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Neige

Cabaret du Lost Paradise - Forum RPG

Forum RPG fantastique - Au cœur de Paris, durant la fin du XIXe siècle, un cabaret est au centre de toutes les discussions. Lycanthropes, vampires, démons, gorgones… Des employés peu communs pour un public scandaleusement humain.

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 Trafic sur les quais [PV Rose] [1889]

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Edward White
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MessageSujet: Trafic sur les quais [PV Rose] [1889]   Dim 15 Sep - 18:11


    Méconnaissable. C'était le terme le plus approprié pour qualifier Edward en cet instant. Assis sur une des nombreuses caisses en bois, qui trainaient dans l’entrepôt, il patientait sagement. On lui avait demandé d'attendre là, son interlocuteur ne devait pas tarder. La pluie battait le toit en taules du bâtiment, percé ça et là, l'eau s'écoulait en abondance, noyant le sol poussiéreux qu'elle rencontrait. Il faisait frais, et l'unique source de chaleur se résumait à une petite lampe à huile vieille d'au moins dix ans, dont la lumière éclairait à peine à cinq mètres.
    Une léger nuage de fumée vint s'écraser sur sa vitre pour s'évaporer instantanément. En remontant cette fumée, on découvrait le bout rougi d'une cigarette, perdue entre des lèvres fines, celle du loup-garou.

    Edward fumait rarement. Cela lui arrivait lorsqu'il était stressé, énervé, ou lorsqu'il en avait la lubie, mais il se restreignait à trois ou quatre fois dans le mois, grand maximum. Selon lui le tabac consommé régulièrement avait un effet néfaste sur l'odorat et pour un lycanthrope cela n'était pas un élément à négliger.
    Il avait sorti sa panoplie de fumeur à l'occasion de cette soirée un peu particulière, songeant qu'elle serait du plus bel effet pour le contrebandier hongrois qu'il devait incarner. Ce n'était en rien d'un rôle de théâtre. Il était bel et bien seul dans un vieil entrepôt, attendant patiemment la venue d'un gang de hors la loi avec qui il devait discuter d'un marché factice.

    Ce délire avait pris corps quelques mois plus tôt, lorsqu'en étudiant la presse, il s'était aperçu qu'un légendaire œuvrait probablement dans ce milieux mafieux. Il ne savait pas encore tous les détails quant-à sa race, mais les soupçons qu'il avait se portait sur un non-humain bien connu des légendes des pays de l'est. Afin de prévenir à un possible massacre, le loup-garou s'était mis en tête de mener sa propre enquête, et ce soir il touchait au but.

    Comme à son habitude, il n'avait pas fait les choses à moitié. Vêtu avec la sobriété du peuple, un large chapeau dissimulait légèrement son visage dont l'iris rouge avait été masquée derrière un bandeau. Une pointe de maquillage lui donnait la trentaine passée, tandis que par un astucieux jeu d'attaches, sa queue de chevale avait complètement disparue, dissimulée par ses cheveux plaqués en arrière. Il n'avait plus rien de l'homme avenant qu'il laissait entrevoir au Lost Paradise, restait à savoir si cela suffirait à berner la pègre avec qui il avait rendez vous.

    Et quand on parle du loup…

    « Hello Mr. Volchkov ... Volt egy jó utat? »
    Bonsoir M. Volchkov… Avez-vous fait bon voyage ?

    Edward se redressa lentement, posant son regard sur l'homme trapu qui venait d'arriver. Il n'était pas bien grand et son visage était mangé par une épaisse barbe brune, mettant en avant un regard froid de tacticien. Bingo. Voilà son homme. Le lycanthrope dû contenir un léger sourire, plus qu'enchanté d'avoir vu juste. Il serra avec force la main que son interlocuteur tendait, répondant un peu sèchement, dans un hongrois parfait bien que teinté de l'accent transylvain :

    « Igen. Bár az út nem volt túl kényelmes... Mais ne pensez vous pas que parler en français simplifiera les choses. »
    Oui. Bien que la route ne fut pas très confortable...

    Un rire nerveux s'échappa des lèvres du nouvel arrivant, laissant au lycanthrope l'occasion d'admirer le manche du révolver qui pointait à sa taille. Lui n'était pas armé, il faisait suffisamment confiance à ses talents de combattant pour ne pas avoir à s'encombrer de toute une artillerie.

    « Vous avez bien raison. Il n'y rien de pire que les routes françaises. Mais c'est une chance que vous parliez la langue, je devais jouer les interprètes et cela ne plaisait pas trop à vot' interlocuteur de ce soir. Tout le monde se méfie de tout le monde ici.
    - Voilà qui risque de compromettre mon affaire… » Lâcha vaguement Edward, après avoir tiré une nouvelle bouffée de sa cigarette.

