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Neige

Cabaret du Lost Paradise - Forum RPG

Forum RPG fantastique - Au cœur de Paris, durant la fin du XIXe siècle, un cabaret est au centre de toutes les discussions. Lycanthropes, vampires, démons, gorgones… Des employés peu communs pour un public scandaleusement humain.

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 [Intrigue] Réunion au sommet

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Edward White
l Dans l'ombre du loup l BIG BOSS l
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MessageSujet: [Intrigue] Réunion au sommet   Sam 30 Nov - 16:56


    Edward laissa tomber le journal du jour sur son bureau un sourire satisfait collé sur ses lèvres et le combiné téléphonique maintenu à bonne distance de son oreille, attendant que le calme se fasse à l'autre bout du fil pour questionner :

    « Tu es calmé ?
    - Comment veux-tu que je reste calme après ça ? Tu te fiches de moi et je suis censé bien le vivre ? En faisant ça tu insultes mon unité !
    - Tout de suite les grands mots. Je cherchais simplement une manière de vous aider à avancer, et puis après trois meurtres, les gens ont le droit de savoir ce qui se passe.
    - Pour que la foule panique et que les rumeurs pullulent partout ? Si celui ou ceux qui ont fait ça viennent y assister, il faudra bien plus que la sécurité habituelle du Lost ! Tu es conscient du danger que tu vas faire courir à tous les présents juste pour assouvir ta prétendue soif de savoir ?
    - Raison de plus pour que tu acceptes mon invitation dans ce cas ! Cela vous donnerait l'occasion d'arrêter cette vague de meurtre. Et, dans le pire des cas, vous pourriez récolter d'importants témoignages pour vous aider dans l'avancement de votre enquête.
    - Dans le pire des cas des éléments de l'enquête en cours filtreront ! Mais je dois reconnaitre qu'il est possible que certaines personnes préfèrent parler de tout librement plutôt qu'au commissariat…
    - Parfait, je peux compter sur ta présence alors ?
    - Seulement si j'ai le champ libre avec mes hommes.
    - Cela va de soit, mais n'en profite pas pour faire manger tout le commissariat gratuitement. Et soyez à l'heure, votre présence rassurera la foule.
    - D'accord, on se contera de boire a l'oeil, alors ~
    - Alors que vous serez en service ? Je comprends mieux pourquoi votre enquête avance si peu !
    - C'est sûr que si tu crois tout ce qui se dit dans la presse…
    - Tu auras toute la soirée pour me prouver le contraire. À ce soir Aldrick. »

    Il raccrocha lentement, certain que la soirée qu'il avait organisée s'annonçait riche en rebondissements.

    C'était suite à un interrogatoire soigneusement mené lors de la dernière visite de Baptiste, qu'Edward avait pris la décision d'organiser ce rassemblement. Le jeune homme avait fini par lui apprendre que la police pataugeait malgré les liens trouvés entre les trois meurtres survenus récemment, et dans sa grande générosité, le lycan avait choisi de les aider à sa manière. À vrai dire, il avait peut-être également dans l'intention de les ridiculiser un peu, ayant toujours eu peu d'estime pour les hommes de loi, réussir à leur damer le pion sur leur propre terrain était on ne peut plus excitant, bien qu'Aldrick pense visiblement le contraire. Quel rabat joie !

    Voilà donc comment Edward en était venu à faire paraître l'article suivant dans le journal. Il avait directement envoyé le tout à Gaspard en lui recommandant une publication rapide, ce qui fut respecté à la lettre puisque l'annonce faisait les gros titres de la presse.


    Paris a besoin de vous !


    La capitale est secouée depuis plus d'une semaine par de terribles découvertes qui s'enchaînent dans ses ruelles. Trois meurtres et toujours aucune information concrète sur ce qui se passe chez nous. Les forces de l'ordre ne semblent pas prêtes à divulguer leurs découvertes, laissant la population dans l'angoisse, alors que le nom de Jack l'Éventreur est encore sur toutes les lèvres.

    M. White, directeur du grand cabaret parisien du Lost Paradise se dresse contre ce silence oppressant qu'on nous impose. Ce soir, dès vingt heures, il ouvre exceptionnellement les portes de son établissement à tous les parisiens et ce gratuitement. Lors de ce grand rassemblement le débat pourra s'engager sur ce mal étrange qui inquiète nos femmes et effraie nos enfants. Vous êtes tous conviés à vous prononcer sur le sujet, car non, nous ne sommes pas plus bêtes que des enquêteurs de police ! Nous pouvons, nous aussi chercher à comprendre !

    L'invitation est également lancée aux forces de l'ordre, les représentants les plus hauts placés sont appelés à nous rejoindre lors de la soirée organisée par M. White afin que la population puisse les aider dans leur enquête.

    Rassemblons nous, débattons, déduisons, démasquons même !
    Que cesse la terreur dans notre ville !


    ----------------------

    Le soir venu, tout était fin prêt dans la salle. Edward avait donné congés à ses artistes, leur laissant le choix sur le programme de leur soirée, tout en gardant quelques employés sous la main pour le bon déroulement du service. Il avait prévu un beau buffet et de bonnes boissons, car si le rassemblement était présenté comme un acte citoyen, il n'en restait pas moins une excellente promotion pour son établissement, aussi mettait-il un point d'honneur à ce que tout soit parfait.

    « Bien, il est l'heure ! Tout le monde à sa place et soyez aussi brillants qu'à votre habitude. Et Andréa, ne renverse de plateau sur personne s'il te plait. »

    On ouvrit les portes et la foule s'engouffra dans la salle. Edward repéra sans mal des habitués, quelques bourgeois influents, mais aussi des gens du peuple dont les regards étaient happés par la décoration de la pièce. Quelle idée merveilleuse avait-il eut !
    Il ne lui fallut que peu de temps avant de remarquer une poignée d'agents menée par leur très cher commissaire. Edward se dirigea calmement vers lui, le remerciant tout de même de sa présence, non sans le taquiner un peu sur l'ignoble chapeau crêpe qu'il s'évertuait à garder contre vents et marées. Il l'invita, non sans mal, à se rapprocher de la scène, afin d'être vu par tous, lui assurant qu'il présiderait le débat avec fermeté afin qu'il n'y ait pas d'écart.

    Ce ne fut qu'une fois la salle pleine qu'Edward hissa sa haute silhouette sur l'estrade. De sa voix la plus forte il demanda le silence à une ou deux reprises, puis il se lança :

    « Je vous remercie tous d'avoir répondu à mon invitation. Si nous sommes ici, c'est pour discuter et débattre d'un mal qui gangrène notre belle capitale et aider la police dans ses enquêtes. Vous avez tous lu la presse, certains d'entre vous connaissaient peut-être les victimes, d'autres fréquentent peut-être le ou les assassins sans le savoir, mais ensemble nous devrions pouvoir porter quelques lumières sur ces terrifiants meurtres. »

    Il se tourna lentement vers Aldrick, qu'il désigna à la foule avec la plus grande politesse :

    « Le commissaire Voelsungen, en charge de l'enquête, nous fait l'honneur de sa présence. Il est ici pour répondre à vos questions et écouter vos témoignages. Aussi n'hésitez pas à vous exprimer, n'ayez pas peur de dire ce à quoi vous pensez, même si c'est faux, cela peut permettre aux forces de l'ordre d'éliminer certaines pistes. »

    Un sourire éclaira son visage et il termina son discours :

    « La séance est donc ouverte. Quelqu'un souhaite-t-il prendre la parole ? »






Intrigue | Rassemblement improvisé




L'intrigue se poursuit et cette fois-ci, vous êtes directement invités à vous mêler à l'affaire.

Vous avez eu accès à tous les éléments découverts par la police jusqu'ici. Vous avez pû lire les articles du Dandy, les comptes rendus d'enquêtes, vous avez eu la possibilité de poster vos déductions, il est donc temps de partager tout cela pour aider les hommes de loi à comprendre quel mal touche la ville lumière.

Cette réunion se déroulera en deux temps, durant chacun environ 1 semaine.
Lors de chacune de ces parties, vous pourrez poster autant de fois que vous voulez, sans ordre précis. Le tout étant de prendre en considération les paroles de chacun pour obtenir un débat des plus fructueux.

En premier lieu, nous nous concentrerons sur ce que vous avez pu deviner jusqu'à présent ou sur ce qui vous semble plausible. Vous pourrez échanger avec les autres membres et peut-être dresser, ensemble, un profile du ou des assassins. N'oubliez pas que nous ne vous demandons pas des informations précises, ni une ou des identité(s) exacte(s). Vous êtes déjà en mesure de déterminer des éléments aussi anodins que le(s) sexe(s) du ou des coupables. Combien sont-ils ? Quelle corpulence ? De quelle classe de la société ? Y'a-t-il un mode opératoire précis ? Des indices redondants ?

N'hésitez pas à proposer toutes vos idées, il n'y a pas de honte à se tromper, bien au contraire, ce n'est que de cette manière que l'on pourra avancer. Vous avez jusqu'à lundi 9 décembre au soir pour participer à cette première partie. Suite à cela, les forces de l'ordre répondront point par point à toutes les questions restées en suspens.

S'en suivra une seconde partie. Ici nous gardons la surprise pour le moment venu, sachez seulement que vous devriez obtenir de nombreux indices.

Nous espérons vous voir nombreux à participer. Nous ne vous tiendrons pas rigueur du nombre de mots tant que vos interventions restent constructives o/

Retrouvez tout le récapitulatif de l'intrigue ici !
Et n'hésitez pas à contacter le Staff pour toutes questions !

Alors, prêts à jouer les Sherlock Holmes ?
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Valentine Lefevre
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Réunion au sommet   Sam 30 Nov - 21:42

[Afin de pouvoir mieux gérer ce rp, je vais mettre à la fois Valentine & Loki, mais aussi Bastian. Si je répond plus tard, j'échangerais les comptes pour que les deux puissent y poster, même si au final ça ne change rien dans la gestion de mes personnages dans ce rp]

Valentine n'avait pas cru ses yeux lorsqu'elle avait vu l'article sortir sur le journal du lendemain. Son patron avait accepté de rendre un petit service à une connaissance. Cela avait intrigué beaucoup d'employés, une vague de murmures, qu'ils soient de désapprobations ou de surprises avaient envahit les bureaux. Au final, il était difficile de savoir si la plus grande surprise dans tout cela était l'article en lui-même et ce qui allait en découler.
La rouquine avait pu jeter un coup d’œil sur la maquette du quotidien avant qu'il ne soit imprimé en masse. Ainsi donc quelqu'un osait enfin titiller les forces de l'ordre. Ce n'était pas une mauvaise chose en soit, bien au contraire.

Passé la surprise de cette découverte, un large sourire se dessina sur les lèvres légèrement rosées de la jeune femme. Sa soif de curiosité allait pouvoir se rassasier d'informations. Il ne restait plus qu'à attendre le lendemain. Mais d'ici là, elle avait quelques petites préparations à faire.
Se précipitant dans le bureau de Gaspard, elle ne lui permit même pas le temps de réagir qu'elle était déjà en train de demander à être envoyé là-bas pour couvrir l'évènement en compagnie d'autres collègues. Elle ne comptait pas s'y rendre seule. Non tout cela était beaucoup trop importants. Manquer une seule phrase de l'un des invités serait condamnable pour eux.
Elle vit sa demande acceptée, la soulageant grandement... Et allumant la flamme avide de sa curiosité.


