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Neige

Cabaret du Lost Paradise - Forum RPG

Forum RPG fantastique - Au cœur de Paris, durant la fin du XIXe siècle, un cabaret est au centre de toutes les discussions. Lycanthropes, vampires, démons, gorgones… Des employés peu communs pour un public scandaleusement humain.

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 Histoire du crime [PV Ester Jones | Jade Perez | Matt Carey | Mary Bloody | Billy Langevin]

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Aldrick Voelsungen
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MessageSujet: Histoire du crime [PV Ester Jones | Jade Perez | Matt Carey | Mary Bloody | Billy Langevin]    Sam 15 Aoû - 0:27

Lundi matin. Mauvaise semaine. Aldrick n'avait pas eu le temps de boire un chocolat au commissariat que déjà, il recevait un coup de fil d'un collègue. En déplacement en périphérie. Ce dernier ne pouvait assurer la protection d'une pièce introduite au Louvre. Ancienne et rare, la pierre allait être dévoilée au grand public à 9H, et d'un ton qui dénotait l'urgence, son camarade le pria de bien vouloir s'en charger. Le commissaire grommela en avisant la pendule. Il lui fallait partir de suite. Bon gré, mal gré, avec son équipe, il se rendit sur place.

- Égypte antique... C'est par là.
- C'est étrange n'empêche tout ce qu'ils avaient déjà inventé à l'époque et comment au final, on a peu évolué depuis. Souligna Allan en s'approchant plus près, presque au point de coller mains et visage à une vitre, pour contempler la reproduction d'une pyramide.
- Ne prends pas ton cas pour une généralité, veux-tu. Répliqua Jean avec un sourire.
- Hey !
- Ça c'est de la répartie... Reprit Axel, amusé, en levant les yeux au ciel.
- Eh t'es dans quel camp toi ? Wooh vise un peu les momies !
- Un vrai gamin.
- Mais c'est trop...
- Les gars, soyez professionnels. D'ici peu il y a aura la presse en plus des visiteurs. Restez concentrés.
- Il est de mauvais poil ou quoi ? Chuchota Allan.
- Pas de chocolat. Répliqua sur le même ton Billy.
- Ah oui, j'avais omis ce détail.

Dans la grande salle, plusieurs momies, des bijoux anciens, des gravures sur les murs. Dans les vitrines, des objets partiellement reconstitués et d'autres si brillants que c'était à se demander s'ils avaient jamais étaient utilisés jadis.
Dans un coin, une nappe blanche posée sur une planche maintenue par deux tréteaux, faisait office de table. Sur cette dernière quelques notes, pour les journalistes étaient maintenues par la main fine d'une jeune femme en tailleur, qui les salua dès qu'elle les vit. Avec sa jupe fuseau et sa veste, elle paraissait avoir la trentaine, mais il y avait fort à parier que les lunettes claires qu'elle arborait et le chignon qui retenait ses cheveux n'étaient pas étrangers à cet âge fictif.


- Ah bonjour ! Vous tombez bien ! Bérénice Houni, enchantée messieurs. Ne perdons pas de temps voulez-vous ? Il faudrait un homme à l'entrée, un autre là-bas, et deux là, de chaque côté du présentoir...

Aldrick arqua un sourcil, si étonné de trouver là une jeune femme qui paraissait avoir envisagé toutes les options, qu'il s'interrogea véritablement sur le rôle de la demoiselle tout au long de la présentation. Il avait du mal à croire qu'elle était une simple employée du musée.

- ... À ce moment-là, la pierre apparaitra. Je compte sur vous pour ne pas la perdre des yeux une seule seconde malgré les flashs des journalistes !

Les regards finirent ensuite par converger vers lui.

- Vous avez entendu la dame. Exécution !

Le commissaire frappa dans ses mains et les policiers après un instant d'hésitation, s'organisèrent plutôt naturellement.

- Axel... Souffla l'agent en lui faisant signe de le rejoindre.

Il attendit que le légiste soit près de lui pour glisser plus bas.


- Je voudrais que tu restes parmi les visiteurs, mêle-toi aux touristes, organiser une conférence de presse dans une salle au trésor... Je ne suis pas certain qu'on n'ait pas droit à un vol autre que celui du diamant.
- D'accord.
- Surveille surtout...

L'agent n'acheva pas, un flash venait de l'éblouir et il papillonna des yeux en cherchant l'auteur de cette agression visuelle, en vain. La pièce s'était déjà grandement remplie et le brun pesta intérieurement en songeant que plus d'une personne les avait probablement entendus. Cette demoiselle Houni avait diablement bien fait sa publicité.

- Ça va commissaire ?
- Oui oui. Grommela-t-il, avant de reporter son attention sur son collègue, puis sur les présents, car pas moins de trois personnes prenaient des photos à intervalles irréguliers.

- Surveille surtout ceux avec des sacs... Reprit-il un peu plus bas avant de se rapprocher d'une vitrine pour avoir une meilleure vision d'ensemble.

La conférence débuta, et la majorité sembla écouter avec attention le discours de l'Égyptienne. Les curieux se rapprochant parfois ci et là d'une vitrine, tandis que les journalistes assaillaient de questions la spécialiste, les flashs entrecoupant son discours de sourires ambitieux, jusqu'à ce qu'un bruit sourd ne retentisse, rapidement suivi par une voix suraiguë :


- Goujat ! Ôtez vos sales pattes de là !

Ça ne présageait rien de bon.


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Ester Jones
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MessageSujet: Re: Histoire du crime [PV Ester Jones | Jade Perez | Matt Carey | Mary Bloody | Billy Langevin]    Mer 19 Aoû - 16:51

C’était une riche matinée qui s’annonçait ce jour-là. Ester s’en réjouissait à l’avance et s’activait dans l’arrière-boutique. En cette heure matinale, la pièce baignait d’une douce lueur jaunâtre, et semblait atténuer l’écho de ses pas pressés. Le patron dormait encore mais avait laissé des instructions claires : elle devait se rendre à l’ouverture de la dernière exposition égyptienne du Louvre. Des œuvres exceptionnelles devaient y être exposées, et le Dandy en voulait les meilleurs clichés. La tâche n’était pas spectaculaire mais ça n’entachait en rien l’enthousiasme de la jeune femme. Elle n’était encore jamais allée dans le grand musée, et aujourd’hui elle avait une bonne excuse pour le faire. Elle n’allait pas cacher sa joie. Elle troqua son habituelle tresse pour un chignon plus formel et enfila son éternel par-dessus bleu. Elle sortit de la boutique et regarda son reflet dans la vitre. Une moue mitigée apparut sur son visage. Il était temps qu’elle change ce fichu manteau, il commençait vraiment à faire grise mine.
Enfin… quand elle aurait sa prochaine paye... Il n’était pas l’heure de s’appesantir là-dessus. Elle commença donc son périple dans les rues de la capitale, son matériel sous un bras et une vieille carte dans les mains. Des tâches de café parsemaient les coins du papier, et les nombreuses pliures et repliures avaient fait de petits trous ici et là. Heureusement, les noms des rues semblaient toujours exacts. C’était tout ce qui lui fallait au final, non ?

Lorsqu’elle arriva devant le bâtiment, les portes étaient closes. Elle sortit alors sa montre, vérifia l’heure et sourit satisfaite. Elle avait de la marge, bien sûr, car suivant l’adage familial, « Si tu ne veux pas être en retard sois en avance ! ». Aussi profita-t-elle de ses quelques minutes de liberté pour observer les alentours.  Elle aperçut ainsi plusieurs hommes en uniformes entrer dans la bâtisse. Les pièces présentées devaient valoir une petite fortune pour mériter une telle garde. Cela ne la rendait que plus impatiente de les voir !
Quand l’entrée finit par s’ouvrir, elle se précipita à l’intérieur. Croisant la réceptionniste, elle récupéra les prospectus, et documents diverses avant de partir contempler les vitrines. Ce n’est qu’après plusieurs minutes qu’elle se mit enfin au travail. Elle prit des séries de clichés des objets, en ajoutant ici et là, l’air sérieux voir renfrogné des agents assurant la sécurité. Elle se souvint alors qu’un journaliste du journal devait la rejoindre. Ce devait être Matt, mais elle ne l’avait pas encore croisé. Elle se posa un instant à l’écart pour chercher sa tignasse auburn (comme il le soulignait). Mais à travers les amas d’appareil et de chapeau en tout genre il était difficile de reconnaitre qui que ce soit. Voyant les gens se regrouper pour une prochaine déclaration, elle les imita. Ils finiraient bien par se retrouver à un moment où un autre.

Une femme typée commença alors la conférence, en présentant la nouvelle collection. Ester l’écoutait distraire, en capturant son portrait dans son objectif. Elle n’attendait qu’une chose, la pièce maitresse de la collection, celle qui rendait les visiteurs si nerveux. Mais la surprise arriva plus tôt que prévu, quand une voix perça ses tympans derrière elle.


- Goujat ! Ôtez vos sales pattes de là !

La photographe tressaillit sur place, et se retourna. La main serrée fermement sur son sac, elle était prête à le balancer sur la tête du malotru responsable de sa frayeur.

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MessageSujet: Re: Histoire du crime [PV Ester Jones | Jade Perez | Matt Carey | Mary Bloody | Billy Langevin]    Jeu 20 Aoû - 16:39

Un reportage photo sur une exposition au Louvres. C’était en temps normal, le genre de travail qu’il appréciait. Mettre en valeur des photos par quelques légendes explicatives et commenter l’ambiance générale de l’exposition pour faire en sorte que le lecteur ait l’impression d’y avoir lui-même été, était un exercice dans lequel il se sentait généralement à l’aise. Et chose non négligeable, il aimait lui aussi regarder toutes ces œuvres, avec l’œil de son époque qui disposait maintenant de toutes les techniques modernes.
Que ce soit la peinture italienne de la Renaissance, les Chinoiseries orientales ou la sculpture grecque ancienne, il s’intéressait volontiers à tout. Tant évidemment que cela restait dans une salle d’exposition en France, voire même à Paris. On n’était après tout, jamais si bien que chez soi.

Mais pas l’Egypte antique. Tout sauf cela. Et pourtant il se trouvait là, sur les marches menant au Louvres et à la grande exposition sur l’Egypte antique. Depuis quelques semaines, tout le monde ne parlait plus que de cet événement. Alors que Matt se demandait lui, dans quelle mesure ses parents avaient œuvrés pour celle-ci car il n’y avait pas à douter que ces derniers devaient y être rattachés de près ou de loin.
Mais puisqu’il était là, autant faire en sorte à ce que son nom serve à quelque chose. Il se présenta donc à la réceptionniste tout en demandant s’il lui serait possible de s’entretenir avec Madame Houri, l’organisatrice de tout cela. Sur un sourire, la jeune femme lui demanda d’aller patienter dans la salle d’exposition le temps qu’elle transmette sa requête à la personne voulue.

Ce qu’il fit, sans empressement. Il ne s’était par contre pas attendu à cela. Ou plutôt si, mais pas de façon si exacerbée. La salle entière transpirait l’attente fébrile et la nervosité. C’était assez étrange de voir autant de monde s’agiter en tous sens et tant flashs crépiter un peu partout. Les journalistes étaient venus en nombre et il ne doutait pas que sa coéquipière devait être quelque part au milieu de la mêlée.

Il ne tenta absolument pas de la rejoindre. A la place, il se trouva une vitrine en verre où était exposé un papyrus plein de hiéroglyphes, sur laquelle il s’adossa tout en portant son regard sur l’ensemble de la salle. Il ne se sentait pas, mais alors vraiment pas, de retourner voir les sarcophages et les momies qui l'avaient tant terrifiés lorsqu'il était gamin. Et comme sa vieille tante disait, avec ce bon sens si populaire de la campagne, tout cela n'était que du pillage de tombes. Et il fallait laisser les morts tranquilles au risque qu'ils se retournent un jour contre les vivants.

