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Neige

Cabaret du Lost Paradise - Forum RPG

Forum RPG fantastique - Au cœur de Paris, durant la fin du XIXe siècle, un cabaret est au centre de toutes les discussions. Lycanthropes, vampires, démons, gorgones… Des employés peu communs pour un public scandaleusement humain.

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 Passez des fêtes magiques !

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Edward White
l Dans l'ombre du loup l BIG BOSS l
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Date d'inscription : 21/12/2010
Localisation : Glande derrière son bureau au lieu de faire sa paperasse.

MessageSujet: Passez des fêtes magiques !   Mer 23 Déc - 19:21

Andréa dépêche toi ! Tonna Edward depuis son bureau.
J'arrive ! Répliqua le jeune homme qui dévala quatre à quatre les marches des escaliers en enroulant son interminable écharpe de laine au tour de son cou.

Un discret paquet cadeau tout juste rangé dans sa besace et le louveteau se retrouva nez à nez avec son oncle qui l'attendait visiblement de pied ferme. Cela faisait plusieurs semaines qu'Edward était intenable, mais ces derniers jours furent, sans conteste, les plus éprouvants de tous. Particulièrement pour son neveu qui dut jongler avec son impatience croissante. Jamais encore le loup ne s’était montré dans un tel état d'excitation. Arpentant la pièce de long en large, il ne décollait d'ailleurs plus le nez de sa montre. Alors, après avoir remonté son bonnet et lassé de le voir faire les cents pas, Andréa interrogea pour la énième fois :

Est-ce que je peux savoir où on va maintenant ?
Je te l'ai dit, nous sommes invités à une fête.
Mais où ça ? Soupira le garçon. Tu n'as pas fait atteler les chevaux, ni commandé de cab. Tu as en tête de traverser Paris à pied ? Par ce froid ?
Encore une minute.
Je déteste quand tu fais ça !
C'est l'heure !
L'heure de q…

Dans le bureau du patron du Lost Paradise, on ne décelait plus que la présence d'une pendule dont le mécanisme annonçait joyeusement vingt heures.

❄ ❄ ❄ ❄ ❄ ❄

Debout Andy, on est arrivé ~

Encore sonné, Andréa peina à émerger de cette glaciale torpeur et du mal de tête carabiné qui l'assaillait. Il eut à peine le temps de porter une main à son visage que la poigne solide d'Edward le souleva du sol pour le remettre sur ses pieds. Encore nauséeux, ce prompt changement de point de vue l'aurait fait sévèrement tanguer sans l'étreinte marquée de son oncle qui reprit sur un ton enjoué :

Bienvenue à Meilledeï !

Le louveteau releva la tête et resta bouche bée devant le fabuleux spectacle qui s'offrait à lui.

Une vaste forêt enneigée remplaçait le parquet du bureau. Des pins immenses s’étendaient à perte de vue et scintillaient sous la lumière de deux moitiés de lunes. Malgré la densité du bois voisin, on apercevait clairement un somptueux château en contre-bas, autour duquel s'élevait un enchevêtrement de lumières vives et colorées, dont les mouvements dansant éclairaient des décorations festives. Il était évident que l'endroit grouillait de vie et le parfum de sucre qui remonta jusqu'aux truffes des deux loups suffit à les convaincre de se joindre à ce petit monde. Il ne leur restait plus qu’à descendre.

…aaaard !

Le roi des loups fronça les sourcils et tendit l'oreille. Il ne perçut rien d’autre que la lointaine mélodie qui se jouait au palais, pourtant il interrogea tandis que ses iris gagnaient les hauteurs derrières eux.

Tu as entendu ?
Entendu quoi ?
Ce bruit ?
La musique ?
Non. Laisse, je dois m…
Edwaaaaaaaaaaaaaaard !
Verli-

Le choc fut d’une inimaginable violence. Cavalière d’une luge à la forme fuselée, la Valkyrie happa le loup sur sa monture et l’emporta avec elle dans une glissade vertigineuse au travers des pins aux troncs menaçants.

Mais freine ! Freine bon sang !
Hors de question ! Le plus rapide gagne son poids en chocolat et tu viens de doubler la mise !
Verliaaaa !

Edward s’agrippait avec force à la conductrice, craignant de passer par dessus bord d’un instant à l’autre. Son inconfortable position rendait plus que délicates les manœuvres de la jolie brune qui fonçait, lunettes sur le nez, en négociant des virages aussi impressionnants que dangereux. Le loup frôla à plusieurs reprises les branchages, contraint à rentrer la tête dans ses épaules ou à se baisser pour éviter la gifle monumentale des sapins qui défilaient à une allure folle. Une bifurcation, plus sèche que les autres, l’obligea à faire contrepoids pour éviter qu’ils ne se renversent, ce qui lui laissa tout juste le temps d’admirer le tremplin naturel vers lequel Verlia les dirigeait. La gorge soudain sèche, il se pencha à l’oreille de sa pilote et y hurla pour être certain de couvrir le bruit du vent qui fouettait leur visage :

Tu vas nous faire tuer !
Tu as raison ! J’active les fusées !
Qu… Quoi ? N… Mais non !
Accroche toi !

Jamais Edward n’exécuta un ordre d'aussi bonne volonté. Ses bras solides cerclés autour de la demoiselle, il perdit son souffle à l'instant où leur vitesse doubla. L’arrière de la luge s’embrasa d’un feu d’artifice coloré et les propulsa sur la rampe. Ils décollèrent de plusieurs mètres, s'octroyant une vue magnifique des environs au son de l'exclamation terrifiée d'Edward.
La luge commença alors à perdre de l'altitude, mais la belle Verlia n'avait pas dit son dernier mot. Elle enclencha un mécanisme qui déploya deux ailes d'une envergure conséquente et atténua leur chute. Cette dernière se mua en un grâcieux ballet aérien qui ne dura pas. Car les moteurs, toujours en action, ne suffirent pas à garder leur engin en l'air. Si bien qu'après avoir plané quelques temps, les sommets des sapins commencèrent à fouetter violemment l'habitacle et à ralentir dangereusement ses occupants.

Remonte bon sang ! Remonte ! S'exclama la Valkyrie en ajustant au mieux la position des ailes.

Une secousse violente manqua de la désarçonner. Edward la retint de justesse, arrachant une exclamation de surprise à la belle qui vit la manche de sa veste geler sous la poigne du loup. Il tendit alors sa main libre à l’extérieur de la luge et profita du pouvoir des derniers artefacts Syh Reïmr pour geler le sommet des sapins qui pliaient sous leur poids. Limitant ainsi les frottements, ils réussirent à retrouver assez de vitesse pour permettre à Verlia de reprendre de la hauteur. La distance avec la ligne d’arrivée, désormais visible, s’amenuisait avec une rapidité impressionnante qui ravit la pilote et inquiéta fortement son coéquipier :

Cette fois c’est gagné !
Attends ! Comment on fait atterrir ce tas de ferraille ?
En serrant les dents !
Oh bon sang…

L'effet de ricochet qu’engendra la vitesse de la luge fut des plus spectaculaires. Le duo rebondit à plusieurs reprises sur le sol enneigé, franchit la ligne d'arrivée et poursuivit sa course sur plusieurs mètres avant de piquer du nez dans un tas de poudreuse. Les propulseurs toussèrent, puis s’éteignirent définitivement dans un tressaillement qui fit valser de nombreux flocons et blanchit un peu plus Edward et Verlia, qui peinaient à s’extirper de feu leur moyen de transport. La Valkyrie fut la première à se remettre sur pied et scruta avec attention le panneau de sucres d’orges où son prénom se classa en tête de liste. Ce positionnement lui arracha un immense sourire qui remonta jusqu'à ses oreilles rougies par le froid.

À moi le chocolat ! Ils vont être ruinés les pauvres petits. Mais dis moi Edward, tu pèses comb… Ourf.

La Valkyrie n'avait pas fait deux mètres qu'Edward mit en œuvre sa prompt vengeance. Sous ses traits de loup, il bondit sur la belle, la plaqua dans la neige et lui colla sa truffe glacée sur la joue. Verlia grimaça, tenta de s'échapper, mais une seule patte de son geôlier suffit à l'immobiliser. Craignant d'écoper d'une léchouille gluante, elle éloigna de ses deux mains gantées la gueule du canidé qui éternua aussitôt. Le son particulier produit et la bourrasque qui l'accompagna firent rire la jeune femme et lui laissèrent une ouverture parfaite jusqu'au point faible du terrible lycan. Une caresse suffirait pour faire flancher sa résistance ! Aussi tendit-elle les doigts vers cette épaisse fourrure blanche avant de se figer brusquement, surprise par le retour à sa forme humaine d'Edward. Le roi des loups afficha un sourire taquin et abandonna avant de se redresser :

Gagné ~
M… Mais non !

Un rouge vif colora pourtant les joues de Verlia qui mit quelques secondes avant d'accepter la main tendue et de se remettre sur pieds. Elle épousseta son épais manteau au mieux, concentrée sur la mise en place d'une parade à cette défaite, lorsque la voix du loup lui fit relever la tête :

C'est ça alors ? La fête de l'Homme en rouge ?
Tu ne connaissais vraiment pas ?
Hum… Pas sous cette forme je crois.
L'Homme en rouge est la divinité la plus importante des Snolings, mais comme c'est une fête de partage tous les peuples sont invités. C'est un événement très important à Meilledeï. Et comme vous avez participé au sauvetage de la contrée, le Pape Gla… Glou… Le Pape Limace a accepté de vous faire revenir !
Donc Mimi est là aussi ?
Presque tout le monde a pu se libérer !
Attends… Mais c'est Gudrun qui tient le stand là bas ?
Oui ! Elle vend du thé bien chaud. Tu en veux un ?

Edward acquiesça, son flair l'ayant déjà guidé vers un thé parfum caramel qui devait être du plus bel effet. Tous deux gagnèrent l'échoppe de Gudrun, dont l'apparence était certainement la moins extravagante de tout cet interminable enchevêtrement de boutiques ou d'ateliers qui entouraient le château. La jeune femme s'était contentée d'habiller son présentoir de nombreuses sphères colorées et qui lévitaient à un rythme régulier, en plus de quelques chaussettes de Mremeer garnies de sucreries. Elle-même s'était parée d'un splendide kimono rouge au col fourré de laine, dont les manches étaient toujours si admirablement nouées sur sa taille. Les retrouvailles se firent avec plaisir, Edward eu même le droit à un supplément caramel dans sa boisson. Il profita allègrement de sa chaleur avant d'en prendre une gorgée, écoutant distraitement la discussion des demoiselles pendant qu'il tentait de repérer des têtes connues.

Au fait Edward ? C'était qui le garçon avec toi ?

Son cœur manqua un battement à l'instant même où il s'étouffait avec son breuvage. Il toussa à en perdre le souffle, ce qui inquiéta Verlia.

Edward ? Est-ce que ça va ?
C'est curieux… Nota Gudrun. Louise n'a pourtant pas touché à ce thé-ci.

Bon sang, comment avait-il pu ! Comment ne s'était-il pas aperçu de son absence plus tôt ! Pris d'une panique soudaine, l'homme laissa la place au loup et s'élança sur les traces de son neveu. Talonné de près par la Valkyrie et sa monture qui avait accouru au sifflement de sa maîtresse.



Noyeux Joël !


Un petit évent pour les fêtes ! Une petite surprise qui vous plongera, ou vous replongera, dans l'univers fantastique de Meilledeï à l'occasion de la fête si particulière de l'Homme en rouge !



Le déroulement de la manche est très simple : c’est un RP habituel et collectif. Vous pouvez poster autant de fois que vous le voulez, sans ordre particulier, tout en prenant en compte les postes précédents.

  • Cet évent est, bien entendu, considéré comme du hors RP et ce qui s'y passera n'aura donc aucune incidence sur l'évolution futur de vos personnages.

  • Pour profiter au maximum de la féérie de Noël, vous voici invités ou réinvités à Meilledeï, monde fantastique qui fut le théâtre de notre dernier évent de l'été. C'est un mode imaginaire où tout est permis ! Retrouvez toutes les infos sur les différents peuples ici, et les exemples d'artefacts farfelus par .

  • Tout le monde est invité, que vous ayez sauvé la contrée ou non lors de l'évent précédent. Pour ceux ayant participé aux manches de l'été, vous pouvez garder vos PNJs, vos artefacts et tout ce que vous avez pu croiser durant cette aventure. Vous êtes libre d'en inventer à loisir également ! Et c'est la même chose pour les rôlistes débarquant tout juste dans cet univers.

  • Les Snolings ont donc organisés une fête de taille en l'honneur de leur divinité : l'Homme en rouge. Pour l'occasion tout Meilledeï a été convié autour de leur immense palais où s'étendent des centaines de stands et d'activités extraordinaires. Luges acrobatiques, sucreries aux pouvoirs étranges, batailles de poules de neiges… À vous de créer les attractions de ces festivités.

  • Pensez à faire plaisir, à vous et aux autres. Profitez du moment pour offrir un petit cadeau, la générosité est une des valeurs les plus importantes de la fête de l'Homme en rouge !


Vous posterez à la suite ce message, sans ordre particulier. Vous avez jusqu'au plus tard le 14 janvier 2016 au soir pour poster et reposter !

N'hésitez pas à contacter le staff si un élément vous semble flou, on vous répondra le plus vite possible !

Ho ho ho !


Dernière édition par Edward White le Sam 9 Jan - 11:31, édité 2 fois
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Valentine Lefevre
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MessageSujet: Re: Passez des fêtes magiques !   Mer 6 Jan - 16:10


petite musique d'accompagnement
-si vous n'aimez pas le dubstep ou Zelda, ne cliquez pas XD-

"Que fais-tu ?"

"J'emballe un cadeau tu vois bien !"

"La question que je me pose c'est pourquoi ? Je croyais que tu avais déjà offert tous des cadeaux ?"

"De toute évidence, elle prépare quelque chose et refuse de nous dire quoi."

"C'est toujours comme ça avec elle de toute façon..."

"Rha mais chut vous deux ! Cette dissidence de la gente masculine, c'est agaçant ! Je vous ai dit qu'on allait s'amuser quelque part, alors détendez vous et faites moi un peu confiance. Voilà, j'ai finit ! ♥"

Valentine ramassa son paquet solidement attaché et se tourna vers le duo qui l'observait, affichant un air blasé propre aux deux hommes lorsqu'ils étaient résignés à supporter un nouveau caprice de la jeune française. Si Loki était habitué depuis bien plus longtemps, Alexander avait vite apprit auprès de son camarade. C'en était presque affolant à quel point ces deux là s'entendaient à merveille.
A présent prête, elle les observa à son tour et avant qu'ils ne demandent quoi que se soit de nouveau, elle afficha un grand sourire mystérieux qui leur coupa la chique. Ils n'eurent pas le temps de comprendre ce qui se passaient sous leur yeux mais à peine avaient ils cligné des yeux que le décors changea brutalement, dévoilant non pas l'appartement du médecin, mais une forêt enneigée.


***

Loki se redressa sous la surprise, réalisant que sa chaise n'était plus qu'une souche couverte de neige. Pour une raison obscure et plutôt effrayante, ils avaient disparu de chez eux. Mais si l'anglais montrait des signes de surprise, la journaliste, elle, affichait toujours son air amusé, appréciant beaucoup leur réaction. Elle finit par rire de la situation, faisant tiquer Loki, réagissant toujours au quart de tour.

"Mais bon sang, qu'est-ce qui s'est passé ?!"

"Tu te rappelles de quand j'ai soudain disparu en plein été et que je suis revenue avec pleins d'anecdotes fantastiques ? Avec le peuple des chats et mes retrouvailles avec le Joker ? Eh bien c'est ici. Nous sommes à Meilledeï. Il s'organise une petite fête où tout le monde est invité, je ne pouvais pas refuser allons !"

"C'est pas possible... Tu veux parler de cet endroit où tu t'es retrouvé en face des titans et d'autres choses horribles ?!"

"Bof, ce n'était pas si dramatique que ça, j'en garde un bon souvenir malgré tout. Et tu vas voir, les peuples sont très sympa ! Aller on y va sinon on va tout rater !"

Sans attendre de réponses, elle tourna les talons et emprunta un large sentier s'engageant vers ce qui semblait être au loin un château. Le chien chercha du regard un soutien auprès du médecin, mais cette fois-ci, celui-ci n'y répondit pas, suivant la rouquine d'un pas rapide. S'il n'avait pas ouvert une seule fois la bouche depuis leur arrivée, il semblait apparemment très intéressé par tout cela. C'était donc avec résignation que Loki n'avait d'autre choix que de suivre, plus blasé que jamais.


***

Ils finirent par arriver sans encombres vers la grande architecture où tout autour, mille lumières brillaient, accompagnant les forains, leur stands ou les badauds profitant de l'endroit pour s'amuser.
La rouquine sortit des bois en courant, s'arrêtant à l'entrée avec des grands yeux d'enfants, fascinée par tout ce qu'elle voyait.
Les deux hommes la rejoignirent, observant l'endroit avec stupeur, ne parvenant toujours pas à réaliser ce qu'ils vivaient. Si pour Valentine c'était habituel de se faire embarquer dans des endroits étranges, pour le blond il s'agissait de la première fois. Le brun, lui, avait déjà vécu quelques aventures mais préférait les oublier pour des raisons pratiques et évidentes selon lui.
La jeune femme se tourna vers eux et souriait, toute heureuse.


