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Neige

Cabaret du Lost Paradise - Forum RPG

Forum RPG fantastique - Au cœur de Paris, durant la fin du XIXe siècle, un cabaret est au centre de toutes les discussions. Lycanthropes, vampires, démons, gorgones… Des employés peu communs pour un public scandaleusement humain.

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 Allons hors de ton monde [pv Eglantine Jocor]

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Ryden Haesmar
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MessageSujet: Allons hors de ton monde [pv Eglantine Jocor]   Mer 20 Jan - 2:35

En apparence, cette journée ressemblait à une journée normale pour ce petit quartier tranquille près du jardin du Luxembourg.  Les oiseaux gazouillaient, le soleil haut dans le ciel réchauffait l’air hivernal, on pouvait entendre un peu plus loin les rues abondées de monde. Bref, rien ne sortait de l’ordinaire. C’était une journée comme les autres à l’exception d’une habitation. Un mari parti depuis quelques semaines pour affaire avait voulu surprendre sa femme en raccourcissant son voyage. Malheureusement, cette dernière, ignorant que son mari montait tranquillement les marches de leur demeure en sifflotant, avait prévu une activité tout autre avec un autre homme. Pour être plus précis, leur activité était déjà très bien commencée. Son amant la pourchassait dans tout le logis, les deux nus comme un ver, alors qu’elle riait de bon cœur. Au moment où elle passa devant sa porte d’entrée, elle s’arrêta net reconnaissant un bruit familier.

- Shhh, intima-t-elle inquiète lorsque l’homme la rejoignit en lui baisant férocement le cou. Ciel, mon mari ! Il ne doit pas vous voir. Vite partez ! Utilisez la fenêtre. Vite ! Allez, dépêchez-vous !

En temps ordinaire, Ryden aurait confronté le mari, mais aujourd’hui il ne le désirait pas. Et puis, il aimait bien cette femme. Elle avait un petit quelque chose qui lui plaisait bien. Une noirceur qu’il n’avait pas encore été capable d’identifier exactement. C’est pourquoi, il lui obéit. Il s’empressa d’aller à la fenêtre, l’ouvrit et analysa ces choix. Se trouvant au premier étage, donnant directement sur la rue, il n’y avait rien qu’il puisse utiliser pour atteindre le sol sans se faire mal. L’arbre près de lui n’avait pas de branches suffisamment grosses pour supporter son poids. Alors que faire ? Il ne lui restait qu’une option. Il s’accrocha au rebord. À peine avait-il eu le temps de faire cela, qu’il entendit la voix grave du mari retentir dans l’appartement. C’est les pieds dans le vide et les fesses à l’air que le démon vit la femme maintenant habillée d’un peignoir jeté ses habits par la fenêtre.

- Mon cher mari, mais quelle heureuse surprise me faites-vous !, dit-elle en se retournant vers lui lorsqu’il pénétra dans la pièce.  
- Pourquoi ouvrez-vous la fenêtre, ma douce ? Vous allez attraper un rhume.
- Je voulais juste aérer un peu l’appartement, mais vous avez bien raison, mon tendre amour.

Ce sont les derniers mots que Ryden entendit juste avant de se faire écraser les doigts par la fenêtre. Sous la douleur, il lâcha tout et tomba directement dans le buisson se trouvant sous lui. La chute ne fut pas sans mal. Il écopa de quelques éraflures et d’un énorme hématome en préparation. Ses doigts et son bas du corps se bataillaient à savoir qui était le plus douloureux. Mais, mis à part cela, Ryden s’en sortit plutôt bien. Cependant, le destin n’en avait pas encore fini avec lui. Par une étrange coïncidence, la neige qui s’était amassée sur la toiture la veille décida au même moment de tomber. Couché dans le buisson en tentant d’oublier la douleur qu’il ressentait et en injuriant tous les saints démons, le pauvre démon n’eut pas le temps de réagir. Il fut enseveli sous la neige cachant une partie de son corps. Presque aussitôt, la même fenêtre s’ouvrit à nouveau laissant sortir la tête du mari et celle de la femme.

- Je vous l’avais bien dit, ce n’est que la neige qui est tombée… Oh, regardez ce pauvre itinérant, on dirait qu’il s’est fait assommer par celle-ci. Devrions-nous lui porter secours ?
- Ignorez-le, il m’a l’air étrange. Ce doit être un fou qui s’est enfui de l’asile. Quelqu’un d’autre s’occupera de lui, dit le naïf mari ne faisant pas le lien entre l'homme nu couché dans son buisson et sa femme en tenue légère. Rentrez ma chère, je ne voudrais pas que vous attrapiez froid.

Sur cela, le couple disparut à l’intérieur, laissant Ryden à sa douleur et à ses injures. Il se mit à quatre pattes en marmonnant et chercha ses vêtements sous la neige. Quand il les récupéra tous, il se releva et regarda la fenêtre.

- EST-CE AINSI QUE VOUS AIDEZ VOTRE PROCHAIN ? EN LE LAISSANT MOURIR DE FROID DANS VOTRE BUISSON ?

S’ensuivit ensuite une longue liste d’insulte. Mais avant même qu’il est terminé, la fenêtre s’ouvrit encore une fois. Un bras d’homme en sortit tenant une couverture. Ce dernier la laissa tomber et alla directement au pied du démon.

- Voilà ! Maintenant, vous avez quelque chose pour vous tenir au chaud. Allez déranger un autre honnête citoyen... Sinon j’appelle la police.

Puis, la fenêtre se referma.

- MERCI DE VOTRE SI PRÉCIEUSE AIDE !, cria Ryden d’un ton sarcastique. ET SACHEZ QUE JE NE SUIS PAS UN ITINÉRANT, ENCORE MOINS UN FOU !

Sur cela, il se retourna face à la rue. C’est à ce moment qu’il constata que les voisins et quelques passants le regardaient avec un drôle d’air. Ils avaient probablement été témoins de toute la scène. Ignorant les yeux rivés sur lui, il ramassa la couverture et sortit du buisson. C'est alors qu'une silhouette en particulier attira son attention. Intrigué, il s’approcha d’elle.

- Quelle surprise ! Vous me voyez toujours dans des situations quelque peu étranges. Je pourrais croire que vous en êtes la cause, plaisanta-t-il se souvenant de leur dernière rencontre.

Nullement dérangé par sa nudité, il tenait ses vêtements dans une main, la couverture de l’autre et regardait en souriant les autres personnes qui le dévisageaient.