Préférant se focaliser sur autre chose, il repéra assez rapidement ce qui était sans nul doute des policiers en train de se positionner à des endroits stratégiques. Son regard finit par tomber sur une tête déjà vue puisqu’il s’agissait du commissaire Voelsungen, un grand ami de Valentine. En vérité, il ne le connaissait guère, ne l’ayant aperçu que deux ou trois fois lorsqu’il se trouvait être avec la jeune femme. Il lui fit donc un signe de tête pour le saluer, tout en ayant une pensée pour  celle qui risquait fort de profiter de cette journée -et du fait qu’il ne soit pas avec elle- pour se mettre encore en danger.

Mais ce qui attira surtout son attention, ce fut la femme qui s’éloigna du groupe de policiers pour venir à sa rencontre.

« Ah, Monsieur Carey ! Vous n’avez pas idée à quel point l’aide de vos parents nous a été capitale dans l’organisation de cette exposition. Je voudrais d’ailleurs vous… »

Si seulement elle pouvait se faire un peu plus discrète…  Matt grimaçait un peu mais n’osait ne rien dire jusqu’à ce qu’un employé vienne glisser quelques mots à l’oreille de Madame Houni. Celle-ci s’excusa aussitôt.

« Je dois y aller mais je tiens absolument à échanger quelques mots avec vous après mon allocution, Monsieur Carey. »

« Oui bien sûr, il n’y a pas de problème… »

Un vague signe de tête confirma son accord, alors qu’il se promettait de tout faire pour s’échapper d’ici au plus vite. Il prit donc son carnet et son crayon pour commencer à annoter ses premières impressions. Jusqu’à ce qu’il fut interrompu par un cri strident de femme… outragée ?!

Etonné, Matt observa de loin la scène tout en se redressant un peu. Quelques policiers avaient quittés leur poste pour venir s’enquérir de ce qui se passait, Madame Houni avait interrompu son discours et s’était tournée comme à peu près chaque personne présente dans la salle vers le lieu de… l’altercation ? Il y avait de toute façon bien trop de monde pour tenter d’y voir quelque chose. Sans doute qu’Ester, de là où elle devait être placée, serait bien plus à même que lui d’expliquer ce qui se jouait exactement. Mais une chose était sûre, quelque chose de totalement imprévu venait de voler la vedette à des bijoux vieux de plusieurs siècles…

Par pur automatisme, il chercha du regard le commissaire pour tenter d’y comprendre quelque chose.



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Jade Perez
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MessageSujet: Re: Histoire du crime [PV Ester Jones | Jade Perez | Matt Carey | Mary Bloody | Billy Langevin]    Lun 31 Aoû - 18:43

« Combien de fois devrai-je le répéter, Lou ? Cette exposition ne m'intéresse pas. »

Alors pourquoi se retrouvait-elle sur place, tendant son billet d'entrée au préposé avec un sourire de miel ? Pourquoi se mêler aux passants pour s'extasier devant mille trésors ? Peut-être qu'en fin de compte, la petite chimère avait bien fait d'insister autant. Tous les mots de Jade à ce sujet n'étaient que mensonges, que du vent. Comment une cambrioleuse digne de ce nom aurait-elle pu ignorer l'occasion d'observer de près la perfection d'un diamant égyptien acclamé par tous les grands titres des journaux de la Capitale ? Oh, ce n'est pas qu'il s'agissait d'une pièce manquante à sa collection. Elle avait eu toutes sortes de diamants, autrefois, de toutes formes et toutes tailles. Seulement, le Louvres était une toute autre histoire, palais plus gardé qu'une prison... Mais n'avait-elle pas fait la promesse de ne plus commettre aucun larcin ? Ce serait aussi manquer de respect à Edward qui lui avait offert un toit et un emploi respectable. Alors elle devait résister à la tentation. Aujourd' hui, ce serait en simple civile qu'elle ferait la visite. Elle observerait incognito le magnifique diamant sans même s'en approcher suffisamment pour que l'on puisse la soupçonner de quoi que ce soit ! C'est vrai quoi, il fallait apprécier la beauté de ce monde, sans quoi tout serait bien plus triste et fade...

Et puis, pour être honnête, il y avait d'autres choses intéressantes à observer ! Les coiffes de pharaons colorées, les hiéroglyphes élégants, les trésors nombreux de l'Égypte... D'ailleurs, selon ses lectures personnelles, c'était sans doute à cette époque que le maquillage avait fait ses premiers débuts. La professionnelle reprit bien vite le dessus, son intérêt enfin avivé par autre chose qu'un joyau ou une plante interessante. Sans doute se serait-elle lancée dans une analyse poussée des procédés, pendant quelques heures, si elle l'avait pu, se souciant peu de ceux qui tentaient de lire eux aussi les textes remplis d'explication sur tel ou tel objet. Seulement, au cœur de la foule, elle entendit la nouvelle. La présentation tant attendue allait commencer. Tant pis ! Pour le moment, elle devrait se contenter de cette histoire qu'elle avait raconté à une gamine. Elle n'aurait qu'à revenir, accompagnée cette fois, pour avoir quelqu'un à qui expliquer pourquoi ce genre d'exposition était si fascinante.

Du fond de la salle, il était moins facile de voir ce qui se passait au juste, mais quelques faveurs suffiraient peut-être pour la laisser passer un peu plus près des journalistes et autres célébrités. Mais pour cela il fallait d'abord attirer leur attention ! À sa grande surprise, Jade n'eut rien à faire, car un cri d'hystérique venait de se faire entendre. Elle se retourna pour observer la scène, du moins, elle essaya. C'est à ce moment là que le commissaire apparut dans son champ de vision, et son cœur ne fit qu'un bond. Elle eut un mouvement de recul bien malgré elle, bousculant une ou deux personnes, sourire figé aux lèvres par la nervosité. C'est à peine si un désolé quitta ses lèvres, tant elle était choquée.

On ne tentait tout de même pas de lui voler la vedette tout en l'envoyant valser derrière les barreaux ... ? Non, tout cela devait être un malentendu...
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Aldrick Voelsungen
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MessageSujet: Re: Histoire du crime [PV Ester Jones | Jade Perez | Matt Carey | Mary Bloody | Billy Langevin]    Jeu 31 Mar - 23:58

La gifle avait claqué comme un coup de fouet dans l'air. Un garçon un peu replet, chancelant, manqua de tomber. Il bouscula malgré lui un autre homme qui pesta à son tour. La main portée à sa joue rougie et gonflée, le jeune homme malmené avisa la belle d'un air hébété, sans comprendre, mettant plusieurs secondes à déclarer finalement :

- M'enfin qu'est-ce qui vous prends ? Je ne vous ai pas touché !
- Menteur ! Vous croyez que je n'ai pas senti votre main froide sur...

La demoiselle se tut, vira carmin, se prostrant dans un mutisme soudain tant il lui semblait impossible de livrer plus de détails en public.

- Comment ? Qui ment ? Je n'ai jamais posé la main sur vous ! Je le jure devant Dieu !
- Vous osez nier ? Alors que vous... Vous... !

L'indignation tonna dans la voix de la belle, et elle leva la main, prête à réitérer violemment son mécontentement sur son vis à vis. Heureusement, Billy fut plus rapide, et s'interposant entre les deux protagonistes, déclina son identité et pria les présents de garder leur calme.

- Il y a certainement une explication logique à tout ceci.
- Oh mais c'est très simple : ce garçon a enfreint toutes les règles de bienséance les plus élémentaires !

Le regard d'or du commissaire coula sur ses hommes. Jean, proche de Bérénice acquiesça pour signifier que tout allait bien, Allan et Axel semblaient procéder à une analyse rapide des visiteurs proches d'eux.  

Aldrick reconnut ensuite dans la pièce Matt Carey et Ester Jones. Il s’apprêtait à se diriger vers eux lorsqu'une chevelure singulière attira son attention. Le policier avisa surpris Jade Perez, une ancienne voleuse bien trop connue de leurs services pour que sa présence soit due au hasard. D'un pas décidé, il se dirigea finalement vers elle, fronçant les sourcils tandis qu'un sifflement désagréable lui parvenait. Le lycanthrope pesta à demi-mots, tâchant de déceler l'origine du son, mais il vit la voleuse reculer si vivement qu'il préféra accélérer le pas avant qu'elle ne disparaisse pour de bon.

L’agent n’eut cependant pas l’opportunité de lui poser quelque question que ce soit. Ce fut tout juste s’il eut le temps de plonger son regard dans le sien avant qu’une fine silhouette ne s’interpose. Le brun fronça le nez, parfaitement sûr que la légendaire qui se dressait entre eux, ne manquait pas de courage, en revanche, il était bien moins certain de sa race. Tout ce qui émanait d’elle semblait si… Diffus.  
Cette odeur semblable autant à celle des djinns que des dragons lui arracha une moue septique. Un nouveau grognement lui échappa, sans que Louna ne recule pour autant, pas plus qu’elle ne cilla.


*Elle a du cran*

Le face à face dura de longues secondes. Aucun d’eux ne souhaitant laisser l’autre vainqueur de ce nouveau défi. Tous deux tressaillirent pourtant, simultanément -tout comme l'assemblée entière- lorsqu'une jeune fille hurla d’un ton alarmé :

- HIIIIIII ! UN SERPENT ! LÀ ! SUR LE BOTTE DE LA DAME !

L’horreur et la stupeur mêlées gagnèrent la salle, où murmures et cris affolés se répandirent encore plus vite qu’une trainée de poudre. Allan, proche de la porte réagit le premier :

- Gardez votre calme !

Hélas un autre s'écria aussitôt :

- UN SERPENT ! UN SERPENT !

Aussi, face à la panique grandissante, cela n’eut guère d’effet.

- Il est passé par ici !
- Au secours !
- Sortons d’ici !
- Du calme ! Reprit Jean plus fort à l’aide du porte-voix de Houni.

Tel un seul être, la foule se figea sous la surprise de cet ordre jusqu’alors impensable. Ça aurait pu s’arrêter là si le reptile n’avait pas trouver judicieux de se faufiler sur les pieds des badauds, avant de se glisser entre Ester et Jade, tirant la langue pour comprendre le monde. Un violent coup de sac, asséné par une mamie inconsciente, projeta l’animal au-dessus des présents, dans un :


- ‘ Ben Dieu ! Sale bête ! Interrompre une telle exposition ! ‘Vais t’calmer moi !

Bluffé, le souffle court, chacun observa le vol plané, puis le reptile retomber gauchement sur l’avant-bras d’un homme d’âge mûr qui tentait de s’en protéger.  L’homme en costume poussa un cri d’effroi et se mit à gigoter et à courir en tous sens à travers la salle, sans tenir compte ni des dires d’Allan pour l’immobiliser, ni réaliser que l’un de ses mouvements de moulinet avait contraint l'ophidien à lâcher prise.

- Où est-il ? Murmura une voix inquiète.

Ça c’était la question que tout le monde se posait…



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MessageSujet: Re: Histoire du crime [PV Ester Jones | Jade Perez | Matt Carey | Mary Bloody | Billy Langevin]    Mar 14 Juin - 12:32

Alors qu’Ester cherchait des yeux le fameux goujat et sa victime, un bruit claquant la mit sur la piste. Là, à trois mètres d’elle se tenait une demoiselle à peine plus jeune qu’elle, de jolies boucles blondes sur la tête, et un air furieux sur le visage. En face de cette dernière, un homme moustachu et bien en chair la fixait hébété. Boucle d’or - comme Ester la surnommerait plus tard - venait de le souffleter en bonne et due forme et l’incriminait d’attouchements en publique. La photographe fronça néanmoins les sourcils face à ses accusations. Une main froide et baladeuse ? Comment pourrait-il avoir les mains froides avec la chaleur qu’il faisait ici ? Cet homme était, qui plus est, bien trop surpris pour jouer les menteurs.

