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Neige

Cabaret du Lost Paradise - Forum RPG

Forum RPG fantastique - Au cœur de Paris, durant la fin du XIXe siècle, un cabaret est au centre de toutes les discussions. Lycanthropes, vampires, démons, gorgones… Des employés peu communs pour un public scandaleusement humain.

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 Un train d'enfer [pv reilly, reprise de rp]

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Valentine Lefevre
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MessageSujet: Un train d'enfer [pv reilly, reprise de rp]   Sam 15 Juil - 0:41

Telles des fourmis se hâtant de produire de la bonne main d’œuvre pour leur reine, les journalistes vaquaient à leurs occupations sous les yeux indifférents de Valentine, installée à son bureau. Depuis son retour au pays, elle trouvait les nouvelles bien banales et ennuyeuses, ne trouvant rien à se mettre sous la dent. Un charlatan vendant des fausses lotions pour la pousse des cheveux ? Un voleur d'oranges réfutant les accusations ? Un politicien soutirant en douce de l'argent ?
Tout cela n'avait rien de très palpitant pour la demoiselle qui n'avait pas hésité à le dire ouvertement à ses collègues et supérieurs.

Bien entendu, elle avait eu droit à des remontrances de la part de Gaspard, déçu par son manque de motivation. Il chercha même à la vexer en lui annonçant que sa nouvelle recrue, Loki sous les traits de Logan l'humain, était bien plus doué qu'elle ces derniers temps. Mais il ne parvint qu'à lui décrocher un petit sourire, en réalité très satisfaite des progrès de son compagnon, l'agaçant encore plus.
A présent, elle attendait, punie de son comportement désabusé, ne recevant aucun sujet à traiter.


"Valentine ? Est-ce que je pourrais te parler ?"

La jeune femme sortit de ses pensées et tourna la tête vers le brun aux yeux rouges, installé juste à coté d'elle.
Loki avait montré à bien des égards qu'il savait parfaitement s'intégrer au monde humain et était à présent complétement autonome. Son sérieux lui avait octroyé du galon très rapidement et beaucoup l'appréciait dans le journal.
Elle lui sourit légèrement et hocha la tête, l'écoutant attentivement.

"Tu... tu te rappelle des malfrats qui nous avaient posé des problèmes il y a un an de cela dans les docks ?"

"Ceux qui cachaient de la drogue dans de la porcelaine ? Bien sûr, pourquoi ?"

L'homme chien la dévisagea avec un air étrangement grave, hésitant une seconde avant de lui tendre un bout de papier, avec des noms, des horaires et des adresses, qu'elle attrapa sans en comprendre le sens.

"L'un d'entre eux, n'ayant pas été arrêté par la police, faute de preuves de son implication, a refait surface récemment, il a réussi à se faire un nom dans une société de transport de marchandises ferroviaires. Et apparemment il continue son activité. Il suffirait de le prendre sur le fait pour qu'il tombe enfin, ça ferait le buzz, il a vraiment gagné en notoriété dans l'empire de la vente."

"Comment sais-tu tout ça ?"

"Je l'ai croisé lors d'un travail en extérieur et... j'ai reconnu son odeur, ainsi que celle de la drogue... Je me suis renseigné en douce et j'ai obtenu par déduction les moments où il peut faire du trafic en toute tranquillité. Cela ne me fait pas plaisir de t'en parler, mais tu as besoin de reprendre des activités avant que le chef ne te sanctionne pour de bon."

Valentine écarquilla les yeux, surprise par cette révélation. Avait-il peur qu'elle se fasse congédier au point de la pousser à prendre des risques ?
Trouvant cela à la fois déstabilisant et touchant, elle ne fit aucun commentaire, réfléchissant à la situation. Puis elle soupira et se redressa sur son siège, prenant un air détaché.


"Très bien, je vais enquêter à ta place, puisque tu me le demandes. Respire un coup, mon grand. Je n'ai pas l'intention de partir... En tout cas pas avant d'avoir fait ton boulot. Je vais voir ça de suite."