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MessageSujet: Re: Allons hors de ton monde [pv Eglantine Jocor]   Ven 22 Jan - 16:56

Eglantine avait décidé, en ce radieux jour d’hiver, où, si la température ne le démentait pas, on aurait pu croire le printemps en route, de sortir prendre l’air. Ainsi, elle avait revêtu des vêtements assez chauds, un foulard, une écharpe, ses bottines, et son manteau, avait relevé ses cheveux et s’était coiffée d’un chapeau. Vêtue dans des tons clairs et doux, excepté pour le manteau, une fleur au chapeau, comme toujours, d’allure simple, mais nette, elle marchait d’un pas rapide dans les rues de la capitale qui la mèneraient jusqu’au jardin du Luxembourg, maintenant qu’elle était descendue du tramway bondé.
Très grand, très vert, elle s’y sentait bien. Les plantes y étaient nombreuses et variées, certaines presque exotiques. Il y avait des orchidées splendides. C’était un lieu parfait pour une dryade, même en hiver : il y avait des plantes qui ne souffraient pas du froid. Elle aimait à se promener dans les grandes allées nouvellement créées. Elle y marchait seule, calme, respirant les plantes autour d’elle. Son regard s’égarait vers les statues, les voitures à chèvres, vers l’orangerie parfois, et elle souriait de voir tant d’invention au milieu des beautés chlorophylliennes. Cette journée était parfaite : le ciel était splendide, il faisait frais sans froid mordant, et la neige de la veille n’avait pas encore fondu, recouvrant tout d’un coton immaculé qui faisait ressortir la vivacité des couleurs alentours. C’était exactement ce dont elle avait besoin : l’air frais, les plantes, les oiseaux, les sourires, puisqu’à vrai dire, elle était un peu soucieuse. Des rumeurs courraient sur le cabaret, sur leur véritable nature. L’ambiance était donc quelque peu tendue, et la méfiance était de mise, il fallait bien l’admettre. Ainsi, elle était peut-être plus prudente lorsqu’elle sortait, elle ne relevait pas trop la tête parfois, de peur d’être reconnue par un habitué, ou, pire, un ancien habitué qui aurait cessé de venir, et d’être interpellée, et de se retrouver, ainsi, dans une situation plutôt inconfortable.

Plongée dans ses pensées, elle était arrivée non loin du jardin, lorsque soudain fusa un « Regardez ! » non loin. Alors, elle tourna la tête, et regarda dans la direction que pointait le doigt du badaud.
Un homme, nu, cheveux longs, pendait à une fenêtre du premier étage, très proche d’elle, accroché par le bout des doigts. Des vêtements venaient d’être jetés, et on voyait derrière la fenêtre ouverte un couple. Il n’était pas bien compliqué de deviner la situation : cet homme était l’aman de l’un ou l’autre des deux membres, très certainement la femme, au vu de la légèreté de la tenue que l’on apercevait. Soudain la fenêtre se referma et il tomba dans un buisson. Elle eut un mouvement inquiet : et si ses doigts étaient brisés ? Et s’il s’était tordu les chevilles ou … ? Soudain, de la neige tomba du toit directement sur lui, et elle ne put retenir un léger rire, comme d’autres près d’elle. La fenêtre se rouvrit, et le mari et la femme semblèrent échanger des paroles qu’elle n’entendit pas, avant de refermer.
L’homme se redressa alors, et se mt à chercher ses vêtements dans la neige. Les gens alentours cessèrent alors de s’intéresser à lui, et reprirent leurs activités, tout comme Eglantine, qui s’apprêtait à passer près de lui sans y prêter plu grand attention : la scène vaudevillesque, scandaleuse, semblait passée. Ce n’était, on le sait, qu’une impression, puisque soudain, toujours nu, il se redressa, et se mit à hurler contre les habitants de la maison, leur reprochant leur manque de charité, et les insultant copieusement. C’est à l’instant où elle se dit que cet individu ne manquait pas de culot, et à l’instant même où la fenêtre s’ouvrait, et où le mari lui lançait une couverture, qu’elle le reconnut.

Ryden Haesmar.

Décidément, ce démon avait l’art de se compromettre auprès des femmes et de leurs maris et de se mettre dans de sales draps … Il continua à vociférer. Elle sourit, se disant que son attitude démentait ses propos, surtout concernant la folie. C’est alors qu’il se retournant, offrant sa nudité aux regards effarés. Les femmes rougirent pudiquement, tournant la tête, certaines risquant sans doute un œil coquin vers l’homme au physique plutôt agréable –plus tout au moins, que ceux près d’elles-, les hommes se raclèrent la gorge.
Le démon n’en sembla pas affecté, et se remit à chercher sa couverture, qu’il trouva, alors que les passant recommençaient à passer. Eglantine hésita un instant, et leur emboitant le pas, se disant que l’homme n’avait sans doute as très envie de croiser qui que ce soit de sa connaissance après cet éclat.

Manifestement, elle devinait mal : il l’interpela. Elle se tourna, souriante, mi-ironique, mi-gênée. En effet, la situation l’amusait. Pour autant, si la nudité ne la gênait guère lorsqu’elle devait soigner, elle ne la mettait pas particulièrement à l’aise lorsqu’elle se retrouvait ainsi face à un homme en tenue d’Adam en pleine rue. Alors, de là à discuter tranquillement avec lui … Sans compter, qu’évidemment, des regards se dardaient sur cette jeune fille propre sur elle qui discutait en pleine rue avec un homme nu qui n’était très certainement pas son mari –et même si c’était le cas ceci n’excusait pas cela.

- Hélas, non, vous semblez très bien savoir vous y mettre tout seul, monsieur Haesmar, dit-elle, se gaussant quelque peu de lui de par son ton. Mais peut-être pourriez-vous vous habiller ? J’admets que ce serait plus aisé pour moi de discuter avec vous, alors. Nous serions moins sous le feu des regards.


Ses joues s’étaient parées d’une rose très soutenu, et elle faisait en sorte de le regarder son visage, sans pour autant le regarder dans les yeux, puisque si elle regardait ailleurs, comme elle l’aurait voulu, elle risquait d’apercevoir tout ce que sa pudeur préférait ignorer, à force de tenter de l’éviter. A vrai dire, la dryade n’était pas très à l’aise – mais qui l’est face à un homme nu en pleine rue et qui vient de faire un scandale au mari trompé et naïf de sa maîtresse, mis à part, manifestement, cet homme lui-même ?

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MessageSujet: Re: Allons hors de ton monde [pv Eglantine Jocor]   Mer 3 Fév - 4:07

- Peut-être que vous avez raison. Les situations étranges semblent me coller à la peau… Peut-être en suis-je la raison, après tout… Il fit une pause donnant la fausse impression de réfléchir à propos de cela. Allez savoir ! Mais je puis vous assurer, cela met beaucoup plus de piquant à la vie. Ce qui n’est pas toujours une mauvaise chose en soi, lâcha-t-il sur un ton amusé.

Puis, réalisant la gêne que la jeune femme avait face à sa nudité, il ne put s’empêcher d’éclater de rire. Il trouvait toujours cela comique cet embarras qu'avaient les gens avec le corps à son état le plus naturel. C'est pourquoi, il décida de jouer un peu avec. Il voyait bien que la dryade évitait à tout prix de poser les yeux sur certaines régions de son anatomie. Elle se forçait à regarder son visage tout en évitant soigneusement de le regarder dans les yeux. Plus moqueur que jamais, il baissa le regard admirant son corps.

- Je ne comprends pas. Ce n’est tout de même pas cela qui vous met mal à l’aise ? demande-t-il en montrant son torse tout en faisant de légers mouvements de déhanchement. Il espérait ainsi attirer son regard plus bas. J’aurais cru qu’une femme comme vous aimait être sous le feu des regards. Vous m’en voyez étonné.

