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Neige

Cabaret du Lost Paradise - Forum RPG

Forum RPG fantastique - Au cœur de Paris, durant la fin du XIXe siècle, un cabaret est au centre de toutes les discussions. Lycanthropes, vampires, démons, gorgones… Des employés peu communs pour un public scandaleusement humain.

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 Sense of Wonder: Books [Pv Lotte]

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Lydia Gray
A wonder seeker
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Messages : 32
Date d'inscription : 24/01/2014
Localisation : Paris, ces jours-ci

MessageSujet: Sense of Wonder: Books [Pv Lotte]   Lun 24 Oct - 0:55


Comme d'habitude:
 

Comme beaucoup de gens en ce monde, Lydia s'était arrêtée sur un banc pour lire un livre.


En soi, le spectacle n'avait rien d'étonnant. Voir une jeune femme les yeux posées sur des pages couvertes d'écriture, la main négligemment repliée sous son menton en signe de concentration et le coude le long de sa jambe, c'était tout à fait normal, comme toujours jusqu'à un certain point, Lydia, au début, trompait son monde.
Un observateur plus avisé aurait remarqué que les pages se tournaient d'elle-même. Et qu'elle semblait parfois lire les yeux fermés.
Elle ne lisait pas, en fait. Elle écoutait le livre lui raconter son histoire, et s'en délectait. Plus précisément, elle était en train de tomber amoureuse. L'histoire que racontait cet auteur, des histoires complètement folles pour elle, étaient sur une sorte de détective qui trouvait tout, tout de suite, juste par le simple pouvoir de la déduction. Il lui suffisait de voir un détail pour comprendre quelque chose sur le monde, pour pouvoir s'en servir, et élucidait ainsi des mystères incroyables, faisait des enquêtes incroyables...
Pour une mage comme elle qui entendait les objets, c'était des mensonges : il devait en réalité communier avec le monde comme elle, il ne le savait juste pas. En attendant, sa façon d'interpréter les choses la fascinait, et...


… Oh, la petite rougeur sur ses joues, les petits rires qu'elle avait de temps en temps en entendant ses amis se moquer d'elle pour sa réaction devaient quand même passer pour un peu étrange.


Cela aurait pu continuer longtemps si un jeune homme – au demeurant fort bien intentionné, à priori, quoiqu'il sentit peut-être un peu fort les idées étranges – ne s'était pas approché et lancé, avec un sourire un peu taquin :

— Dites, si j'étais l'auteur de ce livre, cela me plairait beaucoup de voir une jeune demoiselle faire une pareille mine en lisant mes œuvres...

— … Oh ?

Lydia leva les yeux vers lui et le contempla un instant, sans rien dire – son principal intérêt venait de son étrange essence qui, l'espace de quelques secondes, lui fit considérer l'idée de s'intéresser à lui – puis elle décida qu'il ne valait qu'à peine le coup d'oeil et se fendit d'un petit sourire aussi poli que signifiant « oui, mais j'ai autre chose à faire ».

— L'auteur de ce livre est un magicien ! Ses mots filent comme de l'eau, et ils ont autant de prestance qu'un roi... Jeune fille ou pas, la personne qui a convaincu ces mots d'oeuvrer ensemble devrait être fier de son œuvre peu importe son public. Ce que vous dites est gentil, mais un peu vide, je le crains...


Et sur ces mots, elle retourna à son œuvre.


L'homme à qui elle venait de parler en resta comme deux ronds de flan. Il se frotta les yeux, et constata que ce qui n'était évidemment pas humain l'avait ignoré avec une puissance royale, et s'en était retourné à son livre comme s'il était le pire des malpropres.

Mais l'incube qu'il était ne se laisserait pas démonter. Il s'assit à ses côtés et continua à l'observer.

Ou elle était imperméable au charme, ou alors il avait faibli. Ou alors il était pas aussi doué qu'il le croyait et c'était juste sa gueule d'ange qui faisait tout.

L'incube fit un grand sourire et déplaça le bras le long du banc, puis le fit arriver négligemment sur l'épaule de Lydia qui était retournée aux aventures du grand Limier.

C'était tellement beau, que...

— Vous aimez vraiment les livres, hein ?

Elle s'interrompit à nouveau.

