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Neige

Cabaret du Lost Paradise - Forum RPG

Forum RPG fantastique - Au cœur de Paris, durant la fin du XIXe siècle, un cabaret est au centre de toutes les discussions. Lycanthropes, vampires, démons, gorgones… Des employés peu communs pour un public scandaleusement humain.

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 Tombés sur un os [PV Axel Roméan]

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Aldrick Voelsungen
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MessageSujet: Tombés sur un os [PV Axel Roméan]   Mer 21 Oct - 15:40

C'était un de ces matins d'hiver comme Aldrick les appréciait. Le fond de l'air était frais, et le givre avait pris possession, de façon timorée, du paysage verdoyant qu'offrait encore la capitale. Les pelouses parées d'un manteau moiré scintillaient, paraissant appeler à la sérénité. Du moins, c'était ce qu'il lui semblait avant qu'il n'entre dans le Muséum d'Histoire Naturelle où on l'accueillit comme si le monde allait s'écrouler.

- Commissaire ! Dieu soit loué, vous voilà !

Le brun dut se faire violence pour souligner que la grâce y était pour bien moins que le cab qui l'avait déposé devant l'entrée. Le conservateur en chef -supposait-il- poursuivit donc sans ménagement, sur ce ton affaité des moments funestes :

- C'est une tragédie, commissaire ! Une tragédie ! Voyez vous-même !

Là, à quelques pas de l'entrée, avant même qu'il n'ait eu le temps de s'assurer que la chevelure carmin qu'il avait aperçu appartenait bien à l'une de ses connaissances, il fut trainé devant un immense squelette animalier.
Attirante sculpture d'os, qui n'aurait laissé aucun canidé indifférent compte tenu de sa taille. Plus précisément de la taille de chacun de ses os. L'étonnant dinosaure, pouvait se targuer de faire partie des plus grandes créatures qu'Aldrick ait jamais contemplé.

Vaguement, il se demanda si un golem avait pu prendre cette forme avec autant de précision, mais se garda bien d'en discuter avec le conservateur. Ce drôle d'olibrius s'évertuait à lui montrer le panneau qu'il faudrait changer maintenant que l'irréparable était commit. Il fallut de longues secondes à l'agent pour se rendre compte finalement du décalage entre les mots "dinosaure complet", et celui qu'il avait face à lui.


- Il lui manque un os ! Conclut finalement Aldrick en notant la différence entre la photographie et la réalité.

Le barbu le somma de ne pas ébruiter la nouvelle. Un comble tout de même pour un homme qui n'avait cessé d'hurler son désarroi depuis son entrée. L'homme trouva alors judicieux -pour ne pas dire essentiel- de préciser :


- Un tibia pour être exact !
- C'est miraculeux qu'il tienne encore debout !
- Je vous en prie, ne parlez pas de malheur ! S'il venait à s’effondrer...

Le conservateur blêmit, mal à l'aise. Manifestement il n'avait osé y toucher davantage. Probablement effrayé à l'idée -d'autant plus sordide- que le moindre mouvement pour limiter la casse pouvait aggraver le tout de façon irréversible.

Le regard bleuté de l'homme passa avec une vitesse incroyable sur le policier, puis sur le dinosaure, semblant apeuré. C'était un fait étrange pour un homme qui d'ordinaire semblait si sûr de lui. Car, à ceci près qu'il était un peu plus voûté, ce dernier, aurait pu ressembler à s'y méprendre à la description que ferait plus tard Agatha Christie au sujet d'Hercule Poirot. Ce, bien qu'il ne sembla pas avoir droit au stoïcisme belge du personnage, et bénéficiait de bacchantes un semblant plus petites.


- Il faut retrouver l'auteur de ce méfait et le punir comme il se doit !
- Mais enfin qui volerait un os ? C'est insensé ! Reprit Aldrick avec un sourire trop étiré pour parvenir à masquer tout le comique que lui insufflait pareille situation.
- Insensé ? Insensé ! Mais alors dites-moi pourquoi cet os n'est plus là depuis une heure ! C'est un vol Monsieur le commissaire ! Je puis le jurer sur les Saints Sacrements !
- Je n'en demande pas tant. Mais avouez que c'est cocasse...

