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Neige

Cabaret du Lost Paradise - Forum RPG

Forum RPG fantastique - Au cœur de Paris, durant la fin du XIXe siècle, un cabaret est au centre de toutes les discussions. Lycanthropes, vampires, démons, gorgones… Des employés peu communs pour un public scandaleusement humain.

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 木忠仙 : un gardien en vadrouille [Fini je crois]

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Mu Zhongxian
Le fidèle immortel de bois
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Date d'inscription : 12/11/2016

MessageSujet: 木忠仙 : un gardien en vadrouille [Fini je crois]   Mer 16 Nov - 0:10

Présentation, Lost Paradise Personnage : Diego Armando, Ace Attorney

木忠仙

Le fidèle immortel de bois

    Surnom(s): Celui que vous lui trouverez.
    Âge (en apparence) : Entre 30 et 40 ans
    Sexe : Masculin
    Nationalité : D'origine chinoise.
    Orientation sexuelle : Bwoarf. Pansexuel.
    Race : Gardien de tombe, ou zhenmushu
    Métier : Homme de ménage
    Taille : Assez grand. Environ 1m90.
    Poids : Heu, lourd, costaud comme tout.

Sa statue est celle d'un... "lion". Vous savez, ces lions avec une crête et des cornes. "Lion" quoi. L'image à-côté est là pour vous donner une idée.
Mu peut, au prix d'une très grande fatigue et avec l'autorisation de l'intéressé, avoir accès aux souvenirs des défunts errant sur terre afin de mieux déterminer ce dont ils ont besoin pour passer dans l'au-delà.

You look like…

L'homme derrière le lion.

Un grand lion de bois, assis, d'environ 80cm de haut. Une crête sur le dos, des cornes, des pattes griffues et des crocs. Il n'a pas l'air très commode, il se tient droit et il a l'air vigilant. Voilà la manière dont Mu a été conçu, et voilà ce qu'il est au commencement de son histoire : une jolie statue, sculptée dans le bois aux environs du VIIème ou VIIIème siècle en Chine, aux environs de Chang'an, sous la dynastie Tang.

Il s'est incarné pour la première fois le jour où le corps a été déposé dans la tombe qu'il devait garder. Et c'est sous sa forme humaine que vous le rencontrerez la plupart du temps. Un grand gaillard, massif, au visage sec et peu amène. Une chevelure indomptable et touffue, noire, coiffée en arrière, surmonte un visage aux traits durs et marqués. Une barbe de même couleur, bien taillée, renforce la ligne de sa mâchoire et remonte légèrement sur ses joues. Il a la peau légèrement mate, des yeux sombres et bridés. Son apparence trahit ses origines chinoises, de même que son accent ; Mu a eu le temps, à force d'écoute et d'un coaching improvisé, de commencer à comprendre le français, mais il manque encore d'exercice et d'habitude pour être complètement fluide.

De plus, le cou solide, les épaules larges,  les bras et les jambes fortes : Mu a gardé de son rôle de gardien une certaine forme physique et une force non négligeable... Mais aussi, comment dire, un air vraiment peu commode. Mu n'est pas très beau, à vrai dire : son visage manque de régularité, sa silhouette est trop massive, son cou trop large. Il peut se révéler assez intimidant, voir assez effrayant. Bien qu'il tente, parfois, d'atténuer son aspect foncièrement patibulaire, son apparence physique reste profondément marquée par sa fonction première : effrayer et garder le tombeau face à toute agression extérieure. Cela peut expliquer son maintien un peu ferme, et une certaine brusquerie dans ses gestes, qu'il ne contrôle pas toujours.

Cependant, pour un spectateur attentif, derrière sa carapace, le visage de Mu peut se révéler étrangement expressif, ce qui le rend très mauvais menteur. On peut y lire, par moment, une certaine douceur, et surtout une grande curiosité.

Le fonctionnement de son corps peut au départ surprendre. Mu n'est après tout qu'une incarnation humaine d'un esprit gardien. Il n'a pas réellement besoin de sommeil, où pas d'une manière humaine. Il n'a pas besoin de manger, non plus, mais il peut le faire : Mu mange, donc, et il mange beaucoup, par plaisir. De plus, son corps réagit de manière humaine : Mu peut être ivre. Il ressent la douleur. Si son corps est trop gravement blessé ou mourant, l'esprit devra rejoindre la statue pour un temps indéterminé avant de  pouvoir à nouveau évoluer dans le monde extérieur.

En revanche, si la statue est brisée, Mu sera affaibli. Si celle-ci est brûlée, il n'y survivra pas. Il prend donc grand soin de sa statue, essayant de la garder dans le meilleur état possible. Légèrement maniaque, il la garde en état au cas où il aurait besoin de l'habiter pendant un moment.


You are…

Homme de bois ?

Non, décidément, Mu n'est pas très bavard. Il ne l'était déjà pas à l'origine, et mille ans passés dans une tombe n'ont rien arrangé à cela. Et de toute façon, quand il parle, Mu n'est pas toujours très drôle. Il essaye, parfois, mais il a encore du mal à saisir le second degré. Alors en faire, c'est chez lui quelque chose d'extrêmement rare. Il a du mal à comprendre l'humour, même s'il apprend doucement. En dehors de cela, Mu peut se montrer assez bavard quand le sujet l'intéresse ou qu'on lui demande de parler de ses origines. Il est intarissable sur les légendes et chants chinois ; du moins, ceux qu'il a pu retenir depuis sa tombe. Ses connaissances s'arrêtent donc à la fin de l'époque Tang, même s'il essaye de rattraper un peu son retard en consultant les rares articles et ouvrages parlant de la Chine ici.

