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Neige

Cabaret du Lost Paradise - Forum RPG

Forum RPG fantastique - Au cœur de Paris, durant la fin du XIXe siècle, un cabaret est au centre de toutes les discussions. Lycanthropes, vampires, démons, gorgones… Des employés peu communs pour un public scandaleusement humain.

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 Le délice au caramel [libre, initialement Aldrick / Samuel / Bastian] | [1889]

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Mortimer Adams
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MessageSujet: Le délice au caramel [libre, initialement Aldrick / Samuel / Bastian] | [1889]   Dim 2 Fév - 17:12


    Comme vous vous en doutez, il y a peu de choses que notre psychiatre aime en ce monde. Vous avez certainement entendu en revanche parler de son inconditionnel amour pour le caramel. Sous toutes ses formes.Et il y avait UN café dans paris qui était selon lui, le meilleur d'entre tous. Celui où il passait régulièrement (tous les vendredis midi lorsqu'il se le permettait) était là où vous pouvez le trouver à l'instant même.Un midi plutôt ensoleillé avec son début d'activité. Les moments de vacations ou de pauses de la plupart des gens environnants les lieux. Les pavés secs et l'odeur du café bien corsé sur l'angle de la rue.Mortimer avait déjà une réputation fort peu enviable, et le fait qu'il allait dans le café classé "excentrique" dans Paris n'aidait pas à la ré-hausser. Mais qu'importe ce n'était pas comme s'il se souciait de ce que pense les autres, de lui.L'endroit était assez coloré, les portes décorées avec soin et de très belles poignées. Mais on ne rentrera pas, du moins pas aujourd'hui si rien ne venait troubler le repas de Mortem. Il était assis en terrasse, un chocolat chaud à côté de sa main gauche, et un dossier dans sa main droite. Lisant la cas d'un patient retord qui refusait tout traitements. A ce que pouvait y lire, le sujet avait de grandes difficultés à rester en place et passait le plus clair de son temps à crier des inepties sur la place publique. On l'envoyait souvent en maison de redressement ou en asile psychiatrique quelques temps, puis on le faisait ressortir et ainsi de suite. Il n'était pas dangereux, seulement euphorique les trois quarts du temps.Et comme on ne savait pas quoi faire de lui, qui prenait littéralement de la place dans tous les services de Paris, on fit appel aux services de Mortimer pour l'empêcher de troubler l'ordre public, encore.Une brise légère effleurait sa chemise blanche, et donna le sentiment de revivre à Mortimer. Un chocolat chaud sucré de 4 morceaux et un temps calme, il n'y avait rien de mieux pour la réflexion. C'était un midi où notre psychiatre n'avait pas envie de se presser, il aimait vraiment beaucoup l'endroit et cela le rendait presque aimable ! C'est vous dire le côté bénéfique de cet endroit. Mais le devoir appelant, il fallait bien qu'il emmène de quoi travailler sur place, peut être un jour y emmènera t il un patient calme. Il y avait assez de monde mais la chaise où était Mortimer était entouré de deux tables vides. Ce n'était pourtant pas dans cet endroit qu'on chercherait à fuir Mortimer, en effet le café abritait une faune plutôt haute en couleur, mais l'amabilité et le sans-gêne de cet homme brassait pas mal d'air autour de vous. Imaginez-donc ce doux enfant [ne vous étouffez pas tout de suite] vous décrivant les 12 raisons selon lesquelles vous ne devriez pas vous asseoir sur cette chaise. Ou encore les mouvements volontairement dérangeant vous faisant passer votre table pour un épicentre de tremblements de terre ...Sa veste noire était posée sur le dossier de sa chaise tandis qu'il portait un simple gilet boutonné, et où ressortait la chaîne de sa montre à gousset.Il ne la regardait quasiment pas, comme s'il avait l'habitude et la totale mesure du temps de cet instant. Exactement deux heures trente à partir de midi. Passé ce délai il serait officiellement en retard. Mais après tout il était le plus haut placé, personne n'allait lui faire de remontrances. Cela étant, Mortimer a horreur de ne pas respecter ses horaires.Le rituel du chocolat chaud était passé, celui de la gourmandise devait entrer. Comment, vous vous attendiez à un vrai repas ? Au malheur de ces dames, Mortem ne mangeait quasiment que des sucreries et ne prenait pas un gramme. l avait une théorie sur le sujet, comme quoi l'activité cérébrale constante de Mortimer nécessitait un grand apport en sucre, et en caramel. Surtout, en caramel !On pu voir le visage de Mortimer sortir de son dossier et lever le nez vers l'air frais. Il cherchait des yeux le serveur, ou quelqu'un qui pourrait satisfaire sa demande. Il voulait LE dessert, celui qui n'était pas sur la carte la semaine dernière, celui qui avait été créé récemment. Ce miracle au caramel existait maintenant en ce monde, et il allait s'en régaler." Excusez moi, serait-il possible de ... d'avoir ce délice au caramel ? "
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MessageSujet: Re: Le délice au caramel [libre, initialement Aldrick / Samuel / Bastian] | [1889]   Jeu 6 Fév - 19:08

Les mains dans les poches de son pantalon noir, les cheveux sempiternellement en bataille, et une cigarette presque terminée entre les dents, le commissaire fixait avec insistance son ami démon, retrouvé un peu plus tôt.