"Alors, c'est pas super ?! Venez on va faire le tour !"

Leur faisant un petit clin d’œil amusé, elle s'avança vers les premiers stands, découvrant avec une curiosité non feinte chaque produits exposés.
Loki fut réticent un petit moment avant de se laisser prendre par le démon de l'avidité en voyant un stand rempli de nourrir à l'odeur alléchante. Alexander, toujours calme et posé, suivit le mouvement, observant l'endroit comme un touriste dans un musée. Chaque détail de l'endroit que se soit les objets, les créatures ou les mœurs le fascinait.


"Tient tient tient... Mais ce ne serait pas notre chère Élue ? Bienvenue à mon stand, souhaitez vous que je vous prédise quelque chose ?"

"Cheshire !"

Flottant au dessus du sol et dévisageant la jeune femme avec un grand sourire, le prophète félin, ancien compagnon de voyage, semblait réjouit de la voir, ricanant doucement.
La miss se réjouit de le revoir et s'approcha de lui, engageant la conversation comme si de rien n'était malgré la surprise des deux accompagnateurs. Bizarrement, Alex sentit une certaine nervosité qu'il ne parvint à comprendre. Le chat tourna son regard en amande vers lui, le dévisageant un instant, prenant un air étrange.


"Suivez moi, je vais vous emmener aux stands Ichmirs. Je suis sûr que vous allez retrouver quelques connaissances."

Il les guida alors à travers la foule, les dirigeant vers une zone animée et chaleureuse où des félins sur deux pattes jouaient les saltimbanques en jonglant, dansant ou même servant aux badauds des boissons chaudes à base de lait de Bantha.
Valentine y reconnu ses amis Anko, Nïan et Garfield qui lui sautèrent dessus en la voyant, échangeant avec elle des câlins et caresses affectueux comme tout bon gros chat qui se respecte.
Heureuse, elle leur offrit son paquet cadeau, contenant pleins de gadgets et de nourritures pour chats de son monde, éclatant de rire en voyant les trois félins s'émerveiller devant.
Il était plaisant de retrouver ses amis et encore bien plus lorsqu'une voix familière l'accosta, lâchant comme à son habitude, une remarque cinglante dont il avait le secret.


"Vous êtes en retard, quand apprendrez vous la bienséance, Lefevre ?"

Se redressant vivement, elle se retrouva face à son narrateur préféré, toujours aussi grincheux et sombre, croisant les bras d'un air grognon, l'observant avec un regard strict qui refroidit aucunement Valentine.

"Severus, mon cher professeur adoré, ne joue pas les dures avec moi, tu sais très bien que ça ne fonctionne jamais, au contraire. Comme je suis contente d'être là, vous m'aviez tous tellement manqué !"

Sans consulter le pauvre sorcier, elle se jeta sur lui et lui fit une grande accolade, recevant en retour des plaintes et tentatives de se dégager de son étreinte, sous le regard médusé des deux hommes et celui amusés des félins.

[voilà, je me devais de poster un truc, voir ce sujet vide m'oppressait >_<]

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Ashton Lyn
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MessageSujet: Re: Passez des fêtes magiques !   Ven 8 Jan - 20:19

Plusieurs mois durant, le lac suspendu avait été une terre de Paix. Couronnée dans le calme et la sérénité, celle-ci paraissait habiter le moindre recoin du territoire aquatique. L'hiver était arrivé, déposant sur son passage un manteau volatile de poudreuse. Eut-on marché sur les bords de l'étendue d'eau, la neige eut semblé s'écarter sur son passage, virevolter autour du corps du randonneur comme pour l'honorer. Il n'y avait plus grand monde aux alentours du lac, depuis sa reconstruction. Les Gloguls étaient parvenus à retrouver leur ville chérie, et on ne les voyait plus souvent sortir la tête de l'eau qui les accueillait si tendrement. L'un dans l'autre, tout allait bien. Les terres étaient parfaitement tranquilles, et nul n'osait déranger leur calme olympien.
Nul, à part peut-être, éventuellement, potentiellement, un certain élu en manque de sensations fortes.

« Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! »

Daims à six cornes, écureuils – ou quelque chose du genre – et autres oiseaux se tournèrent vers la source du bruit, qui leur était tout à fait étranger. Cela faisait bien longtemps que personne ne venait plus s'amuser sur les rives du lac. À croire que l'homme qui dévalait à présent la gigantesque pente qui le menait vers l'eau avait pour ferme intention de compenser ce manque.

« Je suis de retouuuuuuuuuuuuuuuur ! »
, hurla Ashton, comme s'il ne s'était pas déjà fait remarquer.

Avec un nuage pour monture, le canidé descendait la colline à une vitesse folle qui rendrait la moindre chute périlleuse pour qui n'était pas relativement immortel. Relativement, parce qu'Ash n'était toujours pas certain de l'étendue de ses pouvoirs dans ces contrées. Aux dernières nouvelles, il ne sentait pas les âmes.

« Au pire, tu rentreras à la niche ! »
, commenta Stark, qui était revenu pour l'occasion.
« Tu t'ennuierais autant que moi. »
« Malheureusement, répondit-il, c'est vrai. »

C'est donc avec une grande minutie que le jeune homme se résigna à faire un dérapage parfaitement contrôlé. Si parfaitement contrôlé, d'ailleurs, qu'il ne rentra même pas en collision avec le gigantesque sapin qui barrait sa route. Il s'arrêta à quelques mètres du tronc, dans une fantastique gerbe de poudreuse, riant aux éclats.

« Sommes-nous au point de rendez-vous, Tony ? »
, s'enquit-il.
« Il semblerait. »

Tous deux avaient été contactés par un émissaire gloguleux, qui leur avait gentiment expliqué la direction à prendre pour se rendre aux festivités de l'Homme en Rouge. Une fête qui semblait plus familière à Iron Man qu'à Ashton. Toujours était-il qu'ils avaient besoin d'un transport, ce dont Dan – le cheval bipède accroc à la pipe – s'était apparemment occupé. À vrai dire, l'élu n'était pas certain d'être rassuré par cette certitude. S'il en croyait le caractère de l'étalon, il risquait fort d'être surpris par son taxi.

« Ashtooooooon ! »

Ah. Voilà bien une voix qui lui était fort peu familière – un fait qui n'était vraisemblablement pas réciproque, puisque la demoiselle qui le hélait connaissait son identité. Curieux, Ash se retourna vers la source du bruit, époussetant au passage son sombre pantalon. Celui-ci n'avait pas l'air d'apprécier l'originalité du canidé quant à son choix de locomotion.

« Qui eut cru qu'on pouvait se tâcher avec un nuage. »
« Hm... J'espère que ça s'en va, quand même. »
« J'espère aussi. Tu me donneras des échantillons, que j'analyse ce truc. Je pense que ça pourrait donner des trucs intéressants ! »

Un éclat de rire échappa au jeune homme tandis qu'il s'avançait vers les deux seules créatures des alentours. Il n'y avait aucun doute possible : il s'agissait là de ses deux compagnons de routes. Ne serait-ce que parce qu'ils étaient tout sauf discrets.

« En même temps, difficile de passer à côté d'un pélican géant et d'une souris à jupons... Enfin je crois. Sauf si c'est une norme chez eux, mais là ce serait encore plus inquiétant que ça ne l'est déjà. »

Ashton haussa machinalement des épaules, constatant qu'il avait vu juste de toute manière : le rongeur glissa sur l'aile tendue de l'oiseau pour s'avancer à petits pas vers lui. Elle coiffa son impressionnante chevelure en arrière, remonta son ample jupe à volants pour dévoiler de fines pattes – « Euh, Ash, c'est une souris, pas une femme. Ta description me fait flipper là. » – et entreprit de courir jusqu'à lui. Un instant, le garçon hésita entre rire et silence puis, se souvenant des réactions auxquelles il avait été confronté à cause de ses accès d'hilarité subits, décida de sagement se taire. Bientôt, la souris lui fit signe de la porter :

« Bonjour, enchantée ! Mon nom est Rosalie, et vous êtes Ashton je suppose. Dan m'avait prévenu que vous vous mettiez de la peinture noire sur le corps, je vous ai reconnu tout de suite ! Vous êtes plutôt bel homme, à vrai dire... »

Dans sa tête, Stark débuta son premier fou rire de la journée. Il fallait dire qu'être dragué par un rongeur n'était pas occasion banale, même pour lui. Néanmoins, le canidé était et demeurerait jusqu'au bout un gentleman. Jusqu'au bout, se répéta-t-il. Pas question de froncer le nez. Calme, décontracté, séducteur...

« Avec une SOURIS ?! Hahahahaha ! Mon Dieu, Milou, mais c'est pire que ce que je pensais ! »
« Je fais comme je peux. », souffla-t-il.
« On m'avait prévenue, reprit ladite demoiselle, que vous parliez tout seul ! Ce n'est pas grave, vous savez... J'ai connu pire... »

Indéniablement, oui. L'éclat de rire qui secoua les épaules d'Ashton avait un petit quelque chose de nerveux. Non pas qu'il n'était pas flatté, loin de là, mais il ne faisait pas vraiment dans la zoophilie et...

« Ce qui est assez ironique, pour un chien. Remarque, vous pourriez peut-être faire une belle famille tu sais ? C'est presque moins contre-nature que de coucher avec une humaine ! »

Le jeune homme déguisa un second ricanement en toussotement, se détournant du rongeur le temps de prendre un peu sur lui. Il n'allait jamais s'en sortir s'il ne parvenait pas à retrouver un semblant de calme. Ce qui était compliqué avec une souris dressant vers lui de grands yeux éberlués d'amour. Il en avait presque mal au cœur pour elle.

« Bon, du coup, changea-t-il subtilement de sujet, savez-vous où se tiennent les festivités ? »
« Ah oui oui ! On vous y emmène ! »
« Qui ça ''On'' ? »

Le pélican semblait brusquement avoir quelque chose à dire. Quelque chose de pressant. Une grimace d'inconfort saisit le visage de la souris, qui tourna vers eux une expression désolée.

« Qu'est-ce qu- »
« Ooooooon ira ! Où tu voudras quand tuuuu voudras... ♫ »

Ah.
Ashton haussa un sourcil, profondément dérouté, tandis que des éclats de rire résonnaient par dizaine dans son esprit. Un sourire amusé ne tarda d'ailleurs pas à étirer les lèvres du canidé. Rosalie, elle, paraissait mourir d'embarras.

« J-je suis désolée, il est maudit... Il a éternué sur un Glogul et il l'a condamné à ne pouvoir s'exprimer qu'en chantant... Et en chantant à partir du dernier mot prononcé par son interlocuteur. »


L'intéressé déglutit et son regard dériva vers le lac qu'il avait détruit il y avait de cela fort peu de temps. Quelque chose lui soufflait que le peuple de batraciens avait assez de mémoire pour être rancunier, et il avait moyennement envie de terminer comme ce pauvre animal. Si toute sa sympathie se tournait vers l'oiseau, son instinct de survie – car il en avait un, parfois – lui murmurait plutôt de filer de cet endroit, au demeurant charmant, en vitesse.

« Nous devrions peut-être nous en aller, dans ce cas... », souffla-t-il donc.
« O-oh ! répondit la souris. Bien sûr, vous avez raison ! Bernard pourrait être en danger ! »
« Plutôt nous. Enfin toi. Moi je m'en fiche, je ne suis que le génie dans l'ombre... »
« Ahem. Tout à fait. Je propose d'ailleurs de quitter dès maintenant l'endroit, vous pourrez nous raconter tout ce que vous voulez en chemin, n'est-ce pas ? »
« Paaaaas de boogie woogie, paaaas de boogie woogie... »

Rosalie ouvrit le bec du pélican géant avant que celui-ci n'ait le temps de poursuivre sa poignante tirade. À l'intérieur, Ashton ne fut qu'à demi surpris de découvrir quatre sièges avec ceintures.

« Il y a un volant avec ou... ? Une boîte de vitesses ? Frein à mains ? »
« Hein ? »
« … Laisse-tomber. Je suis un humoriste incompris. »
« Ou incompréhensible ? »
« C'est mon génie qui te laisse bouche bée, voilà tout ! »

Un éclat de rire fut partagé entre narrateur et élu tandis que celui-ci s'installait dans son fauteuil et bouclait la sécurité. Il aida tout de même leur guide à grimper à bord avant toute chose, lui offrant un clin d’œil amusé lorsqu'elle rougit.
Une fois tout le monde installé, le bec de Bernard suffisamment ouvert pour leur offrir à tous une splendide vue sur le vide qui s'étendait devant leurs yeux brillants, Rosalie se redressa. Ses jupons volaient sous la brise hivernale, si bien qu'elle fut contrainte de les prendre en main avant de toquer à l'intention du pélican.

« Tu peux y aller ! »

L'oiseau se retint fort heureusement de répondre en poussant la chansonnette, déployant au lieu de cela ses immenses ailes afin de s'offrir un splendide décollage. Ashton n'y tint bientôt plus et, détachant sa ceinture, se colla sur le rebord de son bec. Son regard vermeil détailla le paysage, enneigé jusque dans la vallée désertique où il avait rencontré Dan, et alla se fixer sur la lointaine forme d'un château. Sans doute les festivités se déroulaient-elles là-bas.

« Les paris sont lancés. Pour notre prochaine rencontre, je mise sur un singe qui joue de la mandoline ! »

Le rire d'Ashton fit résonner son hilarité dans les montagnes qui les entouraient, son écho répandant partout sa joie de vivre. Alors la nature elle-même parut briller sous un soleil nouveau, sous une féérie inconnue jusqu’à cet instant de le cœur du canidé. Il y avait là comme un profond désir de liberté et d'engouement qu'il sentait pulser dans ses veines. Être à Meilledei pour nulle autre chose que s'amuser avait quelque chose d'agréable, et il se sentait l'âme festive.

« L'âme, hein ? Jeu de mots démoniaque ? »
« Bonne idée ! fit-il. Je leur sortirai ça à la Curia, la prochaine fois ! »

Brusquement, et alors que le château auparavant lointain se découpait sur le bord de la falaise, Bernard le pélican entreprit un spectaculaire piqué. Piqué qui ravissait d’ordinaire les touristes avides de sensations fortes, et ce en toute sécurité, puisque tout le monde était supposément attaché.
Tout le monde, sauf Ash.
Ash qui passa dans une figure presque acrobatique par-delà le bec de Bernard.
Bernard qui eut le plaisir d’assister à une chute des plus vertigineuses, à l’exception prêt que l’artiste n’avait absolument aucun moyen de voler. Ce qui signifiait qu’il entamait là un aller simple vers les dizaines de mètres de neige qui bordaient la falaise. Le pélican ne s’inquiéta pas : la chute, après tout, serait amortie…

« Ça commence à devenir légèrement répétitif, Médor. Aurais-tu pour ambition de voler ? »
« J’aimerais bie- HUMPF ! »

La poudreuse vola en de jolies papillons enneigés, brillant sous le soleil chaleureux tandis que le pauvre corps d’Ashton s’ensevelissait sous la neige. Celle-ci était d'ailleurs étonnamment meuble, comme prévue à cet effet. La sensation était légère et souple à la fois, l'un dans l'autre fort agréable. Seul bémol : le froid qui s’immisçait rapidement dans ses vêtements désormais trempés.

Remuant la tête de manière à se débarrasser des flocons qui parsemaient sa chevelure brune, le jeune homme entreprit de se redresser. Il posa donc ses pieds au sol avec une certaine prudence, s'assurant qu'il n'aurait aucun problème surprise comme il commençait à en avoir la triste habitude.

Rien à signaler.

Satisfait, Ash releva la tête, un sourire aux lèvres. Pour tomber nez-à-nez avec...

« Je suis un génie. »


... Un singe, une mandoline à la main.

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Dolores Keller
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MessageSujet: Re: Passez des fêtes magiques !   Dim 10 Jan - 12:48

- Au-Au revoir Monsieur Pellissier, et faites attention à la dernière marche !

Le dit Monsieur Pellissier, un grand homme à la soixantaine dépassée, salua le jeune Adam d'un signe de la main avant de s'engouffrer dans l'encadrement de la porte en prenant soin de baisser la tête pour ne pas se cogner comme il l'avait fait le mois dernier. Adam accompagna l'homme du regard, s'assurant que malgré sa béquille il parvenait à descendre les marches, avant de refermer la porte et de s'asseoir près de la table d'auscultation dans un soupir de soulagement. Une petite silhouette s'approcha du jeune homme, une petite pomme posée sur sa tête qu'elle s'empressa de tendre au garçon à lunettes.

- Sans vous ce monsieur aurait eu beaucoup d'ennuis… Vous vous en êtes chargés avec beaucoup de professionnalisme.
- Hm, merci Madame Ilana, fit Adam en souriant, l'air gêné, mais ce n'était pas grand-chose, juste un bandage à changer.
- Tout de même ! Tout le monde n'en est pas capable ! Et vous l'avez fait avec beaucoup d'adresse.

