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Neige

Cabaret du Lost Paradise - Forum RPG

Forum RPG fantastique - Au cœur de Paris, durant la fin du XIXe siècle, un cabaret est au centre de toutes les discussions. Lycanthropes, vampires, démons, gorgones… Des employés peu communs pour un public scandaleusement humain.

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 Micro-actions : pour RP autrement !

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Edward White
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MessageSujet: Micro-actions : pour RP autrement !   Dim 11 Oct - 11:25

Micro actions


Petites explications


Ici vous trouverez des listes d’actions qui seront régulièrement complétées par le Staff. Le but ? Créer des scénettes avec votre ou vos personnages dans des moments du quotidien ou d’autres plus extravagants !

Aucun nombre de mots n’est demandé. Le principe est centré sur le plaisir de retrouver une écriture brève et quasi instantanée, plus spontanée qu’un RP classique. Pas de prise de tête ! Vous pouvez même agrémenter vos postes de petites images si vous le souhaitez.

À la fin de votre poste, vous choisirez la phrase contenant l’action sur laquelle le rôliste suivant pourra intervenir. Voici le code au centre duquel vous copierez, collé la phrase choisie avant de la poster :
Code:
<div id="white_list">COLLER ICI L'ACTION</div>

Vous pouvez nous proposer des actions complémentaires par MP en vous inspirant de celles déjà présentes.





Thème : automne


- Se perdre dans un champs de maïs.
- Voler en montgolfière.
- S'amuser dans le foin.
- Ramasser des feuilles mortes.
- Sculpter une citrouille.
- Participer au trick-or-treat.
- Se rendre dans une maison hantée.
- Visiter une cave à vin.
- Partir en randonnée.
- Être invité au dîner de Thanksgiving.
- Faire griller des châtaignes.
- Avoir attrapé un rhume.
- Aller cueillir des pommes.
- Faire une sortie à cheval.
- Ramasser des champignons.

Thème : hiver


- Faire une bataille de boules de neige.
- Courir après le traineau du Père Noël.
- S'endormir au coin du feu.
- Faire de la luge.
- Déballer les cadeaux.
- Se promener en raquettes.
- Construire un igloo.
- Se rendre au marché de Noël
- Décorer le sapin.
- Guetter le Père Noël.
- Apprendre un chant de Noël.
- Scuplter un bonhomme de neige.
- Faire du patin à glace.
- S'initier au ski.
- Tricoter une écharpe.







Et voici l'action choisie pour débuter ! En espérant qu'elle inspire le prochain rôliste qui passera par là ~

- Faire griller des châtaignes.


Dernière édition par Edward White le Mar 27 Déc - 11:53, édité 1 fois
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Elise Barcarolle
Floating Melody
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MessageSujet: Re: Micro-actions : pour RP autrement !   Dim 11 Oct - 20:07

Faire griller des châtaignes





« E-Elise, je veux rentrer, je ne sais pas si je peux faire ça, j-...
- Ta-ta-ta. Tu as besoin de t'aérer l'esprit, de temps en temps, Tala. Et puis tu vas voir, ce sera rigolo ! Fais-moi confiance !
- … Il n'y aura personne d'autre que nous deux, hein... ? »

La muse laissa échapper un léger rire attendri. Ce qu'elles allaient faire aujourd'hui n'avait rien de honteux et savoir la louve stressée à la simple idée qu'on puisse la voir s'amuser avait quelque chose d'adorablement triste. Cependant, là n'était pas la question, et Elise s'empressa de rassurer sa compagne.

« Rien que nous, c'est promis. Et puis les animaux, aussi. Les écureuils, les renards, les oiseaux, les  sangliers, les-...
- Des sangliers ?! Comment ça, des sangliers ?!
- Allons, Tala, ils ont plus peur de toi que tu n'en auras jamais peur... Cesse de les craindre. Tiens ! Regarde ! Nous sommes arrivées ! »

Tala releva lentement la tête pour faire face à plusieurs grands arbres aux feuilles colorées. Le spectacle avait quelque chose de féerique et cette vision l'apaisa presque immédiatement. Tout sanglier oublié, elle laissa ses yeux dériver vers le sol où Elise, qui avait lâché sa  main, s'affairait  déjà. Des bogues, d'innombrables bogues, tapissaient le chemin de terre qu'elles avaient emprunté, comme pour signifier que cet espace était le leur et que les deux demoiselles n'étaient jamais qu'invitées à y pénétrer.

« Waaaaw ! Tu as vu tout ce qu'il y a ?! On va se faire un véritable festin ! Pas vrai ?! »

La jeune femme eut un instant d'arrêt puis reprit contact avec la réalité en acquiesçant silencieusement. Alors qu'elle se baissait à son tour pour s'emparer de l'une des boules pleines de piques, Elise la stoppa net.

« Noooon ! Pas comme ça Tala, tu vas te faire mal ! Regarde comment je fais.
D-d'accord...
 »

La dernière fois qu'elle avait ramassé des châtaignes remontait à... une éternité, aussi se fit-elle attentive.

« Tu vois... Il faut que tu prennes la bogue comme ça, pour éviter de toucher les aiguilles... Tu peux aussi directement l'écraser avec ton pied et en récolter les fruits... Tiens, tends-moi le panier, tu veux ? »

Elise plaça délicatement une poignée de châtaignes au creux du récipient toujours vide, prenant soin de montrer au passage à Tala que ces dernières conservaient quelques aiguilles et qu'il fallait qu'elle prenne garde. Plongeant dans le regard de jade un peu perdu, elle s'appliqua ensuite à montrer toute l'assurance dont elle était capable dans l'océan de ses yeux. L'enfant face à elle craignait de ne pas réussir et la muse se refusait à la laisser croire cela plus longtemps. Elle eut raison. Une heure plus tard, leur panier débordait tant et si bien que les châtaignes manquaient de tomber à chaque instant. La demoiselle l'accompagnant, pour sa part, semblait plus épanouie qu'elle ne l'avait jamais été. Forte de ce constat, Elise reprit sa main pour la guider à l'écart. Puis...

« Raaaah, mince ! Je ne sais plus allumer de feu... »

Tala releva immédiatement la tête pour croiser les yeux de son amie.