- Enfin, Bastian ! Puisque je me tue à te dire que je NE VEUX PAS d'une nouvelle tenue !

Il soupira, et continua d'un air décidé :

- Je sais qu'elle a insisté auprès de toi, mais je ne vois vraiment pas quand je trouverais le temps pour mettre une redingote ! Je passe plus de temps à courir qu'autre chose ! Faire du sur mesure, pour un vêtement que je porterais moins de deux fois l'an, c'est un peu décalé tu ne crois pas ?

D'un geste machinal, il porta la main à ses lèvres pour se saisir de sa cigarette et en extirper un peu de nicotine. Ses iris d'or jugeant la réaction du couturier comme du lait sur le feu.
Dernièrement, Valentine et d'autres proches, avait tenté de le convaincre de "prendre d'avantage soin de lui", malheureusement pour le lycanthrope, cette phase de métamorphose devait manifestement passer par un changement vestimentaire. L'idée ne l'enchantait aucunement. Tout son corps semblait réfuter en masse ce concept. Mais c'était sans compter sur l'acharnement de son entourage...


- En plus ça veut dire qu'il va falloir prendre mes mesures, tout ça...

Sa main agita l’air pour chasser un insecte invisible et échapper à un éventuel regard meurtrier. Ce n’était pas pour l’embêter –même si aucun d’eux ne se privait d’énerver l’autre par envie- juste qu’il n’aimait pas spécialement l’idée de devoir refaire sa garde-robe, pour plaire à d’illustres inconnues.

- Ah tiens on est arrivés !

Il avisa le café qui paraissait plutôt bondé, puis la terrasse nettement moins prisée ce jour, plus particulièrement un espace où un seul homme était assis. Son regard doré coula ensuite sur les tables suivantes, il n'y avait que celle à côté de lui qui bénéficier encore d'une bonne dose de soleil. Après tout le temps qu'il avait passé enfermer dans son bureau, il ne songea même pas à demander son avis au démon, avant d'aller s'asseoir à celle-ci. Sa cigarette acheva son existence dans le cendrier, tandis qu'il tendait à Bastian la carte qu'il connaissait par cœur. Le policier soupira d’aisance, trop heureux d’avoir enfin un moment de répit.

- Je te conseille le "délice au caramel" si tu aimes ça. C'est la dernière création de Sam, l'ami dont je t'ai parlé. Ses pâtisseries sont à tomber ! Y'aurait vraiment de quoi vendre son âme pour avoir le plaisir d'en manger des tonnes sans être malade ! Déclara-t-il des éclats de rire dans la voix, n'ayant cure d'être passé du coq à l'âne, alors que la porte s'ouvrait dans un tintement, et que le concerné venait prendre les commandes en terrasse. Quand on parle du loup...

Un large sourire s'imprima sur son visage, avant qu'il ne salue le Légendaire d'un signe de la main.
Même s’ils n’avaient pas souvent l’occasion de se voir, Aldrick appréciait toujours de pouvoir passer un moment avec Sam. En effet, le jeune homme comptait parmi ses rares amis, et même s’il lui cachait sa nature profonde, il s’avait bien que le pâtissier avait aussi un secret similaire. Cependant, il ne s’était encore jamais avisé à demander de détails, en dépit de sa curiosité, et de ses  nombreuses déformations professionnelles. Luttant à chaque fois en se disant que quand le moment viendrait, ils en parleraient probablement très naturellement. Servir de cobaye pour ses nouvelles recettes exquises, lui convenait déjà parfaitement, le reste se ferait au fil du temps. Du moins l'espérait-il.

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MessageSujet: Re: Le délice au caramel [libre, initialement Aldrick / Samuel / Bastian] | [1889]   Jeu 6 Fév - 20:19

Ce loup était un véritable rabat joie bon sang !
Impossible de lui parler concrètement de la beauté extérieure sans qu'il ne s'emballe, réfutant ses dires et s'entêtant à refusant ses propositions pourtant alléchantes.
Voilà quelques minutes déjà qu'ils marchaient ensemble dans la rue, se dirigeant vers un café qu'Aldrick connaissait bien. Une rencontre fortuite mais non pas intéressante.
Bastian avançait d'un pas souple et rapide, suivant avec facilité celui nerveux de son ami. Ils s'étaient à peine salué qu'aussitôt, ce petit loup s'était emporté à la simple mention de "nouvelle garde robe".

