu'il existait un tel arrangement entre M. Langevin et toi, Kaito. Si ce n'est pas le seul, je comprends mieux les raisons qui te contraignent à ne pas quitter ta tour d'ivoire. »

    Il laissa le silence s'installer, avant d'observer à nouveau la robe émeraude qui trônait sur l'un de ses mannequins, puis reportant son attention sur le corset, une moue dubitative se peignit sur ses lèvres. Il reporta successivement son attention sur les trois garçons, il finit par questionner le plus simplement du monde :

    « Franchement... N'y a-t-il que moi qui trouve cela surprenant qu'un homme se plaise à enfiler ces montagnes de tissus – magnifiques, c'est certain – en plus de la prison de fer propre au beau sexe ? »


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MessageSujet: Re: Robe de bal et autres fanfreluches [PV Kaito, Domy & Ed][1889][Terminé]   Jeu 27 Mar - 22:12

Son regard passa de Dominik à Kaito, plusieurs fois de suite, apparemment il n'y avait pas qu'entre Edward et lui qu'il y avait de la tension. Cependant il se garda bien d'une quelconque remarque sur le sujet. Ce n'était pas ses affaires après tout et pour une fois, il n'était pas curieux de savoir de quoi il en retournait. La remarque d'Edward lui fit lever les yeux au ciel, mais exceptionnel c'était parce que le sujet le laissait, non parce que le bigarré l'enquiquinait.

- Ah ça. La répartition du budget de la police est l'un des rares sujets les plus polémiqués qui soit. Soupira-t-il en passant une main sur son visage.

Mais le couturier préféra ne pas s'y attarder, lui confiant une liste et quelques indications quant au reste de la commande.


*Pourquoi ça ne m'étonne pas ? C'eut été trop simple s'il avait juste suffit de venir ici.*

- Oh, je vois. Il eut un moment de silence et poursuivit : D'accord, j'irais chercher ce qu'il faut. Merci.

Le brun arqua un sourcil en entendant parler de calculs d'honoraires, songeant que décidément, Billy faisait bien des détours d'ordinaire pour que tout soit réglé comme du papier à musique.

Il allait poursuivre lorsque la requête du pianiste s'éleva. Une telle demande le surprit tant qu'il mit quelques secondes à réaliser qu'elle venait d'être formulée. Lui qui était si discret d'ordinaire, jamais il ne se serait attendu à ça. Était-ce parce que Kaito avait été incisif ? Le lycanthrope se tourna finalement vers Dominik, avec un sourire calme :


- Eh bien, je suis là pour le travail, mais si votre patron n'y voit pas d'inconvénients, je n'en ai pas de mon côté. D'autant que quelques bras en plus ne seraient pas de trop.

L'agent observa Edward, et ne prit même pas la peine de retenir un soupir face à sa réponse. Il afficha un air un peu blasé songeant qu'il ne faisait vraiment confiance à personne dès lors qu'il était dans les parages.

- Messieurs je ne sais pas comment vous faites pour supporter un patron aussi tyrannique ! Il y a une distribution gratuite de potion magique ? Un anneau pour augmenter la résistance face à la bêtise ? Quelque chose de ce genre ? Déclara-t-il le plus naturellement du monde comme si le concerné était absent, levant les yeux au ciel pour accentuer le propos, avant de planter son regard dans celui du bigarré. C'est d'ordre privé pour ton pianiste. Ne t'inquiètes pas, même si l'idée est alléchante je ne dresserais pas tes employés contre toi. Il croisa les bras sur son torse et eut un sourire trop étiré pour être franc. Quoique...

Juste pour le faire enrager, il fut tenté de pousser le bouchon plus loin, mais son professionnalisme l’emporta sur ses intérêts personnels pour une fois et il en resta là, préférant répondre à sa question existentielle.

- Dixit celui qui a permis à son neveu de se parer des attraits du petit chaperon rouge jadis. Argua-t-il d’un air blasé, avant de reprendre d’un ton à peine plus aimable : Bien plus que le fait que certains aiment à se vêtir de la sorte, je crois que ce que je trouve plus malsain encore, c’est la connotation qui en découle. Ou pire : ceux qui forcent les autres à se vêtir de la sorte.