******


Au lendemain matin, le journal atterrit directement sur le bureau de Bastian. Il avait regagné ses locaux très tôt dans la matinée... Ou alors très tard dans la soirée. Il n'aurait su le dire, il n'était pas rentré à la maison... En tout cas, pas dans la sienne ♥.
Sa tasse de thé était soigneusement posée juste à côté de documents en tout genre, concernant des enquêtes menées par la police. Des dossiers clôturés ou incomplets. Il aimait les collectionner, s'intéresser à tout cela d'un peu plus près et trouver le petit détail qui n'avait pas été remarqué. Oui souvent il se disait qu'il aurait dû être détective, mais la paperasse administrative l'avait toujours agacé, aussi préférait-il le faire en temps que simple passe temps.

Lorsqu'il s'empara du journal, son regard avisé s'arrêta immédiatement sur l'annonce des plus singulières. Tient donc, voilà qui promettait d'être des plus amusants. Lui qui avait été indirectement concerné par l'une des morts, il se sentait assez motivé pour se rendre au cabaret. Après tout, pourquoi ne pourrait il pas s'amuser un peu là-bas, n'était-il pas un habitué ?
Il se mit à rire doucement, excité à l'idée de découvrir de nouvelles choses durant cette soirée. Elle allait être riche en émotions, il n'en doutait pas une seule seconde.


******


Lorsque le cabaret s'ouvrit enfin à la populace, Valentine fut l'une des premières à entrer, rapide et affichant déjà un regard sérieux et vif. Loki, sous les traits de l'humain Logan, la suivait sans un mot. Il se sentait stressé depuis la veille au soir. Elle n'avait cessé de courir partout depuis cette annonce et apparemment elle ne comptait pas s'arrêter.
La journaliste tourna la tête vers des collègues également sur les lieux et rapidement, leur indiqua des endroits du doigts. Même si elle n'était pas la plus gradée, ni la plus ancienne du petit groupe, ils avaient accepté de la laissé aux commandes. Elle venait souvent en ces lieux et connaissait mieux que quiconque où se rendre et à qui s'adresser. Ils acquiescèrent et se dispersèrent dans le cabaret, prenant position. Ils n'allaient laisser échapper aucunes informations durant cette nuit.


"Détends toi un peu, sinon tu ne vas pas écouter la moitié de qu'il va se dire."

"Ah ! Bien au contraire, je suis à l'affut, rien ne m'échappera, tu peux en être sûr ! Tient, je vois déjà Edward et Aldrick. Bien bien, c'est parfait..."

"Oui, vraiment parfait. J'ai hâte de voir où tout cela va nous mener... Bonsoir Valentine, Logan."

"Oh ! Bastian, quelle agréable surprise ! Nous feriez vous l'honneur de rester avec nous lors de cette soirée ? Vous remarques sont toujours des plus pertinentes."

"Ce serait avec plaisir, mais pas trop non plus, je pourrais y prendre goût..."

Le couturier, qui s'était glissé près d'eux une fois que la foule s'était installée, fit une petite révérence et prit la main de Valentine pour y déposer un baise main. Il se sentait d'excellente humeur et la présence de cette ravissante demoiselle ne faisait qu'augmenter cela.
Loki hocha la tête pour le saluer, se contentant de rester attentif à ce qui les entourer. Lui aussi était à l'affut d'informations. Après tout n'était il pas l'assistant de Valentine ?

Ils se rendirent vers une table encore libre, non loin d'eux et s'installèrent en compagnie de parfait inconnus à la recherches de sièges disponibles. Et même si les hommes restaient parfaitement calme, la journaliste ne parvenait pas à rester assise, aussi, lorsqu'une vieille dame s'approcha, cherchant une chaise d'un air un peu désemparé, elle se redressa vivement pour lui proposer sa place. Elle préférait rester debout et s'appuya contre l'accoudoir du siège de Loki.
Edward avait rejoint l'estrade, accaparant toute son attention.

Elle l'écouta attentivement, suivant du regard le geste qu'il fit pour se mettre à dévisager Aldrick quelques instants, avant de se concentrer de nouveau sur le patron du Cabaret. Elle attendait le début des festivités. Et il la lança bien assez vite, laissant la foule murmurer, certain hésitant pour lancer une remarques, d'autres espérant entendre quelque chose d'inédit. Qui allait se lancer en premier, là était la question principale pour beaucoup d'entre eux. Mais pas pour Valentine. Non pour elle, c'était déjà résolu d'avance. Elle se redressa de nouveau, motivée et déterminée et ouvrit la bouche, prenant la parole d'une haute et forte.


"Ces trois victimes ont été assommées, puis séquestrées dans un lieu encore inconnu avant d'être assassinées et laissées sur un autre lieu que celui de leur crime. Soit il s'agit d'une personne au gabarit monstrueux et à l'esprit dérangé, soit d'un groupe qui prépare tout avec soin. Je penche pour la deuxième option... Et ce n'est pas forcément la meilleure nouvelle. Et s'il s'agissait de crimes organisés ? Ces personnes étaient elles riches ? Leurs proches ont-ils reçu des demandes de rançons ? J'aimerais bien comprendre pourquoi ces victimes sont restées en vie après leur kidnapping. La police a-t-elle obtenu le moindre indice concernant ce détail ? Et s'il s'agit d'autre chose, a-t-on trouvé des lettres de menaces ou d'autres informations que les trois morts ou que la police auraient reçu ? Commissaire Voelsungen, dissimulez vous quelque chose que nous devrions savoir... ?"

Elle voulait continuer, poser une multitude de questions. Elle avait tellement d'idées, d'hypothèses et aucunes ne parvenaient à obtenir ne serait-ce qu'un début de réponse. Valentine croisa les bras et observa cette fois-ci son ami policier. Même si elle l'aimait énormément, là elle travaillait et lorsqu'elle voulait une réponse, plus aucune amitié ne comptait. Certes on lui avait toujours dit que la curiosité était un vilain défaut, mais c'était pour une bonne cause. Elle espérait sincèrement qu'il ne prenne pas mal le comportement qu'elle affichait.
Bastian était perdu dans ses pensées, tendant l'oreille, guettant la réaction des autres. Finalement, il se tenta aussi. Tout en gardant son regard posé sur son verre d'alcool fraichement servit, il se mit à sourire et commença à énoncer son idée d'une voix moins forte, mais qui parvint tout de même jusqu'aux policiers.


"En ce qui me concerne, ce qui m'avait le plus interpelé était les boucles d'oreilles, vous en souvenez vous ? J'ai cru comprendre que celle qu'avait perdu la première victime était bien réapparu entre les mains de la troisième. C'est ainsi donc la preuve irréfutable qu'ils se sont retrouvés lié à un moment donné, que se soit par contact direct... ou indirect. Comme par exemple le fait de fréquenter le même endroit. Ce qui veut donc dire que ce groupe d'assassins ne changent jamais de lieu. J'avais également lu qu'on avait retrouvé de la mie pain sur les deux premières victimes... Je suppose que vous avez cherchez des lieux en relation, comme les boulangeries ou autres boutiques contenant du pain, comme les restaurants ? Avez vous au moins trouvé quelque chose grâce à ces petits détails ? J'aimerais vraiment comprendre comment ils ont pu se retrouver sur eux. Les coïncidences n'existent pas dans ce monde..."

Il bu enfin une gorgée du liquide alcoolisé et soupira en reposant le verre sur la table. Tant de mystères, il était vraiment temps d'en résoudre quelques uns. Il n'y avait plus qu'à attendre que les policiers se manifestent ou qu'une autre personne prennent la parole. Une petit tension était en train de se faire, ça se sentait, et cela n'allait certainement pas se calmer avec le temps.

Spoiler:
 

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Andréa Eyssard
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Réunion au sommet   Sam 7 Déc - 16:18

H.R.P.:
 


    « Désirez vous un verre Madame Capiari ? »

    Le louveteau pencha lentement son plateau d'argent vers la femme engoncée dans un corset trop serré et dont le visage de galinacé disparaissait dans un boa de plume blanche tout à fait de circonstance. Elle accorda à peine un regard au garçon et tendit sa petite main replète pour saisir une coupe alors qu'un piaillement d'émoi s'échappait de ses lèvres, lorsqu'Edward prit la parole. Cela arracha un soupir désespéré à Andréa qui se redressa et posa un regard déterminé sur son oncle.

    Depuis qu'il avait eu vent de l'idée farfelue du lycan, le jeune homme s'était démené pour pouvoir faire partie de l'assemblée. Edward n'était pas d'accord et ce pour une bonne raison. Andréa avait été témoin de la première découverte.

    Il était toujours hanté par le visage vide de Julie Dewis qui le réveillait encore, tremblant d'effroi, le cœur battant la chamade… Cela faisait plus d'une semaine et pourtant, elle était toujours là. Mais ce souvenir effroyable poussa Andréa a prendre une grande décision, celle de suivre l'enquête. Il l'avait fait avec toutes les difficultés qu'étaient les siennes, n'hésitant pas à demander de l'aide auprès des artistes pour déchiffrer les articles parus dans la presse, ainsi que pour décortiquer quelques livres sur les affaires criminelles. Contre toute attente, le petit loup s'était investi avec une telle force qu'il était parvenu mémorisé avec soin chaque détail de l'affaire et lorsqu'il avait exposé le tout à son oncle, ce dernier fut contraint d'accepter de le voir intervenir lors de sa réception, non sans une myriade de recommandation à respecter à la lette, évidemment.

    Edward acheva son discours, et la parole fut rapidement prise par Melle Lefevre, une journaliste que le louveteau avait dû croiser dans la salle du cabaret. Elle posa un nombre important de questions, mais Andréa restait perplexe sur certaines de ses déductions. Vint ensuite le tour de Bastian qui parla de la boucle d'oreille de Miss Dewis, retrouvée dans la main de la dernière victime, c'était là un indice capital et les propositions que fit le couturier semblaient assez logiques sur certains points.

    Un léger brouhaha s'éleva dans la salle suite aux déclarations, mais personne ne semblait prêt à poursuivre. L'estomac d'Andréa s'était resserré, sentant qu'il était temps de prendre la parole. Oubliant complètement son service, il ouvrit fébrilement la bouche, avant de lever le bras bien haut comme l'aurait fait un élève pour répondre au professeur. De nombreux regards se tournèrent vers lui, et il attendit, angoissé, un signe de son oncle pour déclarer :

    « Je euh… Je ne suis pas vraiment d'accord avec ce qu'à dit Mademoiselle Lefevre. Je pense qu'il n'y a qu'un seul meurtrier et… ce doit être un homme. »

    Il se tut, essayant de préparer son argumentaire avec soin avec l'espoir de ne pas passer pour le dernier des ignorants. Inspirant profondément, il reprit un peu confiance en lui et lança d'une voix posée :

    « J'étais présent lors de la découverte du corps de Julie Dewis et la scène de crime n'avait rien d'hasardeuse. Je… Je crois qu'il y avait comme un message. Elle a été délibérément trainée jusqu'à ce tas de détritus et l'acharnement dont on a fait preuve sur son corps me fait penser que c'est l'œuvre d'un unique meurtrier, ce qui expliquerait qu'il ait besoin d’assommer ses victimes avant de… faire ce qu'il a à faire. Je ne pense pas qu'un groupe d'individu aurait pris le temps d’assommer une femme qu'ils pouvaient facilement maitriser à plusieurs et endormir avec un peu d’éther. Et puis il manquerait le mobile. Je crois me rappeler que l'argent de M. Émile Bale a été rendu alors qu'il semble avoir rencontré le même assassin de Madame Dewis. »

    Le silence s'abattit sur la pièce, tandis que les regards restaient figés sur Andréa. Quelques murmures s’élevèrent brièvement, mais un « Chut ! » de désapprobation les fit rapidement taire. Un vieillard aux bacantes poivre-sel invita le louveteau à poursuivre :

    « Il est vrai que l'argent ne semble pas motiver ces assassinats, mais s'il s'agit bien d'un seul meurtrier, pourquoi une telle différence dans la manière de donner la mort ?

