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Neige

Cabaret du Lost Paradise - Forum RPG

Forum RPG fantastique - Au cœur de Paris, durant la fin du XIXe siècle, un cabaret est au centre de toutes les discussions. Lycanthropes, vampires, démons, gorgones… Des employés peu communs pour un public scandaleusement humain.

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 Chocolats ardents [PV Alice Lindel, Frédéric Lenoir & Alexander Garay] | [1889]

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Aldrick Voelsungen
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MessageSujet: Chocolats ardents [PV Alice Lindel, Frédéric Lenoir & Alexander Garay] | [1889]   Mar 5 Nov - 14:16

Vingt et une heure. Le lycanthrope fouetta la salle de spectacles du regard, avisant les parisiennes surexcitées et les gentils hommes afficher un air stupéfait. Un cri de groupie hystérique enflamma l'assemblée tandis qu'il saluait Alex d'un signe de la main. Ce dernier le gratifia d'un sourire et d'un immuable surnom à coucher dehors avant de lui servir sa commande, glissant au passage un sourire ravageur auprès de sa voisine.

*Aller c'est reparti pour un tour !* Songea le policier en avalant d'une traite sa boisson tandis que le barman se rapprochait de la belle pour tenter de la charmer.

C'était l'un de ses passe-temps favoris et de par sa nature, nul n'aurait su lui en vouloir, d'autant qu'avec cet air charmeur, on lui pardonnait bien volontiers tout le tracas qu'il avait causé dans quelque cœur que ce soit. S'il n'avait pas tendance à se précipiter sur tout ce qui bougeait, probablement qu'Alex aurait été un amoureux merveilleux pour l'heureux élu. Mais y avait-il vraiment un cœur derrière ce masque de perfection ?


- Oh Aly, je sais que je suis d'une beauté fascinante mais ne fixe pas ainsi tu vas me faire rougir.
- Ne prends pas tes rêves pour la réalité Alex, tu veux ?
- Tu sais pourtant que je pourrais te faire rêver avec mon gros...
- Tu n'es pas mon genre ! Cesses de dire des bêtises plus grosses que toi et surveilles tes propos ou je te fais coffrer.
- Oh ouiiii ! Passez-moi les menottes monsieur le commissaire~
- Tu es désespérant !
- Oh ne fais pas la tête mon loup ! Allé je me sens d'humeur bienfaitrice, c'est moi qui offre. Glissa-t-il avec un air qui se voulait saint sans dissimuler pour autant un sourire carnassier.
- Bienfaitrice, hein ? C'est l'hôpital qui se fout de la charité !

Un rire franc secoua son vis à vis et le démon derrière son comptoir feinta l'outrage avant de lui resservir un verre avec son sempiternel air amusé, ne se privant pas au passage de le taquiner encore d'avantage.

Aldrick grommela tout un tas de propos incompréhensibles au sujet du succube et porta le verre de vodka à ses lèvres, se délectant cette fois avec joie du breuvage. Un nouveau cri ébranla l'assemblée. Le commissaire sursauta, sur le qui-vive, sa main avait pris instinctivement la direction de son arme tandis qu'il soupirait de soulagement en se rendant compte que c'était une énième prouesse des artistes qui les avais fait réagir de la sorte.


*Ah les femmes ! Quelle espèce étrange !* Se dit-il en se tournant d'avantage pour observer le numéro.

Une boule de feu d'une taille surprenante s'échappa de la bouche d'un garçon brun, provocant la surprise parmi les spectateurs. L'agent haussa un sourcil, c'était décidément bien trop volumineux pour être produit par un simple humain. Pourtant il lui semblait que ses jumeaux sur la scène avait quelque chose de bien différent encore des artistes qu'on croisait ici. Son instinct cependant n'arrivait à définir de quoi il s'agissait avec exactitude et cela le troubla.


*Mère aurait sûrement adoré ce numéro, elle qui aime tant voir l'art allié à la beauté du corps...Sans omettre le comique de situation qui va de pair avec leur atmosphère. Il faudra que je me renseigne, ils ont l'air bon comédien de surcroit. Peut-être qu'elle aimerait les rencontrer ? Enfin ça ne se fera pas ici, ça c'est sûr.*

Un soupir franchi la barrière de ses lèvres et un air las fit s'affaisser ses épaules. Songer à sa mère aboutissait généralement à ce résultat. Machinalement, il porta de nouveau le verre à ses lèvres et observa le show avec la curiosité d'un enfant devant une démonstration envoutante. Il siffla même, admiratif devant un tour de passe-passe particulièrement perplexe.

*Pas évident tout ça ! Ils ont quoi ? 19 ans à tout casser ? Ça n'a pas dû être de la tarte d'apprendre ces tours-là...*

-... Ils s'en sortent pas mal les jeunes ! Lâcha-t-il sans même s'en apercevoir des suites de ses pensées, en se penchant un peu vers sa voisine pour apercevoir d'avantage les facéties à venir.

Jusque-là d'ailleurs, il n'avait pas accordé beaucoup d'importance à ses boucles blondes qui encadraient en cascade la peau de porcelaine de la demoiselle, l'ayant simplement trouvé très jeune, du moins pas avant que la surprise ne semble se peindre au fond de ses yeux azurés...

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Dernière édition par Aldrick Voelsungen le Ven 27 Fév - 23:45, édité 2 fois
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Frédéric Lenoir
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MessageSujet: Re: Chocolats ardents [PV Alice Lindel, Frédéric Lenoir & Alexander Garay] | [1889]   Mar 12 Nov - 1:51

Ceux qu'on appelait les « Jumeaux Lenoir » s'en sortaient pas mal, en effet.

Sur la scène, habillés à l'identique, l'un en bleu et l'autre en rouge, les frangins faisaient les guignols.

Une heure plus tôt, ils se tenaient tous les deux à l'écart des autres artistes, dans un coin des coulisses : Morgan, angoissé comme toujours, essayait de ne pas penser au spectacle, et Frédéric, apparemment très calme, bouillait littéralement à l'intérieur (pour preuve, les moulinets incessants de sa torche éteinte entre ses mains).
Il n'était pas du genre nerveux en général, mais pour leur première entrée en scène au Lost Paradise, les 'jumeaux' avaient compris qu'ils n'avaient pas intérêt à se planter. Frédéric, qui habituellement ne stressait que dix minutes avant les spectacles et savait que son temps de résistance au "stress artistique" ne dépassait pas le quart d'heure, avait anticipé ce show d'entrée depuis deux jours, et ça se sentait.
Pour l'occasion, les clones avaient décidé de réadapter un de leurs spectacles de rue qui marchait le mieux : une mise en scène ridicule, mais amusante, dans laquelle Frédéric, prétendument pêcheur semblait essayer de vouloir griller Morgan (qui jouait ici le rôle d'un poisson particulièrement agile) pour en faire un barbecue.

Le spectacle avait commencé calmement, comme une danse tranquille entre deux personnages ne se voyant pas encore, et s'était peu à peu changé en comédie ridicule. Les deux frères semblaient maintenant jouer à chat sur la scène, Fred crachant du feu un peu partout, Morgan évitant ses flammes de peu à coup de galipettes particulièrement recherchées. Tout était bon pour échapper au feu, et les éléments de décor (tables, chaises, malles...) lui servaient de tremplin. Chacun leur tour, les gamins Lenoir se lançaient les couplets d'une chansonnette inventée pour l'occasion.

   “C't'avec du feu qu'on cuit l'pèchon*
   Dans l'barbe-cul, grillons, grillons !
   Par tous les Saints, ça sent si bon
   Quand on vient d'se griller un thon !


Morgan était perché sur une table au centre de la scène et Frédéric, à l'autre bout, lui envoya une flamme assez grande pour atteindre la moitié de la distance. Le public s'exclama, Morgan lui tira la langue, pas impressionné pour deux sous.

   “Ha ! Mais dans l'eau tous les gamins
   Ont peur de s'noyer, on l'sait bien
   Vu qu'ils savent pas tous bien nager
   Ils pèchent pour se r'faire une fierté !


Fred, soit-disant vexé, fit un pas en avant, et lui lança deux flammes à la suite, encore plus grandes cette fois, que Morgan esquiva d'une pirouette. Il passa par-dessus son frère, qui courait vers lui comme pour l'attraper, et atterrit dans son dos. La foule rit et s'exclama tout à la fois. Ces gamins étaient drôles à voir, mais ils étaient aussi de vrais artistes, chacun dans son style.

La course poursuite continua comme ça un moment, jusqu'à ce que Morgan, léger comme un singe grimpe sur le dos de son frère et se retrouve comme par miracle perché sur ses épaules, lequel se mit à regarder de droite et de gauche, visiblement à la recherche de sa proie. Morgan, debout sur ses épaules, mimait si bien les mimiques perplexes de son frère, avec un timing si parfait que c'en était impressionnant autant que c'était drôle.

Fred lança alors un regard vers le ciel, découvrit son poisson, sursauta de surprise – et Morgan sembla sursauter aussi, mais ne perdit heureusement pas l'équilibre – et prit un air affreusement courroucé. Dans un dernier accès colère (ou de bêtise), il approcha de sa bouche la torche qu'il avait à la main, et laissa le suspens s'installer pendant deux toutes petites secondes, le temps que le public anticipe.
Quand il fut sûr que tous s'étaient tus, attendant de voir s'il allait vraiment essayer de cramer son jumeau perché sur ses épaules, il lâcha la seule vraie flamme magique de la soirée : une flamme très dense, rouge vif, qui tourna au violet quand elle frappa Morgan...lequel disparut en même temps qu'elle.

À la vérité, l'hydre avait profité de la flamme, et de l'élan discrètement donné par son frère, pour sauter en l'air, s'agripper à une corde noire qui menait aux échafaudages passant au dessus de la scène, afin de se hisser hors de vue en vitesse.

Fred, à présent seul sur scène, sembla soudain très heureux, perplexe, puis très triste.
Un instant désoeuvré, il alla s'asseoir sur la malle, vers l'avant de la scène, à droite, et resta là un moment, comme pris d'une tristesse soudaine.

   "J'ai perdu mon pèchon, mes frères.
   C'est con, moi qui voulais m'en faire
   un p'tit ragout, une grillade...
   Me v'la tout seul sans ma dorade.
"

Tout en parlant, il regarda sa torche, joua avec, passant ses doigts sur la flamme sans sembler la sentir.
Puis comme prit d'une énergie soudaine, il apostropha le public, jouant avec sa torche comme sans s'en rendre compte, ajoutant à ses paroles tristes un côté comique très décalé.

   "C'est qu'un pêcheur, sans son pèchon,
   y'a pas à dire, l'est plus trop bon
   à rien faire avec tous ses doigts.
"

Cessant de gesticuler, il sembla s'affaisser à nouveau.

   "Quand la rivière elle vous veut pas
   'faut pas lutter qu'on dit, mais moi
   Sans m'pèchon, 'jvous le dit tout clair
   Chui comme un môme sans sa mère.
"

Regardant une dernière fois l'endroit de la disparition de Morgan, il fit une pause, puis conclut.

   "Parc'qu'un pêcheur sans son pêchon,
   'fait plus rien d'bien, et plus rien d'bon.
"

Posant le coude sur son genou et son visage dans sa paume, il soupira d'un air abattu, et sa torche s'éteignit en même temps que les lumières, mettant fin au spectacle.

Le public applaudit alors, et Morgan réapparut des coulisses pour leur salut classique – encore une fois parfaitement synchrone, comme toujours – puis ils sortirent de scène et s'affalèrent sur les premières chaises venues, soulagés.