De plus, son mauvais caractère est contrebalancé par son extrême curiosité et son goût pour la vie mortelle. Étrangement, Mu aime s'amuser. Et il sera toujours prêt à vous écouter parler. Rien ne lui fait plus plaisir que d'apprendre de nouvelles choses. Il s'amuse de la philosophie complexe et étrange des occidentaux, aime écouter les contes et histoires qu'on se raconte ici, s'intéresse autant à la mécanique qu'à l'histoire ou à l'art si on lui en parle clairement. Il met parfois un peu de temps à comprendre, mais c'est un élève très motivé que vous aurez si vous tentez de l'aider à comprendre un peu mieux le monde qui l'entoure. Il n'a d'ailleurs pas peur de s'attaquer à des questions abstraites par moment, les emberlificotements logiques de certains raisonnements l'amusent, si l'on ne le force pas à essayer de les apprendre.

Aussi curieux que cela puisse paraître pour un esprit ayant plus de mille ans, sur bien des sujets, Mu est un enfant. Les conventions de ce monde, le fonctionnement social, les nouvelles techniques le dépasse complètement. Il est condamné à tout apprendre et tout découvrir par lui-même. Cela peut lui donner un air très naïf par moment, ou très archaïque, selon le sujet. Il essaye néanmoins de s'adapter, quoi que ce nouveau monde le laisse, par moment, plutôt sceptique.

Si son caractère sérieux le pousse à tout prendre au premier degré, en contrepartie, Mu prend très à cœur toute mission que l'on lui donnera, aussi infime soit-elle. Une fois concentré sur son travail, en revanche, prenez garde à ne pas venir le déranger ! Il devient extrêmement irritable quand on le dérange alors qu'il travaille. Et bon sang, on ne marche pas sur le sol mouillé ! Mu ronchonne beaucoup et râle sur beaucoup de sujet. Il s'inquiète et proteste à propos de pas mal de choses futiles, également. De plus, il s'emporte assez vite, et c'est assez fréquent que sa grosse voix grave résonne dans le Lost, chassant de quelques mots bien sentis les curieux qui se serait trop approchés alors qu'il était occupé. Et gare à ceux qui se moquerait de son accent ! Mu est assez susceptible et n'aime pas vraiment qu'on se paye sa tête.

Il est, en plus, assez maniaque. Il aime que les choses soient à leur place et il ne supporte pas le désordre. Raison de plus pour ne pas se laisser déranger, d'ailleurs !

Dans un tout autre registre, voir des fantômes errer le frustre légèrement. En voyant les tombes occidentales, il ne peut que comprendre leur envie de fuir, mais il lui reste assez de conscience professionnelle de sa précédente fonction pour avoir envie de les accompagner au plus vite dans leur dernière demeure. Il n'ira jamais contre la volonté d'une âme, cependant, et est bien trop conscient que c'est à elle que revient le choix du moment du départ.

Il est en général assez calme. Ses loisirs, quand il ne va pas s'enivrer au bar ou courir les rues pour explorer ce nouveau monde, sont des loisirs simples. Il aime apprendre de nouvelles choses, il s'entraîne à parler, essaye de lire et d'écrire ; il aime également sculpter de maladroites petites figurines de bois, qu'il taille avec son couteau de poche. La fabrication de petits objets, les loisirs simples et calmes lui conviennent en général très bien. Il serait un as du tricot si quelqu'un avait le courage de lui apprendre.

Malgré l'air dur et ronchon qu'il peut montrer au premier abord, Mu a un fond assez tendre. Il peut se montrer doux et a tendance à se laisser attendrir par des petites choses. Si sa mission ne lui indique pas le contraire, il aura tendance à s'occuper des plus petits. Il peut montrer d'ailleurs un instinct protecteur assez fort envers les personnes ou les choses qu'il estime avoir besoin d'être protégée (et il a un goût assez prononcé pour les chats, petite bête fragile par excellence, bien que ceux-ci ne lui rendent pas son affection). Bien évidemment, en toute première place se trouve l'âme à laquelle il est liée ; devant elle, les autres préoccupations ne comptent plus.


Once upon a time…

From tomb to town


Voir le lexique en bas de la fiche pour les mots accompagnés d'astérisques *


Le gardien à tête de lion se réveilla pour la première fois le jour où le corps du défunt fut déposé dans la tombe. Il ne se posa pas de questions. D'où venait-il ? Qui était-il ? Où allait-il et pourquoi diable était-il ? Ces interrogations n'avaient pas lieu d'être tant leurs réponses étaient simples et évidentes. Il était le gardien d'une tombe, il était né d'une statue en bois sculptée, il était là pour garder l'âme du mort. Il était né dans cette tombe et dans cette tombe il resterait. Le premier jour où il sortit, le premier jour où ses pattes foulèrent la terre, voilà ce qu'était Mu.

Les tombes sont vivantes. Le gardien à tête de lion n'avait pas vraiment le temps de s'y ennuyer. Avec son frère, le gardien à tête d'homme, ils avaient un rôle simple. En premier lieu, et prioritairement, protéger l'âme Po* du défunt de toute agression extérieure. Mais aussi, il fallait protéger les vivants de toute fuite éventuelle de l'âme hors de sa tombe. Ne pas laisser le mort semer le trouble chez les vivants. Voilà à quoi ils servaient.