Mais le petit homme ne sembla pas disposé à le suivre dans cette voie. Un silence lourd de reproches pour toute réponse, le lycanthrope dut prendre sur lui pour recouvrer le sérieux qui lui faisait défaut. Il s’éclaircit la gorge et sorti un carnet et un crayon de sa poche intérieure pour prendre des notes. Il écrivit autant que possible ce dont lui faisait part Monsieur Poroit, sans grand intérêt pour son travail, jusqu'à ce qu'il ne s'interrompe subitement pour réprimer un jeune garçon :

- Hey toi là ! Ne touche pas à ça !

Un soupir las échappa au légendaire en fixant son ancien interlocuteur, et il ne put s'empêcher de murmurer :

- Plus intéressé par les fossiles que les hommes, c'est bien triste... Pourvu que ça ne m'arrive jamais.




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MessageSujet: Re: Tombés sur un os [PV Axel Roméan]   Sam 24 Oct - 12:07

Ces derniers temps, elle n’avait pas eu le temps de prendre ses jours de repos qu’elle devait, normalement avoir. Cette semaine avait été un peu plus calme côté meurtre et son assistant lui avait dit de prendre son jour de congé afin qu’elle puisse profiter de sa vie. Le problème c’est que ses frères et son père travaillaient et qu’elle ne pourrait pas les voir avant la soirée. Elle s’était donc retrouvée dans son petit appartement avec son chaton qui semblait vouloir la punir de ses absences régulières. Il l’avait griffé sur les mains et sur les bras lorsqu’elle avait voulu le prendre dans ses bras. Une griffure de chat faisait un mal de chien. Elle avait désinfecté et avait bandé ses mains de la même manière que son père le lui faisait lorsqu’elle se faisait mal. Elle était restée un bon moment chez elle sans qu’Innocent ne se calme. Elle décida donc de sortir afin d’aller chercher de quoi se faire pardonner pour son chat. C’était son premier animal de compagnie, elle ne savait pas vraiment ce qu’il fallait faire mais elle trouverait bien un moyen ou un autre. Peut-être. Probablement. Elle espérait.

Axel marchait dans les rues de Paris lorsqu’elle a vu une publicité pour le Muséum d’Histoire Naturelle et le côté médecin légiste arriva au grand galop. Cela pouvait être intéressant. Elle allait y aller pour étudier certaines choses, elle verrait pour Innocent en rentrant. C’était décider. Elle passa acheter un calepin et un crayon dans la papeterie la plus proche et marcha jusqu’au bord de Seine. C’était loin mais cela ne faisait pas de mal et cela lui permettrait d’économiser un peu n’est-ce pas ? Ses yeux azurs regardaient le Paris qui se transformait petit à petit. Elle aimait et changement et en même temps, elle en avait presque peur. C’était trop d’un coup. Seuls les progrès de la médecine lui procuraient une immense satisfaction, une fierté pour son corps de métier.

Finalement, elle se retrouva devant le Muséum qu’elle avait déjà visité à de nombreuses reprises durant ses études. Elle paya son entrée et se retrouva dans un monde où elle évoluait avec facilité. Il n’y avait pas que des squelettes humains mais aussi des animaux et elle s’était amusée à faire la comparaison entre leur corps et ceux des humains. L’ossature n’était pas si différente de celle des Hommes quand on y regardait bien. Bien entendu, il y avait des différences et c’était normal mais elle trouvait cela fascinant. Elle inspira grandement et attrapa son calepin ainsi que son crayon pour se dirigé vers l’ossature d’un homme qui avait vécu quelques milliers d’années avant elle. Elle commençait à reproduire le squelette de l’homme lorsqu’elle remarqua, du coin de l’œil un homme qu’elle semblait connaître en grande discussion avec un autre. Sa curiosité dépassa tout et elle s’approcha d’eux.

Elle n’avait rien entendu de la conversation car l’homme s’était déjà tourné vers un enfant pour le disputer lorsqu’elle a entendu la voix de son camarade de conversation. Elle sourit. Cette voix, elle la connaissait parfaitement effectivement. Elle dit alors :

« Je ne pense pas que ça vous arrive chef … moi ça par contre, ça peut m'arriver. »

Un rire se dégagea de sa gorge avant de reprendre en regardant le dinosaure :

« Je ne savais pas que vous vous intéressiez à ces grands animaux, vous me cachez des choses chef ! »

Elle sourit en le regardant tandis que le conservateur avait fini de disputer l’enfant.