Ils n'avaient pas besoin de se parler pour comprendre qu'ils étaient tous les deux crevés, contents comme des bienheureux, soulagés comme un chat sortit de l'eau. Frédéric n'était pas du genre à stresser facilement, mais ce premier spectacle, ils 'avaient anticipé tous les deux pour sûr. Il lança un regard appréciateur à son frère, toujours en quête de son approbation à la fin des spectacles, et après un instant Morgan le surprit en se remettant le premier : se relevant d'un coup, il lui lança un sourire radieux.

- Le serveur nous doit un verre !

Frédéric rit de bon cœur. Certes, le barman leur devait un verre : avant le show, deux jours plus tôt, ils avaient parié ensemble sur la taille des flammes de Fred et la qualité des galipettes de Morgan. Les frangins venaient de gagner un verre gratuit chacun, autant aller le chercher tout de suite : ils avaient bien mérité une récompense pour leur premier spectacle hors de la rue !

C'est ainsi qu'ils débarquèrent tous les deux au bar, tout juste démaquillés et à peine rhabillés, juste à temps pour prendre deux tabourets fraichement abandonnés, à côté d'un type gigantesque et d'une demoiselle aux boucles blondes.
Fred prit le siège près du géant, Morgan à son côté. Il s'adressa au barman – c'était quoi son nom encore ? – à peine ses fesses posées sur le tabouret, un énorme sourire malicieux collé au visage.

- Alors, Môsieur le Grand Perdant, toujours prêt à nous payer un verre ?

Spoiler:
 


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Alice Lindel
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MessageSujet: Re: Chocolats ardents [PV Alice Lindel, Frédéric Lenoir & Alexander Garay] | [1889]   Sam 30 Nov - 2:43

Ça alors, il y en avait de l'ambiance au bar.

Auparavant, je n'étais jamais venue m'y asseoir. Après tout, quel intérêt, lorsqu'on n'avait pas l'âge de consommer l'une des boissons fortes que l'on y servait ? Car non, ce n'était pas la première fois que je venais assister au spectacle du cabaret, malgré les réticences de mon père à ce sujet. Oh, bien sûr, il ne s'opposait pas à ce que je m'intéresse à l'art, malgré les quelques étranges rumeurs qui entouraient ce lieu, mais avec le cambriolage récent de l'un des stocks de chocolat de l'entreprise familiale, il était plus inquiet, plus protecteur. Disons que je préférais qu'il soit d'accord avec mes sorties, cela évitait d'épuisantes querelles, assez inutiles à mon avis, puisque je ne me plierais jamais à sa volonté. Mais revenons-en à nos moutons, ou nos lapins plutôt, vu le barman avec lequel je me retrouvais dans les pattes... Oh, il n'était pas vilain à regarder, et j'étais sûre qu'il avait toutes les filles qu'il désirait à ses pieds, seulement, je n'avais guère envie de répondre à ses sourires et ses clins d'œil. Peut-être était-ce parce que je me faisais une idée un peu trop idéaliste de l'amour que je me refusais au premier venu. Des restes de rêves de petite fille ayant trop souvent vécu la tête dans les contes de fée, pourtant je savais bien que, même si je portais le même prénom que celle de Lewis Carroll, je n'avais pas exactement l'étoffe d'une héroïne. Je me contentai de commander une limonade en roulant les yeux, ne lui offrant même pas un soupir, préférant piocher dans les cacahuètes. Trop habituée aux chocolats pour en désirer un. Qu'il aille donc promettre de décrocher la lune à quelqu'un d'autre. Il y avait quelque chose qui attirait davantage mon attention. Le spectacle battait son plein. Et selon le programme, un nouvel acte commencerait ce soir même...

Deux minutes plus tard, quelqu'un arriva, me libérant de ma solitude avec le voleur de cœurs. Leur conversation ne manqua pas de m'étonner. Oh, parce qu'il charmait aussi les hommes, ce serveur de comptoir ? Le spectacle m'arracha un petit rire léger. D'autres auraient été choqués, sans doute, mais pour cela, il fallait être parfaitement fidèle aux enseignements du Seigneur. Et ... Disons simplement que depuis le décès de mère, je m'étais un peu davantage éloigné du chemin de la pieuse demoiselle désirant finir à l'office. Je préférais croire qu'aimer ne pouvait pas représenter un pêché, quelle que soit la personne choisie par notre cœur. C'était sans doute une vision un peu naïve, mais c'était bien plus beau ainsi, non ? Bref. Le spectacle. Je m'y attardai à nouveau lorsque les cris de la foule reprirent de plus belle. Je ne pus moi-même m'empêcher d'être admirative et bouche bée devant la boule de feu. Les acrobaties étaient également pour le moins habiles et complexes. Impressionnant. Mon voisin se penchant vers moi pour prononcer quelques mots, je ne quittai pour autant pas du regard les dernières notes du divertissement, ne voulant pas manquer la fin, en plus d'en avoir déjà raté une partie importante. Il faudrait sans doute que je revienne... Grm.

« En effet, commissaire. Mais j'avoue avoir un peu de mal à comprendre leur histoire... Ce n'est pas la seule d'ailleurs. »

Trop polie, trop droite pour un endroit pareil, sûrement, malgré mon amertume. Mais je n'avais pu m'en empêcher. Je ne pouvais rien faire pour aider à récupérer notre bien et cela m'irritait légèrement. Je l'avais aperçu, lorsqu'il était venu s'entretenir avec mon très cher père, même si lui, ne devait pas se souvenir de moi. Après tout, je n'étais pas restée longtemps et je ne lui avais pas adressé la parole.

« Pardonnez-moi. Je m'appelle Alice Lindel. Mais vous n'avez sans doute pas envie de parler affaire ce soir, n'est-ce pas ? Il vaut mieux profiter du spectacle. De toute façon, s'il y avait eu des avancées à l'affaire, je suppose que vous nous auriez tenu informés. »

En général, mon nom suffisait pour que les gens me replacent. C'était un nom bien connu, en ville... Qui n'aimait pas les chocolats, après tout ? Mais c'était bien la raison pour laquelle je ne le donnais pas à n'importe qui, exaspérée des cérémonies qu'on pouvait parfois me témoigner parce que mon nom portait une certaine importance, une certaine noblesse. De toute façon, je n'aurais guère eus le temps de placer un mot de plus. Un duo surexcité vint nous rejoindre. Une fois la surprise passée, je remarquai que c'était les deux artistes qui venaient de se produire. En voilà une occasion en or ! Ce n'était pas tous les jours que l'on avait l'occasion de rencontrer quelqu'un de célèbre. En tout cas, leur remarque moqueuse au fameux "Alex" ne m'échappa pas.

« Oh ! Décidément, je vous aime bien, vous deux. » glissai-je dans un rire pétillant. Non seulement ils étaient doués, mais ils avaient de la répartie...
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Aldrick Voelsungen
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MessageSujet: Re: Chocolats ardents [PV Alice Lindel, Frédéric Lenoir & Alexander Garay] | [1889]   Mar 10 Déc - 10:33

L'agent afficha un air brièvement surpris en réalisant que sa voisine lui parlait. Vaguement il se demanda à partir de quel moment il avait laissé ses pensées devenir réalité, puis devant l'air familier de la belle, son impression de déjà vu, fini par attiser bien d'avantage sa curiosité.

*Où est-ce que je l'ai déjà croisé ? Au commissariat ? Non, une jeune fille ainsi vêtue ne serait pas passée inaperçue...*

Mais avant qu'il n'ait trouvé la demoiselle jugea bon -à sa grande reconnaissance- d'éclairer sa lanterne. Aldrick s'inclina respectueusement.

- Miss Lindel, toutes mes excuses, je crois que la fatigue me joue des tours ! Je ne vous connaissais qu'en photos et celles-ci étaient bien en dessous de la vérité : vous êtes ravissante et c'est un plaisir de vous rencontrer enfin !

Le commissaire eut pour la belle un sourire franc avant d'acquiescer à ses propos.

- C'est vrai que certaines subtilités m'échappent aussi, mais ça confère beaucoup de charme à leur travail, vous ne croyez pas ? Je les trouve très distrayants en tous cas !

Il afficha une mine d’enfant réjouit, comme s’il allait enfin pouvoir rencontrer le Père Noël et confia doucement :  

- Du reste, vous marquez un point : si cela ne vous dérange pas trop, je préférerais ne pas trop parler travail pour l'heure, d'autant que comme vous le soulignez, si quoique ce soit évolue dans l'enquête vous en serez rapidement informée, ainsi que votre père, cela va de soi. Enfin si vous quelque chose vous reviens vous pouvez m’appelez. Il sorti une carte de la poche intérieure de sa veste et la lui tendit. Votre père en a déjà une mais peut-être que vous en aurez l’utilité ? Deux prévisions valent mieux qu’une qui plus est.

Le brun s'accouda machinalement sur le bar, avalant une autre gorgée d'alcool, sans se préoccuper outre mesure de l'image que cela devait conférer à la police.

- Il y a d'autres artistes ici qui vous plaisent ?

Puis voyant les deux autres arriver il ne put retenir un rire étouffé.

- Eh ben, vous n'avez pas la langue dans votre poche les garçons !
- Pourquoi crois-tu que j'ai parié avec eux, hum ? Ne sont-ils pas à cro...
La main du commissaire s'abattit sans ménagement sur la bouche d'Alex. Non seulement cet hurluberlu l'avait fait sursauter en s'approchant trop près de son oreille mais en plus voilà qu'il divaguait à nouveau !
- Et si tu prenais la commande plutôt ?
L'agent dégagea vite sa main, en affichant une moue dégoutée.
- Tu n'étais pas obligé de me lécher non plus !
- Tu es trop sérieux Aly ! Détends-toi, mon loup ! Déclara le barman avec un air faussement contrit avant de se tourner vers les concernés il sorti pour eux son sourire le plus ravageur. Bon, bon, vous avez gagné fouettez-m...
- Alex !
L’incube lui tira la langue de bon cœur.
- Qu'est-ce que je vous sers messieurs les pêcheurs ? ~ Lâcha-t-il sans dissimuler l'amusement que créait pour lui l'ironie de la phrase.

L'agent leva les yeux au ciel et avisa la belle. Là, côté crédibilité définitivement, il repasserait. S'éclaircissant la voix en sentant ses joues se teinter un peu il s'enquit auprès des artistes, après leur avoir tendu la main à chacun :


- Aldrick Voelsungen, enchanté messieurs… Lenoir c’est bien cela ? Excusez Alex il est taquin dès que les gens lui plaisent. Hum... En tous cas vos numéros sont très sympathiques, comment ça vous vient toutes ses histoires ? Vous les concevez-vous même ou vous les faites écrire par un écrivain public ? Vous avez déjà fait du théâtre peut-être ?

Réalisant subitement que sa curiosité alliée à la déformation professionnelle reprenait aisément le dessus, le lycanthrope resserra son étreinte autour de son verre et le monta jusqu’à son menton sans pour autant en boire une seule gorgée avant que l’un des deux bruns ne lui ait répondu.

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Frédéric Lenoir
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MessageSujet: Re: Chocolats ardents [PV Alice Lindel, Frédéric Lenoir & Alexander Garay] | [1889]   Lun 16 Déc - 20:56

Frédéric et Morgan avaient déjà voyagé dans plusieurs villes, ces quatre dernières années. Ils en avaient vu du pays. Mais il y avait une chose à laquelle Frédéric ne s'habituerait jamais : les citadins.

Ou plutôt leur parler, leurs manières, leurs idées parfois farfelues. Il avait l'habitude qu'on lui fasse des remarques, souvent assez innocentes, sur son parler à lui, sur sa franchise. Ce qui rassurait rarement Morgan, étant donné que lui essayait de rester le plus normal possible.
L'une des premières choses que Fred avait expliqué à son frère quand ils étaient partis sur les routes avait été de ne surtout pas le prendre toujours pour exemple : Frédéric, en tout bon Lenoir qu'il était, n'avait jamais été considéré comme faisant partie de la norme ; et si Morgan préférait rester le plus discret possible, il pourrait essayer de lui expliquer comment faire, mais pas lui montrer.