« Moi je... je crois que je sais toujours le faire...
- C'est vrai ?! Mais c'est génial Tala, tu es trop forte ! »

En vérité, Euterpe savait allumer un feu. Elle avait traversé tant de siècles, avait vécu tant de choses, avait même parfois suivi quelques troubadours durant ses voyages qu'elle avait forcément connu les nuits au coin d'un feu. Et comme elle n'oubliait jamais rien, et qu'en plus elle avait adoré ça, elle aurait été capable d'allumer un feu dans la minute. Cependant, elle se doutait que sa compagne, elle aussi, savait le faire, et souhaitait lui laisser ce privilège. Tala avait besoin de se sentir valorisée.

« J-j'espère réussir, je ne suis pas sûre, tu sais...? »

Elise se contenta de hocher la tête sans rien ajouter. Tala n'ayant donc pas la moindre matière sur laquelle rebondir afin de se défiler, elle s'empara sans plus attendre de deux morceaux de bois qu'elle frotta rapidement afin d'obtenir des étincelles. Le feu ne tarda pas à naître sous les yeux ébahis de la muse et sous ceux, un peu perdus, de Tala.

« J-j'ai réussi... ?
- Tu en doutais ? Moi pas. »

Tala devint aussi rouge qu'une écrevisse et détourna immédiatement les yeux. Elle bafouilla quelques remerciements, puis, après quelques instants d'un silence gêné, reprit la parole.

« B-bon, on les fait cuire ces châtaignes... ?
- Attends, il faut encore les percer avec les couteaux. Tiens, regarde... »

Et Elise se pencha sur la première châtaigne, sur laquelle elle dessina une croix.

« C'est pour éviter qu'elle explose...
- A-Ah... ? »

Tala s'imagina l'explosion des châtaignes et s'empressa de percer les coques à son tour. Et très profondément. Après tout, on n'était jamais trop prudent... Une fois que tout fut terminé, elles mirent les châtaignes en place sur une grille qu'elles avaient apporté, après qu'Elise les ait aspergées d'eau. Le repas fut ensuite placé sur le feu. Bientôt, une odeur réconfortante se répandit sur le petit coin de forêt occupé par les deux femmes.

« Ça sent bon, hein... ?
- Oui, c'est vrai...
- Et je suis sûre que ce sera délicieux !
- On en a quand même beaucoup, non... ?
- Oh, bah on pourra en donner à Ashton comme ça !
- Ashton ? Pourquoi Ashton ?!
- Oh, Tala, si tu veux on en donnera aussi à d'autres personnes, ce n'est pas un soucis.
- Hm.
- Ne boude pas ! C'était tellement bien !
- Je ne boude p- ?! »

CRAC.
Tala sursauta comme jamais. Elle lança un regard terrifié en direction des buissons puis se tourna vers Elise.

« Tu as entendu ?! C-C'est un sanglier. J'en suis sûre. »

La muse eut un grand sourire amusé pour la louve, puis répondit.

« Mais noooon ! Que veux-tu qu'un sanglier fasse ici ? En plein jour ? C'est imp-... »

La réalité, cependant, donna absolument tort à la muse, puisqu'une laie, suivie de trois marcassins, sortit bientôt des fourrés. Cette fois-ci, même Elise ouvrit la bouche en un rond parfait. C'était possible, ça... ?! Sérieusement ? Prenant la voix la plus calme de tout son répertoire, elle lança un regard à Tala.

« Ne. Bouge. Surtout. Pas. Ils vont juste passer, il n'y a rien à craindre.
- T-tu en es sûre... ? E-elle nous regarde quand même fixement. »

Et pour une fois, il se trouva que Tala avait raison. La laie gratta la terre, dégageant soudain beaucoup trop de colère au goût de la louve. Cette dernière, les yeux toujours écarquillés, murmura d'une voix craintive.

« E-Elise... ? T-tu es sûre qu-...
- COUUUUUURS ! »




Tala ne se le fit pas dire deux fois et, sans plus attendre, se mit à courir. Un sanglier, non, DES sanglierS, en voulaient à sa vie, à leur vie, et il était hors de question qu'elle meurt dévorée par ces animaux-là. Et puis elle ne pouvait pas laisser la muse toute seule. Vu comme elle la connaissait, elle finirait par adopter les sangliers pour les rapporter au Cabaret. Bien que la tête d'Edward face à ce curieux spectacle serait d'une beauté sans nom, elle préférait néanmoins éviter de recroiser ces bestioles ailleurs qu'ici. Non merci. Prenant une longue inspiration, elle se risqua enfin à tourner la tête pour découvrir une Elise arrêtée net dans sa course. Mais on n'apprenait pas l'instinct de survie aux grecs, à l'époque ou quoi ?!

« Elise ?! Qu'est-ce que tu fais ?! Ils ne sont PAS mignons, ils sont DANGEREUX et je refuse que tu te fasses tuer aujourd'hui ! Je connais deux ou trois personnes qui ne me le pardonneraient jamais alors tu COURS !
- Attends, Tala, ils vont manger nos châtaignes... !
- Mais qu'est-ce qu'on s'en m-... »

Non. Non, elle ne s'en moquait pas. Ces châtaignes, c'était le fruit d'une collaboration des plus savantes avec la muse, et c'était un souvenir qu'elle voulait pouvoir chérir un peu plus que comme la course-poursuite contre une bande de sangliers voraces. Reprenant de l'aplomb, elle se stoppa à son tour et lança un regard plein de défi à l'un des marcassins qui n'en avait visiblement rien à faire.

« EH TOI ! »

Le petit animal tourna la tête en sa direction, puis revint aussitôt à son premier amour, alias les châtaignes. Malheureusement pour la petite famille, les flammes les empêchaient tout de même d'approcher. Voyant ça, Tala trouva soudain une merveilleuse idée.

« E-Elise ! Ecoute-moi bien ! Comme les châtaignes ne sont pas encore cuiiiiites (elle évita de justesse une laie énervée) i-il faut qu'on tourne en rond autour du feu !
- Oh ouiiiiiiiiiiiiiii ! »

Et la muse s'exécuta, éclatant de rire au passage. Tala avait eu une idée géniale, qui l'amusait beaucoup. Toutes les trois (car il était évident qu'il s'agissait d'une femelle et non d'un mâle) se mirent donc à courir en cercle autour du feu.