    Il avait pris le parti de délaisser son côté affable pour une personnalité plus froide qui correspondrait sans doute mieux au milieu. Il lui était encore difficile de cerner son interlocuteur qu'il assimilait vraisemblablement à la grande famille des vampires sans toute fois parvenir à en nommer l'exacte provenance. Il se rassit, et sortit de la poche de son veston une petite montre à gousset qu'il consulta d'un coup d'œil, avant de grommeler :

    « Est-ce une habitude française d'arriver en retard aux rendez-vous ? »

    Son nouveau compagnon s'assit face à lui, un sourire mauvais s'étirant brièvement sur ses lèvres. Il semblait pressé d'en finir avec cette réunion, et les coups d'œil rapides qu'il jetait aux alentours mirent Edward sur ses gardes. Cela n'annonçait rien de bon, il en était certain. La pluie continuait de s'abattre sur la bâtisse, dissimulant tous sons extérieurs. La lampe n'allait pas tarder à manquer d'huile, mais enfin, un bruit de pas les invita à se retourner.

    Son rendez-vous venait d'arriver…


Dernière édition par Edward White le Ven 6 Mar - 18:29, édité 4 fois
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Rose Walkson
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MessageSujet: Re: Trafic sur les quais [PV Rose] [1889]   Mar 17 Sep - 19:36

Un temps de chien. Une saleté de temps de chien.  Cela faisait à présent une bonne heure que la pluie battait les pavés parisiens à un rythme soutenu, détrempant tout : passants et bâtiments. Seulement, bien confortablement installée dans son fiacre, une dame demeurait au sec, observant le fourmillement de la populace dans les rues. Rose Walkson tira le rideau de sa voiture et entreprit d’allumer une cigarette, les mains tremblantes tant la colère bouillonnait en elle.  Pour une fois qu’elle était prête à l’heure pour un rendez vous,  il fallait que la pluie s’en mêle, ralentissant ainsi toute la circulation de la ville.  

Une fois sa dose de nicotine entre les lèvres, la demoiselle entreprit d’en tirer une énorme bouffée qu’elle laissa entrer dans ses poumons,  puis ressortir d’entre ses lèvres en une mince fumée blanchâtre.  À peine commençait elle à se détendre que le fiacre passa dans un nid-de-poule, malmenant ses passagers. Ce fut la goute d’eau qui fit déborder le vase. Ouvrant la fenêtre de l’habitacle d’un mouvement brusque, Rose sortit tout son buste par la fenêtre, laissant la pluie lui battre le visage sans aucune gène. Elle se mit alors à crier à l’attention du cocher, les traits fins de son beau visage déformé par l’agacement :

- «  Ecoutez moi bien ! Si vous ne vous dépêchez pas de nous mener la ou nous en avions convenus, je m’assurerais personnellement que vous ne puissiez plus conduire le moindre fiacre de votre vie. Ai-je été claire ? »

Le pauvre bougre, totalement trempé sur le banc du coche, hocha la tête d’un air apeuré foutant à nouveau ses chevaux.  Il ne doutait pas une seule seconde de la véracité des propos de la demoiselle qu’il transportait.

Rentrant son buste à l’intérieur du véhicule, la contrebandière lâcha une flopée de jurons. Le type avec qui elle avait rendez vous – un hongrois si elle se souvenait bien –  devait déjà être sur place.  Un rapide coup d’œil à sa montre à gousset lui indiqua qu’elle avait en effet une bonne dizaine de minutes de retard. Son regard bleu se durcit et sa mâchoire se crispa. Thomas, un de ses hommes de mains se rendit compte que sa patronne était au bord de la crise de nerf.

- «  Allons patronne, commença-t-il d’une voix qu’il voulait apaisante. On y sera dans dix minutes, vous en faites donc pas ! »

Si un regard avait pu tuer, nul doute que Thomas serait à l’heure qu’il est, gisant dans un cercueil sous la terre humide d’un cimetière. Autrement dit : mort. Les yeux bleu océan de Rose se rivèrent dans ceux marrons de l’homme qui se sentit immédiatement mis à nu.

- «  Ce que tu ne comprends visiblement pas, mon cher Thomas, siffla la contrebandière d’un air mauvais, c’est que je n’ai pas «  dix minutes ».  Averti le  cocher que nous descendons là. On continuera à pied, ça ira plus vite. »

Sans un mot, l’homme de main ouvrit la fenêtre et s’exécuta.  Quelques secondes plus tard, le fiacre était immobilisé au milieu de la chaussée, et une demoiselle blonde accompagnée de 4 hommes de tailles imposantes en descendait. Sans un regard en arrière, Rose ouvrit un large parapluie noir et se mit en route, passant par les petites ruelles sombres et zigzagantes qu’elle connaissait par cœur.