C'est donc sans grande surprise mais avec une petite pensée sarcastique qu'il entendit ses deux voisins réagir à sa boutade au Barman. Mentalement, il sourit, tandis que Morgan devenait rouge pivoine.

Il n'eut pas le temps de répliquer et il lança à Morgan un regard amusé tandis que leur voisin de bar et le barman se tançaient amicalement. Alors l'homme était un habitué du Lost ? Pas étonnant : il se dégageait quelque chose de lui de presque aussi anormal que de Morgan. Si l'homme n'était pas humain, ça ne l'étonnerait pas. La jeune fille assise à son côté semblait observer l'échange avec intérêt elle aussi, et il supposa qu'elle devait avoir été incluse dans la conversation avant leur arrivée.

Alex, le Barman, était aussi spécial que dans son souvenir. Morgan l'aimait particulièrement. Fred, lui, le trouvait... agité, mais sympathique. Plutôt distrayant. Aussi rit-il de bon cœur une fois l'échange fini.
- Alors le pêcheux voudrait la meilleure bière que tu as. Et le pêchon prendra...
- N'importe quoi, avec des fruits... ?

Fred se permit d'ajouter pour lui :
- Pas un truc fort.

Ce qui fit rire le Barman qui se tourna vers leurs voisins.
- J'avais pas dit qu'ils étaient craquants ?

Tandis qu'il sortait deux bouteilles au contenu plus qu'obscur et commençait des mélanges, leur voisin de gauche se présenta en lançant une petite pique au Barman qui partit d'un grand rire. Les deux frères serrèrent la main tendue chacun son tour et Frédéric, toujours le premier à parler aux étrangers, répondit.

- Enchanté tout pareil. Vous aussi mademoiselle. Moi on m'appelle Follet ou Feu Follet.Il désigna son frère. Et lui c'est l'Ainwie.

Alex lui servit son verre, et continua de préparer celui de Morgan. Fred en observa le contenu d'un œil dubitatif. Une bière mousseuse à la couleur bronze. Il en prit une gorgée, sans commenter, et faillit s'étouffer en entendant les questions de son voisin.
Du théâtre... un écrivain public... tous pareils ces citadins, chez eux on croyait que l'argent et la culture étaient fournis avec le bébé.
Malgré son sarcasme, le campagnard qu'il était ne le prit pas mal, et il se dit même qu'à sa tête, l'autre n'avait pas dû penser à mal. Peut-être même qu'il avait voulu leur faire un compliment. Il décida de répondre honnêtement.

- Merci, c'est bien que ça vous plaise. Le vrai théâtre on y est jamais allés, et sauf votre respect Monsieur, les histoires si on avait eu l'argent pour les faire écrire par un autre, on n'aurait pas eu besoin de les jouer dans la rue.

C'était dit sans animosité aucune, mais franchement.
Morgan, plus diplomatique, ajouta quand même avec un grand sourire.

- On les fait ensemble. C'est lui qui écrit.

Fred allait ajouter quelque chose quand la façade d'humain civilisé de son hydre de frère craqua monumentalement. Alex, tout sourire, venait de poser devant lui un verre au contenu multicolore, avec en bonus un morceau de chocolat emballé. Le visage de Morgan s'illumina littéralement, et il ne put s'empêcher de tirer frénétiquement la manche de son frère.

- Fred... !

Celui-ci lança un regard étonné au Barman tout sourire (il était fier de sa connerie le bougre) et se sentit sourire sans le vouloir.
Pour apprendre à lire, Morgan s'état entraîné avec les journaux, les enseignes, et les marques. Tout ce qui passait à portée de regard. Et il retenait toujours mieux si le mot désignait quelque chose qu'il aimait beaucoup ; ainsi les mots qu'il avait appris le plus vite avaient été « Frédéric », « hydre », « eau », « sucre », et...

- Purée, c'est du Lindel...

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Alice Lindel
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MessageSujet: Re: Chocolats ardents [PV Alice Lindel, Frédéric Lenoir & Alexander Garay] | [1889]   Dim 29 Déc - 5:35

Il semblerait que même  une fois terminé, le spectacle continue...

Entre le charme évident et celui plus subtil, je n'étais pas au bout de mes peines... Malgré tout, les compliments du commissaire étaient plus distingués, tenant presque du côté gentlemen des Anglais, légèrement fréquentés pour les affaires, et avec son nom pour le moins original, cela ne m'aurait pas étonné d'apprendre qu'il venait d'ailleurs... Ce fut la raison pour laquelle je répondis à ses questions plutôt que de l'envoyer balader galamment comme le jeune homme provocateur aux cheveux turquoises. Et j'étais aussi plutôt satisfaite de voir que mon raisonnement était bon. Comme quoi, j'étais bel et bien capable de comprendre le fonctionnement du monde, contrairement à ce que mon père prétendait parfois, pour me refuser de vivre tel que je le désirais, de mes propres ailes...

« Merci pour la carte, je garderai cela en tête. Quant aux artistes... À vrai dire, je ne sais pas si celui que je recherche se produit ici. »

Je fis une pause, un peu plus rêveuse en me souvenant des notes qui m'avaient arraché des larmes. Il y avait des musiciens très doués dans ce cabaret, mais je n'avais toujours pas eu la chance de recroiser celui que je recherchais. Les deux jeunes acrobates avaient eu le temps de nous rejoindre entretemps, puisque je me mis à réfléchir à une question. Peut-être pourraient-ils m'en dire plus ? Je n'avais jamais parlé de cet homme mystérieux auparavant, gardant ce moment presque sacré à mes yeux tout au fond de moi. Mais parmi leurs balades dans les rues, qui devaient être nombreuses, peut-être avaient-ils déjà croisé une personne semblable, pouvant donc me donner un indice, un point de départ plus précis...

« Il s'agit d'un violoniste brillant, dont je n'ai malheureusement pas eu la chance de connaître ni le nom, ni le visage... Cela vous semblera peut-être idiot, mais je l'ai entendu jouer tout près du fleuve et depuis, j'espère simplement retrouver sa mélodie pour le connaitre... »

Je sentis mon visage se fermer, devenant certainement un peu plus sombre. Cela m'attristait un peu, oui, de patauger ainsi dans l'ignorance. Je retrouvai toutefois le sourire assez rapidement, lorsque le mot Lindel sortit avec admiration, comme si l'on venait de trouver un véritable petit trésor. Rencontrer des amateurs de notre travail était toujours ce que je préférais, dans mon rôle d'héritière. C'était ma fierté la plus forte, même si c'était peut-être la seule... Du moins, je pouvais les compter sur les doigts de mes deux mains, au vu des soucis qui alourdissaient mon existence.

« Sois prudent, celui-ci a une pâte d'amande en son centre, il sera tout particulièrement croustillant, tu verras ! Et en voilà un pour toi, bien mérité avec ce numéro impressionnant... »

Je sortis une petite enveloppe de ma poche pour la tendre à son jumeau histoire qu'il ne soit pas trop jaloux, un sourire attendri aux lèvres. Il faut croire que cela m'avait manqué, de ne pas fréquenter des enfants de mon âge... Bien sûr, je ne dévoilerais pas tous les secrets de notre confection pour autant, sans quoi nous ne serions plus aussi réputés pour nos chocolats, mais des informations aussi banales que l'on pouvait d'habitude retrouver inscrites sur la boite, cela ne ferait de mal à personne. Surtout pour recevoir un sourire pareil en retour de la part de Morgan, comme si le ciel venait de lui faire le plus beau cadeau possible. Un détail finit cependant par me frapper. Ces chocolats, je m'étais permis de les prendre en douce, non parce que j'étais une Lindel et que je pouvais donc me le permettre – en voilà une pensée vaniteuse ! – mais plutôt parce qu'on les avait retiré des tablettes, et donc, personne ne déplorerait qu'il y en ait un ou deux en moins à vendre. Tout cela parce que c'étaient exactement ceux qui avaient été volés. Je fronçai légèrement les sourcils, m'adressant au barman d'un ton légèrement contrarié.

« Comment vous en êtes-vous procuré ? Nous ne les vendons plus depuis la semaine dernière... »

Cela révélait aux deux autres mon identité, mais tant pis... Ce n'était pas comme si je courais un danger ici pour mon rang parmi la société. Et puis zut. Toute cette histoire était un peu louche. Évidemment, il aurait pu s'agir d'une morceau qui avait été conservé au frais depuis quelques temps déjà, mais... Cela ne me suffirait pas comme réponse. Je ne pouvais peut-être pas me permettre de le défier pour un duel dont mon professeur aurait été très fier, mais je pouvais très bien le porter en disgrâce d'une manière ou d'une autre devant tous ces témoins, si ses explications n'étaient pas assez convaincantes... Et puis, cela lui ferait une leçon qu'il aurait bien méritée !
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MessageSujet: Re: Chocolats ardents [PV Alice Lindel, Frédéric Lenoir & Alexander Garay] | [1889]   Lun 20 Jan - 22:36

Spoiler:
 

L'arrivée des jumeaux au comptoir avait intérieurement ravi Alexander. Légèrement inquiet, il avait suivi du coin de l’œil, mais non moins attentivement, leur première performance sur les planches du cabaret. Alexander en avait vu défiler des artistes sur cette scène, vieux habitués aussi bien que nouveau-nés du spectacle, et ayant recueillit plus de récits que pour toute une vie, le jeune homme ne pouvait que trop bien imaginer l'appréhension dans laquelle les deux garçons devaient être plongés lors de leur entrée en scène. Si bien qu'il en avait gagné un léger nœud dans la gorge. Alexander n'aurait jamais voulu le reconnaître, mais au delà des taquineries et autres tours de séduction habituels, il s'était bel et bien attaché à ce duo pétillant, fraîchement arrivé. Ils étaient tous deux si débordant de vie et de malice que le barman n'aurait su y résister. C'est ainsi que, bien que le pari exigerait de lui une compensation, il espérait secrètement que tout se passerait pour le mieux. Et il ne fut pas déçu, loin de là.

C'est avec son charme naturel qu'ils les accueillit donc à son bar, petite léchouille à Aldricket au passage. Mais son attention fut immédiatement reportée vers la ravissante demoiselle – qui avait été la première à s’asseoir – lorsque celle-ci reprit la parole. Parole qui ne fut pas sans lui provoquer un petit frisson d'émoi.

Lorsque la douce avait mentionné le mystérieux violoniste du bord de Seine au talent captivant, son esprit avait aussitôt fusé vers le louveteau qui l'avait lui-même subjugué de ses charmes. Celui qui hantait aussi bien ses jours que ses nuits. Andréa. Ô Saint Lucifer, c'était lui n'est-ce pas ? Cela devait être lui. C'était le seul qui puisse envoûter d'une telle manière une fillette aussi belle. Jaloux, lui ? Eh bien, oui, tout à fait. Il savait, très profondément en lui, que malgré toutes les apparences, il avait aussi peu de chance avec Andréa qu'un babouin chauve. Alors, oui, il avait peur. Un peu, en tout cas. Car pour le coup, si le jeune homme la rencontrait, il avait toutes les chances de tomber sous son charme. En plus d'être l'héritière d'une des plus grandes familles de la région, la jeune fille était, il devait bien l'avouer, d'une délicatesse et d'une élégance rarement égalées. Il savait très bien qu'il n'aurait pas du ressentir cela, penser ainsi. Après tout, si Andréa était heureux avec elle, il le serait aussi. Mais il ne pouvait se l'empêcher. En plus de cela, la cascade d'or qui lui coulait sur les épaules n'était pas sans lui rappeler celle de June. Raison de plus pour se retourner le cerveau pour rien.