La petite poupée continuait de tendre la pomme à Adam qui se résolut à la saisir avant de sortir un scalpel pour commencer à l'éplucher avant de se rendre compte de l'étrange réflexe qu'il venait d'avoir, à croire qu'il devenait comme sa patronne… En parlant d'elle justement, la porte du cabinet s'ouvrit, laissant entrer une Dolores aux bras chargés de sacs et de produits en tous genres vers qui Adam se précipita pour la débarrasser.

- Ah ! L'air commence à pincer sec dehors, j'ai bien cru perdre mon nez. Tu peux sortir Manfred nous sommes à l'intérieur, tes globes oculaires ne risquent pas de geler ici.

La tête du pigeon sortit brusquement d'une des poches de la doctoresse, prenant par surprise Adam qui poussa un léger cri, avant de s'envoler maladroitement vers la chaise sur laquelle l'assistant était installé quelques minutes plus tôt. Celui-ci posa les sacs à côté d'Ilana qui s'écarta délicatement en regardant silencieusement l'assistant à l'œuvre.

- M-Mais pourquoi avez-vous achetez autant de tissu ? M-Mais c'est de la confiture de sapin ! Pourquoi autant de pots ?! L-La réserve de Manfred est pleine à raz-bords !
- Ah non laissez-ça ici ! Ce n'est pas pour nous, ce sont des petits cadeaux ! D'ailleurs ça devrait être l'heure je pense… Dépêchez-vous Adam, venez là avec moi, et prenez bien les sacs !
- Quoi ? P-Pourquoi ?
- Vite vite ! Sinon je dis à Lisette que hier vous avez sursauté à cause du ronflement d'Yvonne !

Coincé, Adam ne se posa pas plus de question et s'exécuta. Ilana sauta par terre et se dépêcha de le rejoindre tandis que Manfred essayait de se gratter les yeux avec son bec (oui c'est inutile mais certains essayent bien de lécher leur coude). La doctoresse et son assistant restèrent immobiles quelques minutes, l'une trépignant d'excitation pour une raison encore inconnue, l'autre se demandant bien ce qu'il faisait là. Celui-ci nota d'ailleurs que sa patronne n'avait ôté ni son manteau d'hiver, ni ses gants, chose qu'elle a pour habitude de faire dès son entrée dans le cabinet. Voyant le regard interrogé de son assistant, Dolores prit une expression surprise et dit brutalement :

- Ah ! J'ai oublié, Adam allez vite prendre un manteau, vous risquez d'avoir…

Une lumière, et alors, plus personne. Sauf Manfred, qui se picore les yeux.

***

- … un peu froid. Hm ? Aaaaaah !

Les bras levés, Dolores poussa un cri de joie et tourna sur elle-même en sautant joyeusement dans la neige sous ses pieds. Du côté d'Adam, le schéma de réaction fut plus graduel, le temps pour lui de réaliser ce qui venait de se passer. D'abord l'incompréhension, puis la perplexité, ensuite la peur, le malaise, et enfin la panique, car que serait Adam sans ses habituelles crises de paniques.

- Q-Q-Q-Q-Que… M-M-MMMMMMAaaaaaaais… C-C-C'est-C'est… Atchoum !
- Mon cher Adam, bienvenue au monde merveilleux de Meilleideï ! Oh et vous aussi Ilana, soyez la bienvenue !
- Vous allez bien Adam ? Vous êtes tout bleu.
- G-G-Guèzzkessé ? Atchaa ! Z-Z-Ze vois blus rien ! Aaah ! Ze vais mourir !
- Allons cher assistant ! Calmez-vous il n'est pas lieu de s'inquiéter ! … Sortez votre tête de la neige ! Puisque je vous dis qu'il n'y a pas de problème ! Vous êtes ridicules derrière ce sapin, on voit vos fesses ! Et il y a sans doute des ours dans cette forêt ! Aaaaaaaaaaaaaah ! Revenez ici ! Si vous allez trop loin je ne viendrai pas vous chercher !… Ah voilà qu'il ne se relève plus maintenant ! Adaaaaaaam ! Venez ! C'est par là ! … Quoi ? Parlez plus fort je ne comprends rien avec votre nez bouché ! Ze veux bardir d'izzi ! *snirfl* Mais noooon, c'est sur le coup de la panique c'est tout ! Allons, un peu de nerf, j'ai plein d'amis à vous présenter ! Vous n'allez pas vous mettre à bouder maintenant ! Ce n'était qu'une téléportation de rien du tout !
- Je peux essayer de le convaincre ? Il risque de mourir de froid s'il reste comme ça…
- Hmmm, son caractère devient vraiment de plus en plus affirmer, je me demande quand est-ce qu'il a pris autant d'assurance. Ah, ils grandissent si vite de nos jours… Bon Adam maintenant ça suffit, venez ici ou alors je dis à Lisette que vous avez attrapé un rhume !

Une fois le jeune assistant dompté (il avait certes pris de l'assurance, mais Dolores savait toujours comment le mener par le bout du nez), le petit trio entama sa route, mais fort heureusement pour Adam qui était déjà à moitié mort de froid, malgré l'étreinte d'Ilana qui faisait de son mieux pour le réchauffer, leur pénible route ne dura que quelques minutes, interrompue par des cris venant de derrière eux. D'épais nuages de poudreuse se dessinaient en effet clairement dans le paysage immaculé, certains dessinant de larges courbes, d'autres, plus rapides, avançant en ligne droite. Il ne fallut que quelques secondes pour qu'ils arrivent à hauteur du trio, qui, immobile, se fit frôler de près par plusieurs nuages de neige, qui ne manquèrent pas de les arroser généreusement.

- Guèzzgueuh zétait ? *snirfl*

Comme pour répondre à Adam, l'un des nuages s'arrêta brutalement face au trio et laissa apparaître, une fois la poudreuse retombée, un jeune homme vêtu d'une capuche et au visage recouvert d'un drôle de masque que Dolores reconnaîtrait entre mille.

- Oni ! Je me doutais bien que je croiserai l'un de vous dès mon arrivée !
- Mimi m'avait prévenu que tu arriverais sur la piste de luge. Hm ? C'est qui lui ?
- C'est Adam !
- Adam ? Mais…
- Non non, l'autre, le mien.
- Aaah…
- Hein ?
- Je pensais que tu viendrais toute seule, je sais pas comment je vais faire pour vous descendre…
- Pas de problème !

Après quelques minutes de tergiversations, la planche de surf d'Oni glissa à nouveau sur la piste de luge, avec cette fois Adam assit à l'avant en train de crier, Ilana dans ses bras, et Dolores, les bras levés, assise sur les épaules du jeune garçon qui tentait tant bien que mal de diriger son engin (même si l'homonculus avait fortement diminué sa masse corporelle pour ne pas lui écraser le dos). La descente se fit d'abord en douceur, puis de plus en plus vite, au grand malheur d'Adam qui se prenait toute la poudreuse dans le visage.

- Woooooouhooooou !
- Arrête de crier ! Tu me casses les oreilles !
- AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!!!! (et plein d'autres A)
- On y est ! Attention au freinage !

À quelques mètres se dessinait en effet une multitude de petites tentes multicolores, entourées par de drôles de prouesses architecturales semblables à des grandes roues et d'autres incontournables de la fête foraine. Une fois passé sous la banderole marquant la fin de la course, Oni exécuta un impressionnant dérapage sur le côté, arrosant les alentours de neige, et projetant accessoirement Adam qui retomba un mètre plus loin. Dolores redescendit quant à elle de son perchoir et poussa un nouveau cri de joie, très cliente de sensations fortes. Le jeune survivant de l'apocalypse aida de son côté l'infirmier à se relever et s'excusa pour le freinage brutal, mais n'eut pour réponse d'Adam qu'un violent claquement de dents.

- Dolores, je crois que ton assistant a froid, fit Oni en désignant ledit assistant avec son pouce. Les Snolings proposent un truc pour ça, il y a des guichets un peu partout, moi je retourne à mon stand. À plus !

Le jeune homme s'éloigna, rajustant la machette qui pendait à sa ceinture, laissant Dolores et son assistant seuls au milieu des tentes et autres stands de jeu. L'homonculus prêta son manteau à Adam et se dirigea rapidement vers l'un des guichets en question où était assis un petit Snoling dont le large sourire n'avait pas changé. Celui-ci, en voyant Dolores, s'agita dans tous les sens et poussa des petits cris en désignant la jeune femme qui lui répondit par une petite tape affective sur la tête. Adam resta silencieux, les yeux ronds, ne sachant comment réagir face à cette drôle de créature qui était bien loin de ce qu'il avait déjà confronté.

- Adam, voici un Snoling ! Ils sont mignons comme tout, très gentils, et adorent ce qui brille. J'ai sauvé leur peuple il y a quelques temps et depuis ils me vénèrent. Oh ! Mais ! Leur histoire ressemble à la votre non ? Je n'avais jamais fait le rapprochement…
- Pouvez-vous lui donner quelque chose contre le froid, Monsieur Snoling ? Rétorqua Ilana avec un ton inquiet et légèrement agacé.

La boule de poil acquiesça de sa grosse tête et décrocha de ses cornes deux boules blanches lumineuses qu'il tendit à Adam et Dolores. Le jeune assistant, d'abord hésitant, prit la boule dans ses mains et sentit brusquement une puissante chaleur envahir son corps, le débarrassant immédiatement de tout frisson.

- In-Incroyable…
- Oooh c'est si agréable ! Vous avez pensé à tout ! Qu'est-ce que c'est exactement ?

Le Snoling sortit un parchemin raidit par le froid et le présenta à Dolores qui se pencha pour le lire.

« Œuf de poule de neige, artefact béni par le baiser de la Reine des Neiges de Meilledeï.
Appellation d'origine contrôlée, ne pas revendre. »

- Fantastique ! Fit la doctoresse en joignant ses mains, j'ignore qui est cette Reine mais elle est bien gentille de vous prêter ces choses, n'est-ce pas Adam ?
- O-Oui… Je crois. Docteur je- Eeeh ! Qu'est-ce que vous faites ?
- Je vais vous faire visiter pardi ! Je ne vous ai pas amenés ici sans raison !

Dolores, entraînant son assistant dont elle tenait le poignet, s'enfonça au milieu des stands de jeu, regardant avec la joie d'une petite fille toutes les merveilles qui s'offraient à elle.

- D-Docteur, pourriez-vous m'expliquer ce q-qu'il se passe ?
- Quelle importance ! C'est un autre monde, où tout est absolument fantastique ! Les questions sont pour plus tard !
- Les questions sont p-pour plus tard !? C'est vous qui dites ça ? M-Mais vous vous posez toujours des questions !

L'homonculus s'arrêta brutalement, le regard vide. Elle se tourna alors vers son assistant et afficha un nouveau sourire qui ne manqua pas d'inquiéter le jeune Adam qui ne comprenait vraiment rien à ce qu'il se passait.

- Vous avez raison ! C'est l'occasion rêvée pour se poser plein de questions ! Quelle idioooote je suis ! La dernière fois il fallait sauver le monde alors je n'avais pas le temps, mais là ! Ooooh j'ai hâte !
- Adam, je crois qu'il est inutile d'espérer des explications pour le moment.
- Oui mais… D-Docteur ! Où allez-vous ! Attendez-moi !… Qu'est-elle en train de faire au juste ?
- Il me semble qu'elle hésite.
- C-C'est pour ça qu'elle se tient la tête comme ça ? Ah ! La voilà qui crie maintenant.
- Elle revient…

La doctoresse revint en effet à toute vitesse et attrapa son assistant par les épaules avant de le regarder droit dans les yeux.

- Adam, dois-je m'amuser ou bien étudier ? Une partie de moi me dit de jouer, l'autre me dit de prendre des échantillons d'absolument tout et de tout analyser ! Quel choix cornélieeeen !
- Je suppose qu'il serait dommage de venir à cette fête, puisque visiblement c'en est une, sans y prendre part… Non ?
- C'est ça ! Exactement ! Et je ferai mes relevés plus tard ! La scientifique qui est en moi hurle mais c'est pour mon bien ! Et pour le vôtre aussi ! Allons nous amuser Adam, c'est notre devoir !
- Q-Quoi ? Mais je n'ai rien demandé !

S'en suivit plusieurs minutes de marche frénétique au milieu des tentes, menée par une Dolores déchirée entre l'amusement et la recherche dont le comportement improbable avait bizarrement attiré une horde de Snolings, à qui ce comportement même avait bien manqué. On termina son chemin sur un stand de tir, mené par Oni qui ne s'attendait pas à voir Dolores de si tôt.

- Oni ! Une partie, je t'en suppliiiie !
- Hein ? Mais qu'est-ce que tu racontes encore… Louise et Yvonne te cherchent, tu ne les as pas revues ?
- Mais non ! Fit Dolores en levant brusquement la tête, qui jusque là était baissée, comme appuyée par le fardeau de son dilemme. Où sont-elles ?! Et il y a Manfred aussi !
- Q-Que quoi hein ? Manfred est ici ? Et Louise et Yvonne aussi ?
- AAAAAAAH ADAM NOUS AVONS OUBLIÉ MES CADEAUX !!!
- Ils doivent être sur la piste de luge, je vais les chercher si vous voulez.
- A-Attendez, Manfred est ici !?
- Cet œuf est vraiment étrange…
- Ne changez pas de sujet comme ça !
- Oh ? Dolores ? C'est bien vous ?

La petite voix perlée de Mimi s'immisça aussi légèrement qu'une plume au milieu du tumulte créé par les hurlements de Dolores. Celle-ci s'immobilisa brusquement et se tourna, l'air de rien, avant d'apercevoir la petite limace blanche à un mètre de là entre deux stands de jeu. Celle-ci s'avança alors et s'inclina devant Adam pour le saluer, puis fit de même devant Ilana dont elle avait senti la présence, avant de se rapprocher de l'homonculus qui se baissa pour serrer la petite main gluante de la jeune mage blanche.

- Je suis si heureuse de vous revoir ! Sa sainteté des limaces Globlilbgbluglbablugblolb est également très heureux de vous compter parmi nous à nouveau ! S'agit-il de votre assistant dont vous m'aviez parlé ?
- Tout à fait ! Adam, voici Mimi, une fidèle amie.
- Vous… êtes u-une… limace ?
- Oh, merci pour ce compliment ~ répondit la petite limace dont les joues s'empourprèrent discrètement. Ah ! Fit-elle soudainement, connaîtriez vous ce jeune humain ? Je l'ai trouvé en train de déambuler sur une des pistes de course, il se fait appeler Andréa et… Ah ! Mais où est-il passé ? J'espère qu'il ne s'est pas perdu à nouveau…
- Le p-petit Andréa est ici ? M-Mais…
- Edward a dû l'amener ici. Nous allons essayer de le retrouver pour toi Mimi.
- N-Non, inutile ! Je vais m'en charger, je suis une des organisatrices de cet évènement, je me dois de faire mon travail ! Allez ma petite Mimi, courage !

La mignonne petite limace blanche salua une dernière fois le trio et disparut au milieu de la foule en criant de sa petite voix le nom d'Andréa. Dolores se gratta la tête puis se tourna vers Adam qui était encore sous le choc de la rencontre qu'il venait de faire.

- C-Comment s'appelait la s-sainteté des limaces au juste ? Cette Mimi a fait un drôle de truc avec sa bouche…
- Et encore ! Vous n'avez rien vu ! D'après Oni, Louise et Yvonne devraient être par là…
- Crrrrrétin ! Crrrrrrrrétin !
- Ah ! Nous ne devons pas être loin.

En effet derrière le comptoir d'un des stands était en train de s'agiter furieusement une corneille dont les jurons feraient rougir toutes les limaces du cloître de Mimi. L'oiselle répandait ses plumes partout autour de son étalage, tandis qu'Yvonne, impassible, faisait doucement mijoter sa mixture. Le pauvre homme qui s'était fait arrosé de noms d'oiseaux partit rapidement, de peur de se faire becqueter le visage. Louise se posa sur la cuillère en bois d'Yvonne et leva le bec, indignée par la personne qu'elle venait de chasser. Alors, elle aperçut la doctoresse, et s'agita à nouveau, tout comme sa camarade qui sautillait d'une jambe sur l'autre.

- Rooooooaaah ! Dolorrrres te voilà ! Tu en as mis du temps ! Roh ? C'est ton assistant ?
- B-Bonjour…
- Roooooah ! Je suis Louise ! Et voici Yvonne ! Bonjourrrr bonjourrr ! Et bonjourr à la dame que tu as entrrrre les brrras !
- Bonjour madame oiseau.
- Louise et Yvonne… M-Mais.

Adam jeta un œil en direction de Dolores qui lui répondit par un regard complice, sans un mot. La doctoresse se contenta d'acquiescer, un large sourire aux lèvres, voyant dans les yeux d'Adam la même incrédulité que dans ses yeux à elle lors de sa rencontre avec l'oiseau et le chaudron.