« On fait comme les indiennnnnnnnnnnnnns ! Ahou hou hou hou hou !
- Euh, Elise, tu feras l'indienne plus tard, on n'a pas le temps ! MAIS ?! NE SAUTE PAS AUTOUR DU FEU ! COURS !
- Mais Talaaaaaa !
- Tu ne discutes PAS !
- Pffff... »

Le petit manège dura ainsi de longues minutes, durant lesquelles la louve sauva trois fois la mise de la muse qui, inévitablement, finissait par vouloir jouer. Le pire fut lorsque cette dernière décida que la laie pouvait faire une formidable monture.

« NOOOOON ! Ce n'est PAS un CHEVAL, ELISE !
- Maiiiiiiiiiiiiiiiiiiis !
- J'ai dit NON ! »

Cette fois-ci, la muse se mit à bouder. Trois secondes. Avant de reprendre la parole.

« Tala, Tala ?
- Quoi, encore, Elise ?!
- Les châtaignes !
- Et bien quoi ?
- Elles sont cuites ! Si on les laisse plus longtemps, elles vont griller !
- Oh non... Comment on va faire ?!
- Ne t'en fais pas, j'ai une idée ! »

Alors, Elise exécuta son plan, et Tala hurla. La laie, se retrouvant soudainement avec une cavalière improvisée sur son dos, rua autant qu'elle le put, et s'éloigna du feu.

« TALA ! MAINTENANT ! »

Tala sortit de son état de choc pour se jeter sur les châtaignes brûlantes et les mettre dans le panier. Elise, toujours aux prises avec l'animal, ajouta bientôt.

« Laisse-leur en quelques unes, ils ont faim ! »

La louve s'exécuta. Ça ne leur coûtait strictement rien, après tout, et ça apaiserait peut-être les animaux, comme ça. Une fois qu'elle eut éteint le feu en le piétinant allègrement, elle hurla à la muse qu'il était temps de partir. Celle-ci sauta au bas de sa monture improvisée  -elle semblait avoir un talent inné pour le rodéo, et se mit à courir à la suite de la louve. Elles ne s'arrêtèrent que bien plus tard, bien loin de la forêt où elles s'étaient promenées, cheveux emmêlés, souffle court et visages trempés. Les deux jeunes femmes se regardèrent avant d'éclater de rire.

« Ç-ça... faisait longtemps que je ne m'étais pas... autant amusée. »

Elise acquiesça, puis tendit la main vers le panier.

« On les mange, ces châtaignes ?
- Certainement. On les a bien méritées, après tout. »

À cet instant, la muse s'essuya le front, y laissant une énorme marque de boue odorante. Toutes deux froncèrent le nez à la même seconde.

« … Avant de manger, nous devrions prendre une douche.
- Effectivement... On va sonner chez Ashton ? »

Tala hésita, puis hocha la tête. Après tout, il ne pourrait pas se moquer. Elle était prête à parier qu'il n'avait jamais chevauché de laie de sa vie et n'avait même jamais été poursuivi par toute une bande de ces animaux-là. Lorsqu'Elise prit sa main, elle ne s'y opposa pas. Cette journée avait été extraordinaire, autant la laisser suivre son cours. Alors qu'elles se mettaient en route vers le domicile du jeune homme, Tala reprit la parole.

« … Il faudrait que l'on fasse griller plus souvent des châtaignes, toutes les deux. »

Un sourire éblouissant se glissa sur les lèvres de sa compagne qui se contenta de hocher la tête.

« Avec plaisir, Tala. Espérons qu'elles seront bonnes, au moins. »

Si les sangliers avaient pu parler, il y a fort à parier qu'ils auraient répondu par l'affirmative aux espoirs de la muse.



THE END ~


S'amuser dans le foin.
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Edward White
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MessageSujet: Re: Micro-actions : pour RP autrement !   Jeu 15 Oct - 14:52

Edward se délesta des deux ballots de foin qu'il transportait sur ses épaules et les empila sur leurs homologues déjà rentrés dans la grange. Pour la troisième ou quatrième fois, il remonta les manches de sa chemise, puis s'essuya le front d'un revers de main. Un soupir lourd de sens franchit ses lèvres, précédant de peu les quelques mots accordés à son frère :

Brillante idée ! Vraiment ! « Mais Ed', on peut bien aider M. Moustache. C'est le temps d'une heure à nous trois, tu verras. ». Trois chariots à déballer ! Trois !
Oui je sais ! Et je te le répète Edward, je suis désolé !

Vladimir se déchargea avec soulagement de son unique balle de foin sur laquelle il s'assit pour reprendre ses forces. Son épouse, qui le suivait, déposa à son tour son chargement constitué de trois beaux paquets de fourrages. Aussi, ce fut avec fierté qu'elle argua :

Sa majestée est déjà fatiguée ? Je t'ai connu plus robuste !



Qu… De quoi je me mêle !

Piqué au vif, Edward tourna les talons sous le regard moqueur d'Ani. Il gagna d'un pas rapide l'un des chariots pour en retirer, non pas trois, mais cinq ballots qu'il rapporta fièrement dans la grange. Il les laissa retomber aux pieds de sa belle-sœur, soulevant un nuage de poussière que les rayons du soleil transformèrent en halo glorieux.

Tu vois ? À peine essoufflé !
Ah tu le prends comme ça ! Très bien !
Je savais que c'était une mauvaise idée de vous emmener tous les deux…

Hélas, il était trop tard. Un ballet de ballots s'organisa entre les deux lycans. C'était à celui qui en transporterait le plus en un voyage. Jeu puéril dont Vladimir profita en s'accordant une longue et agréable pause. Sept, huit… À la dixième balle de foin, Ani tangua s'attirant les moqueries d'Edward qui en transportait douze sans sourciller.



Besoin d'aide peut-être ?

La louve se renfrogna et saisit avec fermeté l'une des bottes de foin. Elle plia les jambes et resserra sa prise. Passant outre l'exclamation de Vladimir, elle déploya sa force dans un mouvement prompt qui donna une belle envolée à son projectile. Il atteignit Edward en plein dans le dos et le déséquilibra. Sa cargaison lui échappa et sa chute transforma le sol en un dense tapis de fourrage. Couvert de fétus, Edward se redressa furieux :

Espèce de… Ourmf.