    - Je… Je n'avais pas pensé à ça… Bafouilla Andréa. Malgré tout, je pense que même si les morts ne sont pas identiques, la façon de procéder reste systématiquement la même. Le corps est toujours déplacé et comme l'a dit monsieur avant moi, il y a également cette histoire de pain… Compte tenu que les corps sont déplacés, et que M. Bale ait été dévêtu je ne pense pas que l'aliment se soit retrouvé sur la scène de crime apporté par la victime, mais plutôt qu'il vient de l'assassin. »

    Cela pouvait sembler grotesque. Qu'est-ce qu'un ou plusieurs meurtrier pouvaient faire avec du pain  auprès d'un cadavre ? Un petit creux ? Rien de plus improbable et pourtant, Andréa ne voyait pas comment un homme en bras de chemise aurait pu trimbaler jusque là du pain, quand bien même ce dernier était restaurateur.… À moins qu'on l'ai dévêtu sur place ? Au risque de se faire surprendre ? Difficile à envisager.

    « Il y a un problème à votre théorie jeune homme, aucun morceau de pain n'a été retrouvé sur les lieux du troisième meurtre, fit remarquer une vieille femme en toilette émeraude.

    - Oui… Admit le louveteau. Je sais, mais M. Senfut reste liée à Madame Dewis et donc à son assassin puisqu'il possédait sa boucle d'oreille. D'ailleurs je trouve que l'idée soumise par M. Wagner, c'est ça ? Je trouve ça brillant ! Si l'on associe votre proposition au fait que les victimes sont séquestrées, comme le suppose Mademoiselle Lefèvre, il pourrait-être possible que le lieu où elles sont retenues prisonnière soit identique non ? Ainsi M. Senfut aurait pu y retrouver la boucle sans pour autant avoir connu Madame Dewis. Et puis il y a autre chose… »

    Il se tut, cette fois ci peu sûr de lui. C'était un des éléments dévoilés dans le dernier Dandy qui l'avait immédiatement choqué. Il n'en avait pas tout de suite assimilé les raisons, mais à force de s'interroger et de ruminer le problème, ce détail lui été apparu d'une importance capitale.

    « J'ai trouvé étrange qu'une croix soit placée au dessus du lieu où M. Senfut a été enterré. Sans elle, sa disparition aurait pu passer inaperçu pendant encore plusieurs jours étant donné les disparitions fréquente du couturier. Pourtant le meurtrier a pris de temps et le risque d'en réaliser une, sachant que cela augmenterait la visibilité de la sépulture. Alors je peux me tromper… Mais ne se pourrait-il pas que l'homme soit croyant ? »

    Ce n'était qu'une supposition de sa part, mais il savait que l'impact qu'elle aurait sur la foule risquait d'être important. Aussi, Andréa avait à peine terminé qu'une vague de discussions intenses s'éleva entre tous les participants. Certains s'offusquaient, d'autres s'interrogeaient, mais le brouhaha était tel qu'Edward fut contraint d'intervenir pour apaiser la salle :

    « Mesdames, messieurs ! Du calme je vous prie ! Nous sommes ici pour débattre et pour entendre tous les points de vue. Mon employé a soulevé une question intéressante qui méritait d'être exposée, aussi si quelqu'un veut intervenir à ce sujet, je vous remercierai de le faire avec la discipline qu'un tel rassemblement impose. »

    Le vacarme cessa et l'on attendit. Quelqu'un d'autre oserait-il prendre la parole ?

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Valentine Lefevre
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Réunion au sommet   Sam 7 Déc - 18:46

Spoiler:
 
Finalement, au bout d'un petit temps de réflexion, une voix familière se fit, attirant le regard des trois compères. Un jeune homme vêtu comme un serveur et tenant un plateau, avait osé prendre la parole, baissant son bras l'avoir sagement demandé.
Valentine l'observa avec attention, reconnaissant immédiatement le neveu d'Edward. Quelqu'un d'assez silencieux généralement et cela la surprit. Qu'allait-il donc dire ?
Elle tendit l'oreille avec attention, voyant qu'il réfutait son idée d'un groupe. Pourquoi disait-il cela ?
Elle n'eut pas à attendre longtemps pour le savoir.

Tout ce qu'il racontait la fascinait grandement. Et elle n'était pas la seule.
Le couturier s'était soudain mis à sourire, découvrant l'élément qui lui avait cruellement manqué: le témoignage d'une autre personne. Les rapports n'avaient jamais précisé cela et cette soudaine révélation l'enchantait. Alors comme ça, ces messieurs de la pleine lune avait dissimulé ce petit détail pourtant important ? Oh les vilains garnements...
Bastian se redressa sur sa chaise, observant avec intérêt le jeune loup, à la fois motivée par ses recherches et ses déductions, et intimidé par la foule qui l'observait avec attention.

Ce qu'il expliqua fut de nombreuses fois accompagnées de murmures dérangeants, l'approuvant ou non dans ces théories. Le démon s'en amusa. Il fallait croire qu'il n'était pas le seul à fouiner dans les affaires des autres pour dénicher quelques vérités. L'idée de la boucle d'oreille était approuvé et cela ne le surprenait pas du tout. Il savait qu'il avait raison sur ce petit détail au départ anodin... Il ne comprenait d'ailleurs pas pourquoi cela n'avait pas été relevé dès le début.

Mais le plus fort de ce qu'Andréa put dire, resta sa dernière remarque, provoquant un brouhaha insupportable, bien vite maitrisé par le patron du Cabaret. Oui, ce point n'avait aucunement semblait primordiale pour le démon mais à présent qu'on lui mettait cette information en face, ce garçon n'était pas dans le faux. Mais si c'était vraiment le cas, alors plus que jamais, les croyances des hommes resteraient à jamais incomprises par Bastian.
Tout en restant tourné vers lui, il reprit la parole, toujours souriant.


"Tu as raison mon garçon, cela semble être un point intéressant. S'il s'agit vraiment d'un seul homme, alors qui sait, nous avons peut-être à faire à un fanatique religieux. J'ai cru lire un jour "Tu ne tueras point"...Ah ! Il ne semble pas vraiment le respecter. Il se croit porteur d'une mission qui le fait agir de la sorte. Les victimes étaient-elles porteuses de péchés ? L'orgueil ? La colère ? L'avarice ? Qu'est-ce qui pourrait provoquer pareilles folies chez une personne de la sorte ?"

"Je continue de penser qu'il n'agit pas seul... Bien sûr cela n'est peut-être pas une aide physique, mais moral. Et si c'était un de ces endoctrinés... de ces sectes bizarres dont on entend parler ? Qui nous dit qu'il n'agit pas sous l'ordre de quelqu'un ? Et ces victimes devaient payer pour quelque chose ou pire... s'il n'y avait rien, que c'était juste des personnes à sacrifier ? Je n'aime pas votre idée comme quoi la religion entre dans l'histoire mais si c'est le cas, alors il va vraiment falloir le trouver et lui botter les fesses ! J'ai horreur de ce genre de personnes..."

Valentine dévisageait Andréa avec insistance, n'aimant pas la tournure que cela prenait. Elle avait été sage durant toutes ses explications, mais à présent que le dernier élément avait été dit, elle n'avait pas pu rester muette. Elle n'avait jamais réussit à comprendre la logique de ces hommes de dieu. Elle les tolérait mais jamais encore elle n'avait accepté d'en entendre un prêcher la bonne parole. Sans oublier cette histoire de sectes dont on parlait parfois au journal. Elles étaient sous un autre type d'ordre, très souvent incompréhensible pour la jeune femme.
Et s'il s'agissait vraiment de ce genre d'énergumène ?

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Narcisse Williams
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Réunion au sommet   Dim 8 Déc - 11:32

Narcisse avait toujours été un angoissé. Depuis tout petit, le moindre accident réveillait en lui une peur primaire envahissante. C'est pourquoi, à la révélation de la série de meurtres qui secouaient la ville, il avait pris soin de se renseigner quelques peu. Le seul moyen de lutter contre son angoisse était de trouver des réponses, et éventuellement le coupable, après tout.
C'est ainsi que, malgré son goût relatif pour la foule et son manque d'éloquence, le jeune dragon s'était retrouvé à la soirée organisée par le Lost. Jusqu'à présent toutes les hypothèses étaient intéressantes et fondées. On avait probablement déjà soulevé des points très importants dans l'affaire.
La dernière remarque d'Andréa avait provoqué un tumulte dans la salle, et il ne doutait pas que les remarques qui avaient suivi ne sauraient rester sans réponse. Néanmoins pour une fois il se trouvait que l'acrobate avait quelque chose à dire. D'une petite voix, il prit la parole :
« Je... Je  rejoins M. Eyssard et M. Wagner quant au meurtre. Je ne suis pas sûr que le meurtrier soit religieux, loin de là, cependant il me semble qu'il y a une logique... un certain sens et un message que le coupable veut faire passer à travers ses crimes. En effet, toutes les victimes ont soit été séquestrées comme l'avance Mme Lefevre, soit elles étaient au moins inconscientes au moment où elles ont été tuées, puisqu'elles ont été assommées. Or, les assassinats sont tous extrêmement violents. Une vingtaine de coups à l'arme blanche pour Mme Dewis alors qu'un aurait suffit si elle ne pouvait se défendre ; strangulation pour M. Bale... De plus, les lieux et l'état de leurs corps lorsqu'ils ont été retrouvés sont tous lourds de sens. L'une sur des déchets, l'autre presque nu dans la rue, et un autre enterré dans un cimetière ! Ne pensez-vous pas que tout cela est calculé ?
Sans aller jusqu'à la secte, sûrement le meurtrier a-t-il des idéaux extrémistes qu'il pense devoir appliquer. Après tout, les trois victimes n'étaient pas réputées pour être des personnes agréables, et il se trouve qu'elles ont été plus ou moins humiliées dans leur mort. Les armes du crime changent à chaque fois, comme si l'assassin s'adaptait pour chaque personne en fonction de quelque chose.
Je pense que cette personne sait ce qu'elle fait. Tout a un sens, et c'est en déterminant ce sens que nous pourrons le lier au coupable. »


Narcisse n'avait aucune idée sur comment il avait bien pu faire pour sortir ces phrases de sa bouche. Les regards se pointèrent sur lui tandis qu'on discutait de son hypothèse. Attendant désespérément que quelqu'un réponde, détournant l'attention du public autre part que sur lui, l'acrobate baissa les yeux et fixa son regard améthyste sur le plancher.