- Oni devrait passer avec de la confiture de sapin, elle vient spécialement de mon monde et je suis sûre que vous pourrez faire de super potions avec !
- J'ai hâte, j'ai hâte ! Merrrrci ! Vous allez parrticiper à la grande bataille ?
- La ?
- La grrrande bataille ! Je vous ai inscrites ! Adam et Kweena y participent ! Les Snolings attendent le rrrretourr de leur sauveuse avec impatience !
- … Adam ?
- Vite vite ! Ça va bientôt commencer ! C'est au centrrrre de la place ! Suivez-nous !

Yvonne sortit de la tente, suivie de Louise qui se percha sur les rebords de sa camarade, avant de partir à toute vitesse en direction de la place centrale. Ne sachant comment réagir face à un chaudron qui court, Adam resta immobile quelques secondes à regarder le drôle d'objet en train d'avancer, puis fut tiré à nouveau par Dolores qui suivit sans broncher le drôle de duo. Sur la route, plusieurs Snolings saluèrent leur grande sauveuse qui ne manqua pas de leur retourner le bonjour, toute fière de voir qu'on ne l'avait pas oubliée depuis ce grand jour où elle avait sauvé les Snolings. Son sentiment d'orgueil fut ultimement flatté lorsqu'elle aperçut, au centre de la place où elle se dirigeait, une statue d'elle, le bras tendu dans les airs et le visage plein d'héroïsme et de courage.

- Ooooooooooooh… C'est moi ! Haha quelle classe !
- … Cette statue ne vous ressemble pas du tout.
- Pfeuh, vous êtes jaloux.
- Non, elle ne vous ressemble pas du tout.
- Adaaaaam !!
- Oui ?

Mais ce n'était pas cet Adam là dont Dolores criait le nom, mais d'un autre, plus petit et plus cubique que l'original. Le petit coffre à la langue pendue sautillait joyeusement à la rencontre de l'homonculus qui le prit dans ses bras, comme elle l'aurait fait avec un petit chien. Celui-ci la léchouilla à quelques reprises avant de sautiller sur place comme pour fêter ses retrouvailles avec celle qui l'avait sauvé du garde-manger Snoling. Quelques secondes plus tard, ce fut au tour de Kweena d'apparaître, elle aussi la langue pendante, sa toque fièrement posée sur sa drôle de tête ronde et blanche. Sa fourchette à la main, Kweena salua à son tour le petit groupe, sans prendre attention au regard vitreux que lui portait Adam. C'est sûr qu'on ne voit pas quelqu'un comme Kweena tous les jours.

- G-Gueeeeeuh…
- Adam, Ilana, voici Kweena, une grande amie à moi ! Elle est très gentille, même si elle a mangé Bernadette n°1… qui avait essayé de nous tuer. Donc ce n'est qu'un détail. Et voici Adam ! Adam et Adam ! Huhuhu ~
- P-Pourquoi … ?
- Pour faire court, Adam a essayé de me manger, mais il s'est cassé les dents et il est devenu tout gentil ! Et comme il fallait que je lui trouve un nom, le premier qui m'est venu en tête est le vôtre !
- Adam est un beau prénom après tout…
- Ex-act-e-ment. Et regardez, il est aussi docile qu'un petit chien, c'est normal qu'il me fasse penser à vous non ?
- Oui oui, c'est sûr que… Eeeh ? J-J-Je ne suis pas un ch-chien !
- C'est rigolo quand il parle.
- Oui hein, j'ai pensé pareil au début.
- N-Ne m'ignorez pas comme ça ! … Pourquoi tous ces gens nous r-regardent ?

En effet, alors que le petit groupe fêtait ses retrouvailles, un grand nombre de Snolings et d'autres spectateurs s'étaient amoncelés autour de la place centrale. Des gradins de neige s'élevèrent alors du sol comme par enchantement et entourèrent l'endroit, lui donnant des airs de Colisée.

- Ça y est ça commence !
- Q-Q-Quoi !? Docteur !
- Je ne sais pas ! Mais c'est génial !
- C'est la grande bataille ! Miam !
- La grand bataille de quoi ?
- De boules de neige !
- Eeeeeeeeeh !?
- Sommes-nous répartis en équipe ? Je veux être dans celle d'Adam !
- Ouip miam ! Équipe de cinq, et l'équipe qui aura mis à terre – MIS À TERRE !? - les groupes adverses gagnera plein de cadeaux de l'homme en rouge !
- Super ! Cela va me rappeler le bon vieux temps ! Qui sont les équipes adverses ?
- Je sais pas miam ! Mais il y a Manfred.
- …
- …
- … Manfred joue aux boules de neige ?
- Non, pas ce Manfred là, celui-là.

Dolores pointa du doigt l'adorable petit Snoling qui sautillait de joie en revoyant sa camarade d'aventure concourir dans la grande bataille. Chose qu'elle ignorait jusqu'alors, c'est que Manfred était le champion en titre toute catégorie de la Grande Bataille, et que cette année il n'était sûrement pas prêt à perdre non plus.

- Oh m-mais il est tout petit ! Vous l'avez appelé Manfred donc ? Si il est aussi bête que le nôtre, il n'y a rien à craindre. Haha… ha…

C'est au moment où ledit petit et adorable Manfred se trouvait sur la tête d'un gigantesque colosse de neige que le pauvre assistant comprit qu'il avait parlé trop vite (POUR UNE FOIS !). Les Snolings poussaient des cris d'encouragement à leur champion en titre qui dominait du haut d'un géant de près de trois mètres ses concurrents.

- Eh ! Mais pourquoi Andréa est là aussi ? Ce petit a le chic pour tomber dans des situations improbables. Coucoooou Andyyyy ! Edward doit être dans le coin…
- Tiens Dolores, miam ! Nous aussi on a un atout dans notre manche !

Kweena tendit la pelotte de laine Snoling à Dolores, recréée par le roi Snoling qui, assis sur son trône de glace, regardait la compétition non sans plaisir et excitation. La doctoresse attrapa l'objet et afficha un large sourire. Son honneur de grande sauveuse du peuple Snoling était en jeu !

- J'adooooore cet endroit ! Allez Giga Dotty, c'est l'heure de se baaaaattre !

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Et Adam crie en deepskyblue /o/

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Andréa Eyssard
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MessageSujet: Re: Passez des fêtes magiques !   Dim 10 Jan - 23:42

Lorsque pour le troisième pas consécutif, Andréa s'enfonça dans la neige jusqu'au genoux, un juron salé se fraya un chemin entre ses lèvres. Désormais seul après le rapt brutal de son oncle, le jeune homme essayait tant bien que mal de rejoindre le palais sans se rompre le cou. Il s'était mis en tête de suivre les traces laissées par la luge et se retrouvait zigzaguant avec elles entre les troncs massifs. Un peu nerveux d'être ainsi laissé seul dans l'inconnu, il sursautait au moindre craquement de branches et pestait allègrement contre les pins qui déchargeaient leurs branches sur son passage. Une chute eut raison de sa patience et de son calme.

J'en ai maaaaaaaarre ! Il n'a qu'à revenir me chercher, je ne bouge plus de là ! S'emporta-t-il en assénant un coup de pied à l'arbre le plus proche, ce qui couvrit le jeune homme bonne couche de poudreuse et accentua sa mauvaise humeur. Edwaaaaaaard !
Grandes dents ?

Le louveteau sursauta. Inquiet, il scruta les alentours avec attention, certain d'avoir perçu un timbre étrangement aiguë. Il avança de quelques pas, tendit l'oreille et appela :

Il y a quelqu'un ?

Un silhouette traversa vivement entre deux arbres, mais Andréa ne l'aperçut que furtivement. Le cœur battant, il s'avança aussi silencieusement que le permettait son environnement et repéra de petites traces fraiches qui le rassurèrent en partie.

Un lapin… Ce n'est qu'un lapin.
Bunbun pas lapin ! Bunbun, Nikmohr !
Waaah !

Surpris par le poids qui venait de s'abattre sur sa tête, Andréa s'agita en tout sens, jusqu'à perdre l'équilibre et finir à nouveau dans la poudreuse. Le souffle court, il repéra son bonnet à quelques mètres de lui et tendit aussitôt la main pour s'en saisir, mais ce dernier se mit à… Cavaler. Le garçon cligna des yeux, d'abord perplexe, puis voyant que son couvre-chef se faisait réellement la malle, il se remit sur pied et tenta de le rattraper :

Attends ! Rends moi mon bonnet !

Autant dire que la course poursuite n'était nullement à son avantage tant il peinait à se frayer un chemin dans ces mètres de neiges. Ses pieds s'enfonçaient, freinant sa courses se course dans les montées, ou le faisant tomber dans les descentes. Plus d'une fois il avala de la poudreuse, la sentit s'infiltrer sous ses vêtements ou lui refroidir le visage, mais il y tenait à son bonnet ! C'était Élena qui l'avait tricoté et il était bien décidé à le récupérer.
Sa traque le fit alors déboucher sur une zone plane et beaucoup moins boisée. Il y eut la satisfaction de découvrir le voleur de chapeau empêtré dans une branche tombée au sol où les mailles de laine s'étaient coincées. Grandement soulagé, il s'avança pour récupérer son bien lorsqu'une détonation lui fit lever la tête. Ce fut seulement à cet instant qu'il remarqua les nombreuses traces au sol, pareilles à celles laissées par l'engin qui avait kidnappé son oncle. Un frisson lui glaça l'échine et il accéléra le pas pour aider le chapardeur toujours bloqué et situé au centre de ce qu'il venait d'assimiler à une piste de course en luge. Au-dessus de lui, des exclamations se rapprochaient nettement. Il n'était plus qu'à deux petites foulées quand sa jambe droite s'enfonça brusquement et le fit violemment tomber. Paniqué, le louveteau mis tout en œuvre pour se libérer, mais en vain. Sa botte s'était bloquée dans une neige compacte dont il lui était impossible de s'extraire. Il devait creuser pour se dégager.

Trop tard. La première luge se dirigeait droit sur lui.

Alors, le louveteau eu le réflexe de se rouler en boule, protégeant sa nuque de ses deux mains gantées, se préparant au choc alors qu'il percevait déjà les exclamations du pilote lui sommait de s'écarter. Il serra les dents. L'impact se conclut d'un bruit sourd, mais indolore.

Mais qu'est-ce que vous faites là ? C'est dangereux de marcher ici !

Andréa releva la tête, surpris par cette petite voix féminine et plus encore par sa propriétaire qui n'était autre qu'une limace. Il ouvrit une première fois la bouche avec le fol espoir de s'expliquer, mais l'apparence de son interlocutrice au moins autant que ses deux petits yeux aux sourcils froncés – s'il on pouvait appeler cela des sourcils – l'en dissuadèrent. Cette vision extraordinaire aurait fait oublier au jeune homme la situation critique dans laquelle il se trouvait, sans la violente collision d'un autre concurrent avec le dôme protecteur créé par la gastéropode. Cette dernière n'y attacha pas la moindre importance et reprit tranquillement.

Bon, bon. Comment vous appelez vous ? Où sont votre maman et votre papa ? Ils participent à la fête ? Vous êtes perdu ?
Euh… Je… Mais la… Ah ! Mon bonnet !

Andréa pointa du doigt la branche où s'était coincée le voleur et son chapeau, mais l'un comme l'autre avaient disparu. À ce constat, la petite limace afficha un air inquiet et palpa, de ses main gluantes, le visage du louveteau tout en craignant pour la santé. Après avoir vérifié ses réflexes oculaires, l'état de sa gorge, de ses oreilles et de son pouls, elle rendit ses conclusions :

Vous êtes en état de choc. Je vais vous ramener au palais et nous allons retrouver votre papa et votre maman.
Mais je…
Je suis la prêtresse Glagblibdbladubla.
Glag…
Vous pouvez m'appeler Mimi.

Elle brandit son petit sceptre et la minute suivante, Andréa se trouvait en lévitation à plusieurs mètres du sol et fut tranquillement transporté jusqu'au palais où la fête battait son plein.


❄ ❄ ❄ ❄ ❄ ❄


Est-ce lui votre Tonton ?
Non… Souffla timidement Andréa pour la troisième fois.

Le jeune homme songea qu'il aurait dû être plus précis lorsqu'il avait décrit son oncle. Mentionner seulement sa queue de cheval semblait bien maigre au vue de la foule, mais Mimi mettait tant d'application dans ses recherches qu'il n'osait pas l'interrompre. Aussi la suivit-il d'un pas lent et découvrit en sa compagnie les étrangetés et les joyaux de Meilledeï. Il en fut si émerveillé, qu'il ne prit pas garde aux nombreuses explications de sa petite guide quant aux différentes activités, ni même à sa soudaine désapprobation lorsqu'ils passèrent devant un stand pour le moins animé. Tenu par deux énormes Yétis, ou du moins l'image parfaite que s'en faisait le jeune loup, on se bousculait devant l'échoppe pour se procurer leur « Cuvée de presque fin du monde » dont les vendeurs avaient visiblement déjà bien profité. Lancée dans une longue tergiversation sur les méfaits de l'alcool qui avait rendu très malade son cousin escargot Clacluglucllglglec, Mimi n'entendit pas l'exclamation soudaine d'Andréa qui venait de repérer son bonnet.

Ah ça suffit maintenant ! Je ne te laisserai pas filer cette fois !

Il n'attendit pas une seconde de plus pour se lancer à la poursuite de son couvre-chef et de son occupant. Ce dernier abandonna le navet glacé qu'il dégustait, fila entre les stands, puis zigzagua parmi les passants. Il en déséquilibra plusieurs qu'Andréa n'eut pas toujours le loisir de rattraper, notamment une superbe Grholk qui tomba, ou plus exactement écrasa, un couple en pleines retrouvailles et troua le long manteau noir du sombre époux d'un sensuel filet de bave acide. La minute suivante c'était au garçon de renverser un singe en plein solo de mandoline, causant le chagrin assourdissant d'une petite Fleïss. Embarrassé, Andréa s'arrêta un instant pour remettre l'automate sur pied, tenta de s'excuser avant de remarquer Ashton. Il ne chercha pas une seconde à savoir ce qu'il faisait ici, lui mit la fillette au pleure cacophonique dans les bras et fila en lançant :

Je vous revaudrai ça M'sieur Lyn !

Puis il reprit sa course. Bientôt les allées furent moins bondées et le jeune loup put diminuer la distance qui le séparait du chapardeur. Il manqua une première fois de le saisir et il lui échappa une seconde fois d'un bond énergique, non sans faire pester son poursuivant. Enfin, un mur jaillit brusquement du sol et s'éleva juste devant le fuyard coupé net sa retraite. Alors Andréa récupéra son bonnet d'un geste victorieux, arquant un sourcil quand il découvrit le minois de son voleur. Un lapin au regard immense se recroquevilla dans sa main et implora :

Petites dents pas manger Bunbun !
Mais pourquoi je te…
Coucoooou Andyyyy !
Dolores ?

Alors seulement, Andréa songea qu'il avait, à nouveau, atterri au mauvais endroit, au mauvais moment. L'immensité des gradins qui l'entouraient et ce géant de neige, ovationné à quelques mètres de lui, l'angoissèrent davantage sans que la vue du blême assistant de la doctoresse n'y change rien.

Andréa ?

L'interpelé tourna la tête juste à temps pour voir débouler un immense loup blanc dont l'empressement les fit tous les deux tomber dans la neige. Pensant se faire dévorer, le jeune homme fut surpris d'écoper de deux ou trois léchouilles qui le décoiffèrent généreusement. Ses iris croisèrent alors celles dépareillées du canidé et ce fut avec la plus grande des incertitudes qu'il interrogea :

Edward ?
Grandes deeeeeeeeents ! S'enjoua Bunbun en enserrant la truffe humide du loup de ses deux petites pattes.

Ce dernier souffla et fit tomber la boule de poil sur son postérieur pelucheux. Verlia le récupéra et aida Andréa à se remettre sur pied tandis qu'Edward reprenait forme humaine. Son oncle ne perdit pas une seconde pour s'enquérir, visiblement inquiet :

Mais enfin ! Qu'est-ce que tu viens faire là ? Et tout seul en plus !
La faute à qui ? Grommela le louveteau.
À elle !
Hey ! Protesta la Valkyrie. C'est grâce à moi qu'on l'a retrouvé !
Et à cause de toi qu'on l'a perdu ! C'est presque miraculeux qu''il soit intact !
Attends, attends ! Tu n'avais jamais mentionné que tu viendrai accompagné !
Parce que c'était une surprise !
Hé ! Vous pensez vraiment que c'est le moment ?! S'exclama Andréa en indiquant les environs.

Effectivement, les choses se corsaient dans l'enceinte de « la Grande Bataille » où les concurrents étaient de plus en plus nombreux. S'il n'avait, tout d'abord, pas été question pour Edward de participer, la présence de Dolores changea la donne et le loup fut heureux de constater qu'il avait une équipe toute trouvée. Andréa, Verlia, Brunehilde et Bunbun combattraient à ses côtés pour faire mordre la poussière à la doctoresse, – ce qui l'intéressait bien plus que de remporter la bataille finalement. Andréa le surprit à trépigner d'impatience, jusqu'à ce qu'une voix calme ne le face vivement se retourner :

Puis-je vous souhaiter bonne chance Edward ?
Lyhn ! Vous participez à la bataille ?
Assurément et en très bonne compagnie.