Au bout de quelques minutes, le bas de la robe de la belle était taché de boue ainsi que ses jolis soulier à talons, mais la contrebandière n’en avais cure : elle se trouvait devant l’entrepôt. La blonde consulta sa montre : quinze minutes de retard, c’était raisonnable non ? Au moins, était elle sure que son traducteur était déjà arrivé. Ce type ne lui inspirait pas confiance, avec sa barbe immonde et ses petits yeux vicieux, mais elle devait bien admettre qu’il était doué avec les langues. D’un claquement de doigts, elle attira l’attention de ses hommes.

- «  Viktor, Julian montez la garde autour de l’entrepôt. A la moindre chose suspecte on se casse c’est clair ? John,  Gabriel, vous venez avec moi. »

Dans une mécanique parfaitement rodée, tous prirent la place qui leur avait été assignée.  Viktor à l’avant de l’entrepôt devant la première entrée et Julian à l’arrière, devant la seconde porte. John et Gabriel encadrèrent Rose, tout en faisant cependant attention à rester un peu en retrait. La contrebandière pénétra alors dans l’entrepôt de sa démarche assurée et féline, ses talons claquant sourdement sur la poussière du sol. Elle repéra sans mal son traducteur et l’hongrois, faiblement éclairés par la lueur d’une lampe à huile. Ils l’avaient entendu entrer et s’étaient à présent retournés  pour se retrouver face à elle.  S’arrêtant à quelques mètres d’eux elle attendit quelques instants,  que l’interlocuteur la présente. Ce ne fut pas le cas.

- «  Siegfried, commença-t-elle d’un air courroucé. Au cas ou tu aurais besoin d’un petit rafraichissement de mémoire je ne parle pas hongrois, moi. Alors… »

Rose marqua un temps d’arrêt, puis repris d’un ton doucereux :

- «  Présente moi à ce monsieur espèce d’abrutit ! Sinon je peux te garantir que tu passeras une très mauvaise fin de soirée. »  

Ce n’était pas qu’elle était sur les nerfs mais … elle était sur les nerfs. Alors cet empoté avait intérêt à se manier l’arrière train et fissa ! Justement, la tirade de Rose fit réagir le traducteur qui se leva, susurrant mielleusement :

- «  Justement Mademoiselle Walkson, Mr Volchkov ici présent parle couramment français. »

Les sourcils de la blonde se haussèrent d’étonnement : tient donc, son client parlait français ? Fort bien, cela lui éviterait de perdre du temps.  Dehors la pluie tombait toujours aussi drument. Posant ses mains sur ses hanches, Rose ne bougea pas, détaillant rapidement le fameux Volchkov de ses yeux envoutant. Il devait avoir… Une dizaine d’année de plus qu’elle tout au plus. Un bandeau cachait  un de ses yeux et le reste de son visage était à moitié dissimulé par un chapeau à bords larges.  Soit. C’était un personnage plutôt mystérieux.

- «  Très bien, sourit elle, entortillant machinalement une de ses boucles blondes autour de son index. Dans ce cas Mr Volchkov, pourquoi ne pas rentrer directement dans le vif du sujet qu’en pensez vous ? »
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Edward White
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MessageSujet: Re: Trafic sur les quais [PV Rose] [1889]   Dim 13 Oct - 15:36


    Il ne serait pas raisonnable de retranscrire ici la première pensée d'Edward tant sa grossièreté ne saurait trouver une place dans ce récit. Il fallait dire que la surprise était de taille pour le lycanthrope, persuadé de passer sa soirée en compagnie d'une bonne dose de testostérone. Pourtant on ne pouvait faire plus charmant brin de fille. Pas bien haute, plutôt fine, mais dont le pas assuré, encadré de deux gorilles, ne laissait aucun doute sur la poigne de leur supérieure. Le voilà bien. Ses contacts avaient laissé sous-entendre une rencontre avec un mafieux de la pire espèce et il se retrouvait nez à nez avec une dame. Quoi qu'en entendant sa voix ferme et acerbe, il en venait à se demander si la description qu'on lui avait faite ne s'appliquait pas tout à fait à ce petit bout de femme au vocabulaire fleuri.

    Son traducteur se leva et le présenta, Edward s'était également redressé, surplombant de bien plus d'une bonne tête la nouvelle venue, sans qu'elle s'en trouve décontenancée. Il ne se risquerait pas à la sous-estimer, bien placé pour savoir à quel point le beau sexe pouvait être impitoyable lorsqu'il le désirait, et préféra se décoiffer devant la dame, sans toute fois ouvrir la bouche, la laissant entamer le bal avec curiosité. Ce qu'elle fit sans perdre de temps.