*STOP ! Par tous les diables, que t'arrive-t-il ? Tu divagues, mon pauvre garçon. Allons. Du calme Alexander, du calme. Inspire un grand coup... Voilà. Comme si de rien n'était. Concentre-toi sur les commandes des petits nouveaux. Parfait. Tu vas voir, ça va bien se passer.*

Bien sûr que non, il ne s'agissait pas du jeune loup. Nombreux étaient les violonistes, au cabaret, qui excellaient dans l'art du vibrato. Et puis, ce n'était pas non plus le seul à apprécier une promenade solitaire au bord de l'eau... Aussi perdu qu'à chaque fois lorsqu'il s'agissait d'Andréa, Alexander jeta un regard légèrement inquiet à Aldrick, cherchant tant bien que mal à se rassurer. Il n'ouvrit cependant pas la bouche, jugeant que ce serait là outrepasser son éthique de travail vu que la question ne s'adressait pas à lui en premier lieu. Et puis, mieux valait pour lui se sortir tout cela de la tête. Pour le moment, en tout cas.

C'est donc avec une énergie renouvelée qu'il continua à s'agiter sur les boissons des jumeaux. Cela lui permit effectivement de s'apaiser, lui faisant complètement oublié le tourment qui l'avait pris quelques instants auparavant. Ce qui était bien, quand on était serveur, c'est que les gens – même s'ils ne s'en rendaient pas compte pour la plupart – ne prêtaient pas attention à vos réactions, à moins qu'ils ne s'adressent directement à vous. Cela lui permettait de passer inaperçu la plupart du temps. Une fois la tâche terminée, c'est avec son éternel sourire charmeur, et son équilibre mental retrouvé, qu'il déposa devant Morgan, après la bière de Frédéric, son cocktail spécial arc-en-ciel gourmand, accompagné d'une petite gâterie.

Pour le coup, Alexander n'était pas peu fier de lui. Comme escompté, le détail du chocolat avait eu son petit effet. Et même bien plus s'il s'en référait aux mines réjouis des deux frères. Morgan laissait transparaître son excitation, frétillant sur son siège, tandis que Frédéric, plus réservé, se contentait de fixer des yeux enflammés sur la bouchée de paradis. Les voir ainsi rendait Alexander plus heureux qu'il ne se l'avouait. Son sourire ravageur s'adoucit tendrement.

« Une telle prouesse lors de votre première scène appelle une récompense digne de ce nom. »

Il leur adressa un clin d’œil suggestif.

« Rappelez-vous, je ne fais jamais dans la demi-mesure... Surtout lorsqu'il s'agit de remplir une promesse. »

Lorsqu'Alice tendit à Frédéric un chocolat identique, Alexander ne put réprimer un rire.

« Je crois bien que vous venez de faire un jaloux, miss, puis se penchant vers le commissaire, il continua d'un ton plus sensuel. Tu en veux un aussi, mon loup ? J'en ai encore en stock. Mais il y a un droit de passage ~ »

Oui, définitivement, ça en avait valu la peine.

Pourtant, la félicité du moment s'envola rapidement lorsque la blonde se tourna vers lui. Voilà une question à laquelle il ne s'attendait pas.

« Voyons, douce colombe, tel le magicien, un barman ne dévoile jamais ses secrets ! »

Parti pour railler comme à son habitude, Alexander comprit bien vite, aux vues de l'air contrarié qui froissait les traits de la jeune fille, que là n'était sujet à plaisanterie.

« A vrai dire, je me posais la même question à votre égard, belle demoiselle. Je suppose que vous avez dû vous les procurer à la source. Il est devenu extrêmement difficile de mettre la patte dessus, récemment... »

Un coup d’œil vers Aldrick, et l'incube comprit qu'il allait falloir qu'il donne un peu plus de détails s'il ne voulait pas se les retrouver tous les deux à dos.

« Je les ai trouvés chez un de mes fournisseurs réguliers. Un petit revendeur, nouveau je suppose, lui en avait livré quelques boîtes. Mais puis-je vous demander pourquoi ces mines sombres ? Nous parlons tout de même de chocolat, ici. »
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MessageSujet: Re: Chocolats ardents [PV Alice Lindel, Frédéric Lenoir & Alexander Garay] | [1889]   Mer 22 Jan - 21:46

Spoiler:
 


L'agent acquiesça doucement, murmurant un "de rien" à demi-mot, en l'observant avec une attention particulière. Il émanait de la belle de ce charme éphémère qui entourait l'adolescence avant le passage à l'âge adulte. Mais cette dernière, ne semblait en avoir aucunement conscience ou si peu que cela le surprit. C'était un peu comme d'admirer une chrysalide en sachant qu'il restait peu de temps avant qu'elle ne devienne un magnifique papillon. Alice avait pour elle, la grâce naturelle, mais il paraissait manquer encore un petit quelque chose pour qu'elle ne fasse femme. Lorsqu'elle évoqua le violoniste, le policier ne put s'empêcher de sourire, voilà, c'était ça, de cet air mystérieux inspiré de la quête, elle était au début de ses aventures, il fallait juste qu'elle les vive pleinement.

- Vous avez bien raison de commencer par ici dans ce cas. En matière de talent, nul doute que c'est ici qu'on trouve les plus..."originaux".Il porta le verre à ses lèvres, dans un sourire, il n'attendait pas d'elle qu'elle note son allusion aux Légendaires. Ensuite, le brun termina la boisson et ses iris d'or fixèrent la demoiselle. Le seul que je connaisse au Lost, n'est autre que le neveu du patron. Il se produit le vendredi soir si je ne m'abuse.

Le sourire du brun s'agrandit, Andréa et les femmes, c'était quelque chose ! Pour ça au moins, il avait hérité de son oncle à n'en point douter ! Aldrick surprit pourtant sur le visage d’Alex, une expression qu’il n’avait encore jamais observé : de la crainte. Le lycanthrope fronça les sourcils, se demandant ce qu’il avait bien pu dire pour créer cela. Peut-être qu’Andréa avait encore fait des siennes dans la journée et qu’Alex ne voulait pas se remémorer ce moment-là ? Le commissaire poursuivit malgré tout :

-Peut-être qu'il pourra vous aider ? Ce n’est pas forcément le mieux placé, mais…sa gentillesse n’a d’égale que sa maladresse ! Ne lui en tenez pas rigueur lorsque vous le verrez. C’est un brave garçon.

Là-dessus, il réitéra sa commande et écouta avec attention les dires des artistes, s'inclinant un peu, en sifflant admiratif.

- Eh bien messieurs ! Il semblerait que vous ayez un talent monstre dans ce cas ! J'ignorais que vous aviez commencé par vous produire sur les pavés parisiens… Cela prouve bien « qu’aux âmes bien nées la valeur n’attend point le nombre des années ! » Aldrick eut pour eux un franc sourire d’admiration, avant d'extirper de la poche intérieure de son manteau, une boite de fer et d'en sortir une carte. Il persistait et signait : Si un jour le théâtre vous tente, je pense que vous serez bien reçu à cette adresse. Ils sont exigeants sur le travail mais savent reconnaitre le talent sous toutes ses formes.

Il y était inscrit :

Théâtre de Belleville
46 Cour Lesage
Elise Voelsungen
Comédienne, dramaturge & musicienne


- Je tâcherais de leur en parler passez les voir, ça leur fera plaisir ; d'autant que je pense vraiment que vous avez de l’avenir dans le métier en tous cas ! Enfin il n'y aucune obligation, bien entendu. Déclara-t-il tandis qu'Alex était à présent si près de lui qu'il pouvait voir son reflet dans ses yeux. C'était tout juste s'il avait eu le temps de voir le présent d'Alice. A la place il préféra démarrer au quart de tour : Un droit de passage ? Et puis quoi encore ? Je suis parfaitement capable de résister à du chocolat ! Fit il en pointant vers le barman un index vindicatif, juste avant que sa voix ne perde un peu d'assurance : Bon je reconnais qu'avec du Lindel, c'est plus complexe, ce goût est si exquis, mais...

Il n'acheva pas, la belle Alice venait de prendre son vis à vis en grippe. Cela le surprit d'autant plus qu'avec toutes leurs bêtises, il n'avait même pas réalisé sur l'instant qu'elle avait mis le doigt sur quelque chose d'important. Aussi reprit-il un air sérieux, et Alex préféra divulguer ses sources. Son regard glissa ensuite sur la demoiselle et il lui sourit d'un air rasséréné.

- Je comprends bien votre irritation miss, mais Alex n'y est pour rien, et son aide nous sera sûrement précieuse, essayez de rester calme je vous prie.

Le commissaire reporta son attention sur le concerné, lui expliquant calmement :

- La fabrique Lindel a été cambriolée il y a peu, et certains stocks de chocolats ont été complétement vidés. Ce qui explique la méfiance de miss Lindel à cet égard. D'autant que ceux-ci en font partis. Il y a fort à parier que ton habitué ait été roulé dans la farine...Tu sais où on peut le joindre ? Ou il n'acceptera de parler qu'à toi ?

Apparemment le sort s'acharnait pour qu'il ne puisse pas passer une seule soirée tranquille au bar. Enfin, si ça lui permettait de boucler une affaire plus vite et de remplir moins de paperasse le lendemain, il voulait bien rogner sur son temps libre. Après tout, il y avait lieu et compagnie plus désagréables pour dénouer un mystère...

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MessageSujet: Re: Chocolats ardents [PV Alice Lindel, Frédéric Lenoir & Alexander Garay] | [1889]   Jeu 23 Jan - 22:59

La soirée était décidément bien partie.
Après cette journée épuisante à se préparer pour la représentation du soir, après le stress, puis la représentation, puis le soulagement, venait le temps des conversations infinies.
Fred, perdu ? Jamais. Morgan par contre...

Jusqu'à ce qu'elle se mette à parler d'un mystérieux violoniste, Frédéric n'avait pas vraiment fait attention à la jeune fille aux cheveux blonds. Maintenant qu'il s'y arrêtait, il a trouvait... eh bien franchement charmante. Il n'employait pas souvent ce mot, mais à elle, ça lui allait parfaitement. Elle ne devait pas être beaucoup plus vieille que lui ( bon, il savait qu'il avait l'air un peu plus vieux que son âge, donc elle pouvait aussi ne pas être de l'âge qu'elle paraissait), mais il se dégageait d'elle une fraîcheur qu'on rencontrait rarement. Elle avait les plus beaux cheveux qu'il ait jamais vu.

D'un autre côté elle était aussi clairement riche à faire peur, sûrement trop gâtée (comme la plupart des riches citadins). Il la trouva un brin naïve (ou romantique) d'espérer retrouver un violoniste dont elle n'avait entendu qu'une musique, dans les rues, et sans le voir. Si elle avait été Morgan, ça aurait peut-être pu marcher, son frère étant un redoutable traqueur quand il s'y mettait, mais d'après lui, elle était aussi humaine qu'un curé.

Quant à savoir si elle était intéressante (elle était quand même seule au Lost Paradise à une heure peu recommandée) ou juste ennuyeuse, il se réservait le jugement pour plus tard. Malgré les apparences, Frédéric jugeait rarement les gens à la première rencontre, simplement il les analysait. C'était une question de sécurité instinctive.

Tandis que l'autre lui indiquait le neveu du boss (tiens, pas encore rencontré celui-là), Fred sirota sa bière (un délice : fruitée à souhait, mousseuse au possible, un brin amère.. !) en observant son voisin. Lui, il n'était pas humain.
Il avait ce quelque chose qui titillait les sens, et son instinct le trompait rarement. De là à savoir exactement ce qu'il était... Morgan à ses côtés pensait pareil, d'après l'oeillade qu'il lui lançait, et Fred ne pensait pas se tromper en imaginant qu'ils le croyaient tout deux de type animal. Le reste... Ils avaient beau avoir voyagé, on rencontrait rarement autre chose que des humains dans la vie. Mais Fred, comme Morgan, avait toujours eu quelque chose avec les animaux. Son air quand il parla de talents « originaux » ne fit que confirmer leurs impressions.

