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Neige

Cabaret du Lost Paradise - Forum RPG

Forum RPG fantastique - Au cœur de Paris, durant la fin du XIXe siècle, un cabaret est au centre de toutes les discussions. Lycanthropes, vampires, démons, gorgones… Des employés peu communs pour un public scandaleusement humain.

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 Un noeud de problèmes [PV Aldrick & Luna]

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Layth Aeterna
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MessageSujet: Un noeud de problèmes [PV Aldrick & Luna]   Ven 28 Aoû - 6:49

À l’époque où Layth se vit contraint de travailler au Lost Paradise, il fut également obligé de troquer ses vêtements amples pour ceux, beaucoup plus serrés, de la mode parisienne. Son humeur laissa fortement à désirer cette semaine-là. Travailler ne le tentait guère, encore moins à l’idée de servir bombance et ripaille à de parfaits étrangers – même en étant payé. Il se pliait déjà à la volonté de Lenny qui cette fois en abusait. Un djinn serveur dans un cabaret, mais où allait le monde ? Voyons les choses en face, Layth fulminait. Si bien qu’il vola la redingote manquante à son nouveau garde-robe en prétextant être tombé sur un couturier à bon prix. Lorsqu’on lui demanda le nom du fameux personnage, son air peu affable ayant visiblement échoué à tuer la curiosité d’autrui dans l’œuf, il perdit son calme et vociféra qu’il avait suffisamment à faire sans retenir les noms de tous les commerçants chez qui il se rendait.

Si on lui passa cet écart de conduite, ce fut une fois, mais pas deux. Môsieur Snorri Nummelin, chef de salle de son état, tenait à l’ordre. Avec les années il apprit à connaître le djinn et à lui attitrer les clients réguliers dont le comportement ne risquait pas de faire des étincelles avec le sien. L’éternel calme du berseker jouait en sa faveur là où sa taille comptait pour du beurre aux yeux de Layth qu’il venait d’envoyer chez le couturier du cabaret. Sa vieille redingote courte avait fait son temps ; il fallait la remplacer par une neuve, longue, au goût du jour. S’y rendant à reculons non sans maugréer qu’il n’avait pas les sous pour une telle dépense, il réapparu pimpant de sa nouvelle acquisition et décida d’aller se pavaner dans les rues de la capitale avant le début de son service.

Le tissu était si doux, si propre, finement ajusté à sa taille. Rien à voir avec son vieux modèle plus d’une fois rapiécé. Tous les boutons se tenaient fermement sur le devant, sans osciller de gauche à droite à cause d’une couture trop lâche. Comme quoi il avait suffi de porter un vêtement neuf pour se rendre compte d’à quel point l’ancien tombait en morceaux. Le torse bombé, il respira l’air de la ville aussi frais que lui-même se sentait et poursuivit sa balade jusqu’aux bords de la Seine. Sur les quais, de nombreux bateaux terminaient de décharger leur cargaison tandis que l’un d’eux levait tout juste l’ancre avec son lot de passagers à bord. Une minorité leur envoyait la main avec entrain malgré la pluie prochaine qu’annonçaient les nuages flottant au-dessus de leur tête. Descendant pour observer la scène de plus près, Layth s’imaginait à son tour quitter les terres françaises, naviguer vers le sud jusqu’aux rives de son Afrique bien-aimée. L’empire Ottoman y perdait en influence depuis quelques années, mais jusqu’à présent peu importe qui régnait sur le territoire sablonneux qui l’avait vu naître, le djinn s’y sentait toujours chez lui.

Le regard fixé sur l’horizon il entendait d’ici les dialogues arabes des hommes de son pays avant de réaliser qu’il se déroulait à quelques mètres de lui entre deux marchands. Un vague sourire nostalgique commença à orner le coin de ses lèvres se rabaissant suite à la perte soudaine d’équilibre du djinn dont rien à proximité ne put empêcher sa chute. Grommelant il se redressa péniblement sur ses coudes sous le regard mécontent d’un hispanique le tirant par le bras pour le relever. Suspicieux de la brusquerie du bonhomme Layth arqua un sourcil, déjà sur la défensive quand ce dernier lui agita un étrange fruit jaune sous le nez. Dans un français haché, il comprit qu’on lui demandait la somme d’une unité et ses yeux s’écarquillèrent de compréhension. Se libérant d’un mouvement brusque il se précipita près de l’eau afin d’y examiner son reflet, plus précisément le haut de sa cuisse gauche où il aperçut une matière pâteuse et visqueuse collée à son vêtement. Elle se mêlait aux fibres avec ténacité, et plus le djinn frottait pour l’enlever, plus la matière pâteuse s’étalait avec son écœurante texture blanchâtre. Au sol, la peau coupable du fruit gisait sur le pavé à côté du marchand aux bras croisés, à deux doigts de taper du pied pour réclamer son dû.