Il soupira, observant les passants venant en sens inverse, l'esprit ailleurs. Il s'était fait une joie immense lorsque Valentine était venue le voir quelques jours auparavant en compagnie de Loki. Deux modèles consentant qui parvenaient à lui faire une petite publicité très agréable à l'approche des nouvelles collections. Elle lui avait parlé du cas de ce commissaire mal fagoté et n'avait pu qu'approuver ses dires. Combien de fois avait-il dû le harceler pour qu'il joue également les modèles ? Mais non, il était trop obstiné... Ou peut-être tout simplement coincé. Oui ça devait être aussi un peu de ça.


"Même si tu ne la met que deux fois par an, cela n'empêche que durant ces moments là, tu ressembleras enfin à quelque chose..."

Affichant un léger rictus, il passa ses doigts gantés le long de son bouc, manie qu'il prenait lorsqu'il réfléchissait. Comment parvenir à lui enlever le balai qu'il s'était mit dans le séant ? Une très bonne question et hélas, sans réponse pour le moment s'il s'en remettait à ses connaissances. Un mystère des plus ancrés qui ne cessait de le fasciner... Et après cet idiot osait dire qu'il ne comprenait rien aux femmes et à la vie amoureuse. S'il prenait le temps de se faire beau et à se décoincer, il ferait très certainement fureur... Voir même en faire un rival pour lui et Edward !
A la remarques des mesures, le couturier tourna la tête vers son compagnon et l'observa longuement en silence, tenant de le scruter avec gravité alors que celui-ci cherchait à l'éviter justement. Comme si cela allait le sauver de la remarque qu'il lui balança en retour...


"Je n'ai pas besoin que tu me donne tes mesures, j'ai suffisamment de savoir faire pour juger tes mensurations à l’œil. Et si jamais j'ai un doute, je connais un tout autre moyen d'obtenir cela et le tout, sans même à avoir à te toucher, mon petit loup ♫"

Évidemment quand il sortait cela, ce n'était pas pour faire pression, mais bel et bien pour lui faire comprendre qu'il ne plaisantait pas. Il avait beau être un démon, son travail le passionnait réellement et lui tenait à cœur. Bien sûr, il adorait également jouer les informateurs, mais cela restait une petite occupation, dissimulée derrière ses tissus de haute couture.
Finalement, ils ne purent continuer leur conversation, arrivant à destination. il y avait peu de monde sur la terrasse et avant même que Bastian n'émette un avis sur l'endroit où se mettre, il s'installa à une table en plein soleil, le faisant légèrement grimacer. Bon, il n'appréciait pas tellement avoir sa magnifique peau d'ivoire exposé ainsi aux rayons puissant de l'étoile de feu, mais il se fit une raison, s'installant en face de lui, tout en prenant la carte qu'il lui tendait. Il était un démon de flamme, la chaleur ne le dérangeait pas après tout.

Il se posa confortablement dans son siège et observa les différents choix que proposait la carte, tout en tendant une oreille distraite à Aldrick. Du caramel ? Hmm...
Ce n'était pas vraiment sa passion à vrai dire. Et les risques pour qu'il en fasse tomber sur sa veste immaculée... Non très mauvaise idée. Ce liquide brun et le noir du chocolat était à rayer de la liste ! Tient donc, ils faisaient aussi des pâtisseries diverses. Aller, autant qu'il fasse un choix.


"Je crois que je vais plutôt prendre une part de Forêt Noir ainsi que du thé anglais. J'aime beaucoup les gâteaux qu'on trouve dans l'Est. Ça me rappel un peu le pays où je vivais avant."

Il afficha un doux sourire et se remémorant les jolies femmes qu'il avait pu rencontrer là-bas, toutes bonnes vivantes et au caractère enflammé. Ha, comme il s'était amusé à leur côté ! Cela lui manquait parfois, les françaises semblaient beaucoup plus réservées... Heureusement qu'il existait ce groupe d'individus qu'ils appelaient libertin pour animer certaines de ses soirées, sinon il serait déjà repartit au pays !

D'un air rêveur, il laissa ses iris d'émeraude se tourner vers le serveur qui s'avançait dans leur direction. Une connaissance d'Aldrick s'il avait bien suivit le fil. Un étrange garçon d'une pâleur extrême et aux cheveux décolorés. Tient donc, un non humain... Voilà qui devenait intéressant. Toute fois, il n'en fit aucun commentaire et orienta soudain son regard vers un individu à la table à côté d'eux. Lui aussi semblait attendre sa commande avec impatience. Un autre mordu de caramel ? Bastian s'en amusa quelques instants, puis soupira et ferma les paupières, attendant d'entendre la voix du jeune homme légendaire. Inconsciemment, il était en train de faire un croquis rapide d'une nouvelle tenue féminine. Oui, cela allait surement faire fureur... Puis sans s'en rendre compte, il visualisa Aldrick dans cette tenue, le faisant pouffer très faiblement avant de rouvrir les yeux, les posant sur le concerné, un sourire taquin sur les lèvres.

