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Neige

Cabaret du Lost Paradise - Forum RPG

Forum RPG fantastique - Au cœur de Paris, durant la fin du XIXe siècle, un cabaret est au centre de toutes les discussions. Lycanthropes, vampires, démons, gorgones… Des employés peu communs pour un public scandaleusement humain.

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 Des ombres au plus profond du cœur || Ombeline [1889]

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Samuel Roderick
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MessageSujet: Des ombres au plus profond du cœur || Ombeline [1889]   Ven 28 Fév - 18:14

Combien de jours s'étaient-ils écoulés, depuis le premier ? Samuel avait fini par en perdre le compte. Ce n'était pas comme si cela arrivait tous les jours. Après tout, il n'oubliait pas les conséquences que cela pouvait avoir, autant sur lui-même que les autres. Seulement, il ne pouvait pas nier que cette jeune femme lui rappelait Alicia à bien des égards, si l'on oubliait ces jambes toutes tordues. Toutes deux étaient couturières, en plus d'avoir des traits semblables. Cela le rendait nostalgique, et plein de regrets aussi. À cette époque, il ne contrôlait encore rien, comprenant à peine qui il était, et sa sœur en avait payé le prix fort... C'était sans doute pour cette raison qu'il restait à l'écart, comme un simple fantôme silencieux hantant un miroir dans le grenier du Lost Paradise. Car parfois, oui, il s'était laissé aller à la tentation de se montrer, restant toutefois trop timide ou effrayé pour dire un mot. Il ne faisait alors qu'écouter encore et encore les monologues de la demoiselle. C'était sa seule façon de pouvoir la voir. Mais aujourd'hui, cela allait changer. Il allait la rencontrer en personne.

Pourquoi Samuel avait-il pris cette décision ? Difficile à dire, puisqu'il était souvent imprévisible, possédant sa façon de penser bien à lui. Peut-être cherchait-il simplement à se prouver qu'il n'avait pas à être complètement solitaire. Juste prudent. Car les reflets semblaient avoir laissé tranquille ses proches, depuis le dernier incident. Était-ce parce qu'ils étaient maintenant composés par un grande majorité de légendaires ? C'était une hypothèse intéressante. Ou alors Samuel avait décidé d'être égoïste, pour une fois, tout simplement. Quoi qu'il en soit, c'était la raison de sa visite au Lost aujourd'hui, puisque la centaure semblait quitter bien peu souvent ses appartements. En temps normal, les clients n'auraient pas le droit de passer par là. Seulement, Samuel était un peu devenu un cas à part avec le temps, obtenant la permission de se promener ici et là pour explorer le Cabaret et prendre sa décision d'y travailler ou non. En autant qu'il ne dérange personne dans ses tâches, évidemment. Trouver la porte tant recherchée ne fut pas bien compliqué, mais pourtant, Il ne bougea plus pour quelques minutes, se faisant hésitant. Ce ne fut qu'une fois son courage à nouveau assemblé qu'il toqua à la porte, n'espérant qu'une chose, qu'elle soit bel et bien là.

« Ombeline... »

Maintenant, il ne pouvait plus qu'attendre. Comment réagirait-elle ? Le reconnaîtrait-elle seulement ? Cela risquait de lui faire un choc, tout de même... Pourvu qu'elle ne le rejette pas en le prenant pour un stalkeur ou autre chose d'aussi flippant. Il aurait préféré qu'elle le voit comme un ami, sans doute, et c'était pour cela qu'il avait apporté un gâteau avec lui, sans doute, pour tenter de l'amadouer si jamais les choses s'envenimaient. Tout le monde aimait goûter de petites douceurs de temps en temps, non ?


Dernière édition par Samuel Roderick le Sam 28 Fév - 17:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Des ombres au plus profond du cœur || Ombeline [1889]   Sam 1 Mar - 12:07