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Nathanaël Cartier
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Réunion au sommet   Lun 9 Déc - 23:56

Spoiler:
 

Lorsqu'il avait appris pour le premier meurtre, Nathanaël avait déjà été horrifié, mais entretemps, il y en avait eu deux autres, tout aussi atroces. Le jeune homme n'avait pu s'empêcher de prier pour le salut de l'âme des victimes, mais il avait également prié pour que le ou les coupables soient rapidement arrêtés avant que cela ne vire vraiment au massacre. Chaque élément était troublant et, à vrai dire, il ne savait pas trop quoi en faire ni quoi en penser. Néanmoins, il était au moins sûr d'une chose: il voulait que cela cesse ! Et s'il pouvait apporter son aide, même un tout petit peu, il n'hésiterait pas. Voilà pourquoi il était présent au Lost Paradise, ce soir.

Ce soir, il n'était pas question de se divertir ou de passer un bon moment en compagnie de ses amis et connaissances. Ce soir, toutes les personnes réunies au cabaret étaient là pour la même raison: trouver un sens à ces meurtres et tenter d'identifier le coupable, ou au moins d'en dresser le profil. Inutile de dire qu'il avait été plutôt surpris lorsqu'il était tombé sur l'annonce de la soirée. Jamais il n'aurait cru que le cabaret serait un jour témoin d'une réunion de la sorte.
Il était arrivé en même temps que la plupart des gens et s'était quelque peu fondu dans la masse. Et quelle masse ! Des gens de tous horizons, des gens qui, d'ordinaire, ne pénétraient jamais dans de tels lieux, faute de moyens ou autres. Il ne put s'empêcher d'esquisser un sourire en voyant certains regards curieux, voire émerveillés. Mais ils n'étaient pas là pour ça, il en était conscient. Alors ce soir, il resterait sérieux.

Il n'avait pas vu Valentine tout de suite - sans doute la personne, hormis Aldrick, qu'il connaissait le mieux parmi les gens présents. De ce fait, il s'était installé avec d'autres personnes qu'il ne connaissait pas ou uniquement de vue. Il avait écouté le discours d'Edward, puis les suppositions des autres. Il était impressionné, notamment par les propos de Valentine. Elle était vraiment futée et incontestablement douée pour ce genre de choses. Contrairement à lui. Nathanaël et les enquêtes, ça faisait deux. Alors, il préférait ne pas avancer de théories pour le moment, attendant de voir ce qu'en diraient les autres avant d'éventuellement se lancer.
La foule commençait à s'agiter, chacun semblait vouloir défendre son point de vue au prix d'un certain brouhaha qui, fort heureusement, ne dura pas. On avait mentionné la religion. Inutile de dire que le prêtre se sentit visé tout à coup. Pas personnellement, mais il se sentait particulièrement concerné par tout ce qui touchait à la religion. Il savait que les fanatiques existaient et ça le mettait en colère. Comment pouvait-on salir le nom de Dieu à ce point ?

Néanmoins, il fallait se rendre à l'évidence. L'un des meurtres portait des symboles religieux. La croix était un symbole religieux, le cimetière aussi, évidemment. Et si on poussait un peu plus, on pouvait même dire que le pain l'était aussi. Mais tout ça n'avait aucun sens. Nathanaël secoua la tête avant de prendre son courage à deux mains et de se lever avant de prendre la parole, les joues légèrement rouges. Il n'était pas dans son élément ici et parler devant toutes ces personnes le mettait un peu mal à l'aise.

"Je n'ai pas de théorie aussi poussée que celles de ces messieurs dames, mais s'il s'agit d'un fanatique religieux, soyez sûrs que je ferai tout mon possible pour l'arrêter moi-même et le livrer à la justice ! Je... Je suis également d'avis que le tueur n'agit pas seul. Peut-être sont-ils même plusieurs à commettre ces meurtres ? Ou peut-être que l'un donne ses ordres à l'autre ? Mais j'ai du mal à voir le rapport entre les victimes, c'est très...perturbant. Veuillez m'excuser, je ne sais pas vraiment ce que je dis. Mais sachez que si quiconque ici présent à besoin de soutien, je suis là."

Quel idiot, mais quel idiot ! Il se sentait vraiment con. Mais peu importe. Il croisa le regard de son meilleur ami avant de se rasseoir. Pourvu qu'il ne se soit pas entièrement ridiculisé. Il s'en voulait de ne pouvoir apporter davantage son aide, mais les enquêtes, il préférait les laisser à ceux qui savaient y faire.

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Gabriel était présent à la réunion, lui aussi. Dans le cadre de ses fonctions, il se devait d'être au courant de ce qui se tramait dans la capitale, même si, au fond, tout ça ne l'intéressait guère. Des meurtres, il y en avait tous les jours sans qu'on en fasse une telle affaire d'état. Certes, ces meurtres sortaient du lot et tout portait à croire qu'il y en aurait d'autres, qu'il s'agissait peut-être d'un tueur en série, ce genre de choses...mais Gabriel n'en avait cure. Il était tout simplement curieux de voir et d'entendre ce que tous ces gens avaient à dire. En ce qui le concernait, il n'avait nullement l'intention de prendre la parole et de participer à cette comédie grotesque orchestrée par le maître des lieux. Ce dernier faisait ça pour se faire remarquer, pour faire parler de lui, rien de plus. Après tout, en quoi trois petits meurtres pouvaient-ils bien l'intéresser ? Lui qui en avait sans doute vu tant d'autres avant.

L'avocat poussa un soupir imperceptible, adossé contre un mur au fond de la salle, les bras croisés. Il n'avait aucune intention de se mélanger à ces gens, d'aller s'asseoir avec eux et d'écouter leurs bavardages incessants. Non, ce soir, l'observation était de mise. Son regard se posa évidemment sur Valentine qui prit la parole en premier. Il ne lui avait parlé qu'une seule fois jusque-là et il ignorait s'il y en aurait une prochaine, mais une chose était sûre: elle dégageait quelque chose qui intriguait notre Gabriel d'habitude si indifférent. Et sa couleur de cheveux était vraiment hypnotisante. Mais là n'était pas le sujet. Il l'écouta attentivement. Elle était à fond, semblait passionnée par le sujet, ce qui ne l'étonna guère. Elle n'était pas journaliste pour rien et il ne doutait pas qu'elle puisse apporter une aide précieuse aux enquêteurs.

Tiens, ce clown de Bastian était là, lui aussi. Évidemment. Il devait se mêler de tout, ce crétin. Crétin qui confectionnait quand même de belles tenues, il fallait au moins lui accorder ça.
Les théories évoquées étaient intéressantes, certes, mais Gabriel n'était pas convaincu. N'importe qui aurait pu en venir à ces déductions. Quant à lui... il n'avait pas l'intention de donner son point de vue. Peut-être avait-il une théorie ou peut-être pas. Pour l'heure, il ne comptait rien dire et se contenta de rester dans son petit coin, non sans jeter un regard ou deux en direction d'Andréa de temps en temps, son petit élève chéri, observant ses moindres faits et gestes. Ceci était évidemment ironique.

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Aldrick Voelsungen
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Réunion au sommet   Mar 10 Déc - 14:37

Le commissaire sur la scène s'était jusqu'à présent contenté d'écouter avec attention les suppositions, fronçant parfois les sourcils, les sens aux aguets en analysant les réactions de chacun ou les vas et viens dans la pièce. Ce genre de débat lui rappelait la théorie dans ses jeunes années de policier, et aussi loin qu'il s'en souvienne sa patience n'était déjà pas, à l'époque, pour l'aider dans cette tâche.

*Bon, ben y'a de quoi faire déjà, heureusement que le bon sens ne semble pas totalement absent ce soir*

Il attendit que tous aient donné leur point de vue et quand il lui sembla que la majorité s'était exprimée, il s'éclaircit la voix pour obtenir l'attention :

- Bien. Tout d'abord merci à vous pour vos nombreux témoignages et vos suppositions, je vais tâcher de vous  répondre aussi efficacement que possible. Mais avant toutes choses, je tiens à vous rappeler que -comme la majorité d'entre vous- je suis également tenu au secret professionnel ce qui explique aisément que certaines pistes dont vous faites part n'aient pas été dores et déjà démenties en public ou par le biais de la presse.

Son regard coula vers Valentine, signifiant clairement qu'il n'avait pas été question de dissimuler il ne savait quoi, mais d'abord de protéger les parisiens. Ce qui restait son but premier, en dépit de l'opinion générale. Il attendit que les plus ronchons daignent lui laisser un semblant de silence pour poursuivre :

- En ce qui concerne les groupes, la piste a été abandonnée, un seul homme est en effet, parfaitement capable à lui seul d'effectuer ce genre d'atrocités. Le fait qu'il doive assommer ses victimes prouve qu'il ne bénéficie pas d'aide extérieure. Aucune lettre de menace ou demande de rançon n'a été reçue ni par les proches, ni par le commissariat. Nous avons donc également exclu cette possibilité. Cet homme agit seul, et il sait y faire. Sa façon de procéder prouve qu'il sait se battre, mais qu'il n'a -pour l'instant- aucune réelle intention de faire souffrir la victime avant de lui faire passer l'arme à gauche. Il ne s'intéresse pas à l'argent, puisque la colossale recette de Monsieur Emile Bale a été déposée sur le seuil de l’église Saint Eustache. Il insista volontairement sur la fin de la phrase. Cinq-cent-soixante-six francs et cinquante centimes exactement. Sachant qu'un trajet de tram coûte environs trente centimes, imaginez bien que si nous avions eu affaire à plusieurs personnes, même croyantes, il aurait été impossible de retrouver l’intégralité de la cagnotte.

Il fit un pas en avant, et l'habitude aidant, il se comporta comme s'il agissait face à des novices avec qui il fallait décortiquer une enquête:

- Concernant la thèse de la séquestration, aucune preuve n'est venue confirmer celle-ci, bien qu'il soit indéniable que les victimes se soient retrouvées au même endroit sans nécessairement se connaitre. Ce qui est troublant en revanche, c’est le peu de temps durant lequel les victimes sont kidnappées puis retrouvées. Cela se fait souvent dans les quarante-huit heures. Il est donc nécessaire pour notre meurtrier de connaitre les habitudes de chacune de ses victimes. Des victimes dont les caractères bien trempés n'attiraient hélas, pas que la sympathie, et qui furent humiliées lors de leurs morts. C'est une mise en scène de condamnation.

Il se tut un instant et reprit en montant le ton, pour être certain de couvrir d’éventuelles réprobations.

- Condamnation des péchés que la religion réprouve en effet : la colère pour Miss Dewis, qui a subi un acharnement certain dès le premier coup qui lui fut mortel. Le poignard, arme symbolique de la colère, d’après la majorité de l’iconographie religieuse. L'avarice, pour M. Emile Bale, patron du Grippe-Sous, qui a été étranglé, avec -somme toute vraisemblance- un objet contendant encore indéfini, mais manifestement assez long pour enserrer intégralement sa gorge. M. Paco Senfut, semblait illustrer la paresse, en privilégiant les bars à opium à ses nombreuses responsabilités, finissant ainsi enterré vivant, un oreiller sous la tête. C'est peut-être le premier à avoir réellement souffert puisqu'il a tenté de s'extraire de son cercueil de fortune, ignorant que sa panique ne ferait que réduire encore d'avantage son espérance de vie. Cela laisse envisager une évolution du mode opératoire de l’assassin, qui userait de méthodes de plus en plus poussées pour ses meurtres.

