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Neige

Cabaret du Lost Paradise - Forum RPG

Forum RPG fantastique - Au cœur de Paris, durant la fin du XIXe siècle, un cabaret est au centre de toutes les discussions. Lycanthropes, vampires, démons, gorgones… Des employés peu communs pour un public scandaleusement humain.

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 Event | Foire de l'Amour

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Edward White
l Dans l'ombre du loup l BIG BOSS l
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MessageSujet: Re: Event | Foire de l'Amour   Lun 17 Fév - 9:27


    Le regard du lycanthrope suivit calmement le petit pâtissier jusqu'à ce qu'il disparaisse dans la foule. Ce garçon était toujours aussi étonnant et imprévisible, dommage qu'il n'ait pas encore accepté de rejoindre les cuisines du Lost Paradise. Un soupir s'échappa des lèvres du loup-garou, qui observa à nouveau les alentours et, jugeant que le stand de pomme d'amour ne devait plus être loin, il se remit en route.

    Ses iris parcouraient les stands avec curiosité, s'amusant de l'état de concentration des participants, majoritairement masculin, qui essayaient de gagner un présent pour leur belle. Ils avaient tous ce petit air de guerriers farouches, prêt à tout pour impressionner et récoler les lauriers de leur prestation souvent catastrophique. Beaucoup riaient, d'autres s'enlaçaient, des amis se chahutaient et quelques solitaires à l'esprit rêveurs se laissaient aller à une balade bucolique. Edward s'arrêta avec surprise devant un stand où la foule se massait en un mur compact. Après quelques pas des côté, il parvint à apercevoir les raisons d'un tel rassemblement. Au centre de ce cercle parfait se tenait Léonard et son chevalet, en train de tirer le portrait d'un couple de tourtereaux tout en se laissant aller à ses tirades habituelles :

    « Ah l'amour ! L'amour ! Quel sentiment merveilleux que même le meilleur pinceaux peine à rendre. Tant de sentiments ! Tant d'ardeur dans les regards ! Cela ne peut aboutir qu'à un chef d'œuvre pourtant simple esquisse de ce que deux âmes sœurs peuvent éprouver à l'égard de l'autre…
    - C'est merveilleux ! Souffla une demoiselle en essuyant les larmes qui lui perlaient au coin des yeux.
    - Non c'est bien plus ! S'exclama le peintre, désormais debout ; inspirant profondément puis levant son pinceau vers le ciel : C'est divin ! »

    La foule applaudit, Edward haussa lentement un sourcil tandis qu'un sourire s'esquissait sur sa figure. Irrécupérable. Ne prenant pas le risque de se faire repérer, le loup-garou reprit sa route, toujours à la recherche de la pomme caramélisée. Ce fut au moment où il hésitait entre deux routes qu'un petit homme au physique disgracieux l’interrompit. Plutôt rond, sa figure rubiconde fit d'abord craindre au patron du cabaret d'être tombé nez à nez avec un ivrogne, mais la souffle court de son vis-à-vis lui fit changer d'avis.

    « Monsieur, excusez moi monsieur, commença-t-il en reprenant difficilement son souffle. Auriez vous vu ma femme ? Elle a un grand chapeau et une robe violette.
    - Ma foi monsieur, je crains que beaucoup des femmes présentes ici répondent à votre description. Vous devriez essayer d'aller aux deux grands bassins du parc, peut-être y a-t-elle trouvé refuge ?
    - Merci bien monsieur, au revoir. »

    Et il reprit sa course d'un pas lent et maladroit, mais plein de bonne volonté ! Edward se demanda vaguement s'il n'allait pas s’effondrer avant d'atteindre son but, mais le bonhomme semblait robuste et disparut finalement entre les badauds. Le lycanthrope se remit en marche, délaissant subitement son envie première de pomme pour un vendeur de chouchous dont l'odeur de caramel harponna sans mal sa gourmandise. Il dériva nonchalamment jusqu'à l'étalage et s'apprêta à demander deux des plus grands sachets lorsqu'un bruit de trompette attira son attention. Il eut à peine le temps de relever la tête, qu'un convoie mené par un cheval d'un blanc immaculé se précipitait vers lui. L'animal, monté par un gorille coincé dans un costume de pingouin, dirigeait le cortège d'une voix tonitruante qui réussissait l'exploit de couvrir le son des cuivres.

    « Place aux jeunes mariés ! Gloire à l'amour de Désiré et Aimée Lamoureux unis pour le reste de leur vie en cette féérique fête de la Saint-Valentin ! Admirerez donc la force de leurs sentiments éternels ! »

    Il est à noter que si Edward s'était goinfré de chouchous quelques minutes plus tôt, il aurait assurément manqué de s'étouffer dans le spectacle qui s'offrait à lui le laissait perplexe. Non content d'avoir impliqué une cavalerie complète, on comptait devant elle, une petite fanfare qui s’époumonait avec insistance, alors qu'un première ligne, suivant le cavalier herculéen, une dizaine de jeunes demoiselles lançaient des pétales de fleurs. Ce n'est qu'au bout de cet immense cortège qu’apparaissait enfin l'immense carrosse des jeunes mariés dont l'habitacle était richement décoré de fleurs, de cœur, d'angelots et autres symboliques amoureuses que leur empilement tendait à le rendre plus effrayant qu'autre chose.

    « Toi ! S'écria brutalement le chef de file en pointant Edward du doigt. Qu'attends-tu pour faire un présent à ces époux en ce jour béni !? »

    Edward arqua un sourcil et se demandant s'il était sérieux, préféra contenir le large sourire qui bordait ses lèvres. Impossible de décrire la figure contrariée de l'individu dont le rouge avait monté aux oreilles et qui fronçait si sévèrement les sourcils, que son nez s'en retrouvait tout plissé :

    « Alors ! Crois tu qu'ils puissent attendre ainsi longtemps ! Ils se consument d'amour ! Presse-toi et célèbre à ton tour l'apogée du choix de cupidon ! Ô Cupidooon ! »

    L'homme leva les bras au ciel, et Edward se mordit férocement la lèvre pour contenir un répartie cinglante qui aurait, assurément, été mal accueillie. Puis la solide gaillard se pencha précipitamment vers le loup-garou qui dut reculer la tête pour ne pas se prendre un coup et reprenant sur le même ton :

    « Ah je te vois interdit ! Je comprends ton désappointement face à une telle démonstration d'amour ! Mais n'aie crainte, j'éclairerai tes lanternes ! Ton présent doit être un hymne à l'amour… Non mieux ! Il doit rimer avec amour. Allé ! Va ! Ils t'attendent. »

    Aussi étonnant que cela puisse paraître, Edward obtempéra. Ce gros lourdaud n'ayant, de toutes évidence, aucunement l'intention de le laisser tranquille, mieux valait-il se plier à son étrange lubie. Le loup-garou remonta lentement le cortège, s'arrêtant brièvement auprès d'un marchant pour lui acheter ce présent « hymne à l'amour » et atteignant le carrosse, il présenta son présent aux mariés.

    « Un abat-jour ! S'exclama la demoiselle, enserrant avec tendresse le petit chapeau de lampe. Et comme il est beau ! Oh mon Désiré, regarde. C'est un amour d'abat-jour ! »

    Edward arqua un sourcil, songeant qu'ils étaient certainement tous très atteint, mais au moins, il ne s'était pas ruiné et cela semblait leur faire extrêmement plaisir. Les trompettes reprirent leur rythme endiablé et sur ordre de leur meneur, le petit cortège se remit en route… Pour s'arrêter quelques mètres plus loin et reprendre une tirade identique qui contraignit un pauvre passant à faire un cadeau dont le nom rimait avec « amour ».

    Il était temps pour Edward d'acheter ses chouchous bien mérités, mais une odeur familière – mélange unique de chaire décomposée et de cabinet aseptisé - lui chatouilla la truffe. Il se retourna brusquement, juste assez vite pour que l'on heurte de plein fouet son visage. Le loup grommela, rattrapant de justesse un pigeon rapiécé qu'il connaissait bien.

    « Manfred. Qu'est-ce que tu fais ici tout seul ? »

    L'oiseau roucoula, ou du moins essaya, penchant la tête sur le côté tandis qu'Edward remarquait au sol une carte, ficelée à un morceau de peluche colorée en forme d'os. Le loup garou le récupéra après avoir posé le pigeon sur son épaule – ce dernier préférant aller se jucher sur sa tête qu'il confondait avec un perchoir depuis bien longtemps déjà – et lut le message qui lui était destiné.

    « Ne l'use pas trop vite ? Tu crois qu'elle est sérieuse ? Ça tiendra tout au plus deux pleines lunes ! Et encore… »

    Il secoua lentement la tête, s'amusant finalement avec ce jouet dont il découvrit le « Pouic » sonor en appuyant un peu trop dessus. Le bruit attira les regards, tous observant étrangement Edward. Impossible de dire si cela venait de sa nouvelle passion pour un os pelucheux ou du pigeon qu'il avait flanqué sur la tête, mais Edward jugea bon de les faire disparaître tous deux. Son présent atterrit directement dans la poche droite de son manteau, avant qu'il n'installe confortablement le pigeon dans la gauche, ce dernier ne laissant que sa tête en dépasser :

    « Bien Manfred, j'ai besoin de toi ! Il faut qu'on trouve un cadeau à Dotty, après tout tu es un homme. Enfin, un mâle. Hum… Tu es bien un mâle Manfred ? »

    L'oiseau posa sur lui un regard dénué de toute intelligence et Edward prit cette réponse pour un oui.