    Le lycanthrope arqua lentement un sourcil face à l'empressement ferme que marqua la jeune femme à engager les pourparler, agrémenté d'une gestuelle des plus enfantines qui tendait à la faire paraître pour une innocente. Il jeta un rapide coup d'œil à Siegfried, afin de s'assurer du sérieux de la scène, mais la petite moue cupide que le traducteur arborait ne fit qu'accroitre ses suspicions à son égard. Enfin il se décala et tira une dernière bouffée de sa cigarette qui s'échoua sur le sol humide, puis indiqua à son interlocutrice leur table de misère :

    « Ce sera parfait Miss Walskon, je vous laisse prendre place. »

    Il s'installa à son tour, prenant soin de détailler la jeune femme plus soigneusement. Blonde aux yeux bleus, à peine la vingtaine… Comment une brindille pareille pouvait-elle s'être retrouvée dans ce milieu et surtout à un poste pareil ? Habituellement, les mafieux utilisaient les jolis minois comme le sien pour rapatrier les gros poissons, ou mieux, les faire chanter, mais celle-ci menait son propre trafic et nul doute que c'était une réussite. Son regard glissa brièvement jusqu'à ses hanches, cherchant la silhouette d'une arme, mais les plis et replis de la robe l'empêchèrent d'en affirmer la présence. Sortant son étui à cigarette d'un geste tranquille, l'ouvrit d'un coup sec et se servit avant de le lui tendre, lâchant d'une voix calme :

    « Dites moi, est-ce une habitude française d'armer ses interprètes ? »

    Se regard glissa sur le concerné, dont les lèvres se tordirent brièvement de haine, avant de s'élargir dans un faux sourire puant. Il écarta le pan de sa veste, dévoilant le manche du révolver aperçu par Edward un peu plus tôt et tenta une explication d'un ton qui se voulait sans âcreté :

    « Vous avez l'œil Mr. Volchkov, mais ce n'est qu'une mesure de sécurité. Une soirée comme celle-ci n'est pas à placer sous le signe de la confiance et…

    - Vous vous enfoncez, le coupa sèchement Edward tout en portant une nouvelle cigarette à ses lèvres. Je déplore vos manières et j'ose espérer, Mademoiselle, que notre affaire se déroulera sous des hospices moins sournois. »

    Ayant méticuleusement prévu le rôle qu'il avait à jouer, Edward s'était longuement documenté sur les réseaux européen et par quelques astuces, il avait rassemblé le parfait nécessaire du petit mafieux, de quoi paraitre crédible au regard des dealers avec lesquels il devait négocier.
    Il sortit donc de sa veste un papier, qu'il déposa sur la table. L'entête hongroise, portait l’emblème d'une des familles les plus puissantes du pays, s'en suivait quelques lignes et une signature au nom de Gergő Kovacs, bien connu du milieu des trafiquants dans les pays de l'Est. Edward laissa la jeune femme détailler le document tout en expliquant posément :

    « Je travaille pour Mr. Kovacs, et si j'ai pris le risque de venir me fournir en France c'est pour la qualité de ce qu'elle offre. Nous nous occuperons du transport de la marchandise, tout ce que nous désirons c'est un fournisseur fiable. »

    Une bourrasque s'enfonça dans l'entrepôt, faisant dangereusement vaciller leur unique source de lumière. Le pluie s'intensifia brutalement, plongeant le bâtiment dans un vacarme désagréable, bientôt rejoint par un coup de tonnerre puissant. Le regard d'Edward se leva lentement vers le plafond percé d'où dégoulinait l'eau de pluie, songeant que, même lui, serait incapable d'entendre un coup de feu avec un boucan pareil. Ce qui ne le rassura guère, surtout lorsqu'il remarqua la lueur malsaine qu'arborait Siegfried, dont le coin des lèvres s'était courbé d'excitation sous son épaisse barbe brune.

    Ça sentait le coup fourré à plein nez…


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Rose Walkson
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MessageSujet: Re: Trafic sur les quais [PV Rose] [1889]   Dim 30 Nov - 19:07

Rose ne se fit pas prier lorsque son interlocuteur la pria de prendre place. Dans un bruissement de dentelles et de tissu, la demoiselle s’installa face au hongrois, posant délicatement son regard lui.  Il l’observait. Peut être songeait t-il a un moyen de la duper ? Ou alors comme tout les autres intermédiaires qui la voyaient pour la première fois, il se demandait comme un si petit bout de femme s’était retrouvée à la tête d’un si grand réseau de contrebande. Ce qui était une question plus que légitime, la demoiselle reconnaissait volontiers.  L’homme en face d’elle sortit un porte cigarettes de sa poche d’un geste tranquille, se servit et le lui présenta. La contrebandière apprécia le geste et se servit à son tour, remerciant son client d’un hochement de tête.