Pas parce qu'il l'intéressait – parce que le banc était en train de se plaindre de ses intentions graveleuses et qu'elle devait faire quelque chose. En plus, il parlait trop fort et cela brouillait les signaux qu'envoyaient les pages. Lydia tourna ses yeux d'or vers lui qu'il se chargea plutôt d'admirer, avec un sourire net et clair.

— … Oui, ils sont des amis de très bonne compagnie. Mais, et monsieur...

Elle n'eut pas le temps d'enchaîner que l'incube, en dévoilant des dents pointues sous ce qu'il s'attendait à être un rictus ravageur, tirait hors de sa poche un livre incroyable.


Le livre irradiait d'un savoir que Lydia n'avait jamais vu.


Elle en ouvrit grande la bouche, ébahie. L'incube crût y voir une opportunité et s'approcha avec un sourire encore plus grand, les yeux à demi-clos, agitant le livre.

— Il est beau, n'est-ce pas ? C'est sur l'Histoire de la...

— Oh, mon dieu – il est splendide !

Elle posa son livre, en entendant le roman tout entier ébahi dire qu'il aurait bien voulu converser avec ce nouvel arrivant si incroyable, et s'approcha en murmurant, fascinée, offrant une fenêtre d'action à l'incube qui...


… Reçut un pavé volant en pleine tête.


Lydia releva la tête et écarquilla les yeux, prenant avec précaution le livre que l'incube avait laissé tomber par terre et en le posant sur le banc d'une main, de l'autre se hâtant de prendre son foulard qui offrait de lui-même d'aider la créature qui rampait un peu plus loin en se massant la figure, chouinant :

— Purée, mais c'est pas vrai ?! Il m'est arrivé quoi ?

— Je suis désolée ! S'exclama-t-elle, sincère, je ne sais pas ce qui lui a pris, j'étais en train de parler avec votre livre, enfin, en train d'essayer, et la rue a dit que vous étiez mal intentionnée, et le plus sanguin a décidé de vous punir, alors du coup il a sauté en plein sur votre figure, mais...

Elle lui offrit son foulard, qui s'était proposé pour l'affaire avec bonté, avec de grands yeux inquiets :

— Je vous jure, je n'ai pas fait exprès – en temps normal, je ne laisse personne de mal intentionné se servir de mon don ! Vous allez bien ?

— Mais qu'est-ce que vous racontez, pauvre tâche ?!! rugit-il en bondissant en arrière, se massant la tempe où le revêtement du sol venait de l'agresser avec tant de « bonté ». C'est vous qui m'avez attaqué, pas la pierre qu'à bougé toute seule, vous me prenez pour un débile ou quoi ?!

L'incube se redressa totalement sous l'appel effaré de Lydia, ce qui était bête parce que pour le coup, à lui présenter un tel livre il avait attiré son attention, et alla à grandes enjambées vers le banc où il récupéra son livre, en jurant qu'on l'y reprendrait plus à draguer les folles dans la rue. Une fois son bien récupéré, il pesta en rangeant l'ouvrage dans son sac qu'en plus il pouvait même pas rentrer de suite parce que s'il mettait encore un jour de plus à lui rendre son fichu truc, il allait se faire appeler Arthur par la direction, et faussa compagnie à Lydia en vociférant tout ce qu'il savait...


… Sauf que celle-ci, après avoir essayé de l'en empêcher et réalisé que le reste de la rue, qui avait assisté à la scène, jugeait qu'il méritait ce qui lui était arrivé – peut-être pas avec tant de force – s'en retourna au banc et réalisa que le monsieur avait pris le mauvais livre.

Lydia se releva, cilla plusieurs fois, et s'exclama :

— Ah, attendez, monsieur, vous vous êtes trompé !

Et se lança à sa poursuite.

Cela ne rata pas : ce dernier, apercevant la mage qui lui courrait après en gesticulant avec le livre, alla s'imaginer qu'elle voulait terminer le travail et se mit à galoper comme un abruti en direction de l'endroit où il devait se rendre au départ, songeant qu'au moins là-bas, à la Curia, il serait en sécurité, on la laisserait pas l'y attaquer. Il aurait bien voulu aller ailleurs, mais ça aurait été difficile dans sa quête de sécurité, parce qu'ayant essayé d'attirer dans son lit à peu près 70% de la population féminine de Paris, ça lui serait difficile de trouver un havre de repos... et que, quand une folle qui vous agresse à coup de pavés vous poursuit, vous évitez de rentrer chez vous surtout quand vous habitez dans une sorte de vieille maison aux pierres branlantes.