Samuel Roderick
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MessageSujet: Re: Le délice au caramel [libre, initialement Aldrick / Samuel / Bastian] | [1889]   Sam 8 Fév - 19:11

Franchement, qui avait eu la brillante idée de faire de la publicité pour le café ?! Oh, bien sûr, Samuel était content pour son patron, celui qui l'avait recueilli... Sauf que, lorsque la publicité en question concernait l'un de SES desserts, eh bien, c'était impossible de se réjouir. Avait-il jamais demande à devenir célèbre ? Non ! Il voulait continuer à mener sa petite vie tranquille et discrète. Pour le moment, on ne savait pas vraiment lequel des employés était le créateur du dessert sacré champion par le Dandy, puisqu'il n'était pas le seul à travailler aux cuisines, mais ce n'était qu'une question de temps. Ensuite, on ne voudrait plus le laisser tranquille, surtout si l'on remarquait les disparitions qui l'accompagnaient. Malgré tout, il lui était impossible de gâcher ses créations culinaires...

Coincé dans un pareil dilemme, Samuel n'arrivait plus à fermer l'œil, n'ayant de cesse de chercher une solution. De toute façon, lorsqu'il s'endormait, sa conscience ne faisait souvent que rejoindre le monde des miroirs, alors cela ne comptait pas vraiment... Bien que cela aurait été moins dangereux pour sa santé. Si seulement il s'en souciait vraiment. Peut-être pourrait-il demander des conseils à l'un de ses rares amis, selon lequel serait rencontré en premier... Et il passerait au cabaret s'il n'avait pas de chance, car tous deux s'y trouvaient souvent. Pour des raisons différentes, mais passons. Le temps continuait sa course folle et on avait besoin de son aide en salle. Cela ne lui plaisait jamais beaucoup de sortir de la cuisine, à vrai dire. Pas qu'il craigne pour ses desserts, mais il n'aimait pas particulièrement qu'on le force ainsi à supporter la compagnie des gens... Oh, Samuel n'était pas quelqu'un de méchant. Juste méfiant au point de paraître presque asocial. Il fallait avouer qu'il avait aussi un peu de mal à rester courtois en toutes circonstances si on faisait une critique mal avisée à l'égard de ce café, son sanctuaire. Mais il n'avait pas le choix de participer et de faire des efforts, pour gagner les sous qui lui permettaient de vivre...

Résultat, il sortit aussi soigné que possible même si les costumes n'étaient pas pour lui, et qu'il n'en portait donc pas. Il ne lui manquait que les menus afin de pouvoir répondre aux demandes des clients, parce qu'à part les pâtisseries, pour être franc, il ne la connaissait pas en détails. Cependant, un détail chiffonnait le jeune homme. D'accord, les lieux étaient bondés, mais il y avait déjà deux serveurs. Peut-être voulait-on lui laisser la terrasse ? Alors que le soleil lui brûlait toujours la peau et les yeux... Un nouveau soupir passa les lèvres de Samuel, alors qu'il se rendait là-bas. Son visage s'illumina toutefois un peu en apercevant une tête qu'il connaissait bien et qui le saluait au loin. En voilà une bonne surprise, il devrait remercier son collègue qui l'avait poussé à sortir de la cuisine ! Seulement, un détail finit par lui tomber dans l'œil, faisant disparaître un peu son sourire naissant. Aldrick n'était pas seul. Pire encore, à leur table voisine, il y avait quelqu'un d'autre qui l'importunerait sûrement de mille demandes. Samuel se rapprocha tout de même d'eux et s'enquit de leurs commandes respectives malgré sa légère timidité, tentant aussi de dissimuler son air sombre. Tout cela à cause de cette situation étrange qui le déstabilisait et le mettait un peu mal à l'aise. Pour cause, il repartit assez rapidement d'où il était venu. Seulement, sous ses airs nerveux et fuyards se tramait en vérité une idée tout particulière.

Il ramassa tout ce qu'il fallait, thé et autres boissons comprises, tout comme les couverts et autres ustensiles. Il retourna ensuite à la terrasse pour servir tout ce beau monde. Sauf qu'une fois tout cela finit, il lui restait un plat en main : trois cupcakes glacés à l'orange et une tasse, pour le thé. Sans plus d'explications, Samuel s'assit sur la chaise libre tout près de son ami, bien décidé d'avoir enfin son avis sur ce foutu dessert dès qu'il arriverait, le scrutant d'un œil sérieux comme si sa vie en dépendait. Histoire de savoir si cela valait la peine de risquer son anonymat. Et non, il n'avait pas demandé la permission à ce monsieur en face de lui de s'asseoir là. Mais très franchement, il devrait être content et honoré d'avoir l'occasion de parler au chef pâtissier, non ? Et puis que voulez-vous, Samuel était du genre unique en son genre...

« Bonjour. Belle journée n'est-ce pas ? » avisa-t-il tout de même à l'ensemble du groupe, comme si de rien n'était, avant de croquer dans sa propre friandise.
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Mortimer Adams
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MessageSujet: Re: Le délice au caramel [libre, initialement Aldrick / Samuel / Bastian] | [1889]   Dim 9 Mar - 22:22

    Deux personnes s'étaient assises à côté de Mortimer ...
    * Mais j'aurais jamais la paix !*

    Si vous pensiez que Mortimer n'avait aucun problème avec le social, ou peu, enlevez-vous tout de suite cette idée de la tête et allez lire sa fiche. Mortimer ne réagit pas tout de suite.