Aujourd'hui, on avait confiée à la centaure une tache bien compliquée. Placer les longues plumes orangées sur une des robes confectionnée par son chef. C'était une question de précision, il lui avait montré comment faire. Mais voilà, Ombeline avait beau être dotée de la meilleure volonté qui soit, elle appréhendait quelque peu le fait de dénaturer une des robes de Kaito. Elle souffla un bon coup, de toute façon, elle n'avait pas le choix. Placer ces plumes teintées relevait de la plus grande urgence, et pour ce coup, on lui faisait confiance. La centaure ne pouvait que montrer qu'elle était à la hauteur. Si elle ne l'était pas, c'était une procession de taches toutes plus ingrates les unes que les autres qui l'attendait. Et ça, il en était hors de question. Mais n’empêche, parler avec quelqu'un lui manquait. Peu de gens montaient la haut, dans la mansarde. Ombe n'en pouvait plus. Elle avait besoin de discuter avec les autres. De connaître les derniers ragots, de refaire le monde avec eux. Mais voilà, elle était coincée ici. Avec pour unique mission de terminer cette fichue robe avant midi. Elle allait faire du mauvais travail, elle le sentait. Parler en même temps que travailler, il n'y avait que comme ça quelle aimait ses créations. Rester seule dans son coin, à longueur de journée, la déprimait plus qu'elle ne l'aurait souhaitée. Parler avec son boss ? non, il serait trop occuper. Pareil pour ceux créant les decort. En ce moment, c'était la foire dans la masarde. Aller réveiller Merry était une mauvaise idée, la centaure savait très bien qu'il était instable. Le priver de sommeil, hors de question. Pas si c'était pour se retrouver avec un suicide sur les bras.

Quand au reflet, il était absent. Quelques fois, elle l’apercevait. Quelques fois même, ils parlaient. Enfin, façon de dire. Elle parlait, il écoutait. Ombe le savait omniprésent, toujours la à l'observer. Elle aurait du s'en inquiéter, mais pour la pouliche, cela n'avait pas grande importance. Il lui permettait de parler toute seule, sans avoir à s’inquiéter au sujet de sa stabilité mentale. Peu importait qu'il était, quel age il pouvait avoir, ou même les drôles de pensées qui devaient l'habiter. Il était la, et c'était déjà bien. Pour dire à quel point la centaure était désespérée. En haut, elle était tellement privée de contact sociaux qu'elle en venait à parler à ses miroirs, et espérait, secrètement, qu'un jour il pourrait lui répondre. C'était aberrant, même pour elle.

Soupirant de nouveau, elle se dirigea vers l'endroit on elle rangeait habituellement ses aiguilles. Au moins, ici, dans la mansarde, elle pouvait garder sa forme naturelle, sans crainte d' être vue par des tiers. L'espace était suffisamment grand et haut pour qu'elle puisse utiliser ses sabots. Comme il était aussi solide, elle n'en avait pas à s'en faire, elle savait qu'il supporterait son poids sans défaillir.  Cherchant les aiguilles et le fil, elle mit quand même plusieurs secondes avant de trouver la bonne couleur, elle se mit en quête de fixer tous ça. Mais ce n'était pas facile, à vrai dire, elle ne se souvenait même plus qu'elle folie l'avait prise de fixer des plumes ainsi. De la colle, il n'y avait que ça de vrai. Celle ci venait d'une petite boutique d'alchimiste, et elle était très résistante. Il fallait juste la faire chauffer au bain marie avant utilisation, pas très compliqué.

Quelqu'un toqua alors à sa porte. Et soudain, la magie reprit vie. Quelqu'un était la. Quelqu'un à qui parler, quelqu'un à écouter. Qui que ce soit, pour quelque raison que ce soit, elle n'allait pas le laisser s'enfuir. C'était certainement un artiste qui désirait qu'on reprise son costume. Une main sur la poignée, la jeune femme entendit alors son nom. Ombeline. Une voix inconnue ? Peu importait, la centaure ouvrit en grand la porte de son atelier... laissant place à l'étrange personne qui lui faisait face. Ne prenant pas la peine de cacher sa moitié chevaline, elle lui laissa champs libre afin de le laisser passer. Son visage lui disait quelque chose, mais elle n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. C'était étrange, elle le connaissait, pour sur, mais était incapable de prononcer son nom.

- Bonjour ! Que puis-je faire pour vous ?