Quand il s'arrêta enfin, Lydia ne savait plus du tout où elle était, et elle était couverte de boue.


Mais elle était maintenant à l'orée d'une grande bibliothèque, où ses yeux s'agrandirent de sense of wonder. Elle était si belle, si magnifique, si mystique  – et il y avait tant de voix – que Lydia en oublia momentanément comment parler. Elle croisa alors le regard de l'incube, quelques mètres plus loin, qui était tombé à la renverse en entrant en se prenant un croc-en-jambes tout seul, et celui-ci – comprenant qu'il était fichu – se coucha sur le sol en s'inclinant devant elle en hurlant, d'un hurlement qui dût s'entendre jusqu'à Londres :

— Je suis désolé, je le ferais plus jamais !!!!!!!!!!!!

Ce qu'elle ignora totalement, la bouche grande ouverte. On l'invitait à pénétrer ici comme dans un Pays des Merveilles, et elle ignorait toutes les autres choses douées de conscience, vivantes ou non, pour seulement enfin entrer, et faire quelques pas, se dévissant le cou pour essayer de regarder partout en même temps – dépassant l'incube en pleine incompréhension – tout en murmurant :

— C'est... C'est incroyable...

— Sau... Sauvez-moi, pleurnicha la créature séductrice totalement ignorée, que les pieds de la mage venaient d'effleurer.

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Lotte Hochvogel
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MessageSujet: Re: Sense of Wonder: Books [Pv Lotte]   Sam 5 Nov - 11:33

- Merci et bonne journée !

Astrid remit le livre au visiteur et le salua avec un sourire délicat avant de récupérer le tas de livres que lui tendait sa sœur à sa gauche. La bibliothèque était très animée aujourd'hui, les emprunts et les rendus se succédaient dans un rythme endiablé que seules les sœurs zombies sont capable de suivre sans perdre leur gaieté naturelle. Situées au niveau de la grande porte d'entrée de la bibliothèque, elles avaient l'œil sur l'afflux perpétuel de nouveaux arrivants, certains hagards, ne sachant comment entamer leur recherche, d'autres déjà partis en direction de leur section préférée. Derrière elles s'envolaient une multitude de livres qui rejoignaient docilement leur étagère après avoir été tamponné par Ingrid d'un sceau fait par la directrice de la bibliothèque, facilitant le rangement automatique des millions d'ouvrages de la librairie.

- La section botanique ? C'est la 3e section à votre droite, vous trouverez en suivant les panneaux. Au revoir ! Bonjour ! C'est pour un emprunt ? Je vous laisse voir avec ma sœur avant, merci !

Et ce rythme fou continua sans s'épuiser, tandis que dans chacune des sections s'affairaient les bibliothécaires qui s'assuraient du rangement correct des livres tout en renseignant les invités perdus au milieu des immenses étagères de livres. Malgré le nombre conséquent de visiteur ce jour-là, le bruit se concentrait surtout à l'entrée, où le flux de visiteur tournoyait dans un ordre difficile à imaginer. Mille-feuille à chuchotements, le hall conservait toutes les voix qui tentaient de s'y échapper grâce à son acoustique particulière, imposant la loi du silence grâce au panneau de bois lévitant en plein milieu.

SILENCE DANS LA BIBLIOTHÈQUE

Une loi suprême que seuls les plus audacieux cherchaient à briser, à leurs risques et périls. En parlant d'audacieux, en voilà un qui avait oublié où est-ce qu'il venait de mettre les pieds.

- Je suis désolé, je le ferais plus jamais !!!!!!!!!!!!

La voix de l'incube perça le brouhaha ambiant comme un éclair pouvait déchirer le ciel et coupa net toutes discussions en cours pendant quelques secondes, avant de reprendre comme si de rien était. Certains, notamment les habitués de la bibliothèque, s'éloignèrent machinalement du hall afin de ne pas être là lorsque la terrible propriétaire des lieux viendra abattre son courroux. C'est d'ailleurs le claquement de ses talons qui sonna le glas de l'incube qui, comprenant son erreur, plaça ses mains sur sa bouche, peut-être dans l'idée de ne plus laisser aucun son sortir. Mais le crime avait déjà été commis. Un puissant éclair s'écrasa alors sur le pauvre homme qui disparut dans une puissante lumière, pour réapparaître une seconde plus tard sous forme de lapin nain. Le mammifère, réduit au silence, leva la tête puis détala à toute vitesse entre la forêt de jambes dressée par les autres visiteurs, laissant le livre qu'il tenait quelques minutes plus tôt seul sur le sol. Une petite main d'enfant s'empara finalement de l'ouvrage et l'approcha de son visage, dont la mine agacée était aussi touchante qu'effrayante, quand on connaissait la personne en question.