Un policier intervint bientôt pour éviter que la situation ne dégénère et tenta de les calmer. Sa remarque arracha un sourire ironique à notre jeune apprentie.

* J’en ai bien une, explication logique... Mais je doute que vous me croyez... *
Se dit-elle pour elle-même.

Elle s’approcha pour autant du groupe, posa doucement sa main sur l’épaule de Boucle d’or, et lui adressa quelques mots :


« Ne laissez pas ce rustre gâcher cette belle exposition. Oubliez-le ! Regardez, la police est là et va s’occuper de lui alors... »

Pas le temps de finir sa phrase, un autre cri strident retentit tout près d’elle, et la fit de nouveau sursauter. Elle s’agrippa à la blondinette en détresse, par réflexe. Diantre ! On voulait lui provoquer une crise cardiaque ? Que se passait-il cette fois ? Un serpent ? Brr ! Un frisson d’effroi lui parcouru le dos, tandis que la « dame au serpent » se mettait à gigoter et danser « comme une indienne », pour se débarrasser de l’animal.

Des murmures effrayés s’élevèrent dans la foule qui s’agita en tous sens. Ester recula comme tous le monde de quelques pas. Prendre une photo du reptile eu été grandiose, mais éviter sa morsure semblait une meilleure option ! Les policiers durent redoubler d’efforts pour canaliser les visiteurs.

Le reptile continuant sa course désordonnée, il passa derrière la photographe qui fit volte-face pour ne pas le perdre de vue. Boucle d’or l’ayant aussi aperçu, elle gémit et s’accrocha au bras de notre petite rousse, jusqu’à lui planter ses ongles dans la peau.

« Aïe ! »

La photographe eut un rictus de douleur, jusqu’à ce qu’un sac mauve s’élève dans les airs accompagné de l’effrayante bête. Un murmure admiratif parcourut l’assemblée pour l’acte inattendu d’une grand-mère qui avait osé le frapper. Mais le serpent retomba et s’entremêla encore au milieu des escarpins, bottes et autres souliers piétinant.


- Allons ne restez pas plantés là ! Bougez-vous !

Qui avait dit ça ? Ce n’était pas un policier, mais qui était assez lucide pour le faire... Bah ! Peut importait ! Cette personne avait raison. Rien ne servait de rester les bras croisés en attendant que la bestiole disparaisse comme par enchantement.

Reprenant ses esprits, Ester rechercha le vertébré les yeux plissés. Dès qu’elle le vit dresser la tête pour inspecter l’air, elle se dégagea brusquement de l’étreinte de la blonde et se faufila entre les visiteurs.
Là ! Il venait de passer sous le meuble d’une vitrine ! Rapidement, elle passa de l’autre côté, et guetta sa proie...  Si jamais il cherchait à ressortir... Ah ! Ici dans le coin gauche ! Quelque chose à bouger !
La photographe abattue soudain son panier sur le sol dans un « POUM » singulier. Puis, lentement, elle recula de deux pas, et fixa le sol.


« Je l'ai eu ? Sur la tête... Ou la queue peut-être ? Je l'ai touché au moins ? »
pensa-t-elle tout haut.

Le souffle court, elle ne quittait pas son sac du regard - quelques fois qu’il s’remettrait à bouger… Mais c’est alors qu’elle réalisa l'horreur, et mit une main devant sa bouche, pour ne pas crier de panique.
Son magnifique cadeau d'apprentie, son sublime outil de travail ! C’était ça qui avait de faire « POUM ». Son unique et précieux appareil photo venait de s’écraser sur le stupide reptile !
Les larmes prêtes à lui monter aux yeux, elle regarda incrédule les gens alentours, implorant pour elle-même « Pitié, dites-moi que ce n’est pas cassé… ».

Elle parcourait les visiteurs des yeux, lorsqu'une silhouette s'écroula au sol. Tous se retournèrent vers elle.


- Est-ce que ça va ? s'enquit quelqu'un.
- Quelqu'un a été mordu ? interrogea un autre dont la crainte était palpable.

Était-elle seulement évanouie ? Ou pire ?


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Jade Perez
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MessageSujet: Re: Histoire du crime [PV Ester Jones | Jade Perez | Matt Carey | Mary Bloody | Billy Langevin]    Mer 9 Aoû - 22:44

Son regard paniqué arpenta la salle à la recherche d'un échappatoire. Bon dieux. Partout, il semblait y avoir un agent au poste. Elle aurait dû s'en douter ! Un tel bijou appâtait l'attention de toutes sortes de gens, bien intentionnés ou non. On devait croire qu'elle était toujours une affreuse criminelle. La nausée lui prit le ventre, lui donnant une sensation semblable à celle que devait ressentir une personne claustrophobe. Aldrick se rapprochait dangereusement. Et aucune issue ne se présentait à elle. La tête haute, Jade se prépara au pire. On allait sans doute lui passer les menottes sans même écouter ses arguments, mais on ne lui retirerait certainement pas toute sa dignité.

Mais avant même qu'Aldrick ait pu jouer les rustres, une silhouette frêle s'interposa, comme sortie de nulle part, ou de la simple brume. Qu'est-ce que Louna faisait ici ? Elle l'avait suivie ? Jade hésitait entre être touchée et outrée. Comme si elle ne pouvait aller nulle part sans s'attirer des ennuis ! Enfin, c'est sûr que s'il y avait un diamant à la clé, c'était une autre histoire ...

Autre surprise, sans avoir pu se remettre de la précédente : après l'accusation de la main baladeuse, voilà un serpent qui se retrouvait en liberté ! Jade garda son sourire pour elle ; m'est avis qu'ils venaient de trouver le véritable coupable, mais inutile de rajouter une couche à la panique générale. En effet, toutes les personnes présentes venaient de se mettre à crier et à se bousculer pour éviter la petite créature qui pouvait aussi bien être inoffensive. D'accord, une morsure n'était jamais une partie de plaisir, mais s'il n'y avait pas de venin, ce n'était pas la mer à boire ! Bien moins pire qu'une piqûre d'abeille, brrr. Ses fleurs étaient bien courageuses de les laisser approcher. Jade se reprit. Il fallait agir, sans quoi tout tournerait à la catastrophe. S'il y avait véritablement un voleur ici, il en profiterait certainement pour s'éclipser avec son butin et tout lui retomberait sur le dos. Après tout, jusqu'à maintenant, personne n'avait pu quitter la pièce. Un point pour l'équipe de la police parisienne !

Mais on fut plus rapide qu'elle. Le misérable serpent finit assommé par un sac. Il glissa ensuite entre les jambes de la coupable sans demander son reste, quittant la pièce, cherchant sûrement un endroit plus tranquille pour faire la sieste. Bon, au moins, ça avait le mérite d'avoir le résultat escompté. Jade posa une main délicate sur l'épaule de la demoiselle courageuse qui avait mis fin au règne de terreur du reptile. Elle semblait sur le point de fondre en larmes, pauvre petite chose, enfin c'est vrai que le sac avait fait du bruit en tombant, il devait y avoir quelque chose d'important à l'intérieur... Mais avant d'avoir regardé, impossible de savoir dans quel état se trouvait le tout, non ? Aaaah, elle aurait probablement dû se pencher sur le cas de l'évanouie, plutôt, mais elle n'était pas médecin

« Eh bien, eh bien ... Tout cela a créé une sacrée diversion, n'est-ce pas ? » Elle aurait dû en profiter pour s'enfuir, au lieu de rappeler sa présence. Mais à quoi bon ? Elle était ici, on finirait tôt ou tard par s'intéresser à nouveau à son cas, disparaître aurait paru bien plus suspect. Elle préféra donc continuer. « Après tout ... Comment un reptile aurait-il pu se retrouver ici, en toute liberté ... À moins que quelqu'un n'ouvre la porte de sa cage ? Ce n'est pas exactement ce que j'appellerais une sécurité serrée ... »

Il n'y avait pas mille options. La plus simple ? Quelqu'un ayant les clés du musée. Un employé ... Ou même la responsable de l'exposition elle-même. Ou un voleur expérimenté. Une idée saugrenue lui traversa alors l'esprit, enfin, pas si saugrenue si on considérait toutes les créatures surnaturelles qui existaient dans la nature ; le serpent pouvait très bien être une transformation quelconque. Tout cela revenait au même, vraiment. Des ennuis. Et puisqu'il n'y avait toujours aucune trace du fameux diamant tant mis de l'avant dans les journaux, Jade le sentait, toute cette histoire n'était pas nette. Cela ferait peut-être peur aux autres personnes présentes, mais tant pis. Devant tant de manque de réactions des forces de l'ordre, eux qui n'avaient même pas pu arrêter ce maudit serpent, il fallait bien que quelqu'un tente de tirer les choses au clair. Et ainsi, peut-être finirait-on par la croire, lorsqu'elle jurerait ne pas être mêlée à cette histoire.
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Aldrick Voelsungen
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MessageSujet: Re: Histoire du crime [PV Ester Jones | Jade Perez | Matt Carey | Mary Bloody | Billy Langevin]    Lun 2 Oct - 22:57

Spoiler:
 



Malgré les efforts de la police, les curieux semblaient bien peu enclins à rester sereins. Difficile néanmoins de leur en vouloir, compte tenu de la situation. Cela n'empêcha pas outre mesure Aldrick de pester furieusement dans sa langue natale avant qu'en chœur avec Billy, ils ne se répartissent les tâches. Un unique regard avait suffit pour qu'ils se comprennent aussi la voix du plus jeune déclare pour Allan et Axel près de lui :

- On va s'occuper des gens dans la pièce. Essayez de retrouver le serpent, il ne faut pas qu'il sorte d'ici ou ce sera la panique à grande échelle.

"Le chevalier roux" attendit un signe de ses comparses, avant de les laisser filer, la porte à présent close derrière eux. Billy jeta un coup d’œil à Jean, qui s'était très vite rapprocher du présentoir, et certain qu'il maîtrisait parfaitement la situation vis-à-vis de la pierre précieuse, se rendit près de la belle évanouie.

- Laissez passer ! Laissez la respirer ! Il nous faut un médecin ! Y a-t-il un médecin dans l'assistance ?

Un peu tard, il songea qu'Axel se serait probablement acquitté de cette tâche avec brio, quand bien même se fut sur un être on ne peut plus vivant. Mais le légiste avait une autre mission. Heureusement un homme rondelet et court sur pattes s'écria bientôt :

- Ici ! Je suis ici ! Pardon madame, monsieur. Oui me voilà. Docteur Songezy. Je suis un ami de feu le docteur Pinel. Laissez moi passer pour l'amour du ciel !

Obtenant finalement gain de cause, le doctorant se faufila bon gré, mal gré à travers les badauds. Le petit homme s'empressa d'examiner la belle au bois dormant, tandis qu'à quelques pas de là, Aldrick, d'un geste plutôt vif et rageur avait saisit le bras de Jade :

- Voyez-vous ça, Miss Perez ! Vous y ici ? Quelle surprise ! Ironisa t-il. Je constate que vous n'avez pas perdu certaines habitudes. Comme de parler avant de réfléchir.

Un sourire tout sauf rassurant s'immisça sur les lèvres du lycanthrope avant qu'il ne se penche vers la demoiselle, en poursuivant pour elle seule :

- Cependant, vous avez raison : voilà en effet une opportunité en or, qui ne se reproduira probablement plus jamais, et, pardonnez-moi, mais j'ai peine à croire que vous y soyez totalement étrangère.

Le ton était sec et sévère. Bien qu'empli d'une grande réflexion. Ses doigts tels des étaux se resserrent sur le poignet fin de la belle. L'agent réfléchissait à toute allure, grappillant des secondes à la nouvelle énigme qui s'imposait à lui. Il y avait quelque chose d'étrange dans tout ça, plus qu'un mauvais pressentiment, quelque chose ici sentait le coup fourré. Pourtant, buté, il poursuivit, toujours en la prenant en aparté :

- Passez aux aveux maintenant cela nous fera gagner du temps, voulez-vous ?