Mais la réflexion du hongrois qui suivit presque immédiatement ce geste «  amical » fit tourner la tête de la blonde vers Siegfried. En effet, elle ne l’avait pas remarqué, mais le traducteur portait une arme, et pas mineure qui plus est !  Ce type avait un pistolet sans l’en avoir prévenue.  Cela agaça prodigieusement Rose, mais son agacement se transforma bien vite en colère à la suite de la repartie minable de son traducteur et de la réflexion suspicieuse de l’intermédiaire hongrois. De quel droit lui parlait on de la sorte ? Mais elle devait maitriser sa colère. C’était une grosse affaire qui était en jeu ce soir la, elle ne pouvait pas se permettre de tout ficher en l’air à cause d’un d’un de ses légendaires accès de colère.

- «  Soyez assuré, Mr Volchkoz, que notre affaire se déroulera parfaitement dans les règles qui ont été fixées préalablement. »

Rose se tourna alors vers Siegfried et le lorgna d’un œil mauvais. Les personnes autour d’elle auraient pu, à cet instant précis, la comparer a un animal féroce près à bondir sur sa proie pour la déchiqueter, toutes griffes dehors. L’interprète  tiqua un peu mais tenta de dissimuler sa gène sous un autre de ses sourires fétides, attendant la remarque assassine de la chef.

- «  Siegfried… Quant à toi … Je te jure que si tu fais un pas de travers dans l’heure qui suit, si tu respire ne serais-ce qu’un peut trop fort … Je te fais briser la nuque et je te laisserais pourrir au bord de la tamise. Pigé ? »

La belle n’attendit même pas la réponse de l’intéressé. Elle se retourna vers Volchkoz et inspecta méticuleusement les papiers qu’il venait de poser sur la table.  L’entête était hongroise sans aucun doute. L’emblème en son milieu ne lui était pas inconnu. Elle n’avait même pas besoin de regarder la signature en bas de la page. Il s’agissait de celle Gergö Kovacs, un des trafiquants les plus influents des pays de l’est. Rose n’aimait pas beaucoup ce type. Il avait une réputation de grosse brute sans scrupules et aucune discrétion  ni délicatesse.  Mais l’offre qu’il lui faisait était des plus alléchante. Tout ce qu’elle avait à faire était de fournir  la marchandise. Ne pas s’occuper du transport l’arrangeait fortement, car sinon a chaque commande elle devrait se délester de quelques uns de ces précieux hommes pendant quelques jours.  Elevant la voix pour se faire entendre par dessus le vacarme que produisait les éléments déchainés au dehors de l’entrepôt elle déclara, un petit sourire aux lèvres :

- «  Je doit bien vous avouer  que votre offre est plus qu’alléchante.  Voyez vous Mr Volchkoz ne pas à avoir m’occuper du transport m’arrange. Mais vous devez vous en douter. »


La jeune femme marqua un temps d’arrêt,  posant son menton au creux de sa main, souriant à son interlocuteur. Du bout du doigt, elle dessinait de petit cercles sur le bord de la table. Puis d’un mouvement de tête, la blonde fit signe à John de lui apporter sa petite mallette noire. L’homme s’exécuta immédiatement et la posa  devant Rose. Celle dernière fit sauter les verrous d’une légère pression du  pouce.

- «   J’ai dans cette mallette un petit aperçu de la marchandise que je peux vous fournir.  Si vous voulez vérifier, tester ou je ne sais quoi d’autre comme conneries, je vous en prie, ne vous gênez surtout pas pour moi. »


Rose prit l’air le plus courtois qu’elle pu. Plus vite cette affaire serait conclue, plus vite elle pourrais rentrer chez elle profiter d’un bon bain chaud et peut être même, d’un peu de tranquillité pour une fois.


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MessageSujet: Re: Trafic sur les quais [PV Rose] [1889]   Lun 9 Mar - 20:11


    Devait-il vérifier ou non cette mallette ?

    La pluie battait le toit dans un vacarme assourdissant auquel s'ajoutait le choc régulier des gouttes qui, lâchant leur faible prise sur la taule mangée par la rouille, heurtaient le sol dont elles noyaient la poussière. D'un geste de la main, Edward donna un sort identique aux cendres de sa cigarette. Le temps qu'elles touchent le sol, il avait fait son choix. Sans un son, les restes calcinés du tabac disparurent dans une flaque sombre, troublant à peine le reflet faiblement éclairé du loup. Rapidement, un mégot rougeoyant les rejoignit, avant qu'un talon de chaussure ne l'achève sans un bruit.