Elle indiqua d'un geste calme ses coéquipiers, non sans arracher une grimace d'inquiétude à Edward, soudain moins serein. Son neveu s'interrogea, ne parvenant pas à trouver le moindre danger dans la petite troupe composée d'une fillette blonde comme les blés en robe à dentelle, d'une sorte de chèvre minuscule et de deux étranges créatures à la morphologie improbable, mais qui avaient comme un petit air de ressemblance avec son oncle. Pourtant c'était bien la grande enchanteresse des terres boréales qui leur feraient face aux côtés de la meilleure combattante du peuple Sih Reïmr. Cette dernière se tourna d'ailleurs vers Andréa qui recula légèrement sous la surprise. Elle retira de sa poche un médaillon semblable à celui d'Edward et le lui tendit :

Pour toi. Notre Yhmyh avait prévu ta venue, c'est un présent de notre peuple.
M… Merci.

Le jeune homme jeta un coup d'œil à son oncle dont l'immense sourire paraît à nouveau le visage. Il préféra ne pas poser trop de question et passa le pendentif autour de son cou, lorsque le sol et tous les gradins tremblèrent. L'ombre apparue sur l'arène l'obligea à relever la tête. Sans doute n'aurait-il pas dû car la vision d'un immense dragon lui noua l'estomac. Il était accompagné d'un étrange personnage à l'immense chapeau pointu au bout duquel pendait un grelot et de trois solides géants des glaces visiblement prêts à en découdre. Mais ce qui étonna davantage encore le louveteau, ce fut de voir la petite Mimi se précipiter vers ce nouvel arrivant  – oui, même une limace peut être rapide –  et lui faire de sévères remontrances que tous purent entendre :

Pas plus de 6 coudées de lune ! C'est stipulé dans le règlement !
Mais je suis le gr…
Si la taille n'est pas réglementaire, vous ne pouvez pas participer.
Mais je…
Mini !
Maiiiiiiiiieuuuuuh !

Le dragon rétrécit à vue d'œil sous le regard désemparé du mage. Un bref éclat de rire secoua l'assemblée alors même qu'une vague de soulagement s'emparait des participants. Enfin, l'invité d'honneur de ses festivité, arborant pour l'occasion une généreuse barbe blanche et un chapeau à pompon d'un rouge superbe, s'exclama joyeusement :

GLEBLDBLEOBLUGLA GLABLGLOUBLBL BLOGL BLGUGLA GLBLGOOOOOO !

Un tonnerre d'applaudissement salua l'éloquence du pape limace qui frappa son présentoir de son sceptre. Une étincelle s'en échappa et se hissa à toute vitesse dans le ciel noir de Meilledeï, ouvrant les hostilités sous un éclatant feu d'artifice.

Déjà Edward avait retrouvé sa forme animal et, cette fois-ci, un second loup se tenait à ses côtés. Plus petit et plus vif aussi, il arborait un splendide pelage noir à l'exception de son plastron et de ses pattes marquées d'un poil aussi immaculé que celui de son oncle. Tous deux semblaient pressés d'en découdre, mais Verlia les devança, et glissa un sourire aux lèvres :

Vous permettez ? Bunbun a un petit quelque chose à vous montrer ~

Alors seulement, la boule de poil aux grands yeux humides, révéla toute la puissance de sa race. La neige, la glace et la roche prirent vit sous ses petites pattes duveteuses, animées par le souffle retrouvé du Nikmohr. Un soldat de glace aussi immense que celui de ses adversaires prit forme, affublé d'un corps puissant aux articulations renforcées par des stalactites tranchantes, il brandit avec volonté l'immense lance de glace dont il s'était saisit, encouragé par le hurlement de deux loups et d'une Valkyrie exaltée. Tous se jetèrent dans la bataille, mû par la volonté de faire de cet instant un formidable souvenir.

Le premier choc opposa Manfred, le tenant du titre et le dragon au souffle glacial. Sur le dos de ce dernier, le mage agitait frénétiquement la tête et créait des pluies de boules de neige à chaque fois que son grelot retentissait. La première salve toucha Clouy dont la tête bascula violemment. Se retrouvant les pieds en l'air, il causa une vive douleur au malheureux Snoling qui eut le malheur de poser la patte sur lui. Se relevant aussitôt, le petit bonhomme se mit à courir en tout sens pour protéger ses alliés qui n'en avaient pourtant nul besoin.
Car l'enchanteresse et Dahu tenaient fermement tête à Bunbun et son colosse. Le Nikmohr enchaînait les assaut puissants et prompts, mais à chaque fois la magicienne évitait gracieusement et, claquant entre eux ses petits talons, et dotait son petit animal d'une force herculéenne contre laquelle Bunbun peinait à se maintenir sur pied. Il réussit pourtant l'exploit de saisir la biquette par ses cornes, et usant de toute sa puissance, il la jeta à l'autre bout de l'arène. L'impact envoya valser l'un des géant du mage qui heurta de plein fouet la muraille du Colisée non loin de l'équipe de Dolores. Le choc fit trembler la structure et enjoua le public qui en redemanda. Même le Pape Globlilbgbluglbablugblolb avait renoncé à sa sieste pour suivre l'événement !

Verlia jouait les appuies aériens. Chevauchant Brunehilde, elle suivait l'avancée discrète d'Edward et d'Andréa dont la cible était toute trouvée. D'un tir efficace, elle les protégea de l'assaut de Kweena contre laquelle elle engagea une lutte aérienne, mais soutenue. De temps à autre elle jetait un coup d'œil à Adam et… Adam, l'un veillant visiblement sur l'autre, lui-même contraint d'affronté le très menaçant et très incurvé Archi sans que sa poupée de chiffon ne semble en mesure de le rassurer. Et alors qu'elle évitait une énorme fourchette, elle eut la satisfaction de voir les deux lycans encercler leur proie.
Les loups, placés de part et d'autre de la créature de laine de la doctoresse étaient pressés de s'amuser avec elle. Le roi lança l'assaut. Il lui saisit le premier le bras et s'y cramponna de toutes ses forces pour essayer de limiter les mouvements du géant alors que son neveux se hissait d'un bond dans son dos. Le jeune loup eut plus de mal que prévu à prendre de la hauteur, ses griffes se coinçant dans les mailles quand ce n'était pas un bout de laine qui tentait de le faire prisonnier. Il était presque à mi-chemin lorsque Verlia s'exclama :

Dragon !

Les lycans eurent juste le temps de lâcher prise et de trouver refuge auprès de Bunbun que Manfred mettait au tapis le dragon et son cavalier dans une explosion de neige, effleurant du même coup Dolores et les Adams, dont l'un sembla se sentir plutôt mal. Mais cette brusque mise en difficulté fit entrer le mage dans une colère noir. Il agita plus vivement la tête et l'écho menaçant de son grelot résonna sur toute l'arène. Un blizzard mordant se leva, blizzard dont chaque flocon qui entrait en contact avec la peau écailleuse de son dragon, couvrait cette dernière d'une épaisse armure de glace. Bientôt le reptile fut de nouveau sur pied, prêt à en découdre. Se rugissement retentit, accompagné par le rire de son maître qui s'exclama :

Cette fois-ci vous ne pourrez pas me va- ourmf…

Mais c'était sans compter sur le massif bonhomme de neige goguenard sur l'épaule duquel était installé l'enchanteresse.

En bref, un joyeux apocalypse auquel tous les fous étaient conviés.

H.R.P:
 

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Ashton Lyn
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MessageSujet: Re: Passez des fêtes magiques !   Mer 13 Jan - 20:55

Un singe avec une mandoline, donc. Pourquoi pas, après tout ? Sa musique était fort sympathique, en soi. Il était assez doué. Les notes s'élevaient dans les airs à mesure qu'Ashton se repérait dans l'espace gigantesque de...

« Oh, on est arrivés ! Tu vois Tony, je ne me suis pas totalement planté. »
« Ah si, Ash, excuse-moi mais c'est exactement ce que tu viens de faire. Et littéralement, en plus. »

Un éclat de rire fendit la gorge du canidé tandis qu'il entreprenait de se relever. Bien mal lui en prit, puisque son absence de pouvoir l'empêcha de se rendre compte de l'arrivée d'un bulldozer qu'il connaissait bien. Si André possédait un physique assez svelte, sa force n'en était pas moins impressionnante. Le pauvre automate qui se brisa sur le sol pourrait en témoigner sans peine. Il y eut un instant de silence, ô doux silence, puis...

« Je crois que les pleurs des enfants possèdent des capacités spéciales. Sincèrement. Mes tympans sont en train d'imploser. »

En effet, une petite Fleïss qui, apparemment, avait été ravie du délicieux spectacle qu'offrait le primate, se trouvait désormais bien malheureuse. Et comme tout silence semblait être une invitation au bruit, elle avait trouvé judicieux de manifester son mécontentement en poussant une formidable crise de nerfs. Créatures singulières que sont les enfants...

Enfant qu'il avait brusquement dans les bras.

« Euh... »

Il voulut se retourner pour demander à Andréa ce qu'il comptait faire, et où était son oncle – car il n'était pas idiot, le jeune loup n'eut jamais été autorisé à s'aventurer dans pareil endroit sans son protecteur invétéré – mais celui-ci était déjà parti. Loin. Loin des pleurs incessants qui menaçaient de lui procurer un soudain mal de crâne. Heureusement, Ashton était un homme d'action, et un homme d'action ne recule jamais devant une épreuve.

Prenant le problème à bras le corps, dans le sens littéral du terme, le canidé se mit à dorloter la petite fille tout contre lui, fredonnant des comptines qu'il ne connaissait qu'à peine. Il s'autorisa même à déposer un baiser sur le front de la gamine dans l'espoir de l'apaiser. Vite. Avant que ses oreilles ne saignent.

« Chhhh... Chhhh... Euh. À la claire fontaine, m'en allant promener... J'ai trouvé l'eau si belle que je m'y suis baigné... »

Voix grave ou chanson plaisante, peu importe, la magie s'opéra. Quelques secondes plus tard, l'enfant était calmée, blottie dans les bras du jeune homme. Des applaudissement retentirent dans le crâne de celui-ci, ainsi qu'un sifflement admiratif.

« Chapeau, Milou. En même temps tu as un avantage non négligeable : les gosses adorent les animaux. »

Certes. Au fond, Ashton s'en fichait.

« Diiiiiiiiis, monsieuuuuuur ? »

Celle qui avait poussé des hurlements à s'en briser le crâne contre les murs parlait désormais d'une minuscule intonation. Ses grands yeux étaient fixés sur le visage de son interlocuteur, brillants et plein d'une innocence enfantine.

« Qu'elle est meugnonne... »
« Oui, princesse ? », s'enquit le garçon.
« Tu te marieras avec moiiiiiiii ? »

Question fort pertinente en soi, s'il en croyait le brusque et très vaste silence qui s'abattit sur l'assemblée. Des regards horrifiés dérivèrent vers le duo que formait la petite Fleïss et le canidé, lequel sentait sa chance tourner plutôt rapidement. Un groupe de femmes en particulier lui adressait une expression qui ne le rassurait pas vraiment. Ashton avala sa salive. Doucement, il reposa l'enfant sur le sol neigeux, ne quittant pas des yeux les demoiselles – au demeurant fort jolies, cela dit. Des murmures se répandaient dans la salle.

« Pour qui se prend-il ? »
« Qui a donc bien pu mettre pareille idée dans la tête d'une si jeune fille ? »
« Cet homme n'a même pas de tentacules... »

Une vague d'incompréhension déferla sur le concerné.

« Pourquoi aurais-je besoin de tentacules ? »
, demanda le concerné.
« Ash, c'est une pieuvre qui a dit ça. T'as pas une idée ? »

Certes. Cela n'expliquait toutefois pas pourquoi les réactions des présents étaient si excessives. Après tout, s'il avait pleine conscience de ne pas être le gendre idéal, il devait sembler évident qu'il n'allait pas se marier à la petite... non ?

« Apparemment pas ? »

Il n'aurait jamais les réponses à ses questions. Car au loin, on distinguait les fantastiques gerbes de neige, les cris passionnés d'une foule en délire et les bruits caractéristiques d'un combat grisant. Il y avait de l'action, et Ashton ne pouvait se permettre de la rater.

« Bon. C'est pas tout ça, mais j'ai à faire. Au revoir, petite ! »

Et sur ces belles paroles, il fila, laissant une assemblée éberluée et une enfant très, très, très triste. Trop triste. Ash eut tout juste le temps de s'éclipser que des pleurs d'une extrême violence retentirent dans son dos. Ouf.

***

Le Colisée était assez impressionnant, il devait bien l'admettre. À l'intérieur, les gens semblaient fort s'amuser, et le jeune homme trépignait d'impatience. Une moue boudeuse s'installa sur son visage.

« Mais je fais comment pour rentrer, moi ? »

Judicieuse question, en effet. Triturant son piercing, le canidé entreprit de faire le tour du gigantesque bâtiment, grommelant piteusement en songeant au splendide spectacle qu'il était en train de manquer.

« Au pire, je pourrais tout casser tu crois ? »
« S'il y a des Glochoses là dedans, tu es mort. »

Argument convaincant s'il en était un. Dépité, Ashton commençait à douter de sa capacité à atteindre son objectif lorsqu'une voix s'éleva au loin. Une voix nasale, un chant délicieusement faux... La tête du canidé se redressa d'un coup d'un seul.

« BERNAAAAAAAAAAAAARD ! WOUUUUHOUUUUU ! LÀ ! ICI ! VIENS M'AIDER ! »
« Help ! I need somebooody... Not just anybooody... »

Au moins son appel avait-il été entendu. Le gigantesque pélican baissa sa tête et plongea droit sur eux. Son poids imposant accélérait sa chute, si bien qu'Ash en vint à se demander s'il faisait bien de rester planté là.

Il ne faisait pas bien.
Il faisait même mal. Très mal. Car si l'atterrissage de Bernard était parfaitement calibré, il n'en fut pas moins extrêmement violent, à tel point qu'une fantastique gerbe de neige ensevelit le jeune homme. Une partie lui rentra même dans le fond de la bouche, et il passa la minute suivante à cracher ses poumons dans l'espoir de libérer sa voie respiratoire.

« Tout va bien Ashton ? »
, s'enquit Rosalie.

Il n'était pas certain d'aller très bien pour le moment. Il y avait comme des chatouillements dans son œsophage, des picotements dans ses poumons, choses qu'il n'appréciait que très peu.
Fort heureusement, à force de persévérance, il parvint à extirper l'obstacle de sa trachée. Le jeune homme leva donc son pouce en signe d'acquiescement final tandis qu'il prenait sa première respiration depuis trop longtemps. Un raclement de gorge plus tard, il était redressé.

« Vous pouvez m'emmener à l'intérieur ? »
« Eh ? »
« L'intérieur de ce truc. Vous pouvez m'y emmener ? »
« O-oh, oui, bien sûr ! Euh, dedans... Vous voulez dire... »

Un éclat de rire échappa au canidé tandis qu'il passait une main dans ses cheveux. Il haussa des épaules.

« Vous savez quoi ? Vous m'emmenez au dessus, et je vous dis quand descendre ! »
« Elle descend de la montagne à chevaaaaal, elle descend de la montagne à cheval... »
« Je crois qu'il est d'accord ! », renchérit-il.

Les minutes suivantes le virent grimper à bord du bec de l'oiseau en compagnie de Rosalie. Le décollage fut bien plus doux que l'atterrissage, pour le plaisir du canidé, qui se mit de nouveau au bord du vide.

« Ça ne t'a pas servi de leçon, la première fois ? »
« Euh... »
« Je vois. »

Les amples ailes de Bernard lui permirent d'observer calmement ce qui se déroulait dans la gigantesque arène. Il repéra aisément un gigantesque dragon de glace, un lapin... une chose en... laine ? et... Un large sourire orna ses lèvres.

« Génial ! EDWAAARD ! ANDREAAAA ! Bernard, dépose-moi ici s'il te plaît ! »

Ne laissant pas le temps à la souris d'avoir son mot à dire sur le fait, pourtant absolument incongru, d'atterrir dans une zone d'affrontement, le pélican plongea. À ce moment précis, le dragon fit mine de tendre la tête vers ses adversaires, les attaquants sans merci aucune. Bien mal lui en prit. Car l'oiseau ne calculait sa position qu'une fois et s'y posait très exactement avec une lourdeur incommensurable. Position qui s'avérait présentement être le crâne du gigantesque reptile.

Un énorme fracas retentit tandis que l'équipage se posait dans une gerbe de neige. Bernard avait eu le bon goût de fermer son bec, protégeant les passagers des flopées de poudreuses qui virevoltaient dans les airs.

Ashton s'extirpa de l'animal avec l'enthousiasme d'un enfant de quatre ans devant son nouveau jouet. Ravi qu'il était de voir qu'il connaissait plusieurs personnes en cet endroit, il salua également Dolores d'un ample sourire.

« Excusez-moi du retard ! Vous vous amusez bien ? On fait quoi ? »

Dans son crâne, Stark était hilare. Rosalie, elle, était d'une pâleur maladive. Si personne ne semblait comprendre son inquiétude, c'était sans doute car elle était la seule à comprendre l'ampleur de sa propre situation.