* La pierre est toujours là, étrange, où est donc son complice ? Serait-ce la fille de tout à l'heure ? Impossible, elle n'a pas bougé. C'est bizarre. Ce n'est pourtant pas son genre de...*

Sa réflexion s'arrêta là, il venait de croiser les iris verts de la photographe et sa mine décomposée lui fit froncer les sourcils de perplexité. Sans savoir pourquoi, il eut l'impression qu'elle allait défaillir, elle aussi. Elle lui paraissait si blême, qu'il ne put s'empêcher de se redresser et de tendre sa main de libre vers elle, avant d'interroger :

- Tout va bien miss... ? On croirait que vous avez vu un fantôme !

* Humaine ? Pas que... C'est quoi cette odeur avec elle ? De l'argent ? Il y a autre chose. Hum.*

- Vous voulez vous asseoir ?

Comme pour lui donner raison un nouveau hurlement ébranla la pièce.

- IIIIIIhhhh ! Seigneur, mais c'est horrible !

Non loin, l'endormie, était à nouveau sur pieds, le regard presque vide, son corps paraissant presque trop lourd pour elle, sa tête bascula violemment en avant tandis qu'elle oscillait d'avant en arrière. Billy se précipita pour la soutenir, non s'en s'enquérir d'un ton plus alarmé auprès du docteur :

- Sacrebleu ! Mais que lui arrive t-il ?
- Je... N'en sais fichtrement rien !
- Mais regardez la ! Elle vient de se redresser d'un bloc comme un pantin !
- Elle semble n'avoir pas conscience de ce qu'elle fait, en effet. Ses paupières sont à demi-ouvertes, c'est stupéfiant, on dirait...
- On dirait une possédée !! S'écria horrifiée une jeunette.
- Un démon s'est emparé d'elle ! S'exclama une autre.
- Cessez vos fadaises mesdames ! Rétorqua aussi violemment et sèchement le médecin, sûr de lui, au point de créer un bref silence dans l'assemblée. Cette jeune fille est somme toute atteinte d'une incapacité ponctuelle à maîtriser son corps, soit...
- Serait-ce de... L'épilepsie ?! S'étrangla Billy.

Mais était-ce réellement le cas ?


Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Histoire du crime [PV Ester Jones | Jade Perez | Matt Carey | Mary Bloody | Billy Langevin]    Ven 25 Mai - 17:55

Au musée du Louv-Louv-Louvreuh,
Je veux y aller maman,
Les gens de la vil-vil-ville
Y vont tous en chantant ♪


j'en étais à mes débuts sur le Lost Paradise mais j'avais déjà l'envie changer un peu d'air. Ces gens là avaient la curieuse habitude de faire beaucoup de bruit le soir avec force froufrou et tour de passe-passe. S'il m'était toujours un peu difficile de m'éloigner de mon Miroir, j'arrivais quand même à des résultats fort satisfaisants lors de mes tentatives touristiques pour explorer un peu le quartier. Très vite, bien qu'il fut un peu loin, je fus attirée par le Louvre.

Alors que l'on se comprenne bien, si j'ai bien compris que beaucoup de gens admiraient l'élégance et la maestria des bâtiments le composant, je devais vous avouer que ces derniers ne m'inspiraient qu'une indifférence à peine polie. Non ce qui était terriblement attirant dans le Louvre, c'était qu'il s'agissait d'un ancien lieu de pouvoir, résidence de plusieurs rois et règnes, maintenant transformé en musée abritant des œuvres d'artistes de différentes origines mais surtout des artefacts de tombeau voir même des momies égyptiennes ! Bref les courants d'énergie qui traversaient ce musée étaient denses, fluctuants et surtout en lutte perpétuelle. Pour moi qui était extrêmement sensible à ces choses là c'était assez stimulant de me balader dans ce musée.

C'était extrêmement dangereux aussi. Certes j'étais dans la cour des spectres depuis longtemps maintenant mais certains esprits piégés dans l'édifice jouaient à ce jeu depuis environ cinq mille ans, si j'en croyais les écriteaux. Certains n'étaient que des bouts d'âmes attachés à une toile qu'ils avaient peinte, un objet précieux qu'ils avaient possédés, quand ce n'était pas carrément leur momie qui avait été emmené au musée ! Avec un maximum d'objets trouvés dans leur tombeau qui les accompagnaient dans leur exhibition, histoire de faire bonne mesure. Aux yeux de toutes ces choses là, j'étais un petit casse-croûte à croquer, une moelle dont le suçage les laisserait à peine sustentés, parce que leur manque courait sur des dizaines de siècles, mais je n'avais pas de corps et j'étais donc pour eux une proie bien plus facile à atteindre qu'un amas anthropoïde de chair rose.

Mais c'était également la raison pour laquelle j'étais bien plus dur à attraper.

Nous autres les fantômes on ne se faisait pas la course comme deux humains qui joueraient aux gendarmes et aux voleurs. On ne courrait pas autour d'une mare en tentant d'attraper les fesses de son voisin. Chez nous la mare, elle était métaphorique, la vitesse était quelque chose de très relatif et les conséquences en cas d'accrochage n'étaient audibles que pour les chiens à l’ouïe particulièrement fine.

Dieu merci, toutes ces choses désagréables pouvaient s'éviter avec un peu de jugeote, de la circonspection et enfin beaucoup de prudence. Des talents que je possédais suffisamment pour ne pas m'inquiéter outre mesure. Et puis il fallait bien le dire, ces grands esprits qui fussent un jour suffisamment puissant pour exiger des tombeaux dont la pointe touche encore aujourd'hui le ciel étaient tous tout simplement incapable de trouver refuge dans un miroir ou un simple reflet. Chat perché, pharaons !  

Et aujourd'hui, l'heure était au spectacle ! Soucieux de présenter une babiole quelconque à un maximum de gens qui feraient semblant d'être ébahi -je veux dire... ces gens feraient forcément semblant, non ? Ou alors...- tandis que l'exhibition prendrait place dans une des ailes du musée, où d'autres breloques étaient déjà sur place.

La concentration en esprits malins allaient fatalement se rassembler à un point non négligeable. Pour ma part, soucieuse de préserver l'esprit de cohérence de notre classe, j'avais interrompu mon jeu favori (à savoir, me placer devant le verre protecteur d'une toile d'un peintre italien et de suivre du regard les curieux qui passaient devant) et je m'étais réfugiée dans un verre protecteur -j'adore les musées- d'un coffret égyptien qui avait l'air fort précieux mais qui pour être honnête ne m'inspirait qu'un intérêt à peine poli.

De là, je vis tout : ça bouillonnait dans tous les sens, les humains formaient un beau groupe mais les esprits qui tourbillonnaient autour d'eux avait de la chance de ne prendre pour ainsi dire aucun espace physique, sinon il y aurait eu des morts par asphyxie. Bien sûr, un tel conglomérat n'était pas sans conséquence pour les personnes présentes qui étaient juste venu voir un fichu bijou. Les plus « ouvert d'esprit » si je puis dire étaient aux yeux des spectres comme des portes ballantes qu'il fallait enfoncer pour pouvoir pénétrer dedans, le temps de toucher un levier métaphorique quelque part entre les deux oreilles du quidam. Cela pouvait conduire à des comportements étranges, le temps que le corps rejette l'esprit étranger, mais cela pouvait aussi amener à une possession en bonne et due forme ! Autant dire que c'était ça le clou du spectacle, quand cela arrivait on ne regrettait pas le déplacement.

La seule frustration, c'était qu'il m'était impossible de savoir si tel ou tel comportement était le fruit d'une personnalité particulière, d'un mouvement malheureux de la foule ou d'une tentative d'intrusion d'un esprit frappeur. Par exemple là il y avait une madame qui poussait des holà, soi-disant parce qu'on lui avait mit la main au fesse. Alors déjà vu ses fesses, hein, et puis le garçon avait l'air complètement perdu ; cela pouvait tout aussi bien être Amenhotep IV qui n'avait pas réussi à mettre la main sur un fessier depuis des temps immémoriaux. Malheureusement pour le savoir il me faudrait sortir de ma cachette, et ça jamais ! Déjà parce que j'étais aux premières loges, et deuxièmement parce que je ne ferais pas long feu dans un endroit pareil : couler de reflet en reflet était la seule chance que j'avais pour ne pas me faire repérer par tous ces esprits.

Mais il y eut mieux ! Et cette fois je ne voyais pas d'autre explication qu'une intervention fantastique (ou alors on avait affaire à un voleur bien humain appréciant les diversions fantasques) car un vrai serpent, un vrai de vrai, se mit à se balader sur les pieds des gens, comme ça, l'air de rien. Ce qui mit la foule dans un certain émoi. A vrai dire je ne savais pas que des esprits étaient capable de faire une chose pareille mais après tout nombre d'entre nous avons nos petites spécificités, et c'était la madame dans le miroir qui vous confirmait ça.

Finalement le serpent fut promptement sonné, mais ce ne fut que partie remise pour les esprits (si c'étaient bien eux les plaisantins dans l'affaire) car dans le même temps la foule eut un hoquet d'incompréhension tandis qu'une des humaines proche du bijou exposé se voyait tomber dans les pommes. Je l'avoue, cela m'a fait beaucoup rigoler mais encore une fois il y eut mieux (c'est mieux qu'un opéra je vous dis) car cela lui prit quelque temps mais elle se redressa dans un état second ! Bon cela manquait un peu de bave à mon goût mais sa façon de se redresser tel un monolithe et son regard cave faisaient grande impression aux gens tout autour. Si c'était bien un des esprits qui avaient réussi à capturer son corps, elle allait certainement se mettre à récupérer tous les objets exposés qui appartenaient au pharaon chanceux. Peut-être même qu'elle allait tenter de s'enfuir avec sa propre momie sous les bras tient, ce qui serait à la fois particulièrement osé et assez ridicule.

Toutefois, parce qu'il m'en faut toujours plus, il serait temps d'augmenter un peu les enjeux : après tout la partie serait plus amusante si quelques humains étaient au courant de ce qui se tramaient. Et puis à y réfléchir, compliquer la tâche des esprits n'étaient pas pour me déplaire vu que ces gars là me boulotteraient mon essence s'ils étaient capable de voir où je me trouvais.

J'avisais vite un grand gaillard dont l'aura me faisait penser à mon patron : c'était vraisemblablement un gradé quelconque de la sécurité vu qu'il commandait à des hommes qui protégeaient les lieux. S'il y avait quelqu'un qui ferait un usage efficace de mes renseignements, ça ne pouvait être que lui.

Par chance il n'était pas loin d'un verre protégeant une des pièces exposées. La raison étant qu'il était parti parler à une fille qui était ,elle, à coté d'une autre madame ayant assommé le serpent qui s'était réfugié sous le meuble portant ladite pièce. Tant pis les trois allaient entendre mon message, à vrai dire je m'en fichais, j'espérais juste qu'aucun d'entre eux n'allaient se mettre à hurler à l'esprit frappeur et fracasser la vitre, ce qui m'exposerait à l’appétit gloutonne des autres esprits.

Je me rendis donc visible dans le petit panneau en verre avec un corps à l'échelle pour l'occasion, bien évidemment je le fis à un moment où son regard se portait par hasard vers mon emplacement, je n'avais pas tellement envie d'agiter les bras comme une jongleuse jusqu'à attirer son attention. Bref une fois que j’eus cette dernière je pus commencer à parler :

« Alors oui comme le dit le monsieur là-bas ça pourrait être de l'épilepsie mais après tout vous avez attiré tellement de spectateurs importuns -des gens comme vous et moi, mais surtout moi-, arrachés à leurs sépultures et arrivés dans le musée en même temps que leur artefacts mortuaires, logés à la même enseigne alors que leurs pyramides ne font pas la même taille. Certains ont la rage, d'autres ont les crocs alors ça ne m'étonne pas qu'ils vous jouent ce genre de tour. Que l'un d'entre eux se soit creusé un passage jusqu'à l'âme de cette madame et la dirige à présent telle une marionnette serait en soi un juste retour des choses après ce qu'elle leur a fait. »

Ah oui mais moi et la politesse des plus élémentaires, pfffff ça me passait là, quoi. Pas de bonjour, pas de comment ça va. J'apparaissais et je distribuais ma bonne parole telle une pythie grecque. Mais je n'avais rien contre les merci.