Ceci les distinguait de tous les autres êtres hantant la tombe. Les Mingqi**, les fresques, toutes les représentations d'animaux, de garde, de serviteurs, tout dans la tombe était au service du mort. Certains, comme le dragon vert de l'est et le tigre blanc de l'ouest, avaient un rôle protecteur. Mais c'était eux les véritables gardiens de la tombe. Hybrides de bois, plus solides que la plupart des statuettes en terre cuite qui habitaient la tombe, moins figés que les peintures à l'entrée, c'était eux les plus aptes à protéger l'âme. Ils étaient chargés d'assurer calme et paix au sein de la tombe. Et pour ceci, leur atout le plus simple et le plus évident était leur apparence : deux monstres chimériques, crocs sortis, griffes en avant,  crête dressée, ils incarnaient la menace. Bien sûr, leurs crocs de bois et leurs griffes étaient au final bien plus aptes à broyer ou écraser qu'à réellement entailler la peau. Mais cela, peu de personnes devaient le savoir, d'autant plus qu'une fois en mouvement, la statue avait une toute autre allure : les lignes de bois sculptées semblaient se mouvoir légèrement, le corps avait la souplesse de celui d'une réelle bête, leur rugissement emplissait la tombe et en faisait frémir les murs. Mais ils n'apparaissaient sous cette apparence qu'en cas de danger imminent, la statue les rappelant à eux ; en réalité, la plupart du temps, c'était sous forme humaine que leur esprit s'incarnait.

De plus, le deuxième gardien*** était bien plus neutre. Moins... rugissant, et on pouvait se passer des crocs pour lui, le gardien à tête d'homme. Le frère jumeau du gardien lion, en fait. Bien plus sociable, cependant. Habituellement, c'était lui qui se chargeait des négociations en cas de problème entre deux entités dans la tombe. Le gardien lion, bien moins doué quand il s'agissait de conventions sociales, restait en général en retrait.

Pourtant, ce qu'il pouvait aimer cette tombe, Lion. Les discussions animées, les conversations entre les personnages peints et sculptés, tous les murs peints mouvant, parlant, chantant. Et l'âme du prince, se déplaçant d'un endroit à un autre, discutant avec les femmes, avec ses conseillers, écoutant les musiciens de l'antichambre de la tombe ou parlant stratégie avec un des chefs de guerre du couloir d'entrée. Silencieux, discret, Lion aimait se glisser au milieu des conversations. Il écoutait, pendant des heures, les joutes verbales des peintures aux murs. Leurs concours philosophiques. Leurs récits. Puis il repartait surveiller l'âme.

Son frère à tête d'homme le charriait souvent. Son manque de conversation, sa coiffure improbable et son air guindé étaient étaient autant d'occasion pour un mot d'esprit léger de sa part. Vif, loquace, il avait toujours une petite pique amicale pour son compagnon.

Par ailleurs, même si le gardien lion et le gardien à tête d'homme devaient en théorie s'occuper tous deux de l'âme du prince, gardien à tête de lion n'était pas si souvent occupé que cela. Le gardien à tête d'homme et l'âme du prince s'entendaient à merveille. Si bien, même, que le lion laissait parfois sa place à son frère au moment de prendre sa garde. Parfois, le gardien à tête d'homme ne le remarquait même pas. Il revenait, quand le prince se reposait, s'asseoir à côté de son frère, taquin, souriant, énergique comme toujours.

Car oui, l'âme du mort se reposait. En fait, elle se comportait comme un humain, reproduisant toutes les attitudes qu'elle avait eu durant sa vie humaine. Son sommeil, en revanche, ne durait jamais longtemps. Elle n'était qu'une rapide pause entre ses activités. Elle n'en avait en réalité pas vraiment besoin de dormir. Personne dans la tombe n'en n'avait besoin. Ni de manger, ni de boire, en fait. Les gardiens avaient été sculpté pour  prendre soin de l'âme. Cela excluait toute possibilité de se reposer durant leur office, qui durait, tout de même, plusieurs années. En revanche, ils ne pouvaient rester éternellement éveillés ; et, leur travail n'étant pas toujours de tout repos, la fatigue était une sensation qu'ils pouvaient connaître.

Faire se mouvoir une statue de bois, ce n'était pas si reposant que cela. Si cela était bel et bien leur apparence première, elle n'avait pas vraiment été conçue pour bouger. En fait, l'utilisation de ce corps n'était pas non plus toujours très agréable. L'habiter impliquait qu'il était par moment difficile d'être conscient de ce qu'ils faisaient, tant ce corps était dirigé par le seul motif du devoir. Aucun des deux gardiens n'aimait réellement ce corps de bois. La plupart du temps ils se montraient humain afin de se promener dans la tombe de manière plus confortable.

Est-ce que cette fonction avait été prévue ? Est-ce que le sculpteur avait  voulu que les bêtes monstrueuses qu'il avait sculpté puisse également apparaître humaine ?  Pourquoi ? Est-ce que cela avait un sens ?

-Hein, pourquoi ? T'as pas une idée, toi ?

Le gardien à tête de lion soupira.

-Est-ce que c'est utile de le savoir ? répondit-il en haussant les épaules.

-Non mais c'est... troublant, admet-le !

Lion haussa les épaules.

-J'en sais rien. En tout cas, c'est utile. Ça nous permet de prendre soin des statues, pour qu'elles soient toujours au point si jamais un danger apparaissait. C'est peut-être juste ça, c'est peut être juste utilitaire, pour que nos crocs puissent rester aiguisés, et que le bois ne dépérisse pas...

Il s'interrompit un instant, puis, devant l'air dépité d'Homme, il reprit d'un ton un peu plus doux.

-Mais après tout, c'est peut-être juste parce que nous ne sommes pas vraiment ces statues. Nous sommes plus... des esprits gardiens. Regarde comme c'est épuisant de faire bouger ce tas de bois. Ce n'est pas nous. C'est notre repère, notre habitation, quelque chose comme ça. La statue nous rappelle à elle quand il y a un danger. Elle sait immédiatement quand le prince est dans une posture difficile. Elle garantit notre immortalité. C'est en elle que notre esprit repose si notre corps humain a été trop abîmé, c'est en elle que nous nous reposerons, quand nous aurons accompagné le prince dans sa dernière demeure.