-Les frais de la blanchisseuse en moins, sauf si bien sûr vous vous rendez vous-même au lavoir pour vous acquitter de la tâche.

Persuadé – à raison – de l’insulte à son égard, l’hispanique lui agrippa le col et en arracha le nœud papillon qu’il envoya valser dans la Seine. Furieux, Layth le bouscula jusqu’à ce que l’homme titube et manque de rejoindre son bien flottant désormais à l’abandon sur les eaux du fleuve.

-Köylüksün* !

Inutile de parler la langue pour comprendre la colère du djinn s’emparant à deux mains d’un premier cageot non sans viser le visage de leur propriétaire qui esquiva le projectile en se décalant d’abord, puis s’accroupissant ensuite.

-Mes bananes, arrêtez, mes bananes !

-Et ma redingote neuve ? Et mon noeud papillon ?!

Une foule de curieux ne tarda pas à s’agglutiner autour d’eux au fur et à mesure que les cageots s’accumulaient dans l’eau avec les fruits qu’ils contenaient. Devant les deux ou trois personnes qui tentèrent de s’emparer de sa marchandise exotique, l’hispanique à présent paniqué attrapa l’autre côté de la quatrième caisse en bois soulevée par les mains du djinn. Ils se mirent tous les deux à tirer de leur côté pour faire lâcher l’autre, malheureusement ce fut les lattes qui cédèrent les premières, déversant un bon dix kilos de bananes à leurs pieds. Malgré sa hargne, Layth prenait à présent un malin plaisir à semer la discorde dans le port. L’incident commençait à en valoir la peine, et lui à s’amuser.
__________

*Paysan ! en turc. Il s'agit d'une insulte.


Dernière édition par Layth Aeterna le Mer 2 Sep - 12:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un noeud de problèmes [PV Aldrick & Luna]   Mer 2 Sep - 11:43

La Seine.

Mariotte lança un regard dégoûté vers le courant opaque. L'eau vaguelotait sous les ponts, un peu plus quand une péniche de marchandises la coupait violemment et la forçait à changer de course. Tourbillons sales, enfermés entre deux murs, bloqués entre les quais de Paris. Souvent un pont pour toit – et quand elle-même passait dessous, elle portait un mouchoir à sa bouche, pour que les élans dégoûtants d'excréments ne viennent pas l'importuner davantage que ce qu'ils faisaient déjà.

Bon sang ce que la Normandie lui manquait.

Mariotte aimait l'eau à la folie – la sentir rigoler sur sa peau, jouer du bout des doigts à sentir le changement entre l'air et l'eau, les changements de texture, de température aussi. Elle aimait plonger la tête sous le liquide, le sentir englober sa bouche, son nez, ses yeux, son crâne. Elle en aimait presque sa forme humanoïde, lorsque la mer se glissait dans ses cheveux et qu'ils flottaient, lourds et légers à la fois, tournoyant en même temps qu'elle. Elle aimait crever la surface, ensuite, sentir l'air et la lumière à nouveau, entendre les sons qui étaient jusqu'alors émoussés, comme si ses oreilles ne marchaient plus vraiment, ou bien qu'elle était passée dans un autre monde. Voir et sentir toutes les gouttelettes d'eau sur ses écailles. Dans l'eau, elle s'oubliait.

Et ça lui avait coûté cher, la dernière fois qu'elle s'était laissée prendre au jeu.

Son visage s'assombrit, son menton légèrement baissé et ses sourcils froncés – pas pour longtemps, car Mariotte ne baissait que rarement la tête. Elle fixa encore la Seine un moment. Cette eau n'avait rien à voir avec celle dans laquelle elle avait aimé se baigner ; elle était sale, urbaine et prisonnière. Pourtant cela restait de l'eau, et elle continua à avancer sur les quais. Elle ne trouverait rien de mieux dans les parages.

Elle arriva bientôt à un endroit plus peuplé, et faillit faire demi-tour. Elle n'aimait pas ce grouillement d'humains, mais elle ne laisserait dire à personne qu'ils avaient pu la faire fuir. Elle voulait avancer, elle avançait. Dignement. Droite et fière, entre les marchands qui ne faisaient aucune attention à elle, si ce n'était peut-être une œillade avec un air blasé. Ils pensaient vivre la vraie vie, la vraie de vraie, la vie de marin, et qu'était-elle, elle, pour passer comme un être supérieur parmi eux ? Ils la méprisaient, elle le savait. Elle leur retournait sinistrement la faveur.