Nouvel impact, en pleine tête cette fois. La contre-attaque fut immédiate. Edward bondit sur ses pieds et se jeta sur Ani avec la délicatesse d'un sanglier, les envoyant tous deux au sol. Chacun s'arma des ballots qui les entouraient et ils les employèrent aussi naturellement que s'il s'agissait de moelleux polochons. Les coups pleuvaient, le foin aussi. Ils mirent tant d'enthousiasme dans leur affrontement qu'il ne resta bientôt plus autour d'eux qu'un tas de fourrage dans lequel leur petit jeu évolua en un affrontement au corps à corps. Enfin, une voix forte s'éleva au dessus des remontrances dépitées de Vladimir.

Mais c'est quoi ça !? 'Vin diou, mais qu'est-ce qui m'a fichu un rangement pareil !

Sous la surprise, Ani renonça à introduire sa poignée de brindilles dans le nez d'Edward qui relâcha sa prise sur son avant bras où il avait laissé la marque de ses dents. Un silence, puis d'un mouvement commun ils s'exclamèrent :

C'est lui !

Vladimir écarquilla les yeux. M. Moustache croisa les bras.


Sculpter une citrouille.
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Valentine Lefevre
† Reporter of Paranormal †
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MessageSujet: Re: Micro-actions : pour RP autrement !   Jeu 15 Oct - 20:26

Les bruits de ses talons sur la terrasse de la maison résonnaient dans un rythme rapide et pressé. Valentine s'avançait joyeusement vers la table de jardin, mit pour l'occasion sur la pelouse de la propriété agricole de son oncle. Les feuilles des arbres alentours arboraient de belles couleurs orangés et s'envolaient nerveusement à chaque bourrasque.
Loki la regardait approcher, sentant le drame venir, tandis qu'elle s'évertuait à venir vers lui et Alexander, brouette en main, en courant. L'anglais avait bien voulu sortir de la capitale pour prendre l'air et dieu seul savait pourquoi il n'avait pas encore essayé de disséquer un des cochons du voisin.


"Tu vas tomber, Valentine, freine !"

"Écoute le, je n'ai pas accepté de venir pour jouer les toubib de secours en cas de pépins."

"Oh aller les garçons, vous êtes d'un pessimisme !"

S'arrêtant enfin à leur niveau sans heurt, leur tirant la langue. Elle lâcha sa brouette et souleva le tissu protégeant le contenu. Des citrouilles.
Prenant l'une d'elle avec difficulté, elle la plaça devant les deux hommes et leur fit un de ces regards de défis qui ne disait rien de bon.


"Je vous met au défis de me sculpter des citrouilles pour Halloween !"

"Ce n'est pas une fête américaine à la base ?"

"Si si, mais qu'importe, tout est bon pour s'amuser et ici, dans ma famille, on aime sortir de la norme !"

"Sans blague..."

"Aller, pas de contestations, On s'amuse bon sang ! Et ne massacrez pas votre cucurbitacée è_é."

Le chien et le sorcier se jetèrent un regard entendu, mais ne contestèrent pas et récupérèrent leur propre modèle, se mettant à sculpter du mieux qu'ils le pouvaient, sans grande conviction.
Finalement, au bout de plusieurs minutes de pure labeur, Valentine recula, fière d'elle et tourna son ouvrage vers les deux autres.


"Tadaaam !"



"C'est... assez basique, non ?"

"Ce n'est que l'échauffement, mon garçon. En attendant, j'en ai déjà finit une, moi."

Comme pour les provoquer encore plus, elle s'empara d'une autre et reprit son travail, un sourire digne d'une chercheuse de merde, sur les lèvres. Et comme elle s'y était attendu, ils mordirent à l'hameçon, se concentrant et bossant encore plus sur leur ouvrage.
Le prochain à finir fut Loki qui dévoila son œuvre, sourcils froncés, cherchant à déclarer la guerre à son amie.




"Moi aussi ce n'est que l'échauffement, ma petite. Attends-toi à être bluffée."

"Aller viens, je t'attends, j'ai pas peur !"

Se défiant du regard, les deux compagnons se lancèrent des regards de défis, reprenant leur boulot, cherchant déjà a innover l'un sur l'autre. Valentine contre attaqua bien vite et dévoila déjà un deuxième ouvrage, encore plus fière d'elle.



"Valentine, qu'est-ce que tu..."

"C'est un chat ! Et rien que pour ça, c'est la plus belle citrouille qu'il sera possible de faire, j'ai gagné d'avance."

"Hey non ça ne compte pas, tu triches avec ton fanatisme félin !"

"Jaloux, tu conteste que parce que tu es un chien !"

"Quoi ?! Alex, dites quelque chose !"

"Hum ?"

Le médecin sortit de ses pensées, levant les yeux vers eux, les observant avec surprise, ne semblant pas avoir suivit le débat qui les animait.
Il cligna des paupières, posa son attention sur leur travail et, hérissant le poils des deux autres, afficha un rictus déplaisant.


"Quoi, ce sont vos échauffements, vous êtes sérieux ?"

"Comment oses-tu ? Tu n'as encore pas finit ta première !"

"J'attends de voir si vous vous croyez plus doué."

Alex les dévisagea, l'un après l'autre, puis haussa les épaules, tournant son ouvrage vers eux, ne perdant en aucun moment son sourire sardonique.

"Si ça vous chante..."



Les deux compagnons restèrent silencieux un long moment, ébahit par ce qu'ils voyaient. Finalement, et en toute tranquillité, ils soupirèrent et se dirigèrent vers la pelouse, s'asseyant dans l'herbe pour regarder les nuages, blasés et résignés.

"Fait beau aujourd'hui quand même..."

"Oui. oh tient t'as vu ce nuage, il ressemble à une montgolfière."

"Bah alors, on abandonne ?!"

"Loki, rappelle moi de trouver un jour un truc dans lequel il est mauvais histoire de le narguer..."

"C'est noté plutôt deux fois qu'une..."

"Mauvais joueurs..."

Ramasser des champignons.