Aldrick se garda bien de mettre en lumière le nombre de péchés restants avant de déclarer d'un ton sévère, son regard doré tombant sur Nathanaël :

- Je prie donc chacun d'entre vous de ne pas vouloir faire justice lui-même, quelles que soient ses motivations. Jusqu'à preuve du contraire, toute personne n'ayant pas été jugée coupable est présumée innocente et il y a déjà bien assez de victimes sur cette macabre liste ! De plus, je vous rappelle que n'importe quel meurtre est puni par la guillotine lors d'une exécution publique ! Inutile d'y faire passer un innocent, ça n'a rien d'un voyage d'agrément, nous parlons là de la vie d'un être humain !

Le regard du commissaire coula ensuite sur l'assemblée, il n'aimait pas répéter ce genre de choses, rares étaient les mineurs dans l'assistance et il y avait bien assez de têtes brûlées dans ses rangs pour qu'il n'ait pas en plus à s'occuper des habitués du Lost ou des curieux ; il continua :

- Concernant le pain, c'est un élément récurent qui lie les deux premiers homicides, actuellement il nous est impossible de déterminer s'il a été présent sur la troisième scène de crime, mais ça n'en reste pas moins de la nourriture et les animaux en sont aussi friands que nous. L’aliment  n'ayant aucune particularité, tant que nous ne disposerons pas d'éléments plus aboutis, cette piste ne nous mènera à rien.

Il se fit violence pour ne pas souligner que cela constituerait aussi une perte de temps importante qu'il ne pouvait se permettre d'envisager, surtout si elle ne lui conférait pas des résultats satisfaisants par la suite. S'accordant un instant de réflexion, Aldrick songea qu'il était temps de relancer le débat :

- Je crois que rien n'a été oublié, quelqu'un a-t-il encore des questions ?

Alors que le silence retombait, la porte du Lost Paradise s'ouvrit dans un fracas qui résonna jusqu'à la salle de spectacle et, deux agents de polices se ruèrent dans la pièce.

« Commissaire ! Il y en a eu un autre ! »

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MessageSujet: Re: [Intrigue] Réunion au sommet   Mar 10 Déc - 18:48

    « Commissaire ! Il y en a eu un autre ! »

    Dans un mouvement précipité, Edward vit Aldrick rejoindre les policiers au pas de course, visiblement furieux et il y avait de quoi. Leur arrivée venait de secouer le rassemblement avec une brutalité inouïe, et la tension qui régnait déjà, venait de s'accroitre avec force. Un flot de parole s'éleva immédiatement, plongeant les lieux dans une confusion totale.

    Serrant les dents, Edward fut contraint de réfléchir à toute allure tant il craignait de perdre le contrôle sur la foule. La parole malheureuse de l'agent avait inquiété tout le monde et si aucune explication supplémentaire n'était donnée, son innocent petit débat pouvait virer au drame. Il lui restait très peu de solutions pour reprendre les choses en main, et il savait que cela n'allait pas plaire au commissaire. Inspirant profondément, il lança d'une voix posée mais assez forte pour attirer l'attention de tous :

    «Gardez votre sang froid s'il vous plait. Commissaire, nous sommes tous réunis pour vous aider dans cette affaire et vous avez vous-même reconnu que cela vous avait été utile. Si vous en avez la possibilité, pourquoi ne pas nous donner les derniers éléments en votre possession ? Vous ou votre agent, car nous comprendrons que le devoir vous impose de nous quitter, mais je pense que nous sommes tous en droit de savoir ce qui se passe. »

    Une vague d’approbation souleva la salle, obligeant les hommes de loi à retarder leur départ. Visiblement, Aldrick n'était pas enchanté à s'exprimer sur le sujet, n'ayant lui-même, que ce que ces hommes lui avaient rapporté comme matière. L'un d'eux, un rouquin, se pencha tout de même vers lui. Ils échangèrent quelques mots à voix basse avant que le commissaire ne réponde :

    «Je suis contraint de vous quitter, mais Billy, mon second, vous exposera tout ce dont nous sommes sûrs jusqu'à présent. Il est évident que les découvertes dont il fera part seront soumises à réserve, les forces de police n'ayant pas encore pu traiter cette affaire. Je compte notamment sur les journalistes pour évoquer tout ceci avec la retenue nécessaire à leur fonction afin de ne pas publier des informations erronées. Sur ce… »

    Aldrick quitta la pièce suivit du second policier et Edward convia Billy restant à rejoindre la proximité de la scène afin de s'exprimer. Il traversa la salle, suivit du regard par la foule et, visiblement très à l'aise en public, ce dernier ne mis que peu de temps avant de prendre la parole.

    « Je tiens d'abord à vous informer que nous n'avons aucune certitude que ce meurtre soit lié à ceux de Madame Dewis, M. Bale et M. Senfut. Le mode opératoire est très différent de ce que nous avons noté jusqu'alors, donc pas de suppositions hâtives.

    - Qui est mort ? Demanda un ouvrier.

    - M. Jean Glouti. Il a, semble-t-il, été empoisonné au cyanure. »

    Le silence tomba brièvement suivit par un grand nombre de réactions allant de la crise de larmes jusqu'à la surprise, en passant par une pointe de satisfaction chez le patron des lieux.

    Jean Glouti. Edward ne le connaissait que trop bien, et il ne s'étonnait nullement d'entendre qu'il avait été tué. Un homme détestable. Il y avait d'ailleurs fort à parier qu'il n'était pas le seul à penser de cette manière, car le personnage avait très probablement réussi à se faire un nombre record d'ennemi.

    « Vous parlez du critique culinaire ? Questionna un membre de l'assistance.

    - Lui-même, reprit l'agent. Il a été retrouvé rue Saint-Martin dans le troisième arrondissement. Ce sont des passants qui l'ont remarqué, titubant en longeant les murs. Un témoin nous expliquait que l'homme se tenait la poitrine et ne parvenait pas à articuler quoi que ce soit, puis il s'est effondré et il est mort si brusquement que personne n'a pu intervenir. »

    Il poursuivit en relatant les quelques déclarations faites par les passants ayant assistés à la scène. D'après lui, M. Glouti aurait été aperçu descendant d'un cab à l'arrêt environs trois minutes avant sa mort, la voiture aurait, quant à elle, prit la direction du boulevard Sébastopol. Il indiqua également que le critique venait de quitter un grand banquet organisé à l'Hôtel de ville et qu'il devait se rendre à une réception organisée par la famille Comer, connu dans tout Paris pour leur restant espagnol de luxe situé dans le 2e arrondissement.

    « Pourquoi avez-vous parlé d'un empoisonnement ? S'étonna-t-on finalement alors que le policier finissait à peine son récit.

    - Et bien, notre médecin légiste est arrivé rapidement sur place et il a immédiatement constaté l'odeur d'amende amer, caractéristique du cyanure, qui se dégageait de la bouche de la victime. Nous n'avons, cependant, encore aucune certitude à ce sujet puisqu'aucun test concret n'a été réalisé.

    - Avait-il une bosse sur la tête ? Tenta timidement Andréa.

    - Nous n'en avons constaté aucune pour l'instant, répondit l'agent. »

    Le silence tomba dans la salle et le doute s'installa. Il semblait y avoir énormément de différences avec les trois meurtres précédents et le peu d'informations disponibles n'arrangeait en rien la situation. Edward trouva alors judicieux d'intervenir pour donner son point de vue et conseiller à la foule de rester prudente sur cette affaire :

    «Écoutez, je n'ai en aucun cas l'intention de ternir la mémoire de M. Glouti, mais il faut que vous sachiez que dans le milieu de la restauration, il était loin d'être apprécié. Il avait l'habitude d'utiliser sa réputation pour s'inviter sans payer dans les restaurants, les cafés et autres guinguettes pour se faire servir un nombre très important de plats. D'après ce que j'ai entendu, il lui arrivait de manger à l'excès avant de repartir avec toute l'impolitesse de son rang et de faire publier, dès le lendemain, une critique assassine de l'établissement qui l'avait accueilli. Beaucoup ont dû fermer à cause de lui et je crains que l'homme ne manque pas d'ennemis.

    - C’est probable, reprit Billy. Nous avons d’ailleurs retrouvé dans ses poches une convocation au tribunal. D’après le document, M. Glouti était en procès avec M. Darault, ex-gérant du restaurant Le chat gourmand, contraint de mettre la clef sous la porte suite à une publication du critique. Il y avait également quelques bonbons et des gâteaux dans ses poches qui doivent encore être analysés. »

    Edward le remercia et l’invita à rester en leur compagnie pour poursuivre le débat désormais enrichi de ces nouveaux éléments. Billy accepta et le maître des lieux se tourna vers la foule, reprenant avec son calme habituel :

    « Je comprendrai que certains d’entre vous préfèrent rentrer chez eux suite à la déclaration de M. Langevin . Cependant ces découvertes offrent peut-être une lumière nouvelle sur la série de meurtres ayant touché la capitale, aussi, j’invite ceux qui le souhaitent à poursuivre le débat qui nous a réunis ici. L’un d’entre vous désire-t-il reprendre la parole ?  »




Intrigue | Nouveau meurtre !




Coup de théâtre au Lost Paradise !

Alors que l'enquête semblait se démêler lentement grâce à l'aide des nombreux parisiens ayant répondu à l'appel d'Edward, la police intervient pour annoncer un nouveau meurtre.

Après l'assassinat du grand couturier Paco Senfut, c'est le célèbre critique culinaire Jean Glouti, dont la visite avait été annoncée dans le Dandy n°3, qui voit sa vie s'écourter de façon tragique, empoisonné au cyanure. Encore une fois, le mode opératoire diffère complètement des trois meurtres précédents, semant le doute quand à un possible lien avec cette nouvelle victime. La vengeance ne semble pas être une piste à écarter, mais l'affaire est trop fraiche pour qu'une piste se détache nettement.

C'est fort de ce rebondissement que le débat reprend. Il a été déterminé que l'assassin, un religieux, s'en prenait à des représentations des péchés, mais trop d'éléments restent vagues pour que le rassemblement se termine. Il va désormais réfléchir à une manière de trouver des informations plus précises sur le tueur et sa façon d'opérer. Repère-t-il ses victimes ? Les attire-t-il dans un piège ? Comment les assomme-t-il ? A-t-il un lien avec Jean Glouti ?

Tant de questions qui n'attendent qui vous pour trouver leurs réponses !

Comme pour le poste précédent, vous pouvez poster sans ordre particulier et autant de fois que vous le voulez. Billy répondra à vos questions et à vos remarques à la fin du rassemblement qui se terminera le 19 décembre au soir.

Amusez vous bien ~

Saurez vous suivre la bonne piste ?

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Bastian Wagner
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Réunion au sommet   Mar 10 Déc - 20:45

Les conversations avait été assez intéressantes à entendre, faisant découvrir des suppositions plus ou moins fondées ou abracadabrantesques et alors que le Commissaire Voelsungen terminait ses explications pour le moins marquantes, un élément perturbateur survint dans la volée, affolant l'assemblée.
Les gens paniquaient, se levaient, hésitaient entre crier d'effroi ou s'enfuir à toute jambe. Ce remue ménage était observait avec soin par Bastian. Il ne bougeait pas, n'agissait pas. Aucune réaction de sa part hormis le sourire qui était soudain apparut sur ses lèvres.
Le tueur leur avait fait une petite surprise, comme c'était touchant de sa part. A croire qu'il avait lu le journal... Tient donc en parlant de ça...