Lotte tourna le livre, l'ouvrit, fit glisser ses pages avec un simple regard, puis le referma délicatement avant de lever ses yeux vers la jeune femme qui semblait accompagner le malheureux transformé en lapin.

- C'est le vôtre ? Les rendus de livre se font à l'accueil, par là-bas. Veuillez récupérer votre ami avant de repartir. Enfin vous pouvez le laisser là si vous le voulez, il reprendra sa forme normale dans une heure.

Le ton désagréable de Lotte sembla à peine toucher la corde sensible de la nouvelle arrivante qui paraissait complètement absorbée par la vue qu'offrait l'entrée de la bibliothèque. Agacée, la Simurgh gonfla les joues et se retourna en jetant le livre par dessus son épaule, qui flotta doucement dans le vide avant de rejoindre les bras de l'inconnue qui tenait déjà un autre livre dans ses bras. La petite tête blonde commença à s'éloigner, mais piquée par le manque de réaction de la jeune femme, se retourna à nouveau vers elle et s'approcha. À y regarder de plus près, cette drôle de fille dégageait une aura de magie étonnamment envahissante, la reliant presque à tous les livres et objets qui constituaient la bibliothèque. Pincée par son intérêt, la petite directrice fit un geste nonchalant du doigt pour attirer à elle une chaise posée un peu plus loin et se hissa sur le dossier pour arriver à hauteur de la jeune femme. Sans gêne aucune, Lotte dévisagea la drôle de mage dont l'esprit semblait vraiment être parti ailleurs.

La Simurgh soupira alors et descendit de son perchoir avant de relancer la chaise dans son emplacement initial, pour tourner à nouveau le dos à l'inconnue. Elle l'agaçait, mais ne savait pas pourquoi. Et ça, ça l'agaçait encore plus.

- Ne restez pas là, vous allez vous faire bousculer. Je suis la directrice de la bibliothèque, vous cherchez quelque chose ?

Encore une drôle d'illuminée celle-là…

Spoiler:
 

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Pour connaître les bibliothécaires qui travaillent avec Lotte, et trouver des informations sur la bibliothèque, rendez vous ici.
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Lydia Gray
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MessageSujet: Re: Sense of Wonder: Books [Pv Lotte]   Mar 15 Nov - 12:10

En soi, le fait que l'énergie autour de l'incube se change totalement pour devenir celle d'un lapin nain aspira l'attention de la jeune mage un instant – mais un court instant seulement, car bien qu'elle s'inquiéta pour les vêtements de son « ami » de fortune, ceux-ci la rassurèrent : ils allaient très bien, ils s'étaient juste fondus à son corps pour la durée de l’ensorcellement et ils trouvaient l'expérience assez rigolote, en fait, tout semblait plutôt bien se passer, toute proportions gardées. Courir dans les rayons chargés d'une forêt coupée, voilà qui leur était plutôt amusant, et Lydia leur fit un petit au revoir de la main en joignant la magie à la non parole en faisant s'agiter les froufrous de sa robe. Au passage, elle se permit même d'imprimer un léger mouvement à un stylo abandonné plus loin qui se dressa quelques mètres devant le lapin, lui faisant encore plus peur et le faisant galoper encore plus loin sous les rires de sa fourrure.