Soudainement, un énorme frisson parcourut toute son échine. Malgré sa nature démoniaque, il n’était pas insensible à la fraîcheur de cette journée d’hiver.

- Il serait peut-être préférable tout compte fait de me vêtir.

À contre cœur, il entreprit de s’habiller, commençant par des chaussettes légèrement trouées. Il avait tout de même l’intention de prendre tout son temps juste pour s’amuser de la réaction de la dryade et des autres passants. Ayant déjà la réputation d’être un étrange personnage, autant en profiter au maximum.

Son pantalon était maintenant enfilé, il ne restait plus qu’à attacher sa chemise et à mettre son manteau quand un mouvement non loin attira son attention. Un groupe de trois personnes venait d’apparaître au coin de la rue à quelques mètres d’eux. Au premier abord, ils avaient l’air de gens tout à fait ordinaires. L’un d’eux était légèrement plus petit que la normale, mais sinon ils avaient tous un physique plutôt banal. Ils s’étaient arrêtés et discutaient entre eux tout en donnant l'impression de chercher quelque chose. En examinant plus attentivement le trio, l’expression du démon changea lorsqu'il aperçut le plus petit. Son amusement disparut pour laisser la place à de l’inquiétude. Ryden regarda Eglantine dans le blanc des yeux en essayant de rester calme. Pendant même une milliseconde de la crainte traversa son regard.


- Si j’étais vous, je partirais le plus vite possible avec moi sans trop attirer l’attention. Vous voyez ces hommes là-bas ? Pointant discrètement le groupe au coin de la rue. Le nain avec la calvitie, j’ignore comment il fait, mais c’est un vrai détecteur à Légendaires. Il nous repère comme si notre nature était inscrite sur notre front. Je l’ai déjà vu à l’œuvre. Je peux vous assurer sa médecine est douloureuse et mortelle. Je ne vous le conseille pas. Il ne fait pas de distinction entre les bons et les mauvais Légendaires.

Observant à nouveau le trio, Ryden constata qu'ils n'avaient toujours pas bougé. Quand soudainement leurs regards se croisèrent. N'arrivant pas à décrocher son attention d'eux, il les vit se mettre d'accord et s'approcher d'un pas ferme. La panique l'envahit. Les iris ambrés du démon alternèrent pendant quelques secondes entre les hommes et la dryade. Puis, il se décida.

- Courez vite ! lâcha-t-il juste avant de prendre la poudre d’escampette.

Prenant la direction opposée des trois hommes, Ryden courait s’en savoir où il allait. Pas une seule fois, il regarda derrière lui afin de savoir si la dryade le suivait ou pas. Il lui semblait entendre des pas, mais ce pouvait être aussi son imagination. Avant même de s’en apercevoir, il entrait dans une des serres du jardin du Luxembourg. Il s'accroupit et entendit la porte se refermer peu de temps après. Il regarda dans cette direction et, durant une fraction de seconde, un sourire malicieux apparu sur le visage parfait du toxicologue.

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MessageSujet: Re: Allons hors de ton monde [pv Eglantine Jocor]   Sam 13 Fév - 15:16

Elle rougissait de plus en plus alors que l’homme face à elle bougeait. C’était tout ce qu’il y avait de plus incorrect, et il fallait admettre que cela la gênait beaucoup : être sous le feu des regards au cabaret, oui, dans la rue, certes non ! Elle n’eut pas le temps de répliquer qu’il s’habillait, manifestement sensible au froid. Avec un sourire, elle se retourna. C’était ainsi moins gênant pour elle : elle ne risquait pas d’apercevoir quoi que ce soit, et la rougeur de son visage s’estompait peu à peu. Elle voyait les passants darder sur eux des regards étonnés ou courroucés, voire parfois les deux réunis. Elle se sentait terriblement gênée, lorsque, soudain, il cessa de bouger. Alors, elle se tourna, et vit qu’il était presque entièrement vêtu, à l’exception de son manteau, mais qu’il regardait vers la rue non loin. Tandis qu’elle allait elle aussi y jeter un œil, elle vit l’expression du démon face à elle changer. Il avait l’air inquiet.
A cet instant précis, elle se sentit inquiète aussi : si un démon s’inquiétait, ce n’était jamais très bon, si ? Il la regarda droit dans les yeux, et elle sentit ses joues rosir. Ce n’étaient pas vraiment des manières classiques, et si cela ne la dérangeait pas vraiment, ça n’en restait pas moins inhabituel. Elle sentit la peur monter en elle lorsqu’elle repéra une étincelle de crainte dans le regard ambré du toxicologue.

*Mais qu’est ce qui se passe ? …*

Il lui montra alors les trois hommes au coin de la rue, et lui expliqua le problème auquel ils étaient confrontés. Eglantine blanchit de façon très nette. A vrai dire, elle n’avait pas envie qu’on la découvre comme Légendaire, ni qu’on tente de la « soigner ». Elle ne savait pas exactement ce à quoi cela correspondait mais avait entendu assez d’histoires à ce propos que la simple idée d’être attrapée lui donnait des sueurs froides.
Ils étaient très proches l’un de l’autre, et ils regardèrent ensemble vers le groupe d’hommes. Pourtant ce fut le regard du démon qui croisa le leur, et elle vit en le regardant qu’il paniquait.
S’était-il déjà fait attraper, par hasard ?
A vrai dire, elle n’eut pas le temps d’y réfléchir beaucoup plus. Il la somma de courir avant de détaler, et elle mit un peu de temps avant de réagir, prenant les secondes nécessaires pour se tourner, et voir les trois hommes se diriger droit sur eux, enfin, sur elle, puisque Ryden avait disparu. A vrai dire, ils étaient trop proches pour qu’elle demande son reste, et elle détala le plus rapidement qu’elle le pouvait, et sans suivre Haesmar, espérant que cela force les hommes à se séparer, et donc, à ralentir.

Elle eut la sensation de courir longtemps, mais c’était très certainement bien plus dû à la peur qu’au temps réel. Elle regarda parfois par-dessus son épaule, et finit par constater qu’en entrant dans le jardin du Luxembourg, et en passant par des buissons, quitte à abimer sa robe, elle avait fini par semer ses poursuivants.
Elle finit par apercevoir la silhouette d’Haesmar, et ne voyant personne derrière lui, lui emboita le as sur les derniers mètres, entrant avec lui, à quelques instants d’écart dans une serre. Elle referma la porte, et s’appuya contre un des végétaux qui l’entouraient, reprenant son souffle. Elle parcourut la serre du regard, et constata qu’il y avait là assez d’arbres et de plantes, dont des fougères arborescentes et des plantes suspendues pour les dissimuler, d’autant qu’elles étaient touffues et assez hautes.
Etait-ce un hasard d’avoir choisi une serre ? En tous cas les plantes semblaient sensibles à sa présence : certaine, qui piquaient du nez, semblaient revigorées. Eglantine sourit.
Elle ôta ses gants, et se dit qu’au vu de la température, le plus malin serait d’ôter également son manteau. Elle se contenta de dénouer son écharpe, et d’ouvrir les boutons de son manteau, afin de limiter les risques de maladie en sortant de là. Elle vit du coin de l’œil que le bas de sa robe avec quelque peu souffert de la course, déchiré par quelques branches. De plus, elle avait sans doute marché dans des flaques puisqu’elle observait sur elle quelques traces de gouttes d’eau. Elle soupira et secoua la tête. Ce mouvement lui fit prendre conscience que quelque mèches s’étaient sans doute échappées de son chignon, peu habitué à de tels traitements. Elle sourit, et mit une mèche derrière son oreille, avant de regarder le démon qui lui faisait face.