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Ashton Lyn
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MessageSujet: Re: Micro-actions : pour RP autrement !   Jeu 15 Oct - 22:50

« On va se faire un blé... »
« A-Ashton ! »
« Pardon. Nous allons recueillir moulte et moulte sous, mon cher ! »

Narcisse leva les yeux au ciel, ne cherchant aucunement à dissimuler son embarras face au vocabulaire parfois grossier de son compagnon d'aventure. Le chien des Enfers s'exprimait d'ordinaire si bien qu'il était aisé d'oublier qu'il était marin... jusqu'à ce que certaines vieilles habitudes ne prissent le dessus. En l'occurrence, l'archiviste semblait tout bonnement ravi à l'idée de ramener quelques truffes et bolets à son ami restaurateur. Les raisons en étaient somme toute évidentes : déjà, il rendait service à une bonne connaissance, et il pouvait amasser quelques pièces sans trop se tracasser. C'était d'ailleurs pourquoi le dragon lui-même s'était joint à l'aventure, du moins essayait-il de s'en persuader. Il était plus aisé d'être dans cette position que de regarder les choses en face et de se dire qu'il n'avait pas eu son mot à dire. L'avait-il jamais, avec Ashton ?

« Ooooooooh ! Une girofle ! Narcisse, le panier ! »

Non.
L'air définitivement désespéré, l'acrobate tendit mollement l'ustensile. Son interlocuteur le saisit avec vigueur et, gambadant tel un cabri dans la brousse, partit à la recherche d'autres trésors. La forêt, en ce jour, en regorgeait. Comme cela faisait une bonne éternité ou deux que le dragon ne s'était pas prêté à cette tâche si ordinaire qu'elle en devenait exceptionnelle, il avait du mal à s'y replonger correctement, contrairement à son compagnon qui lui s'amusait comme un...

« Gosse. »
« Je t'ai entendu ! »

Une brusque rougeur sur les joues de marbre, et un sursaut qui eut tôt fait d'être qualifié de bond. Narcisse bafouilla une excuse, se redressa trop rapidement, évita de justesse une branche qu'il avait été en train d'esquiver. Ash, lui, éclata d'un rire joyeux. Forcément. Un profond soupir échappa à l'artiste, qui se demandait soudainement pourquoi il avait accepté de venir. Ah. Mais oui.

Il n'avait pas accepté de venir. Une moue boudeuse s'installa durablement sur son visage rougi par le vent automnal, et il fourra ses mains dans ses grosses poches. Les champignons, il n'aimait pas spécialement ça, et se connaissant il ne parviendrait pas à en trouver un seul. Sa chance en était à ce point là. Nouveau soupir.

« Tu en trouves, buddy ? »
« Euh... Non ? »

Un regain d'embarras qui signifiait un regain d'enthousiasme. Le regard améthyste se perdit sur la surface irrégulière de la forêt, parcourant feuilles mortes et ronces à la recherche d'un petit chapeau rondelet. Rien. Il tourna la tête de l'autre côté. Rien non plus. Affichant une mine déçue, le garçon s'aventura au delà du sentier. Il en trouverait un. Au moins un. C'était décidé. Même sa malchance chronique n'y changerait rien.

Armé de son seul courage, l'acrobate chercha. Et chercha. Et quand il ne tomba sur aucun résultat concluant, chercha encore. Il l'aurait un jour, il l'aurait.* C'est ainsi que, des heures – minutes – durant, le pauvre jeune homme s'évertua à parcourir les bois dans l'espoir vain de rentrer un jour avec une maigre trouvaille. Quand soudain, désespéré, assoiffé, il le vit.

C'était un très modeste champignon, très fin, qui faisait penser à une méduse. Tout en longueur et blanc, d'un blanc immaculé qui donnait envie de le croquer. Un sourire ravi se dressa sur les lèvres pâles du reptile. Enfin... Il tendit la main, presque timide, et cueillit le végétal. L'odeur était légèrement entêtante, mais pas si dérangeante, au fond.

Il avait envie de goûter. Et pourquoi pas ? Après tout, quel mal y avait-il à essayer un aliment qui, de toute manière ne terminerait dans aucune assiette ? Un champignon tout seul n'avait aucune valeur... Mais c'était le sien. Il en avait gagné le droit. Alors doucement, avec une lenteur délibérée, il porta le petit végétal à ses lèvres. Et croqua.

« NARCISSE ! »

Un sursaut. Il se tourna violemment vers la voix d'Ashton qui, curieusement, était soudainement paniquée.

« Q-quoi ? »
« … Dis-moi que tu n'as pas fait ce que je pense. »
« H-Hein ? »
« Dis moi que tu n'as pas mangé ça. »
« Euh... »
« Joder... Hostia! Eres un gilipollas ! »

Apparemment, le canidé n'était pas content. Abandonnant prestement son panier, ce dernier se précipita sur lui avec une urgence que le pauvre dragon ne comprit pas. En revanche, il voyait un peu flou.

« Aaaaaaaaaaaaaaaaash... »
« Bordel de... »
« Ouuuuuuuuuuuuh. Ça t-tourne. Je crois ? »
« Mais c'est pas vraiiiiii ! Même moi j'ai pas la poisse comme ça ! »

Trop tard, Narcisse était déjà dans un tout autre monde, plein de couleurs, de senteurs, de saveurs exotiques qui ravissaient son esprit. Il était empli d'une euphorie éblouissante qui faisait frémir tout son corps de plaisir.

« Wouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuh. »
« Arrête de bouger... Narci- »
« Ooooooooooooooooooooooh ! »

Ashton éclata de rire en voyant le visage défait de son compagnon. La situation était certes dangereuse mais elle était aussi diablement drôle. Attrapant le corps flageolant de l'acrobate, le canidé le jeta sur son épaule et partit rattraper son panier.
Il était temps de rentrer.

« Waaaaaaaaaaaaaaaaaaah ! Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaash c'quoiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ? »

Le lendemain, Narcisse ne devrait se souvenir que d'une myriade de couleurs en tous genres et une sensation plutôt agréable. Les conséquences, elles, l'étaient beaucoup moins, d'autant plus lorsqu'on avait un Chien Noir plus que prêt à nous rappeler à quel point on avait été stupide. Il se maudissait.

Plus jamais il ne mangerait de champignons sans savoir de quoi il s'agissait, c'était une promesse...


*Pardon...

   
- Avoir attrapé un rhume

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Frédéric Lenoir
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MessageSujet: Re: Micro-actions : pour RP autrement !   Mar 27 Sep - 1:52

Tout le long d'une rivière tapissée de cailloux traversant un petit bois du nord-ouest de Paris, résonna soudain un grand bruit de tonnerre qui étonna grandement la faune qui vivait là.