    D'une part parce qu'il préférait supporter des intrus pour pouvoir apprécier la vue de son délice au caramel, il va de soi que s'ils commençaient à s'occuper des éléments perturbateurs d'abord il raterait le merveilleux instant. D'autre part parce qu'il y avait chez ces singuliers personnages quelque chose qui l'intriguait. Un regard bref au-dessus de son dossier en cours fut suffisant pour identifier un grand homme d'âge adulte. Le dit intéressé faisait facilement une tête ou deux de plus que Mortimer et semblait être une personne de nature calme. Il s'assit dans un soupir suivit d'un autre homme, plutôt d'âge mûr, qui intriguait un peu plus Mortimer.

    Il était rare d'avoir à faire à des êtres humains (énorme blague) capable de ne pas prendre en compte l'avis d'autrui sur sa propre personne et de s'habiller librement, quitte à provoquer la désapprobation de ses pairs. Ha, les joies du social. L'un avait le regard de l'homme avisé, l'autre de la malice, un beau couple si on oubliait les normes sociales du moment.

    " Je te conseille le "délice au caramel" si tu aimes ça. C'est la dernière création de Sam, l'ami dont je t'ai parlé. Ses pâtisseries sont à tomber ! Y'aurait vraiment de quoi vendre son âme pour avoir le plaisir d'en manger des tonnes sans être malade ! "

    L'oreille tendue, Mortimer esquissa un sourire de satisfaction. Il semblait non seulement qu'il avait fait le bon choix mais qu'en plus il avait affaire à des habitués de la maison. Qui plus est un habitué qui était entré dans le cercle d'amis du créateur. Le jeune psychiatre reconsidéra alors sa pause du midi. Peut-être avait-il là une chance d'en savoir plus sur les prochaines créations du chef.

    " Quand on parle du loup... "

    A ces dires Mortimer reposa son dossier sur la table à côté de sa tasse de chocolat. Il tendit un peu sa tête vers la porte du café, qui avait sonné la sortie du chef peut être ? De l'autre côté il entendit avec dégoût le choix du chocolat bien trop amer de l'étrange personne. Dommage, il avait pourtant eut un point de vue positif sur cette personne, c'est assez rare en soi. Chassez le naturel ...

    "Je crois que je vais plutôt prendre une part de Forêt Noire ainsi que du thé anglais. J'aime beaucoup les gâteaux qu'on trouve dans l'Est. Ça me rappel un peu le pays où je vivais avant."

    A cette dernière mention, Mortimer tourna son buste vers ses voisins et ré-identifia quelque peu l'homme à la barbichette. Ses vêtements étaient pure création et semblaient être légèrement inspiré d'une mode anglo-germanique. Un mélange très particulier s'il en est, à tel point que Mortimer ne savait pas si ses références étaient justes. Il n'en tira pas plus de conclusions pour le moment alors qu'il vit apparaître ce qui allait devenir une personne qu'il tiendrait en haute estime pour son travail de maître.

    Un petit rire ponctua l'arrivée du dénommé "Sam" si Mortimer avait bien suivit le fil de la courte conversation. Un jeune prodige assez caucasien. Sa pâleur et ses cheveux blond très pâle (voire blanc) eut un contraste étonnant avec l'allure sombre de Mortimer. Sans vraiment porter d'attention particulière au petit groupe, il passa débarrasser quelques tables et laissa place à un léger silence que la brise tenta tant bien que mal de combler. Il revînt et servit le thé et les pâtisseries aux nouveaux venu puis se tourna vers Adams pour lui servir le Délice au Caramel. Les yeux d'habitude ternis et sombres de Mortimer s'illuminèrent à la vue de ce miracle. A vu d'œil il semblait que l'intérieur de l'œuvre était emplie de pâte de caramel et le dessus recouvert de coulis. Mais comment aurait-il pu le dire ? A l'intérieur, il y avait peut être autre chose ? Qu'un seul moyen il fallait le goûter, MAINTENANT.

    «  Bonjour. Belle journée n'est-ce pas ? »

    Le jeune pâtissier s'était assis en face de Mortimer avec un naturel si assumé que Mortimer n'aurait pu être étonné. Mais il fut tout de même surpris, généralement on l'évite, il a une sorte d'aura qui met mal à l'aise. Mais cet homme en face de lui ne semblait nullement prendre cela en considération, il était mû d'une sorte de concentration intense et regardait Mortimer avec un extrême sérieux. Il semblait attendre que Mortem goûte à sa création. Il y eut une atmosphère de suspens, presque comme un arrêt dans le temps alors que Mortimer prit sa cuillère entre son index, son majeur et son pouce très, très, trèèèès lentement tout en fixant et analysant les plus imperceptibles mouvements musculaires de la personne qui était en face de lui. D'un ton monocorde qui supposait une légère interrogation, il répondit :