- Décidément, c’est bien ce que je disais, vous avez un don pour attirer à vous les situations périlleuses … Vous n’avez rien ? Vous êtes déjà tombé sur ces hommes ? Merci de m’avoir prévenue en tous cas …

Elle n’évoqua pas le fait qu’il l’ait totalement abandonnée face au danger. Après tout, elle s’en était sortie seule, et l’idée d’être toujours sous protection masculine ne lui plaisait qu’à moitié, alors …

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MessageSujet: Re: Allons hors de ton monde [pv Eglantine Jocor]   Lun 25 Avr - 1:26

Toujours accroupi dans un coin de la serre, derrière une des nombreuses plantes qui s’y trouvaient, Ryden observa la nouvelle venue. C’était justement cette personne qu’il espérait voir. Il la détailla rapidement et son sourire réapparu. Devant la nouvelle apparence de la danseuse, le démon ne put s'empêcher de lancer une remarque et ce malgré la situation.

- J'aime bien votre nouveau style, miss Jocor. Cela vous donne un petit je-ne-sais-quoi, dit-il un ton amusé.

Alors qu’il s’apprêtait à enchainer une autre réplique, des sons de pas se firent entendre non loin.  Son regard ambré retourna aussitôt sur ce qui se passait à l'extérieur de la serre. Il releva légèrement la tête tout en créant un petit trou à travers le feuillage afin de mieux voir dehors. Il vit les trois hommes passés devant leur cachette. Ils s'arrêtèrent et discutèrent un instant en regardant dans toutes les directions. Ils donnaient l'impression de chercher quelque chose ou plutôt quelqu’un, puis finirent par repartir en prenant chacun un chemin différent.

Soulagé de les voir s'éloigner d'eux, Ryden reporta son attention sur la femme près de lui. Il remarqua tout de suite qu'elle avait enlevé ses gants et avait déboutonné son manteau. Évidemment, une pensée impure traversa son esprit dépravé et perverti. Ce qui fit apparaître un sourire pervers qu’il fit disparaître presque aussitôt.


- Je crois que nous sommes en sécurité pour l'instant, mais il vaudrait mieux rester ici encore un petit moment… par prudence. Qu'allons-nous bien pouvoir faire en attendant ?

Bien sûr, il avait posé sa question en ayant évidemment une idée en tête. Ce qui était moins sûr, c’était que la femme soit d’accord avec. Mais cela ne l’avait jamais empêché auparavant d’essayer.

Il se releva prenant enfin le temps d'observer les lieux afin de mieux utiliser l’environnement à son avantage. Les deux légendaires devaient se trouver dans la plus petite des serres du jardin. Était-ce vraiment le fruit du hasard ou bien Ryden l'avait volontairement choisis dans un but précis ? Le démon n'aurait pas voulu répondre à cette question. Mais étrangement, Ryden aurait juré qu'auparavant il y avait plus d'espace pour se mouvoir. Il avait l’impression que les plantes avaient soudainement repris de la vigueur et de l’expansion. Était-ce l’effet de la dryade ? L’avait-elle fait volontairement ? Malgré sa très longue longévité, le démon en connaissait très peu cette race de Légendaires. Raison de plus pour connaître plus en profondeur la femme près de lui.
En plus du peu d’espace, il y régnait une chaleur et une humidité à l’intérieur dû aux rayons du soleil qui plombaient directement sur la serre. Pour cette raison, il enleva son manteau et le déposa avec la couverture à terre.

S'approchant lentement de la jeune femme d'une démarche presque sensuelle, il la regardait droit dans les yeux.


- Vous devez vous sentir dans votre élément avec toute cette végétation, jeune dryade. Si je ne me trompe, votre espèce est intimement liée aux plantes… Vous n’avez pas chaud avec votre manteau ? Pourquoi ne l’enlèveriez-vous pas ?

Il était maintenant presque sur elle, seulement quelque centimètre les séparait. Il savait pertinemment que son comportement était déplacé surtout avec une femme comme Eglantine. Il avait senti plus tôt que la demoiselle n'était pas très à l'aise avec sa virilité et sa sensualité. Il voulait voir jusqu'à quel point, elle le tolérait.

Voyant qu'une mèche de cheveux s'était libérée à nouveau, il s'approcha encore plus, et la lui replaça délicatement derrière l'oreille tout en se penchant légèrement vers elle. L'atmosphère dans la serre avait soudainement changé. On aurait dit qu'il y faisait encore plus chaud. Il sentait sa chemise collée à sa peau faisant ressortir sa musculature.

Prenant enfin le temps de répondre aux questions qu'elle lui avait posées précédemment, lui susurrant presque à l'oreille.


- Vous avez bien raison, j'attire les problèmes, mais ne trouvez pas cela plus palpitant. Ne vous sentez-vous pas plus vivante après tout cela ? N’avez-vous pas ressenti un petit quelque chose d’électrisant ?

Il fit une pause, lui laissant le temps d’y réfléchir, s'éloignant légèrement d'elle. La fixant toujours de son regard coquin, il poursuivit.

-  Mais ne me remerciez pas, je me devais de vous prévenir. Après tout, vous m'avez aidé la dernière fois. Je vous étais redevable. Et puis, je n'aurais pas voulu qu'une aussi belle femme finisse entre leurs mains... Comme je vous le disais précédemment, j’ai déjà rencontré ces hommes. Je vous passerai des détails… à moins que vous y teniez…

Il la regarda avec un de ces regards qui signifiait clairement qu’il voulait lui raconter l’histoire au complet, mais qu’il le ferait seulement si elle lui demandait.