-AaaatchouuUUUUMMM !
Deux jumeaux étaient accroupis sur un rocher surplombant le courant paisible.
L'un d'entre eux n'avait plus de pantalon et essuyant son nez sur sa manche droite tandis que sa main gauche tenait le pantalon, manifestement trempé, qu'il était en train de tordre.
Son frère lui tendit un mouchoir.
- Merci Morg', snirfl.
PfrrrROOOOMP !
- Snurfl--'ier l'est 'cor tout trempé...
Assis sur son caillou, Morgan haussa les épaules.
Fred, nez rouge et joues roses, s'emporta.
- Oh c'est bon ça va hein !
Du fond fin fond de sa gorge, Morgan gloussa. Fred, assis à son côté, le poussa sans ménagements, l'envoyant valdinguer par terre. Ça fit rire son frère encore plus.

Il avait beau être vexé, Frédéric dû se retenir de sourire en coin. Il ne devait pas oublier qu'il lui en voulait quand même à mort : c'était sa faute à lui s'il était tout trempé jusqu'aux cuisses.
- Rho c'est bon, hein !
Observant son frangin qui se tenait les côtes en ricanant bêtement, Frédéric remarqua un détail qui le fit enrager :
- Et comment c'que tu fais pour être presque sec, toi, d'abord ?!
Morgan cessa se s'esclaffer comme un môme et s'assit sur la terre en souriant, visage levé vers le ciel.
Fred attendit un instant, mais l'autre ne daigna pas répondre plus que ça.

Il soupira ; quand ils s'enfuyaient comme ça tous les deux, Morgan redevenait lui-même. Face aux autres ils arboraient tous les deux un masque d'humain aussi parfait que possible, de gens normaux. Mais le masque de Morgan était lourd à porter et quand ils étaient seuls, il redevenait hydre - autant que faire se puisse, dans un corps comme le sien.
Souvent, l'un comme l'autre profitaient d'abord de la campagne, des paysages, de l'air qui sentait bon. Frédéric observait tout ce qui passait, touchait les arbres, les bêtes. Morgan écoutait les sons, les codes familiers des forêts qu'ils longeaient ou traversaient. Ils profitaient tous deux de la clarté des sons, loin du bruit et du tintamarre de les vie citadine.
Ils profitaient surtout de leur silence à eux. Et au bout de quelques heures, c'était comme si Morgan avait oublié complètement comment parler. Fred n'aurait su dire si ça le rendait triste ou l'enchantait. Dans ces heures loin de tout, il retrouvait "son" hydre. Et Morgan retrouvait "son" mage.

Fred regarda son frère, qui semblait si heureux.
- Morgan ?
L'autre tourna la tête vers lui. Ne sembla pas comprendre, puis se souvint de la question.
- Le Soleil, finit-il par dire.
Frédéric haussa un sourcil sceptique.
Du soleil. En plein milieu des bois ? ... En septembre ? Il secoua la tête et entreprit de tordre son pantalon, toujours trempé comme une lavette. Des gouttes s'en échappèrent, tombèrent en pluie dans la rivière.

Un frisson le parcouru. Vivement que ça sèche, qu'il puisse se rhabiller.
- Brrrr. D'ta faute j'vais encore être malade.
Il renifla en secouant le vêtement devant lui.
Morgan, à un mètre de là, leva les yeux vers lui et gloussa encore.
Cette fois Frédéric lui lança le vêtement à la tête.
L'autre en fut si surpris qu'il se figea complètement, une patte du pantalon à plat sur son torse, l'autre collée à son crâne. La ceinture pendouillait mollement entre les deux, dégoulinante.

Frédéric lui lança un regard noir. L'effet fut gâché par un éternuement si violent qu'un merle s'envola de l'arbre en face de lui.
- TchOUM ! Bonne branche ! snirfl...
Il ne vit pas venir son frère et sentit juste un choc.
- OuuwAAAAH ?!
PLOUF !
Crachant de l'eau, le mage se redressa tout trempé. On aurait dit un oiseau tombé dans une bassine, pris d'une colère ridicule.
- Ah non, Morgan ! glrbl-a suffit ! il s'essuya le visage de sa manche trempée. Sérieus'ment c'est trop froid !
Comme son frère se rapprochait pour contempler son exploit, épris de justice et de vengeance le mage fit de la main un geste vers son frère qui, malgré ses réflexes, ne s'écarta pas assez vite. Une soudaine bourrasque le poussa par derrière et Morgan fut projeté en l'air. Il tomba les fesses dans la boue au bord de la rivière. Frédéric, pas encore satisfait, ne lui laissa pas le temps de comprendre : il l'attrapa au bras, le releva et le tira vers lui, pour le pousser tête première dans l'eau. Son frère se retrouva à quatre pattes, dans l'eau jusqu'aux coudes et aux mollets. Il avait l'air aussi perdu qu'une girafe qui se serait réveillée en Écosse.
Pour faire bonne mesure, Freddy l'éclaboussa.

Morgan ne fut pas long à réagir. D'un coup de pied preste, il faucha son frère avec une force qu'on n'eut pas soupçonnée.
Freddy, dans un cri, tomba à la renverse. Sa seule pensée fut "Heureusement qu'j'étais déjà les fesses à l'air...".
Sa bouche décida d'interpréter cette belle réflexion à sa manière :
- OUaouch !
La rivière répondit "SPLATCH".
Morgan pensa "Merci, à toi aussi".

****
Quelques heures plus tard, vêtus mais pas tellement secs, les frangins reprenaient la route de campagne qui les mènerait à la navette remontant sur Paris. Bien emballés dans des feuilles, Morgan tenait devant lui deux petits poissons pris à la rivière. Frédéric, tout en marchant, faisait de la place dans son sac pour les y ranger. Ils avaient fini par coudre une poche spéciale, à l'avant du sac, pour les "poissons puants". Elle tenait avec des boutons et pouvait se laver séparément.
Quand ils furent rangés et que Frédéric eu remis le sac à son dos, il observa son frangin qui marchait d'un pas tranquille, tout échevelé et observant les champs.
- Et comment c'que tu fais pour être presque sec, toi, d'abord ?
Son frère sourit en coin, leva le visage vers un ciel gris mais lumineux.
Frédéric soupira et secoua la tête de dépit.
- aaaAAAAA...aaATCHOUM ! Snirfl.
Morgan lui passa son mouchoir mais il était tout trempé.