Une fois son nouvel ami, parti, et ignorant complètement la source de cette magie, Lydia retourna à sa fascination première : celle de tous ces livres, toutes ces voix incroyables qui parlaient toutes en même temps, un comble tout de même pour une bibliothèque... On ne s'en doute pas, parce qu'on a l'image de la bibliothèque comme un lieu sacré où le silence règne, mais tous ces mots, ils sont bruyants, ils chantent, ils psalmodient, ils incantent tellement de choses que c'en est une véritable cacophonie. Le jeune qu'on venait de lui mettre entre les mains couina et lui demanda de le ramener au bon guichet comme on venait de le lui demander, mais elle lui quémanda juste quelques secondes de plus, pour pouvoir écouter ses amis, et le reste de sa famille. Un tel concert – elle en avait souvent, en quantité, mais pas en qualité. Pour la majorité des personnes, cela revenait à se retrouver au milieu d'une chorale faite de soixante dix solistes de toutes les voix et de tous les styles. Cela en ferait tourner la tête à n'importe qui, et quelqu'un comme Lydia, encore plus.
Ses yeux se mirent à s'illuminer davantage, et son cœur à se gonfler d'une telle merveille, que des liens ténus commencèrent à l'unir à eux, les livres commençant à vouloir venir vers elle – ou plutôt, certains d'entre eux. Si on laissait faire, ils viendraient doucement voler autour d'elle...
… Même s'il y avait une légère résistance qui s'installa.
Lydia vit, du coin de l'oeil, une étrange petite créature grimper sur un tabouret – enfin, une chaise, quelque chose du genre – pour venir se percher devant elle et lui parler, probablement devant son absence de réaction, d'un ton singulièrement énervée et un peu agressif, mais elle n'y prêta guère attention, car les livres continuaient à vouloir venir vers elle, à vouloir lui parler, bien que retenus par cette étrange force qui les en empêchait. Quand la petite fille descendit, Lydia plissa les yeux et et essaya de saisir ce qui gênait ainsi, et trouva beaucoup de choses, comme une infinité de barrières protégeant les livres et les empêchant de répondre à l'appel de la nature.
La magicienne se concentra, grimaçant, ne se préoccupant pas d'être toujours plantée debout au milieu de 'lassemblée, et essaya de toucher un livre peu surveillé, un livre qui avait été remis à sa place par un lecteur zélé - quand, à l'instant où celui-ci se décolla de son étagère non poussiéreuse, un livre d'histoire couina :

— Non, arrêtez, cela suffit !


La voix de ce livre était si claire que Lydia en fut momentanément perturbée, car elle n'avait jamais ressenti une chose pareille. C'était comme si... Comme si l'aura de la petite fille qui venait de se percher face à elle avait imbué ce livre, et qu'il avait ou crié de sa voix, ou crié pour elle, ce qui pour Lydia était sensiblement la même chose.
Qu'est-ce que...
Elle dressa les oreilles, et baissa le regard vers la petite fille qui lui désormais tournait le dos. Que pouvait-elle bien lui avoir dit ? Et était-elle la responsable de ces barrières qui empêchaient les livres de venir vers elle ?

— Notre mère vous punira si vous nous laissez faire, et sa colère sera terrible ! N'avez-vous donc pas vu ce qu'elle vient de faire à votre ami ?

— Votre mère... ? Murmura une Lydia perplexe, qui peinait toujours à comprendre.

Puis elle baissa la tête cette fois, et fit un pas vers l'avant, essayant d'entendre plus les voix. Celles-ci venaient de se muer en un concert d'avertissements aux intonations aimantes, une mélopée d'amour envers la propriétaire des lieux qui n'en était pas moins sévère, et qui risquait de ne pas aimer que Lydia dérange tout...
… Ou peut-être n'était-ce que l'interprétation de la mage ? Toujours était-il qu'hallucination ou pas, il était clair que tous ces livres étaient liés non seulement au personnel, mais surtout à la Simurgh, et ce fut pour cela que Lydia, prêtant ENFIN attention à la fillette d'apparence, vint derrière elle et – humiliation suprême – se pencha un peu sur ses genoux pour être plus à sa taille, demandant :

— Pardonnez-moi... J'aurais effectivement une question ? C'est vous, la mère de ces livres ? Ils parlent de vous comme leur génitrice... Ils disent que s'ils viennent me parler, cela vous mettra en colère. Et... Je n'ai jamais vu un tel lien, mais aussi de telles restrictions, qu'est-ce qu...

Elle n'eut jamais le temps de terminer – parce que brusquement, le livre d'histoire qui avait parlé en premier lui cria une image mentale de bibliothèque en flammes, puis tellement de choses qu'elle en eut le tournis. Cette bibliothèque, cette aura – qu'est-ce qu'il y avait, et encore plus, avec elle ? Lydia en frémit – et quelques livres aussi en état de vulnérabilité hors de leurs étagères sur les bureaux d'études, qui en bondirent au sol de leur propre volonté – tandis que la jeune femme se redressaot brusquement et se retournait tout autour, murmurant :

— Des flammes... ? De la pierre ? Qu'est-ce qui s'est passé... Qui êtes-vous – quel est, réellement, cet endroit ?

_________________
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