Il tourna la tête vers Valentine, debout et observant l'émeute en silence, semblant prise au dépourvu. Mais elle se reprit bien vite et jeta un coup d'oeil à des hommes éparpillés dans la salle qu'il comprit être ses collègues. Ils ne semblaient pas savoir comment réagir et à peine avaient ils regardé en direction de la journaliste que déjà, il semblait s'organiser quelque chose. La rouquine s'éloigna, rejoignant son petit groupe et leur donna quelques directives. Son regard montrait beaucoup de détermination et de professionnalisme. Elle lâcha quelques commentaires et revint à nouveau vers le couturier et Loki qui n'avait pas bougé de sa chaise, déboussolé par tout ce bruit.
Le démon cru apercevoir deux des hommes partir à la suite des policiers, tandis que le dernier reprenait sa place dans la salle.


"Vous les avez envoyé sur le terrain à votre place ?"

"On peut dire ça... l'un est allé prévenir Gaspard tandis que l'autre va tenter d'obtenir des informations complémentaires sur la scène de crime. Je reste ici, si Billy a accepté de nous en dire plus, je préfère en profiter un peu ♥"

"... Et l'idée de céder à la panique ne vous traverse même pas l'esprit ?"

Elle haussa les épaules, observant les personnes qui étaient précédemment assit à côté d'eux, s'enfuir vers le reste du groupe, se sentant surement en sécurité avec les autres.

"Pourquoi ce serait le cas ? On a devant nous l'image même du troupeau de moutons s'alarmant pour pas grand chose... On vient de l'apprendre: Notre tueur ne vise que des personnes particulières. Je ne me sens aucunement en danger. Jusqu'à aujourd'hui, la Curiosité n'a jamais fait partit des péchés que je sache, sinon nous serions tous les deux en danger, n'est-ce pas ?"

"Vous avez parfaitement raison, très chère. Nous sommes sur la même longueur d'ondes, si c'est pas merveilleux ♥"

"Oui... Mais n'y voyez pas une occasion pour me draguer, ce n'est pas la peine, vous le savez."

"Ha ! Pris sur le fait. J'abdique."

Il se leva en hâte et fit une courbette à la jolie rouquine tout en lui faisant un baise main. Elle le laissa faire avec amusement. Il n'était pas commun pour elle de se faire taquiner de la sorte par un gentilhomme, aussi elle en profitait un peu, il fallait bien l'avouer.
Loki leur fit oublier leur petit numéro en désignant Billy qui était monté sur scène afin d'apporter plus ample précision sur le nouveau meurtre. Rien que le nom de la victime fit doucement rire Bastian. Cet idiot avait donc finit par payer ses vices. Il en avait souvent entendu parlé et il allait sans dire qu'il n'appréciait pas ce genre d'énergumène.
Finalement et malgré lui, il haussa les épaules et se contenta de lancer un simple petit commentaire une fois les conversations calmées.


"Et voici la Gourmandise. Cela nous en fait quatre. Je suppose que nous avons donc un compte à rebour. Plus que trois essais avant qu'il ne disparaisse. Sauf s'il est beaucoup plus instable que nous ne l'imaginons et qu'il recommencera."

Valentine, toujours debout à côté de lui, l'observa un moment, puis tourna la tête vers Billy, le scrutant avec attention. Un élément venait de soudain de lui titiller l'esprit. Elle préférait le dire à voix haute plutôt que de garder ça pour elle.

"Le Dandy avait parlé de lui... Mais il n'est pas le seul. Senfut aussi avait été mentionné dans le journal lors d'un précédent article... Je ne saurais dire pour les deux premières victimes, mais peut-être tenons nous un indice: Le tueur lirait-il le journal pour y trouver ses victimes ? Est-ce que par le plus grand des hasards, on aurait déjà par le passé écrit quelque chose sur Julie Dewis et Emile Bale ? En temps que journaliste du Dandy, je pourrais aisément fouiller dans les archives, mais je suppose que la police souhaite le faire elle même ? A moins que cette idée vous à déjà effleurer l'esprit ?"

Elle semblait si sérieuse, si sûre d'elle... Et pourtant elle n'avait lancé que des suppositions. Elle ne savait rien, mais elle voulait découvrir le fin mot de l'histoire. Il s'agissait probablement de l'enquête la plus importante du moment, rédiger un article dessus rendrait le journal encore plus populaire. Et il était dans le devoir de Valentine d'y participer. Elle ne le faisait pas pour elle, mais pour son patron. Elle voulait lui montrer à quel point il avait eu raison de lui accorder sa chance dans ses bureaux. Et pour rien au monde elle ne renoncerait à le faire. Le danger ? Elle riait face à cela...
Car pour elle, seule la vérité comptait.

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Alexander Garay
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Réunion au sommet   Lun 16 Déc - 4:03

Alexander gardait le silence depuis bien trop longtemps.

Lorsque l'annonce de la réunion avait été faite, le jeune incube avait tout d'abord été frappé d'incrédulité. A cela avait rapidement succédé un sentiment d’exaltation difficilement répressible. Certes, cette réunion relevait une fois de plus de l'excentricité du Grand Patron, mais il s'agissait là d'une occasion en or de se rapprocher un peu plus de cette sombre affaire qui depuis quelques jours agitait la Capitale, telle des eaux noires de menaces se réveillant soudainement, et attisait un peu plus chaque fois la curiosité – légèrement malsaine il faut l'avouer – de notre Dom Juan en carton. Aha, sacré patron. Aucune occasion ne lui échappait, décidément, pour promouvoir son bébé – d'autant plus si cela lui donnait la chance de faire un pied-de-nez à la police. Pauvre Aldrickoupatachou. Mais cela s'annonçait d'être des plus réjouissant. Il avait malheureusement été engagé, aux côtés de quelques uns de ses collègues marmitons et serveurs, pour animer de derrière son bar la fameuse soirée, qui promettait de provoquer moult émulsions. Comme d'habitude au final.

Qu'à cela ne tienne ! Alexander était bien décider à ne pas perdre une miette de ce qui se dirait et murmurerait, et comptait ajouter son grain de sel dès que l'opportunité se présenterait.

Il aurait eu bien tord de le crier sur les toits, mais cette histoire de meurtres en série l'excitait terriblement. Et lorsque les portes du Cabaret s'ouvrir, ce soir-là, sur la foule rongée d'appréhension et à la fois avide de ragots, il contenait à grande peine sa fébrilité, le sang lui brûlant déjà les veines à l'idée d'en apprendre plus sur cette personne tout à fait charmante que semblait être l'assassin. Ô grand dieu, qu'il lui tardait de pouvoir se mesurer à celui-ci et, peut-être, planter ses ongles et dents dans sa chair tremblante d’impureté. Des frissons de plaisir lui dévoraient l'échine rien qu'à cette idée. Mais du calme, il n'aurait surtout pas fallut éveiller des soupçons au milieu d'un tel rassemblement. C'était un coup à se faire châtrer par le Patron, ça. Et puis, zut, il n'était plus un enfant, il savait se contrôler. D'autant plus que le fait de pouvoir apporter son aide à l'enquête apparemment piétinante l'égayait presque autant.

C'est donc les yeux et les oreilles grand-ouverts, mais aussi avec la plus haute concentration et le plus impeccable professionnalisme, qu'Alexander accueillit les invités et observa le déroulement de la suite de la soirée – un petit carnet de notes à la main afin de pouvoir retracer ses différentes suppositions et autres idées.

Soirée riche en rebondissement, en effet.

La nouvelle d'un nouveau meurtre bouleversa autant le barman que le reste de la salle. Étrangement plus surpris qu'heureux, le jeune homme observa sans pouvoir bouger son commissaire de cœur sortir en trombe, ses poulets sur les talons, et laisser un jeunot sans saveur à son inestimable place pour s'occuper de calmer l'assistance en pleine effervescence.

C'est alors avec une attention redoublée qu'il écouta les circonstances et précisions sur ce nouveau meurtre pour le moins inattendu.

Hmm... Il y avait vraiment nombre d'étrangetés dans cette affaire, et certaines d'entre elles commençaient à réellement titiller l'instinct d'Alexander un peu trop fort.

Ce fut le dernier témoignage de sa chère Valentine qui lui permit enfin d'avoir le déclic et de se lancer à sa suite.

Il sortit enfin de son éternelle place derrière le bar pour s'avancer au devant d'une foule encore assez perturbée et remuée, prit une longue inspiration pour se calmer – ça allait être long – et imposa son opinion d'une voix forte, son carnet plein de gribouillis serré fermement dans sa main.

« Pour ma part, j'aurais plutôt tendance à appuyer Mademoiselle Lefèvre sur ce dernier avis. C'est une possibilité que l'on ne peut laisser échapper. Principalement pour les deux derniers crimes auxquels nous avons été confronté. Pour les deux premiers, la possibilité du journal est moins appuyée, mais pas non plus à écarter. Le meurtrier aurait aussi pu déjà avoir eu des informations les concernant, ou encore les avoir trouver 'par chance'. Il se pourrait que les deux premiers meurtres aient été prémédité, pourrait-on dire, en même temps, puisque seulement deux jours se sont écoulés entre ceux-ci, contre quatre pour les deux suivants. Il est alors tout à fait envisageable qu'il ait par la suite enchaîné sur ceux-ci après lecture du journal. »

Il fit une légère pause, le temps de se tourner vers Valentine et lui adresser un tendre sourire à travers la salle.

« Ce qui me dérange un peu dans cette histoire, tout de même, c'est que l'assassin semble avoir un but, un objectif, bien précis : l'annihilation de caractères représentatifs des sept péchés capitaux. Je ne pense pas, Monsieur Wagner, qu'il soit sujet à recommencer une fois sa Grand Œuvre achevée. Il reste un homme, apparemment, pieu et, tout aussi apparemment, attaché au caractère unique de ses meurtres – ou expiations comme il les considère très certainement. Une fois terminée, je ne doute pas qu'il disparaîtra, ou même offrira lui-même sa vie à son Seigneur. Ma question est alors la suivante : pourquoi a-t-il commencé maintenant, s'il n'a pas déjà en tête toutes ses futures victimes. Cela ne vous paraît-il pas étrange d'entamer un processus d'épuration, qu'il a du tourner dans son esprit depuis bien longtemps, sans avoir un plan bien précis en tête ? Après, je n'exclue bien évidemment pas la possibilité de la folie, mais voilà mon avis sur le sujet. »

Prenant peu à peu de l'assurance dans ses paroles, l'incube s'avança un peu plus, raffermissant son regard sur l'assistance et sa poigne sur le carnet de notes.

« Mais cela m'en vient  à me rappeler une chose qui m'avait interpellé... Cela concerne l'église Saint Eustache. Ce n'est sans doute rien, mais je me demandais : pourquoi avoir choisi cette église-là parmi tant d'autres, pour y déposer les effets de M. Bale ? Outre la pure et simple coïncidence, deux possibilités – encore une fois tout à fait hypothétiques – me viennent à l'esprit. Soit notre pieu meurtrier a un lien quelconque – sentimentale, physique, familiale, peu importe – le rattachant à cet endroit. Soit il a apprit que la découverte du corps avait été faite par une nonne de ladite église. Auquel cas il aurait eu à retourner sur les lieux de l'abandon pour en être témoin. Ou bien, chose qui concorderait avec les conjectures de Mlle Lefèvre, il aurait apprit cette nouvelle par le biais du Dandy. Bien que sa lecture n'est pas certaine du fait que le numéro en question est sorti le matin même où l'on retrouva les affaires de M. Bale. »

« Ensuite. »

Il prit un instant pour vérifier qu'il avait toujours l'attention de la plupart.