Mais bientôt elle ne put plus avancer. Un jeune homme bien habillé et un vendeur de bananes se... crêpaient le chignon. Elle s'immobilisa, et attendit, sombrement, qu'ils lui dégagent le passage. D'autres faisaient de même, à moins qu'ils ne soient simplement curieux – et à nouveau elle ricana mentalement, parce qu'ils devaient vraiment être très ennuyeux pour n'avoir rien de mieux à faire que de regarder un fou furieux balancer des cargaisons dans un fleuve. Elle regarda ailleurs, comme pour accentuer le fait qu'elle ne faisait pas partie de ceux-là, bien qu'il n'y ait personne pour le lui reprocher. La bagarre continuait ; d'autres marchands étaient venus à la rescousse du premier, mais le faiseur de troubles devait bien s'être trouvé des alliés aussi. Elle ne fit pas attention.

Et c'est là qu'elle se prit un coup.

Elle sentit la gifle sur sa joue, assez forte pour lui faire tourner la tête un peu plus. Elle baissa les yeux – vit, à ses pieds, la banane coupable. Elle releva les yeux.

Et sur la scène jusque là bruyante et bordélique se fit un silence surnaturel.

On aurait dit une bande de gamins qui jouaient, à une bataille de boules de neige par exemple, qui crient, qui hurlent dès qu'ils sont touchés, rient de plus belles, se vengent, lancent encore une boule. Il y a entre eux une connivence, une complicité, la certitude qu'ils « peuvent », qu'ils sont entre eux. Et puis, soudain, l'un des projectiles de glace vient frapper un manteau inconnu – celui d'un adulte, certainement, d'un étranger aussi, ou bien d'une personne connue pour ne pas aimer du tout, du tout, du tout s'amuser. Alors les enfants cessent le combat, retiennent leur respiration, prêts à recevoir la punition, la peur au ventre. Parfois l'inconnu riposte – il éclate de rire, ou lance une boule de neige et se joint au jeu, et la tension tombe, d'un coup, le rouge du froid remonte aux joues des enfants et tout le monde reprend joyeusement ses culbutes désorganisées, si bien qu'il n'ait à nouveau plus possible de trouver le moindre sens dans ce chaos.

Il se passa à peu près la même chose ; elle ne savait pas qui avait lancé l'arme fautive, mais ce n'était pas elle qu'il avait eu l'intention d'atteindre. Les curieux étaient spectateurs, ne faisaient pas partie du conflit, et elle sentit l'onde de culpabilité enfantine passer entre les adultes devant elle, alors qu'ils cessaient soudain de s'envoyer des fruits pour regarder comment elle réagirait.

Malheureusement, très malheureusement pour eux, Mariotte Lanvers n'était pas du genre à rigoler aux affronts involontaires.

Elle avança. Lentement. Un pied, puis l'autre. Elle s'arrêta devant le marchand principal et celui qui s'amusait à lui détruire sa marchandise. Elle passa le dos de sa main sur sa joue, là où elle s'était pris un coup, puis les salua poliment de la tête.

- Messieurs.

Puis, vive, elle les poussa tous les deux à l'eau. Ce ne fut pas bien compliqué ; ils étaient tous les deux près du bord et complètement pris par surprise. Quand les enfants sont méchants, ils méritent une bonne douche froide, et c'est sans une once de remords que Mariotte regarda les deux corps crever la surface. Elle leva ensuite les yeux vers les autres.

- Voilà qui devrait leur rafraîchir les idées. Messieurs, bon courage pour… le nettoyage.

Elle jeta un regard dégoûté vers la bouillasse de bananes qui salissait les pavés.
[Edition possible si ça ne convient pas, dites-moi o/]
Aldrick Voelsungen
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MessageSujet: Re: Un noeud de problèmes [PV Aldrick & Luna]   Dim 3 Avr - 23:23

La fumée s'étiola dans l'air, disparaissant aussi rapidement qu'elle était apparue. L'action se renouvela deux fois, avant qu'Aldrick ne cale sa cigarette dans sa bouche pour ranger son calepin et son crayon. Quand ce fut fait, il aspira une grande bouffée de tabac et la recracha, en repensant à sa promesse de la veille. Maintenant qu'il s'était engagé auprès de Frédéric Lenoir, il faudrait qu'il se renseigne pour savoir où aller se recueillir. Fallait-il apporter des fleurs ?

Là seulement le lycanthrope réalisa qu'il n'avait jamais vraiment pratiqué ce genre de choses. Compte tenu des évènements qui avaient suivis la mort de son père...
Sa main passa dans sa nuque tandis qu'il fixait le ciel, achevant le bâton de tabac. Ce dernier termina dans la poubelle la plus proche.