    « Et bien toi aussi tu te dois de faire un cadeau à Dolores. De préférence, moins bon que le mien, histoire de sauver les honneurs. En route ! Il ne reste plus qu'à trouver une attraction où je ne me ridiculiserai pas. »





Event | La Foire de l'amour ❤


Pas de fêtes de amoureux sans les mariés de la Saint-Valentin. Et quels couples ! Impossible de passer à côté de Désiré et Aimée Lamoureux, récemment unis pour le meilleur et le pire. Des époux atypiques qui risquent de mettre la pagaille à la Foire de l'Amour !



Nous voici donc à la secondes manches de la Foire de l'Amour ! À nouveau, lors de cette partie, vous pourrez poster autant de fois que vous voulez, sans ordre précis. Le tout étant de s’amuser et de profiter de la foire.
  • Nous rappelons que ces postes ne sont toujours pas du Hors RP, ils rejoignent une aventure parisienne que votre personnage aurait pu vivre. Ils compteront donc comme n’importe quel RP durant lequel vous pouvez retrouver des connaissances ou vous en faire de nouvelles.

  • Puisque nous sommes à la seconde manche, c'est aux hommes ou aux retardataires d'offrir un présent à un autre membre du forum, qu'il soit présent ou non lors de l’éventement. Cadeaux qui, souvenez-vous, doit être gagné à la foire à l'un de ces stands. Si vous souhaitez toutes les informations au sujet de ces cadeaux, vous êtes invités à relire les explications de la première manche o/

  • Mais ce n'est pas tout. Vous l'avez vu, le coupe Lamoureux met la pagaille au Jardin des Tuileries et ils ont dans l'idée de se faire offrir un cadeaux par tous les badauds qu'ils rencontreront. On vous déconseille de vous y soustraire si vous le voulez pas subir le courroux de Cupidon ~

  • Ce cadeaux, lubie oblige, doit avoir un nom qui rime avec « amour », aussi saugrenue que cela puisse paraître, c'est comme ça. Bien évidemment, les mariés se pouvant se permettre d'avoir deux cadeaux identiques, vous ne pourrez offrir un présent déjà posté par un autre membre ! On tiendra la liste complète des cadeaux réalisé sur ce poste.

    • Cadeau d'Edward : Un abat-jour
    • Cadeau de Narcisse : Des petits fours
    • Cadeau d'Ephraim : Un livre sur les Calembours
    • Cadeau de June : Une broche en forme de tambour
    • Cadeau de Lydia : Une peluche vautour
    • Cadeau d'Aldrick : Un coussin de velours
    • Cadeau de Dolores : M. Topinambour

  • Votre rencontre avec le couple Lamoureux n'aura, bien évidemment, pas lieu à chacun de vos postes, nous ne sommes pas des tortionnaires.

  • Optionnellement et juste pour s'amuser un peu, vous êtes invités à ajouter à chaque poste un élément à l’étonnant cortège conduisant les jeunes mariés. À la manière du téléphone arabe, cela pourra, au final, donner un résultat assez cocasse qui sera l'œuvre de chacun d'entre vous !
  • Afin de garder une certaine cohérence, voici les couleurs utilisées par les personnages les plus important du cortège :

    • Chef du cortège : Orchid
    • Aimée Lamoureux : Lightpink
    • Désiré Lamoureux : Lightblue

Vous posterez à la suite ce message, sans ordre particulier et vous avez jusqu'au dimanche 23 février (au soir) pour participer à la deuxième partie o/


N'hésitez pas à contacter le staff s'il reste une zone d'ombre, on vous répondra au plus vite !

Et vive les mariés !


Dernière édition par Edward White le Lun 24 Fév - 8:44, édité 6 fois
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Narcisse Williams
Dragon on the wire
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MessageSujet: Re: Event | Foire de l'Amour   Lun 17 Fév - 19:52

Coincé sur sa chaise, les yeux fixés sur la foule qui grouillait devant lui, Narcisse tentait vainement de se rassurer de la seule manière possible : en espérant être perdu dans un monde onirique. Ce n'est qu'un rêve. Un cauchemar. Un horrible cauchemar. Néanmoins, le dragon dut bientôt se faire une raison ; la paire de ciseaux qui tournait autour de ses cheveux était bel et bien réelle. Il ferma les paupières, profondément désespéré. Pourquoi ce genre de choses n'arrivait-il qu'à lui ?! Même la malchance avait des limites, tout de même !

Un éclat de rire résonna à quelques pas de lui, et l'acrobate se rendit compte que sa situation amusait beaucoup un garçon qui ne semblait pas beaucoup plus âgé que lui. Au moins je fais sourire quelqu'un... Ce quelqu'un avait une allure curieuse, avec ses cheveux blancs et ses yeux si clairs qu'ils semblaient de même couleur. D'un autre côté, ce n'était certainement pas à lui de discuter de différence physique. Tandis que Narcisse réfléchissait à des détails profondément inutiles, l'inconnu se mit en marche dans sa direction. Celui-ci ne fut remarqué que lorsqu'il entama la conversation avec son bourreau en sa faveur. Surpris, le dragon cligna des yeux en silence. La proposition que son allié faisait était tout à fait honnête, aussi se prit-il à hocher vigoureusement la tête pour appuyer ses paroles. La dernière phrase fut lancée avec de lourds sous-entendus de reproches, ce que l'acrobate ne pouvait qu'appuyer. On n'avait pas idée d'enlever un innocent pour lui triturer les cheveux !

Ce fut presque mécaniquement qu'il se laissa guider hors du stand par son sauveur, jusqu'à il-ne-savait-trop-où d'ailleurs. Narcisse ne sortit de sa torpeur que lorsqu'un sachet de biscuits se retrouva sous son nez. Une douce odeur s'en échappait, si délicieuse qu'elle en donnait l'eau à la bouche. Alors qu'il s'apprêtait à glisser ses longs doigts dans le paquet, il réalisa qu'aucun mot n'était encore sortit de ses lèvres fermées. Se raclant la gorge, il se redressa et son regard améthyste rentra en contact avec celui de son vis-à-vis. Celui-ci portait un sourire sur ses lèvres qui semblait si spontané qu'il se prit à l'imiter.
« Merci beaucoup, pour tout à l'heure et... et pour ceci. », souffla-t-il timidement.
Il allait saisir un biscuit si ardemment mérité quand ce qu'il prit d'abord pour une fanfare résonna dans l'allée du festival. Le dragon sursauta violemment, manquant de déchirer le sachet dans lequel se trouvait sa main dans le même mouvement. Hébété, il se retourna et eut tout juste le temps de tirer son compagnon en arrière avant qu'un cortège pour le moins étrange ne débarque sous les coups stridents d'une trompette. Ses yeux s'écarquillèrent tandis qu'un véritable convoi apparaissait. En chef de file, un gros bonhomme habillé en pingouin se tenait fièrement sur un splendide cheval blanc, hurlant à qui voulait bien l'entendre qu'il fallait accueillir un couple de jeunes mariés au nom ridicule. Derrière lui défilait une cavalerie pour le moins impressionnante, composée uniquement de monture au pelage clair, devant laquelle jouait une fanfare tout aussi imposante. Les musiciens étaient rouges et semblaient presque suffoquer, néanmoins il sortait des cuivres et autres instruments une variété de sons non négligeable et plutôt entraînante. À la suite des chevaux, des demoiselles lançaient des pétales à la foule, grands sourires aux lèvres. Alors qu'il pensait voir le bout du cortège, le jeune homme vit une troupe d'apollons habillés en Cupidon qui tiraient de fausses flèches dont le bout était un cœur en mousse dans la foule. Puis vint le carrosse. D'ordinaire, Narcisse était quelqu'un d'ouvert qui appréciait toujours les décorations faites avec amour. Néanmoins, l'abondance des références à ce dernier mot dans l'habitacle allait bien au delà du niveau d’écœurement. Trop de guimauve, beaucoup trop.  
« La pureté de l'amour qu'ils se portent est un prodige ! Admirez-les ! Comme ils s'aiment ! Chaque regard est une rose ! Célébrons leur jouissance ! »
, criait le chef de file.
Le dragon envoya un regard à son compagnon, trahissant sans doute désarroi et curiosité, avant de se retourner de nouveau vers le cortège. Alors qu'il se demandait comment des cordes vocales faisaient pour dépasser le volume sonore d'une fanfare, le gorille se baissa vers lui en le fixant dans le blanc des yeux.
« Hé, quoi ! Ne veux-tu pas louer leur passion ?! Ne souhaites-tu pas voir leurs visages amoureux s'émerveiller devant un présent ?! Leur mariage, si beau, si délicat, n'est-il rien pour toi ? Qu'attends-tu ? »

L'attention de la foule toute entière et du cortège était désormais fixée sur lui, et uniquement sur lui. Les joues de l'acrobate prirent une teinte écarlate tandis qu'il baissait les yeux. Il n'avait jamais su gérer ce genre de situations, qui le plongeaient dans un embarras intense. Et le messager de Cupidon continuait de s'époumoner.
« Je comprends ton désarroi face à des sentiments si puissants ! Si puissants qu'ils déplaceraient des montagnes ! Tu dois te ressaisir ! Ils ne peuvent t'attendre ! Le pays infini de l'amour les attend ! L'amour ! Tout n'est qu'amour ! Ton cadeau sera amour ! Mieux, il rimera avec amour ! »

Narcisse se recula d'un pas, tentant de se détacher de cet espèce de fou qui essayait vraisemblablement de détruire ses tympans à coups de répétitions d' « amour ». Néanmoins il était fort probable qu'il ne trouverait pas la paix tant qu'il n'aurait pas trouvé un présent. Jetant des regards furtifs vers les stands, le dragon finit par sentir les douces odeurs d'un comptoir "boulangerie". De sa démarche souple et rapide, semblable à un chat, il ondula entre les passants à vive allure pour acheter ce qu'il voulait. Il revint avec un plateau en mains, et le tendit aux mariés, qui ne parurent pas remarqué l'air contrarié qu'arborait son visage.
« Oh ! Que voilà ? Des petits-fours !, s'exclama l'homme en glissant l'un d'entre eux entre les lèvres de sa femme. Ce sont des petits-fours d'amour... Pour toi, ma colombe... »
Le tout avait été dit d'une voix trop mielleuse et surjouée qui rendait la scène presque glauque. L'acrobate, heureux d'être enfin débarrassé de sa tâche, ne demanda pas son reste et tourna les talons pour revenir à son point de départ, aux côtés de son sauveur.