Il n'était pas susceptible le bonhomme d'ailleurs : au lieu de prendre mal son « sauf votre respect etc. », l'homme se mit à leur faire des compliments, et Fred, peu habitué à ce qu'on le félicite, se sentit sourire en coin, tandis que Morgan derrière lui se détendait et sourirait tout à la fois.
Quand il sortit une carte de sa veste, les frangins restèrent silencieux. Décidément... en trois semaines de vie à la capitale, c'était le deuxième gros job qu'on leur proposait. Mais au delà de ça, Fred se sentit flatté. Ils avaient vraiment anticipé cette représentation. Savoir qu'elle avait plu tant que ça faisait plaisir. (Même si au final c'était peut-être juste une magouille du gars pour débaucher des artistes pour son théâtre).

Sans rien dire, Frédéric prit la carte et la lut. Voelsungen. C'était le même nom que l'homme. Morgan se pencha pour lire par dessus son épaule, et Fred lui passa la carte par réflexe. Se lançant un regard qui en disait long, les frangins répondirent en cœur, souriant tous deux à leur manière.

- Merci..
- On ira voir, merci des compliments. Il ajouta Je sais pas si on partira d'ici de sitôt, mais c'est gentil de proposer.

À Alex le serveur magique et son service « jamais dans la demi-mesure » il répondit :
- On re-parie quand tu veux. Ça te repaiera ton verre !
Taquin, Fred ? M'enfin, qui dit ça ? Décidément ce barman il l'aimait de plus en plus.

C'est là que la demoiselle se mit à prévenir Morgan sur le chocolat. Les deux frères étaient déjà contents de la présence du chocolat (qui coûtait un pont, un bras et quelques orteils s'il se rappelait bien), mais savoir que la demoiselle était assez riche pour en manger assez souvent pour reconnaître les saveurs d'un coup d'oeil...
Ils la regardèrent chacun avec des yeux de merlans frits jusqu'à ce qu'elle en sorte un autre de sa poche et le tende à Frédéric.
Là, pour le coup, il ne savait plus s'il devait être content comme un gosse, offensé qu'elle le prenne en pitié comme ça, ou juste reconnaissant de sa gentillesse.

Toute la discussion qui suivit les laissa perplexes. Enfin, LE laissa perplexe : Morgan était absorbé par son chocolat et son jus, que Fred goûta sans demander et trouva succulent. Une vraie petite merveille. Pas étonnant que Morgan ne suive pas tout de la discussion après ça.
Alors la fille... bossait chez Lindel ?
Ou alors elle était une Lindel.
Oui, c'était ça. "Miss Lindel" avait dit l'autre.
Et Alex... se faisait interroger ? Par la fille de chez Lindel... et par le gars Voelsungen... qui était quoi, un commissaire ou un inspecteur du coup ? Ou juste un ami de la famille ?
(un ami de la famille, pas humain...?!)

Bon sang ce cabaret lui réservait des surprises.

Quand le type Voelsungen expliqua la situation, à son côté Morgan marmonna dans ses dents « Z'avaient qu'à l'enterrer le stock » et Fred ne put s'empêcher de rire tout seul devant sa bière.
Enterrer les trésors, vieux réflexe d'hydre.
Sous la terre ou dans la vase, dans l'eau ou au fond d'une caverne, mais loin des yeux des autres (et des humains). Ce trait typique était devenu une boutade entre les frangins.

Conscient qu'Alex avait sûrement tout entendu, Fred surenchérit.
- Ou nous le donner pour qu'on le garde pour eux.
Ce qui, pour une raison obscure, fit rire Morgan.

Voyant les regards interloqués de la miss et du gentilhomme, Fred se reprit vaguement, tentant de détendre l'atmosphère.
- Excusez. J'espère bien que vous les retrouverez, c'est juste qu'imaginer ces gars avec tout ce chocolat à revendre, ça doit être dur de pas taper dans le butin.
Là dessus il déballa son chocolat et croqua religieusement un bout.

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MessageSujet: Re: Chocolats ardents [PV Alice Lindel, Frédéric Lenoir & Alexander Garay] | [1889]   Mer 19 Fév - 18:58

Si tout cela n'est qu'un rêve, alors je ne veux pas me réveiller.

À vrai dire, je n'espérais pas grand-chose en parlant de mon musicien, si ce n'est des rires, mais qui ne tente rien n'a rien, n'est-ce pas ? Alors, lorsque le commissaire lui dit que cela pouvait bien lui dire quelque chose, je ne répondis rien, trop prise par la surprise. Le neveu du patron ? Je n'avais jamais rencontré ni un ni l'autre, mais tout de même... C'était un point de départ. On m'assurait même que si ce n'était pas lui, il pourrait sûrement m'aider à trouver mon musicien. Heureusement que j'étais assise, car je crois bien que mes jambes ne m'auraient pas soutenu. Les couleurs s'étaient sans doute un peu retirées de mon visage, et je secouai un peu mon éventail afin de ne pas perdre conscience sous l'émotion. Par chance, le sujet finit par changer de lui-même, par la suite des événements, venant plutôt se concentrer sur le chocolat. Le commissaire, un amateur de chocolat, hm ? Cela expliquait peut-être pourquoi il se chargeait lui-même de cette enquête... Quoi qu'il en soit, concernant notre voleur, je ne comptais pas lâcher prise alors que je pensais tenir une piste importante. Surtout que cela prit un moment avant que le barman accepte de fournir quelques-uns des détails demandés.

« Le chocolat est mon gagne-pain. Comment réagiriez-vous si certains des meilleurs crus du Lost Paradise venaient à disparaître de façon semblable ? » soupirais-je, un peu irritée.

Il y avait fort à parier qu'il ne serait pas le seul à s'énerver sur le sujet et à chercher à résoudre l'affaire. D'abord, il y aurait le patron, mais surtout les clients. Par la publicité et le bouche à oreille, ils s'attendaient à un certain service, et si on ne pouvait le leur offrir, ils allaient voir ailleurs. C'était cela, en vérité, la compétition de l'offre et de la demande. Mais peut-être avais-je poussé l'affaire un peu trop loin, comme le laissaient entendre les mots d'Aldrick qui tentait de calmer le jeu. Je me calmai donc un peu pendant qu'il expliquait la situation, avant de présenter quelques excuses à celui qui était sans aucun doute un briseur de cœurs.

« Pardonnez ma méprise. »

Maintenant, je devais avouer que j'étais assez curieuse de connaître la suite des choses, et surtout de voir si je pouvais être utile à quoi que ce soit. La remarque des jumeaux me laissa un peu perplexe, par contre. Enterrer le stock ? Et ne plus y avoir accès ? En voilà une drôle d'idée. Mais je suppose qu'entre tous ces excentriques, je n'aurais pas dû être aussi surprise par quoi que ce soit qui était dit par ces hommes... Ou peut-être était-ce justement cette différence pourtant si simple entre nous qui compliquait la conversation... Je fis donc tourner un peu ma paille dans ma boisson avant d'en reprendre une gorgée, préférant rester sur la touche pour le moment. Et puis cela me permettait d'admirer les autre artistes.
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MessageSujet: Re: Chocolats ardents [PV Alice Lindel, Frédéric Lenoir & Alexander Garay] | [1889]   Dim 12 Oct - 21:14

*Un droit de passage ? Rien que ça ?*

Le policier s'apprêtait à le saisir par le col avant que l'interrogation de la blonde ne l'arrête net dans son élan. Il sembla au commissaire que la seule réponse du barman à la question de la belle fut un haussement d'épaules et de sourcils accompagné d'un sourire à tomber. Nul doute qu'il préférait taire son point de vue maléfique sur le sujet. S'il frôlait diaboliquement la perfection dans son travail, c'était une autre histoire lorsqu'il s'agissait de tenir tête à une femme, quel que soit son âge. Aussi l'agent supposa qu'il avait renié sur ses principes pour rester courtois et taire l’avalanche d'idées sadiques qui lui avait traversé l'esprit.

– Je l'ignore mademoiselle, vous...
– Alexander Garay ! Tonna une voix féminine un brin courroucé. Je peux savoir ce que tu fiches ? Les clients attendent ! Ça fait trois fois que je t'appelle ! S'emporta-t-elle en posant les mains sur ses hanches.

Derrière le bar, une jeune femme à l'allure indéniable, presque hautaine, mais dont le look plus sobre cassait le côté strict, s'avança jusqu'à lui d'un pas assuré. Elle paraissait avoir la prestance des races nobles, et la courbure de ses hanches, aurait fait pâlir d'envie même les mannequins les plus en vogue. Dans sa robe carmin, il était impossible de passer à côté d'elle sans la remarquer, et le rouge à ses lèvres ne faisait que renforcer cet effet. Si ces yeux ne donnaient pas l'impression de vouloir crucifier le barman sur place, elle aurait pu paraitre charmante.


– Tu as cru que les verres allaient se servir tous seuls ou quoi ? Ses doigts pianotèrent sur le tissu, signe d'impatience. Tu ne vois pas qu'on est débordés ?

Alors seulement, Aldrick parut remarquer les va et viens incessants de la salle, l'afflux de clients présents, et le changement de numéro. Ce qui le prit de court, si bien qu'il ouvrit la bouche sans qu'aucun son n'en sorte, autant au sujet de la dominatrice colérique que pour la prolifération des habitués, et il fut contraint de reprendre la conversation en cours de route. Bien qu'il lui sembla qu'Alex, n'avait fait, ni plus ni moins que d'ignorer les râles de son interlocutrice.

– Voulez-vous que je fasse une description ?
– Ça serait pas mal en effet.
– Alexander  ! Je te rappelle que ...
– Oui, oui, coupa-t-il l'air légèrement irrité, j'ai compris ! Mais je suis en pleine conversation PRIVÉE là tu vois.
– Au beau milieu de ton travail ?
– C'est pas interdit que je sache Mademoiselle la stagiaire.
– J'ai un prénom ! Souviens t-en une bonne fois pour toute !
– Eh bah... Déclara Aldrick plus fort qu'il n'aurait voulu. Tu as réussi à trouver quelqu'un qui te tienne tête on dirait ! Qui l'eut cru ?!
– Je ne vois pas du tout de qui tu parles.
– Vraiment ? Reprit-il d'un air taquin. Et à tout hasard vous ne sauriez pas mademoiselle qui vous fournit ses chocolats ?
– Tu ne t'arrêtes jamais, pas vrai ? Je t'ai dit que mon fournisseur n'avait pas changé. Tu finiras seul si tu continues, Aly. Mais rassures toi je serais toujours là pour te réconf...
Une nouvelle fois, la main de l'agent s'était abattue sur la bouche de l'incube.
– Je me passerais de tes services sur ce point, rassures toi ! Dis-nous plutôt à quoi ressemblait l'homme qui les lui a vendu !
Un sourire entendu naquit sur ses lèvres alors qu'il reprenait, après avoir s'être subtilement défait de la contrainte du lycanthrope :
– Tu préfères les plus jeunes ? Feinta-t-il de s'offusquer en fixant les Lenoir avec insistance. Je suis choqué ! Ce n'est pas interdit par la l... Aïeuh ! D'un geste brusque il se défit de la poigne de la belle, récupérant son oreille rougie, lui lançant un coup d’œil sournois. Gare à toi ! Tu joues à un jeu dangereux !
– Oulàlà j'ai peur ! Déclara-t-elle avec un calme hors pair avant de se tourner vers Alice, espérant obtenir un semblant de soutien féminin : Un conseil mademoiselle, ne vous y fiez pas, c'est un baratineur ! On ne peut pas lui faire confiance ! Tout est bon pour obtenir un rendez-vous.
Alex afficha une mine indescriptible mais qui laissait clairement sous-entendre à la belle qu'elle ne s'en tirerait pas à si bon compte. Bien vite pourtant, il afficha son air charmeur, s'avançant vers elle pour ne s'arrêter qu'à quelques centimètres de son visage :
– Jalouse de ne pas avoir eu de rendez-vous avec le baratineur ?
– Alors là pas du tout ! S'offusqua-t-elle dans de grands gestes, tâchant de remettre une distance raisonnable entre eux, fronçant les sourcils, sans qu'aucun ne parvienne à définir si le rouge de ses joues était dû à la colère ou à autre chose.
– On ne dirait pas ! Qu'est-ce que vous en pensez les jeunes ? S'enquit Aldrick en reportant son attention tour à tour sur les artistes et la belle.