Homme demeurait silencieux, pensif.

-Ça ne te convient pas ?

-Si, si... C'est... logique. Mais d'où venons-nous, si nous sommes des esprits ? Je veux dire, est-ce qu'on a réellement pu apparaître comme ça, d'un coup ? Est-ce que le sculpteur nous a créé ? Invoqué ? Est-ce que nous existions avant la tombe, comme les gardiens de l'est et de l'ouest du couloir ? Comment ça se passe ?


Homme parlait à mi-voix, troublé, l'air étrangement perdu.

-Comment veux-tu que je le sache ? Nous sommes là, c'est tout, c'est déjà pas mal, non ?

-J'en sais rien... J'en sais rien, soupira Homme.

-Tu commences à te poser trop de question, Homme.
, reprit Lion d'un ton un peu plus ferme après un moment de silence.

-Tu ne t'en poses pas, toi ? Il ne reste plus si longtemps que ça avant que nous devions accompagner le prince dans le royaume des morts. Il commence doucement à... s'évaporer, je le sens... Il dort de plus en plus longtemps, aussi.

-Je le sais bien... je le sens aussi.  Et alors ?

Homme soupira.

-Ça ne te fait rien ? C'est la fin du prince...  Et la fin de notre mission. C'est... déstabilisant.

-Nous sommes des gardiens. Tu parles comme un homme ! Tu passes bien trop de temps avec le prince, c'est tout ! Ça te monte à la tête !

-J'ai été FAIT pour ça ! Pour parler aux humains ! Pour comprendre les humains ! Pour toi au moins la question se pose pas, t'es vraiment un morceau de bois.

Lion fronça les sourcils. Un tic imperceptible au coin de ses lèvres fit comprendre à Homme qu'il était allé trop loin. Il soupira.

-Ah... Excuse-moi. C'est juste que... Il m'a donné un nom, aujourd'hui.

Lion sursauta, se tourna vers lui, l'air ahuri.

-Un quoi ?

-Un nom. Un prénom. Tu sais, ce truc humain qui sers à te désigner. Je... Je ne sais pas trop quoi en penser, mais... enfin. Je l'aime bien.

Un moment de silence suivit.

-Comment t'a-t-il appelé ? demanda prudemment Lion, gardant ses remarques désapprobatrices pour lui.

-Bao. Il m'a appelé Bao. répondit son frère d'une voix douce, un peu rêveuse.

-Bao, comme... le trésor ?

-C'est ça.

Un nouveau silence, légèrement gêné, suivi. Bao le rompit par un léger rire.

-T'es jaloux, ça se voit que t'es jaloux, même si tu fais ta tête de bout de bois ronchon. T'en veux un aussi ? reprit-il d'un ton plus léger.

-Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée. répondit-il d'un ton peu convaincu.

-Mu. Tu devrais t'appeler Mu. Ça t'irait parfaitement bien, continua Homme sans prêter attention à ce qu'il venait de dire.

-Mu...

-Mu. Comme le bois. T'es un gros bout de bois après tout. Mu, mu, mu.

Il rit à nouveau, tandis que Lion levait les yeux au ciel. Avec tendresse, Homme se mit à coiffer du bout des doigts la chevelure de son frère.

Une semaine plus tard, Lion, Homme et le prince se rejoignaient pour un dernier trajet. L'âme s'en alla définitivement de sa demeure terrestre, et, quand les deux gardiens revinrent, la tombe était silencieuse. Les peintures aux murs s'étaient figées. Les mingqi n'avaient plus un seul mouvement, immobiles dans leurs niches, inutiles ; de même pour les fresques murales. Homme et Lion restèrent un instant debout. Le trajet les avaient épuisés, et, déjà, tout souvenir du voyage s'éteignait dans leur esprit. Ils tremblaient légèrement.

Ils étaient tous les deux sortis de leur statues en revenant. Le silence qui les entouraient était désagréable. Un silence de mort, pensa Mu. Cette idée ironique le fit frissonner. Oui, c'était cela, après tout. Pour la première fois, il commençait à prendre conscience de ce que cela pouvait signifier. Il se tourna vers Homme. Il voulait lui parler. Cette idée le chatouillait de l'intérieur ; il se sentait bizarrement froid. Mais il comprit vite qu'Homme savait déjà, lui. En réalité, il pleurait doucement, en silence, le regard dans le vide. Il était debout et il tenait en main un petit chameau en terre cuite.

Prudent, Lion ne sut que demander :

-Tout va bien ?

Homme eut un très léger rire triste.

-Il est mort, Lion. Ils sont tous mort. murmura-t-il dans un souffle.

-C'est bien, répondit Lion après une hésitation, d'un ton qui se voulait rassurant. Nous allons pouvoir nous reposer, maintenant que notre devoir est accompli.

Homme resta un instant immobile. Puis, d'un geste brutal, violent il lança au sol le mingqi, qui se brisa en mille morceau. Il se jeta sur les autres statuettes, les broyant, les brisant. Un cri rauque, haché, s'échappait de sa gorge, et les secousses saccadées qui agitait ses épaules transformaient son cri en sanglot.

Lion mit un moment à comprendre ce qu'il se passait. Mais, saisissant son compagnon par la taille, il parvint à l'éloigner lentement du reste des mingqi et à l'asseoir au fond de la salle du cercueil, le serrant toujours contre lui.

Ils restèrent un moment ainsi. Lion prit soudain conscience d'un grand nombre de chose. Tout d'abord, Homme avait une odeur. Un très mince parfum, légèrement boisé certes, mais avant tout un parfum d'homme. Ensuite, son corps dégageait de la chaleur, une chaleur douce, réconfortante d'une certaine manière. De plus, il pouvait, en le serrant contre lui, sentir son sang battre dans ses veines. Son pouls était rapide, légèrement irrégulier. Et surtout, il comprit que son corps était capable de pleurer. Homme était... humain. Bao était un homme. Lion sentit un frisson froid lui courir dans le dos.