« Bienvenue à vous cher Monsieur, si vous êtes intéressé par ces magnifiques spécimens, je peux vous conseiller d’aller voir au fond de notre salle. »

Elle haussa un sourcil et hocha la tête mais ne bougea pas, elle avait la très nette impression qu’il lui demandait de partir. C’était bizarre. Elle lança un regard à Aldrick avant de regarder de nouveau le dinosaure qu’elle scanna jusqu’à son tibia.

« Oh »

Elle s’approcha et se baissa à la hauteur du tibia amputé. Le conservateur paniquait derrière elle en lui demandant de ne rien toucher et de ne rien dire. Elle l’écoutait à peine.

« Dites, je peux passer le cordon ? J’aimerais voir de plus près l’os. »
« Non ! »
« Je ne vais pas le manger votre dinosaure. »

Elle avait le regard qu’elle prenait quand elle étudiait la mort de quelqu’un. Sérieux, concentré et déterminé. Elle lança un appel à l’aide à Aldrick après tout, la mort était sa spécialité …

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Aldrick Voelsungen
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MessageSujet: Re: Tombés sur un os [PV Axel Roméan]   Jeu 31 Mar - 23:57

Le cœur d'Aldrick manqua un battement lorsqu'il reconnut près de son oreille la voix d'Axel. La surprise peignit d'abord ses traits, et il lui sembla qu'il rêvait tant il lui était complexe d'imaginer le légiste ailleurs que dans sa salle d'autopsie. Mais le rire qui secoua adorablement les épaules de la belle, lui arracha un sourire doux qu'il arborait peu au commissariat. Pas de doute : c'était elle !
Sa question indirecte, pourtant, saigna son âme lorsqu'elle trouva un écho dans son esprit.


[...] vous me cachez des choses chef ! » Si tu savais. Peut-être même que tu ne souhaiterais plus jamais m'approcher ou me parler...*

Le regard du loup se chargea de tristesse quand il réalisa cette réalité, mais il préféra ne pas s'y attarder, s’efforçant d'afficher un air mystérieux.

- Allons, un policier sans secret ni énigmes n'aurait que peu d'intérêt, non ?

Il eut un sourire entendu pour la demoiselle, avant que le conservateur n'arrive avec ses gros sabots. Brassant inutilement de l'air pour l'éloigner, semblant ne rien avoir entendu de la conversation qu'ils entretenaient plus tôt. Mais la belle avait déjà décelé le chainon manquant et le moustachu ne put réprimer une grimace outrée. Le commissaire eut un soupir, sachant pertinemment qu'il ne servait à rien d'insister lorsqu'elle avait ce regard-là. Il tendit le bras entre eux pour calmer leurs ardeurs et acquiesça, donnant ainsi le feu vert à Axel.

- Laissez-le faire. Il est avec moi.

Avec un professionnalisme confirmé, le commissaire poursuivit :

- M. Poroit, je vous présente M. Roméan, notre légiste. Soyez assuré qu'il ne fera rien qui puisse nuire à votre précieux spécimen.

L'avertissement tout juste dissimulé, le brun entreprit de taire toutes les questions qui l'intriguaient concernant la présence de la jeune femme. À la place, il interrogea :

- Vous n'avez rien remarqué d'inhabituel ? Un visiteur curieux ? Un employé absent peut-être ?
- Tous les visiteurs sont curieux, enfin, M. le commissaire !

Le reproche inonda le corps du plus âgé, qui semblait avoir à endurer là le pire des outrages, sans qu'il ne puisse s'empêcher de s'exclamer avec passion :

- Comment ne pas être fascinés par ses animaux qui ont vécu des millénaires avant nous ?! Voyez ses mâchoires immenses, ce qu'elles devaient être en mesure de broyer est tout simplement incroyable !

*Lui il n'a jamais rencontré de dragon...*

- Les distances qu'ils étaient capables de parcourir en une seule journée simplement pour rallier un lieu de reproduction...

Là, le policier eut une grimace prononcée, imaginer la reproduction de ses animaux ne le tentait aucunement. Comment feraient-ils pour plaire à une femelle de toute façon ? Et quelle femelle ?! Non décidément ! Moins il en saurait et mieux il se porterait.