    " Merveilleuse. "

    Comme le serpent, Mortimer semblait avoir un malin plaisir à faire patienter la personne qui allait être la source de sa jouissance gustative. Avec une infinie précaution il glissa sa cuillère dans le caramel fondant et l'enfonça en douceur dans la pâtisserie. Il put alors dégager -et voir le caramel du dessus s'échouer au fond de la coupelle- un petit morceau du délice. Tout aussi lentement il le porta à sa bouche, mais du défaire le regard du l'intriguant 'Sam' pour pouvoir apprécier et appréhender le goût que cela aurait. D'un bref coup de langue, Mortimer rompit le suspense et emprisonna la petite douceur entre son palet et sa langue. Son visage se décomposa, toute sa tension et son attitude sournoise s'étaient effacé l'espace de cet instant. Un chatouillement au palet lui remonta dans les joues qui commençaient à rosir cette triste blancheur. Ses yeux pétillèrent d'excitation et il resta figer, refusant de devoir séparer sa langue d'un tel chef d'œuvre. Il finit par avaler cette petite ration avant de laisser s'épanouir un sourire étrange sur ses lèvres.
    Il relança un regard dans les yeux toujours aussi concentrés de Samuel tout en annonçant :

    " Monsieur votre .... Votre miracle est le ... Le Champion du MONDE du caramel !! ♥"

    Mortimer se replaça sur sa chaise ignorant pendant un instant toutes les tensions que le monde alentour pouvait lui causer et s'enquit de replonger sa cuillère avec amour dans la Délice au Caramel. Il lança une sorte de clin d'oeil à l'homme au long manteau et l'air calme, tout en se fourrant une autre part de ce délice dans sa bouche :

    " Vous aviez raison ! *Chomp* j'en vendrais mon âme, à ce niveau-là c'est du génie ou de l'hérésie. "

    Mortimer en devenait presque aimable ! Il se retourna vers le jeune homme qui avait l'air de réagir à l'expérience du psychiatre. Il en fit même une blague sans mauvais fond (enfin, en tous cas sans y penser !)  :

    "Cela vous tente d'être un de mes patients ? Vos séances seront gratuites si je peux en avoir d'autres ! "
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MessageSujet: Re: Le délice au caramel [libre, initialement Aldrick / Samuel / Bastian] | [1889]   Sam 5 Avr - 16:50

Le commissaire grogna un peu à l'entente du sobriquet, lui demandant de ne pas l'appeler ainsi, avant d'afficher un air curieux, face à la réplique du démon.

- Le pays où tu vivais avant ? Son nom est classé top secret ou c'est juste pour garder le suspense ? A moins que tu n'en aies pas gardé de bons souvenirs ?

Le reste se déroula si naturellement qu'il n'émergea de sa phase contemplative que lorsque l'inconnu lui adressa la parole. Manifestement ce dernier avait les oreilles qui trainaient. Allons bon, un humain curieux. Décidément ce n'était pas encore aujourd'hui qu'il pourrait avoir une conversation de Légendaires avec Bastian. En même temps, le lieu n'était pas particulièrement propice, il fallait le reconnaître. Comme pour aller de pair avec ses pensées, un corbeau d'un noir de jais intense, vint se poser sur l'arbre le plus proche, usant de son cri si distinctif au passage. Un sourire éclaira malgré tout le visage du lycanthrope, devant la tête que fit le jeune homme.

- C'est sans nul doute ce qui se fait de mieux en matière de caramel pour l'heure dans la capitale. Confirma-t-il en piochant dans son propre dessert. Il passa sur le visage du commissaire une expression semblable à celle d'un enfant comblé pour les fêtes. Puis se remémorant ensuite la question de Samuel, l'agent acquiesça : C'est vrai que c'est un temps parfait pour manger au soleil dans le café le plus convoité de Paris.

Le brun lui fit un clin d'œil et réalisa qu'il avait omis de faire les présentations :

- Mais je manque à tous mes devoirs : Samuel, je te présente Bastian Wagner, le couturier de renom dont je t'ai parlé. Bastian, voici Samuel Roderick, un faiseur de miracles en voie de devenir aussi célèbre que ses gâteaux sont délicieux. Dès que tu y as gouté, tu ne peux plus t'en passer ! Puis se tournant vers l'inconnu, il s'enquit curieux. N'est-ce pas M. le damné du caramel ? A qui avons-nous l'honneur ? Feriez-vous parti du corps médical ?

*Il y a beaucoup de papiers avec des noms de maladies sur sa table. Il est peut-être infirmier ou médecin ? Les gens capables d'apprécier les desserts à leur juste valeur se font rares, on ne doit pas s'ennuyer avec lui ! Et puis c'est surprenant que Sam soit si enclin à lui parler, peut-être se connaissent-ils ?*

Le lycanthrope se présenta également et attendit que le concerné daigne répondre, tandis qu'il se resservait et touillait machinalement le chocolat dans sa tasse, avant de questionner Samuel :

- Oh. Il semblerait que tu aies fais encore un heureux, en tous cas, Sam. Tu as déjà des idées pour d'autres recettes ?