Il regretta aussitôt cette question puérile, songeant un peu tard qu'il aurait mieux fait de ne jamais s'immiscer dans une telle querelle et pire encore d'y entrainer d'autres personnes. Personnes sur lesquelles Celenna Johnes, posa un regard transperçant, se raclant le palais de la langue, elle croisa les bras sur son torse, attendant un potentiel verdict pour quiconque aurait l'audace d'émettre un avis, ou pire : de se taire.


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MessageSujet: Re: Chocolats ardents [PV Alice Lindel, Frédéric Lenoir & Alexander Garay] | [1889]   Mer 10 Déc - 8:53

Du chocolat Lindel.
Du moment où le chocolat avait atterri devant lui, accompagné de ce jus si exquis, Morgan avait complètement décroché de la conversation.
Fred, lui, avait enfin réussi à s'y raccrocher à partir du moment où on n'avait plus fait attention à lui.

De la partie "qui est donc ce violoniste", il conclut au regard de la demoiselle et à son teint pâlissant qu'elle devait espérer un peu plus de cet artiste particulier que juste de la musique. D'expérience, il avait rencontré des artistes prodigieux au caractère imbuvable et n'ayant pas rencontré le violoniste en question, il espéra pour elle que celui-là ne serait pas de ce genre-là.

Il riait encore de la blague sur l'enterrement stock quand la "stagiaire" débarqua. Intéressant.
Assez intéressant pour que Morgan relève les yeux de son jus sans cesser pour autant de boire à toutes petites gorgées. Fred, lui, était fasciné.
Bon sang, si sa pauvre mère l'avait vue, cette parisienne aux fausses allures...! Dans sa robe rouge, on aurait dit une poule rousse, une poulette enragée prête à faire face au coq, le Roi du comptoir qu'était Alex.
Celui-ci n'avait pas l'air plus à l'aise que ça d'ailleurs, et Fred s'amusa énormément pendant tout l'épisode. Grands dieux on aurait vraiment dit une scène de basse cour : la poule caquetant à tout va contre le pauvre coq mal traité, qui s'en va chercher un peu de réconfort auprès de n'importe qui. Tout mais pas la poule rousse, pitié !

Il en aurait ri de vive voix, s'il n'y avait pas eu ce " Tu préfères les plus jeunes ? " intempestif.
Pris entre l'envie de rire tant c'était cocasse, l'étonnement pur qui l'empêchait de dire quoi que ce soit, et la rage que lui inspirait l'idée même qu'on ose s'approcher de Morgan, Fred ne put qu'afficher une grimace improbable de merlan frit saturnien. Sa bouche s'ouvrit en silence, sa gorge coinça toute expression de rage ou rire incontrôlable qui oserait s'en approcher, un sourcil se leva tandis que l'autre se fronçait, et son regard ne sut plus où se poser pour trouver une accroche sensée.

Morgan sentit son trouble, et le regarda à son tour avec un air à la fois interrogatif et inquiet qu'on aurait pu attribuer à tort à la remarque faite par Alex.
Fred s'en rendit compte. Mince, on allait croire qu'ils avaient été troublés. Merde merde merde !
Pas le temps de rectifier, la stagiaire était revenue à la charge. Tant mieux. Faites que les autres n'aient pas vu.
bon, on se ressaisit.
Jalouse de ne pas avoir eu de rendez-vous avec le baratineur ?
Alors là pas du tout !

Hein, quoi ? Comment ?

...

Ahaaaa, mais tiens donc, ne serait-ce pas un peu de rose sur ces joues offusquées ? La perspective d'un brin d'amusement fit reprendre ses esprits au jeune mage en un instant. Il avait tout à fait conscience de l'énervement de la belle (?) demoiselle Poule, mais il n'y avait rien de plus divertissant au monde qu'une bonne partie de "tournons-la en bourrique".

- On ne dirait pas ! Qu'est-ce que vous en pensez les jeunes ?

Ohhh, décidément ce Légendaire il l'aimait de plus en plus !
Les jumeaux répondirent en même temps.
- Complèt'ment jalouse !
- Ben non, pas trop...

L'étonnement les fit se tourner l'un vers l'autre si vite que cela aussi les étonna. Puis Fred partit d'un grand rire tandis que Morgan souriait d'un côté (impossible de dire s'il était gêné ou s'il avait compris, seul Fred savait ce qu'il en était).
Se tournant tout à la fois vers le commissaire, Alex, la demoiselle Lindel et la poule rousse, Fred surenchérit :

- Moi tout c'que j'en dis, c'est qu'les joues des dames ça ment jamais.
Puis, lançant un regard en coin vers la Princesse du Chocolat, il répéta : " Jamais ".

quitte à en taquiner une, autant en taquiner deux. Il faisait clairement référence au violoniste, mais l'intention n'était pas mauvaise. On verrait bien si l'une ou l'autre avait de l'humour.

La fumée sortant des oreilles de Celenna indiquait clairement qu'elle ne lui pardonnerait probablement jamais, mais il attendait encore la réaction de la demoiselle.

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MessageSujet: Re: Chocolats ardents [PV Alice Lindel, Frédéric Lenoir & Alexander Garay] | [1889]   Lun 29 Déc - 14:49

On ne peut pas toujours gagner.

Il semblerait que si j'avançais en matière de pistes à propos de mon mystérieux violoniste, en ce qui concerne le voleur, je devais me faire à l'idée que je n'obtiendrais pas de réponses précises. À moins de jouer le jeu salace de ce diable d'enquiquineur ! Comme si c'était la seule et unique chose à laquelle il pensait. Certes, c'était la réputation de la plupart des hommes, mais j'avais des preuves que ce n'était pas le cas de tout le monde, non ? Bref. Le dénommé Alex n'eut pas le temps de finir sa phrase que quelqu'un d'autre vint interrompre leur conversation. Bien sûr, ce n'était pas vraiment surprenant en soi-même. Il était barman et la salle était toujours bien remplie. Cependant, rien ne pouvait nous préparer à cette situation bien précise.

Pour une fois, le jeune homme avait perdue sa repartie cinglante. Tout cela pour les beaux yeux d'une stagiaire ? Ou plutôt une jeune femme surprenante cherchant à être le centre d'attention, cela, on ne pouvait en douter. Elle aurait presque gagné sa place sur la scène. Sacré phénomène ! Je devais pourtant avouer que cette bouffée d'air frais était la bienvenue, même si j'étais encore inquiète pour les chocolats. Le commissaire suivrait la piste plus tard, tout simplement. Du moins, je l'espérais, sans quoi je devrais lui remettre les pendules à l'heure. J'en profitai pour terminer ma boisson, jusqu'à ce que Aldrick demande à la ronde son opinion sur la situation de mademoiselle Jones. Cela m'avait au moins empêché de faire une remarque peut-être trop cinglante, en faisant remarquer qu'il fallait être sourd pour se méprendre sur les intentions du bellâtre...

La réaction des jumeaux me fit sourire. Ah, douce ironie ! Leurs pensées trahissaient cette différence qui les séparait malgré tout. Cependant, le plus bavard des deux n'avait pas tout à fait tord. Nous les femmes avions tendance à laisser nos émotions prendre le dessus ! Attendez une minute ... Qu'est-ce que c'était que ce regard ? Je me faisais des idées ou ... C'était moi que l'on visait aussi ? Comme de fait, je piquai un fard monstrueux et une réplique ne se fit pas attendre, piquée au vif.

« Ce que j'en dis, moi, c'est que cela ne nous concerne pas ! »

Malgré mes légères envies de meurtres, je ne mis pas mes menaces silencieuses à exécution. On ne reprend pas un cadeau. Je me retournai plutôt vers la scène, cherchant à fuir les regards. Ils allaient se faire des idées autrement. J'étais tout simplement heureuse de pouvoir peut-être enfin, un jour, mettre un nom et un visage sur ce souvenir. M'assurer que tout cela n'était pas une fois de plus le fruit de mon imagination. Un rêve éveillé dans l'esprit d'une folle. C'est la tristesse qui aurait déformé mes traits plutôt que l'embarras, désormais, mais je me forçai à reprendre sourire et entrain.

« Oh, regardez, c'est au tour des acrobates. Il faut avoir le cœur sacrément accroché pour un métier pareil, vous ne trouvez pas ? »

Moi, tenter de changer le sujet pour éviter que l'on ne s'attarde davantage sur mon cas ? Que puis-je dire. C'était cela ou m'excuser pour rentrer et mourir de honte. Mais j'avais payé mon billet d'entrée, alors je comptais bien profiter du spectacle, comme si de rien n'était. Et puis, si je rentrais trop tôt, on m'assommerait de questions. Bonjour le mal de tête ! Je passais mon tour.
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MessageSujet: Re: Chocolats ardents [PV Alice Lindel, Frédéric Lenoir & Alexander Garay] | [1889]   Mer 14 Jan - 13:44

Le commissaire étouffa un rire face à la synchronisation des Lenoir et à leur répartie diamétralement opposée. Son sourire se fit plus prononcé lorsque la descendante des Lindel afficha une adorable couleur cramoisie. Manifestement elle n'avait pas trop l'habitude d'être embarquée dans ce genre de sujets. Détournant d'ailleurs la conversation, elle fit lever les yeux aux présents en direction de la scène. Le show semblait en émerveiller plus d'un à en juger par les yeux emplis d'étoiles qui des spectateurs.    

- Y'a du niveau c'est certain. Souffla Celenna qui semblait satisfaite de la réponse des plus jeunes.
- Evidemment puisque c'est Edward qui se charge du recrutement.
- Il ne délègue jamais ?
- Dé...Quoi ? Reprit le barman avec un sourire entendu.
- D'accord je vois. Un bref silence ponctua le propos. C'est vrai que tu étais là depuis l'ouverture.
Le barman eut un air indéchiffrable, plus énigmatique qu'autre chose.
- Ce n'est pas une raison pour bâcler ton travail ! Grommela la belle.
- Plait-il ? Reprit Alex avec une pointe d'irritation dans la voix.
- Tu as parfaitement entendu. Déclara-t-elle hautaine en croisant les bras sur son torse.
- Tu veux qu'on reparle de la dizaine de verres que tu as cassés cette semaine ? Souffla l'incube avec médisance.
- Il n'y en avait que trois ! S'offusqua la stagiaire.
- Excusez-moi, je pourrais avoir un verre de vin blanc, je vous prie ? Interrogea un client non loin.
- Sauvée par la commande... Murmura Alex après s'être redressé, passant près d'elle.