*Peut-être qu'il faudrait que je demande à Jean ce qu'il convient de faire quand on visite la tombe d'un mort ?*

L'agent soupira. Sa propre ignorance le dépitait parfois.
Il allait sortir une nouvelle cigarette lorsqu'une ombre passa au-dessus de lui avant de stagner. Il sursauta lorsqu'il entendit cancaner près de son oreille. L'ombre était vivante ! Face à lui, se posa un canard blanc, qui parut paniqué. Là seulement, le commissaire le reconnut :


- Romarin ?

Aldrick passa une main dans ses cheveux et réalisa qu'il n'avait pas mis son chapeau, probablement était-ce pour ça que le volatile semblait si agité. Lui qui avait l'habitude de s'y lover à tout va comme s'il s'agissait d'un nid...
Ses iris d'or coulèrent sur les alentours.


- Tu es tout seul ? Murmura-t-il. Où est Sani ?
- Là ! Il est là ! Sale oiseau de malheur ! Voleur de poissons !

Le commissaire observa deux marchands mécontents puis le canard et il leva les yeux au ciel. Si même les canards s'y mettaient maintenant ! Romarin cancana fort et après avoir tourné plusieurs fois autour de lui en piaillant, s'éleva davantage dans le ciel. Les couteaux qu'agitèrent les commerçants en direction des cieux lui firent présager le pire pour l'animal. Il dégluti avec difficulté, et senti son manteau tiré vers le haut. Romarin venait de l'agripper et le relâcha aussitôt, en prenant la direction des quais.

- Il est avec lui !
- Remboursez nous ce qu'il a mangé !
- Qu… Non !

Les voir se rapprocher de la sorte, outils en main, ne le rassura pas. Pire encore !  À cette vision se superposa celle des chasseurs qui le traquait parfois, et cela réveilla en lui le souvenir persistant d'une traque. Il aurait presque pu sentir l'odeur du sang et celle de la mousse qui poussait sur les arbres. Romarin le sortit de sa torpeur et l'idée lui vint que Sani avait peut-être des ennuis. L'éclat d'une lame le fit frissonner intégralement, et avant même qu'il ne le réalise, son corps réagit le premier, l'obligeant à suivre le canard en direction du fleuve.

Les yeux rivés vers le ciel, l'agent s'était lancé dans une course folle, regrettant de ne pas savoir communiquer avec les palmipèdes.
Le brun esquiva sans mal plusieurs étales, une borne d’amarrage, et deux chaines de fer tendues, mais n'eut aucune chance face à la myriade de bananes qui jonchaient le sol !
Son équilibre chamboulé, le policier chancela, sautilla sur l'autre jambe mais cela ne s'arrangea pas, il hurla pour faire place nette devant lui où la foule s'était accumulée. On le laissa passer avec surprise, et personne n'eut le réflexe de l'arrêter, ou presque. Face à lui, une silhouette féminine se dressa.


- ATTENTION ! Hurla-t-il, alors que Romarin cancanait avec détresse.

Ce son désagréable fut la dernière chose qu'il entendit, avant d'agripper le corps immobile de la demoiselle par instinct, de chuter brièvement, et finalement de sentir l'eau l'ensevelir complétement dans l'effervescence de la Seine.

Trois secondes plus tard, il remontait à la surface, quérir –paniqué– une grande bouffée d'air frais, sans relâcher pour autant le poignet de l’inconnue à présent à ses côtés.
Aldrick agita son bras de libre en toussotant pour se maintenir à flot, étonné de ce changement de décor, de température et de la présence de deux autres hommes.
L'un d'eux pesta, dans un espagnol parfait, lançant un regard noir à l'autre individu. S'en suivit le vol de quelques-unes des peaux de bananes qui coulaient à demie. L'une d'elle s'écrasa sur la figure du plus jeune. Manifestement ils ne s'entendaient pas très bien.


- On n'en restera pas là, tonto* ! Tonna-t-il finalement en nageant jusqu'à la rive.
* Idiot

Le courant se fit plus fort alors que l'homme prenait appui sur le quai en briques pour s'extraire de l'eau.
Le policier, réalisant tout juste qu'il tenait encore la main de la belle, la relâcha à la hâte s'excusant vivement en rougissant. Il détourna le regard, peu enchanté par ce qu'il voyait, retrouvant presque aussitôt les iris surpris de sa vis-à-vis en interrogeant :


- Euh... Ça va ? Rien de cassé ?