Le policier afficha un air de louveteau battu, il y avait longtemps que le pâtissier n'avait pas créer quelque chose avec du chocolat exclusivement et force était d'admettre que ça lui manquait.
Un groupe de jeunes femmes passa près d'eux, manifestement prêtes à entrer dans le café, quand l'une d'elle retint la précédente pour lui murmurer quelque chose à l'oreille en fixant Bastian. S'en suivit un échange de regards curieux, avant que la première ne rougisse autant qu'une écrevisse trop cuite, à une réplique de celle qu'elle avait interpelé sur le seuil. Elles entrèrent dans le café à la hâte et prirent place près de la vitrine, observant le démon avec une absence totale de discrétion.
 

- Et bien, on dirait que tes fans sont partout. Glissa l'agent amusé de voir des trentenaires se comporter comme des pucelles effarouchées. Tu survis à la rançon de la gloire ? Le taquina-t-il en jetant un regard de biais aux concernées qui firent mine d'être subitement captivées par le menu qu'elles tenaient à l'envers.

Le corbeau sur son arbre perché, émit un nouveau cri, avant d'agiter les ailes et de voler sur une branche plus lointaine. Inexplicablement, Aldrick fronça les sourcils avant de reporter ses iris d'or sur ses compagnons de fortune, un pressentiment étrange l'ayant assailli sans raison particulière.

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MessageSujet: Re: Le délice au caramel [libre, initialement Aldrick / Samuel / Bastian] | [1889]   Lun 19 Mai - 17:47

Il y avait foule, cela était indéniable. Mais Bastian n'aurait pas imaginé qu'ils allaient être invité à une conversation avec un serveur et un inconnu. C'était des plus étranges mais si cela amusait Aldrick... Certes il connaissait l'étrange garçon aux cheveux blanc, mais devenir ami avec quelqu'un simplement parce qu'ils avaient prit le même dessert. Enfin ce n'était que son avis, il n'était pas le meilleur exemple à prendre quand à ses propres fréquentations.
Sans rien dire, il se contenta de faire un salue de la tête aux deux autres et se focalisa sur la pâtisserie qu'il avait demandé. Une forêt noire garnit de crème et de copeaux de chocolat. Il espérait qu'elle soit aussi agréable en bouche qu'à l'oeil.

Le commissaire avait parlé de sa remarque sur son précèdent pays, mais Bastian ne s'était pas donné la peine d'y répondre. En réalité, il se demandait en quoi c'était si capital de savoir d'où il venait. Il ne l'avait jamais caché, il lui aurait suffit de lui demander tranquillement de quel pays il parlait, il aurait répondu. Mais maintenant par simple esprit de contradiction, il n'en avait aucune envie, aussi s'était-il contenté de hausser les épaules et de continuer sa petite vie.

Il prit sa cuillère et détacha un bout du gâteau pour le manger. Hum, pas mauvais, mais il avait l'impression qu'il manquait quelque chose. Peut-être que la recette se différenciait selon l'endroit où elle était faite. Enfin, elle était quand même très bonne. Aussi continua-t-il de la manger, observant les trois hommes présents, se posant quelques questions à leur sujet, mais rien qui ne méritait réellement qu'il les pose.
Ce ne fut que lorsqu'il posa sa cuillère dans l'assiette vide et qu'il s'empara de son thé qu'Aldrick attira son attention sur quelque chose d'autre. Deux femmes qui semblaient l'avoir reconnu et l'observaient à présent comme deux gamines.
Il leur jeta un coup d'oeil, se demandant si elles allaient s'approcher ou non, puis, une fois rassuré de ne pas être dérangé, il afficha un léger sourire et répondit au policier d'une voix neutre.


"Le Genuss est une boutique de vêtements assez visité par des fans de hautes coutures et ça, même si c'est juste pour regarder. Je ne m'intéresse pas à la notoriété que cela peut engendrer. Du moment que je peux travailler sur de nouveaux tissus et entouré de modèles que je connais et affectionne pour leur savoir vivre et leur physique, cela me suffit."

Il bu une gorgée de son thé en fermant les yeux, savourant le liquide chaud, puis le reposa sur la table, observant l'homme en face de lui. Son sourire s'élargit un instant. Il sentait déjà venir une remarque il préféra rectifier les choses avant qu'il ne s'imagine des choses.

"Bien sûr quand je parle de physique, je ne mentionne pas les courbes d'une femme, mais bien la silhouette et les mensurations parfaites qui me permettent de faire les plus beaux vêtements. Cela touche aussi bien les femmes que les hommes."