-Lion... J'aimerais que tu me lâches, maintenant, chuchota une voix douce.

Lion s'exécuta en silence, rétablissant une légère distance entre eux. Un million de questions lui brûlait les lèvres. Un million d'idées lui venait à l'esprit. Le silence de la tombe lui pesait soudain. Il avait envie que Bao lui parle plus longtemps. Il n'avait pas vraiment envie de se reposer, finalement. Mais le regard épuisé, bizarrement creux, que lui lança Bao, retint ses paroles au bord de ses lèvres.

-Tu as raison, je suis fatigué, Lion. Nous pouvons nous reposer. Je veux dormir. reprit Bao, essuyant de la paume de sa main ses yeux cernés.

Lion acquiesça en silence, la gorge nouée. Ensemble, ils se placèrent à côté de leur statue.

-Ce fut un honneur, Lion de bois, dit Bao avec un demi-sourire fatigué.

-Au revoir, petit Homme,
répondit Lion d'une voix basse.

Bao sourit, et, avec un soupir, son esprit se fondit à sa statue. Lion resta un instant à regarder la statue de son compagnon. Il espérait, quelque part, que celui-ci se réveille pour une dernière discussion. Mais il avait le sentiment que cela ne se produirait pas. Bao pouvait se réveiller, évidemment. La statue ne faisait que protéger son esprit, le régénérer. Mais il y avait peu de chance qu'il ne revienne de cette transe, cette fois. Avec un soupir, il se laissa aller, à son tour, au sommeil. Un vrai sommeil. Tant pis. Il ne reviendrait pas non plus. Son rôle ici était terminé.

***

Il s'était trompé. Il dormait mal. Un gardien insomniaque, quelle drôle d'idée.

Le fait est que le sommeil dans la statue ressemblait plus à une transe qu'à autre chose. Impossible de savoir quel temps s'était écoulé. L'incarnation de Lion était conçu pour durer, sans sommeil, entre trois et cinq ans, ce qui correspondait à la durée de vie de l'âme Po sur terre. Quand au temps de repos qui suivait... Impossible d'en déterminer la durée.

Pourquoi s'était-il réveillé ? Comment ? Qu'est-ce qui l'avait ramené ici ? Que faisait-il là, à errer entre les murs peints d'une tombe morte, seul ? Seul... Du bout des doigts, il effleura la peinture d'une femme de cour qui avait les mains tendues, semblant sur le point d'attraper un petit insecte. Une cigale, certainement. Elle parlait, parfois. Elle avait un de ces petits rires carillonnant qui chatouillait l'oreille. Il résonnait dans toute l'antichambre du mort. Cela la gênait beaucoup d'ailleurs. Quel manque de convenance, de se faire ainsi remarquer ! Lion aimait bien ce rire, lui. Il n'allait pas souvent lui parler, mais il aimait bien entendre cette jolie voix résonner, glisser et rebondir le long des murs. En fermant les yeux, il pouvait presque encore l'entendre. Il l'entendait.

Avec un soupir, il reprit sa marche, allant jusqu'aux figures protectrices de l'entrée d'un pas morne. L'entrée était scellée, solidement. Il posa la main sur l'amas de terre et d'autres matériaux qui bouchait l'entrée. Il n'envisageait pas de sortir, mais pendant un instant, il se demanda ce qu'il pouvait bien se passer derrière cette entrée. A quoi ressemblait le monde ? Est-ce que son sculpteur était encore en vie ? Y avait-il, quelque part, des descendant du prince ?

Avec un soupir, il s'adossa contre le mur de terre, observant le couloir qui descendait vers la salle du cercueil. Il ferma les yeux, et laissa dans son esprit remonter les rires, les voix, les chants de l'époque ou la tombe était encore en vie. Il resta un moment immobile dans cette position, avant de se redresser. Il devait dormir. Tout cela n'était que des images. De beaux souvenirs. Il avait fini. Il devait dormir.

Il dormit.

***

Du moins il essaya. A de nombreuses reprises il se réveilla. Les écarts entre ses réveils, il était incapable de les deviner. Mais à chaque fois, il passait un peu de temps dans la tombe. Convoquait ses souvenirs. Retournait dormir. Il prit le temps de penser. Il ne comprenait pas ce qui le réveillait, mais finit pas apprécier ces quelques moments. Pour briser le silence de la tombe, il se chantonnait des chansons, celles que les musiciens chantaient à l'époque. Les premières fois, il espérait encore voir, d'un coup d'un seul, Bao sortir de sa statue, sourire aux lèvres, pour se moquer de ses cheveux ébouriffés ou de son air ronchon. Mais il savait cet espoir déraisonnable et l'enfouit bien vite. Il apprit à rester seul. Il continuait à prendre soin de sa statue, pour la garder efficace et propre. Il prenait le même soin de celle de Bao, au cas où il souhaiterait revenir un jour. Il prenait soin de la tombe, également. Il n'avait pas de quoi conserver les peintures en état mais il pouvait au moins prendre soin des statuettes et garder les salles propres. Voilà le rôle qu'il se donna. Les seules indications de temps qu'il avait étaient celles que lui donnait l'état de dégradation des murs. Et il comprit que le temps passait. Lentement, mais il passait. Il avait de plus l'impression que la durée de son sommeil se faisait de plus en plus long. Chaque fois qu'il revenait, il avait plus de travail pour garder la tombe en état. Et les murs semblaient moins frais.
Jusqu'à ce qu'il ne se réveille... Ailleurs.