Frédéric sortit le sien de son sac, qu'il découvrit bien sec. Il songea alors qu'il y avait enfin une justice dans ce monde et il sourit en se mouchant.
Aller cueillir des pommes


L'anecdote du jour : Quand j'étais gosse mon mot préféré c'était "Le Pommier". Je l'écrivais partout (jusque sous la tapisserie nouvellement posée par les parents).
Depuis cette époque, j'aime tellement les pommes que j'en ai quasiment toujours une dans mon sac, peu importe la saison, que je traîne jusqu'à en trouver une autre. Alors je la mange et je stocke la suivante. A la fac je le faisais tellement que les gens de ma classe me surnommaient "la mangeuse de pommes" parce que je jouais avec en attendant les cours.

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Reilly O'Brian
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MessageSujet: Re: Micro-actions : pour RP autrement !   Jeu 29 Déc - 21:42

« Dis, tu es sûr que Harvey ne nous en voudra pas de nous être échappés de ta leçon de danse comme ça ?
- Je sais déjà danser, et puis échappés où ? Marcher deux minutes pour arriver aux pommiers du fond du jardin, c’est sûr qu’il risque de nous arriver un tas de choses horribles ! Reilly, je ne comprends pas… comment peux-tu être aussi…prudent et aventureux à la fois ? Tes escapades nocturnes tout ça…c’est beaucoup plus dangereux qu’aller cueillir des pommes en ayant malencontreusement omit d’en informer son majordome.
- P-pas du tout ! Et puis, je ne sors pas tant que ça…
- Ohla ! Tu la fais peut-être à la plupart des gens au cabaret, ou pas, d’ailleurs, mais ton air offusqué ne prend pas avec moi. Je te rappelle l’histoire du libraire ? Celle du forgeron ? Celle du gars des boîtes à musique ? Belle brochette et pourtant si petit échantillonnage de-
- Lylian ! …Tu…ton langage n’est pas vraiment celui d’un aristocrate, parfois, on dirait moi !
- Oh mais vas-y, change de sujet ! Tu sais, ce n’est pas parce que je ne parle pas comme un aristocrate tout le temps que je n’en ai pas l’attitude. Et mon attitude d’aristocrate décrète que ta jolie bouche va gentiment arrêter de houspiller avant que je ne t’offre un tête à tête brusque et mérité.
- Qui accepterait un tête à tête avec toi et ton caractère de toute faç- »

Le choc sourd et inattendu du front de son meilleur ami contre le sien arracha une plainte sourde au jeune couturier qui, étourdi de la force insoupçonné de l’impact, resta muet et hagard quelques secondes, ses yeux incrédules fixant gauchement ceux de Lylian.

« Bloody hell you did hit me you moron ! (Mais F&!# tu m'as frappé pour de vrai, saleté !)
- Oh yes I did. And it felt amazing. Tu as gagné en répondant, mais pas tant en subtilité, O’Brian… (Oh que oui je t'ai frappé. Et c'était super.) »

Ça, Reilly l’avait bien compris depuis leur première rencontre : sous les traits fins et raffinés du visage de Lylian, sous ses cheveux blonds, brillants, d’une douceur incommensurable, sous sa figure entière, fine et gracieuse à tout instant, n’était point un ange ravissant mais un diable pétulant ; le premier ne l’habitait qu’en cas de réunion mondaine, où l’on s’exclamait alors « Oh mais qu’il est bien élevé, ce Lylian Bellecourt-De-Levinsky ! Un vrai gentleman ! Et quel charisme~ ».

« Gentleman de mes fes-
- Plaît-il ?
- Gentleman de mes…fes…tivités ?
- …Je dois encore t’apprendre à te rattraper, c’est indéniable. Allez ! Cesse de bavardages, allons les cueillir, ces pommes ! »

Le petit irlandais hocha prestement la tête avant de saisir les doigts de son ami entre les siens pour trottiner joyeusement en direction de grands pommiers qui s’élevaient tranquillement, là, au bout du jardin de l’hôtel particulier que feu le père de Lylian lui avait légué, à lui et sa tante. Reilly adorait venir ici ; tous les massifs monstrueusement bien pourvus et colorés, tous les arbustes taillés parfaitement, toutes les formes des branches des glycines et du lierre qui se croisaient et s’entrecroisaient encore et encore, ça lui donnait des idées de tenues fabuleuses ! Un pantalon lilas pour Narcisse, une robe découpée à la façon d’une rose pour Rita, il pouvait trouver dans le moindre détail de ce jardin superbe l’inspiration la plus fulgurante. Entre ça et le bon temps qu’il prenait avec Lylian, il y avait de quoi s’y plaire. Il se revoyait encore, la semaine dernière, en train de prendre le thé avec lui, accompagnés de son majordome, sous l’albizia chocolat, ou quelques jours encore auparavant, quand ils avaient grimpé au saule tortueux et que Harvey les avait pris sur le fait, leur avait fait mille reproches avant de grimper les attraper tous les deux en les menaçant de les jeter du haut de l’arbre si Lylian ne cessait pas ses airs déconfits et râleurs. Ah ! Que de bons souvenirs !

« Regarde, celles-ci m’ont l’air assez mûres ! »

Et Lylian d’étirer son bras aussi gracile que celui de Reilly pour attraper une première pomme bien rouge et l’arracher à sa branche, avant d’en saisir une deuxième pour lui attribuer le même sort.

« Celle-là est plus grande, c’est moi, et celle-ci est toi, la plus petite. Et la plus mignonne.
- Eh ? Pourquoi c’est moi la pomme mignonne ?
- Parce que tu es le plus mignon de nous deux, regarde tes joues ! On les croquerait~ je suis sûr qu’elles sont toutes sucrées~
- Les tiennes sont sûrement beaucoup plus acides et…piquantes !
- Très juste ! Tu vois, c’est ça, la grosse différence entre nous : toi, même si tu as un peu de piquant en toi, tu es très doux dans l’ensemble, autant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Moi, je suis…eh bien…
- Acide, comme un bonbon acidulé, tu piques. Mais tu sens bon, au moins. Et tu as une jolie apparence. Mais un fond de diable. Quoique c’est encore un peu trop gentil, un diable. »

Le regard désabusé du jeune aristocrate provoqua chez le petit irlandais un sourire splendide. Il arrivait assez peu souvent que Lylian ne sache pas quoi répliquer pour que Reilly ne puisse se délecter de ce moment privilégié.