    Lentement, Edward se pencha, il releva du bout de l'index le chapeau qui masquait son regard, qu'il porta sur son interlocutrice. Puis, il posa une main ferme sur la valise.
    Elle resterait close.
    Décision logique. Saurait-il ou non faire la différence entre une vraie marchandise et une simple contrefaçon ? Certainement pas. Aussi, ce fut pour ne pas faire naître le doute, qu'il préféra se rendre aveugle sur son contenu.

    Son iris bleuté croisa ceux de Mademoiselle Walkson et il abandonna d'un ton calme :

    « Ez megy*. Je vous fais confiance. M. Kovacs a été clair sur la qualité que vous pouviez nous fournir, je n'ai pas besoin de plus. »
    * Cela ira.

    Puis se redressant, il retrouva le surplomb que son mètre quatre-vingts seize lui offrait et d'un geste très maîtrisé, qu'il ne voulut nullement menaçant, il extirpa une enveloppe cachetée de l'intérieur de son manteau. Un sceau rouge, aux armoiries de Kovacs, attestait de son authenticité et du fait qu'aucune petite main avare n'en était venue y ponctionner le moindre franc.
    En réalité, le pécule avait été soigneusement économisé par Edward depuis quelques mois et devait lui permettre d'investir dans une nouvelle machine à écrire, la sienne ayant esquissé un vol des plus correctes pour s'écraser sans forme sur son parquet. Mais il avait trouvé en cette occasion, le moyen d'utiliser son argent à de meilleures fins, si meilleures fins il y a à alimenter la pègre parisienne. Quant au cachet de cire... Une pomme de terre et l'adresse de son neveu à sculpter sans rechigner avaient suffit.

    Mais le plus dur restait à venir. Il devait pouvoir négocier un entretien en seul à seul avec l'interprète, ce qui risquait de ne pas être possible avant la fin de la transaction. Cela ne le dérangeait pas, mais l'attitude de plus en plus nerveuse de Siegfried mettait Edward sur ses gardes, et ce fut les sens aux aguets qu'il déposa l'enveloppe sur la valise.
    Au loin, l'orage gronda, une bourrasque se rua dans l'entrepôt, faisant vaciller dangereusement leur unique source de lumière. L'un de ses sursauts éclaira la face du traducteur, déformée par un rictus vipérin qui attisa un peu plus l'instinct animal du lycanthrope.

    Il fallait en finir et vite.

    Revenant à la jeune femme, il fit au mieux pour ne pas tenir compte de ce frisson qui lui glaçait l'échine, et annonça :

    « L'avance convenue. Si cela vous va, le reste vous sera remis lorsque la marchandise aura quitté votre entrepôt. Il faut encore déterminer la quantité que vous êtes en mesure de vous procurer. »

    Un nouveau coup de tonnerre, mais plus proche cette fois, fit légèrement frissonner les murs. Edward crut percevoir autre chose pourtant, mais l'écho de l'entrepôt était tel, qu'il lui était impossible de déterminer si son ouïe lui jouait ou non un tour. Du coin de l'œil, il scruta Siegfried qui se tordait convulsivement les mains. Lui aussi avait l'air aux aguets. Il jetait sans cesse de petits coups d'œil vers l'entrée et le loup-garou n'attendit pas longtemps avant de s'entendre demander :

    « Vous attendez quelqu'un Siegfried ? »

    L'interprète retroussa brièvement ses lèvres dans une grimace qu'il voulait polie, laissant tout le loisir à Edward d'admirer ses canines effilées. Il s'éloigna d'un pas de sa supérieure, craignant vraisemblablement son courroux, mais ne répondit à la question que par un gloussement rauque.

    L'orage gronda encore, suivi d'un coup de feu.

    Tout se passa très vite. Edward se redressa brutalement, tout son corps répondant par instinct à la détonation. Dans son emportement, il bouscula la caisse, sur laquelle la lampe à huile était posée. Elle culbuta et l'obscurité gagna la pièce avant même que le son du verre heurtant le sol ne se fasse entendre.
    Edward se maudit sur l'instant. Son regard se fit rapidement à l'obscurité, mais l'absence de Siegfried acheva de tendre ses muscles. Tout son corps se préparait à l'affrontement. Avec qui ou quoi, il ne le savait pas encore, mais ses poings serrés étaient près à frapper.

    Il fit un pas, couvert par le bruit assourdissant de la tempête qui grondait de plus belle. Puis, un murmure quitta ses lèvres, espérant trouver l'oreille de Mademoiselle Walkson :

    « Je suppose que vous n'attendiez pas de visiteur ? »

    Puis un cri. Inhumain. Quelque chose approchait.