Avec un peu de chance le reste de la soirée se déroulerait sans encombres...

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Valentine Lefevre
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MessageSujet: Re: Event | Foire de l'Amour   Lun 17 Fév - 20:51

Le couple s'était assit sur le bord du bassin, observant les personnes circulant en amoureux sous leurs yeux. Ils avaient eu le loisir d'entre apercevoir quelques têtes familières, Edward les saluant de loin, mais sinon, rien de très trépignant en réalité. Ils avaient déjà fait le tour de la foire et se retrouvaient soudain un peu bête, assit côte à côte sans un mot. Ils étaient presque gênés, une chose plutôt rare entre eux.
Valentine était perdue dans ses pensées, son regard posé sur la peluche poney rose et le chat bleu qu'Ephraïm lui avait finalement donné quand ils s'étaient posés.
L'une était destinée à Alex, son barman préféré et l'autre à elle. C'était une bonne surprise et restait très gratifiant pour elle.


"Tu veux manger quelque chose ?"

Le croque mitaine la fit revenir sur terre. Clignant des yeux un instant, elle tourna la tête vers lui et l'observa un instant, hésitante. Avait-elle faim ? Oui, même beaucoup. Même toutes ces friandises trop sucrés qui les entouraient ne lui donnait pas envie. Elle n'avait avalé qu'une pomme depuis le milieu d'après midi en guise de gouter et à présent, son ventre criait famine. Peut-être valait-il mieux envisager autre chose qu'une gaufre ou barbe à papa.

"Oui, un peu... On s'en va pour voir s'il y a pas un resto trop bondé ?"

"Tu ne veux pas rester ?"

"On a tout vu, non ? Inutile de s'éterniser... hum ? Tient c'est quoi tout ce remue ménage là-bas ?"

Il était difficile de bien voir de là où ils étaient mais apparemment un étrange cortège se profilait et n'annonçait rien de bon pour eux. Des idiots qui s'étaient mariés pour l'occasion ? De pire en pire...
Ils s'échangèrent un regard et se levèrent dans un même mouvement, pressés de fuir avant que ce remue ménage n'avance vers eux. Mais alors qu'ils allaient partir dans le sens opposé, une silhouette familière se plaça devant eux, les stoppant net dans leur mouvement.
Valentine écarquilla les yeux, surprise de voir cette tête connue, tandis qu'Ephraïm avait soudain perdu un peu de sa couleur. L'exorciste... Nath était devant eux et leur souriait joyeusement.
La journaliste salua l'homme poliment se demandant bien ce qu'il pouvait faire ici et pourquoi était-il aussi joyeux de la voir. Il ne préférait pas les hommes normalement ?
Oh sa fête... Oui c'était la raison pour laquelle elle s'était aventurée ici après tout. Elle le remercia, son attention un peu distraite par le cortège qui se rapprochait, mais ce que lui offrit le mordu de sucreries la captiva entièrement lorsqu'elle aperçu la peluche noir.


"Oh c'est adorable on dirait Loki quand il était chiot ! Faut que je lui montre ça va lui faire tout drôle ! Merci Nathanael, c'est très gentil à vous ! Mais que faites vous ici, vous vous cherchez un amoureux ?"

Elle lui fit un clin d'oeil amusé, histoire de le faire rougir ou le taquiner, puis l'observa avec sérieux et consultant rapidement Ephraïm qui dévisageait Nath, elle se racla la gorge et lui proposa gentiment.

"Ça vous tenterait de venir manger quelque chose avec nous ? On pensait quitter la foire histoire d'éviter de trop se frotter aux hordes d'amoureux. On est là juste pour s'occuper entre amis et on vient de repérer un groupe qui ne donne pas envie de rest...

"Trop tard..."

Au moment même où ils se retournèrent, ils aperçurent le fameux cortège juste derrière, en train de focaliser l'attention de tout le monde, un drôle d'individus quémandant des cadeaux aux passants, et en faisant en sorte que cela rime avec Amour. Une idée complétement bête qui fit froncer les sourcils de Valentine. Non mais ils étaient culottés de demander pareilles choses à des inconnus ! Elle se moquait éperdument de leur mariage !
Et lorsque l'uluberlu vint leur dire qu'ils devaient donner quelque chose pour fêter cela, ce fut avec mécontentement qu'elle répondit, complétement remontée contre lui.


"Et pourquoi je ferais ça, hein ? Moi c'est bien ma fête, c'est pas pour autant que je rackette les gens pour qu'ils me le souhaitent ou m'offre un truc ! c'est complétement idi...."

Avec rapidité, Eph l'attrapa et lui mit une main sur la bouche pour la faire taire. Têtue comme elle pouvait l'être, jamais elle ne se serait arrêtée et aurait même pu provoquer une rébellion juste par agacement. Il soupira et fouilla dans la poche de sa veste, tendant un livre à l'homme.

"Valentine, calmes toi, on est pas là pour cherche querelle avec les gens. J'ai ceci qui je pense peut leur convenir. Il s'agit d'un livre sur les Calembours. Je m'essaye aux blagues, mais je ne suis pas doué et je pense qu'il sera plus utile à ce petit couple s'ils ont de l'humour. Voilà... Et félicitation à eux !"

Il afficha un petit sourire poli à l'individu qui regardait la rouquine d'un air déçu par ce comportement odieux et accepta le livre. Après tout, cela rimait, non ? Calembour, humour... bref, grâce à cela, ils purent se débarrasser de cette corvée et reculèrent pour laisser place au cortège. Ils n'aperçurent pas Nath et ne surent s'il avait donné quelque chose également, mais lorsqu'ils furent certain de ne plus subir le supplice du couple parfaitement heureux et gagatisant, ils purent souffler, le croque mitaine faisant la leçon à Valentine qui faisait une moue hautaine, restant sur sa position. Cette humaine avait vraiment un caractère de cochon quand elle s'y mettait !

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Edward White
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MessageSujet: Re: Event | Foire de l'Amour   Sam 22 Fév - 14:03


    « Stand de tir, jeu de massacre, autre stand de tir... Décidément ! Manfred, je crois que nous ne sommes pas bien partis du tout dans notre quête du cadeau sacré. Si on veut gagner quelque chose, il ne nous faut définitivement pas un jeu où il faut viser. Misons sur une attraction plus calme. »

    L'oiseau acquiesça dans un roucoulement sonore, avant de donner un coup de bec dans le morceau de cookie tendu par Edward. Ce dernier avala la grande majorité du biscuit d'une traite, laissant ses iris dépareillés courir le long des stands. Il remarqua même Aldrick en charmante compagnie. D'abord surpris, il manqua de s'étouffer en reconnaissant la jolie mafieuse avec laquelle il avait fait affaire quelques mois plus tôt. Le lycanthrope déglutit avec difficulté, songeant que la truffe de ce commissaire devait définitivement être sacrément bouchée. Pourtant, contre toute attente, Edward ne se jeta pas sur l'occasion pour l'échauffer un peu. Repérant – enfin - une attraction qui devait pouvoir lui sauver la mise, il avala son dernier cookie et marcha d'un bon pas jusqu'à ce dernier dont l'écriteau luminescent attirait tous les enfants des kilomètres à la ronde. Edward dut d'ailleurs prendre garde à ne pas en écraser un ou deux, et c'est plutôt fièrement qu'il déposa une pièce d'un franc sur le comptoir de « Coin-Coin Saturnin ».

    Pêche au canard. Voilà qui devrait lui convenir.

    Le gérant leva sur lui un regard surpris, remontant ses binocles et cherchant du regard un minot à qui donner la cane. Cependant, la main tendue du grand gentleman qui lui faisait face lui indiqua que c'était bel et bien lui qui souhaitait s'attaquer à ses canetons colorés. On remit à Edward son arme de bois et un petit sablier fut retourné sur le comptoir, lui laissant deux minutes pour attraper un maximum de palmipèdes. Edward bomba le torse, inspira profondément, et se lança.

    ...

    « Et... Top ! Le temps est écoulé ! Bravo monsieur ! Monsieur ? C'est terminé. Attendez... Ah ! M... Allons calmez-vous ce n'est qu'un j...
    - Laissez-moi ! Je vais l'avoir celui-là ! » Siffla le loup entre ses dents, tandis qu'il s'échinait à passer son hameçon dans la boucle d'un canard jaune au regard perfide.