Ashton, Bernard et elle pourraient bien être pris pour une autre équipe...

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Dolores Keller
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MessageSujet: Re: Passez des fêtes magiques !   Jeu 14 Jan - 21:34

Et il se battait, tel un preux chevalier guidant son armée vers une victoire certaine. Le regard plein de courage, il avançait malgré les dangers, sa puissante boule de neige en main, prêt à faire tomber ses ennemis. Il arma son bras, le tira en arrière pour préparer son attaque, puis lança la boule de toutes ses forces. L'objet divin quitta la preuse paume du guerrier et fendit les airs jusqu'à tomber dans la neige, quelques centimètres plus loin… Une façon d'intimider l'adversaire sans doute.

- Adam mais qu'est-ce que vous fichez ! Ce n'est pas un jeu, c'est la guerre !
- Mmm-mais-mais ! Je ne sais pas faire moi !
- Regardez ! C'est comme ça qu'il faut faire !

Tandis qu'Ilana admirait son valeureux guerrier à lunettes à l'œuvre, immobile au milieu de l'apocalypse général, Dolores, chevauchant son gigantesque double laineux, enfonça les mains de son colosse dans la neige et ressortit une gigantesque masse blanche aussi grosse qu'Adam lui-même. Les mains de laines du géant modelèrent rapidement la boule de neige puis la lancèrent avec une force extrême, la faisant s'écraser sur le visage d'un des colosses de glace qui tomba par terre sous la puissance du coup. La doctoresse jeta un regard à Adam comme pour dire « C'est pas compliqué ! » avant de s'enfoncer à nouveau dans la mêlée, arrosant de neige les deux loups qui essayaient de la faire tomber. Adam resta quant à lui immobile, contemplant le capharnaüm général, se demandant comment il pouvait toujours être en vie dans un moment pareil.

Mais c'était sans compte sur l'aide d'Adam n°2, qui malgré son petit corps de coffre au trésor n'en restait pas moins un combattant hors-pair en matière de boules de neige. En effet la drôle de petite bestiole avait reçu pour consigne de maman Dolores de rester avec son alter-ego pour le protéger, ainsi que pour couvrir la chef d'équipe d'une quelconque attaque surprise. D'abord inactif, le coffre s'enveloppa soudain d'une puissante lumière et s'entoura d'un cercle magique avant de s'ouvrir, dévoilant un gigantesque canon noir pointé vers le ciel. Bientôt sortirent une myriade d'autres petits canons aux côtés du coffre, qui n'attendaient que l'aval de la chef d'équipe pour tirer. Celle-ci, qui venait d'essuyer un assaut de l'enchanteresse, partit en retrait au milieu des canons de son coéquipier et pointa du doigt les combattants adverses.

- Admirez Adam les prouesses de votre homologue ! FEEEEEEU !

Les coups de canons se succédèrent dans un vacarme assourdissant. Une pluie de boules de neiges gigantesque arrosa plusieurs concurrents adverses qui disparurent rapidement sous un épais tas de neige. Malheureusement plusieurs adversaires avaient dans leur atout la manipulation de la neige qui faisait défaut à Dolores, et bientôt l'épaisse couche de neige disparut pour reconstituer le corps de neige de Manfred ainsi que celui de Bunbun.

- Formation super Manfred ! Adam tu montes avec moi ! On va les attaquer par en haut !
- H-Hein ?

Mais avant même que le pauvre assistant eu le temps de dire quoi que ce soit, un gigantesque Manfred laineux avait vu le jour devant Dolores qui s'empressa de l'enfourcher, assistée par le petit coffre qui usa de sa magie pour faire apparaître des canons partout dans le corps du drôle d'oiseau qui décolla immédiatement pour partir à l'assaut des équipes adverses. Adam, le vrai, quant à lui, resta idiot face à la cohue générale, assisté par Ilana qui restait à ses côtés sans un mot. Bientôt face à eux se dressa le dragon de glace de la compétition, assisté du drôle de magicien qui pensait profiter de l'isolation d'Adam pour se débarrasser de lui. Malheureusement pour le chapeauté, ce fut Kweena qui lui barra la route et qui lui écrasa une énorme poule de neige dans laquelle sa fourchette était plantée sur la tête. Une fois placée sur la tête du dragon, la Kwe enchaîna plusieurs coups de fourchettes magistraux avant de secouer ses bras d'une drôle de façon, faisant tomber une énorme citrouille d'on ne sait où. Le colossal cucurbitacé s'écrasa sur le sol et généra une puissante vague de neige qui balaya le dragon et son maître. Kweena retomba près d'Adam et lui jeta un regard amusé, ce à quoi l'assistant répondit par un tressaillement, visiblement par encore habitué par le faciès improbable de la cuisinière. Celle-ci replanta sa fourchette dans la neige et sortit une nouvelle masse neigeuse avant de retourner dans la bataille toute guillerette.

- J-Je veux partir d'iciii… *spotch* Eh ?

Dans cette expression pleine d'incompréhension et d'incrédulité, le jeune assistant posa sa main contre son visage et fut surpris d'y sentir de la neige. Le jeune homme se tourna et aperçut un peu plus loin le lapin qui accompagnait Edward en train de faire face aux tirs aériens de méga Manfred, tandis que Dolores affrontait directement Verlia et Brunehilde, armée d'un petit canon portatif à boules de neige, cadeau de Adam deuxième du nom. Adam se tourna vers Ilana, un peu gêné de ne pas savoir quoi faire dans ces affrontements titanesque et ôta ses lunettes pour enlever la neige qui avait atterri par accident sur son visage. La petite poupée aperçut le visage de l'assistant, rougit par le froid de la neige, et regarda, silencieuse, une petite larme couler de son œil droit (en fait ce n'était que de la neige fondue qui coulait mais bon…). La poupée de chiffon s'approcha d'Adam et levant sa tête dans sa direction demanda :

- Vous souffrez Adam ?
- Hm ? Non non, enfin j'ai un peu mal à l'œil mais…

La ouate de la poupée de fit qu'un tour. Celle-ci se retourna vers un des colosses de glace qui s'était approché du jeune homme (qui, ayant enlevé ses lunettes pour s'essuyer le visage, de l'avait pas vu) le regard plein de détermination (et de coton). Le monstre de glace brandit une imposante boule de neige qui occupait entièrement sa main, autant dire qu'elle était grosse, et l'écrasa de toutes ses forces sur l'assistant et sa poupée. Personne ne toucherait à Adam. Un puissant tremblement secoua alors l'arène, puis, du milieu des restes de la boule de neige du colosse surgit brusquement un gigantesque sapin qui, en quelques secondes, se retrouva à la hauteur du colosse de glace. La poupée regarda droit dans les yeux du monstre avant de lui écraser une énorme branche pleine de neige sur la face. Le monstre tomba en arrière, manquant d'écraser Andréa qui passait par là et disparut sous un énorme nuage de poudreuse. Le sapin se tourna alors et fut suivit par l'apparition de deux autres sapin d'une même taille, l'un portant Adam qui ne se contentait que de crier, ne sachant quoi faire d'autre, l'autre portant la terrible Ilana, invocatrice de sapins tueurs.

La poupée, comme perdue dans une transe destructrices, asséna un puissant coup de conifère sur le dragon de glace qui passait par là avant d'enrouler des racines autour de sa queue et le lancer contre le second géant de glace, le mettant à terre à son tour et écrasant par la même occasion quelques concurrents qui eurent le malheur de passer par là. Les branches des conifères se mirent alors à se secouer à une vitesse plus que raisonnable, arrosant par des tonnes de neige les équipes adverses.

Tandis que sur le sol Ilana faisait régner sa loi, dans les airs giga Manfred se débattait tant bien que mal contre les assauts qui lui étaient destinés. Verlia et Brunehilde en effet étaient loin d'être des débutantes en matière de combats aériens et Dolores fut finalement repoussée sur son énorme pigeon qui souffrait des boules de neige géantes que Bunbun et Lyhn lui lançaient. En dépit des coups de canon à neige intempestifs, l'aile droite de l'oiseau laineux finit par se découdre et Manfred entraîna dans sa chute Adam n°2 et la doctoresse qui avait plus l'air de s'amuser qu'autre chose. Jusqu'à ce qu'elle s'aperçoive sur quoi l'atterrissage forcé s'était déroulé.

La tête perdue au milieu des fils de laine, l'homonculus aperçut à son plus grand malheur une deuxième tête, en pierre cette fois, dont il manquait le reste du corps. Perplexe elle leva la tête et aperçut dans le blizzard que sa statue, qui trônait jusque-là au milieu de la place, n'était plus qu'une figure de pierre décapitée.

Le regard de Dolores s'immobilisa. Derrière la statue s'agitaient gaiement les deux loups-garous (en tout cas surtout Edward), sans doute fiers de leur prise. La doctoresse saisit la tête de pierre dans ses mains et la regarda comme si il s'agissait de son propre reflet (alors que vraiment niveau ressemblance…) puis la posa contre sa poitrine, l'air solennel.

- Adam… Nous ne pouvons laisser ce crime atroce impuni.
- *bruit de coffre avec une langue qui dépasse*
- Nous devons nous battre et vaincre ces monstres qui ont détruit mon honneur !
- *nouveau bruit de coffre, plein de détermination et de courage*
- Moi ! La grande Dolores Keller je vais venger mon honneur bafoué et redevenir le héros que j'étais il y a si longtemps !
- *bruit d'un coffre qui acclame*

Alors, la laine dans laquelle était embourbée Dolores et Adam s'agita de plus en plus, puis, dans un élan de puissance, repris la forme de la doctoresse. Celle-ci se tourna alors vers Ilana, qui s'amusait à frapper Chapeau pointu turlututu à coup de sapin, puis lui fit signe en levant son bras. La poupée écrasa une dernière fois le mage à chapeau puis tendit son sapin vers giga Dolores qui l'attrapa rapidement et le sortit du sol, mêlant ses fibres de laine aux racines du conifère. Adam n°2 rejoignit Dolores qui était debout sur l'épaule de son double et employa à nouveau sa puissante magie afin de faire apparaître des canons à neige le long du tronc du sapin, tous braqués dans la direction du loup blanc. De son côté, Kweena apparut brusquement derrière le loup noir et lui enfonça une grosse boule de neige sur la tête avant de l'attraper par la queue et de l'envoyer dans un des sapins d'Ilana (ce fut Adam qui l'accueillit, sincèrement désolé par la tournure que prenaient les évènements). L'équipe de Chapeau pointu turlututu maintenant hors course, c'était à présent un véritable choc des titans entre l'équipe de Dolores et celle d'Edward qui se préparait.

Giga Dolores arma son conifère et le pointa vers le loup-garou avant de faire feu. Une véritable mitrailleuse de neige se mit alors en route et canarda généreusement la cible qui disparut en quelques secondes sous un nuage de neige. Les tirs durèrent plusieurs minutes ; Dolores, perdue dans sa fièvre destructrice (faut dire que la mitraillette sapin était vraiment cool à manipuler), riait tel un génie du mal, son regard dissimulé derrière le reflet de ses lunettes. Ce fut finalement Adam qui vint la calmer en sautant maladroitement du sapin sur lequel il était juché.

La Coniférailleuse à neige (appellation Kellerienne) finit par s'arrêter doucement, crachant quelques dernières boules de neige avant de s'immobiliser complètement.

- Je sais que tu es toujours debout, canidé des enfers ! Montre-toi et fait face au crime atroce que tu as commis !
- D-Docteur, c'est juste la statue, et Monsieur Edward n'a rien fait…
- Vous êtes de son côté Adam ?
- N-N-Non ! C'est que… *spotch* Eh ? Ah ! N-Non non !

Adam se tût à nouveau et baissa les yeux, surpris de voir l'impact d'une boule de neige dessinée sur son épaule. L'assistant fit de gros yeux et se tourna vers Ilana qui n'avait rien manqué de la scène. La poupée sauta de son sapin et retomba aux pieds de Dolores, l'air déterminé.

- Dolores, il semblerait que vous et moi ayons un seul et même but, protéger un être cher. Je vous propose d'unir nos forces à nouveau afin d'éliminer toute menace.
- Bien parlé ! Et cette fois personne ne s'en relèvera !
- Miam ! Tout ce combat me donne faim !

Tandis que Kweena agitait son immense langue, maintenant qu'elle avait rejoint son équipe, tout le monde se tourna vers les équipes adverses, bien décidés à gagner l'assaut final.

- … Sortez moi de là.

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Aldrick Voelsungen
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MessageSujet: Re: Passez des fêtes magiques !   Dim 17 Jan - 2:56

Spoiler:
 

Les joues rougies par le froid, Éléna frotta ses mains entre elles avant de souffler dessus. Figeant un instant dans l'air son souffle blanchi, qui s'évapora presque aussitôt. Elle eut un sourire en voyant son aîné tenter de fixer une carotte rebelle pour la énième fois.

- Regarde Aly, moi aussi je fais de la fumée ! Lança-t-elle joyeusement en expirant fort, profitant de la diversion pour positionner définitivement le nez de leur sculpture.

Le commissaire haussa les sourcils, ne sachant si cette information lui plaisait ou non avant que la demoiselle ne lui adresse un immense sourire adorable. Le brun ne put que secouer négativement la tête d'un air amusé, avant de s'appuyer sur leur chef d’œuvre, d'un air fier.

- Alors ça ressemble à un bon...

La suite se mourut dans un tas de neige fraiche. La branche n'ayant aucunement supporté le point de l'agent. Éléna, les mains sur les hanches s’apprêtait à l'enguirlander tout en l'aidant à se relever ; mais quand le décor changea subitement, elle ne put que se figer dans son élan, laissant son frère contempler avec un immense sourire un paysage bien différent du parc dans lequel ils étaient.

- Oh ! Ça y est  ! On y est ! S'emporta joyeusement le policier en se redressant.
- Où ça ? Demanda la benjamine en réajustant son bonnet de laine difforme pour mieux l'entendre.

Grisé par un sentiment de liberté depuis longtemps mis de côté, Aldrick la souleva avant de tendre la main en ajoutant :

- Voici Meilledeï ! C'est un endroit...

Mais non loin, des voix se firent entendre.

- Haha ! Je le savais ! Je t'avais bien dis que c'était à gauche !
- Mais j'ai tourné à gauche !
- C'était la droite.
- T’es fâché avec l’orientation K ?
- Ah tu vois ? Merci Quicheflor.
- Pas de quoi, mais faites gaffe aux aaaaaaaaarbres !
- Oh un bonhomme de neige !

Mais déjà, il ne restait plus rien de l'être glacé, et les deux nouveaux regardèrent le traineau tiré par des lapins avec des yeux ronds comme des soucoupes.

- Pourquoi tu as embarqué le bonhomme ? Ça pèse rien.
- Il avait l'air sympa. Regarde il me sourit. Tu crois qu'il a un nom ?
- Retournons les chercher ! Déclara H en ignorant superbement son comparse.
- Ils sont trop loin, et on n'a pas le droit de s'arrêter c'est disqualifiant.
- Fais un détour.
- Ça va nous retar...

Un bruit sourd coupa court à la réflexion du minion, tandis qu'un juron transylvain pour le moins coloré échappa à Aldrick.

- Aïeuh. Merci les gars...
- Hey !
- Hum, merci à vous aussi les filles.
Les concernées parurent satisfaites jusqu'à ce que K ne râle de nouveau :
- Waaah ! Je voiiiiis pluuuuus riiiiiiiiiiiieeeeeeeen ! Je suiiis aveuuuglllleuh !
- Je veux descendre ! Aly au secours !

Éléna sur la tête du conducteur, peinait à regagner le sol plat du traineau tant celui-ci s'agitait. La course des lapins de Rhosgobel, n'en sembla pas tellement troublée pour autant. Habitués aux fantaisies directives de leurs maîtres, ils évitèrent les arbres les plus proches et firent bondir le traineau à plusieurs reprises. Cela déstabilisa fortement Éléna, qui fut contrainte de lâcher prise. Heureusement elle atterrit dans les bras minuscules de J -ou plus exactement l'écrasa de tout son poids sans que son sauveur ne puisse rien y faire. Un "papuche" agonisant s'éleva des lèvres du minion par habitude, avant que Royale ne fasse remarquer d'un air enchanté :

- Elle au moins elle a l'air de peser son poids. ~
- Hey ! Protesta la brunette en rougissant jusqu'aux oreilles d'indignation. Je ne vous permets pas de...
- Allons, ce n'était pas pour vous vexer. Dites-lui vous autres. Après tout, les garçons n'ont plus aucune endurance de nos jours.

Le commissaire ouvrit la bouche pour répliquer mais H hurla :

- La ligne d'arrivée est en vue !
- Merveilleux à nous la victoire !
- Et notre poids en chocolat ! ~
- La piste ! Elle disparait ! Paniqua Éléna, en s'éloignant de Royale pour rejoindre son frère.

La neige en effet semblait se défaire comme si le paysage avait subitement était aspiré. Tout proche d'eux un rire machiavélique résonna.