Mais avant même qu'une réponse ne lui parvienne, Romarin émit un nouveau cri au-dessus d'eux, puis s'approcha du marchand, le faisant sursauter en le frôlant.
Poings et dents serrés, le vendeur sembla sur le point d'exploser. Avec une lenteur crispée, il retira de son épaule une peau de banane et abandonna finalement :


- Disparaissez !

Ses iris pourpres surprirent l’agent tout autant que les bulles qui les entourèrent subitement. Un tourbillon naquit autour de chacun des trois nageurs.

- Non ! Hurla le loup en tendant la main vers la berge.

Mais trop tard, celle-ci se referma uniquement sur la patte de Romarin, avant qu'il ne se sente tiré par le bas. Laissant tout juste à Aldrick le temps de prendre une grande bouffée d'air, avant de couler à pic.

Un fin tourbillon se dissipa à l'endroit où jadis ils se tenaient.

Sous l'eau, le policier ne put que contempler le paysage trouble de la Seine, avant d'être balloté en tous sens, puis d'apercevoir une vive lumière bleutée. Une généreuse chape de bulles lui échappa sous la surprise.
Il se sentit partir, distinguant tout juste deux autres personnes à ses côtés, avant que le paysage ne se difforme davantage.

D'interminables instants plus tard, le commissaire toussa violemment, un mal de crâne prononcé lui lacérait le crâne et l‘une des bosses à l'arrière de sa tête, prouvait l'acharnement que Romarin avait mis à lui faire lâcher prise, pour récupérer sa patte prisonnière de ses doigts.


- Qu'est-ce que... ?

Le décor lui semblait sombre et inconnu... Où avaient-ils bien pu atterrir tous les quatre ?

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Dernière édition par Aldrick Voelsungen le Mer 29 Juin - 10:29, édité 1 fois
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Luna Aimée
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MessageSujet: Re: Un noeud de problèmes [PV Aldrick & Luna]   Mer 29 Juin - 0:08

Droite. Non, non. Gauche alors ? Non plus. Luna est entourée de grands immeubles qu'elle n'a jamais vu lors de ses balades nocturnes. En d'autres termes : elle est perdue.

Un coup d’œil en direction du ciel lui apprend que l'aube arrive, doucement mais sûrement. Sa capuche rabattue sur la quasi-totalité de son visage, elle avance à petit pas. Elle a sommeil, se sent très lourde et traîne des pieds. Elle voudrait rentrer, dans sa nouvelle maison. Les gens sont plutôt gentils avec elle, même si elle passe le plus clair de son temps dans sa chambre. Elle n'a, comme à son habitude, pas décroché un mot depuis qu'elle est arrivée, ce qui n'a pas facilité son insertion. Cependant, elle a finalement réussi à se faire comprendre, par divers moyens.

Il lui est difficile d'admettre qu'elle a perdu son chemin. Elle n'aurait pas dû s'éloigner autant du Cabaret, mais sa curiosité naturelle a pris le dessus. Le nez en l'air et les yeux rivés sur la lune, ses pas l'ont mené un peu partout.
La voilà maintenant au milieu de nul part, petite silhouette tremblante et hésitante. D'une démarche peu assurée, elle déambule dans les rues plus ou moins désertes, sans prêter attention au chemin qu'elle emprunte. Avec un peu de chance, elle retrouvera sa route par hasard.

Pour ajouter à son malheur, la lune n'est pas dans ses bons jours. Elle disparaît progressivement du ciel, l'abandonnant à sa tristesse un peu comme ses parents. Cette simple pensée suffit à faire surgir des larmes dans les yeux de Luna, qui tente de les chasser d'un revers de poignet. Elle inspire à fond mais plisse le nez lorsqu'une odeur étrange chatouiller ses narines.
Il lui faut redresser sa capuche bien trop grande pour se rendre compte qu'elle se trouve près de la Seine, et plus près encore d'un étalage de poisson, d'où cette désagréable fragrance. Remontant son vêtement pour cacher son nez, elle arpente le pont en regardant ici et là. L'agitation ne lui est pas plaisante et le moindre contact est propice à lui donner des frissons, quand ce n'est pas un sursaut. Mais elle prend sur elle, le regard fuyant mais paniqué et les mains crispées sur les pans de sa longue cape.

Le vol d'un oiseau attire son attention l'espace d'un instant et sans trop comprendre comment, encore moins pourquoi, elle se retrouve agrippée et projetée en arrière, droit dans la Seine. Un hurlement de terreur franchit ses lèvres mais se retrouve étouffé par l'eau s'engouffrant dans sa bouche. Comme une enragée, Luna se débat pour échapper à l'emprise de l'inconnu et remonte difficilement à la surface.