    Le crochet de fer frémit, virevolta, tapa enfin contre le rond de corde et finit sa course dans le vide, arrachant un rugissement à Edward. Il se redressa brusquement, furieux, manquant d'éborgner le pauvre forain au passage et contempla son petit panier d'osier désespérément vide. Il songea une seconde que le jeu était truqué et qu'il allait en faire souper à ce marchand menteur, infligeant une telle détresse émotionnelle à ses clients. Puis ses iris se posèrent sur une petite fille aux boucles blondes qui se tenait à ses côtés. Sa corbeille débordait de canards qu'elle attrapait au vol, d'un mouvement souple du poignet, les faisant un à un disparaître de leur marre immaculée. Cette vision ne fit qu'accroître le niveau que fureur d'Edward. Dans son emportement, il saisit au col le forain, posant sur lui un regard fou, avant d'abandonner dans un souffle :

    « Une autre. »

    Il posa une autre pièce dans la main tremblante du marchand, et demanda une autre canne à pêche, sous prétexte que la précédente avait un défaut. Le bonhomme s'empressa d'accéder à sa demande et retourna le sablier. La mécanique du bassin se remit tranquillement en route et Edward put sauver son honneur. Ou presque.
    Au bout d'une minute, son panier était toujours aussi vide, et son impatience accrue rendait ses gestes brutaux, lui ôtant toute chance de parvenir à ses fins. Il retint avec difficulté un flot de jurons derrière ses dents, concentrant ses derniers efforts sur l'un des petits palmipèdes qui semblait s'être miraculeusement coincé. Le temps arriva à son terme sans que le loup puisse faire mouche, mais le gérant du stand préféra ne pas l'en informer immédiatement, craignant qu'un nouveau coup de sang de son client ne lui coûte plus qu'un mouvement violent de canne à pêche. Il croisait les doigts, espérant autant qu'Edward qu'il parviendrait à gagner ce canard, mais un élément perturbateur ruina définitivement les efforts du loup-garou.

    « Manfred ! » S'exclama Edward lorsque le pigeon, probablement heureux de retrouver des compatriotes, barbota jusqu'au canard tant convoité et le heurta. Ce dernier reprit sa route, s'éloignant définitivement de l'hameçon du loup qui repêcha – à la main cette fois - le volatile en pleine course poursuite avec un gallinacé bleuté et enfonça ses iris dépareillés dans son regard vide.

    « C'est vil ce que tu as fait Manfred. Très vil. »

    Puis une petite main tira sur le manteau d'Edward qui se retourna lentement, remarquant alors la petite fille, pêcheuse expérimentée, qui lui tendait un canard :
    « Tiens Monsieur.
    - C'est pour moi ? C'est... Très gentil, merci, répondit Edward en lui souriant.
    - Ça ne m'embête pas, je peux en pêcher plein moi. »

    Le regard tendre du lycanthrope se transforma en une grimace, mais touché dans son orgueil, il préféra garder le silence et laissa l'enfant récupérer l'énorme peluche que sa pêche miraculeuse lui avait faite gagner. Il présenta ensuite son pauvre palmipède au marchand qui le troqua contre un lot minable qui laissa Edward perplexe :

    « De la confiture de sapin... Vous êtes sérieux là ? »

    L'homme se contenta d'un large sourire et le lycanthrope reprit sa route dans un soupir. Le petit pot rejoignit l'os en peluche et Manfred reprit sa place dans l'autre poche. Mais alors qu'il se désespérait de trouver un stand où, enfin, il pourrait exceller, un éclat de voix familier attira son attention. Déviant de sa route, Edward atteignit une petite place au centre de laquelle il remarqua Amaury, un client régulier de Dolores, s'apprêtant à s'attaquer à l'attraction la plus périlleuse de tous les temps ; le jeu de mailloche. Un marteau, un contre poids, une cloche et un « ding » pour le vainqueur. C'était autrement plus simple que cette maudite pêche à la ligne ! Un sourire éclaira enfin le visage d'Edward qui s'avança du petit groupe dont Amaury était le centre. Ce dernier remarqua rapidement le loup et vint le saluer avec son charisme habituel :

    « Monsieur White ! Quelle surprise de vous voir ici. Je vois que vous aussi, vous êtes fort curieux de me voir à l'œuvre n'est-ce pas ? Ah ! Comme je vous comprends, tant de muscles unis pour une épreuve de force si incroyable ! Mais restez, je vous en prie, nul ne devrait avoir honte d'admirer un tel exploit. N'êtes-vous pas d'accord Marie-Madelaine ? »

    La jeune femme en question se pâma de joie, éventant vivement son visage rougit tandis que l'incube, se penchant plus prêt d'Edward, murmura :

    « Euhm... À ce sujet... Puis-je compter sur votre silence vis-à-vis de… Vous savez qui ? »

    Le loup lui fit signe qu'il n'y aurait aucun problème, regrettant tout de même que la doctoresse ne soit pas présente pour admirer la force exceptionnelle de ce cher Amaury. Ce dernier avait ôté sa veste, puis sa chemise, faisant gonfler sa musculature impeccable sous prétexte d'un échauffement primordiale, puis, saisissant le maillet à pleine main, il se plaça devant l'attraction. Il le souleva dans un rugissement viril qui manqua de faire s'évanouir sa conquête du jour et il frappa. De toutes ses forces. Faisant s'élever la petite rondelle de fer, encore et encore, jusqu'à atteindre, et même dépasser de quelques centimètres, l'échelon « Musclé » au centre de la colonne et retomba finalement à sa place. Amaury contempla sa performance, enchanté :
    « Si simple ! Ah, voilà qui était bien tapé, n'est-ce pas Marie-Madelaine ? »

    La jeune femme acquiesça vivement, augmentant la vitesse de son éventail à tel point qu'Edward craignit qu'elle ne finisse par s'envoler. L'incube se rhabilla, avant de donner à sa douce le présent gagné, puis il posa un regard vif sur Edward qui sentit venir le défi à plein nez.

    « Tenteriez-vous de faire mieux M. White ? Demanda Amaury sur un ton tout à fait orgueilleux.
    - Oh... Je ne voudrais nullement me mesurer à vous.
    - Allons, là n'est pas la question ! Ce n'est qu'un jeu !
    - Puisque vous insistez... »

    Edward retira son manteau qu'il confia à une demoiselle, et releva ses manches. Il avisa le maillet, jaugeant son poids et le souleva d'un geste maîtrisé, le plaçant dans l'axe de la cible. Inspirant profondément, il ajusta soigneusement sa prise et d'un geste violent, frappa de toutes ses forces de lycanthrope la cible. Le palet de fer s'envola, fusant, et heurta de pleins fouets le gong qui résonna bruyamment, couvrant les bruits de la foire l'espace d'une seconde. Puis le silence revint, et Edward fut incapable de retenir un sourire triomphant. Il récupéra sa veste, salué tout de même par Amaury dont l'égo venait de prendre un coup. On lui laissa prendre le cadeau qu'il voulait et son choix se porta sur une peluche raccommodée aux allures d'édredon vaudou, légèrement effrayante, dont l'étiquette indiquait le nom. Oggy boogy. Heureux de cette victoire, Edward s'éloigna, partant désormais à la recherche de sa doctoresse préférée, non sans qu'un éclat de rire la gagne lorsqu'il entendit Amaury reprendre son combat contre le jeu de mailloche.

    « Elle ne fera pas tache dans son cabinet au moins, tu ne crois pas Manfred ? Mais qu'on soit clair, ton cadeau, c'est la confiture de sapin. Tu lui offriras en premier d'ailleurs. »

    Le pigeon roucoula, signe qu'il acceptait le marché, enfin, ce fut ce qu'en déduisit le loup. Son regard parcourut la foule et, songeant que retrouver la petite Dolores dans ce marasme humain ne serait pas de tout repos, il sortit Manfred de sa poche, l'invitant à partir en éclaireur :

    « Je te suis. Tu me retrouves Dolores, compris ? Pas d'arrêt intempestif ni de détours alambiqués. »

    L'oiseau pencha la tête de droite à gauche, tourna trois fois sur lui-même et prit son envol, non sans heurter un ou deux lampions au passage. Edward soupira et le suivit.


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June Ravenclose
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MessageSujet: Re: Event | Foire de l'Amour   Sam 22 Fév - 18:01

Une grande foire avait été préparée pour souligner la Saint-Valentin. Voilà une idée pour le moins amusante ! Plus encore, le cabaret n'offrait pas de spectacles ce soir-là. Cela ne devait pas être une coïncidence. C'est donc le cœur en fête que June se dirigea vers la rue Rivoli, où les événements se déroulaient. Elle n'aimait pas les foules, d'habitude, mais tous ces visages heureux lui allégeaient le cœur, tout comme ces couleurs fraîches ... Une odeur délicieuse embaumait le ciel et une musique agréable accompagnait le tout. Et puis, c'était la première fois qu'elle avait l'occasion de participer à une foire publique. Par quel stand commencer ? Les choix s'étendaient à perte de vue. Elle commença par aller se chercher un petit cornet de frites, son estomac réclamant un peu d'attention à cette heure ... Elle aurait pu prendre quelque chose de plus sucré, comme tant d'autres des passants, bien sûr, mais ce n'était pas vraiment quelque chose qu'elle réussissait à apprécier, à cause de la culpabilité. Ce n'était pas bon pour sa ligne.

Avant de pouvoir continuer sa route, par contre, un cortège bruyant vint couper sa route. Cheval, carrosse, fanfare, pétales de rose, colombes, décidément, on avait tout mis pour attirer l'attention sur le couple de mariés. Plus encore, cet homme à la voix tonitruante ne semblait pas prêt à laisser qui que ce soit ignorer cet amour naissant. June aurait peut-être pu se cacher derrière d'autres passants pour éviter d'avoir à trouver un présent, elle était assez petite pour cela, mais cela ne lui semblait pas juste, et leurs routes pourraient bien de recroiser plus loin ... Ce qui ne laissait présager que des ennuis ! Amour, amour, qu'est-ce qui rime avec amour ? Sortant sa bourse, June approcha des marchands et revint avec une broche originale en forme de tambour. Pour se remémorer la fanfare du jour, sûrement. Cela lui avait coûté une petite fortune, mais ce n'était pas bien grave, puisqu'il n'en était pas allé de même avec son casse-croûte. Et c'était peu cher payé pour éviter qu'on la pourchasse dans le jardin tout entier. Au moins, les Lamoureuc semblaient satisfaits par ce présent, peut-être parce qu'il brillerait de mille feux à la robe de la mariée sous le soleil ?