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MessageSujet: Re: Allons hors de ton monde [pv Eglantine Jocor]   Sam 4 Juin - 16:05

Elle le regarda, amusée, lorsqu’il fit une remarque sur son nouveau style. A vrai dire, elle se doutait qu’elle devait être assez amusante à voir, ainsi décoiffée, les joues rougies par le froid, l’effort et la chaleur soudaine tout à la fois. Elle n’eut cependant pas le temps de répliquer que déjà les trois hommes revenaient, pour mieux se séparer. Un instant, elle se dit que son pouvoir de dryade était bien utile : à travers les plantes revigorées, on ne pourrait les voir en aucune manière.
En aucune manière …
Elle chassa ça de son esprit, avant de constater, doublement amusée, que Ryden y avait également songé, à en croire son ton. Ses joues avaient eu le bon ton de rougir, et elle avait laissé flotter le silence qu’il y avait entre eux, alors qu’il se relevait et regardait tout autour d’eux, comme surpris de la luxuriance des plantes. Il était normal qu’elles se développent : Eglantine se sentait plutôt bien à Paris, et n’avait aucune raison de se morfondre. Pourtant, elle sentait que les plantes auraient pu être encore plus belles. A cause de sa peur récente, et de la présence de Ryden peut-être ne se développaient-elles pas tout à fait ? En tous cas, elles étaient très belles, très hautes, et créaient une atmosphère feutrée.
L’humidité lui collait à la peau. Il faisait vraiment trop chaud pour garder un manteau ici, et Haesmar semblait bien l’avoir compris, puisqu’il posa le sien au sol, auprès de la couverture. Après cela, elle sentit son regard se poser sur elle, et il s’approcha lentement, avec une certaine sensualité qui le rapprochait d’un prédateur. Elle ne put retenir un mouvement de recul, prenant conscience que c’était la première fois qu’elle se retrouvait seule avec lui, en privé, alors qu’il était en pleine possession de ses moyens. Elle recula d’un pas, et fut vite bloquée par une énorme feuille dans son dos. Il la regardait droit dans les yeux, et elle cligna des paupières plusieurs fois dans le but de défaire le lien visuel, sans pour autant détourner le regard. Sans cesser d’avancer, il évoqua la végétation tout autour d’eux, et surtout la moiteur régnant sous le verre. Elle lui sourit, voyant exactement là où il voulait en venir, puis elle prit conscience assez soudainement de l’espace réellement restreint qu’il y avait entre eux. Il lui aurait suffi d’un simple pas pour qu’ils soient à une distance qu’on ne franchissait que dans une relation extrêmement intime. Elle avait la sensation de sentir les ondes de chaleur du corps du démon qui venaient vers elle. Il franchit un demi-pas pour lui remettre une mèche derrière l’oreille, et elle eut la sensation que leurs hanches se frôlaient. Illusion, sans doute, mais qui, conjuguée aux doigts du démon qui remettaient une mèche derrière son oreille, lui déclenchèrent un irrépressible frisson, comme si elle avait touché un fil électrique –elle détestait lorsqu’elle prenait une décharge légère, et cela lui arrivait assez fréquemment.
Puis il lui parla, si près qu’il en était presque à lui susurrer dans le creux de l’oreille. Il la dominait entièrement de par sa haute stature. Elle sentit son souffle agiter des petits cheveux dans son cou. Electrisant, oui, c’était le mot. Etrange qu’il pense à cela, alors même qu’elle venait d’avoir la sensation d’dune décharge … Elle étouffa un rire silencieux, et garda dans ses yeux clairs une étincelle de rire. Il s’éloigna un peu, mais décidément pas assez au regard d’une éventuelle étiquette, et lui glissa une ouverture vers une éventuelle longue histoire à lui raconter.
Elle émit un « Mmh-mmh » discret, avant de se baisser légèrement, et de se décaler pour échapper à son emprise. Elle se sentait tout de même plus à l’aise ainsi, et s’éloigna légèrement de lui, tout en inspirant profondément.

- Vous avez raison, il fait chaud.

Elle lui sourit. Le regardant sans ciller, elle ôta son manteau, qu’elle posa près du sien, le faisant suivre de l’écharpe et des gants, qu’elle tenait toujours à la main jusque-là. Elle enleva aussi son chapeau. Elle portait une robe qui avait déjà vécu, en crêpe et tissu satiné dans des tons roses par-dessus son corset. Boutonnée à l’avant, elle moulait la partie supérieure de son corps, pour s’évaser peu après la taille en une large jupe qui s’arrêtait aux chevilles et dévoilait ses bottines à lacets usées et fatiguées. La lissant du plat de la main, elle entrait dans son jeu, pour mieux en sortir juste après, se disait elle, s’approchant, puis s’éloignant. Elle lui sourit. Effleurant une feuille de fougère arborescente, elle dit :

- En effet, vous avez raison. Mon espèce est très liée aux plantes. D’ailleurs, celles-ci ont l’air d’apprécier ma présence. Il faudrait faire un gros effort pour pouvoir nous voir ici, de l’extérieur. Quant à rester ici, je ne suis pas contre, mais la prudence ne devra pas nous prendre trop de temps, monsieur Haesmar, je dois être sur scène ce soir.

Elle releva son regard vers lui, le rire au fond des yeux. Plusieurs mètres les séparaient, et elle se rapprocha un peu, toujours les mains sur les plantes, dont il lui semblait percevoir les mouvements de sève.

- Electrisant, oui, c’est le mot. Vos amis doivent avoir une vie rocambolesque avec vous à leurs côtés … Il semble vous arriver bien des choses.

Ils n’étaient plus qu’à un ou deux mètres l’un de l’autre. Elle lui sourit.

- Racontez-moi donc votre rencontre avec ces hommes ! Nous avons du temps devant nous, n’est-ce pas ? Puisque nous faisons montre de prudence, autant s’occuper …

Elle aimait bien écouter les autres parler d’eux, et cet homme semblait avoir des centaines d’histoires à raconter. Elle s’était un peu renseignée sur les démons depuis leur rencontre, comme elle l’avait pu, en tentant de trier le vrai du faux. Le peu qu’elle avait appris et qui lui avait semblé réaliste l’avait beaucoup intéressée, piquant sa curiosité, en particulier sur leur durée de vie. Quel âge pouvait bien avoir l’homme face à elle ? qu’avait-il vu, vécu, traversé ? Oh, oui, il devait avoir des centaines d’histoires à raconter …

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MessageSujet: Re: Allons hors de ton monde [pv Eglantine Jocor]   Ven 8 Juil - 2:08

Pas une seule seconde Ryden n’avait détourné son regard d’Eglantine. Il avait remarqué ses moindres réactions, même les plus infimes. Et il ne put réprimer son amusement lorsqu’elle prit ses distances de lui. Il y avait vraiment quelque chose d’innocent dans ses gestes, typique de cette époque. Ce qui parfois le rendait fou, mais pas cette fois-ci. Il l’observa se départir de son manteau et de son chapeau, profitant de ces quelques secondes pour admirer les courbes généreuses de son corps, portant peu d’attention aux vêtements. À ce moment, on pouvait aisément percevoir le désir dans ses iris ambrés. Avoir été à une autre époque, le prédateur, qu’il était en sortant des Enfers, n’aurait eu aucun problème à lui arracher cette robe et à profiter d’elle. Le lieu, où ils se trouvaient, était particulièrement propice à cela. Mais les temps avaient changé et lui aussi. Il avait découvert le plaisir du défi de séduire au lieu de prendre par la force.