***

Le sol tanguait sous ses pieds. Au-dessus de lui, il entendait des voix, parlant une langue qu'il était bien incapable de comprendre. La tombe, quant à elle... avait disparue. Son sang se glaça. La statue était enfermée dans un sorte de grande caisse, entourée de draps et de matières molles et douces qu'il n'arrivait pas à identifier mais qui devaient certainement servir à amortir les chocs. Il était incapable de bouger.

Après un moment de panique bien légitime, Mu finit par se calmer lentement. Se faisant tout petit, il se mit à écouter, habituant son oreille au fur et à mesure à cette langue étrange qui se parlait autour de lui. Il comprenait peu de chose, mais reconstituant à partir d'hypothèse et des quelques mots d'un passager chinois, il comprit qu'il avait été arraché à sa tombe pour être revendu à des marchands occidentaux. Il finit, après quelques péripéties, par être vendu à un collectionneur qui tenait un cabinet de curiosité. Là-bas, entre quelques babioles poussiéreuse, il fit la rencontre d'un... miroir. Ou plutôt, de la femme qui habitait ce miroir. Mary, qu'elle s'appelait. Si la communication fut un peu laborieuse au début en raison de son manque de maîtrise du français, Mu apprit assez vite les bases de ce langage, en partie aidé par l'esprit. Se servant des vieux livres qui traînent chez le collectionneur, elle l'aida à apprendre  les bases de l'alphabet ; pour la langue, il dut reconstituer avec ce qu'il entendait et ce qu'elle lui traduisait. Ils parlèrent. Elle était un peu étrange, mais il la trouvait finalement plutôt sympathique. Il se présenta à elle comme s'appelant Mu. Mu Zhongxian, puisqu'il était visiblement d'usage d'avoir un nom de famille. Il lui raconta, rapidement, à quoi ressemblait la tombe. Et il l'écouta parler de son monde à elle.

Étais-ce de l'affection ? Étais-ce de la pitié pour cet esprit coincé sur terre ? Ou juste l'instinct d'un ancien gardien désœuvré ? Le fait est qu'à force de la côtoyer, Mu se sent de plus en plus investi dans la protection de Mary. En fait, il semblerait que cette responsabilité qu'ils s'est lui-même donné réveille son fonctionnement de gardien. Si Mary est en danger, Mu se sent appelé. Il met donc un certain zèle à s'assurer que Mary et son miroir ne risque rien.

Cependant, si le cabinet de curiosité était plein de choses intéressantes et de souvenirs tout à fait passionnants, passer tout son temps dans cet endroit poussiéreux le rendait passablement ronchon. S'il ne pouvait plus garder sa tombe, s'il était destiné à ne plus jamais voir les visages des esprits qu'il avait côtoyé, au moins, il ne resterait pas ici. Il y avait beaucoup trop de choses à voir dans le monde pour qu'il reste sans bouger.

Son évasion fut... Et bien... Rocambolesque. Mu ne fit pas vraiment dans la dentelle. Un jour où le propriétaire des lieux était parti, il défonça la porte. Trouver un moyen de déplacer une statue et un miroir de taille humaine ne fut pas de tout repos, mais il finit par se procurer un chariot dont la taille lui sembla adaptée. Réquisitionnant pour une durée indéterminée ce bien, il y déposa avec mille précautions le miroir et la statue et partit à l'aventure, sans réellement savoir où il allait, sous le regard incrédule des quelques passants nocturnes. Par miracle, après avoir marché pendant une ou deux bonnes heures, un homme lui indiqua un cabaret un peu particulier où il pourrait certainement se trouver un travail. Sans vraiment chercher à comprendre, Mu profita de sa chance et finit par s'installer au Lost paradise en temps qu'homme de ménage.

Après un moment pour se remettre du traumatisme de sa fuite (des quoi ? Des maisons ? De la lumière dans la nuit ? Comment ? Pourquoi ? Quoi ?), Mu s'est finalement décidé à découvrir la vie de mortel, qui ne lui déplaît pas tant que ça, finalement. De plus, il s'est trouvé de nouveaux objectifs. Tout d'abord, garder l'esprit de Mary, envers lequel il s'est engagé. Mais aussi, et surtout, explorer ce lieu étrange dans lequel il a atterri, et profiter de cette nouvelle vie.

Lexique:
 



Sous le masque

Phrase de votre choix;

    Surnom(s) : Appelez moi Mushu Laser, ça me convient.
    Âge : J'ai arrêté de compter après 10.
    Expérience en RP : Multiples et irrégulières.
    Avis/Suggestions/Questions concernant le forum : Moi j'y suis bien, on y est bien au chaud.
    Comment avez vous connu le forum ? Par des gens.
    Avez vous lu le règlement ? Dévoré par un commissaire gourmet


Dernière édition par Mu Zhongxian le Mar 29 Nov - 13:32, édité 26 fois
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Tala Harcourt
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MessageSujet: Re: 木忠仙 : un gardien en vadrouille [Fini je crois]   Mer 16 Nov - 12:33

Bienvenue à nouveau ! ♥

Du coup, il va nous falloir un lien avec Tala, parce qu'elle bosse dans un cimetière, elle creuse les tombes o/

_________________
La louv- *BAM* euh... l'humaine qu'est Tala parle en #ff9966 !

Ewen parle en #00cccc !
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Nathanaël Cartier
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MessageSujet: Re: 木忠仙 : un gardien en vadrouille [Fini je crois]   Mer 16 Nov - 19:24

Bienvenue officiellement \o/

Hâte de voir ce que tu vas nous pondre !

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Mu Zhongxian
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MessageSujet: Re: 木忠仙 : un gardien en vadrouille [Fini je crois]   Lun 28 Nov - 11:37

Normalement tout est là voilà voilà.
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Edward White
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MessageSujet: Re: 木忠仙 : un gardien en vadrouille [Fini je crois]   Sam 3 Déc - 12:13

Hellow Mu o/

Désolé du temps pris pour gérer ta fiche, mais j'ai eu une semaine chargée.
Cela dit, je me rattrape dans l'instant et je m'en vais m'occuper de ton cas.