Il sembla au commissaire qu'un sourire machiavélique venait de se peindre sur les lèvres du barman, mais il n'en avait eu aucune certitude, son attention ayant été déroutée par un cri de stupeur de la part du public, lorsqu'un artiste avait effectué une pirouette particulièrement éprouvante. Les applaudissements suivirent et Celenna s'était empressée de servir un autre client.
Observant les jumeaux, l'agent se fit violence pour ne pas demander comment un tel mélange hétéroclite avait pu se faire dans leurs vies concernant leurs races respectives, alors que leurs physiques paraissaient si similaires. A la place, il questionna :


- Il vous arrive de faire un numéro d'acrobatie avec d'autres artistes du Lost ? Je n'ai pas souvenir d'en avoir déjà vu mais peut-être que c'est déjà courant lors des répétitions ? Et puis je suis souvent là assez tard...

Il passa une main dans ses cheveux un peu gêné. Le policier aurait aimé pouvoir assister à tous les numéros mais son travail ne lui laissait pas vraiment de liberté sur le sujet.
Enfin après avoir écouté avec attention le point de vue de ses interlocuteurs, il interrogea Alice :


- Vous aimeriez pouvoir faire réaliser de telles prouesses physiques un jour ? Ou faire quelque chose d'un peu... Déroutant peut-être ?

Compte tenu du nombre d'artistes féminins qui se produisaient au cabaret, il doutait de moins en moins que les femmes finissent par exceller dans la matière. Par ailleurs avec sa meilleure amie dans le rôle indétrônable de la casse-cou perpétuelle, l'officier avait appris à envisager les choses sous un autre angle. Certes, il suffisait de lancer Valentine sur un sujet un tant soit peu machiste pour que son féminisme revienne au galop et que les discours moralistes s'enchainent. Malgré tout, il se demandait si l'éducation de la famille Lindel permettait un tel état d'esprit. Ses pensées fusèrent à la suite de la conversation, il jeta un coup d’œil bref aux inséparables avant de se renseigner :

- D'ailleurs ça n'a pas fait trop peur à vos parents que vous vous lanciez si jeunes dans une carrière comme celle-ci ?

Une nouvelle clameur s'éleva de la salle, le troublant un peu, tant il ne s'y était pas attendu.

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MessageSujet: Re: Chocolats ardents [PV Alice Lindel, Frédéric Lenoir & Alexander Garay] | [1889]   Jeu 15 Jan - 11:07

Il y a toujours un moment lorsqu'on rencontre des gens pour la première fois, où notre sens de l'humour se bat contre la bienséance et le souci de la première impression. Comme tout le monde, les Lenoir étaient naturellement sensibles à cet instant précis : il constituait pour Morgan le point catalyseur de toutes ses angoisses concernant le danger permanent de se faire repérer. Pour Frédéric par contre, l'instant n'avait que peu d'importance : il avait bâti sa vie sur l'instinct, et il suivait généralement celui-ci en toute chose. Or celui-ci lui soufflait que la demoiselle Lindel avait sûrement de l'humour, mais qu'elle n'en avait pas encore conscience elle-même. Elle avait l'air d'avoir été élevée pour être sage et raisonnée, mais on ne pouvait décemment pas imaginer quelqu'un de son âge n'avoir aucun rêve fou, aucune passion démesurée.

Il se permit donc un grand sourire quand elle changea le sujet sans discrétion aucune. Le spectacle était impressionnant, effectivement, et une bouffée de fierté l'envahit quand les autres approuvèrent : Morgan aurait pu faire tout ça les yeux bandés. Les jumeaux se tournèrent d'ailleurs l'un vers l'autre pour en discuter et ratèrent une bonne partie de la conversation qui suivit.

- Il vous arrive de faire un numéro d'acrobatie avec d'autres artistes du Lost ? Je n'ai pas souvenir d'en avoir déjà vu mais peut-être que c'est déjà courant lors des répétitions ? Et puis je suis souvent là assez tard...

Ils ne virent pas la question venir, mais Frédéric y répondit de bonne grâce, c'était valorisant de voir quelqu'un s'intéresser à votre travail. Morgan recommanda un verre de jus magique.

- Ça peut se faire. C'est pas rare qu'on ait b'soin d'remplaçants. Nous on l'a pas encore fait, mais oui, en coulisse ça se mélange souvent. Ça dépend comme les gens s'entendent, souvent on s'observe, on commente. Il haussa les épaules. Ça donne des idées, c'est pas plus mal.

Il était curieux de la réponse de la demoiselle, aussi écouta-t-il attentivement, malgré le sluuuuuurp insupportable de son frère qui savourait son jus. Il ne pouvait pas lui en vouloir : c'est lui qui lui avait appris à boire comme ça pour énerver les gens...

Il allait commenter la réponse d'Alice quand le commissaire revint à la charge... et cassa tout enthousiasme dans l'oeuf.

- D'ailleurs ça n'a pas fait trop peur à vos parents que vous vous lanciez si jeunes dans une carrière comme celle-ci ?

Les garçons se figèrent. Bon sang ça faisait mal, sorti comme ça.
Ça faisait des années, et pourtant c'était toujours douloureux. Merde, ça faisait longtemps qu'on ne lui avait plus parlé des parents... Il ne pouvait pas en vouloir au légendaire, ça ne faisait plus SI mal depuis le temps mais enfin c'était toujours un peu... Comme une vieille cicatrice qui vous lance soudainement un jour de grand froid après des années de silence. C'était froid et dérangeant, et jamais très agréable à se remémorer.
Il tenta de répondre aussi naturellement que possible, et d'une voix neutre, malgré le voile qui s'était posé sur son visage et le silence qu'il avait laissé trainer au delà du naturel.
Regardant partout sauf vers le commissaire Freddy finit par répondre, pâtoisant sans le vouloir tandis que Morgan se faisait tout petit. Il avait senti la douleur de Frédéric durant leur mince instant de fusion, à l'époque où elle était encore très vive. Il savait. Ça n'aidait pas à avoir l'air « humainement naturel » dans des moment comme celui-là pour autant.

- J'suppose... j'suppose qu'ça leur aurait p'têt fait des sueurs, oui. J'sais pas trop. Il haussa les épaules en triturant son verre vide et décida de ne pas tourner autour du pot. On fait ça parc'qu'y sont morts. Y'a un bout d' temps déjà. J'sais pas, p'têt ben qu'y z'ont des sueurs pour nous d'en haut, c'est possib' ...    Je sais pas vraiment.

Il tenta un sourire pour montrer aux autres que ça n'était rien, qu'il valait mieux ne pas s'attarder sur le sujet. Son rictus ne convainquit probablement personne mais le public applaudit soudain la fin du spectacle et donna le temps à tous de digérer l'information et d'y réagir à leur manière.

Parmi ces réactions, Alex versa sans un mot un autre verre au jeune mage, qui l'accepta de bonne grâce. Il força ensuite un autre sourire, tentant d'alléger la conversation. Frédéric n'avait jamais été du genre à s'attarder sur ses malheurs.

- Mais vous m'sieur, vous avez jamais rêvé à la scène ? Avec le théâtre qu'vous nous avez conseillé et tout, vous avez dû avoir l'occasion d'essayer...?

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MessageSujet: Re: Chocolats ardents [PV Alice Lindel, Frédéric Lenoir & Alexander Garay] | [1889]   Lun 20 Avr - 6:58

La conversation allait bon train.

Il semblerait que personne n'ait eu le mauvais plaisir de pousser la taquinerie plus loin devant ma réaction. J'aurais pourtant cru le contraire de celui qui prétendait sans aucune modestie au titre de roi des comptoirs. À moins que ma distraction ait eu l'effet escompté ? Quoi qu'il en soit, l'interaction entre toutes ces personnes colorées était franchement amusante. Et puis cela permettait d'en apprendre davantage sur les mécanismes du Lost Paradise. Il faut dire qu'il était assez rare que des artistes s'attardent dans la salle principale, sûrement parce qu'autrement, les clients s'amassaient aux alentours... Tout le monde n'était pas forcément à l'aise avec ce genre de situation. Par contre voilà que l'attention revenait vers moi à nouveau, décidément ce commissaire était bien curieux. Je décidai de me prendre au jeu en gratifiant sa demande d'un large sourire.

« Qui vous dit que cela n'est pas déjà arrivé ? »

Je le laissais méditer sur ces paroles mystérieuses, amusée de voir si quelqu'un serait piqué au vif pour découvrir tous les détails de mes aventures hypothétiques. À l'exception des voyages outre-mer servant d'exemple de relations d'affaire, j'avais fait des rencontres assez incroyables, même si je n'avais pas le droit de m'éloigner beaucoup du chemin déjà tout tracé pour ma destinée. En vérité, la réponse était bien simple. Je me contenterais bien de savoir jouer d'un instrument de musique quelconque... Être capable à mon tour de transmettre des émotions positives, ou de découvrir un moyen différent de faire passer la frustration. De toute façon, n'était-il pas bien plus facile d'aborder quelqu'un avec qui on avait des intérêts communs, plutôt qu'avoir l'air d'être obsédée par quelqu'un qui n'avait peut-être pas même idée de ce qu'il avait provoqué ? À moins de tomber sur un plan B, une meilleure façon d'expliquer pourquoi tant de reconnaissance, une fois son identité prouvée...

Et tout à coup, sans prévenir, alors que je pataugeais tranquillement dans mes réflexions, une question qui tue tomba sur l'assemblée. Enfin. À la base, cela devait être une question innocente. Sans mauvaises intentions. Pourtant on sentait à l'hésitation de Frédéric que quelque chose n'allait pas. La sentence tomba : les parents en question n'étaient plus de ce monde. Un silence gêné s'installa. Il fallait s'y attendre. C'était souvent le genre de réaction qu'entraînait de telles paroles. Pour vivre avec une situation un peu semblable sur les bras, j'en connaissais un rayon... J'aurais voulu pouvoir leur offrir un mot réconfortant, mais rien ne vint. Je ne pensais pas pouvoir prétendre trouver les bons, car quoi que je puisse en penser, il me restait malgré tout un parent. Je ne désirais pas ajouter au malaise ambiant.

« Peut-être est-ce le temps qui manque, ou bien le courage ! » commentais-je en lançant un clin d'œil complice au petit acrobate. Avant d'ajouter un peu plus sérieusement : « N'oubliez pas que je compte sur vous pour suivre la piste de mon voleur, au moins, commissaire. »

S'il fallait en croire les dires précédents, il aimait bien le chocolat lui aussi, alors il ne devrait pas lui falloir trop de motivation pour sauver l'empire Lindel, non ? En toute franchise, peu de chocolats arrivaient à la cheville du nôtre, dans la capitale. Ou bien ils n'en produisaient pas suffisamment pour être de véritables concurrents. Pas encore. C'était bien pour cela que je devais préserver l'entreprise et aiguiser mes talents ! Trop de gens comptaient sur nos promesses exquises. Sans qui, l'idéal disparu, la vie deviendrait bien fade. Et puisque le commissaire, en plus d'être sympathique, m'avait peut-être mis sur la piste de mon cher violoniste, qui de mieux pour poursuivre l'enquête ? Surtout que ce diable d'Alex ne semblait pas très penché sur les confidences, du moins pas envers le premier venu, ce pour quoi ne pouvait malheureusement pas l'en blâmer. Cela ne m'empêchait pas d'être contrariée, et d'une traite, je terminai ma boisson.
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Aldrick Voelsungen
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MessageSujet: Re: Chocolats ardents [PV Alice Lindel, Frédéric Lenoir & Alexander Garay] | [1889]   Dim 17 Mai - 13:17

Sous la surprise, Aldrick leva simultanément les deux sourcils, ne s'étant pas vraiment attendu à une telle répartie de la part de la plus jeune. Un sourire fin étira ses lèvres. La jeune demoiselle Lindel semblait bien plus intéressante que son aîné.

- C'est vrai. Au temps pour moi, miss. Il ouvrit la bouche, prêt à renchérir quand un cri de joie lui vrilla les tympans, son voisin étant manifestement fan de la danseuse qui avait à présent place sur la scène ne se donna pas la peine de tenir compte de sa présence. Peu après, la belle lui parla de nouveau de l'enquête, le contraignant à s’abstenir pour le moment. N'ayez crainte pour l'enquête vous pouvez me...