Sachant qu’il était indécent de la regarder ainsi, il détourna brièvement son regard de la dryade. Puis, sans se départir de son sourire, il l'étudia s’approcher pour ensuite s’éloigner. Jouait-elle, elle aussi, avec lui ? Et jouaient-ils au même jeu ? Était-elle maintenant plus encline à participer à ce jeu de séduction ? Était-ce parce qu’elle se sentait plus en sécurité parmi toute cette végétation ? C’est à ce moment-là qu’il se demanda jusqu’à quel point elle avait le contrôle sur les plantes. Pouvaient-elles la secourir si jamais la dryade se sentait en danger ? Il n’en savait rien et cela le dérangeait un peu. Il ne se rappelait pas avoir déjà entendu une histoire comme celle-ci, mais cela ne voulait rien dire. Ça, il le savait très bien. Préférant laisser de côté, pour l’instant, cette question, il s’intéressa plutôt à ses paroles. Lorsqu’elle parla d’amis, pendant un bref moment, un voile de tristesse passa dans son regard
.

- J’imagine qu’en effet… si j’en avais, ils vivraient une vie mouvementée à mes côtés. Cependant, je ne suis pas quelqu’un qui se fait facilement des amis.Se reprenant, il continua avec son air coquin.
Ce qui ne doit pas être votre cas, n’est-ce pas ? Une aussi jolie demoiselle avec votre personnalité doit avoir beaucoup d’amis… et surtout beaucoup de prétendants à vos pieds ?, dit-il avec une touche intriguée.

Puis, il alla vers la couverture et l’étala correctement à terre. Il fit ensuite signe à Eglantine de s’y asseoir afin d’être plus confortable et de ne pas salir sa robe. Alors que lui, comme un vrai gentleman, il s’installa en face à une distance respectable. Par la suite, il se mit à raconter sa mésaventure avec les trois hommes.

- Il y a de cela une vingtaine d’années, j’ai voyagé en Irlande. J’avais eu vent d’une rumeur concernant… mmh… quelqu'un...

C'est lors deux sa deuxième soirée à Dublin qu'il croisa le petit homme chauve. Alors qu’il devait rencontrer un informateur, il fit un face-à-face avec en tournant un coin de rue. Leurs regards se croisèrent, mais étant en retard, Ryden ne s’intéressa ni à l’homme, ni à sa manière étrange de le regarder. C’est seulement quand il eut fini avec son rendez-vous qu’il constata que l’homme l’avait suivi, et l’observait depuis un endroit sombre. Intrigué, le démon alla confronter le nabot, comme il l’appelait, persuadé qu’il aurait facilement le dessus si la situation l’exigeait. Mais avant même d’avoir pu le rejoindre, il sentit une présence derrière lui. Et puis, plus rien. Encore aujourd’hui, il ignore comment ils ont réussi à le mettre KO aussi rapidement. Tout ce qu’il sait c’est lorsqu’il reprit conscience, il se trouvait dans une vieille usine désaffectée, suspendu dans les airs par deux crochets dans le dos.

- Je peux vous affirmer que c’est une sensation de voler très peu agréable. Juste en y repensant, je peux encore sentir le métal dans ma chair et la faiblesse qu’il me causait. Je suis convaincu qu’il ne s’agissait pas de crochets ordinaires. J’étais incapable d’utiliser mes pouvoirs démoniaques…

Peu après avoir repris conscience, il constata qu’il n’était pas le seul dans cette fâcheuse position. D’autres corps affreusement torturés complétaient la décoration du plafond de l’usine. Parmi ceux qui étaient avec lui, il put identifier une sirène, un kelpie et un manticore. Les autres, il n’aurait su dire s’ils étaient des Légendaires, mais son petit doigt lui disait qu’ils n’étaient pas humains.

- Au début, j'ai cru qu’ils étaient des émissaires de la Curia, mais je compris rapidement qu’ils travaillaient à leur compte. Même les membres les plus cruels de cette organisation n’auraient pas traité des Légendaires ainsi… Vous connaissez la Curia, n’est-ce pas ?...

Le démon dut passer trois jours en leurs désagréables compagnies, mais trois affreux jours.

- Au bout de la troisième journée…

Il s’interrompit aussitôt. Des voix qui se rapprochaient de la serre. Ryden regarda Eglantine en lui faisant signe de garder le silence, car il venait de reconnaître l’une d’entre-elles. Se levant lentement, il alla regarder discrètement à travers les plantes pour voir dehors. Ses craintes se concrétisaient. Il alla rejoindre rapidement la dryade en faisant le moins de bruit possible.

- Ils arrivent…, murmura-t-il.

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MessageSujet: Re: Allons hors de ton monde [pv Eglantine Jocor]   Dim 14 Aoû - 10:53

Elle avait conscience de son regard sur elle. Elle ne sentait pas out ce qu’il contenait mais avait conscience d’une partie de ce qu’il portait : le désir. Comme toutes les dryades, au fond d’elle, elle aimait séduire. N’était-ce d’ailleurs pas pour cela qu’elle se produisait sur scène ? Séduire chaque soir, dans un éternel renouvellement ? Un léger sourire rêveur étira ses lèvres. Lorsqu’il lui parla, pourtant, elle revint à la réalité. Elle et d’ailleurs un rire bref.

- Bien moins que vous ne l’imaginez, sans aucun doute ! C’est à croire que nous sommes solitaires, l’un et l’autre …

Alors qu’elle disait cela, il étala à terre la couverture, et l’invita à s’y asseoir, tout en se tenant à une distance raisonnable d’elle. Elle le rejoignit, et, une fois assise, lissa du plat de la main sa robe. Pendant ce temps, il commençait à lui raconter ses mésaventures avec les hommes croisés peu avant. Elle y fut d’ailleurs très attentive, partagée entre horreur et effroi. Comment était-il possible d’à ce point haïr les Légendaires ? Certes, ils n’étaient pas humains au sens stricts, mais la preuve en était de nouveau, nombre d’entre eux étaient plus humains encore que certains humains eux-mêmes. Nombre d’entre eux n’auraient jamais fait de mal à une mouche, et ne demandaient qu’à vivre en paix et en bonne harmonie avec le reste des êtres peuplant cette terre ... Mais la différence effrayait toujours, et cela, Eglantine le savait bien. Sa mère le lui avait appris, dit, et redit : il fallait toujours se méfier des Humains ; on ne savait jamais de quoi ils étaient capables lorsqu’ils avaient peur, et c’était souvent le sentiment qui dominait lorsqu’ils les rencontraient, eux, les Légendaires. Ceci dit, Eglantine avait comme un doute sur le côté humain de ces gens-là, et en particulier du petit homme. En effet, il semblait avoir un flair à Légendaires bien trop développé …
Elle hocha la tête lorsqu’il lui parla de la Curia. Oui, elle connaissait ; et elle espérait bien ne jamais avoir à les croiser … On lui en avait un peu parlé au Cabaret, et ce qu’elle avait entendu avait suffi à la glacer d’effroi. Puis soudain, alors qu’il s’apprêtait à continuer son récit, il s’interrompit. Eglantine haussa un sourcil. Il le leva. Eglantine fronça les sourcils. Il s’approcha des vitres. Eglantine se tint prête à sauter sur ses pieds. Puis il revint vers elle avec des gestes appliqués, afin d’être le moins bruyant possible. Elle crut déceler une lueur d’effroi dans son regard.
Ce qu’il lui annonça la glaça. Elle ne paniqua pas pour autant.