« Si j'étais vous, je ferais évacuer la salle. »

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Ester Jones
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MessageSujet: Re: Histoire du crime [PV Ester Jones | Jade Perez | Matt Carey | Mary Bloody | Billy Langevin]    Dim 27 Mai - 2:53

Bon sang ! Mais ils n’avaient aucun sang-froid ces Parisiens ? Depuis plusieurs minutes déjà les gens semblaient s’écrier à qui mieux mieux. La petite rousse soupira. Ah ! Heureusement qu’on ne réagissait pas toujours comme ça dans son village, sinon… il n’y aurait déjà plus de village. Chaque « exclamation parisienne » la faisait bondit et son cœur ne se calmait plus. La dernière en date était pour une femme qui venait de défaillir. Il ne manquait plus que ça. C’était une mode parisienne ça aussi de tomber dans les pommes à la moindre surprise ? À leur décharge, il était vrai que leur corset n’était pas pour leur faciliter la respiration, mais quand même.

Peu habitué à ces effusions de « Hiiii » et de « Aaaaah » Ester s’était laissé emporter par l’affolement et n’avait même plus le courage de regarder le contenu de son sac, de peur d’en découvrir les débris qu’il gardait. Elle resta interdite jusqu’à ce qu’elle aperçoive la douce main qui glissait sur son bras. Elle adressa un sourire reconnaissant à la demoiselle qui en était l’auteur.

« Merci… »

Elle était bien la seule à avoir eu un geste réconfortant dans toute l’assistance. C’était peu, mais cela lui suffit à sortir de sa torpeur. Elle releva la tête vers l’évanouie qui se faisait secourir par un médecin. « Ah ? Il connaissait Pinel ? » se surprit-elle à penser machinalement, « c’était un brave homme ! Il en faudrait davantage comme lui ! ».
Mais alors qu’elle observait son confrère – heureuse de voir un homme réagir de façon plus constructive - elle perçut une masse sombre tout près de lui. L’horreur se peignit sur le visage de la photographe. Elle vit ce tas putride et fumant s’immiscer dans « l’endormie ». Une main plaquée sur sa bouche, elle n’en croyait pas ses yeux, tremblants. Elle murmura pour elle-même « ce n’est pas possible… ».
Et comme si ça ne suffisait pas, une autre main s’approcha d’elle, plus grande, plus puissante. Lâchant la malade des yeux, Ester regarda l’agent. Effrayée, ses mots résonnèrent en elle comme une accusation, sans même qu’elle entende sa proposition. Elle se recula vivement, jusqu’à butter contre une vitrine et elle répliqua farouchement :


« Certainement pas ! »

Il n’eut pas le temps de répondre, qu’un autre cri retentit. La photographe sursauta. Le musée du Louvre, mon œil ! C’était le musée des ahuries ici oui ! V’là que l’évanouie rebougeait comme un pendule. Les théories allèrent bon train pour en expliquer la cause. Celle du médecin fit l’unanimité – forcément - elle n’allait pas le contredire, même si à ses yeux la réponse était tout autre.
Comme pour lui donner raison, une nouvelle voix s’éleva près d’elle, et elle la fixa incrédule. Non seulement parce que c’était censé, mais pardi ! Elle n’avait jamais vu un esprit aussi net ! Et sans son appareil en plus ! Saperlipopette ! Il y avait tout. Les yeux, le nez, la bouche, les cheveux, mais aussi les bras, les jambes ! Et en couleur en plus. Mais c’était fantastique !

Ester serait bien parti à l’interroger, mais alors qu’on confirmait sa théorie de possession, elle reporta son attention sur la victime, avec le plus grand sérieux.
« Si j'étais vous, je ferais évacuer la salle. » qu’elle disait. Qu’ils évacuent si ça leur chante. Elle, elle avait plus urgent à faire.


« Je vous confie mon sac ! » lança-t-elle aux deux autres, sans vérifier s’ils l’écoutaient vraiment.

La seconde suivante, elle se faufilait à travers la foule et approchait la femme au sol.

« Poussez-vous ! »
Elle s’agenouilla près d’elle, quitte à bousculer l’agent qui la soutenait en déclamant avec assurance :
« Laissez-moi faire.
-Mais qui êtes vous ? »
Elle l'ignora, saisit le visage de la femme entre ses mains, le tourna vers elle et planta ses yeux dans les siens :
« Allons madame ! Reprenez-vous, du nerf ! C’est votre corps tout de même !
Elle se colla ensuite à son oreille et chuchota rapidement, condescendante :
Eh toi là-d’dans ! Tu es si pathétique que tu t’en prends à une pauvre fille comme elle ? Elle ne tiendra pas le choc ! Pourquoi tu ne cherches pas quelqu’un de plus... énergique ? »
Elle leva ensuite le bras et abattit sa main sur la joue de la demoiselle. Une exclamation choquée s'éleva des spectateurs. Elle n'y était pas aller avec le dos de la cuiller...

On se saisit ensuite avec force de la photographe, de peur qu’elle ne recommence. Elle résista un peu par réflexe, mais ne cessait de scruter la demoiselle. Sa gifle était loin d'être une "technique" infaillible, mais puisqu'un esprit cherchait à s'emparer de la malheureuse, il fallait à tout prix la faire réagir. Elle était la plus à même de le chasser...

- Elle s’est immobilisée ! fit remarquer le médecin.
Ester vit l’ombre qui l’envahissait dégouliner de sa victime et soupira soulagée. Elle regarda l'amas nauséabond avec une moue de dégoût.

*Aller ! Viens jouer avec tata Ester...*
Comme pour lui répondre, l’esprit se jeta violemment sur elle, tel un animal enragé. Son sang se glaça dans ses veines, tandis qu’elle sentait la chose la traverser. Sa vue se troubla.

« Mesdames et Messieurs, reprit soudainement miss Houni, Reprenons notre calme. Le serpent a été maitrisé par les forces de l’ordre, et cette jeune femme en a été… bouleversée, de toute évidence.
Elle reporta son attention sur "le groupe de soin".
Docteur songes-et-lit…
- Songezy madame.
- … Auriez-vous l’obligeance d’escorter cette femme à l’extérieur, pour lui faire recouvrer ses esprits ?
- Évidemment madame. »

Elle darda ensuite un regard sur la petite rousse, puis sur le policier le plus proche. À lui de juger, s’il fallait la faire sortir aussi ou pas, pour sa sécurité, ou celle des autres.

HRP:
 


Dernière édition par Ester Jones le Lun 28 Mai - 13:03, édité 1 fois
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Jade Perez
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MessageSujet: Re: Histoire du crime [PV Ester Jones | Jade Perez | Matt Carey | Mary Bloody | Billy Langevin]    Lun 28 Mai - 10:51

Jade savait bien que sa réplique ferait mouche, mais pas au point que le brun se saisisse de son bras comme s'il voulait lui passer les menottes sans autre forme de procès. Elle secoua la tête, tout son visage se faisant plus venimeux, méprisant même. Franchement, il n'avait pas mieux à faire, retrouver le véritable coupable par exemple puisqu’il avait réussi à trouver un médecin ? Il était juste amer de n'avoir jamais pu prouver quoique ce soit d'assez incriminant pour la mettre derrière les barreaux, voilà ! Au moins, elle avait eu le temps de remonter un peu le moral de la demoiselle au sac ...

« À ce que je vois, toujours incapable de voir au-delà de votre nez, commissaire ... C'est à se demander comment vous en êtes arrivé à ce poste. »

Elle planta son regard dans le sien, de marbre devant son sourire digne d'un loup affamé devant l'agneau sans défense. Il pensait vraiment avoir gagné ? La panthère rose ne reprendrait peut-être jamais du service, mais elle ne laisserait personne insulter ses talents sans broncher. Elle avait toujours joué seule sur ce grand tableau. Si c'était elle, la cambrioleuse, elle ne serait pas ici, à se mêler parmi les invités. Quoique le coup du serpent, franchement, c'était génial, elle en aurait tellement ri dans d'autres circonstances. La relève était entre de bonnes mains si c'était l'œuvre d'un confrère. Mais le diamant était resté bien sagement sur son présentoir non ? Elle fit claquer sa langue, montrant bien son agacement.

« Vous savez, cette pierre, elle est bien jolie, mais ça peut aussi bien être du toc. Je n'ai pas pu m'approcher suffisamment pour vérifier avec tous vos manèges. Satisfait maintenant ? »

Crétin. Ce mot-là, elle le retint et juste à temps apparemment. La poigne de Voelsungen se resserra sur son bras alors qu'il ne lui répondit même pas. Bon, on pouvait prendre ça pour un non alors. Elle ne put s'empêcher de grimacer, s'agitant en vain pour tenter de se libérer. En voilà des manières ! Cela allait sûrement lui laisser une horrible marque bleue !

« Vous me faites mal ! Et vous n'avez aucunem preuve ! Lâchez-moi ou j'hurle, pire, je déposerai une plainte pour abus de pouvoir et c'est tout votre service qui sera tourné au ridicule ! »

Elle lui rendrait coup pour coup. Elle avait toujours quelques contacts et elle savait en jouer, lorsque c'était nécessaire. Malgré son allure insouciante, elle était loin d'être stupide. Ses menaces n’étaient donc pas à prendre à la légère, même si là, elle voulait surtout qu’il arrête avant que cela puisse l’empêcher de bosser. Louna se joignit à ses efforts, faisant frapper ses petits poings contre le dos de cet homme beaucoup plus grand qu’elle, au moins pour tenter de le faire revenir à la raison. Heureusement pour toutes les deux, une diversion parfaite se présenta. La jeune femme qui était inconsciente venait de se redresser dans un état second. Sous la surprise sans doute, la main sur son bras se fit moins ressentir. Un bon coup de coude dans les côtés du commissaire et Jade s'en défit pour de bon, reculant d'un grand pas, ramenant son bras endolori contre elle dans la position parfaite de la femme blessée et presque effrayée. Devant tous ces témoins, c'était surtout de la poudre aux yeux, enfin en partie. Parce que c'était vraiment douloureux mine de rien. Elle grimaça à nouveau en frottant sa peau rougie. Au moins, tout cela devrait être suffisant pour qu'il ne lui prenne pas l'envie de reposer la main sur elle. Son statut n'excuserait pas tout.

« Ça aussi, vous allez dire que c'est ma faute, je suppose ? » demanda-t-elle en levant les yeux au ciel, exaspérée.

Il agissait comme un enfant. Sa haine était injustifiée. Il ne savait presque rien sur son compte ! Et puis les gens changent mon bon monsieur ! C’était une autre raison pour laquelle elle avait tenté d’éviter cette confrontation : à chaque fois, cela lui causait des maux de tête plus qu'autre chose.