- Mwahahaha ! C'est moi qui gagnerais ! Déclara un être encapuchonné près de deux Snolings manifestement repus.
- Raah ces mangeurs de décor !
- Impossible ! S'emporta Aldrick en appuyant son pied sur le devant du traineau d'un air souverain. Pas s'il y a du chocolat en jeu ! Quicheflor, Royale ! A vous de jouer ! Combo ! Attaque pont ver'l'ciel !

Contre toute attente -et malgré la seconde de flottement qui suivit- les deux autres joignirent ce qui semblait être leurs mains, avant qu'une aveuglante lumière blanche ne les entoure.
Dans une musique empruntée à une magical girl surpuissante, les deux êtres ne firent plus qu'un, et leurs pouvoirs aussi. Dès lors, face au traineau, se dressa un pont immense qui se construisait au fur et à mesure que les lapins avançaient, dans une architecture digne des plus belles constructions des Pacifilms. Toute en fleurs de glace et lardons appétissants, le pont du ciel, s'éleva au-dessus du décor anéanti pour finalement redescendre vers la ligne d'arrivée.
Mais cela ne s'arrêta pas là, car toute stupéfaite qu'elle était de voir tant de magie s'effectuer d'un coup, Éléna se précipita au bord du traineau pour admirer la vue magnifique qui s'étalait en contre bas, appuyant par mégarde sur un énorme bouton rouge.
Il n'en fallut pas moins pour que la carotte géante apparaisse et que les lapins ne se transforment à leurs tours, accélérant l'allure comme rarement, maintenant qu'ils étaient pourvus d'ailes.

- WOUHOU !
- Pas de doute, il n'y a que l’Élu pour réaliser ce genre de miracle... Souffla H admirative. Jamais je n'aurais pensé pouvoir rencontrer également un être aussi mythique que la Quicheroyale !

Cette dernière, d'une beauté aussi rare qu'appétissante, signa avec grâce son œuvre en bas du pont avant de sauter dans le traineau à son tour. Elle glissa un clin d’œil complice à Éléna, avant qu'ils ne franchissent tous la ligne d'arrivée dans un cri de joie puissant, et un dérapage contrôlé qui éclaboussa les restes d'un traineau abandonné là. Leur bonheur fut plus grand encore lorsqu'ils apprirent qu'ils venaient de passer en tête du classement, et qu'ils étaient bien partis pour gagner une sacrée dose de chocolat !

- Wouh ! On peut le refaire, dis Aly, stp ?! S'écria Elena le visage tant couvert de neige que l'on aurait pu se demander s'il ne s'agissait pas là d'une façon d'improviser des taches de rousseur.

Si les autres semblaient partants, leurs poursuivants leur laissèrent tout juste le temps de constater qu'ils venaient de passer en tête du classement avant de les obliger à redémarrer pour leur éviter un carambolage mémorable.

- Impossible ! Je vais vous réduire en cendres ! S'emporta l'énergumène en lançant des sorts pétrifiants à tout va.
- Mais il est malade !
- Oui c'est un malafix. Quand il a une idée en tête...
- Que font les arbitres quand on a besoin d'eux ?
- Ne restons pas là !

Mais hélas le malafix avait visé plutôt juste et Quicheroyale se figea dans une expression de surprise déconcertante, ses doigts serrés sur le traineau ne semblant pouvoir -comme le reste de son corps du côté droit- bouger d'un seul centimètre.

- Ispice di maladeuh ! Couina la belle, outrée d'être ainsi partiellement statufiée.
- Le Colisée ! Fonce K, il y aura des sortilèges de mouvement là-bas ! Ordonna J en sortant de son fourreau une brosse à récurer que le loup connaissait bien.

Sans tenir compte de l'itinéraire le plus cours, K improvisa totalement et trouva judicieux de les faire passer à travers les rues bondées de passants. Ceux-ci rasèrent les murs en les voyant débouler. Cela ne s'arrangea aucunement lorsque ce qui s'apparenta le plus à une sirène retenti :

- Huiiiiiii huuuuuu ! Huiiiiiiii huuuuuu !
- Mince les poulets !
- Un policier poursuivit pour délit de fuite, ce n’est pas banal, pas vrai Aly ?
Le brun jeta un regard en arrière, étonné de voir un poisson rouge immatriculé  Bibble2, prendre en chasse leurs deux traineaux.
- Gandalf ne pourrait pas... ?
- Il est un peu occupé en ce moment. Glissa H en récupérant des plateaux dans les mains d'une passante.

Elle en distribua à Aldrick et Éléna en les priants de bien s'en servir comme bouclier.

- Ça vous sera utile contre le malafix.
- Colisée droit devant !
- C'est fermé !
- Pas le choix. Élu les pastilles !
- Comment ? Mais je n'en ai plus !

H lui sauta dessus, et fouillant dans la veste du brun, ressortie victorieuse une boite de fer pleine de pastilles dont un parfum de menthe s'exaltait.
Pour l'une des rares fois de sa vie, Aldrick en resta coi de surprise, et il fallut qu'Éléna se pose en barrière devant lui et renvoie un tir du mage fou pour qu'il ne revienne à la réalité.
H de son côté profita de l'occasion pour lui enfourner un tas de pastilles dans la bouche, et fit de même avec la benjamine quand elle tenta de parler. L'une d'elle fut sacrifiée pour la bonne cause, et atterrit face au traineau, creusant un tunnel immense sous le Colisée avant de remonter en flèche, à l'intérieur du bâtiment.

Quand la lumière du jour fut de nouveau visible, un combat faisait déjà rage, d'une puissance inouïe, les participants semblant vouloir en finir. La foule était en délire face à un colosse de glace qui paraissait avoir nettement sa préférence. Se redressant au mieux sur le sol enneigé, ses comparses entassés derrière lui, suite à un freinage douloureux, Aldrick distingua face à sa truffe humide, une petite limace blanche qui semblait excédée.

- Pas plus de 5 par équipe ! C'est le règlement de la bataille !

Un étrange halo blanc entoura alors les trois minions qui n'eurent pas le temps de s'éclipser avant de se retrouver fusionner les uns avec les autres. Ce qui -dans un premier temps- donna un mélange assez proche d'un mégazorde loupé, mais un second halo suivi, et une voix calme déclara avec amusement :

- Allons Quicheroyale, il te faudra un peu plus d'entrainement avant de parvenir à maitriser cet art, malgré ton évolution. ~

Tout vêtu de rouge et de blanc, un homme fin apparu entre les présents, sa grande barbe fine et son sourire avait un petit quelque chose de mystérieux, qui fit bondir de joie le loup lorsqu'il reconnut enfin Gandalf.

- Heureux de vous revoir également. Déclara ce dernier avant de se tourner vers Mimi. Cela vous convient-il si nous participons tous les 5 à présent ? Les montures ne seront pas prises en compte.

Un nouveau éclat lumineux renvoya d'ailleurs le traineau attendre sagement devant le Colisée, et laissa la carotte géante au bon soin des lapins qui l'avaient amplement mérité. Sans que rien ne semble défaire le bonhomme de neige, légèrement maltraité, de son sourire dans son carrosse solitaire. La limace avisa le groupe, s'éternisant sur le minion géant qui lui faisait de l'ombre. Elle finit cependant par opiner de la tête, passant au groupe suivant avec ses trois Snolings, son magicien, et une sorte de poisson rouge qui poursuivait son raffut infernal.

- Gandalf ! J'ai bien cru qu'on ne vous verrait pas ! Qu'est-ce que vous faites vêtu de la sorte ?
- "Aux premières lueurs du cinquième jour. A l'aube regardez à l'est..."
- Je vous l'avez bien dit. ~ Un sourire entendu éclaira le visage du magicien avant qu'il ne poursuive en ignorant magistralement la question du loup : Bien et si nous commencions ? Mesdemoiselles, à vous l'honneur.
- C'est parti !
- PAPUUUUUCHEUUUUH !

Là seulement, Aldrick réalisa qu'Éléna avait grandi, que son corps ressemblait davantage à celui d'une femme, d'une guerrière même. Sa tenue, et ses armes y faisaient d'ailleurs pensées. Car malgré le froid -qui ne semblait pas avoir de prise sur elle- la belle s'élança, armée de son bouclier à présent renforcé et passablement coupant, dans une combinaison qui n'était pas sans rappeler celle d'une certaine Xena.

Ce fut d'ailleurs avec un courage qu'il lui connaissait peu qu'elle se jetta dans la bataille en hurlant. Dans un sifflement désagréable, le bouclier fendit l'air pour venir couper net des liens de laine d'un colosse adverse, qui bascula en avant. L'arme poursuivit cependant sa route, et coupa quelques plumes à un pélican, avant de revenir se figer sur l'avant-bras de la belle. Le loup hurla avant de reconnaitre quelques-uns des présents. Quicheroyale, quant à elle, avait trouvé judicieux de rendre la monnaie de sa pièce au magicien malafix, qui venait d'entrer dans l'arène, en bloquant ses sorts à grands renforts de bâtiments architecturaux stylisés et gourmands. Le minion géant, nouvellement rebaptisé Superminion, avait quant à lui écrasé par mégarde une souris et un "humain" en ripostant à une attaque aqueuse de Bibble2, qui semblait être passé du côté obscur de la force, en virant d'un gris sombre peu avenant.  

Les crocs puissants du loup noir se refermèrent sur le corps mou d'un des Snolings, pour l'empêcher d'atteindre Éléna, avant de l'envoyer valser à l'autre bout de l'arène, où il percuta avec force l’œil -ou ce qui s'y apparentait- de Clouy. Cela ne troubla en rien la course du lycanthrope, qui s'accéléra de plus belle. Une passerelle de glace se forma sous les pattes du loup, et le sourire simple de Gandalf lui indiqua qu'il pouvait sans mal poursuivre son ascension vers le sommet du crâne de Superminion. Quand il l'eut atteint, il se recula au maximum, inspira profondément, et couru plus vite que jamais avant de s'élancer dans un bond prodigieux, qui le fit retomber avec force sur les épaules de la doctoresse, à plus de dix coudées de lune de cela. Un sourire aiguisé étira ses babines lorsque son regard doré distingua deux loups bien connus non loin de là.

Mais un grand fracas arracha un cri à la foule, lorsque deux des colosses retombèrent brutalement au sol, figés, provoquant un souffle de neige si violent qu'il fut semblable à celui d'un éternuement du vénéré pape limace et qu'un rire sinistre ne précède une annonce machiavélique du malafix qui résonna dans tout le Colisée :

- C'est moi qui gagnerais !

Sur ces sombres paroles, le malafix entama une rafale de sorts puissants. A la surprise générale, il fut d'une précision déroutante : immobilisant dans sa lancée Lyhn et Dahu, puis Clouy qui se jeta héroïquement en protecteur d'Archi. Ce dernier s'élança avec rage contre son assaillant, récupérant le premier objet qui passa à sa portée pour le catapulter contre l'encapuchonné.
Le plateau tranchant fendit l'air et contraignit le mage à dévier la trajectoire de son sort en esquivant à la dernière minute. Le jet magique parut se perdre dans le firmament, avant que l'assaillant ne riposte de nouveau, immobilisant le bras gauche de Kweena, puis deux des Snolings qui accompagnaient Manfred.

Aldrick pour sa part, avait délaissé Dolores dans la seconde où il avait senti fondre vers eux la présence si distincte d'Edward. Il bondit sur ce dernier, détournant le loup blanc de sa destination d'origine, pour l'embrigader dans une chute de plusieurs mètres, avant d’atterrir sur le bras moelleux de Giga Dolores. Les dents pointues du canidé d'ébène ne contrastèrent que plus vivement avec son pelage alors qu'il s'élançait puissamment face à son homologue, avant de lui mordre conséquemment la joue, et de les entrainer dans une nouvelle roulade. Le lycanthrope ne se défit pourtant de son aîné que lorsqu'un cri de détresse animal retenti au-dessus d'eux.

Stupéfiant la majorité des présents, faisant lever les yeux à l'assemblée, et frémir les plus jeunes à l'instant où tous prirent conscience qu'il provenait de Brunehilde. Le pégase paniqué, réalisa qu'il ne pouvait plus bouger les ailes. Cette situation sans précédent, ne rassura pas plus l'animal que la vertigineuse chute qui débuta à son insu et à celui de sa cavalière.

Sans en tenir compte, les traits tirés à l'excès, Archi poursuivait sa lancée vers le mage, lui jetant sans retenue tout ce qu'il pouvait soulever. Ainsi, des restes de la statue à l'effigie de Dolores se cumulèrent pour l'ensevelir. Mais c'était sans compter sur la retentissante intervention de Bibble2 dont la sirène désagréable désagrégea les pierres en minuscules fragments et fit chanceler une partie des animaux présents, dont l'ouïe était plus sensible. Telle une pluie de cendres, les restes de la statue retombèrent doucement sur le sol, sans que cela ne stoppe ni le malafix, ni Archi.

Quicheroyale sembla trouver en lui un coéquipier dans son combat et développa des trésors d'imagination pour tendre des pièges de glace là où le mage se voyait contraint de se déplacer pour éviter les attaques de son vis-à-vis colérique. Partout ci et là sur le passage d'Archi semblait pousser dans l'arène des sculptures de glace incroyables destinées à servir de cages ou de munitions pour le reflet vivant.

Mais la bataille inchangée depuis l'entrée en scène de l'avant dernière équipe, faisait rage entre Manfred et Superminion. Conférant à certains participants en contrebas des effets de surprise en dressant à chacun des assauts des colosses, des rideaux de poudreuse opaques sur le terrain, qui retombaient ensuite lourdement. Cachette parfaite pour n'importe quel adversaire capable d'en éviter le contrecoup. A ce jeu là, les Snolings étaient sans nul doute passé des maitres en la matière. Assaillant à plusieurs l'enchanteresse en restituant vigoureusement des parcelles de décor ingurgitées un peu pus tôt, ils se retrouvèrent contraints d'escalader Superminion, puis de répliquer par une rafale de boule de neige, dont une bonne partie toucha non pas la magicienne, mais Adam 1, en déstabilisant totalement l'équilibre du jeune assistant. Tant et si bien qu'il en perdit ses lunettes et se retrouva malmené à tenter de s'extirper des branches de la Coniférailleuse à neige.
Heureux coup du sort en sa faveur cependant, l'un des traits magiques du malafix immobilisa l'arme par inadvertance, la rendant inapte à l'emploi.

Mais si le déplacement dans l'arène se faisait plus ardu, compte tenu des nombreux assauts épars, la protection rapprochée de Bibble2 permit au malafix de figer d'autres victimes, telles qu'Ashton, et trois autres Snolings, dont deux qui s'avèrent être ses "coéquipiers", et finalement Superminion lorsque Manfred parvint à le jeter au sol, dans un fracas et une avalanche de neige retentissants.

Gandalf à son tour, tenta d'immobiliser Bibble2 grâce à une incantation de silence, mais le poisson très rapide esquivait avec une vitesse insoupçonnée toutes ses attaques, l'une d'elle frappa de plein fouet un pélican avant de le projeter contre Quicheroyale. Cette dernière abasourdie n'entendit rien du brouhaha qui régnait parmi la foule, pas plus que des exclamations ébranlées qui avaient gagné l'assemblée alors que le dénouement de Brunehilde semblait prendre une tournure aussi dramatique que fracassante, et quand Quicheroyale distingua enfin avec netteté la silhouette filiforme du mage face à elle, il était déjà trop tard ! Le sort d'un noir de jais qui se rapprocha si vite qu'il fit naitre la peur sur son visage -qu'elle protégea par instinct- avant de se figer brusquement.

Il fallut de longues secondes à la belle plante avant de réaliser qu'elle n'avait rien et que cette chevelure sombre qui virevoltait dans le vent et se dressait entre elle et son agresseur était bel et bien celle d'Éléna. Abaissant son bouclier, la demoiselle se redressa, n'accordant qu'un bref regard à un Snoling pétrifié grâce aux reflets de son disque coupant. Les iris verts de la belle se plantèrent dans ceux de son adversaire, le toisèrent avec une détermination sans faille, alors que sa voix ferme clamait, comme un cri de révolte qui s'échappait de son cœur :

- Je ne te laisserais pas faire !

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Edward White
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MessageSujet: Re: Passez des fêtes magiques !   Sam 23 Jan - 14:14

GBLUGLBLGDUGLBLOGBLDLBEBLEUGLUDOBLUEGBLDLGDLUGBL GLOOOOO !
Qu’est-ce qu’il dit ? Interrogea Edward, bien en peine de traduire les paroles du Pape Limace dont l’excitation était palpable au sein de l’arène et des gradins.
Chuuuut ! Souffla Verlia. Il va annoncer le gagnant !
Oh, d’accord…
DEGGLUBDLEGBLOGLU GLBA.
A-Attends ! Tu parles limace ?
Mais chuteuh !
Mais…
Chut.
GLADLBGLO DUBLEDEBLAEGDBGL DUGLU…
Mais !
Edward, chut !
Arrête de me « chuter » !
GLODUABLGEU !!!!
J’en étais sûre !
Hein ?