— Aussi éclatante que leur amour ! s'écria même le chef de file.

Quoi qu'il en soit, c'était une chance. Il lui restait encore tant de choses à voir ... Et ces oursons en peluche que l'on pouvait trouver un peu partout étaient tout simplement irrésistibles, trop mignons ! Mission de la journée. Il fallait absolument que June trouve un moyen d'en rapporter un ou deux pour décorer sa chambre. Elle n'avait jamais eu de tels jouets après tout, alors parfois, elle réagissait un peu comme une gamine ... Mais elle n'était certainement pas la seule en ce jour unique ! Le souci, c'est qu'en manière de jeux d'adresse en tout genre, c'était tout simplement impossible de remporter quoi que ce soit. Elle était un peu maladroite et n'avait pas assez de force ... Alors elle n'osait pas trop s'essayer aux attractions, ne voulant pas gaspiller les derniers francs qu'elle avait prévu pour cette sortie. À moins de trouver une solution lui permettant d'offrir un petit présent à tous ses plus proches amis – des chocolats suffiraient-il ? – et de remporter sa peluche aussi. Après quelques minutes de marche sans trouver son bonheur, dans un sens qui semblait contraire à celui de la plupart des passants, June aperçut une silhouette familière, celle du docteur du Lost Paradise. En plus, elle avait un ourson au bras, alors peut-être pouvait-elle aider son amie dans sa quête ? Elle s'approcha donc pour s'assurer d'être remarquée.

— Ah, Dolores ! Je pensais bien te voir ici ... Même si tu sembles avoir plus de chance que moi, lui dit-elle avec un sourire éclatant aux lèvres.

Aucune trace des animaux qui accompagnaient souvent la doctoresse, par contre. Était-elle sortie seule ? Voilà qui était peu commun. Dommage. Elle aurait pu offrir un cadeau à Manfred, grâce à ses petites pommes de terres salées, et cela aurait été bien amusant d'avoir un pigeon en guise de valentin !
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Lydia Gray
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MessageSujet: Re: Event | Foire de l'Amour   Sam 22 Fév - 23:57

Alors qu'elle quittait tranquillement les lieux, après avoir fini par participer à un stand de jeu de chance mécanique où il fallait mettre des pièces (seule attraction ayant retenu son attention, car il n'y avait pas ce petit ours douteux), Lydia fut interrompue en pleine discussion avec son lot, ce qui ne lui fit guère plaisir. En effet, son lot était une superbe peluche de vautour qui se faisait appeler « Nil » et qui voulait absolument lui raconter de son rêve de partir aux Etats-Unis, désirant rejoindre l'écrivain Rudyard Kipling pour lui servir d'inspiration, rêve qui motivait grandement Lydia et lui donnait une furieuse envie de partir elle aussi aux Etats-Unis pour aider cette peluche à réaliser son rêve, la poussant ainsi à quitter la foire le plus vite possible et aller s'offrir un billet pour les Amériques. Pourtant, un élément perturbateur la dérangea au beau milieu de ce plan parfait.

L'élément perturbateur n'était autre qu'une fanfare – une grotesque imitation des chants naturels de la jungle urbaine – réalisée par des musiciens qui avançaient en cortège et un pauvre cheval qui souffrait sous le gredin en costume formel qui le montait en tête. La fanfare traversait toute la foire, longue, piétinant le sol qui pleurait sous tous les confettis que l'on lui jetait dessus, n'aimant qu'être seul, à briller au soleil, ou à chauffer tranquillement. Lydia grimaça et serra son vautour contre elle, lui demandant de ne pas la laisser seule au milieu de tout ce vacarme et de ces gens qui criaient à l' « amour ». Le seul vrai amour qu'elle connaissait était celui que se portaient un réverbère et un lampadaire sous la lune de Juillet (célébré par une chanson, mais bien plus tard), et en tout cas, ce n'était pas aussi bruyant !

Lydia se couvrit les oreilles et se rendit pour être tranquille dans un coin de la foire, les sorties étant bloquées par des gens venant sûrement se joindre à la fête. Ne trouvant pas de lieu pour être pépère, elle s'apprêta à forcer son chemin dans le cortège pour parvenir à sortir de cet endroit qui grouillait décidément de trop de monde vivant, de trop d'allégresse et de désespoir ainsi que d'arcanes en même temps (les stands heureux de servir à quelque chose, et les lieux déprimés à l'idée de rester crades pendant au moins une semaine et avoir des saletés irrémédiables, ou la magie des runes s'échappant de toutes les inscriptions). Oh la la ! Quelle infamie ! Quelle folle avait-elle été de se mêler à ça ? Elle ne tolérait un tel bordel que quand elle donnait un spectacle de magie, puisqu'elle faisait en sorte que les gens soient trop fascinés pour s'en aller et venir, revenir et s'en re-aller, et blesser encore plus la route par leurs multitudes doubles de pieds.


Pourtant, quelqu'un s'adressa à elle à l'instant où elle calculait le nombre de grains de sucre glace qu'il lui faudrait supplier pour les projeter dans les yeux des gens et les forcer à s'arrêter et s'écarter du chemin, troublant son intense conversation. Ledit quelqu'un était un hercules grimpé sur le canasson de tout à l'heure, qui lui déclama tout feu tout flamme :

« La pureté de l'amour qu'ils se portent est un prodige ! Admirez-les ! Comme ils s'aiment ! Chaque regard est une rose ! Célébrons leur jouissance ! »

Lydia le regarda sans comprendre, et haussa les épaules. Puis s'aperçut qu'il parlait d'un couple à l'autre bout du cortège, dans un char, qu'elle n'avait pas vu auparavant. L'agaçement précédent laissa place à une étrange quiétude, et aussi à peut-être un peu de mélancolie. On aurait dit sa mère et son maître avant qu'ils ne partent dans leur voyage autour du monde... enfin, c'était exagéré, mais la mariée (elle le supposait?) était si jolie et semblait si heureuse, que pour une fois, Lydia accepta de regarder autre chose. Le marié la couvrait d'un regard amoureux, et aussi fanfaronnait autant que les festivités, ce qui lui semblait assez... mignon. Alors qu'elle restait à regarder, le type en costume, qui faisait pleurer le tissu, reprit en criant :

« Hé, quoi ! Ne veux-tu pas louer leur passion ?! Ne souhaites-tu pas voir leurs visages amoureux s'émerveiller devant un présent ?! Leur mariage, si beau, si délicat, n'est-il rien pour toi ? Qu'attends-tu ? »

Tout le monde la regarda. Lydia s'en ficha.

« Je comprends ton désarroi face à des sentiments si puissants ! Si puissants qu'ils déplaceraient des montagnes ! Tu dois te ressaisir ! Ils ne peuvent t'attendre ! Le pays infini de l'amour les attend ! L'amour ! Tout n'est qu'amour ! Ton cadeau sera amour ! Mieux, il rimera avec amour ! »

« Euh... »

… Amour. Amour. Amour. Elle leur aurait bien offert un four, qui pour elle comptait comme les choses possédant les plus grands amours ardents de la création, bien que pas aussi romantiques que le réverbère et le lampadaire (il faudrait écrire une chanson là-dessus... non?), mais elle n'en avait pas sous la main. Lydia baissa les yeux vers son vautour, qui semblait tout heureux lui aussi.
Peut-être que leur voyage de noces les mènerait en Amérique !
L'idée plut à Lydia, qui s'élança vers le couple et leur présenta, les yeux brillants, son vautour en peluche (un léger Ka-Kaw ! sembla s'en élever, mais tout le monde crut qu'il s'agissait là de ventriloquisme) et balbutia :

« Il voudrait partir en voyage de noces avec vous ! C'est d'accord ? »

« Mais bien sûr ! » s'exclama Aimée. « J'ai toujours rêvé d'avoir un oiseau ! Regarde, mon amoureux, quelle belle perruche ! »

Euh... C'est un vautour, songea Lydia, perturbée. Enfin, pas grave. Toute contente, et voyant qu'enfin une place s'était libérée, elle s'élança joyeusement vers la sortie, croisant sur le chemin une belle femme blonde qui venait d'aborder une brunette avec des lunettes, qui résonnait bizarrement de façon différente d'une banale humaine. Voulant exprimer son bonheur, et de façon tout à fait « awkward » (comme l'était Lydia), elle s'arrêta devant les deux femmes, et leur lança tout à fait enjouée :

« Le vautour ! Il va partir avec eux en Amérique ! C'est génial ! »

Et sur ce, elle repartit tout de suite en trombe. Quelques beaux hommes étaient là, dont un qu'elle remarqua car tous les objets brillants le contemplaient avec crainte et respect, un beau mâle aux longs cheveux blancs et apparemment aux yeux violets, mais elle ne prit pas plus de temps pour regarder, sentant qu'elle devait absolument raconter ce qui se passait à la Saint Valentin quelque part, ainsi que le rêve fou de ce vautour.