« Bon, on la suit, ou vous restez tous plantés là ? »

Les autres personnes dans la salle, elles, n’avaient pas l'air convaincues que la jeune femme était encore dans son état normal. Les théories fusaient de partout, ces bourges n’étaient-ils donc pas capables de rester silencieux deux minutes si une idée leur traversait l’esprit ? Entre la possession et l’épilepsie, ils en avaient des drôles d’idées. Lorsqu'une nouvelle voix féminine se fit entendre près de leur groupe, Jade sursauta. Elle ne s'était pas rendu compte que quelqu'un les observait, qu'avait-elle entendu exactement ?! En se retournant vers la jeune femme qui s'était adressée au commissaire et qui parlait maintenant d'esprits mauvais, elle resta un peu surprise pour le coup. La voix et la personne semblaient provenir d'un bout de verre. Enfin. Peu importe ! La nouvelle venue avait remis Voelsungen à sa place et, à ses yeux, c'était suffisant pour qu'elle soit un minimum digne de confiance. Jade adressa un sourire vainqueur à l'attention de son grand rival. Il ne pouvait plus l'accuser à tort et à travers maintenant. Peut-être aurait-elle le droit à des excuses ? On peut toujours rêver. Elle se délecterait de chaque seconde, chaque mot. Pendant ce temps là, Ester s'était affairée à aller gifler la possédée. Le plus rigolo, c'est que ça semblait avoir marché. Ensuite, miss Houni demanda d'évacuer la salle, ce qui en soit convenait aux ordres qu'ils avaient reçu, mais étant donné que les deux filles qui pouvaient avoir été en contact avec le spectre étaient encerclées ... Ça ne sentait pas bon toute cette histoire. Allez. C'était son tour de jouer ! Elle avait toujours été bonne actrice. Elle laissait Louna ou Aldrick s'occuper du sac, s'il y avait quelque chose de précieux dedans, on la pointerait du doigt une fois de plus.

« Docteur ... J'ai maaaal ... » minauda-t-elle, pleurnichant pour la forme, agrippant le bras de Songezy pour se coller contre lui d'une façon sans doute un peu trop sensuelle au vu des circonstances. Mais on ne repoussait pas brusquement une souffrante n'est-ce pas ?
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Aldrick Voelsungen
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MessageSujet: Re: Histoire du crime [PV Ester Jones | Jade Perez | Matt Carey | Mary Bloody | Billy Langevin]    Ven 1 Juin - 23:32

Jade vs Aldrick, 1 partout. Balle au centre.

Il aurait volontiers rouvert les hostilités si près d'eux, la photographe n'avait pas fais un brusque écart pour l'éviter. Sa réaction fut si démesurée que le brun, étonné, n'écouta que d'une oreille les dires de Jade. Sans sentir les coups de Louna dans son dos pour tenter de le faire lâcher prise, il observa la rousse face à lui, interdit. Enfin Jade retrouva sa liberté d'un coup de coude, laissant juste l'opportunité à Aldrick d'étouffer un léger rire :

- Ça chatouille !

Son sérieux revint aussitôt, mais il n'eut pas le temps de comprendre la question de la voleuse, qu'ils étaient déjà confrontés à l'apparition de... Du... D'un génie de la vitre ?

Dans un sursaut parfaitement synchronisé avec celui de Jade, le loup noir fixa, médusé, la nouvelle arrivante. Tout en écoutant la demoiselle du reflet, il remarqua qu'elle ne sentait pas sable, ce qui était étrange pour un djinn, mais davantage comme Samuel. À peine eut-elle fini de s'exprimer, qu'Ester se précipita vers la souffrante pour lui parler, puis la gifler. Décidément, cette fille avait des réactions bien imprévisibles !

Le commissaire, observa la salle et soupira de soulagement en découvrant Billy, loin d'eux. Impossible pour le roux d'avoir entendu leur conversation, et personne autour ne leur prêtait davantage d'attention.

Les épaules massives du lycanthrope s'affaissèrent avant qu'il lance pour la nouvelle, dans un murmure courroucé :

- Bon sang, vous nous avez fichu la trouille ! Ça va pas de débarquer comme ça ? Qui que vous soyez, on peut dire que vous avez eu de la chance qu'aucun Humain ne vous ai remarqué ! La Curia vous aurait cassé les pieds sinon. Vous êtes quoi d'ailleurs ? Un genre de... Fantôme ?

L'expression de la concernée, plongea Aldrick dans une grande perplexité. Se plaçant devant elle pour la cacher aux autres, il lui tourna le dos de sorte à l'entendre quand même, et souffla :

- Cet esprit dont vous parliez là... C'est un ami à vous ? C'est lui qui cause tout ce raffut ? Il a un message à faire passer ou il veut juste s'amuser ?

Le loup hésita un peu et questionna :

- Il est sorti du corps de cette fille, non ?

Le lycanthrope réfléchissait à toute allure. Balayant la salle du regard, il grommela, n'ayant aucune raison valable pour faire évacuer autant d'Humains sans préavis et ce, même si ce fantôme rôdait encore. Il ne pouvait le signaler haut et fort sans créer la panique. Il n'était pas non plus dit que la demoiselle de la vitre ne soit pas en lien avec un quelconque cambrioleur, ni qu'elle ne leur veuille que du bien. Mais il ne put saisir complétement sa réponse, car Jade les questionna avec impatience.

- Bon, on la suit, ou vous restez tous plantés là ?
- Pourquoi faire ? Vous voulez un pansement pour un si petit bobo ? Ironisa-t-il.

Cela dut lui donner des idées, car elle ne se fit pas prier et les laissa en plan, le sac, Louna et lui, pour sortir son plus beau jeu de malade imaginaire auprès du médecin. Comme si cela ne suffisait pas, un des policiers avait quitté son poste près du diamant pour éloigner Ester de la possédée. Le commissaire échangea un regard interloqué avec la coiffeuse et laissa échapper un soupir désabusé en secouant négativement la tête.

* Non mais je rêve ! Quel foutoir ! Pourquoi je me suis levé ce matin, déjà ? *

La proposition de Bérénice Houni d’évacuer les troubles-fêtes sembla cependant faire la majorité et le médecin acquiesça vivement, heureux de quitter cette salle d'hystériques. Avisant l'agent qui maîtrisait Ester, Aldrick lui indiqua la sortie d'un signe de tête :

- Emmenez-la aussi dehors, j'arrive.
- Suivez-moi mademoiselle, je vais vous examiner aussi. Déclara Songezy pour Jade.

Faisant signe à Houni de reprendre la conférence, Aldrick jeta un bref coup d’œil à la pierre précieuse avant de se rapprocher de Billy, abandonnant avant pour Mary :

- Restez dans le coin, mais soyez discrète.

Seules quelques brides du discours maîtrisé de la conférencière lui parvinrent comme dans un écho lointain :

- Grâce à une reproduction de la pierre de Rosette... Déchiffrer les Hiéroglyphes... Parchemins…
- Si un autre malaise ou quoique se soit du genre arrive, on fait évacuer. Murmura-t-il une fois près de son second.

Un soupir de soulagement lui échappa, quand le petit groupe se dirigea vers la sortie. Lorsqu'ils passèrent près du présentoir et d'un autre officier, Aldrick décocha un regard noir à Jade.

* Bon au moins, la panthère rose n'a rien volé ce coup-ci. C'est déjà ça. Même si elle reste une gamine à tous les niveaux. *

Driiiiiiiiiiiiiiiiiiiiing !!!!!!!

L’alarme lui vrilla les tympans atrocement, verrouillant la salle avant que voleuse et photographe n’aient franchi le seuil de la pièce. La torture ne prit fin qu'une minute plus tard, mais paniquée, Houni s’était ruée vers le diamant, pour en vérifier l'état. Mauvaise idée.


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MessageSujet: Re: Histoire du crime [PV Ester Jones | Jade Perez | Matt Carey | Mary Bloody | Billy Langevin]    Lun 4 Juin - 10:13

« Serait-ce de… l'épilepsie ? »

Elle oscillait sur ses jambes, la tête tombée en avant. Je la sentais lourde, je craignais qu'elle ne s'écroule à tout moment. Je raffermis ma prise sur ses épaules et son bras. Elle était animée d'une étrange force. La salle, autours de moi, recommençait à paniquer. Le médecin était dubitatif, j'avais l'impression que ma proposition ne le satisfaisait pas. Mais alors quoi ? Cette matinée n'était vraiment pas banale et j'avais bien envie que ça s'arrête là mais je n'étais pas au bout de mes surprises.

Soudain, une furie traversa la pièce pour se précipiter vers nous. Elle me bouscula presque, manqua de faire tomber le docteur et s'empara de la tête de la pauvre malade pour lui sortir une tirade étrange. Ensuite de quoi, elle me l'arracha presque des mains pour lui murmurer je-ne-sais-quoi à l'oreille avant de la renvoyer dans mes bras. J'étais interdit. J'échangeais un regard avec le médecin, il ne semblait pas savoir, non plus, comment réagir. Mais avant que nous eussions pu envisager quoi que ce soit, la furie souffleta violemment la jeune femme. Je ne l'avais pas vu venir, cella là ! J'allais réagir, m'interposer, sermonner… mais le geste avait suffisamment surpris les autres convives pour en faire sortir quelques uns de leurs torpeurs et ils allaient s'emparer d'elle pour l'immobiliser quand un brigadier s'en chargea.

Morel ! Mais il était chargé de la surveillance de diamant, lui ! Zut ! Je jetais aussitôt un œil vers Jean, toujours à son poste près du présentoir qui me fit signe qu'il maîtrisait la situation de son côté. Tout en confiance envers mon ami et collègue, je revenais à mes clientes.

Dans mes bras, la victime du deuxième soufflet de la matinée se figea, cessant ses oscillations, puis s’effondra contre moi, toute molle, évanouie. La crise semblait passée mais on revenait à la situation précédente. Je me tournais vers le médecin qui s'approchait pour voir ce qu'il en était quand la responsable de l'exposition nous enjoignit de faire sortir la souffrante. Le regard de l’égyptienne était assez clair : elle ne voulait plus de perturbations et il aurait été de bon ton de faire sortir, aussi, la furie rousse.

Bon, nous étions deux policiers occupés par cette esclandre et le présentoir avait perdu un gardien, il fallait réagencer tout le monde et vite. Mais voilà qu'une seconde folle se jetait sur nous. S'étaient-elles donné le mot ? Celle-ci se pendait au bras du médecin et se plaignait de douleur. Je la détaillais un instant, je la connaissais. Enfin, non, je ne la connaissais pas personnellement, mais, elle, elle n'était pas inconnue de nos services. Jade Perez !

Je cherchais Aldrick du regard quand j'entendis son ordre corroborant la demande de la conférencière. Il comptait sortir aussi. Je devais donc me faire remplacer auprès de la souffrante pour rester sur place, nous ne pouvions nous permettre de sortir tous les deux. Nous n'avions pas assez d'hommes. Un regard rapide me permis de repérer un quidam qui avait gardé son sang froid et je l'interpellais pendant que la conférence reprenait. L'homme d'une trentaine d'année, probablement un reporter qui serait ravi d'être aux premières loges des évènements, s'approcha de moi.

« Pouvez vous prendre en charge cette personne, s'il vous plait, et accompagner le docteur et le brigadier ? Deux autres policiers sont dehors dont un médecin et le commissaire vous rejoins tout de suite, vous pourrez revenir aussitôt qu'ils auront pris le relais pour assister à la suite de la conférence. »

L'homme acquiesça sans un mot et je lui déposais la jeune évanouie dans les bras puis je m'approchais de Morel pour lui glisser à l'oreille :

« Celle là, tu ne la lâches pas tant que tu n'es pas certain qu'elle soit calmée… et garde aussi un œil sur celle qui est pendue au médecin, aussi, elle est bien connue de nos services... »

Il jaugeat la voleuse du regard et me fit un signe pour indiquer qu'il avait compris. J'espérais qu'il serait à la hauteur. Il n'y avait que quelques mètre jusqu'à la porte et Aldrick sortirait vite de la salle après une dernière vérification, ça me semblait correct. Je jetais un regard circulaire sur la salle en suivant le petit groupe qui se dirigeait vers la porte en passant près du présentoir. Je voulais échanger un mot avec Jean. Il manquait un homme pour le surveiller ce fichus diamant mais je n'avais plus que deux hommes à la porte. Deux hommes d'un autre arrondissement, je ne les connaissais donc pas... Je voulais m'assurer que la situation était bien sous contrôle.