- Oui, oui bien sûr ! Coupa Aldrick en se pinçant l'arête du nez. Mais vous n'avez vu personne de plus... Vivant ? Acheva-t-il avant de lancer un regard désespéré à Axel, espérant qu'elle aurait des indices.

Un instant, il sembla au loup que la moustache entière du conservateur venait de frissonner dans son intégralité, comme si un courant électrique l'avait parcouru de part en part. Perplexe, il fronça les sourcils, clignant des yeux avant que tout ne semble être redevenu normal, hormis le rouge de plus en plus présent sur les joues de son vis-à-vis.


- Monsieur, vous manquez cruellement de savoir-vivre, sachez que... Attention ! Faites attention jeune homme ! Ce squelette est plus ancien que vous ne l'imaginez !

Le lycanthrope arqua un sourcil. Si c'était courant qu'on lui fasse ce genre de réflexion, c'était bien la première fois que l'argumentaire s'arrêtait si rapidement.
Il secoua négativement la tête et suivant le doigt pointé d'un petit garçon vers l'extérieur, il s'étonna tout comme la mère de l'enfant de ce qu'il découvrit.


- Dites votre os là, il ne serait pas grand comme ça ? Il ouvrit les mains les écartant sur 70 centimètres environs. Avec une fissure sur le côté droit ?
Le conservateur, prit de court, acquiesça, fronçant les sourcils.
- Comment vous savez que...
- Axel sortez de là avec précaution, on a trouvé notre coupable.

Sur le seuil de la salle, un os consistant, trônait fièrement entre deux crocs ivoires qui le recouvraient partiellement de bave. Le chien blanc et brun agita la queue en voyant le petit garçon, parut vouloir aboyer pour le saluer, mais son massif trophée l'en empêcha.

- Oh Seigneur !
- Vous pouvez m'appeler Aldrick, voyons. ~ Glissa l'agent dans un sourire avant de se rapprocher doucement du chien, agitant la main pour tenter de l'apprivoiser.
- VOUS ! Fulmina le moustachu, alors qu'un des bras du dinosaure menaçait de s'écrouler près de la rousse.

Aldrick saisit le bras d'Axel et l'entraina vers l'extérieur où le chien venait de se sauver, effrayé par la voix roque du moustachu.


- Vite, ne traînons pas ! Il faut le rattraper !


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MessageSujet: Re: Tombés sur un os [PV Axel Roméan]   Mar 15 Nov - 22:13

Un léger sourire vient éclairer le visage androgyne du médecin légiste et Axel remercia son supérieur d’un clin d’œil avant d’enjamber le cordon. Elle s’arrêta au plus près du tibia manquant et s’accroupi, tournant délibérément et honteusement le dos au conservateur afin qu’il ne l’embête pas durant son inspection. Ils étaient tombés sur un grand fou tout de même … bien qu’elle n’est pas le droit de juger vu qu’elle était tout aussi passionnée par son métier que le conservateur pour le sien. De près, les os du dinosaure étaient très impressionnant aussi bien par l’épaisseur que par la grandeur et certainement par le poids. Elle releva la tête et haussa un sourcil, elle avait l’impression d’être une punaise sous les jambes d’un géant. Elle se concentra de nouveau sur la bête tout en écoutant d’une oreille distraite ce que disait Aldrick et le conservateur.

*Passons aux choses sérieuses* pensa Axel. Prudemment, elle avança sa tête jusqu’à mettre son nez presque sur l’os du dessus puis du dessous afin de savoir s’il n’y avait pas une odeur particulière. On ne savait jamais après tout. Rien de particulier. Elle passa doucement un doigt sur l’os, il était légèrement râpeux, ce qui était logique. D’après elle, l’os avait été arraché sans précaution aucune, un vrai miracle que le dinosaure soit encore debout et qu’il ne soit pas tombé sur quelqu’un. En regardant bien la patte du dinosaure, elle remarqua quelque chose qui n’était pas sur l’autre : des marques. En regardant d’un peu plus près, elle comprit que c’était des marques de dents et pas n’importe lesquels : des dents d’animaux. Ça aurait pu être fait à l’époque mais, bizarrement, elle n’y croyait absolument pas à cause de la couleur de l’os qui était différente  l’endroit de l’emplacement des marques.