Cependant, un peu après qu'elle soit partie, un type sombre qui regardait les progressions du cortège, tenant un calepin où il notait des informations, et qui avait des airs de banquier ou d'agent de voyage, souffla que vu le manque d'utilité ou de potentiel revendable des dons, ils allaient finir par faire leur lune de miel à Bordeaux.
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Aldrick Voelsungen
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MessageSujet: Re: Event | Foire de l'Amour   Dim 23 Fév - 19:26

Un volute de fumée entrava quelques secondes son champ de vision, rapidement chassé par sa main habile. Le lycanthrope grogna un peu, avant de venir saisir à la source le bâton de tabac pour le porter à ses propres lèvres.

- Adjugé ! Mais c'est facile les discours. Prouve moi plutôt ce que tu sais faire va ! Lâcha t-il d'un air faussement courroucé en s'avançant vers le stand, pour valider leur marché.

Là, il paya les deux parties, et attendit qu'elle fut prête pour mettre son arme en joue.

- Ne viens pas pleurer quand tu auras perdu par contre. ~

Le propriétaire du stand les observa à tour de rôle et finit par appuyer sur un bouton, mettant en route le mécanisme de rotation des cibles. Celles-ci, semblables à des assiettes de glaise, tournèrent dans un grincement régulier. Arrachant une grimace au lycanthrope qui en perdit sa cigarette, et de dépit, explosa la première coupelle pour se soustraire le plus rapidement possible à ce bruit insupportable. Le disque orangé explosa en mille morceaux, venant s'entasser sur le haut de la pile créée par les précédents participants.
Machinalement, comme s'il n'avait s'agit que d'une nouvelle partie de tir imposée par l'armée, Aldrick rechargea et tira de nouveau, pour obtenir le même résultat, réitérant l'action sans ciller trois fois supplémentaires.

Quand arriva l'ultime cible, il jeta un coup d'œil à Rose, hésitant un instant avant de tirer. Ses iris dorés se perdant sur l'air concentré de la demoiselle. S'il s'était écouté, probablement que par jeu, il aurait été jusqu'à murmurer des propos troublants à son oreille. Juste pour avoir le plaisir de la contempler prise au dépourvu, durant quelques secondes volées à l'éternité. Quelques secondes qui ne seraient jamais. Il tira, et la balle ricocha sur l'un des portants, n'arrachant du disque qu'un tiers de sa surface, tandis que la plus grande partie continuait son tour de manège infernal.

Le commissaire ne pût retenir un sévère cocktail de grossièretés transylvaniennes, et rageur, redescendit son arme de fortune à hauteur du sol, soutenant que le compte était faussé, vu qu'il avait tout de même atteint son objectif. Un demoiselle derrière lui, chuchota qu'elle n'aurait pour rien au monde, fréquenté pareil énergumène, et que son amie avait bien du courage. Le commissaire fronça les sourcils et s'apprêtait à lui expliquer son point de vue sur le sujet quant à travers la foule, il lui sembla qu'une odeur singulière venait de se glisser entre celles chaleureuses, des gaufres et chocolat. Une odeur de sang. Mais aussi subitement qu'elle était apparue, il ne resta d'elle que l'assourdissant vacarme de la fanfare, qui se rapprochait, teinté de pétales de fleurs.

Aldrick reporta son attention sur la belle mais ne comprit pas un traitre mot de ce qu'elle lui disait tant le chef de file criait à l'amour toujours.


- C'est bon, c'est bon, t'as gagné ! Je vais le trouver ton cadeau ! Cesse de m'hurler dans les oreilles ! Aboya l'agent contre le colosse, avant de tourner les talons et de poser un billet sur le stand de tir. Donnez-moi ça, là, qu'on en finisse, par pitié ! Glissa-t-il en désignant un objet pourpre.

Le forain d'ordinaire intraitable sur le fait qu'il fallait gagner et non acheter ses lots, fit une exception lorsqu'un nouveau son de cor s'échappa de l'ensemble de la troupe. A la hâte, le brun apporta le présent aux amants.


- Oh un coussin en velours !
- On va s'aimer...♪ Sur une étoile, sur un oreiller...♪
- Hum, oui bon ! C'est ça, aimez-vous, faîtes des gosses, tout ça, tout ça. Navré, je ne suis pas très troubadour alors...

Le policier soupira et s'éclipsa à la hâte, rejoignant la contrebandière dans un mouvement un peu gauche, qui soulignait son agacement.

- Tu disais ? S'enquit-il en se rapprochant d'elle, au point de sentir son souffle sur sa peau, pour être sûr, cette fois, de ne rien louper de ses propos.

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Dolores Keller
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MessageSujet: Re: Event | Foire de l'Amour   Dim 23 Fév - 20:15

… Au final elle n'aurait peut être pas dû laisser Manfred partir, résultat des courses elle se retrouve toute seule sans trop savoir quoi faire. L'air un peu perdu, Dolores décida donc de partir à son tour à la recherche d'Edward, bien décidée à l'embêter un bon coup histoire de faire passer le temps. C'était vraiment pas drôle d'être toute seule dans un endroit autant peuplé, ça mettait même un peu mal à l'aise notre chère homonculus qui n'était vraiment pas du genre à s'amuser toute seule. Soudain un écho festif vint attirer son oreille, mais avant de pouvoir s'y diriger, une voix douce qu'elle connaissait bien vint l'aborder. C'était June, une bonne amie qu'elle avait rencontré peu après son arrivée au cabaret. La jeune blonde scrutait l'ours en peluche que la doctoresse avait secouru quelques secondes plus tôt, semblant amusée de voir son amie avec.

— Ah, Dolores ! Je pensais bien te voir ici ... Même si tu sembles avoir plus de chance que moi, lui dit elle en souriant.

Dolores regarda l'ours dans les « yeux » et fit une moue passive et inexpressive semblable à l'ourson. Elle lança alors un regard vers June et lui posa l'ours dans les bras sans trop demander son avis.

- Je suis sûre qu'il s'amusera mieux avec toi ! Et puis Yvonne déchiquète toutes les peluches qu'elle trouve… Ce serait horrible de l'avoir secouru de la pendaison pour qu'il se fasse éviscérer par un chat. Quoique je ne devrais pas dire éviscérer parce que c'est du coton qu'il y a là-dedans. Donc… écotonisé ? Ça sonne faux. Il se passe quoi là-bas ?

Habituée par les paroles sans trop d'intérêt de son amie, June parla d'un cortège fêtant le mariage de deux jeunes gens éperdument amoureux. C'est quand aborda le sujet d'un cadeau rimant avec amour que l'intérêt de la scientifique fut piqué à vif. Apparemment elle leur aurait offert une broche en forme de tambour, mais les pensées de Dolores étaient déjà en train de cogiter pour trouver un cadeau qui puisse leur convenir. Beaucoup la définissait comme lunatique, elle préférait se caractériser comme très intéressée, quoi qu'il en soit, Dolores se perdait souvent dans des dissertations personnelles sur des sujets qui n'en méritaient pas forcément. Et cette fois-ci, c'était le mot finissant en our qui occupait ses pensées. Encore une fois, le thème de l'amour lui échappait, mais il devait probablement exister quelque chose qu'elle connaissait bien qui se terminait de la même façon ! Et qu'allaient-ils en faire en fait de cet objet ? Une collection ? C'était bien les collections, surtout quand les objets collectionnés étaient bizarres. Et si elle renommait Manfred et l'appelait Manfrour ? Oh, non, c'est moche, et Manfred est trop mignon pour être donné…

- D… Dolly ?

June posa sa main sur l'épaule de la doctoresse qui sans s'en rendre compte tripotait la main d'un passant qui s'était fait attraper au vol par la jeune femme. Oh, c'était une réaction habituelle, mais parfois elle se trompait et tripotait la main des autres personnes. Une fois on avait presque failli la mettre en prison pour ça ! Mais la prison serait trop horrible, Manfred ne saurait pas passer à travers les barreaux… Lâchant enfin la main du passant, Dolores leva la tête et se gratta le front, toujours à la recherche du cadeau en question. Edward en a forcément trouvé un, il est toujours là où on s'y attend le moins et fait toujours ce qu'il ne fait jamais, c'est pourquoi il leur a forcément dégoté quelque chose. Si elle ne trouvait rien, il allait se moquer d'elle et…

- OH MON DIEU ! Il détient Manfred en otage ! … Ah non c'est vrai, c'est moi qui lui ait envoyé !
- Le vautour ! Il va partir avec eux en Amérique ! C'est génial !

Un petit silence s'installa entre June, Dolores et l'invitée surprise qui était déjà partie gaiement crier sa joie à la foule.

- … C'était qui ?

June haussa les épaules, ne sachant quoi répondre. La Doctoresse fit alors les gros yeux en voyant la forme du visage de son amie. Mais oui ! Elle savait quoi offrir à ce couple ! La doctoresse partit en courant en levant les bras, laissant la pauvre humaine déconcertée mais visiblement habituée à ce genre de réaction, puisqu'elle se contenta de rire doucement avant de continuer son chemin, l'ourson dans les bras. Toute souriante, la doctoresse sortit de la foire et courut jusqu'à son cabinet. N'étant aucunement gênée par des problèmes d'endurance, la jeune femme parcourut rapidement la distance et monta les escaliers en trombe, jusqu'à débouler dans son cabinet. Yvonne, réveillée par le vacarme, aboya furieusement avant de se calmer, voyant que ce n'était que sa maîtresse qui était encore victime d'un de ses délires passagers.

Fouillant les tiroirs bruyamment, elle trouva enfin l'objet recherché et le fourra dans sa poche avant de faire demi-tour, saluant Louise qui venait de passer à travers le sol, intriguée par le retour express de sa patronne. La voyant déjà partie, le fantôme se contenta de lever les yeux aux ciels avant de redescendre au rez-de-chaussée afin de terminer certains comptes-rendus.