Je vais commencer par les descriptions. Les deux sont bien rédigées et se lisent très bien. J'ai préféré la description physique avec le détail de la statue de Mu. Tu arrives à dresser un portrait efficace de ton personnage même si j'ai trouvé dommage que tu ne parles pas de son style vestimentaire. S'est-il habitué aux vêtements européens ou préfère-t-il toujours les habits traditionnels de son époque ? Un grand mystère que voilà. D'ailleurs est-ce qu'il apparaît lorsqu'il prend corps dans le monde réel ? C'est vrai que c'est assez anodin comme détail, mais pour un personnage aussi curieux que le tien, j'avoue que j'aurais bien aimé savoir !
La description morale m'a beaucoup moins emballée. J'avoue l'avoir trouvée un peu longue et assez répétitive. Tu décortiques très bien Mu cela dit, mais c'est vrai qu'il n'a aucun trait de caractère marqué, du moins c'est mon impression. J'aime l'idée qu'il s'émerveille de ce nouveau monde, mais dans ton texte, j'ai eu l'impression que ça ne le ferait pas réagir plus que ça de découvrir un gramophone par exemple. Je ne sais pas si c'est voulu ou non cela dit. Sinon, comme dit plus haut tu as une plume vraiment fluide.

Pour l'histoire maintenant !
Tout comme les descriptions, je n'ai rien à dire sur ta manière d'écrire. Tu as des phrases parfaitement construites et si on oublie les quelques fautes, aucun problème pour parcourir le récit.
Concernant son contenu à présent, je vais parler d'un point de vue strictement personnel qui n'enlève rien au travail fourni. J'ai trouvé ça beaucoup trop « scientifique ». C'est-à-dire que tu détailles techniquement tout. Comment il sort de la statue, à quoi ressemble le sommeil, etc. Au point que j'ai perdu tout l'aspect magique de la chose. Du coup, l'image de Mu en a pâti et je n'ai pas réussi à accrocher à son personnage. Il y a certains passages qui m'ont plu cela dit, comme certains dialogues entre Mu et son frère. Mais le rendu final ne m'a pas emballé. J'aurais aimé en savoir plus sur ce prince, comprendre pourquoi Bao qui semblait le plus enclin à découvrir le monde entre finalement dans un sommeil éternel sans broncher, ou savoir pourquoi Mu n'est pas plus en colère de savoir que la tombe qu'il gardait, même vide, a été profanée alors qu'il s'y trouvait encore… Peut-être que ça m'aurait permis de mieux appréhender ton personnage et d'avoir davantage d'empathie pour lui.
Cela n'enlève rien à l'idée du personnage que je trouve vraiment chouette. Tu as pris des risques en te lançant sur un Légendaire d'un nouvel ordre. Bravo pour ça o/

Concernant les fautes, je laisse Aldrick te les lister. Certaines m'ont un peu posé problème à la lecture, c'est dommage.

Je t'annonce tout de même que tu es VALIDÉ !

Je t'ajoute immédiatement au groupe des employés pour que tu puisses aller faire le ménage au Lost ! Et je te laisse suivre les indications suivantes pour terminer ton inscription.

N'hésite pas si tu as des questions o/

Bienvenue au
Lost Paradise

Il faut maintenant...
Faire ta demande de rang ici.
Pour les relations, c'est par .
Demander de RP c'est ici.
Créer ou utiliser des PNJs c'est .

Et bon RP parmi nous !
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Aldrick Voelsungen
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MessageSujet: Re: 木忠仙 : un gardien en vadrouille [Fini je crois]   Sam 3 Déc - 14:33

Bienvenue Mu !

Comme Edward, je te prie d'accepter mes excuses pour le temps d'attente, et je m'y mets de suite !

Ta plume est sobre et efficace, emplie d'un vocabulaire plutôt riche et comme le souligne Edward on sent que tu as à cœur de bien faire d'un point de vue historique, s'il n'y avait ce lot de fautes récurrent ce serait plus agréable encore !

Concernant tes descriptions, on y comprend bien la version statuaire de Mu, et tu laisses filtrer des indices quant à l'histoire, parfois de façon assez décousue, ce qui fait qu'on passe de l'un à l'autre sans forcément comprendre le sens de ce va et vient scénaristique. C'est un peu déstabilisant. Néanmoins, on sent que tu as pensé une partie du gardien (et probablement improvisé pour le reste), et qu'il a une vision du monde singulière malgré son âge. J'aime le côté grand gaillard patibulaire du personnage aussi, parce que c'est un parti pris intéressant à jouer selon moi, d'autant que la conception et l'adaptation de Mu sont originales. Bravo à toi pour ça ! Je déplore cependant qu'il ne soit pas plus attachant. Malgré tes exemples, Mu apparait comme un gardien bien neutre sur tous les plans, car on dirait qu'aucun sentiment ne l'ébranle réellement, hormis son côté protecteur. J'espère qu'en découvrant plus de gens il sera plus à même de laisser libre court à sa spontanéité.

