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Neige

Cabaret du Lost Paradise - Forum RPG

Forum RPG fantastique - Au cœur de Paris, durant la fin du XIXe siècle, un cabaret est au centre de toutes les discussions. Lycanthropes, vampires, démons, gorgones… Des employés peu communs pour un public scandaleusement humain.

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 Sortie nocturne (ft. Aiko)

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Reilly O'Brian
♥ Calinator ♥
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Messages : 61
Date d'inscription : 22/04/2015
Localisation : en train de coudre sous la mansarde

MessageSujet: Sortie nocturne (ft. Aiko)   Jeu 23 Juil - 22:11

« Aaaah ! Finiiii... »

Reilly poussa un long soupir bien audible, puisqu’il était seul sous la mansarde. Seul, à reprendre quelques micro détails d’une surjupe dans l’atelier de couture du Lost. Ce fut donc en se maudissant d’être aussi perfectionniste que le petit irlandais se releva, s’étira, et replaça la surjupe sur un mannequin inanimé, déjà habillé du corset et de la jupe assortis à la pièce tout juste terminée. ‘Kay…let’s see now…

Il plissa ses grands yeux bleus et porta une main dubitative à son petit menton imberbe. La tenue complète rendait bien. Bon, en vérité, elle était tout bonnement sublime, mais le petit lorialet ne se permettait jamais de tels compliments sur son travail.

D’abord venait un corset style années 1860, donc bas sur la poitrine - sans toutefois être indécent - très joli, dans un beau doré sur lequel on pouvait distinguer des motifs orientaux de style japonais. De très belles fleurs accompagnées de quelques arabesques fantastiques et d’oiseaux discrets venaient donc détailler le corset, très en douceur puisque c’était presque du ton sur ton. En une seule pièce, il se laçait dans le dos grâce à de longs rubans noirs satinés, mais pas brillants, qui ajoutaient une pointe d’élégance au corsage déjà séduisant. Deux bandelettes noires venaient border le corset, sur le haut et le bas, et achevaient la pièce. Le bas de la tenue, lui, avait été un plus gros défi que le haut, pour Reilly. Il était composé d’une jupe et d’une surjupe, toutes deux noires, la jupe en coton, la surjupe en satin. La première avait été confectionnée en plusieurs panneaux de tailles différentes : courts devant, ils formaient à l’arrière une sorte de traîne, qui ne serait cependant pas une gêne sur scène compte tenue de sa légèreté. La jupe était donc simple, ce qui contrebalançait parfaitement tous les détails du corset. Son aspect aérien faisait voyager au premier coup d’oeil, ce qui était le but précis de la chose. Pour apporter du volume au tout et obtenir la si convoitée silhouette en S à la mode, la surjupe de satin était agrémentée d’une basque, froncée avec précision et connaissance. Evidemment, elle suivait la coupe de la jupe et le satin retombait lui aussi en une traîne délicate. Le petit plus O’Brian résidait ici en une simple agrafe qui maintenant la surjupe en place et qui, donc, permettait de l’enlever sur scène pour finir un numéro tout en légèreté avec une jupe qui inspirait l’onirisme.

Le petit lorialet hocha doucement la tête. ‘Kay that’s good ! Il commença à ranger ses affaires, aiguilles et autres ustensiles de couture en se demandant comment accessoiriser cette nouvelle tenue. Un collier de dentelle ? De longs gants noirs ? Or ? Quand il était concentré sur un projet, Reilly oubliait souvent de surveiller l’heure. Parfois, il ne dormait même pas le matin ! Oui, parce qu’en bon lorialet, Reilly O’Brian n’était pas trop attiré par le soleil. Il vivait la nuit, sous la lune et les étoiles, il dormait un peu le matin, sauf s’il avait abusé de rhum la veille, et l’après-midi il travaillait. En plus, c’était bien plus pratique comme ça : si quelque artiste avait besoin d’une retouche de dernière minute, le petit irlandais était là ! Mais ce soir, pas besoin de retouches de dernières minutes. Il avait fini sa tenue, donc… I’m freeeeee~

Après avoir pris soin d’éteindre les lumières de l’atelier, Reilly s’empressa de descendre les étages du Lost, sautant les marches des escaliers trois par trois, tellement vite que ses petites jambes avaient du mal à suivre. Ses pieds capitulèrent devant le fumoir du second étage, se prirent l’un dans l’autre, arrachant un joli hoquet de surprise au petit couturier qui se rattrapa plus ou moins efficacement contre le mur du couloir pour- écarquiller ses grands yeux en tombant droit sur la porte de la chambre d’Edward, qu’il se prit en pleine face en même temps qu’un gros « BAM » sonore, résultat de l’impact incongru, envahissait le second étage du cabaret. En se laissant retomber mollement sur le dos, allongé en plein milieu du couloir, le petit lorialet eut deux réactions.

« Aaaaaie… »

C’était la première, la plus évidente. La deuxième étant un croisement de doigts intensif pour que personne ne l’ai remarqué ou entendu. Car oui, s’il avait brillé au cabaret par son don pour la couture, depuis son arrivée, il avait aussi brillé par sa maladresse. Le petit couturier cligna des yeux en se faisant la réflexion. Encore un paradoxe : il était très agile de ses doigts, beaucoup moins de ses pieds. Pieds qui, remarqua-t-il en se redressant assis en tailleur, étaient sans chausses. Encore. Il avait encore oublié ses chaussures. Ce fut donc un Reilly tout penaud à la mine de chaton gêné qui regagna sa chambre, au premier étage du Lost, non pas pour enfiler ses chaussures mais pour aller à sa fenêtre, qui était toujours ouverte.