Ses larmes se confondent avec l'eau de la Seine, mais ses sanglots ne trompent pas. C'est avec peine qu'elle entend son ravisseur lui parler, alors qu'elle s'enfonce à nouveau. Elle bat des pieds et des mains à tout rompre, tentant maladroitement de garder la tête hors de l'eau – mais le courant est plus fort qu'une frêle enfant, si bien qu'elle se retrouve emportée en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.

Quand elle se réveille elle est allongée sur le dos, frigorifiée. Si quelques quintes de toux lui échappent, elle ne daigne néanmoins pas ouvrir les yeux avant deux longues minutes. Au dessus d'elle, le ciel est gris, bas et nuageux, comme si un orage se préparait. L'air est glacial – ou bien est-ce elle qui est congelée ? Elle sent d'étranges choses pointues dans son dos, qui la font grimacer – des graviers, peut-être. Cependant, Luna reste trop terrorisée pour oser quelconques mouvements.
Ce n'est qu'en entendant des voix qu'elle tente de bouger. Prudemment, elle remue les doigts puis les chevilles. Ses vêtements sont rêches et lui collent à la peau, si bien qu'elle se retrouve obligée de se trémousser à terre pour trouver un brin de confort. Résignée, elle pousse sur ses mains et s'assied en tailleur.

Elle renifle un peu et essuie la morve qui coule de son nez. Depuis sa chute, ses larmes ne se sont pas taries. Elle a les yeux gonflés, les joues rougies par le froid et les pleurs. Elle ne prononce pas un mot, se contentant de dévisager ses compagnons d'infortune. Que faire, maintenant ? Et surtout, comment rentrer ?

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Layth Aeterna
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MessageSujet: Re: Un noeud de problèmes [PV Aldrick & Luna]   Sam 19 Nov - 19:09

Comment atterrit-il dans la Seine ? Il ne le savait pas très bien, tout s’était enchaîné si vite. Les cris volaient au même rythme que les fruits. Sur la gauche un jeune marchand protégeait ses pommes en leur sommant de retrouver leur calme – en vain. Un vieillard agitait sa canne en mimant un coup de poing sous l’expression choquée de son épouse, juste à côté du poissonnier qui encourageait l’hispanique à la victoire. Le chaos grossissait à vue d’œil, au prix de la perte des bananes du commerçant furieux. Layth avait quant à lui complètement oublié son nouvel habit, pris dans la dispute comme un enfant en pleine foire. Un vrai renard dans le poulailler, pensa-t-il avant d’éclater de rire lorsqu’un caquètement affolé suivit sa pensée. Un canard détala en panique, une femme cria au loup, on venait de lui voler son sac, un enfant fondit en larmes sous le fracas d’un cageot près de lui et Layth riait, de la purée de banane plein le visage.

À partir de ce moment-là il s’amusait beaucoup trop pour garder un œil sur tout ce qui se passait autour de lui, si bien qu’il se retrouva à l’eau avant d’avoir pu faire manger de son fruit à son propriétaire. Quelqu’un venait de passer à travers la foule, accompagné d’une voix bien portant que l’eau étouffa en s’engouffrant dans ses oreilles. La cohue s’éloigna aussitôt, reléguée au statut de bruit de fond jusqu’à ce que son corps émerge. Il flottait comme une bouée, un sourire accroché au visage. Le jeu était malheureusement fini, le marchand regagnait la rive, peu enclin à transformer la bagarre en lutte marine. Dommage. Le suivant du regard, Layth allait se tourner vers la voix familière à proximité quand l’agitation du canard l’alerta d’un danger imminent. Les animaux pressentaient ce genre de chose, rarement assez tôt pour réussir à l’éviter.

Oh.

Trop tard, à peine entrevit-il la nouvelle couleur des yeux du marchand qu’il sentit l’eau tourbillonner autour de lui. Quelle était cette créature ? Persuadé de ne pas finir en soupe dans une marmite géante, il ne se trouvait pas plus rassuré d’être chassé – ou maudit – à coup d’un « Disparaissez ! » sonnant désagréablement à ses oreilles comme un mauvais sort. À ses côtés un homme hurla son désaccord, mais avant que le djinn ne puisse tourner la tête vers lui les ténèbres les engloutirent. Comment allait-il expliquer son retard, cette fois ? Pourrait-il seulement rentrer à temps pour le lever du soleil ? Où allait-il être envoyé ? Et s’il devait prendre le bateau ? Combien d’argent avait-il sur lui ? Assez pour le prix d’un billet jusqu’à Paris ? Les questions se succédaient sans l’ombre d’une réponse, il se sentait flotter dans une matière cotonneuse et sans gravité, le paysage flou du port disparaissait au profit d’une obscurité complète. À croire qu’il coulait sans se noyer, pourtant il perdit connaissance avant même de s’en rendre compte.