- Vite, pliez la couverture, récupérez vos affaires, je me charge des miennes. Ils ne doivent pas pouvoir voir qu’on est passés par là.

*Ou que l’on y est encore*

Elle joignit le geste à la parole, et récupéra ses vêtements avec discrétion, lors qu’’elle entendait des voix s’approcher. Ne pas paniquer, surtout ne pas paniquer.
Elle respira profondément, et ce qu’elle sentit l’inspira manifestement puisque ses yeux brillèrent soudain. Autour d’ex, les plantes semblaient prendre un peu de volume, assez pour les dissimuler sans que ce soit suspect. Des odeurs de fleurs très variées, entêtantes commençaient à envahir la serre humide. Une goutte de sueur prit naissance dans la nuque de la dryade pour dégouliner le long de son dos. Elle semblait humer l’air, et, courbée, rejoignit rapidement un coin de la serre, où elle cueillit des fleurs et des feuilles. Puis elle revint vers Ryden. Elle lui prit le poignet avec une certaine autorité, et l’entraîna avec elle vers là où les plantes étaient les plus touffues, ce qui, la chance étant manifestement de leur côté en cet instant était proche d’une porte de sortie. Quant à savoir si celle-ci était verrouillée ou non, et silencieuse ou pas, c’était une autre histoire. A vrai dire, le plus urgent selon la dryade n’était pas de sortir, mais de se dissimuler. On sortirait ensuite.
Le démon et la dryade étaient encore seuls dans la serre, et ils étaient entourés de végétation luxuriante, qui permettait d’entièrement les dissimuler, que l’on soit dans ou hors de la serre. Cependant, cela ne suffisait pas. Elle lui tenant encore le poignet, et le fit remonter à hauteur de son visage, ses affaires sur le bras. Elle le regarda droit dans les yeux, et lui dit d’une voix sourde.

- Faites-moi confiance, et laissez-moi faire. J’espère juste que vous n’avez pas d’allergie notoire. Les plantes et les odeurs des fleurs devraient nous dissimuler. La plante que j’ai là est supposée cacher notre odeur caractéristique, selon de vieux grimoires. Je ne sais pas si c’est efficace, mais ça vaut le coup d’essayer.


Tout en expliquant cela, elle lui en frotta l’intérieur du poignet, puis s’attaqua à l’autre. Elle se mit ensuite sur la pointe des pieds, et lui en mit dans le cou, puis dans les cheveux, ce qui la força à se rapprocher grandement de lui. Elle en frotta ensuite un peu sur ses vêtements, et s’attaqua ensuite à elle-même selon la même procédure, allant même jusqu’à en piquer une fleur dans son chignon. Ses gestes étaient rapides et précis. La proximité entre eux ne semblait plus la déranger, comme toujours lorsqu’elle était dans son élément.
Elle poussa le vice jusqu’à mettre une fleur à la boutonnière de son compagnon d’infortune.

- Dès maintenant, respirez et bougez le moins possible et …

La poignée tourna. Elle mit un doigt sur ses lèvres, lui faisant signe également de ne plus parler. De sa main libre, sans s’en rendre compte, elle venait de lui attraper la main. Quelque part, cela la rassura. Elle s’assurait aussi qu’il ne pourrait pas fuir sans elle. Les voix se firent plus proches. A travers les plantes, on ne voyait rien. La dryade espérait de tout son cœur que sa stratégie marcherait. Elle regarda le démon.
Les hommes venaient d’entrer.

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MessageSujet: Re: Allons hors de ton monde [pv Eglantine Jocor]   Jeu 27 Oct - 1:56

Après avoir informé la dryade qu’ils allaient bientôt avoir de la compagnie, il la vit prendre les devants. Alors qu’il ramassait ses affaires, l’atmosphère dans la serre changea. Il arrêta son geste et regarda autour de lui. La végétation se développa, prenant encore plus d’espace qu’auparavant. Et que dire de l’odeur florale qui embaumait maintenant la pièce. Impressionné devant le pouvoir qu’elle avait sur les plantes, Ryden la scruta alors qu’elle revenait vers lui. Sans rien dire, elle lui agrippa solidement le poignet et l’entraîna plus loin, là où ils pourraient facilement se dissimuler dans le feuillage. Puis, tout en lui expliquant l’utilité de la fleur qu’elle avait dans les mains, elle se mit à lui frotter avec les poignets, le cou et ses vêtements. Il la laissa faire en silence, observant chacun de ses gestes d’un regard indéchiffrable. S’était-elle seulement rendu compte en faisant cela que la distance entre eux était à présent minime ? Si elle ne le remarqua pas, le démon, lui, en avait pleinement conscience. Et malgré la situation, cela l’amusait.

Puis, vint le moment tant redouter, la poignée tourna lentement. Aussitôt, il sentit les battements de son cœur s’accélérer.


- J’vous l’dit, patron. La p’tite bonne femme a dit qu’elle les a vus entré d’dans, dit l’homme qui tournait la poignée de l’autre côté. .
- Très bien.

Les deux Légendaires s’échangèrent un regard. Visiblement, Ryden commençait à croire qu’il s’était peut-être trompé à son sujet. Il l’avait pris pour une femme faible et soumise. Mais il pouvait percevoir à l’instant, sous cette apparence fragile, se cachait une certaine force de caractère. Malgré la situation, elle restait concentrée et ne cédait pas à la panique. Bien qu’il ait remarqué qu’elle en avait eu envie au début. Avait-elle fait preuve de cette même force auparavant, lors de leur mésaventure dans le ballon captif ? Il n’en gardait pas suffisamment de souvenirs pour le savoir. Ce qui était sûr en cet instant présent, c’était qu’il allait bientôt savoir jusqu’à quel point elle pouvait être forte dans les situations dangereuses. Et surtout si elle avait bien fait d’être restée avec lui, car le démon était tout sauf digne de confiance…

Finalement la porte s’ouvrit, laissant entrer un courant d’air frais hivernal qui secoua les feuilles. Par crainte d’être découvert à cause de la bourrasque, Ryden s’enfonça un peu plus dans la végétation, se collant par la même occasion sur la dryade. Puis, il s’immobilisa et tendit l’oreille, attentif au moindre bruit. Des pas se firent aussitôt entendre, suivit du bruit de la porte qui se referme.


- Woua ! T’as vu ces plantes ! dit l’un des hommes. Mais on dirait qu’y sont partis. Y’a personne ici.
- Fouillons tout d’même. La p’tite bonne femme a vu personne sortir. Y doivent s’cacher.

En analysant le son qu’ils émettaient, le démon était persuadé que seuls deux hommes avaient pénétré à l’intérieur. Alors que faisait l’autre ?
Les secondes passèrent, chacune d’elles parurent durer une éternité. Pendant ce temps, les hommes fouillaient de fond en comble la serre, se rapprochant de plus en plus d’eux. Ryden comprit rapidement que se cacher ne serait pas suffisamment. Il devait penser à une autre échappatoire. Un des deux types n’était plus très loin maintenant. Encore quelques secondes et il les découvrirait. Que faire ? Les affronter, tenter leur chance avec la porte ou attendre un miracle ? Il fixa son regard sur celui de la dryade, cherchant chez celle-ci une idée, une suggestion, n’importe quoi.