Le son de la voix d’Aldrick qui l’appelait la ramena à la réalité, elle tourna la tête vers lui et acquiesça. Elle reconnaissait parfaitement ce ton et c’est pour cela que, sans un mot et aussi doucement que possible, elle revient vers eux, enjambant de nouveau le cordon. Elle posa son regard sur le chien puis sur le petit garçon, il semblerait que ces deux-là se connaissent, peut-être que le petit pourrait demander au chien de lâcher l’os ? Avec un peu de chance, il n’y aurait que de la bave dessus ? Mais, bizarrement, elle n’y croyait que très moyennement. Alors qu’elle allait s’adresser au petit, Aldrick attrapa son bras et ils étaient ainsi partis pour une folle course-poursuite avec un terrible criminel à quatre pattes.

« C … Chef … On aurait pu … demander au petit garçon de nous aider, vous croyez pas ? »

C’était du Axel tout craché ça, il fallait qu’elle dise tout haut ce qu’elle pensait tout bas. C’était peut-être stupide ce qu’elle disait mais après tout, elle n’était pas policière, elle était médecin légiste.

« Vous croyez qu’on peut l’attirer avec quelque chose ? Comme de la viande par exemple ? »

Bon évidemment, la viande n’allait pas apparaitre comme ça dans sa main mais s’ils passaient devant un marchant ou quelque chose, elle en prendrait un morceau et viendrait ensuite donner l’argent nécessaire et s’excuser s’il le fallait. Dire que c’était son jour de repos et qu’elle était en train de courir dans les rues de Paris … Enfin, ça ne pouvait pas lui faire de mal même si elle n’était pas grosse. Cependant Axel en plus d’être une femme n’avait pas autant d’endurance qu’Aldrick et elle ressentait les premiers signes de fatigue. Elle ne se laisserait pas distancer ni s’arrêterait de courir, elle ne laisserait pas Aldrick seul même s’il y avait peu de chance que quelque chose de dangereux se passe et qu’il soit blessé. Elle se tritura les méninges pendant quelques instants, cherchant à savoir si sa solution pourrait marcher, calculant à approximativement l’allure du chien et la leur. Si elle arrivait à maintenir cette allure, elle pourrait le devancer grâce à un raccourci et peut-être pourraient-ils faire quelque chose à ce moment-là ? Encore faut-il qu’elle y arrive mais, afin que cette cavalcade incontrôlée et imprévue prenne fin, il fallait qu’elle tente le tout pour le tout :

« Chef, je connais l’endroit et il y a un raccourci, en le prenant, je peux devancer le chien et on pourra couper sa course et récupérer l’os. »

Elle lui sourit avant de tourner à droite juste après avoir prononcé ces mots. De là, elle continua tout droit jusqu’à tourner à gauche puis à droite et une nouvelle fois à gauche. A ce moment-là, elle arriva dans la ruelle où le chien et Aldrick devait passer. Cependant, rien d’un côté ou de l’autre. Elle les avait ratés ? Elle espérait que non … Elle espérait aussi que le chien n’est pas décidé de partir à gauche ou à droite sinon, elle ne retrouverait pas Aldrick … Elle se décida à reprendre sa course après avoir pris le temps de reprendre un peu son souffle.

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Aldrick Voelsungen
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MessageSujet: Re: Tombés sur un os [PV Axel Roméan]   Mer 22 Fév - 0:36

- Ne traînez pas ! Répliqua l'agent en accélérant le pas, sans même jeter un coup d’œil au petit garçon.

Il ne lui fallut du reste qu'un quart de secondes pour réfuter la proposition suivante :

- On n'a pas le temps, il sera déjà loin si on s'arrête !

Qu'ils auraient l'air fins en plus une fois rentrés si jamais ils ne parvenaient pas à se saisir de pareil voleur ! Il entendait déjà la voix cynique de Gaudefroy se moquer :

- « Eh bien, elle est belle la police ! Mise en déroute par un éffroyable malfaiteur sanguinaire ! Un chien qui vole un os centenaire ! Ça va plaire aux journalistes, à coup sûr ! »

Bien sûr, il pouvait se tromper, il ne prétendait pas pouvoir jamais comprendre pareil homme, mais rien que d'imaginer son sourire... Aldrick grimaça et profitant de leur séparation impromptue laissa libre cours à ses instincts de loup.