À son réveil, il perdit toute notion du temps. Combien de temps avait-il été inconscient, impossible à déterminer. Revenant à lui, le djinn réalisa être étendu à plat sur le ventre, trempé. Où se trouvait-il ? Remuant une main il reconnut la texture sablonneuse entre ses doigts et en huma le doux parfum. Il respirait – pouvait respirer – comme il réussit à bouger tous ses membres sans en ressentir la moindre douleur. Lentement il se redressa et ouvrit les yeux sur d’épaisses ténèbres. À côté de lui, un disgracieux reniflement. Il n’était pas seul. En deux temps trois mouvements il bondit sur ses jambes, discernant un second mouvement sur sa droite.

-Qui êtes-vous ? Déclarez votre identité !

À qui avait-il donc affaire ? Plus important encore, comment le vérifier ? Parlaient-ils français ? On y voyait aussi clair qu’au fond d’un placard, et sans savoir qui se trouvait face à lui on ne le surprendrait pas à user de ses pouvoirs. Layth frôlait la Terre depuis suffisamment longtemps pour savoir qu’on ne se transformait pas en présence d’inconnus, même si ça impliquait de rester dans le noir. Où qu’il était, l’endroit ne semblait pas doté de ciel, ou alors d’un firmament sans la moindre trace d’étoile. Le sol et la température lui rappelaient indéniablement le désert, mais aucun des bruits nocturnes habituels ne les accompagnaient. Lorsqu’il recula, il dos entra en contact avec une poutre… de terre ? De la roche, plutôt. Étaient-ils sous terre ? Sous la Seine ? Par quelle magie ? Étirant la main il sentit une pointe tranchante lui couper le doigt et en tressauta de surprise. Ce n’était pas de la roche, mais un minéral. Sans voir le décor lui apparaissait plus clair grâce au toucher et il parierait sa nouvelle redingote qu’il se trouvait dans une sorte de mine. De quoi il l’ignorait, sans lumière il ne pouvait que deviner à l’aveuglette.

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Aldrick Voelsungen
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MessageSujet: Re: Un noeud de problèmes [PV Aldrick & Luna]   Mar 21 Fév - 23:33

L'immense corps du lycanthrope se courba dans un toussotement désagréable et courbaturé. Recrachant ce qui portait le sympathique nom « d'eau de la Seine » dans une grimace inédite. Le brun ne maudit jamais autant une baignade improvisée. En prime, l'air lui semblait vicié, et nul doute que la délectable fragrance de la Seine n'était pas pour rien dans ce fait. Un battement d'aile à son côté le surprit tant qu'il lâcha prise, libérant enfin le canard prisonnier qui lui adressa un cancanement mécontent avant de s'élever au-dessus d'eux.
Le loup n'y fit guère attention, sa vue, meilleure atout dans cette obscurité de jais lui permit d'abord de discerner à ses côtés une jeune fille en sanglots, puis un garçon vindicatif. Un soupir le prit, et sortant un mouchoir de sa poche, il l'essora au mieux avant de le placer délicatement entre les doigts fins de la jeune femme en abandonnant d'un ton serein, pour la belle :

- Tenez, séchez vos larmes miss, il faut vous calmer. Vous avez mal quelque part ?

À la question du Djinn, il reprit avec une habitude lassée, telle une leçon apprise par cœur et cent fois récitée :

- Je suis le commissaire Aldrick Voelsungen. Tout va bien Layth, détendez-vous.

Il n'avait fallu que quelques secondes à l'agent pour reconnaitre le visage familier du génie qui squattait parfois les cellules de son commissariat et déjà il trouvait cette escapade d'une douteuse compagnie en sa présence.

- Ah ! Attention Romarin !

Le volatile, déboussolé, avait jugé bon de venir se poser sur sa tête, comme à son habitude, oubliant, un peu vite manifestement, que son nid de fortune habituel : son chapeau crêpe, ne s'y trouvait pas. Le loup grommela encore en récupérant l'animal pour finalement le poser au sol.
Ses iris d'or détaillèrent enfin les alentours et il lui sembla que l'ancienne cave de pierres était laissée à l'abandon.

- Ça manque un peu de lumière quand même. Souffla-t-il en notant rapidement l'impatience de son comparse.

Aussitôt alors, les murs s'enveloppèrent d'une douce lumière verte tamisée et la pièce glaciale jusqu'alors, parut finalement presque chaleureuse. La minuscule embrasure qui laissait passer un semblant de lumière naturelle parut s'agrandir de quelques centimètres et un léger courant d'air glissa jusqu'à eux.