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MessageSujet: Re: Trafic sur les quais [PV Rose] [1889]   Jeu 12 Mar - 12:12

Les cieux semblaient être déchainés ce soir, mais cela ne perturbait pas Rose.  La contrebandière se sentait même plus à l’aise ainsi, avec ce vacarme assourdissant causé par la violence des éléments dehors, aussi bizarre que cela puisse paraître. Elle laissait sa cigarette se consumer lentement entre ses longs doigts fins sans quitter un seul instant du regard, le hongrois qui se trouvait en face d’elle.  Ce qu’il venait de dire l’intriguait et la rendait un brin suspicieuse. Comment ca, il ne voulait pas voir la marchandise ? Tous les intermédiaires dignes de ce nom, et surtout ceux des Kovacs, qui étaient particulièrement méticuleux vérifiaient la marchandise. C’était la règle dans le milieu. Ce Volchkov n’était peut être pas très net….

Cependant, la blonde pris la décision de ne rien dire pour l’instant. Elle n’était sure de rien, et qui plus est, la lettre qu’il lui avait remise  portait bien le sceau de la famille Kovacs. Il ne fallait pas qu’elle laisse filer un gros poisson juste pour un simple soupçon.


- «  Très bien, comme vous voudrez monsieur Volchkov. »


Portant sa cigarette à sa bouche, la blonde inspira une grande bouffée de nicotine, laissant la fumée s’échapper d’entre ses lèvres roses.  A sa droite, se tenait Gabriel, guindé comme jamais dans sa veste noire. D’un simple geste de tête qui fit remuer ses boucles blondes, la contrebandière  fit signe au jeune homme d’attraper la nouvelle enveloppe dont s’était délesté  M. Volchkoz, à présent debout. Un petit sourire naquit à nouveau sur ses lèvres, ses yeux bleus se rivant dans celui visible de son interlocuteur.

- «  Je suppose que vous ne verrez pas d’inconvénient, à ce que je vérifie la somme contenue dans cet enveloppe n’est ce pas ? »


Dehors, le tonnerre retenti à nouveau, plus fort que jamais. Quelqu’un de superstitieux aurais pris cela comme un avertissement, comme l’approche d’une punition divine, d’un châtiment certain. Mais pas la contrebandière, qui, toujours confortablement assise sur son tabouret, écrasait sa cigarette sur la caisse qui lui servait de table. Se tournant vers son homme de main elle lui fit signe de faire sauter le cachet et de commencer à compter.

Laissant son regard vagabonder dans l’entrepôt, Rose attendait. Son sourire se transforma immédiatement en grimace lorsque ses yeux se posèrent sur Siegfried et son horrible allure. Il avait un attitude des plus étranges ce soir, pire que celle des fois précédentes.  Le petit rictus qui se peignit sur son visage après la question du hongrois le concernant, fit tiquer la blonde. Elle n’avait qu’une envie, c’était que ce type déplaisant sorte immédiatement de l’entrepôt les pieds devant.

- «  Siegfried si tu… »

Elle ne termina pas. Un coup de feu la coupa net, couvrant le bruit du tonnerre. Avant qu’elle n’ait put réagir et sans qu’elle n’ait pu dire comment, elle devint aveugle. L’entrepôt était plongé dans l’obscurité complète. La jeune femme, étouffant un juron, se leva comme un ressort. Etait ce un coup du hongrois ? Ou de Siegfried ? Qu’importe, dans tout les cas elle était mal partie.  Tentant de maitriser ses nerfs tandis que son cerveau tournait à cent à l’heure, Rose sortit son pistolet du repli  intérieur de sa robe. La voix de Volchkoz dans son oreille la fit sursauter. Elle pointa le canon de son arme à l’aveuglette dans la direction de la voix. Un grognement s’échappa d’entre ses lèvres.

- «  Volchkoz j’espère que ce qui arrive n’est pas de votre faute. Sinon, je vous promets que je vous bute, que vous fassiez parti du clan Kovacs ou non. »

Elle entendait derrière elle les respirations sifflantes de Gabriel et de John. Au moins ils allaient bien. Soudain un cri inhumain déchira l’air devenu lourd de l’entrepôt.  Puis des pas. Calmes. Réguliers. Tranquilles. Rose senti un frisson lui parcourir l’échine et étouffa un juron. Ils étaient des proies.  Puis les pas s’arrêtèrent. Ils étaient proches à présent. À peine à une dizaine de mètres d’eux. Rose ne voyait toujours pas grand chose dans cette obscurité qui semblait opaque. Jusqu'à ce qu’un nouvel éclair éclaire à nouveau l’intérieur de l’entrepôt  durant quelques secondes. Et la elle le vit. Cette fois ci le juron s’échappa sans qu’elle puisse le retenir.