Son pas se fit plus vif, animal, sa course plus précise, et malgré lui, le brun se délecta du paysage défilant à vive allure, des odeurs partielles que lui portaient le vent et de cette cavalcade grisante qui n'était pas sans lui rappeler certaines heures de chasse.
Ses membres parurent se tendre en s'affinant et prit par le jeu, le lycanthrope s'engagea à son tour dans un jardin, sautant la palissade d'un bond prodigieux, tandis que le chien était parvenu à glisser son butin entre deux planches branlantes.

* Il est sur son territoire le bougre ! *

Aldrick s’apprêtait à refermer ses grandes mains sur le corps du canidé quand un cri strident lui perça les tympans. Un chérubin qui jouait dans l'herbe tout près, avait prit peur devant pareil spectacle. Probablement que le sourire du loup était alors trop grand pour ne pas être innocent. La boule de poils profita de cette opportunité pour détaler, évitant l'habitation à vive allure, elle fila vers le portail. Le commissaire ne s'attarda pas non plus et jurant violemment dans sa langue natale, n'anticipa aucune trajectoire des poules que le voleur avait dérangé et qui lui fonçaient à présent dessus d'un air mauvais.
Se protégeant le visage de ses mains, Aldrick fila sans demander son reste, chassant un des volatiles qui lui picorait les cheveux avec insistance. Un nouveau juron lui échappa alors qu'il éjectait la poule de son champ de vision.

- Attends un peu que je t'attrape espèce de sale petit...

Le loup bifurqua de nouveau, retenant à grand-peine un éternuement au passage, il aperçut le canidé et Axel un peu plus loin, à qui il fit de grands signes en l'appelant.

- Stoppez-le !

Mais la rue paraissait immense et la frêle silhouette d'Axel bien en peine de couvrir toute son étendue. Pourtant le lycan ne se découragea pas et après une série de signaux qu'il transmit en agitant les bras, tenta de rabattre le chien vers un pan de mur en briques. Ils étaient à deux doigts de le coincer quand un hennissement furieux retenti à leur gauche ! Le conducteur du cab, tira violemment sur les rênes, tandis que les chevaux cabraient de peur. Reculant d'un pas avant de protéger à nouveau son visage, le brun se figea et ne rouvrit les yeux que lorsqu'il sentit le désagréable souffle chaud de l'équidé sur son avant-bras. L'animal semblait d'ailleurs tout mettre en œuvre pour s'éloigner le plus rapidement possible du loup. Un soupir de soulagement échappa au commissaire et il n'entendit aucune des réprimandes du cocher, tant son esprit s'était prodigieusement vidé en une fraction de secondes.
Il fallut d'ailleurs au policier quelques instants supplémentaires, pour se souvenir qu'il n'était pas seul. Aussitôt il se précipita en hurlant d'une voix où l'angoisse éclatait :

- AXEL !

Plantant là, le bougre mécontent, il contourna ses montures en s'enquérant, angoissé :

- Est-ce que ça va ?

Le souffle court, le brun acheva dans un murmure :

- Vous vous êtes fait... Mal ?

Mais la scène à laquelle il assista le figea dans un mutisme peu commun.


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Axel Roméan
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MessageSujet: Re: Tombés sur un os [PV Axel Roméan]   Mar 25 Avr - 20:43

Et si Axel s’est trompée comment allait-elle retrouver son chef ? Ce n’est pas comme s’ils avaient une connexion télépathique … Au pire, elle retourne au musée et elle l’attend là-bas mais là encore, elle n’est pas sûre qu’il y revienne si jamais le chien échappe à sa poursuite et alors là … eh bien … Elle avisera au pire des cas. Elle sait qu’elle ne peut pas courir bien plus longtemps et si jamais elle devait le faire encore longtemps, elle craint pour ses poumons et son cœur. Elle continue cependant à petites foulées, savait-on jamais avec un peu de chance peut-être qu’elle ne l’a pas raté. Des pas précipités se font entendre derrière elle et elle se tourne pour voir arriver en trombe son chef et le chien. Ouai ! Elle ne l’a pas raté, c’était la bonne nouvelle du jour … La moins bonne nouvelle c’est qu’un chien d’une bonne vingtaine de kilos avec un tibia de dinosaure courait à pleine vitesse vers elle et que son chef lui demandait de l’arrêter ! Elle va mourir, elle le sens mais pour protéger un os historique qu’est-ce qu’elle ne ferait pas. Je déconne, elle à pas envie de mourir, elle cherche un moyen mais s’aperçoit rapidement que son chef l’aide du mieux qu’il peut. Elle ne veut pas laisser filer ce petit voleur.