Et soudain, il sentit qu’on lui touchait l’épaule. Aussitôt, une poigne de fer le tira vers l’arrière. N’offrant aucune résistance, il entraina la dryade avec lui. Lorsqu’il retrouva son équilibre, il faisait face à un homme bien bâti d’une trentaine d’années, portant une barbe de plusieurs jours et des habits modestes et sales. Ils avaient devant eux le genre de type qui a l’habitude de parler avec ses poings. Le temps qu’il prit pour chercher du regard le deuxième comparse, il les avait déjà rejoints. Et c’est ce moment-là qu’il comprit qu’il avait fait une erreur précédemment. Ce n’est pas deux hommes qui étaient entrés dans la serre, mais bien le trio complet. Le petit homme était resté près de l’entrée, adossé contre la porte. Dès que leurs regards se croisèrent, le patron des deux autres s’approcha d’eux avec un sourire qui n’avait rien d’amical.


- Comme on se retrouve, sale démon. Pensais-tu réellement pouvoir nous échapper une deuxième fois ?

On pouvait aisément sentir toute la haine et le mépris dans sa voix. Il se mit ensuite à rire d’un rire mauvais. Puis, son attention alla vers la jeune femme. Il la fixa un moment d’un regard entre plaisir malsain et dégoût.

- Tiens, tiens. Qu’avons-nous là ? Quel joli couple que vous faites, tous les deux !
- Ha, ha, ha ! Vous avez de drôles idées. N’êtes-vous pas d’accord, miss ? Au pire, je lui faisais la cour, mais être en couple. Elle est bien bonne. Je viens tout juste de découvrir qu’elle est danseuse de cabaret. Seriez-vous tenté par une prestation privée ? Je suis sûr que vous allez être envoûtés par son talent !

Ayant réussi à attirer l’attention des trois hommes sur la jeune demoiselle, le démon espérait juste qu’elle continue à les distraire le temps qu’il évalue leurs diverses possibilités de fuite. Il comprit rapidement que leur meilleure chance était la porte près d’eux. Cependant, le petit homme intercepta le regard du toxicologue vers celle-ci et il sut aussitôt ses intentions. Sans se départir de son sourire narquois, il lui dit :

- Tss, Tss. Tu ne veux tout de même pas déjà nous quitter ?

Il fit ensuite un signe de tête à un de ses hommes qui alla se poster devant la porte en question. Les deux Légendaires étaient à présent encerclés.

- J’espère que vous avez une idée, car vous n’allez certainement pas aimer la suite des choses, murmura le démon à l’oreille de la dryade.

HRP:
 

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MessageSujet: Re: Allons hors de ton monde [pv Eglantine Jocor]   Ven 6 Jan - 15:57

La jeune femme se figea lorsqu’on commença à toucher à la porte. Apparemment, on leur avait dit qu’ils étaient dedans. Si c’était le cas …

*Nous sommes perdus*

La réaction de Ryden, s’enfonçant dans la végétation luxuriante, se collant à elle lui confirma cette sensation terrible : s’ils s’en sortaient c’était miraculeux. Elle avait la sensation d’avoir le cœur prêt à s’extraire de sa poitrine. La sensation qu’on pouvait l’entendre battre, de loin. Et soudain, Haesmar l’entraîna en arrière avec lui, et c’est ainsi qu’ils se retrouvèrent face à un homme barbu, à l’air dur, vite rejoint par un second comparse. Eglantine peinait encore à y croire, et ne voyait pas comment s’en tirer. Elle était muette comme une carpe. Soudain, le petit homme s’approcha d’eux, du mépris plein la voix. Manifestement, il avait une dent contre le démon. Une grosse dent, dont elle allait aussi souffrir …
Ils semblèrent la remarquer tout à coup, et les regards se tournèrent vers elle, alors qu’elle recroquevillait sur elle-même. Soudain, son compagnon lâcha qu’elle était danseuse de cabaret.

*Bravo … Si on leur échappe et qu’ils ont l’idée de faire un tour des cabarets pour nous retrouver, le Lost est perdu … *

Ce n’était cependant valable uniquement s’ils parvenaient à leur échapper … Ce qui était malheureusement bien loin d’être garanti. Elle regardait partout autour, paniquée, alors que la situation empirait : la volonté du toxicologue de fuir avait été comprise d’un seul regard, et la porte était à présent inaccessible sans assumer les trois hommes … et autant le dire immédiatement, Eglantine n’était pas sûre de pouvoir en assommer un seul, quant à Ryden, il ne semblait pas bien sûr de lui cette fois, mangé par la peur.
Soudain elle fronça les sourcils. Un des hommes venait de s’approcher d’elle, le plus grand. Elle recula d’instinct, et mit une main dans sa sacoche. Elle trouva une petite bouteille. De l’alcool. Elle raffermit sa prise dessus. C’était un peu son seul espoir, et elle ne comptait pas le laisser filer. Il faudrait qu’Haesmar suive le mouvement. Finalement la main se posa sur son visage, englobant sa joue.

- Mais c’est vrai qu’elle est bien mignonne la petite souris … Vous savez ce qu’on dit à propos des danseuses …

Il n’eut pas le temps de finir sa phrase qu’elle lui mordit la main jusqu’au sang, et monta de toutes ses forces son genou dans les parties intimes de l’homme, dont les yeux s’écarquillèrent, et qui vira au rouge immédiatement. Il la lâcha donc, et elle en profita pour se baisser et filer. Le petit homme poussa un glapissement, et l’homme à la porte se précipita vers elle. Elle sortit la bouteille d’alcool de son sac, et l’ouvrit rapidement, avant d’en lancer sur le visage de celui qui lui arrivait dessus, l’aveuglant dans un cri de douleur.

- Filez !

Et elle se dirigea vers la porte. Le petit homme tenta bien de l’arrêter, mais il se prit le pied dans une racine qui avait opportunément poussé là, alors qu’Eglantine paniquait et que les plantes continuaient à grossir. Il roula à terre, et elle lança sur lui ce qu’il lui restait d’alcool alors qu’elle atteignait la porte. Elle l’ouvrit et la franchit sans peine, sachant que normalement les trois autres devraient être immobilisés un petit moment, les yeux brûlés pour deux d’entre eux, la main en sang et le souffle coupé pour l’autre, avec un peu de chances des odeurs de fleurs à leur faire tourner la tête, du verre par terre. Si seulement le démon avait pensé à verrouiller la porte …
Elle courut jusqu’à en perdre le souffle, puis s’arrêta, loin du jardin, dans une rue étroite et regarda autour d’elle si Haesmar était quelque part, tout en tentant de faire abstraction de la brulure dans sa poitrine.

[Désolée du temps de réponse, j'ai eu beaucoup de mal à trouver une idée pour me sortir de là x) Si ça ne te va pas, je peux modifier Smile]

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