Après tout, le petit chaperon rouge, ce n’était tout de même pas anodin, surtout lorsque la personne ayant exigé pareil déguisement s'était s’octroyé le rôle du loup…

- A moins qu’il ne s’agisse d’un désir inavouable ?

Finalement peut-être bien qu'il n'arrivait pas tant que ça à faire preuve de professionnalisme dès qu'il s'agissait d'Edward White. C'était sorti tout seul, et il n'avait même pas songé aux conséquences que cela pouvait engendrer.

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MessageSujet: Re: Robe de bal et autres fanfreluches [PV Kaito, Domy & Ed][1889][Terminé]   Jeu 30 Avr - 20:02

Il était surpris chaque fois de voir à quel point Edward et Aldrick étaient prêts à tout pour tenter de se démolir l'un l'autre. Gardant néanmoins toujours un minimum de classe. Ils avaient tous deux son respect le plus complet. C'était tout de même une chose ardue à faire, que de garder sa dignitié dans de telles circonstances.

Loin de lui l'envie d'interrompre leur combat de parole, il sentait pourtant que c'était l'heure de partir. S'il les laissait faire une minute de plus, qui sait ce qu'ils oseraient faire? D'autant plus qu'il refusait de laisser son patron perdre la face devant les railleries du commissaire. Il était certain qu'Edward pouvait très bien répliquer et mettre Aldrick dans une situation plus ou moins glorieuse également, comme il l'avait observé faire maintes fois, mais plus vite cette petite guerre prendrait fin, mieux ce serait. Du moins, c'est ce qu'il pensait. Et plus vite il pourrait sortir de cet atelier.

« Monsieur Voelsungen, votre supérieur ne va-t-il pas attendre? Il vaudrait peut-être mieux se mettre en route. »

Sur ces mots, il posa une main ferme sur l'épaule du commissaire en lui lançant un regard entendu, juste avant de se rendre compte que ce n'était peut-être pas une chose à faire. Cherchant à éviter le regard de l'agent, en proie à un énorme malaise, il enleva tranquillement sa main et se gratta le derrière de tête. Il n'avait même pas le cran de s'excuser, il préférait se taire et espérer qu'il n'en ferait pas un cas.

Il sentait que son patron n'était pas à cent pour cent d'accord avec le fait qu'il passe du temps avec son ennemi juré. Toutefois, il ne pouvait s'empêcher de vouloir le suivre. Il était fébrile à l'idée d'avoir enfin un but en cette journée, quelque chose qui briserait la routine. Quoi qu'avec son attitude un peu trop familière envers le commissaire un peu plus tôt, qui sait si celui-ci voudrait toujours l'emmener. Toutefois, il avait piqué sa curiosité en mentionnant qu'il devait s'entretenir avec lui également. Si Aldrick décidait de partir sans lui, qui sait combien de temps il passerait à se torturer et à se demander qu'est-ce qu'il voulait tant lui dire! Dominik se voyait déjà en proie à de terribles insomnies (même s'il ne dormait jamais), à se retourner dans son lit encore et encore. À devenir fou. Même s'il l'était déjà. Il devait savoir.

Il fit un signe de tête à l'intention du grand boss, essayant de mettre dans son regard assez de conviction pour lui montrer qu'il devait avoir confiance. Même si Aldrick essayait de monter le monter contre Edward, le pianiste avait un trop grand respect pour son patron pour se laisser avoir. D'autant plus qu'il n'avait nullement à faire dans leur guerre éternelle. C'était entre eux deux seulement.

Espérant que cela rassurerait son patron et sans même regarder le couturier, il fixa son regard sur la sortie, attendant que le commissaire veuille bien lui emboîter le pas. Il était nerveux. Ce n'était pas comme quand il montait sur scène. C'était une autre sorte de fébrilité. Un mélange de hâte et d'incertitude. Néanmoins, il était curieux de voir ce que cette journée lui réservait.