Aldrick vint me glisser une consigner à l'oreille et je lui répondis par un sourire entendu. C'était l'évidence même, nous n'allions pas continuer à prendre des risques indéfiniment quoi qu'en dise l'égyptienne.

C'est alors que l'alarme retenti.

J'eus un moment de surprise, les yeux plissés, luttant pour ne pas mettre mes mains sur mes oreilles (geste tout sauf professionnel) puis je me ressaisis. Les portes de la salle s'étaient verrouillées, les policiers à la porte s'étaient de toutes façons aussitôt placés en barrière pour empêcher toute sortie. Bon réflexe, je n'oublierai pas de le mentionner dans mon rapport. La foule s'était immobilisée et plus d'une personne avait fait le geste que j'avais moi-même retenu : s'accroupir en plaquant ses mains sur leurs oreilles pour atténuer cet horrible son strident.

Quand le silence revint, je regardais Jean qui me fit un signe négatif de la tête, ce n'était pas de son côté que ça avait sonné. J'étais rassuré, il n'avait toujours pas bougé et le diamant semblait toujours là. Houni n'en était pas si sûre et s'approchait du présentoir mais je me désintéressais d'elle à la recherche de l'origine de la sirène.

Et je le vis.

Un homme, tremblant, sa canne au pommeau d'argent à la main, fixait comme un dément une vitrine qu'il venait visiblement de faire éclater. Je courrais à sa rencontre en bousculant les quelques personnes qui ne s'écartaient pas sur mon passage. L'homme semblait totalement paniqué et je ne voulais pas qu'il se mette à frapper à tord et à travers avec sa canne. Qu'est-ce qu'il lui avait pris à celui là ? Arrivé à sa hauteur, je le maîtrisais aussitôt, l'arme de fortune tomba à terre et il se laissa faire sans lâcher des yeux la vitrine brisée. Ses lèvres étaient comme agitées de spasmes. J'envoyais un agent de la porte protéger la vitrine, je ne voulais ni vol ni blessé supplémentaire. Terrorisé, l'homme parla enfin pour donner une explication à son geste.

« Là… Là… sur la vitre… un visage… une femme… une sorcière… elle nous épiait… elle... elle... »

Ses jambes cédèrent et il tomba à genoux. Son explication me laissait sans voix, interloqué. Le voilà qui enchaînait des murmures incohérents. J'attrapais mes menottes et les lui passaient au poignets. Etait-il possible que, voyant un simple reflet sur la vitre, cet homme ait imaginé des choses surnaturelles ? Après le serpent, l'épilepsie, l'alarme… nous étions enfermés dans cette salle avec une foule qui n'allait pas tarder à céder à la panique. Il fallait évacuer d'urgence, c'était certain, mais comment faire ?


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MessageSujet: Re: Histoire du crime [PV Ester Jones | Jade Perez | Matt Carey | Mary Bloody | Billy Langevin]    Sam 16 Juin - 23:12

Ah non mais l'autre tout de suite ! Pour qui se prenait-il ? Et gnagnagna fallait pas se faire voir des humains et gnagnagni la Curia elle allait faire les gros yeux... mais flûte quoi ! Elle allait me faire quoi la Curia ? Les gros yeux ? Me tuer ?

Et puis bon honnêtement, je sais que je suis exceptionnelle mais là les humains ils ont droit à une salle remplie d'esprits égyptiens, un serpent, une possession... alors en quoi une pauvre bonne femme dans un miroir allait les étonner, hein ? Je vous le demande...

Bon.

N'empêche que je n'appréciais pas le ton que prenait ce monsieur ! Ah décidément, moi qui étais apparu pour le mettre en garde, c'était à vous dégoûter de rendre service. Si bien que quand il commença à me poser des questions, j'étais franchement tentée de me mettre à bouder. Pour seules réponses j'avais envie de lui tirer la langue devant sa tête ahurie, et moi, de là.

Mais bon ! J'avais quand même une conscience civique (si si, cesser de hausser ces sourcils je vous en prie je suis parfaitement crédible) et je coupai la poire en deux : j’ignorai superbement sa question sur ma nature (avec toute la superbe dont était capable une silhouette dont la taille ne dépassait pas le double-décimètre) et je pris note du reste.

« Ah non, c'est loin d'être mon ami. Vous croyez que je traîne avec beaucoup de pharaons, moi ? D'ailleurs, s'il savait que j'étais ici il... et bien disons qu'ils ne sont pas très civilisés ces gens-là. »

- Il est sorti du corps de cette fille, non ?

Hey, ça t'intéresse ce que je raconte ? Bref, oui, quoi ? Ah la fille ! Oui celle qui était venue mettre une claque à la possédée. C'était aussi courageux que dangereux d'ailleurs. Enfin moi j'étais hors du coup donc je trouvais ça très rigolo à observer, mais naturellement si je ne vis pas l'esprit sortir du corps de la conservatrice pour passer dans celui de la courageuse qui s'était adressé à lui, je sentis tout de même les pulsations psychiques se modifier légèrement. Je pense qu'il y en a une qui était en train de payer cher son exorcisme sauvage.

« Et bien... il s'est transféré j'ai l'impression. La dame-là, c'était une amie à vous ? » demandais-je innocemment en désignant du menton (j'aurais pu désigner par le doigt mais d'une, c'était très malpolie, et de deux, aller tendre le bras dans un espace en deux dimensions, histoire que je rigole) celle qui venait d'improviser un exorcisme maison. En soi la perspective de voir la courageuse jeune femme partager son corps avec un esprit égyptien était tout aussi courageux que sa tentative d'exorcisme, mais je n'eut pas le temps de rire -ce qui aurait pu être inapproprié devant le monsieur de la maréchaussée- car une alarme du bâtiment sonnait brusquement.

Cela donna un bruit très strident affreux à encaisser. Bon habituellement le bruit, cela faisait parti de ces trucs qui gênaient les vivants : je les classais avec la même considération que la faim ou fatigue physique. Seulement quand le bruit était suffisamment strident pour entrer en résonance avec le verre, ne fusse que d'un peu, je me le mangeais en pleine poire et tout mon corps entrait dans une modulation qui me laissait hagarde et rompue. Je crois même que j'eus poussé un petit cri, mais ne compter pas sur moi pour l'avouer à quiconque.

En tout cas le responsable de cette gabegie fut vite identifié et arrêté : un homme tremblotant avec sa canne qui avait cassé une vitrine pour en déclencher l'alarme. Je lui soupçonnais un grave passé psychiatrique car en plus de son acte de vandalisme inconscient, il déblatérait en plus des propos délirants à base de femme sur une vitre et lui prêtait des pouvoirs occultes, bref la sénilité était présente en cet homme. J'avais envie de mettre mes mains en porte-voix et de crier à ce courageux officier de police qu'il avait bien fait de l'arrêter, ce sale menteur. Mais un zeste de retenu me convaincue de ne rien en faire, il avait l'air assez perturbé comme cela.

Par ailleurs, son geste inconsidéré avait peut-être des effets secondaires indésirables : je ressentais des mauvaises énergies se dégager de la vitrine qu'il avait dégagé. L'objet qui devait se trouver dans le présentoir devait être en train de réagir à toutes les manifestations spectrales qui se déroulaient dans la salle. Ce qui n'aurait pas prêté à conséquence si l'autre monsieur n'avait pas voulu faire son intéressant avec sa canne et ses histoires de fantômes qui n'intéressaient personne, le nul.

L'autre policier m'avait peut-être demandé de rester discrète, il ne pouvait pas savoir que discrète était mon second prénom et quand à rester dans le coin, disons que l'autorité qu'il avait sur moi égalait sa capacité à pouvoir me passer les menottes. Je me glissais donc comme le parfait Reflet que j'étais vers le verre brisé du présentoir. Tâche difficile et traumatique s'il en était : pour vous donner une idée ça serait comme si un vivant devait traverser un champ de bataille dont les corps étaient encore en train de pourrir sous le soleil. Je songea tout de même à rester invisible.

Une fois positionnée, je pu enfin voir quel objet était ainsi en train de concentrer toutes ces énergies : il s'agissait en fait d'un anneau qui paraissait ancien et usé et dont les inscriptions marqués dessus semblaient être en relief, bien que complètement abscons à mes yeux. Le plus étonnant n'était toutefois pas son apparence mais bien le bruit qu'il faisait. Enfin plutôt que du bruit, il serait plus exact de parler de non-bruit : une mélodie dissonante dont les notes partaient dans les négatifs, laissant des trous sans son oblitérant toute écoute quand elles se jouaient. Pour l'instant je crois qu'il n'y avait que moi pour les percevoir, mais elles gagnaient en puissance seconde après seconde et il n'y avait probablement qu'un temps avant qu'elles ne se mettent à être audibles pour les vivants. J'ignorais d'ailleurs quels effets ils pourraient bien avoir sur eux, je jetai un coup d’œil rapide autour de moi : il n'y avait au final que le vieux monsieur ainsi que le policier roux dans les environs immédiats du présentoir. Pas question que je me rende visible pour les avertir, donc.

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Ester Jones
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MessageSujet: Re: Histoire du crime [PV Ester Jones | Jade Perez | Matt Carey | Mary Bloody | Billy Langevin]    Dim 24 Juin - 19:27

Ester Jones tourna la tête tantôt à droite, tantôt à gauche… hagarde. Sa tête bourdonnait des battements précipités de son coeur et l’air s’était emplit d’une odeur de sable et de pourriture. Elle grimaça et prit soudain les bras qui la tenaient pour un dossier improvisé, elle s’appuya dessus.
L’instant suivant, elle aperçut la douce jeune femme aux cheveux roses se joindre à eux. Tandis que ses pensées s’embrouillaient, Ester lui sourit à nouveau, contente de voir un visage « plus amical ». Elle l’entendit se plaindre mais ne put avoir pour elle un seul geste réconfortant, pour lui rendre la pareille, puisqu’elle avait les mains coincées dans le dos. Elle ne pouvait donc que lui offrir un visage compatissant.

C’est la voix de la conférencière qui attira à nouveau son attention vers le reste de la salle. Mais le moindre mouvement de tête trop brusque lui donnait des vertiges. Elle l’écouta distraitement. En plus, plus elle fronçait les sourcils vers cette femme ou ses vitrines à trésors, plus les choses lui paraissaient sombres, entourées d’un voile brunâtre. L’injonction de l’agent à la suite lui donna un sursaut d’énergie.


« Quoi ? Mais… »

Elle croisa son regard. Fixée ainsi, elle se sentait déjà prise pour une criminelle. Elle ? La petite Ester Jones ? fille de pasteur, originaire d’un village proche d’Orléans. Mais non ! Il y avait forcément erreur sur la personne. Elle récusait en bloc. Sa protestation morale fut cependant trop vive pour son corps qui lui répondit par un (premier) haut le coeur… puis un second, quand l’agent derrière elle la tira pour la remettre debout. Elle ne dit plus un mot, trop occupée à calmer son estomac. Elle entendit quand même les paroles du roux qui demandait qu’elle soit « calmée ». Alors elle lança un regard mauvais dans sa direction. Il n’avait qu’à la traiter de sauvage pendant qu’il y était ! Et puis franchement, vu comment elle titubait déjà… elle ne voyait pas comment elle aurait plus paraitre « plus calme ». Il aurait préféré qu’elle s’évanouisse elle aussi ? Pourtant ça, c’était pas près d’arriver ! La médium ferait tout son possible pour rester consciente. Hors de question qu’il lui arrive la même chose qu’à l’autre.
Et elle parcourut la salle, un pas après l’autre. Elle s’accrochait à chaque élément réel qui lui gardait les idées en place, alors qu’un écho lointain cherchait s’en cesse à remonter dans son esprit.