Un nouveau cri le déboussola avant qu'il ne lance un regard noir au concerné, qui ne parut rien comprendre.

- ...faire confiance. Acheva t-il en secouant la tête avec l'illusion que cela le déferait plus rapidement de la douleur.

Aldrick massa son oreille endolorie pestant contre le vieux avant de reporter son attention sur l'air maussade des Lenoir. Avec tout ça il n'avait pas tout compris.


- Comment ? Oh la scène. Eh bien disons que j'ai assez connu les coulisses pour ne pas réellement avoir envie de m'y exposer de trop. Mais j'ai dû apprendre quelques pièces par cœur. Ou les passages les plus problématiques au moins.

Il sourit et glissa sur un ton qui se voulait de confidence, sans que le timbre de sa voix ne diminue de volume cependant.

- Mais entre nous, moins il y a de danses dans les pièces de théâtre mieux je me porte lorsqu'il faut répéter.

Le commissaire ne confia pas qu'il avait parfois tant exaspérer les demoiselles que certaines avaient laissé tomber, au point même de choisir n'importe qui d'autre que lui. Ce qui l'arrangeait bien, même s'il aurait aimé être plus performant pour les danses de salon, mais hormis la valse...

Ses iris dorés coulèrent de nouveau sur la jouvencelle, tandis qu'il interrogeait :


- Pour en revenir à ce que nous disions plus tôt, je serais curieux que vous nous racontiez cela Miss Lindel. Qu'avez-vous déjà fais de "déroutant" ?

Il appuya sa tête au creux de sa paume, puis le coude sur le comptoir dans un même geste, observant la demoiselle d'un air curieux. Si Valentine s'évertuait au quotidien à faire bien plus que beaucoup d'autres hommes, il était étonné que cet élan semble communicatif, au point que la jeune génération l'imite. Certes la valeur n'attend point le nombre des années, pour les âmes bien nées, mais cette ère féminine continuerait-elle de se propager de la sorte ? Qu'entendait-elle avec ses linges onéreux, par "déroutant" ? La définition variait-elle d'hommes à femmes ? De pauvres à riches ? A moins qu'il ne s'agisse que des parisiennes ? Le commissaire secoua la tête sans s'en rendre compte, les lyonnaises aussi avaient le sang chaud, peut-être était-ce un phénomène purement français ?
Là-dessus, il aimait avoir l'avis des plus jeunes, des humains surtout. Aussi l'écouta-t-il avec la plus grande attention. Pour un légendaire les facilités allant souvent de pair avec la race, il était plus ou moins aisé de réaliser physiquement des prouesses qu'aucun Homme n'aurait pu renouveler même au meilleur de sa forme.
Se tournant ensuite vers les Lenoir il glissa :


- Et vous, vous voulez faire ça toute votre vie ? Vous n'aimeriez pas tenter autre chose ensuite ? Sortant une cigarette de son manteau pour l'allumer, il se ravisa, se souvenant qu'il valait mieux l'épargner aux dames, aussi reprit-il un verre en ajoutant : Je ne dis pas que vous ne pourrez pas, damoiseaux, je me demandais juste si d'autres choses vous attiraient également ?

Un sourire rassurant étira ses lèvres, alors qu'il les fixait avec intérêt.

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MessageSujet: Re: Chocolats ardents [PV Alice Lindel, Frédéric Lenoir & Alexander Garay] | [1889]   Lun 10 Oct - 3:59

Chui vivant !:
 

Le silence qui s'était vaguement installé ne dura pas, heureusement. La demoiselle sauta sur la diversion et le moment passa.
- ...qui manque, ou bien le courage !
- Oooh Seigneur Marie Joseph ! Ursule, ce spectacle est tout bonnement fa-sci-nant !
Fred lança un regard mauvais à l'un des spectateurs occupé à la table la plus proche d'eux, en profita pour se reprendre un instant, puis son attention revint vers sa voisine, Miss Linden qui était occupée à faire un clin d'oeil... à son frère ?!
C'était si incongru que ça lui fit hausser les sourcils aussi haut que possible. Morgan lui sourit, par défaut, et tous se tournèrent vers le géant.
- Eh bien disons que j'ai assez connu les coulisses pour ne pas réellement avoir envie de m'y exposer de trop. Mais j'ai dû apprendre quelques pièces par cœur. Ou les passages les plus problématiques au moins...
- Ah bon ?
- Mais entre nous, moins il y a de danses dans les pièces de théâtre mieux je me porte lorsqu'il faut répéter.
Ça fit rire Frédéric, mais en un sens c'était logique. Avec des grandes jambes pareilles, la danse devait être compliqué.
- Oh vous inquiétez pas, moi à part la valse, j'danse aussi mal qu'Alex sert bien.
Ce disant il leva son verre en geste de sympathie. Morgan, qui était moins mauvais (il comprenais les pas, mais avait un sens du rythme disons... très personnel), rit de bon coeur en écoutant la remarque, et surenchérit :
- Il danse aussi mal que je chante !

- Hiii ! Mooon Dieu, Ursule ! J'ai bien cru qu'il allait s'écraser au sol !
Fred, souriant, jeta un regard à la scène. Les acrobates saluaient après une pirouette impressionnante. La salle applaudit. Le commissaire recentra la conversation.
- Qu'avez-vous déjà fais de "déroutant" ?
Frédéric était curieux aussi, mais pour des raisons différentes de celles de l'homme à sa gauche : la demoiselle l'intéressait. Quel âge avait-elle seulement ? Alex qui s'était rapproché pour prendre une bouteille rangée près d'eux se pencha vers elle un court instant :
- Oui Miss, racontez-leur donc vos dernières folies !
Ça fit sourire les jumeaux, mais ils se turent tous deux pour écouter.
...
- Et vous, vous voulez faire ça toute votre vie ? Vous n'aimeriez pas tenter autre chose ensuite ? Je ne dis pas que vous ne pourrez pas, damoiseaux, je me demandais juste si d'autres choses vous attiraient également ?
Damoiseaux ! Frédéric partit d'un grand rire rien que pour le mot. Non, la bière ne lui faisait pas du tout d'effet. Absolument pas.
Il écarta instinctivement la main de Morgan qui voulait goûter dans son verre, maintenant que son jus était vide et qu'il devait attendre le deuxième. L'alcool en public, certainement pas pour Morgan.
- Oh Morgan, c'est pas ton verre !
Se tournant vers le commissaire, il répondit :
- Bah pour l'instant ça nous va bien, j'dirais. On a fait d'autres choses avant...
Morgan leva les yeux au ciel et compta sur ses doigts :
- Réparer des granges pour payer l'manger, soigner deux mulets pour payer l'coucher, puis chez la vieille qui boite p--
- On a fait d'autres trucs. Et c'était moins marrant.
Morgan acquiesça énergiquement.
- Beauuuucoup moins marrant.
- Ouh mais avec le charme qu'ils ont, ils pourraient toujours faire serveurs, hein Aly ?
Le clin d'oeil d'Alex ne les offensa pas. Frédéric leva la carte donnée par Voelsungen.
- On y pensera, Môssieur l'perdant. Quand on aura fait l'tour d'Paris !
- Mesdames et Messieurs, voici le dernier Tour de la Soirée ! Acclamez Le Pendu !
Sur la scène le rideau s'écarta, découvrit un piano et un joueur lugubre. Et la salle se calma, savourant son dessert.

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MessageSujet: Re: Chocolats ardents [PV Alice Lindel, Frédéric Lenoir & Alexander Garay] | [1889]   Dim 22 Jan - 22:38

Peut-être aurait-elle mieux fait de ne rien dire ?

Alice s'attendait bien entendu à ce que sa pique ne tombe pas dans l'oreille d'un sourd, mais pas à ce que tout le monde prête autant attention à ses propos et à ses aventures... Voilà qui suffisait à la mettre un peu mal à l'aise, elle qui n'était pas habituée à être au centre de l'attention. Pas pour de bonnes raisons, du moins. Elle avait beau avoir de bonnes intentions, son caractère excentrique avait tendance à lui causer des problèmes, même lorsqu'il ne s'agissait pas de se rebeller contre son père. D'un autre côté, si elle ne disait rien, on douterait sans doute de la véracité de ses propos. Du coup, elle ne devait pas laisser le stress l'emporter !

« Eh bien ... Pour commencer, je ne pense pas que plusieurs demoiselles suivent des cours d'escrime ! »

La plupart auraient bien trop peur de se blesser ! Et même si ce n'était pas le cas, peut-être n'en verraient-elles tout simplement pas l'utilité. C'était ainsi que pensait la société, tout simplement. Les dames respectables laissaient leur protection entre les mains des forces de l'ordre ou de leur mari. Même Alice avait eu à argumenter longtemps avant que son père n'accède à sa demande, puisqu'elle avait déjà plusieurs gardes du corps à sa disposition. Passant cette réflexion sous silence, elle continua le plus simplement du monde :

« J'ai aussi parfois accompagné mon père lors de ses voyages autour du monde pour affaires. C'est moi qui dirigerai l'entreprise un jour, après tout. Cela m'a permis de voir toutes sortes de choses, bien différentes que celles que l'on peut trouver à Paris ... »

Alice leur offrit un petit sourire, se disant qu'elle en avait suffisamment dévoilé pour le moment. Elle ne cherchait pas à faire l'intéressante, en étalant la fortune de sa famille par exemple. En général, cela la mettait même mal à l'aise ! Elle s'était contentée de répondre honnêtement à la question qui lui était posée, pour une fois que l'on semblait vraiment s'intéresser à ce qui la faisait vibrer. Maintenant, restait à voir si les jugements habituels suivraient.

À son tour, elle écouta attentivement ce que les autres avaient à dire, ce qui était toutefois plus difficile au travers des cris enthousiastes de l'assistance. Oh, on annonçait déjà le dernier numéro ... Toutes les bonnes choses ont une fin, après tout. Le pendu ? Bleurf, ça promet ! Mais toutes ses pensées s'envolèrent dès lors qu'elle aperçut le visage du musicien. Dominik. Elle se leva de son siège, le faisant reculer quelque peu, les yeux écarquillés. Comment était-ce possible ? Ce n'était pourtant pas la première fois qu'elle venait au cabaret.

« Eh oh ! Y en a d'autres qui tentent de regarder ici ! »

Les joues aussi rouges qu'une tomate, elle retrouva son siège, incapable de répliquer quoique ce soit. Ce n'était pas vraiment une insulte en soi, mais cela venait de lui faire réaliser que son comportement devait sembler pour le moins étrange. Et puis, on allait commencer à se dire qu'elle faisait une fixette sur les musiciens... Mouais, ce n'était peut-être pas tout à fait faux, en fait, mais elle appréciait la musique, c'est tout !

« C'est un ami. Ça alors ! Je ne m'attendais pas à le voir ici. » dit-elle une fois son enthousiasme retrouvé.

Pourquoi Dominik n'avait-il jamais mentionné qu'il était pianiste, ni même qu'il appartenait à la scène du Lost Paradise ? Bon, d'accord, leur première rencontre ne s'était pas vraiment prêtée aux confidences très poussées, mais tout de même ... Peut-être à cause de son nom de scène plutôt lugubre ? Il en avait honte ? Ou alors c'était tout récent ? Vraiment, elle détestait quand elle ne comprenait absolument rien ! Mais au lieu de s'emporter, elle se contenta de secouer doucement la tête, paupières entrouvertes, n'arrivant tout simplement pas à le croire.

« Le Lost Paradise est vraiment ... un endroit magique. »
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Chocolats ardents [PV Alice Lindel, Frédéric Lenoir & Alexander Garay] | [1889]

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