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MessageSujet: Re: Robe de bal et autres fanfreluches [PV Kaito, Domy & Ed][1889][Terminé]   Mar 30 Juin - 18:02

Un trop grand nombre de possibilités s'offraient à Edward dans ce temple de la couture. Fils, aiguilles, épingles ou attaches de toutes sortes, il avait de quoi choisir l'élément le plus douloureux pour ficeler les lèvres du commissaire une bonne fois pour toute. Comme souvent, ses paroles faisaient mouche, et l'état déjà agité d'Edward n'allait pas en s'arrangeant. Il lui aurait bien fait entendre sa façon de penser d'une manière moins diplomatique, mais il avait à peine fait un pas vers lui que la voix de Dominik l'arrêta. Son regard se posa tour à tour sur le pianiste et le couturier, presque surpris de les trouver encore sur sa route. Ce ne fut pas sans effet, et s'obligeant à retrouver un sang-froid professionnel, il toisa son musicien dans l'espoir de comprendre.

Malheureusement, ce dernier se montra aussi bavard qu'une carpe et Edward dut se contenter du silence comme seule explication, ce qui l'enchantait peu. Cela ne le concernait pourtant pas. Il n'avait nullement à mettre son nez dans les affaires de ses employés et il s'en gardait bien ! Mais le fait qu'Aldrick soit au courant d'une chose dont il était étranger l'agaçait au point de lui faire perdre tout son aplomb. Refusant toutefois de rendre crédible l'accusation du commissaire quant à son règne soit disant tyrannique sur le cabaret, il abandonna, non sans agacement, pour le pianiste :

« Tant que vous rentrez à l'heure pour les représentations, vous êtes libre de fréquenter qui vous voulez Dominik. »

Il aurait bien ajouté : « Même les individus les plus rustres », mais ne souhaitant pas mettre plus mal à l'aise que cela ses deux employés, il ne souffla mot. Cependant, il n'en avait pas terminé pour autant avec le commissaire. Les dernières accusations d'Aldrick lui étaient restées en travers de la gorge, et s'il s'était promis de ne pas lui casser le nez dans l'immédiat, il était impensable qu'il ne mette pas les choses au clair.
Patient, le loup attendit que Dominik et Kaito se soient un peu éloignés pour passer à l'attaque. D'un geste prompt, il se saisit de l'avant-bras d'Aldrick, oubliant qu'il était blessé et, plantant son regard dans le sien, il abandonna d'une voix sifflante de fureur :

« Je reconnais avoir fait une erreur avec ce pari. Mais garde tes accusations sans fondements pour les dérangés qui prennent la poussière dans tes cellules. »

Son étau se resserra sur le poignet du loup, il attendit d'être certain d'avoir son attention pour ajouter avec fermeté :

« J'espère que c'est clair. »

Un éclair de lucidité lui rappela l’infirmité d'Aldrick, et ce fut avec beaucoup plus de douceur qu'il défit son étreinte, s'excusant même à mi-voix pour son soudain emportement. Son regard parcourut rapidement la salle, sans savoir où l'arrêter, jusqu'à ce qu'il croise celui de Dominik. Le jeune homme semblait mû d'une impatience rare chez lui, ce qui laissa entendre au patron du Lost Paradise que l'affaire était importante. Aussi, il finit par abandonner en se tournant vers le commissaire :

« Ne me le fais pas courir dans tout Paris, il doit pouvoir tenir une salle ce soir, il y aura quelques clients importants. »

Avant de quitter les lieux, Edward proposa à Kaito de descendre les tenues terminées, mais le jeune homme assura qu'il restait des retouches et qu'il s'en occuperait lui-même dans la journée. Le loup n'insista pas et rejoignit l'entrée, dépassa son pianiste avant de se retourner vers lui. Il hésita un peu, passa une main sur sa nuque pour finalement s'exprimer sur un ton calme :

« Je sais que je ne suis que votre supérieur Dominik, mais si vous avez besoin de quelque chose à l'avenir n'hésitez pas à venir me trouver également. »

Puis laissant descendant à l'étage inférieur, Edward laissa là cette affaire. Une seule chose l'occupait encore… Qu'Andréa ait réussi à raccrocher ce fichu combiné et qu'il soit débarrassé d'Anastasia pour la semaine à venir.

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