- Ça alors !

Le loup se frotta les yeux, surpris par pareil miracle. D'instinct d'ailleurs, il fut debout en un bond, sur ses gardes, écoutant avec attention les moindres bruits de la pièce, mais aucune voix ne s'éleva pour signaler sa présence, pas même le crépitement d'un feu. Au mieux, un léger glapissement, indiquait une source quelconque aux alentours, mais le loup fut incapable de la situer. Car trop heureux d'y voir plus clair, Romarin se mit à voleter dans la pièce en poussant des cris joyeux. Méfiant, le loup passa une main sur sa nuque et s'enquit plus bas pour que le djinn seul l'entende :

- C'est vous qui avez fait ça ?

À peine eut-il obtenu une réponse qu'il se pencha ensuite vers la plus jeune en s'enquérant :

- Vous pouvez marcher ? Tâchons de sortir d'ici voulez-vous miss... ?

Il posa sur la belle un regard interrogateur, espérant obtenir un prénom, tandis qu'une douce odeur d'alcool lui chatouillait la truffe.

- Je me demande où on a bien pu atterrir...

S'attardant sur les quelques tonneaux entassés le long d'un des murs, le lycanthrope arqua un sourcil, hésita un peu, et fit finalement s'avança davantage vers la cargaison, avant de tomber des nues :

- Mais c'est... De l'hydromel !
- Hey ! Pas touche sale glouton !

Le brun sursauta violemment avant de distinguer face à lui, entre deux tonneaux, un lutin haut comme trois pommes, qui le targuait d'un air mécontent.

- Ôte tout de suite tes sales pattes de la réserve nationale ou il t'en cuira !

Vindicatif, le petit être agita devant lui un cure-dent finement travaillé qui devait manifestement faire office de lance.

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Luna Aimée
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MessageSujet: Re: Un noeud de problèmes [PV Aldrick & Luna]   Ven 16 Juin - 19:35

Mais bon sang, qu'est-ce qu'il se passe ici ? Elle se pensait seule mais voilà qu'une voix perce l'obscurité, lui faisant pousser un glapissement de terreur que la pauvre enfant s'empresse de couvrir à l'aide de ses petites mains. Ne plus faire de bruits. Elle devrait être plutôt douée à ça, n'est-ce pas, si l'on excepte les moments où renifler est nécessaire ?

Deuxième voix, deuxième sursaut. Est-ce qu'on s'adresse à elle ? La jeune fille passe ses mains dans le désordre sur son visage pour rabattre ses cheveux en arrière et loin de son visage. Mais oui. C'est bien un homme dont les yeux luisent dans la pénombre qui s'adresse à elle. Elle doit se concentrer pour comprendre ses paroles. Elle a le cœur gros et la compagnie des deux énergumènes qu'elle ne connaît pas n'est pas pour la rassurer.

-Non.

Sa voix est peut-être tout aussi frêle et faible que son corps maigrichon. Elle paraît sans doute encore plus fragile avec sa cape collée à sa peau, petite silhouette grelottante dans le noir. Elle prend délicatement le mouchoir qu'on lui tend, murmurant un « merci » tout juste audible puisque l'autre a déjà repris la parole. Elle essuie son visage comme elle peut, ne sachant pas si le tissu humide sert réellement à quelque chose.

Toujours pas un mot, mais une moue émerveillée étire soudainement le visage de l'enfant alors que la cave s'illumine progressivement. Elle découvre ses compagnons d'infortune, dont elle se lasse bien vite pour plutôt observer les murs luminescents. Est-ce qu'on peut seulement faire ça ? Est-ce humain ?

Une odeur un peu étrange, qu'elle a déjà senti, lui chatouille les narines alors qu'elle lève ses grands yeux bleus mais surtout fatigués vers son interlocuteur.

-Je peux.. Oui, je peux.

Doucement mais sûrement, Luna se penche en avant afin de poser ses petites mains sur le sol glacé et pousse dessus afin de se redresser. Elle pose une main sur le haut de sa tête, d'abord sans rien dire avant de se rapprocher du grand brun au moment où celui-ci s'échappe pour s'approcher d'objets qu'elle ne reconnaît pas.

Hydro-quoi ? L'enfant fronce les sourcils avant d'ouvrir grand les yeux. Un lutin !

Finie la tristesse ! C'est sa curiosité et son désir de découverte qui la pousse à s'avancer, fixant la créature avec cet ébahissement qu'on trouve toujours chez les enfants. Rapidement, elle franchit la distance la séparant de l'homme brun, prenant soin de se cacher derrière son bras. Courageuse mais pas téméraire.

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Un noeud de problèmes [PV Aldrick & Luna]

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