Ayant terminé ce qu'il avait commandé, il se permis d'aller contre son dossier et croisa les jambes, profitant juste du plaisir de rester assit. Il avait beaucoup marché aujourd'hui et il appréciait toujours de pouvoir souffler un peu. Puis quelque chose capta le regard du brun, ne passant pas inaperçu par le démon. Qu'avait-il vu ? Il tourna la tête et aperçu un oiseau noir s'éloigner à tire d'aile. Quoi, il n'aimait pas les corbeaux ? Haussant légèrement la tête, le couturier, s'intéressa aux deux autres, mais là encore resta silencieux. Il ne les regardait que ce qu'il fallait, tournant le regard avant qu'on ne considère qu'il observait avec un peu trop d'attention. Il supposa que les deux autres seraient bien plus bavard que lui.

[voilà. Désolé du retard et du post ^^"]
Samuel Roderick
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MessageSujet: Re: Le délice au caramel [libre, initialement Aldrick / Samuel / Bastian] | [1889]   Jeu 24 Juil - 5:47

Bon. Sa tentative d'entamer une conversation avait échoué, une fois de plus, incapable de se faire comprendre. Tant pis ! La seule chose qui l'intéressait vraiment, c'était la critique de son dessert. Sauf que ce ne fut pas Aldrick qui croqua en premier dans son petit encas sucré ! La faute à sa malchance. Samuel n'avait pu s'asseoir plus près du commissaire aux yeux dorés. Pire encore, l'homme en noir semblait un peu mesquin, prolongeant le verdict. Sauf que si le mot délicieux était agréable aux oreilles du petit pâtissier, la suite le fut beaucoup moins. Il lui lança même un regard noir. Mais il allait se taire ?! Encore un illuminé qui croyait que les compliments de ce genre étaient les bienvenus ! Si ça continuait, il lui ferait avaler sa serviette en papier, et tant pis pour le scandale qui suivrait probablement. C'était toujours moins pire que d'échafauder des plans mauvais pour lui arracher les yeux ou autre chose du genre. Même, ça lui ferait plaisir qu'il y ait moins de clients en conséquence de quoi ! Si seulement cela pouvait ne pas lui mettre Allan à dos... Ça, c'était bien la seule chose qu'il ne désirait pas. Une réponse tranchante devrait suffire, dans ce cas.

« Votre patient ... Pardon ? Le patron est gentil. Si vous n'avez pas les moyens de manger, entendez-vous avec lui. »

Sa franchise le perdrait, cela le fit soupirer. Il n'était pas malade, cela le blessait un peu qu'on puisse le croire. Sa santé se portait très bien, même s'il était tout pâle ! D'accord son état mental n'était pas toujours au beau fixe, lui, et il venait peut-être de le montrer en s'emportant pour si peu, mais il faisait des efforts pour vaincre son état d'âme maudite, taire ses instincts mauvais. Pourquoi un pur inconnu se moquait-il de lui ? Franchement, les Hommes étaient trop compliqués à comprendre. Heureusement, le sujet changea bien vite, par la bonté du loup-garou. Dommage que ce soit pour un léger reproche, ce qui donna un air penaud au petit bonhomme visé, triste de ne pouvoir offrir réponse favorable.

« Désolé Aldrick. Ce n'est pas la bonne saison. »

Oui, c'était une raison assez particulière et étrange, pas même suffisamment élaborée pour être sensée. Après tout, le chocolat n'était pas particulièrement difficile à trouver en cette ville, en cette période de l'année. Seulement, ce serait mal connaître le jeunot; la paresse le prenait lors des jours plus chauds. Son état se trouvait presque à la limite de l'albinisme, après tout. Et puis, des desserts chocolatés étaient toujours disponible dans le menu, preuve étant le morceau de forêt noire qui les observait, triste de ne pas être au centre de la conversation ou des appétits, donc Sam ne voyait franchement pas trop où était le problème... Encore heureux que le pauvre gâteau avait été entamé, cela aurait bien été la cerise pour le faire s'emporter ! Il aurait pu rester et discuter de ce qui lui tenait à cœur, voir faire connaissance avec le monsieur bien habillé, Bastian Wagner, voilà, il s'en souvenait. Sauf que le cœur n'y était plus trop, et qu'il n'avait pas vraiment besoin de nouveaux vêtements. De toute façon, avec sa silhouette toute mince, presque trop, il ne devait pas être de ces clients qui intéressaient l'étranger. Le reflet trouva alors sans trop de difficultés un prétexte pour s'éclipser.

« Je retourne en cuisine. »

Un peu boudeur, il se releva sans attendre. Et voilà, sa tête des mauvais jours était de retour. Quelque chose l'arrêta toutefois sur sa route. Un corbeau qui croassait dans l'arbre tout près. Cet oiseau était persistant depuis tout à l'heure, peut-être avait-il faim. Samuel fouilla dans ses poches, pigeant souvent dans les réserves pour satisfaire son appétit. Il avait beau ne pas apprécier les animaux plus que cela, s'il y avait quelque chose qu'il pouvait comprendre et pour laquelle faire preuve de compassion, c'était bien la faim.

« Voilà un biscuit. »

De plus en plus étrange, décidément. Parler à un oiseau !
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Le délice au caramel [libre, initialement Aldrick / Samuel / Bastian] | [1889]

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