« Les miettes de pain. »

Ces mots provoquèrent quelques rumeurs et cris de surprise et d'assentiment.

« On a fait l'hypothèse que les victimes seraient séquestrées dans un lieu où elles seraient alors supposément – outre tuées – en contact avec du pain et du jambon... Cette supposition me paraît être à écarter. »

Les représailles d'une partie de la foule ne se firent pas attendre, provoquant un tumulte des plus chaotiques. Alexander éleva ses mains, doucement, en un signe universel d'abdication, essayant de calmer ne serait-ce qu'un peu les esprits échauffés.

« Entendez-moi bien. Je ne dis pas que la thèse des miettes de pain est totalement à jeter, bien au contraire. Bien qu'il puisse s'agir de coïncidences, au vue que l'on a apparemment rien retrouvé sur les deux dernières scènes, cela peut rester un lien entre les victimes. La thèse que je réfute ici est celle du lieu de séquestration. Ou tout du moins, pour la première victime. En effet, seulement une heure et trente minutes se sont écoulées entre la dernière apparition en public de Mme Dewis et la découverte de son cadavre. Pas le temps, du coup, pour une telle machination. L'assommer, la transporter dans ce lieu, la tuer, puis la transporter à nouveau... A moins que ledit lieu fut mouvant, tout cela lui aurait pris bien plus de temps. Plus particulièrement aux vues qu'il ne s'agit que d'un homme seul. Or c'est bien sur cette dame que l'on a retrouvé les mie de pain ET jambon. Alors comment expliquer cela ? Était-ce ici même qu'elle prit un repas et se salit ? Ou alors est-ce un message de notre meurtrier ? Pardonnez mon scepticisme, mais cela me paraîtrait un peu absurde. »

Ce ne fut pas sans remuer certaines personnes dans l'assistance qui ne se dérangèrent pour lui crier leur approbation, ou – plus nombreux – leur désaccord.

« Autre chose qui m'interpelle... »

« Encore ?! » s'exclama quelqu'un de l'assemblée.

« Oui, pardonnez-moi, j'en aurais bientôt terminé. »

Alexander se remit un peu d'aplomb, reprenant son souffle et tentant d'organiser son esprit pour cette dernière ligne droite.

« Donc, chose qui m'interpelle : les coups sur le crâne. On a bien déduit que l'assassin était très certainement un homme, agissant seul, n'est-ce pas ? Alors comment expliquez-vous que M. Bale, qui mesurait près d'un mètre quatre-vingt, ait pu être atteint sur le HAUT du crâne. Cette taille est tout de même assez imposante et légèrement au-dessus de la moyenne. Notre homme n'aurait pu tout simplement le surprendre par derrière et l'assommer comme ça. Surtout en pleine rue. De plus, le coup, je pense, aurait plutôt eu tendance à avoir été porté par le côté que par le haut. Mais cela reste mon avis personnel. Ma supposition est la suivante. Et si les victimes étaient assises lorsqu'elles étaient assommées ? Ou bien abaissées, ou autres positions similaires. Cela pourrait également se joindre à l'absence de débat apparent des victimes : lorsque l'on est assis, c'est en général dans un lieu où l'on est relativement en confiance, où l'on est pas forcément sur ses gardes... Qu'en pensez-vous ? »

Un brouhaha vigoureux suivit ces derniers propos.

« Enfin, Mesdames et Messieurs, dernier point dont je désirerai vous faire part. Et peut-être le plus dérangent, de mon point de vue. »

A cette phrase, l'agitation ambiante retomba quelque peu, laissant tout de même une rumeur anxieuse, outrée ou effarée en bruit de fond.

« Peut-être la chose a-t-elle aussi perturbée certains d'entre vous, mais ce qui me donnerait presque des frissons, c'est ce cab. Le cab qu'on a dit avoir vu déposer M. Glouti juste avant de poursuivre sa route. A première vue, rien de particulier comme comportement. Mais M. Glouti était alors dans un état très critique, causé par le cyanure. Je vous rappelle que le cyanure est un poison extrêmement réactif, pouvant entraîner la mort d'un être humain en moins de cinq minutes, peu importe la corpulence de ce dernier, en fonction de la dose administrée. Et alors je vous demande : pourquoi, mais bon sang, pourquoi cette voiture a-t-elle abandonné Glouti ainsi, au milieu de nul part, pas même auprès d'un hôpital ou de personnes à même de le secourir. Ce n'est pas non plus comme ci elle avait voulu à tout prix l’amener à bon port. M. Glouti a été retrouvé rue Saint Martin dans le troisième arrondissement, n'est-ce pas ? Sa destination finale était pourtant située dans le second. Quel sorte de cab agit de la sorte ? »

« Oh ! Et Mme Dewis n'a-t-elle pas été aperçue pour la dernière fois entrant dans une voiture ? »

« Exactement. Alors. Loin de moi l'idée de porter une quelconque accusation, mais... Suis-je le seul à trouver tout cela plus qu'étrange ? »

Il avait réussi. Enfin. A sortir tout ce qui lui trottait dans la tête – et lui martelait parfois – depuis le début de cette triste affaire. Ce n'était que le début de ses suppositions, qui s'avéraient parfois bancales il en avait conscience, que le sommet de l'iceberg, mais au moins c'était fait. Il attendait maintenant avec impatience de savoir ce que les autres en penseraient.

Alexander rangea son calepin et recula pour laisser place à la prochaine personne qui aurait voulu prendre parole. Et détourna le regard. Tachant tant bien que mal à cacher le sourire inquiétant qui avait pris place sur ses lèvres.

Il était en effet une chose qu'il n'avait pas partager avec l'assemblée.

*Je me demande bien quel genre de sort cet homme réserve à la luxure...*

Un léger spasme secoua son corps.

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Nathanaël Cartier
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Réunion au sommet   Jeu 19 Déc - 20:59

Toute cette affaire lui faisait froid dans le dos. Comment quelqu'un pouvait-il s'amuser ainsi avec la vie d'autrui ? Nathanaël n'avait jamais compris et ne comprendrait jamais ce genre de comportement, encore moins quand ça venait d'un être humain. Évidemment, rien n'indiquait que le meurtrier était un humain, mais rien ne le contredisait non plus. De toute façon, qui que soit l'auteur de ces crimes, c'était impardonnable.
Le brun écoutait en silence à présent, impressionné par les déductions de chacun, un peu perdu par moment aussi. Nul doute qu'il aurait fait un piètre enquêteur...
Alors qu'il commençait à se perdre dans ses pensées en essayant d'imaginer quel genre de personne s'amuserait à agir de la sorte en se servant des 7 péchés capitaux, une annonce vint tout interrompre.

Un nouveau meurtre. Comme il fallait s'y attendre, cette annonce provoqua l'agitation parmi les personnes présentes. Mais au moins, ils pouvaient être rassurés. Le tueur n'était pas parmi eux, sinon ce meurtre n'aurait pas été possible, si ? Sauf s'il n'agissait pas seul. En tout cas, la première réaction du prêtre au moment de l'annonce fut de se signer et de murmurer une rapide prière pour le salut de l'âme de la pauvre victime. Certes, il n'avait pas été un citoyen des plus exemplaires, mais personne ne méritait un tel sort. C'était cruel et puis, ôter une vie était vraiment quelque chose d'abject selon lui. Quand il s'agissait d'êtres humains, cela allait sans dire. Le jeune homme garda les yeux fermés un moment, luttant contre l'envie de crier pour demander aux autres de se calmer et même de faire une minute de silence. Mais il n'en fit rien et puis, ça ne les mènerait nulle part, au final. Et puis, Nathanaël, crier ? Devant tout ce monde ? Non, c'était impensable sauf en cas de force majeure.

Quoiqu'il en soit, il ne savait pas trop quoi penser de tout ça et préféra donc laisser la parole aux autres. Il fut très impressionné par les déductions du barman, surpris également car il ne l'avait jamais entendu parler autant. Le jeune homme semblait vraiment passionné par cette affaire et ça faisait un peu peur. Nathanaël réprima un petit soupir. La piste des 7 péchés capitaux semblait vérifiée et du coup, ils pouvaient s'attendre à trois autres meurtres dans un futur plus ou moins proche si l'assassin n'était pas arrêté avant. Du coup, la piste du fanatique religieux n'était pas à exclure non plus et ça, c'était problématique, notamment pour l'image de l'Eglise qui - Nathanaël en était parfaitement conscient - n'avait pas toujours été glorieuse par le passé.

"Il faut l'arrêter avant que quelqu'un d'autre ne meure..."

Il avait prononcé ces mots sans vraiment s'en rendre compte, mais lorsqu'il vit plusieurs regards tournés vers lui, il ne put s'empêcher de rougir. Quel idiot. Ce n'était pas avec des phrases comme ça qu'il aiderait à faire avancer les choses ! L'arrêter, hein ? C'était facile à dire, mais pour l'heure, ils n'avaient aucun suspect en vue, que des éléments plutôt troublants. Et le voilà qui devenait paranoïaque en passant en revue tous les visages des personnes qui assistaient régulièrement à ses messes. Et si le tueur se trouvait parmi ses fidèles ? Mon Dieu...

"Vous pensez que...le tueur puisse être un adorateur de Dieu ? Un fanatique qui se cacherait parmi les fidèles ?"

Cette pensée lui glaçait l'échine. Il refusait de croire que l'un de ses fidèles puisse être à l'origine de ces atrocités. Et pourtant, il fallait penser à tout. Il n'ajouta rien, observant la salle et se demandant si Aldrick et les autres enquêteurs avaient découvert de nouveaux éléments en allant sur la scène de crime.

-----------------------------

Toujours dans son coin, à l'écart des autres, Gabriel soupira, agacé par le comportement tout sauf civilisé des gens. Allons bon, il y avait eu un nouveau meurtre. Pas la peine de céder à la panique. Après tout, ce n'était pas comme si le tueur allait franchir les portes du cabaret pour les abattre tous. Quoique, cela aurait pu être très divertissant...Mais ce n'était pas le moment de penser à des choses pareilles, puis cela lui ferait quand même un peu de peine - si, si - de voir certaines personnes présentes ici blessées. Sans parler du fait que certains faisaient partie de sa clientèle. Mais soit. Tout ceci était risible. Les 7 péchés capitaux, hein ? Il ne fallait pas être un génie pour s'en rendre compte. Tiens, quel serait le prochain ? Car Gabriel ne doutait pas qu'il y en aurait au moins un autre avant que les enquêteurs n'aient des pistes sérieuses quant à l'auteur des faits.