So it’s actually late… constata-t-il. La nuit était déjà bien entamée, et la légère bise nocturne estivale vint rafraîchir les petites joues de Reilly, tout en douceur, alors qu’il cherchait sa mère dans l’immensité du ciel. Et elle était là, dans son lit d’étoiles, ronde, brillante, souriante. Enfin, depuis la fenêtre de sa chambre, le petit lorialet ne pouvait la voir qu’en partie seulement, mais ça lui faisait quand même plaisir. En fait, c’était comme si son cœur se retrouvait emmitouflé dans un cocon tout douillet. Elle veillait sur elle. Et juste à côté d’elle, il y avait quelques étoiles, plus brillantes que toutes les autres. Reilly sourit en posant son menton sur le bord de la fenêtre. La plus proche de la lune, c’était son autre mère, Bridget, celle qui l’avait mis au monde, il en était persuadé. Et celle juste à côté, c’était Sean, son oncle, ça aussi il en était sûr. Là haut, ils le regardaient grandir. Le cœur de Reilly se pinça légèrement quand il se dit qu’ils avaient du assister à sa vie chez James et, maintenant encore, assister à toutes ses bêtises… Il se mordit la lèvre avant de secouer la tête. Non non et non, ce soir était un bien trop beau soir pour penser à des choses comme ça. Et puis, il avait envie d’admirer la lune depuis un endroit où elle ne serait pas coupée.

Alors le petit irlandais se redressa, sorti de sa chambre en en refermant soigneusement la porte derrière lui, et commença à descendre les escalier pour se diriger vers le bar du cabaret.
Les soirs comme celui-là, le bar était en général bien fréquenté. Pas trop de clients, ni pas assez. Une situation merveilleuse pour un rapide verre avant une escapade dans le Paris nocturne ! En se rapprochant de la salle, Reilly pouvait entendre le brouhaha accueillant des nombreux clients du Lost. L’ambiance, il fallait bien le dire, y était toujours tout à fait agréable.

Mais le petit lorialet eut à peine le temps de faire trois pas dans le bar avant de trébucher à nouveau, cette fois-ci sur rien d’autre que le sol lui-même, et c’est en retenant un hoquet de surprise qu’il se redressa avec panache pour reprendre sa route dignement- en rentrant dans la première personne qui croisa sa route de manière perpendiculaire. Mort de honte, il s’empressa de formuler ses excuses, en regardant ses pieds.

« S-Sorry ! »

Et, seulement après avoir relevé la tête, Reilly tomba nez à nez avec Aiko, qu’il venait donc de bousculer.

« Pardon Aiko heu…ça va ? Tu as finis ton service ? »

Là, il s’en voulait encore plus. Parce qu’Aiko, tout récemment arrivée au Lost, il voulait la protéger. Ils avaient le même âge mais elle était encore plus petite que lui, de quatre centimètres exactement, elle avait de magnifiques cheveux bordeaux, qui contrastaient énormément avec le blanc de ceux de Reilly, et des yeux orangés tous aussi beaux et inhabituels. Ajouté à ça, un air asiatique qui trahissait les origines japonaise, et, ajoutée au tout, une innocence complète et parfaite. Cette jeune fille était encore pure et innocente, et son état de dragon – car elle en était un – ajoutait à son innocence et son incompréhension du monde des humains. Le petit irlandais ne pouvait donc pas s’empêcher de se comporter en grand frère protecteur avec elle, surtout qu’ils avaient déjà parlé plusieurs fois. Il sourit, en se rappelant de la toute première fois, quand elle venait juste d’arriver au cabaret : il lui avait fait des cookies, et elle avait adoré. Alors il lui en faisait dès qu’il avait l’occasion, et s’amusait toujours de la voir engloutir les biscuits à une vitesse hallucinante.

Une autre chose qu’il avait notée, sur Aiko, c’était sa fascination pour la lune. Oh, ils n’en avaient parlé qu’une seule fois, évoqué même, mais Reilly s’en souvenait très bien. Lui ne lui avait pas précisé son lien avec la lune, et il ne savait pas si elle connaissait quoi que ce soit sur les lorialet, mais c’était un des sujets qu’il s’était promis d’aborder avec elle, plus en détails, parce qu’il était curieux de savoir d’où lui venait une telle passion. Ah, et il s’était aussi promis de lui faire découvrir certains endroits de Paris que lui avait trouvé durant ses excursions nocturnes, des endroits tranquilles avec des vues splendides. Un jour, il emmènerait Aiko voir tout ça.

Reilly cligna des yeux en y pensant. En fait, pourquoi ne pas lui montrer ce soir ? Why not ? Il cligna encore des yeux en regardant la petite dragonne. Puis il lui papouilla les cheveux, comme à son habitude, et lui sourit.

« Dis, la lune est magnifique ce soir, alors si tu as finis ton service ça te dit une sortie nocturne ? »
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Sortie nocturne (ft. Aiko)

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