Une exclamation de joie traversa la totalité des gradins où le public se mit à frapper des pieds avec force, suite à l’annonce du vainqueur de la Grande Bataille. L’ovation sans précédent acclamait l’équipe gagnante de cet affrontement épique. Edward arqua lentement un sourcil et suivit du regard le petit Manfred, jeté en l’air par ses frères d’armes pour fêter ce qu’il supposa être leur victoire. Il hésita un instant avant d’ouvrir la bouche :

Rappelle moi comment les gagnants sont désignés ?
Choix du public.
Euhm…
Oui je sais.

Edward leva ses iris en direction des tribunes et en parcourut rapidement les Snolings qui y étaient installés en masse. Si le loup n’avait, à présent, plus aucun doute sur la justesse des votes, l’équité lui sembla davantage discutable.
Une grimace vexée se peignit sur ses traits puis s’envola lorsque le rire de la Valkyrie lui parvint. Elle venait de retrouver sa monture dont l’aile avait été soigneusement dégelée et la félicitait pour sa belle performance. Le loup se pressa de lui emboîter le pas, tant et si bien qu’il trébucha et s’attira les railleries de la jolie brune. Ses joues se colorèrent un peu sans que le froid y soit pour quelque chose et un juron bien salé lui échappa à l’instant même où il découvrit ce qui l’avait presque fait tomber. Un sourire immense se dessina très lentement sur ses traits. Visiblement… Un assaillant avait été oublié et il serait malvenu de ne pas remédier prestement à cela ! Le loup se pencha alors et glissa en arrachant une tête bien connue au tas de neige où il était empêtré :

Ah Lyn ! Toujours dans mes pattes pas vrai. Enfin, pour cette fois je vais profiter que tu sois statufié si tu veux bien ~ Ça te va très bien d’ailleurs tu devrais envisager de poursuivre dans cette voie faite de silence et d’immobilité. Tiens, je te laisse avec une amie.

Le corps pétrifié d’Ashton termina aux côté de la tête de feu la statue de Dolores, sa main droite dans la narine gauche du monolithe histoire de bousculer la chance de rendre un peu plus furax la doctoresse et ce, sans être inquiété. Un salut cordial du loup et il rejoignit, sans encombre cette fois, le reste de son équipe et les autres concurrents.

Le temps d’échanger quelques mots et les hauteurs du Colisée disparurent aussi rapidement que son public exalté qui s'éparpilla aux quatre coins de la place. Dans le même temps, la voix délicate de Mimi s'éleva sur l’esplanade et annonça joyeusement qu’on allait désigner le grand gagnant de la course en luge. L’information ne passa pas inaperçu aux oreilles de la Valkyrie qui s’enjoua aussitôt :

L’heure est venue d'être modeste. Je promets de ne pas trop railler la plèbe après l’officialisation de ma victoire !
Tant de générosité dans un si petit bout de femme ! S’amusa Edward.
Hé !
Verlia ! C'est une catastrophe !

D’un même geste, tout le petit groupe se tourna vers Gudrun. D’un pas aussi gracieux que pressé, la vendeuse les rejoignit rapidement alors son amie lui intimait de s’expliquer :

Tu es à la deuxième place !

Verlia cligna des yeux, fronça les sourcils et se crispa légèrement. Elle parvint à desserrer les dents, mais uniquement pour demander :

La deuxième place ?
À la course de luge…
Oh… D’accord.
Je suis désolée, c’est le tout dernier participant qui a pris la tête.
Il n’y a pas de mal. C’est le jeu après tout.
Tu n’es pas fâchée ?
Non, pourquoi ?
Verlia, pose cette hache ! S’exclama Edward.
Pas avant d’avoir salué l’arbitre !
Verlia !

Mais une seconde suffit à la guerrière pour se hisser sur sa monture et foncer à tir d’ailes au travers de l’immense place. Edward pesta joliment, mais lui emboîta le pas sous sa forme lupine, Andréa le suivit, Bunbun également non sans s’agripper fermement à sa fourrure. Le canidé fendit la foule à l'affût de l’odeur de la Valkyrie. Il n’eut que peu de mal à retrouver sa piste et reprit forme humaine alors même que la jeune femme interrogeait l’arbitre de la course, un innocent Snoling, sa hache clairement en vue. Cette tentative d’intimidation s’avéra bien peu efficace, les reflets des lampions sur l’arme ayant plus tendance à affamer la boule de laine qu’à l’effrayer. Le long filet de bave qui lui coulait de la gueule et le regard de prédateur qu’il jetait à Verlia ne laissait aucun doute sur ses attentions, mais fort heureusement le lycanthrope intervint à temps. D’un geste habile il désarma son amie et livra son arme en encas au Snoling, s’attirant les foudres de la jeune femme qui le saisit au collet :

Ça va pas ?! J’étais en pleine négociation ! Tu sais combien de kilos de chocolats sont en jeu là ?
Mais qu’est-ce que vous avez tous avec le chocolat ?
Tu n’aimes pas ça ? Interrogea brusquement la demoiselle, sous le choc.
Je n’ai pas dit que…
Tu comptais me le cacher longtemps ?
Quoi ?
Non Edward, laisse moi du temps tu veux. Cela pourrait remettre en cause notre relation.
Notre… De quoi tu parles ? Objecta le loup dont les joues avaient pris une vive couleur rouge.
Bonjour, bonjour ! On m’a dit qu’il y avait une réclamation concernant la course. C’est ici ? C’est pourquoi ? C’est que nous devons annoncer les résultats rapidement vous voyez. Alors ? Qu’est-ce que c’est ? Oui ? J’attends ?

Le duo se tourna d’un même geste vers un Lym qui tapait impatiemment le sol de l’une de ses pattes. Il observa tour à tour Edward puis Verlia, attendit une réponse, mais tous deux, pris de court par sa soudaine présence et le débit ultra rapide du nouvel arrivant, ne trouvèrent rien à répondre.

Plus de réclamations ? C’est parfait, c’est parfait, j’y v…
Non ! S’exclama soudain Verlia.
Bien, bien, bien. Qu’est-ce ?
L’attelage du vainqueur n’est absolument pas réglementaire !
Hummmm… Laissez moi voir, laissez moi voir. Traîneau, patine de graisse de Mremeer, bois de la branche de l’oub…
Les lapins ! Coupa la jeune femme.

Le Lym se redressa et bomba le poitrail, les moustaches frétillantes suite à cette appellation on ne peut plus réductrice. Sa patte martela la neige avec plus de rapidité encore et il reprit :

Ça par exemple ! Un peu de tenu nom d’un navet ! Ce ne sont pas de vulgaires… « lapins », mais des lapins de Rhosgobel, nos cousins directs du côté du dieu Pah !
Et donc ? Cela les autorise à participer à la course quand ma monture est interdite ?

Un hennissement vexé de Brunehilde attira l’attention du Lym dont les oreilles se dressèrent. Il avisa le pégase, fronça sa petite truffe, s’agita un peu, mais annonça rapidement :

C’est à cause de ses ailes ! Les montures ailées ne sont pas autorisées.
C’est de la discrimination ! S’offusqua Verlia.
En même temps, pour une course en luge… Tenta Edward pour calmer les choses.
C’est tout ? Le problème est clos alors. Au rev… Hiak !
Je ne crois pas non ! Intervint Verlia en s’interposant. Parce que si les pégases sont interdits, il me semble que les excipients aussi !
Je… Je ne vois pas de quoi vous voulez parler, glissa le Lym dont le débit de parole s’était soudain ralenti.
Je parle du reste de gigarotte que j’aperçois et de la cane à pêche qui pendouille innocemment à ce traîneau !
C’est à dire que…
Oui ?
Aucun participant n’a respecté les règles alors nous avons dû faire deux ou trois petites entorses au règlement pour que…
Alors une de plus ne devrait pas faire de mal, pas vrai ?
Hein ?!
Il est hors de question que je reparte d’ici sans chocolat ! C’est compris ?
Euh oui m… mais…
Et vous feriez mieux d’être coopératif, car je ne voudrais pas à avoir à demander de l’aide à mon ami ici présent. Ce ne serait pas beau à voir, croyez moi !
Non Verlia, je te vois venir ! Intervint Edward.
Pas beau à… à voir ?

Le sourire de sa victoire prochaine s’afficha nettement sur les lèvres de la Valkyrie à l’instant même où elle jetai un coup d’œil supérieur au loup. Ce dernier tiqua et voulut reprendre la conversation, mais déjà la jeune femme prenait sa voix la plus sérieuse et annonça sur un ton de mise en garde prophétique :

Vous le sentez j’en suis sûre… La menace, cet énooooorme loup qui attend pour bondir, car il est… Affamé !
Mais je n’ai pas… Commença Edward avant qu’un gargouillis prononcé de son estomac ne le coupe.
Regardez ! Enchaîna Verlia en saisissant Bunbun. Regardez ce qu’il a fait à ce pauvre Nikmohr ! Je l’ai sauvé au péril de ma vie ! Regardez sa queue ! Disparue ! Un de vos parents polaires !
Gloups…
Grandes dents presque mangé gentil et mignon Bunbun !
Une minute !
Alors imaginez ce qu’il fera de votre petite queue toute mignonne et toute pelucheuse ! Et de celle de vos cousins de Rhosgobel si par malheur je n’arrivais pas à le retenir !
Oh bon sang…
Imaginez le désastre que cela…
Très bien, très bien ! Coupa le Lym qui avait reculé de plusieurs pas et tremblait à présent comme une feuille. Je vous propose le quart de votre poids en…
La moitié ou je ne pourrais vraiment pas empêcher un drame.
L… La moitié, c’est d’accord !
Et pas de mon poids, mais du sien.
Comment je dois le prendre là ? S’offusqua Edward.

Un battement de cils innocent de la demoiselle arracha un soupir dépité au lycan, dont le regard intima à son neveu de promptement ranger le sourire amusé qu’il abordait depuis le début de la conversation.

Les résultats purent enfin être donnés. Edward fut à peine étonné lorsqu’il vit que l’heureux vainqueur de tout ce cacao n’était autre qu’Aldrick. Qui, à part lui, aurait pu prendre au sérieux cette course de toute façon ? Verlia, pas tout à fait remise de la seconde place malgré la quantité non négligeable de chocolat qu’offrait le poids d’un demi-lycan (sous forme animale évidemment), fit bonne figure à l’exception d’un ou deux regards noirs lancés au commissaire. Histoire d’en rajouter un peu, le loup blanc glissa :

Je sais où il habite si ça t’intéresse ?
Qu… Je milite contre le vol de tous types de biens je te rappelle ! S’indigna la belle brune en indiquant le sigle qui ornait son épaule.
En effet. Excuse moi.

Oui ?
C’est… compliqué à trouver ?

Le rire d’Edward s’éleva discrètement, colorant les joues de Verlia qui se détourna et croisa les bras, une moue boudeuse retroussant ses lèvres. Elle resserra sa main sur le sac-sans-fin qui contenait son prix et ne releva la tête qu’au son de l’immense cloche qui ornait le sommet du palais Snoling.

Ça va commencer ! Venez vite !

Aucune question n’eut le temps d’être posée. Verlia avait attrapé les mains des deux loups et les entraîna à sa suite dans le mouvement de foule commun qui se regroupait autour du palais. Elle joua des coudes pour les aider à se faufiler jusqu’au pied de la bâtisse, rejoignant ainsi Gudrun et Sigurd qui s’étaient bâtis de petits fauteuils de neige pour l’occasion. Tous les regards se levèrent alors vers la plateforme magistralement éclairée à quelques mètres au-dessus d’eux. Un second coup de cloche et le silence se fit, même si Edward se risqua à chuchoter :

Qu’est-ce que c’est ?
L’homme en rouge, il vient distribuer les présents de l’année nouvelle !
L’homme en… Mais ce n’est pas une divinité ?
Si pourquoi ?

La loup ouvrit la bouche, puis la referma et suivit finalement le regard de ses compagnons, curieux de voir à quoi ressemblerait une divinité Snoling. Il ne lui fallut pas longtemps avant d’être fixé.

Peuple de Meilledeï, je vous… Je vous remercie de votre présence en ces lieux ce soir ! Je voudrais dire quelques mots avant de donner à chacun son cadeau, parce qu’il est important de… Partager autre chose que des Papuches ! Je veux dire des présents !

Le nouvel arrivant jeta un coup d’œil furieux dernière lui, en direction d’un coin de la plateforme que le public ne pouvait distinguer. Mais sa performance laissa perplexe et pas uniquement les étrangers à ces coutumes. L’homme était bien rouge, engoncé dans un manteau à la couleur vive, mais qui avait l’air bien trop grand pour lui. Il portait une barbe blanche épaisse et un bonnet aux bordures doublées de laine Snoling lui tombait devant les yeux. Il le réajusta, d’un mouvement un brin agacé, et reprit après s’être raclé la gorge.

Alors ? De quoi voulez vous parler ?

Un murmure s’éleva parmi les présent et rapidement ce fut le nom de Gandalf qui arriva sur toutes les lèvres. Verlia fronça les sourcils et souffla :

À quoi est-ce qu’il joue au juste… Tout le monde va le reconnaître c’est certain !
Ce n’était pas prévu ? Interrogea Edward.
Non ! Tu imagines si c’était lui l’homme en rouge ? Non, non, il y a quelque chose qui cloche.
C’est pas le vrai ? Demanda dans la foule une voix d’enfant.
Mais il est où le vrai papa…
Il va arriver, il va arriver.
On aura pas de cadeaux alors ? Sanglota un autre bambin.
Mais si, allons ne pleure pas, tenta de rassurer une mère inquiète.

Mais bien vite des crises de larmes généralisées se déclenchèrent parmi les nombreux enfants et les tentatives de leurs parents pour les apaiser n’aidèrent en rien, à part à augmenter le brouhaha ambiant. Même Bunbun reniflait bruyamment, très triste de ne pouvoir profiter pleinement de sa première fête de l’Homme en rouge. Verlia le prit dans ses bras, quand au-dessus d’eux, Edward entendit :

Vous voyez ! J’avais raison, cela ne pouvait pas fonctionner !
Essayez de faire un gros rire !
Un gros rire ?
Oui ! Le genre paternel et rassurant !
Ho ! Ho ! Ho !
Voilà comme ça !
Ce n’était pas moi.
Papuche ?

Alors une bourrasque balaya la foule qui se baissa d’un même geste lorsqu’un immense dragon les effleura. À sa suite, un traîneau flamboyant, lumineux, conduit par l’Homme en rouge en personne. Le rire des enfants remplaça les pleurs et la joie gagna les présents alors que l'attelage fantastique atterrissait sur la plateforme.

Alors frérot, on fait pleurer les enfants ?
Ce n’est pas trop tôt, répliqua Gandalf en réajustant son bonnet.
Allons ! Un magicien n'est jamais en retard, ni en avance d'ailleurs. Il arrive précisément à l'heure prévue.
Cette réplique m’est quelque peu familière…

Edward fronça les sourcils, mais comme il lui semblait toujours voir double et qu’il avait mauvaise vue de loin, il plissa les yeux pour tenter de discerner davantage de différences entre le mage blanc et son interlocuteur. Le succès ne fut pas au rendez-vous, bien que Verlia glissa :

Tu vois ! Il n’y avait pas moyen de se faire berner !
Tout à fait…

La fête se poursuivit sous les meilleures hospices. L’Homme en rouge, que tous appelaient Klauss, enchanta son public et mit le feu à l’esplanade avec une démonstration fantastique de ses dons divins. La distribution de cadeaux se fit à un rythme endiablé, encouragé encore par les sifflements et les cris des présents. Edward n’avait jamais vu ça, Andréa non plus, mais tous deux se prirent volontiers au jeu de cette folle fin de soirée. Chaque présent était absolument unique et devait, selon la légende, être un signe évident du futur qui s’annonçait pour son destinataire.
Ainsi, Gudrun obtint une nouvelle sorte de thé des plus rares, Sigurd un bouquet de fleurs qu’il s’empressa d’offrir à Brunehilde, cette dernière croquant à pleines dents dedans quand sa cavalière lui installait son nouvel équipement. Rien d’étrange non plus dans la belle botte de navet glacé dont Bunbun se retrouva propriétaire, ou dans le splendide étui à violon que reçu Andréa. Mais il n’en fut pas de même pour Edward et Verlia qui se retrouvèrent avec une moitié de carte des étoiles chacun, celle de l’un complétant parfaitement celle de l’autre. Ils échangèrent un regard, se sourirent, et ne firent pas attention au regard du louveteau qui ne quittait pas l’heureuse chanceuse de ce soir là. Celle qui repartirait avec deux présents.

Car un peu plus tôt dans la journée, Andréa avait glissé un petit paquet dans la besace d’une demoiselle à la longue chevelure d’ébène. Aux côtés de son frère, celle-ci ne s’en était probablement pas rendu compte, car elle admirait avec amusement une couronne, présent de son aîné.

Cependant, pour beaucoup d’entre eux, le plus beau des cadeaux resterait sans nul doute ces heureuses retrouvailles et celles à venir.





Fin des festivités !


Ainsi s'achève la fête de l'Homme en rouge ! Riche en neige, en cadeaux et en chocolat, j'espère que vous avez apprécié de retouver vos comparses de Meilledeï.

Merci à tout ceux qui ont participé à cet évent et encore une bonne année à tous ~


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Passez des fêtes magiques !

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