Certes, se concentrer sur les éléments de chaque meurtre, sur les détails et tout le reste, c'était bien, mais essayer de trouver un dénominateur commun entre les victimes, autre le péché, c'était mieux. Pauvres enquêteurs. Ils allaient sans doute devoir éplucher toutes les relations des différentes victimes en espérant trouver quelques connaissances communes. Son regard resta un moment braqué sur le barman. Il parlait beaucoup, celui-là et ce qu'il disait n'était pas idiot, loin de là. D'ailleurs, il imaginait bien les victimes en présence du tueur sans le savoir, se mettant à l'aise, buvant, riant avant d'être gratifiées d'un coup de poignard dans le dos. Le tueur les avait probablement attirés dans un piège, les avait mis à l'aise avant de frapper et d'ainsi trahir leur confiance. Oui, dans l'esprit de Gabriel, les victimes connaissaient le tueur pour avoir relâché leur vigilance de la sorte.

"Peut-être que le tueur est quelqu'un en qui les victimes avaient confiance, quelqu'un en présence de qui elles se sentaient parfaitement à l'aise."

Il n'avait pas prévu de prendre la parole, mais il n'avait finalement pas pu s'en empêcher. Néanmoins, il ne rajouta rien et redevint silencieux, aussitôt sa phrase lâchée.

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MessageSujet: Re: [Intrigue] Réunion au sommet   Sam 21 Déc - 14:47

Contre toute attente, il émanait de Billy sur la scène, une prestance toute singulière. Bien différente de celle du commissaire. Celle-ci semblait d'avantage encline à rassurer, et le sourire réconfortant qu'il affichait ne semblait là que pour maintenir le calme parmi l'assemblée. Lorsque toutes les interrogations furent lancées, le roux remercia son hôte et leva les mains à hauteur de son poitrail, puis les redescendit en s'exclamant avec la voix forte qu'il était nécessaire d'imposer au théâtre ou en public.

- Bien, mesdames messieurs, vous avez des hypothèses intéressantes, très intéressantes même. Son sourire s'élargit, et se fit confiant. Comme le veut l'usage, honneur aux dames, ainsi pour répondre à Val… Miss Lefèvre, nous avons en effet déjà parcourus les archives du Dandy ; puisqu'indéniablement le meurtrier – comme la quasi-totalité des parisiens – lit ce journal. Mais, à ce jour, aucune information n'est venue, hélas, étayer votre thèse. Il n'y a, auparavant, jamais été question des deux premières victimes, hormis dans les lignes que vous connaissez tous. De plus, les deux derniers meurtres ont concernés des personnalités populaires dont le meurtrier aurait très bien pu avoir connaissance en dehors du Dandy, tandis que Mademoiselle Dewis et M. Bale étaient de simples parisiens qu'il a peut-être étudié en détail avant de les tuer.

Son regard analysa l'assemblée, déformation professionnelle oblige. Il n'était pas à l'abri d'un mouvement de panique ou de tout autre effet, imprévisible et par extension dangereux, de la part d'un groupe.  

- Monsieur… Garay ? C'est bien cela ? Il avisa Edward et attendit qu'il ait acquiescé pour poursuivre. Monsieur Garay donc, soulève de nombreux points intéressants. Tout d'abord, le temps. L'intervalle de temps est très court entre la mort des différentes victimes. Ainsi pour arriver à ses fins notre homme, doit pouvoir se déplacer très rapidement, en plus de connaitre les habitudes de chacun, et de ne pas inspirer la méfiance. Or, lorsque vous avez besoin d'aller d'un point A à un point B, votre premier réflexe, n'est-il pas de prendre un moyen de transport plus rapide que vos propres jambes ? Et ce même moyen, ne constitue-t-il pas, un lieu où vous pourriez retrouver les affaires de quelqu'un que vous n'avez pourtant pas croisé ? Comme l'une des boucles d'oreille de  Miss Dewis par exemple…

Un murmure s'éleva de l'assemblée, et Billy ne put s'empêcher de sourire, fier de son petit effet, car il réfléchissait à toute allure, pour trouver des liens, qui jusqu'alors étaient impossibles.

- Comme vous l'avez judicieusement remarqué, prendre un fiacre fait partie des mœurs parisiennes, aussi avons-nous tous tendance à grimper dans la première voiture venue tant il peut s'avérer complexe d'en faire s'arrêter une. À l'heure où je vous parle, mes collègues sont  déjà en train de faire le tour réseau de transport public en privilégiant les véhicules de type coupé de ville. J'imagine que vous en avez tous pris un au moins une fois ? Vous savez donc que pour rentrer à l'intérieur de la cabine, il est souvent nécessaire de se pencher un peu. Il est alors aisé de profiter de ce moment pour assommer quelqu'un, et repartir incognito. D'autant que ces fiacres sont nombreux et qu’ils offrent un compartiment clôt, dont l'unique lien avec la rue se fait par deux petites fenêtres. Sans compter que personne ne trouvera suspect un coupé stationné dans une ruelle. Nous vous demandons donc d'être patients, car cette recherche risque de prendre un peu de temps. Nous devons définir si le meurtrier se sert d'une voiture qui lui est propre, s'il est employé dans le service des transports ou s'il en a volé une. D'ici là, nous vous conseillons de privilégier d'autres moyens de locomotion comme les omnibus ou les tramways, à moins d'être accompagnés.

Beaucoup échangèrent des regards médusés ou surpris, semblant ne pas savoir comment réagir, tandis que l'inspecteur Langevin poursuivait :

- Au sujet de l'église Saint Eustache, nous avons écarté la possibilité que l'assassin lui soit lié par autre chose que sa foi. Si vous regardez une carte, vous constaterez que c'est l'église la plus proche de la place des Deux Écus où M. Bale a été découvert. Il est fort probable que notre homme, compte tenu de son attachement religieux, ait cherché à remettre au plus vite l'argent dérobé aux ecclésiastiques. Le crime crapuleux est donc à exclure, ce qui correspond bien au fait qu'il est assurément croyant. Il a pris soin de lier l'église à la majorité de ses actions, jamais dans un but purement dévalorisant pour celle-ci, plutôt pour y montrer une sorte de...d'attachement ? Il est également probable qu'il ait assimilé, bien plus que les enseignements du catéchisme, au vu de sa volonté à enterrer décemment M. Senfut. Aussi, il ne serait guère surprenant, qu'il fréquente effectivement les églises, et qu'il soit parmi les plus fervents croyants. Mais pour ce qui est de justifier ses actes…

Un silence lourd de sens découla du propos mais l'agent reprit aussitôt :

- Nous parlons bien ici, de définir pourquoi, une personne apparemment sans histoires, deviendrait, du jour au lendemain, un meurtrier. Il y a certainement une raison à cela, mais force est d'admettre, que nous ne disposons pas encore d'assez d'éléments, pour affirmer quoique ce soit. De plus, si M. Garay dit vrai, alors il est possible que notre assassin cherche à expier une faute en sacrifiant ceux qu'il considère comme la réincarnation des pêchers capitaux, il nous reste à trouver cette faute et à comprendre quel fut le déclencheur qui poussa l'individu à s'engager dans une telle mission.

Son regard s'attarda un instant sur le Père Cartier, passa sur Maître Delcroix, puis sur le barman ; enfin bombant un peu le torse Billy reprit :

- En ce qui concerne le pain et le jambon, je dois admettre que la présence de ces aliments sur les deux premières scènes de crimes n'a pas encore trouvé d'explications. Il est peu probable qu'ils aient été transportés là par les victimes, ce qui signifierait que seul le meurtrier ait pu les apporter. De plus, M. White nous a fournis le dernier repas pris par Madame Dewis au cabaret, et il n'y avait pas de jambon. Si c'est là un message qu'essaie de faire passer l'assassin, nous ne sommes pas encore en mesure d'en déterminer la signification.

Il fit une pause, attendant un peu, curieux de savoir si l'assemblée lui réservait encore d'autres surprises, mais hormis quelques murmures épars et un silence de réflexion, il n'obtint rien de concret. Le roux frappa dans ses mains.

- Bien, il me semble qu’il n’y a plus rien à ajouter, vous savez désormais à quoi vous en tenir. Nous vous recommandons la plus grande prudence dans les transports, si vous pensez avoir des informations utiles à la police n’hésitez pas à nous contacter.

L’agent se tourna ensuite vers Edward, haussant un peu les sourcils, l’interrogeant du regard, pour savoir s’il désirait ajouter quoique ce soit.
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Edward White
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Réunion au sommet   Sam 21 Déc - 14:53

    Billy termina son discours au moment où l'imposante horloge du Lost Paradise sonnait onze heures du soir. L'intensité du débat et les rebondissements de la soirée avait, sans nul doute, épuisés l'assemblée dont quelques membres avaient rejoint Morphée avachis sur leur chaise. Edward songea qu'il était temps de clore cette fructueuse réunion, et après avoir remercier l'agent de police, il se tourna vers la foule et lança :

    « Mesdames et messieurs, je vous remercie de votre présence et de votre implication dans ce débat. Grâce à vous, nous avons pu avancer sur cette terrible enquête et cerner un peu mieux quelle était la nature du mal qui ronge notre ville. Je vous encourage à rester sur vos gardes et à suivre les conseils avisés de l'agent Langevin afin de ne pas vous mettre en danger, ni de tenter de faire justice vous-même. Laissez cela aux hommes de loi et informez les seulement de toutes vos découvertes. »

    Il se tut brièvement, contenant difficilement un bâillement qui venait de le prendre en traitre, puis reprit en indiquant Billy de la main :

    « Vous n'êtes pas sans savoir que la police a mis à votre disposition des formulaires pour vous permettre de partager vos idées, aussi n'hésitez pas à vous rendre au commissariat pour les compléter. Je vous engage également à garder un œil sur le journal du Dandy où je présume que les détails du décès de M. Glouti seront bientôt traités. »

    Un bruit sourd résonna jusque dans la salle des spectacles, signe que la porte du cabaret venait d'être ouverte pour permettre à la foule de rentrer chez eux. En bon patron, un sourire illumina le visage d'Edward qui acheva :

    « Je vous souhaite une excellente fin de soirée. Soyez prudents en rentrant chez vous, et n'hésitez pas à revenir au Lost Paradise pour, cette fois-ci, un moment de détente inoubliable ! »

    Il fallut une bonne dizaine de minutes avant que la pièce ne se vide complètement, laissant le soin aux employés de débarrasser les tables des restes de petits fours et de la vaisselle utilisée. Edward en profita s'adresser une nouvelle fois Billy, lui confiant une de ses meilleures bouteilles de vin comme cadeau de remerciement, ainsi qu'une boîte de chocolat destinée au commissaire. L'agent quitta le cabaret en compagnie de ses collègues et le lycan aida à débarrasser le reste de la salle avant d'envoyer tout le monde se coucher. Lui-même ne fit pas de vieux os. Il rejoignit sa chambre où la fatigue le gagna rapidement, songeant une dernière fois à l'assassin qui courrait encore avant que le sommeil ne le happe enfin.




Intrigue | Fin de la réunion


Et voilà, ce rassemblement, chargé en rebondissements, se termine ! Grâce à vous, l'enquête a pu avancer à grand pas et le mystère se lève peu à peu sur l'identité de notre assassin.

Merci à tous pour votre participation !

On se retrouve en janvier pour la suite de l'enquête, l'intrigue faisant une petite pause pour les fêtes. Un évent spécial Noël sera d'ailleurs disponible sous peu, alors n'hésitez pas à venir participer !

Encore bravo à tous pour vos déductions !
Voir le profil de l'utilisateur https://68.media.tumblr.com/db977b65799651a608e5ac19d12de37a/tum En ligne
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[Intrigue] Réunion au sommet

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