« Oh et je te rappelle que tu ne fais que quelques centimètres de plus que moi, et que tu triches avec des talonnettes…
- Ça va O’Brian, ça va…
- Et je suis moins susceptible, aussi. »

Et un bougonnement boudeur bien bruyant pour appuyer la déclaration du couturier, qui savait pertinemment qu’ils étaient tout aussi bien l’un que l’autre au courant du fait qu’il avait raison. Le sujet de la taille était définitivement à éviter avec chacun d’eux.

Mais, au moins, ils savaient parfaitement comment vaincre leur petite taille, dans des moments tels que celui-ci ; Reilly s’accrocha immédiatement à la branche la plus basse du pommier, suivi de son ami, et tous deux s’y hissèrent sans énorme effort, utilisant judicieusement le tronc de l’arbre comme appui supplémentaire et bienvenu. Une fois perchés, le blond retira sa magnifique veste de velour violet aux boutons d’or pour en nouer les manches et en faire un genre de panier, et le petit irlandais dû pincer fort ses lèvres en gonflant ses joues pour contenir ses cris de couturier offusqué ; oui, Lylian Bellecourt-De-Levinsky était du genre à utiliser une aussi belle étoffe que du velour pour en faire un panier à fruits, oui. Outrage. Crime. Acte honteux !

« Ça va, il faut juste le laver après, eh, on se calme le couturier et on ramasse ! Sinon pas de goûter ! »

Alors ça ! Le cri de l’estomac est en effet bien souvent plus efficace que le cri du coeur. Chez Reilly en tous cas. Rien que d’imaginer la compote chaude et sucrée que Harvey et lui allaient pouvoir faire de toutes ces jolies pommes…il en avait l’eau à la bouche ! Au diable leurs jolies chemises blanches immaculées plus si immaculées que ça à cause du tronc mouillé et sali des pluies de la journée, au diable la blancheur éclatante de boue des pieds nus de Reilly, là, ce qui importait, c’était trouver les pommes les mieux adaptées à leur futur goûter.

Et même un petit lorialet pourtant si maladroit, guidé par la faim, pouvait faire preuve d’une habilité sans nom. Un bras tendu par ici, une branche de plus escaladée par là, une élévation sur la pointe du pied plus tard et le panier improvisé était rempli de pommes propres et pleines, rouges et ravissantes. Ainsi, après une poignée de main satisfaite, les deux amis entreprirent la descente périlleuse qu’était celle du pommier mouillé. Reilly prit toutes les précautions du monde en passant devant avec le panier de pommes dans les bras, prudent, attentif au moindre-

Un beau hoquet de surprise et ses petits pieds glissèrent en un ballet décomposé sur la fourche de bois sur laquelle il venait de les poser. S’en suivi un genre nouveau de surf sur la branche mère de la fourche, discipline très acrobatique ponctuée de port de bras pour le moins artistiques pour essayer de se raccrocher quelque part, le tout sur fond de cri inquiet de Lylian. Et, alors que, finalement, Reilly chuta lamentablement et qu’il redécouvrit le principe de la gravité, il se dit que, tout de même, il était un vrai running gag sur pieds, et que cela devait définitivement évoluer en quelque chose de moins ridicule. Il lui apparu soudain, au milieu des pommes rouges qui tombaient plus gracieusement que lui, que si peu de lorialet atteignaient l’âge adulte, ce n’était finalement peut être pas dû à leur insociabilité ou à leur caractère mélancolique, mais plutôt à leur maladresse et au fait que leurs traits poupins étaient surement dessinés sous quelques crayons de disgrâce gestuelle.

« HARVEY !!!! AU PIED !!!!! »

Sitôt dit sitôt fait. Le petit irlandais eut à peine le temps de cligner des yeux en imaginant sa tête se fracasser sur l’herbe du beau jardin de Lylian — si si, ce pommier est apparemment très haut — que le majordome de son ami le récupérait délicatement dans ses bras, comme la jouvencelle en détresse qu’il semblait être.

« Monsieur. »

Tellement de caresses dans la voix de ce majordome doué que Reilly aurait pu en baver d’admiration. Et, de son flegme légendaire, Harvey le garda dans un de ses bras avant d’aller cueillir Lylian la pomme piquante de l’autre, avec un sourire qui semblait si ravi de l’erreur de son maître que d’avoir séché son cours de danse.

« My Lord…
- Harvey, tes petits airs tu te les gardes. Si on a cueilli ces pommes, c’était uniquement pour te faciliter la tâche du goûter, sache-le.
- Oh mais oui, bien loin de moi l’idée que vous puissiez faire quelque chose seulement pour votre propre intérêt, my Lord, ce serait si mal vous connaître…
- Reilly et moi aurions pu nous faire très mal.
- Certes, mais vous saurez ainsi que tout jeune homme qui s’éclipse de son cours de danse vit au dépend de son fidèle majordome…
- Mais cette leçon vaut bien une compote, sans doute ? Non ? »

Reilly pouffa légèrement de rire devant le talent de Lylian, capable de tourner n’importe quelle situation à son avantage, et il observa un amusement subtile mais tout de même remarquable dans les yeux de Harvey qui, après une inclinaison respectueuse de la tête, les déposa soigneusement à terre. Le petit blond saisit sans attendre la main de son ami aux cheveux blancs, ramassa une pomme au passage pour croquer dedans, et fila en remontant le jardin.

Ainsi, blotti dans une couverture énorme à côté du feu de cheminée, sous les yeux attentifs de Harvey qui leur servait le thé, Reilly profita d’une après-midi grise au sec, en compagnie de son meilleur ami, le ventre chaud et bien rempli, les papilles ravies, un grand bol de compote de pommes maison délicieuse dans les mains. Il suggéra même, tant la recette était réussie, que le majordome lui donne un nom. Alors, ce dernier s’exécuta et, sous les commandes de son maître, inscrit à la plume sur une petite étiquette : « Le Pommier ».


Faire du patin à glace.

_________________



La complainte du lorialet se chante en #0099CC
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MessageSujet: Re: Micro-actions : pour RP autrement !   

 

Micro-actions : pour RP autrement !

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