Parcourant les rues à toute vitesse, Dolores manqua de passer sous les roues des voitures qui passaient par là plusieurs fois, mais parvint enfin à retourner à la foire, soulagée de voir que le cortège était toujours présent. Balayant une de ses mèches de cheveux, pas essoufflée (vive les poumons fabriqués par Papa), elle se fraya un passage parmi la foule et rejoignit enfin le cortège, qui avait à sa tête les deux amoureux en question. Tous les pétales de fleur et autres confettis ne faisaient ni chaud ni froid à la doctoresse, le plus important pour elle était de donner son cadeau aux amoureux afin de… Mais pourquoi en fait ? Faisant une grimace d'incompréhension, Dolores leva la tête se demandant bien pourquoi elle s'était tant obstinée à trouver un cadeau. Oh puis, pourquoi lui fallait-il une raison ? De toute manière, avant de pouvoir faire demi-tour, le couple d'amoureux avait déjà harponné la jeune scientifique, enfin le chef du cortège plutôt.

- Oh mais que vois-je ? Madame vous êtes venue ici de votre plein grès ? Dans ce cas, offrez aux amoureux un cadeau qui se termine par-
- Voilà !

Dolores tendit le bras en direction du chef du cortège, tenant dans sa main le cadeau qu'elle voulait offrir. L'homme, intrigué, approcha son visage regarda l'objet sous toutes ses coutures, sans trop comprendre de quoi il s'agissait.

- C'est Monsieur Topinambour ! Vous voyez ? En fait le tuberculeux avait une forme de bonhomme, du coup je n'ai pas osé le manger, c'est pour ça que je lui ai creusé deux yeux aux couteaux, pour qu'il puisse voir ! Oh et aussi je lui ait injecté des produits pour qu'il ne pourrisse pas. En théorie il devrait pouvoir survivre pendant environ 50 ans facilement ! Il est pas mignon ? J'aurai peut-être dû lui faire un sourire, mais forcer les gens à sourire c'est plutôt malsain… Parce que s'il est triste et qu'il sourit, là ce serait vraiment bizarre…
- Oh comme il est mignooooooooooon ♥︎ Alors c'est Monsieur Topinambour ? Haha ! Il est adorable et finit en our mon amour !

La jeune mariée attrapa le légume au vol et remercia Dolores du cadeau avant de la saluer de la main pendant qu'elle s'éloignait peu à peu, entraînée par le cortège. La doctoresse éprouva un certain pincement au cœur, elle n'aurait jamais pensé se séparer de Monsieur Topinambour aussi vite. Au final elle ne connaissait pas grand chose de lui… Heureusement qu'elle avait son frère dans un autre tiroir ! De toute manière ils ne s'aimaient pas, et Dolores avait toujours préféré Le Frère de Monsieur Topinambour à Monsieur Topinambour. À moins que ce soit l'inverse…

*toc toc*

La scientifique sursauta, surprise de sentir un poids sur sa tête et de voir le visage de Manfred tapoter avec son bec l'un des verres de ses lunettes. Dolores saisit l'oiseau qui venait de se percher sur sa tête et le contre sa joue, contente de le retrouver (la perte de Monsieur Topinambour l'avait attristée malgré tout). Voyant qu'il n'avait plus l'os qui fait pouic dans ses pattes, elle conclut rapidement qu'il était arrivé à destination, et que cette destination se trouvait juste derrière elle.

- Aaaaah ! Trouvé ! Tu viens de manquer le départ de Monsieur Topinambour tu sais. Je te transmet ses adieux.

Feignant d'être désolé, Edward sortit de sa poche un petit pot entouré d'un charmant ruban rose qu'il tendit à la doctoresse en guise de cadeau de la Saint-Valentin. Touchée, elle récupéra l'objet et dénoua le ruban avant de lire l'étiquette verte collée sur le pot.

- … De la confiture de sapin. Ça existe pour de vrai?

La mine faussement réjouie, Dolores ouvrit le pot et passa son nez au-dessus de la mixture verte qu'il renfermait.

- …Oh, j'ai déjà senti une odeur pareille, c'était dans l'estomac d'un centaure que j'avais opéré avec mon père. Tu veux sentir?

Tendant le pot sous le nez du loup-garou, ce dernier recula la tête aussi rapidement que lot pot s'approchait de lui, trop inquiet à l'idée de sentir cette confiture de sapin. Voyant qu'il n'y mettait pas du cœur, Dolores plongea son doigt dans la confiture et le tendit vers Edward, jusqu'à enfin lui en mettre sur la joue (sans savoir comment elle s'y était prise). Reculant de quelques pas et essayant de cacher son rire, la doctoresse passa son doigt couvert de confiture dans la bouche par réflexe. Son visage se crispa alors, le goût étant à la hauteur de l'intitulé.

- Uh… C'est dégueu. Je me demande si la couleur verte va rester longtemps sur ta joue. Oh regarde !

Pointant le doigt vers le ciel pour détourner l'attention de son patron qui, à voir la veine qui gonflait sur sa tempe, n'était pas très content d'avoir de la confiture de sapin sur la joue, Dolores partit en courant pour fuir à la colère du loup-garou. Ne s'étant évidemment pas fait prendre au piège, la scientifique n'osa même pas se retourner, de peur de voir un lycanthrope en furie lui courir après.

Manfred quant à lui, dégusta la confiture rangée dans la poche de la doctoresse, trouvant l'arôme du sapin très à son goût.

[HRP: Je me suis permis de faire un peu bouger Jun et Ed, j'espère que ça gêne pas .o/]

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Samuel Roderick
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MessageSujet: Re: Event | Foire de l'Amour   Dim 23 Fév - 21:23

Aux remerciements du jeune homme, Samuel se contenta d'hocher la tête. À vrai dire, il n'aurait tout simplement pas su quoi dire de plus. Il n'avait fait que ce qui lui semblait juste, cela n'avait rien de bien extraordinaire. Pourquoi autant de timidité ? Cela lui échappait complètement. Cependant, s'il avait pu aider quelqu'un, lui qui d'habitude n'attirait que les malheurs, et bien, il en était heureux... Cependant, il semblerait que Samuel se soit réjoui un peu trop vite. Une musique attira son attention, tout comme le bras qui le tira en arrière, sans pour autant qu'il perde l'équilibre. Quelques secondes plus tard, un convoi important passa là où ils se trouvaient. Aussi peu de considération ne laissait présager rien de bon.

Samuel préféra se reculer, n'écoutant que son instinct. Prévenir sa nouvelle connaissance ne lui traversa pas vraiment l'esprit, non. À quoi bon ? Il avait déjà été attaqué une fois par ces forains complètement tarés. Il devrait être sur ses gardes. Non ? Apparemment, non. Au lieu de suivre le mouvement, cet idiot resta planté là bêtement, sûrement trop impressionné par le décorum des divers éléments composants la troupe. Très franchement, il ne manquait que des cracheurs de feu pour se faire remarquer davantage... Mais peut-être étaient-ils présents parmi le cortège, n'attendant que la fin de la « parade » pour réaliser leurs acrobaties. Le reflet observa la scène de loin, un peu amusé par ces mésaventures que cet inconnu s'était attiré. Ce n'était pas vraiment mesquin. La situation était plus cocasse qu'embarrassante ou quoi que ce soit d'autre, et puisque tout le monde était abordé d'une façon semblable... Il n'y avait pas de honte à avoir. Au moins, cette fois, il avait réussi à s'en sortir de lui-même. Ce serait presque digne de quelques applaudissements.

Restant à l'écart pour éviter tout ce cirque ambulant, Samuel se préparait à repartir comme il était venu, en d'autres mots, sans prévenir qui que ce soit, mais l'autre revint à ses côtés avant qu'il n'ait pu s'exécuter. Ah, il est vrai qu'il n'avait pas pu prendre le biscuit qui lui était proposé, en fin de compte. Cela devait être la raison de son retour ici. Samuel décida donc de lui donner l'enveloppe... Et quelques conseils. De toute façon, avec ses mésaventures, l'albinos le mériterait bien !

« Vous devriez être plus prudent à l'avenir. Il y a certaines situations desquelles on ne peut se sortir indemne. »

Et sur ces paroles presque énigmatiques, digne d'une sagesse insoupçonnée, il le salua bien bas et lui souhaita de s'amuser pour le reste de la soirée. Ne manquant pas d'envoyer un morceau de gâteau à Aldrick et sa dulcinée, une sorte de plaisanterie bien à lui. Mais il fallait d'abord voir s'il comprendrait de qui cela pouvait bien venir, enfin, il pourrait tout lui révéler plus tard, sinon ! Pour sa part, il comptait bien quitter les lieux de cette fête bien trop étrange pour lui...
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Edward White
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MessageSujet: Re: Event | Foire de l'Amour   Lun 24 Fév - 9:24

{ Attention, ce poste est lié à l'intrigue. Lisez le jusqu'au bout pour en connaître les détails. }



    « Éloigne ça de moi ! Quelle odeur infecte, et puis c'est le cadeau de Manf… »

    Trop tard. Le problème avec Dolores c'était qu'elle avait beau être petite, elle réussissait toujours à coller ses mélanges ignobles sur le visage d'Edward. C'était devenu comme une passion pour elle, au grand désespoir du loup-garou qui se retrouva, pour cette fois, décoré d'un limon verdâtre qu'il essuya au plus vite d'un revers de manche, grognant d'un ton qui n'annonçait rien de bon :

    « Doloreeees… »

    Il voulut lui prendre le pot de confiture pour l'en tartiner généreusement à son tour, mais la doctoresse avait déjà pris la fuite. Edward lui emboîta le pas plus rapidement encore, usant de tous ses sens de loup pour prendre quelques raccourcis et finir par déboucher juste devant l'homonculus qu'il saisit au vol. Compte tenu de l'odeur qui émanait d'elle, il n'avait eu aucune difficulté à la suivre à la trace et une fois solidement maintenue dans l'un de ses bras, il lui colla la peluche gagnée à la sueur de son front contre le visage :

    « Tiens. Ça c'est mon cadeau. Le sapin c'est Manfred. Il a été ridicule à la pêche au canard tu sais, tu devrais réellement t'occuper de lui coller un regard de faucon ou je ne sais quoi. »

    Il la relâcha légèrement, doutant de pouvoir se venger convenablement sur le champ, car même en réussissant à mettre la main dans sa poche, ce cerbère de pigeon lui aurait à coup sûr becqueté les doigts. Il lui faudrait attendre son heure.