Elle lui désigna le confident, un fauteuil ou les artistes attendaient en sa compagnie, le temps qu'elle répare leurs costumes, quand ceux ci n'avaient besoin que de légères modifications. Elle même restait debout, toute la pièce avait été pensée pour l’accueillir en temps que centaure, et non en temps qu'humaine. Même le bureau était inaccessible à la plus part des gens venant ici. Non que cela la dérangeait. Ombeline estimait en effet qu'il était plus commode de travailler debout, et puis même, se détendre un peu les sabots, même si ce n'était qu'ici, lui faisait énormément de bien. Rester continuellement sous forme humaine, c'était tellement inconfortable. Se servir de béquille, encore et toujours... Ici au moins, elle n'avait pas peur de tomber, elle n'avait pas peur d'assumer pleinement qui elle était. Alors, sans prendre le temps d'écouter la réponse de son mystérieux visiteur, elle se mit à l' ouvrage. La colle était suffisamment chaude maintenant, elle pouvait sans problème fixer les plumes.

- Comment connaissez vous mon prénom ? On se connaît non ?
Samuel Roderick
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MessageSujet: Re: Des ombres au plus profond du cœur || Ombeline [1889]   Lun 14 Avr - 4:47

Quels espoirs avait-il fondé sur cette rencontre ? Aucuns. Samuel était convaincu que tout ceci était une très mauvaise idee jusqu'au moment de frapper le battant de la porte. Et Ombeline avait confirmé ses doutes, ses angoisses et ses certitudes par sa simple salutation. Elle ne savait pas le moins du monde à qui elle avait affaire. À vrai dire, cela ne surprenait pas vraiment le petit reflet. Était-il seulement capable de faire autre chose que modifier le visage des gens dans la glace ? Il en doutait. Il n'avait jamais tenté quoique ce soit, d'ailleurs. Cela pourrait être dangereux. Bref ...Tant pis. Même si elle ne devait rien savoir, passer un peu de temps en sa compagnie serait sûrement agréable. C'est la raison pour laquelle il finit par entrer dans la grande pièce. Il ne s'assit pas sur le fauteuil qui lui était désigné toutefois. Son regard était plutôt attiré par le miroir qui trônait au milieu de la pièce, celui-là même où il l'avait épiée. Il était plutôt rare de se retrouver confronté à une situation pareille. Il suivit les contours du bois poli avec délicatesse, du bout des doigts, comme on le ferait pour quelque chose de précieux que l'on venait de retrouver.

« Une intuition, peut-être. J'ai entendu parler de vous. » dit-il simplement, pour répondre enfin à la question qui lui était posée, lui laissant le temps de comprendre ou non toutes les subtilités des sous-entendus qu'une question suffirait à briser, mais restant mystérieux.

Une fois sa phrase terminée, Samuel se retourna enfin, pour faire face à son amie et balayer les lieux du regard. Il remarqua des détails dont il se souvenait, bien sûr, mais aussi tant d'autres... Par exemple, la prestance de l'atelier. Les couleurs étaient plus vives que jamais. Aujourd'hui encore, la petite centaure avait du boulot. Il espérait franchement ne pas l'avoir dérangée, surtout pour une raison aussi égoïste et presque futile, puisqu'elle ignorait tout de son identité... Mais puisqu'elle l'avait accueilli avec un si grand sourire, cela ne devait pas être le cas, n'est-ce pas ? Elle se remettait d'ailleurs déjà à l'ouvrage tout en discutant. Une telle facilité à se concentrer sur sa tâche était impressionnante. Samuel déposa quant à lui son paquet sur une petite table, ou du moins ce qui y ressemblait le plus, un peu apaisé, et put enfin lui adresser quelques mots venant de lui-même, plutôt que la conséquence d'une question. Le fraisier très frais attendrait à un peu plus tard pour être partagé.

« C'est du beau travail... »

Puisque la demoiselle était occupée avec ces plumes à poser, il semblait tout naturel de commencer par ce sujet, sans quoi la maladresse de Samuel aurait repris ses droits. Une part de lui était jaloux de la personne qui porterait cette étoffe, appréciant ces couleurs, mais l'autre était bien soulagée de pouvoir rester plutôt discret malgré son physique particulier. Il fallait le comprendre. Son âme était divisée, depuis ce jour où le destin avait tourné... Il lui revenait parfois des bribes d'émotions ou de souvenirs comme cela. Sans prévenir. Sans jamais pouvoir rassembler les pièces du puzzle. Un sourire triste vint trouver sa place sur son visage, peu à peu, sans qu'il n'y puisse quoi que ce soit. C'était là sa malédiction. Il s'y était fait petit à petit, mais ce qui l'attristait plutôt, c'était de constater qu'il devait supporter tout cela seul.
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