Pour l'histoire à présent.
Pour être franc, d'un point de vue personnel, j'ai vraiment eu du mal à me faire une idée précise de celle-ci même après plusieurs relectures.
C'est-à-dire que si j'avais bien compris que Mu était gardien d'une tombe, j'ai été déstabilisé par la présentation de celle-ci. Qu'il devienne gardien quand "le corps du défunt fut déposé dans la tombe", soit, mais ce n'est pas pour autant que j'ai envisagé de prime abord le faste des tombes orientales. J'avais en tête une image assez proche de nos tombes occidentales jusqu'à ce qu'il soit question de prince. Du coup, j'ai eu du mal à me projeter simplement dans l'histoire car aucune indication n'était vraiment faite pour aiguiller le lecteur sur ce point. Aussi, je te conseille de moduler pour éviter ça à d'autres.
Je salue ton soucis du détail cela dit, car la suite permet d'imaginer une tombe plutôt animée, une sorte de monde à elle seule, avec pas mal de protagonistes propres à la culture asiatique. C'est assez décalé mais plutôt drôle qu'un lieu de mort soit aussi empli de vie !
Mais si ta plume dépeint sans mal un quotidien qui est doucement sur la pente descendante, les nombreuses fautes ont vraiment cassé la lecture et certaines tournures de phrases m'ont paru assez bancales, notamment l'emploi subite du présent. En effet, alors que Mu dévoilait son passé, le lecteur est projeté sans préavis en plein nettoyage du Lost, ça tombe mal, en pleine découverte la trame de ses souvenirs, on s'y perd. Même si, comme dit Ed, cela n'enlève rien à ta plume, on sent que tu as de l'expérience, et que tu aimes écrire, mais tout comme dans les descriptions, on a droit à ce va et vient scénaristique abrupt et il devient difficile de s'y retrouver.
Heureusement, Bao s'équilibre assez bien avec Mu ; leurs deux personnalités se contrebalançant adroitement. Au point même de minimiser le côté trop sérieux de Mu, en faisant naitre une complicité sympathique. C'est un vrai plus. Mais, j'ai été d'autant plus surpris après ça, que Mu ne semble pas mort d'inquiétude, ou simplement stressé et angoissé en étant plongé dans l'ignorance la plus totale quant au destin de son frère. Surtout que s'il est dans sa statue de bois, il est aisé de faire disparaitre Bao définitivement. J'imagine que tu veux le traiter en rp, mais ne pas en avoir parlé, même moindrement, manquait au récit je trouve et accentue le côté "détaché de tout" de Mu. C'est dommage parce que ça aurait ajouté une profondeur supplémentaire au gardien.
Mais sa rencontre avec Mary bouleverse assez sa vie pour lui donner un intérêt grandissant, et espérer découvrir, sinon la cause de son insomnie, au moins si les missions dont il se sent investies priment sur son repos éternel.
J'espère que tu pourras développer tout ça par la suite et qu'on aura l'opportunité de découvrir un Mu qui n'a de cesse d'apprendre en partageant son univers avec les autres.

En attendant, je te souhaite encore la bienvenue au Lost, et j'espère que tu y vivras de belles aventures parisiennes !

Spoiler:
 

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Mu Zhongxian
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MessageSujet: Re: 木忠仙 : un gardien en vadrouille [Fini je crois]   Sam 3 Déc - 20:27

Les messages sont un peu longs et c'est un peu dur d'y répondre en détail. Merci en tout cas pour cet avis construit.

J'ai beaucoup de mal avec les descriptions mentales. Si j'arrive à me faire un schéma des réactions de mon personnage, mettre des mots pour le caractériser c'est plus compliqué. Peut-être aussi pour ça que je m'y suis perdu. D'autant plus qu'en rp je ne suis jamais sûr de tout tenir ce caractère même si j'essaye.
Pour le physique : je ne pense pas qu'il sorte avec des vêtements de sa statue, et je pense que les vêtements occidentaux lui semblent un peu étrange. Mais tant de choses lui semblent étrange, ma foi. Il s'habille avec ce qu'il trouve, il ne cherche pas vraiment à se singulariser. Il va plutôt essayer de se fondre dans la masse, en fait, même si ça risque d'être un peu difficile au début.

Pour Bao et Mu, j'admet ne pas avoir insisté sur ses sentiments. Déjà parce que je ne suis pas doué avec ça, dès que je commence à me laisser aller, j'ai l'impression d'entrer dans quelque chose de beaucoup trop dramatique. Et mes histoires étant déjà à la limite du lourd niveau drama, j'ai du mal. En plus, Mu a du mal à les comprendre, ses sentiments. C'est vraiment un morceau de bois normalement. Admettre ce qu'il ressent, comprendre même qu'il puisse ressentir, c'est pas forcément une mince affaire. Le concept même de sentiment lui est finalement inconnu au départ.  Bao, lui, y a bien plus été confronté du fait de sa rencontre avec le prince. Bon ça ne lui a pas réussi par contre. Bon, en vrai je n'ai aucune excusesmais pour moi, le nom de Bao, le fait qu'il ne revienne plus, ou pour Mu ses insomnies sont les traces de ce qui se passe dans leur tête. Mais je peux comprendre que ça n'aide pas et que ce ne soit pas très "chaleureux" et qu'un peu de psychologique puisse faire du bien parfois. Il faudra que j'y travaille je suppose.
Quant à la situation actuelle de Bao, Mu est sûrement inquiet au fond, mais il a accepté qu'il ne reviendrait certainement jamais. Ça le rend triste mais en plus de mille ans il a eu le temps de se faire une raison et d'accepter le choix de son frère.
En tout cas, merci pour la validation et pour le temps pris à me donner ces critiques ^^.

(Ah, et aussi, vu le nombre d'interprétations et de liberté que je me permet, je pense que tout connaisseur des rites funéraires chinois qui lirait ma fiche finirait par pleurer des larmes de sang roulé en boule dans un coin. Mais c'est gentil.)
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MessageSujet: Re: 木忠仙 : un gardien en vadrouille [Fini je crois]   Mar 20 Déc - 21:28

Bon voilà, je viens de finir de tout lire et je suis juste trop fan de ton perso *roule de partout*  :blackat:
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木忠仙 : un gardien en vadrouille [Fini je crois]

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