Cependant, elle n’a pas eu l’occasion de pouvoir coincer l’animal qu’un hennissement l’a surpris. Elle a simplement eu le temps de tourner la tête avant d’être propulsée contre le mur en brique par le cheval qui est passé comme une furie en la touchant au passage. Elle sent l’air expulsé de ses poumons tandis que son cœur tambourine violemment contre sa cage thoracique. Elle s’effondre sur le sol, à moitié assommée par le choc et emmenant une poubelle dans sa chute, elle a atterrit dans des détritus mais actuellement, elle est trop sonnée pour s’en soucier. Le chien quant à lui s’est caché dans un coin et il ne semble pas vouloir bouger d’un poil par peur peut-être. Elle entend une voix mais elle semble tellement lointaine. Elle bouge légèrement et tourne la tête vers la personne qui l’appelle :

« Ouch. »

Est le mot qui sort de ses lèvres. Ca devrait répondre à quelques questions d’Aldrick. Prudemment, elle redresse la tête mais ferme les yeux rapidement :

« Ca tourne un peu. »

Le choc très certainement mais rassurez-vous, elle n’a pas de contusion ou d’hémorragie. Elle prend son temps pour se redresser, cherchant un point d’appui stable. Elle finit par être sur son séant, les yeux toujours un peu dans le vague. Une de ses mains se balade sur son front et dans ses cheveux, cherchant à savoir si elle avait des plaies ouvertes ou pas. Heureusement, ce n’est pas le cas. En revanche, elle va très certainement avoir des bleues. En tombant, elle a également déchiré son pantalon et son manteau sur le bras, égratigné son genoux. En plus de cet air vague et de la salissure des détritus, elle n’avait pas un très beau look actuellement. Appuyé contre le mur, elle ferme les yeux, elle cherche à retrouver ses esprits. Elle murmure :

« Ca va chef ? »

Parce que oui, quand même, peut-être que lui aussi s’est retrouvé projeter contre le mur à cause de ce canasson et de son imbécile de conducteur ? Il avait beau être très grand et costaud, il n’empêche qu’un cheval à pleine vitesse aura plus de puissance, de force qu’un être humain normal ! Il n’empêche que maintenant, elle a mal au crâne. Elle espère simplement que ça ne laissera pas trop de traces, elle n’a pas envie de donner plus de soucis à sa famille et surtout, elle n’a pas envie de justifier ce qu’il s’est passé au commissariat le lendemain …

« Il est parti le chien ? »

Ben oui quoi, c’était la mission principal du chef et du légiste au départ, il faut bien qu’elle le demande à un moment ou à un autre tout de même.
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Aldrick Voelsungen
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MessageSujet: Re: Tombés sur un os [PV Axel Roméan]   Ven 28 Avr - 12:37

La main solide et tout juste égratignée du commissaire, vint supporter rapidement la silhouette vacillante de la légiste. Ses doigts se glissèrent même sur le front de la rousse pour l'observer plus attentivement. En découvrant ses vêtements déchirés, il se défit à la hâte de son manteau et le posa sur les épaules de sa vis-à-vis.

- Oui, je... Ça va. Doucement, Axelle. Le cheval t'a percuté de plein fouet. Tu es sûre que tout va bien ? Tu n'as mal nul part ? Promis ? Ah ! On dirait que tu vas écoper d'une superbe bosse à la tête, ma pauvre.

Son prénom était sorti tout seul, comme le tutoiement et tout le reste, tant Aldrick n'en menait pas large. Heureusement pour eux, cela ne faisait guère de différences par rapport à d'habitude ou presque. Mais il ne le nota pas. Sa grande main coulant simplement sur la joue de la jeune femme, tandis qu'il fronçait les sourcils, la voix mangée par l’inquiétude, il lui fit relever doucement le menton, puis les bras, et quand il eut acquis la certitude qu'elle allait à peu près bien, un profond soupir de soulagement échappa au brun.