Elle aperçut bientôt la porte de sortie et s’en réjouit. Elle s’échapperait sans doute de cette sensation oppressante et assomante qu’elle ressentait depuis tout à l’heure. Ça l’aurait même rendue plus légère, trop légère en vérité. Alors qu’elle suivait tranquillement le reste du groupe, elle s’arrêta subitement.


« Attendez ! Mes affaires ! Je… »

… ne put finir sa phrase, tandis que tous les visages se crispèrent au son de l’alarme. Le policier derrière elle eut l’indulgence, ou la faiblesse, de lui libérer un bras pour qu’ils puissent chacun se boucher une oreille. La petite rousse se courba également comme pour se protéger de l’assaut sonore. Que nenni, le sifflement résonna dans sa tête, la rendant sourde à tout le reste. Elle cligna des yeux, déjà qu’elle peinait à garder pied avec la réalité, mais alors là…

Lorsque l’alarme libéra les pauvres gens de son étreinte bruyante, tous ressentirent une seconde de soulagement, sauf Ester. Elle se redressa d’un coup et tapota l’épaule de Jade d’un ton charmeur :


« Mademoiselle, vous êtes si jolie, venez avec moi ! J’ai quelque chose à récupérer… »

Elle lui prit la main et sentant une résistance de l’autre, elle écrasa sans ménagement le pied de l’agent qui la tenait encore, puis le poussa contre quelqu’un. Après quoi, sourire aux lèvres, elle déguerpit, entrainant la jeune femme aux cheveux roses avec elle. On entendit l’homme leur courir après, mais ça ne l’arrêta pas. Elle retourna vers la foule, qui, méfiante de sa précédente intervention, lui laissa globalement le passage.
On n’en attendait pas moins quand on faisait face à un ph… oh ! Le sac, il était là, toujours contre la vitrine de tout à l’heure. La photographe tendit le bras pour attraper son bagage, mais… non en fait, elle le frôla juste. À la place, ses pieds continuèrent à avancer jusqu’aux morceaux de verre brisé. Un autre agent lui barrant la route, la petite rousse le regarda avec défi, puis s’indigna :


« Ils ont perdu la tête ces gardes ! Attendez, je vais récupérer cet anneau et v… »

Elle se retourna et s’interrompit, visiblement contrariée. Ce n’était plus le doux visage de la jolie demoiselle qu’elle avait en face d’elle.

H.R.P.:
 
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Jade Perez
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MessageSujet: Re: Histoire du crime [PV Ester Jones | Jade Perez | Matt Carey | Mary Bloody | Billy Langevin]    Mer 11 Juil - 18:07

Une enfant aurait tiré la langue, fière de son coup de génie. La panthère rose ne se retourna pas pour adresser un regard supplémentaire au commissaire et au reste de son équipe, ce qui témoignait bien de tout ce qu’elle pouvait éprouver pour les forces de l’ordre de la ville. Plus que du simple mépris, c’était carrément de l’indifférence. Tout le monde devait évacuer, elle se retrouvait ainsi au simple rang de civile parmi tant d’autres. La victoire était à portée de main. Encore quelques pas et elle aurait dépassé la porte. À ce moment, avec la panique qui commençait à se répandre, il serait bien plus facile d’échapper à la surveillance limitée pour rentrer au cabaret, se reposer, et prendre un long bain, avec de la mousse et de la glace pour son bras peut-être. Le commissaire devrait rendre ses comptes à White. Nourrie, logée, blanchie. C’était bien ça les termes du contrat non ? Peut-être devrait-elle attendre un peu, quand même, au moins le temps que le docteur l’ausculte comme promis ...

Le calme avait regagné le Louvres, mais ce n’était que le calme avant la tempête. Elle n’aurait pas dû baisser sa garde aussi rapidement. Jade jeta un regard en arrière à la mention du sac, avisant son amie qui n’avait pas encore tellement bougé. C’était encore heureux qu’on ne les ait pas mises dans le même panier juste parce que Louna avait pris la défense de la voleuse. C’est à ce moment qu’elle remarqua l’homme qui était â ses côtés, une canne levée dans les airs. En moins d’une seconde, l’objet s’était déjà abaissé dans un geste net et précis sous le regard horrifié de Jade qui pensait bien qu’il visait la chimère. Bien sûr c’était avant que l’alarme se déclenche, recouvrant toute plainte aigue qui aurait pu s’échapper de sa bouche. C’était tout ce qu’elle pouvait faire à cette distance, mais il était trop tard. La vitrine vola en éclats.

L’alarme coupa court à ses questions en même temps que ses autres pensées. Jade posa ses paumes contre ses oreilles comme dans un simple réflexe. Heureusement, la torture ne dura qu'une poignée de secondes. Ce qui était moins bon, c'était que la sortie était maintenant bloquée. Une simple serrure, elle en aurait fait son affaire, mais là c'était une autre histoire, en plus, le chemin était bloqué par des agents. Une main lui tapota l'épaule, qu'est-ce qu'on lui voulait encore ? Jade se détendit tout de suite devant le sourire de la rouquine. Le compliment avait aidé aussi. Ah oui, c’est vrai, le sac. Elle pourrait peut-être enfin obtenir la réponse à ce mystère ! C’était bien plus intéressant que rester aux côtés du médecin et de l’autre agent qui risquait bien plus de lui faire une clé de bras pour l’empêcher de bouger même si encore une fois elle n’y était pour rien dans tout ce bordel. Alors elle prit la main qui lui était tendue.

Étrangement, Jade ne se posa pas particulièrement de questions sur le comportement étrange de la photographe. Elle se contenta d’envoyer la main à la foule qui les regardaient passer d’un air dubitatif, sourire béat aux lèvres, comme une reine devait le faire devant ses sujets. Le diamant restait dans un coin de son esprit. C’était tout de même dommage de ne pas avoir pu l’observer de plus près. Il était si près ... Un détour ne leur coûterait que quelques secondes ... Pourquoi les gens devaient-ils avoir l’esprit aussi fermé ?! La beauté d’un tel bijou ne devrait pas être caché derrière une banale surface en verre ! Tout le monde devrait pouvoir admirer les rayons du soleil s’y refléter dans toute leur splendeur, comme une offrande à Zeus ! Malgré tout, elle était inquiète. Si ces gardes avaient un regard aussi mauvais à leur égard, peut-être seraient-ils mis à morts. Au moins, elle n'était pas seule dans cette épreuve.

« Vous avez vu une autre issue ? » demanda-t-elle à la jeune femme en battant des cils.

Lorsque sa main fut relâchée, ce fut comme si le charme avait été rompu. Tout éclat de vie passé fut oublié. L'anneau. Non. Elle n'était pas ici pour commettre un larcin. Elle recula d’un pas mal assuré, s'éloignant de la scène et du chevalier roux. S’ils étaient tous en train d’être victimes de folie collective, elle ne voulait pas être atteinte de manière irréversible. Si c’était bel et bien un spectre, elle ne voulait pas être possédée à son tour. Dans une scène presque comique, elle s’était appuyée contre le présentoir de la pièce maîtresse. Son poids fut suffisant pour qu’il oscille dangereusement, sous le souffle coupé des spectateurs qui pouvaient être encore présents, et en perdant son seul soutien, elle tomba à son tour. Sa tête percutant le sol, sonnée, elle ne vit que des étoiles pendant quelques secondes. Quelques précieuses secondes.

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Billy Langevin
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MessageSujet: Re: Histoire du crime [PV Ester Jones | Jade Perez | Matt Carey | Mary Bloody | Billy Langevin]    Lun 16 Juil - 16:31

HRP:
 

Je tenais l'homme, immobilisé, un genou à terre. Il était plus que temps de prendre les choses en main. Je passais les bracelets de fer aux poignets de l'homme et me relevais pour aller le confier à un agent en poste près du présentoir quand je vis la furie rousse traverser la salle vers moi. N'était-elle pas censée être avec Morel ? Elle tirait derrière elle l'autre demoiselle, la voleuse. Mais aux environs de Jean et, donc, du présentoirs avec le diamant, elles se séparèrent. L'agent Morel, sur leurs pas, avisa le présentoir et les policiers qui l'encadraient et pourchassa la demoiselle que je lui avais confiée. Je le vis lui saisir le poignet alors qu'elle semblait s'intéresser de trop prêt au contenu de la vitrine brisée. Elle était encadrée de deux policiers dont l'un qui, m'imitant, avait sorti ses menottes avec la ferme intention de les utiliser, j'allais changer de direction et les rejoindre quand j'entendis un grand fracas.

Perez s'était affalée par terre, faisant chuter le présentoir avec elle. Un agent était déjà penché sur elle, prêt à la mettre en état d'arrestation elle aussi. Mais c'est l'attitude de Jean qui attira mon attention, il semblait chercher quelque chose à terre d'un regard paniqué. Je m'avançais vers lui d'un pas preste en tirant mon prisonnier hagard derrière moi quand la voix suraiguë de la conférencière m’éclaircit sur la situation :

« Le diamant ! Où est il ? Il a glissé ! Où est-il ? Le diamant !!!! »

J'étouffais un juron et entraînant l'homme menotté derrière moi, j'arrivais sur place en deux enjambées. Et à hauteur de mon ami et collègue, je lui confiais mon prisonnier et l'interrogeais :

« Jean ? »
« Il a glissé, Billy. Je n'ai pas réussi à le suivre des yeux. Je crois qu'il est passé sous la table. »
« Ecartez vous, messieurs, dames, que tout le monde reste debout ! » ordonnais-je à la foule curieuse qui semblait chercher, aussi, l'objet de toutes les convoitises...

Et je me retrouvais, à quatre pattes par terre, cherchant l'éclat brillant de la pierre précieuse. Quelle image donnais-je alors de la police ? Mais je n'avais pas le choix, il était essentiel de ne pas perdre ce cailloux. Poussant un soupir, je passais la tête sous la nappe de la grande table de conférence. Il était évident, vu le nombre d'endroit où celle-ci était relevée, que mon ordre n'avait été que moyennement écouté. Je croisais le regard affolé de Bérénice Houni et nous vîmes en même temps la pierre précieuse. Celle-ci était de l'autre côté de l'espace par rapport à moi et je vis la conférencière tendre la main pour l'attraper mais, à ce moment là, des doigts prestes se refermèrent dessus. L’égyptienne hurla de nouveau en se relevant d'un bond. Le temps que je m'extraie moi-même de sous la nappe, elle s'était jetée sur un homme et le griffait au visage.

« C'est lui ! Rendez le moi ! C'est lui, je l'ai vu ! Il a pris le diamant ! Police ! A moi ! Aidez moi ! Rendez moi le diamant ! »

L'homme était acculé et ne pouvait rien faire pour se défendre des agressions de la jeune femme et, effectivement, il semblait avoir la main refermé sur un objet de la taille de l'objet recherché. Je n'eus pas le temps de savoir s'il avait agit avec de bonnes ou de mauvaises intentions en ramassant la pierre, les assauts griffus l'obligèrent à ouvrir ses mains pour couvrir son visage et le diamant tomba de nouveau à terre, glissant entre les pieds de la foule de plus en plus excitée par la situation. Je retins de justesse un soupire d'exaspération et m'adressais aux visiteurs du ton le plus autoritaire que je pus.

« Messieurs, Dames, s'il vous plait, ne ramassez pas le bijou, écartez vous et laissez nous en reprendre possession. Après quoi, nous pourrons évacuer la salle sans que chacun de vous n'ait à subir de fouille corporelle. »

J'espérais que la menace de la fouille au corps aiderai les témoins à se montrer coopérants mais à entendre le brouhaha provoqué par ma tirade je n'en étais pas si sûr. Quant au « nous » que j'avais employé, je n'avais pas eu le choix, il incluait la conférencière qui était déjà à terre en train de fouiner entre les jambes de ses spectateurs à la recherche de son trésor. Une vraie archéologue...

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Histoire du crime [PV Ester Jones | Jade Perez | Matt Carey | Mary Bloody | Billy Langevin]

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