    Il voulut tout de même savoir si la peluche rapiécée lui plaisait, mais il n'en eut pas le temps car soudain la foule s'agita autour d'eux. Edward parvint à en apercevoir la cause et cela n'annonçait rien de bon. Il invita Dolores à suivre le mouvement alors qu'un agent de police les rejoignait, guidant participants et forains à l'extérieur de la foire sans qu'aucune explication ne leur soit donnée. Le loup-garou préféra obtempérer sur quelques mètres, mais les brides de conversations qu'il entendit l'invitèrent rapidement à se mêler de ce qui ne le regardait pas. Il se pencha aux côtés de la doctoresse, et prétextant l'égarement de son portefeuille au stand précédent, il lui faussa compagnie, lui précisant sans objection possible, d'obéir aux agents. Il se glissa entre deux décorations bariolées, réussissant à rejoindre une allée discrète qu'il suivit, pour la remonter à contre courant de l'affluence. Il ne lui fut pas difficile de repérer le point central de toute cette agitation, car plus il avançait, plus le nombre d'agents augmentait et il lui fut nécessaire d'utiliser toute son ingéniosité pour éviter de se faire repérer.

    Son chemin le guida hors du jardin des Tuileries et l'entraîna sur les quais, où la douce odeur du sucre laissa place à un violent parfum sanglant à peine troublé par les embruns de la Seine. Edward s'avança précautionneusement, portant la main à son visage pour se laisser le temps de s'habituer à ce nouvel effluve, lorsqu'une main se posa violemment sur son épaule. Sous la surprise, le loup-garou se retourna brusquement, manquant de peu d'accorder à Aldrick un crochet du droit bien senti. Il abandonna un soupir, et se dégagea de son étreinte avec politesse, bien décidé à ne pas rebrousser chemin avant de savoir ce qui s’était passé. Réajustant son haut de forme, il posa un regard calme sur le commissaire et demanda :

    « L’un des nôtres ? »
    Aldrick secoua négativement la tête.
    « Je peux savoir ce que tu fais là ?
    - Les policiers font évacuer la foire, et j’ai cru entendre le mot meurtre dans leur bouche. Je voulais uniquement m’assurer que cela n’avait aucun lien avec… »

    Il se tut brusquement, remarquant en contrebas, près de ce qui devait être la scène de crime, un petit bonhomme rougeaud qu’il reconnu immédiatement pour l’avoir croisé plus tôt dans la soirée :

    « Qui est-ce ? Demanda-t-il en l’indiquant du bout du doigt.
    - Le mari de la défunte. Tu ne devrais pas être là.
    - Si tu savais tous les endroits où je ne devrais pas être. Je l’ai croisé un peu plus tôt. Il était environ… Vingt et une heures trente. Il courait partout dans la foire à la recherche de sa femme. Elle portait une robe violette c’est ça ?
    - Parmi tous les parisiens, il a fallu que ça soit à toi qu’il demande de l’aide ! Soupira t-il. C’est bien ma veine ! Il se tut et fini par acquiescer. Oui, avec une écharpe rose, mais pas de papiers ni de bijoux.
    - Pas même d’alliance ? Demanda Edward, très surpris.
    - Elle en porte la trace, mais c’est tout. Pourtant d’après son conjoint, elle avait aussi une paire de boucles d’oreilles et une broche en or. Cette dernière offerte spécialement pour la Saint-Valentin. Elle a hérité d’un sort bien peu enviable.
    - Compte tenu de l’odeur… Je m’en doutais un peu. Que lui est-il arrivé ? Tenta Edward sans savoir si Aldrick daignerait répondre.
    - C’est ce qu’on essaie de savoir. C’est le mari qui a donné l’alerte, vers vingt-deux heures. Mais d’après divers témoins, il semblerait qu’elle n’était pas seule un peu avant d’être retrouvée par les agents en faction ici. Tu l’as croisée ?
    - Non, uniquement son époux. Comment est-elle morte ?
    - Un coup dans le bas ventre, si violent que les lanières métalliques du corset sont coupées nettes. La fille s’est vidée de son sang et pas que… »

    Edward fronça les sourcils et porta une main à son menton, réfléchissant à l’étrangeté du meurtre, tout autant qu’à sa violence si peu naturelle. Il jeta un coup d’œil aux alentours, afin de prendre en compte les lieux du meurtre, puis demanda s’il pouvait s’agir d’un vol qui aurait très mal tourné.

    « C’est possible, mais ça me parait difficile. Il n’y a pas grand chose aux alentours mis à part les bateaux, je vois mal ce qu’une fille seule aurait trouvé à faire là. À moins qu…
    - À moins qu’elle n’attende quelqu’un, proposa Axel qui venait de les rejoindre, tendant au commissaire un petit sachet de papier. On vient de retrouver l’alliance, la petite maligne avait cousue une poche dans le revers de son jupon, elle y avait déposé l’anneau.
    - Elle voyait donc un autre homme. Sympathique. Vous avez trouvé autre chose ?
    - Une belle bosse sur l’occipital. Mais il faudra attendre l’autopsie pour savoir si elle a été faite avec une arme ou non. Elle avait également trois des ongles de la main droite de cassés, il n’est pas impossible qu’elle ait essayé de se défendre ou d’agripper son agresseur, mais compte tenu du coup qu’elle a pris, je doute qu’elle ait eu la force de lui faire bien mal.
    - Il y a des traces de l’arme du crime ? On a pu la retrouver ?
    - Non aucune. C’était une belle lame à première vue, peut-être un couteau de boucher ou de poissonnier, ça a fait pas mal de dégâts à l’intérieur.
    - Est-ce qu’il y aurait… Du pain ? Tenta Edward en essayant de lier au mieux tous les éléments.
    - Rien, mais avec tous les piafs qui traînent…
    - C’est sûr qu’on va avoir du mal de ce côté là. Déclara le commissaire en relevant les yeux vers le ciel. Est-ce qu’elle a subit des...
    - Il faudra attendre l’autopsie commissaire, je peux difficilement établir quoi ce soit de correct sans un nettoyage minutieux du corps. Les gars vont la mettre dans le panier à salade.
    - J’imagine que personne n’a vu de cab dans les environs ?
    - Avec la Foire, je pense qu’au contraire, ce ne sera pas le genre de témoignage qui vous manquera, souligna Edward.
    - Vous parlez de nos affaires aux civils maintenant commissaire ? Le taquina Axel.
    - Seulement aux témoins. Soupira le brun, en avisant le bigarré d’un oeil suspect.
    - Ne me regarde pas ainsi, j’ai des cinquantaines de canards comme alibis et c’est du solide.
    - Des canards ? Tu m’en diras tant ! Mais s’il y a quoique ce soit de louche là dedans compte sur moi pour te voler dans les plumes !
    - Évidemment. Sur ce, Messieurs je ne vais pas vous déranger davantage, Aldrick sait où me trouver de toutes façons. Et le bonsoir à ta charmante conquête, commissaire ~ »

    Il salua le concerné et le médecin légiste, puis tourna les talons et reprit la route qui devait le conduire à l’entrée principale des Tuileries où Dolores et June devaient l’attendre. Il ne put s’empêcher de jeter un dernier coup d’œil en direction des quais, se demandant si ce massacre de la Saint-Valentin pouvait être ajouté au palmarès des quatre autres meurtres où s’il n’y avait là, qu’une triste histoire de mœurs.




Event | La Foire de l'amour - Fin ❤


Et voilà ! La Saint-Valentin se termine donc sur cette note tragique. La foule a été guidée hors du parc des Tuilleries et invitée à rentrer chez elle. La police a préféré en dissimuler la véritable raison pour ne pas qu'un mouvement de panique ne gagne les participants. Elle prétexta qu'un oiseau rare du Jardin des Plantes avait trouvé refuge dans les alentours et que, pour ne pas l'effrayer, il avait été décidé de faire place nette.

La population ne tarderait pas à connaître la vérité, mais autant qu'ils terminent de fêter ce jour des amoureux dans la bonne humeur.

------

Un grand merci à tous pour votre participation à cet événement !

Nous espérons que vous vous êtes bien amusés et que vous avez pu profiter des stands, des sucreries et des cadeaux (sans doute plus ou moins réussis), mais c'est l'attention qui compte après tout !

Nous vous réservons bien d'autres surprises dans les mois à venir, et on espère vous compter aussi nombreux pour les prochains événements ! N'oubliez pas que vous pouvez participer à l'intrigue en postant un formulaire ici, ou proposer vos idées pour le prochain Dandy .

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Event | Foire de l'Amour

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