- Bon sang, tu m'as fichu la trouille !

La main de libre de l'agent passa sur son visage de haut en bas, avant qu'il ne soupire à nouveau. Le commissaire ne remarqua même pas le tremblement léger de son propre corps quand le cocher les interpella. Aussitôt, la mascarade se remit en marche, machinalement, et le loup souffla d'un ton qui se voulait calme, sans parvenir à la lâcher pour autant :

- Asseyez-vous un peu, ça vaut mieux. Vous...

Il n'acheva pas que déjà, elle s'enquérait de ce qui était arrivé au chien. Les iris d'or du lycanthrope coulèrent sur la route, mais ne trouvèrent aucune trace du canidé. Le conducteur, qui avait fini l'inspection de ses chevaux, réalisait enfin pleinement qu'il avait percuté une autre personne les rejoignit, alarmé. L'aîné se détacha finalement de la belle, et sans écouter un traitre mot des interrogations du chauffard concernant Axel, il passa une main dans ses mèches brunes, avant de relever la truffe vers la ruelle, en fermant les yeux.

Il fallut de nombreuses secondes à Aldrick avant de parvenir à assez de concentration pour resituer le chien, malgré les différentes odeurs qui les entouraient. Celle du parfum fort du cocher mêlée à sa transpiration et à celle de ses chevaux, lui ayant compliqué inutilement la tâche. Cependant, quand le silence reprit ses droits sur le trio, le commissaire abandonna seulement, n'ayant cure de ne pas répondre à une question quelconque :

- Notre voleur ne doit pas être très loin. Je crois qu'on peut encore l'attraper si on ne tarde pas. Vous vous sentez de marcher, Axel ?

Un sourire carnassier étira ensuite les lèvres du loup, tandis qu'il spécifiait avec toute la retenue dont il était capable pour pilote du dimanche :

- Quant à vous, donnez moi une seule bonne raison pour que je ne vous colle pas dans le premier panier à salade* qu'on croisera ?
- Je suis désolé... P... Pardon... Mais... Ma fille... Ma fille est mourante, et je...
* Fourgon cellulaire dans lequel la police plaçait les prisonniers, et qui en passant sur les rues pavées, secouait copieusement les gens, comme le panier grillagé permettant d'essorer la salade.

Un sanglot prit l'homme alors que le commissaire soupirait en levant la main pour l'arrêter :

- D'accord, d'accord. Ça ira pour cette fois, allez-y. Filez. Mais faites attention ! Ou c'est vous que votre fille verra à l'article de la mort.

Le ton était sec et sans appel, aucun doute : il ne plaisantait pas. Mais sans laisser le temps à quiconque de réagir à ses propos, il se tourna de nouveau vers sa collègue et questionna plus pondérément :

- Vous êtes sûr que ça va aller ? Je peux appeler un médecin autrement. Cela m'embêterait que vous tombiez dans les pommes par la suite. Je serai obligé de vous porter...

Un léger sourire avait étiré ses traits. Si le ton pouvait paraitre moqueur, le brun songeait surtout qu'elle devait être aussi légère qu'une plume. Surtout qu'entre la Grande Guerre et l'armée, il avait eu de l'entrainement pour ce qui était de trimballer des gens. Repensant à leur larron, Aldrick ne put s'empêcher de préciser, en pointant du doigt la rue d'où il venait :

- Si on reprend par là, je crois que notre terrriiiiible voleur, a dû trouver un endroit tranquille pour se planquer. S'il a décidé de jouer aux archéologues et de l'enterrer quelque part, on aura même un peu de marge. Enfin, j'espère.

Il eut un air un peu perdu, se demandant, en observant les maisons derrière eux, s'il n'était pas plus sage de demander de l'aide chez quelqu'un ou d'envoyer leur impatient cocher prévenir les secours. Une moue indécise la gagna avant qu'il ne murmure, sans le réaliser, des suites de ses pensées :

- Si je demande au voisinage peut-être qu'il y aura une infirmière dans le pâté de maisons... Hum.

Spoiler:
 

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Tombés sur un os [PV Axel Roméan]

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