- « Mais qu'est ce que c'est que ce truc ? »
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Edward White
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MessageSujet: Re: Trafic sur les quais [PV Rose] [1889]   Sam 27 Juin - 22:22

Le craquement distinct d'une allumette leur parvint. Il fut suivi d'une brève étincelle qui éclaira faiblement les doigts carrés de Siegfried avant d'embraser la mèche de la lampe à huile qu'il tenait. Il prit grand soin d'en augmenter lentement l'éclairage, illuminant petit à petit un de ses comparses, puis deux et un troisième. Une même mine, aussi menaçante que sournoise, animait ces quatre visages aux traits découpés par la lueur vacillante. Les reflets dansaient, autant sur leur peau grimaçante, que sur les armes à feux qu'ils tenaient pointés sur eux. Trois armes contre quatre, la différence n'étais pas excessive, mais largement suffisante pour assurer la victoire aux nouveaux arrivants. Le constat dut être le même dans l'esprit dérangé de Siegried, car un rictus victorieux marqua sévèrement ses traits. Pourtant ce fut vers les ténèbres extérieures qu'il se tourna.
Une cinquième silhouette émana de la pénombre, grande, sèche, filiforme. Ses pas étaient d'une langueur étrange qui lui donnait l'air de flotter. Edward la vit s'essuyer le coin des lèvres d'un geste tranquille alors qu'elle entrait dans le halo lumineux de l'interprète. Ce dernier bomba le torse avec fierté, annonçant :

Mademoiselle Walkson Monsieur, tout comme vous la souhaitiez. L'autre est un client, mais il ne nous posera pas problème, il a été assez stupide pour venir sans arme.

Un grognement sourd gagna la gorge d'Eward qui ne quittait pas des yeux le nouvel arrivant. Et lorsqu'un sourire carnassier s'étira sur le visage émacié de ce dernier, le loup fut certain de le reconnaître. Il étouffa pourtant son nom au plus profond de lui, devancé par le propriétaire du patronyme en personne :

Bonsoir Mademoiselle. Grigore, enchanté de faire votre connaissance. Vous me pardonnerez ces conditions un peu… Particulières ? Mais je suis sûr que vous comprenez. Chacun pour soi ? C'est ainsi que vous dites en France non ?

Chaque mot sorti de ses lèvres était d'une sécheresse sans nom que l'accent rendait plus coupant encore. Un accent roumain qui accéléra les battements du cœur d'Edward. Ce Grigore… Ils ne s'étaient pas quittés en très bon termes. Sa couverture risquait de tomber à l'eau, mais c'était bien là le dernier de ses problèmes. Car si Grigore apprenait qu'il était ici, il y avait fort à parier pour que le rendez-vous dégénère en véritable bain de sang.

Le donneur d'ordre adverse fendit d'un pas la barrière de ses hommes de main, toisant ses opposants avec un sourire qui n'avait rien d'avenant. Puis plantant son regard dans celui de la contrebandière, il siffla d'un ton chantant qui termina glacial :

Allons Mademoiselle Walkson. Soyez raisonnable si vous souhaitez pouvoir vivre encore un peu. Posez cette arme et dîtes à vos deux gorilles de faire de même.

Un signe de Siegried, et les chiens des révolvers assaillants furent ôtés dans un cliquetis commun qui arracha un frisson à Edward. Il observa toute la scène en silence, malgré l'envie furieuse d'en découdre qui agitait ses nerfs. Le bruit infernal de la pluie avait l'air du roulement du tambour qui précède une exécution. Grigore sembla ravi, et avançant calmement, il reprit d'une voix cruelle :

Vous n'allez pas me forcer à tuer l'un des vôtres Mademoiselle Walkson ? Enfin… Vous n'allez pas me forcer à tuer… À nouveau, l'un des vôtres. Car je crains que les deux gardes devant l'entrée ne soient plu en très grande forme. Hélas ! Que Dieu ait pitié de leurs âmes !

Il joignit ses mains, et les leva vers le plafond de taules en même temps que son regard sec de toute compassion, reprenant plus gravement cette fois, lassé d'attendre :

Celui de gauche.

Le coup de feu parti, produisant un écho interminable entre les murs de l'entrepôt, auquel se joignit l'exclamation douloureuse de John, blessé à l'épaule. La voix de Grigore résonna plus fort cette fois, ne laissant aucun doute sur sa détermination :

La prochaine fois je serais moins clément Mademoiselle Walkson. Alors dépêchez vous de me donner votre arme si vous ne voulez pas que la cervelle de son collègue se vide du peu de matières grises qui s'y trouvent !

Le ton impérieux interdisait la moindre hésitation.


H.R.P.:
 
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Trafic sur les quais [PV Rose] [1889]

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