Elle afficha un air moqueur et se leva, prenant son sac en bandoulière et son carnet de notes. La journée était bien avancée mais d'après les gribouillis maladroit de Loki, l'individu allait avoir une petite pause à la Gare Saint-Lazare. Un bon plan pour chercher de la clientèle ou passer de la drogue discrètement.
Elle quitta le travail et prit directement la direction de l'édifice concerné.
En réalité, elle n'était pas du tout convaincue par les dires de son ami, certaine que le suspect ne sentait la drogue que parce qu'il en consommait, mais elle y irait malgré tout.
La rouquine ne savait même pas pourquoi elle se donnait la peine de s'y rendre et pourtant son instinct lui dictait une fois de plus qu'elle devait être sur place, juste au cas où...

Il y avait beaucoup de population là-bas, débarquant d'un train ou allant pour embarquer dans un autre. Autant de monde d'un coup donna le tournis à la jeune femme qui s'empressa de filer vers une zone tranquille, près d'une grille séparant civils et travailleurs.
Il lui fallut un petit temps d'adaptation, un peu choquée par son comportement, mais préféra passer outre ce nouveau trait de caractère post traumatique et vérifia que personne ne l'observait.
Une fois rassérénée, elle longea la séparation métallique jusqu'à trouver une porte avec un panneau "interdit". Elle bidouilla la serrure sans vergogne et s'infiltra de l'autre côté, n'éprouvant pas le moindre remord de jouer encore une fois dans l'illégalité.

Restant vigilante, elle s'avança parmi les quais de marchandises, esquivant les hommes présents et parvint à l'endroit où se trouvait les wagons portant le nom de la société du suspect. En revanche, lui, était introuvable. Avait-elle raté le coche ?
Valentine explora les environs, tendant l'oreille pour capter des informations potentielles, mais elle fit chou blanc.

Finalement au bout de 30 minutes de recherche, allant jusqu'à fouiner sur des quais extérieurs, elle l'entre-aperçu plus loin, seringue à la main en train de se piquer, comme n'importe quel camé qui se respecte, validant ses suppositions. Elle se décida de rentrer, préférant dire à Loki la triste révélation afin qu'il passe à autre chose et ne l'embête plus avec cette histoire.

Tournant les talons et rangeant ses affaires convenablement pour sortir de la zone, elle capta un mouvement sur sa droite, un peu en retrait. Son attention se tourna vers l'agitation et après une petite observation, réalisa qu'elle pouvait voir les quais réservés aux civils, ceux-ci attendant qu'un train en approche et ne faisant pas d'arrêt, veuille bien passer pour qu'ils puissent continuer leurs routes. Des acclamations s'élevèrent de la masse quand un évènement inattendu se déroula sous leurs yeux.

En plein milieu des rails, un homme titubait, complétement désorienté et tournant le dos au danger qui arrivait à grande vitesse. Beaucoup hurlèrent, soit lui disant de fuir, soit poussant tout bonnement des cris de terreur. Hélas, personne ne tenta de venir le tirer de là, le laissant seul face à une mort imminente. Au moment où il leva enfin la tête pour voir la locomotive, il resta figé et sous les yeux d'un grand nombre de gens, il fut happé sans ménagement, provoquant l'hystérie et la panique générale dans la gare.

Un accident ? Un suicide ? Il en allait du témoignage de chacun. Pourtant personne ne pensa à la cause criminelle... Tout simplement parce qu'ils n'avaient eu qu'un seul et unique point de vu de la scène.
Ils leurs auraient juste suffit de traverser et rejoindre les quais isolés de l'autre côté pour voir ce qu'avait vu Valentine.
Cette pauvre âme avait été placée là volontairement par une autre personne qui avait filé peu de temps après l'accident.
Et si la jeune femme avait reconnu le drogué qu'elle avait recherché dans le rôle de la victime, elle savait aussi que le deuxième avait tourné la tête vers elle l'espace d'un instant, croisant son regard avant de tout simplement... se 'volatiliser' avec un étrange sourire.

Incrustant cette image dans son esprit, elle s'enfuit à vive allure de la zone privée et regagna la foule de badauds, côté civil, préférant passer inaperçue. Mais bien vite, tout ce remue ménage lui redonna le tournis et elle dût s'assoir sur un siège dans un coin plus désert pour calmer ses vertiges, faisant alors fît de ce qui l'entourait, perdue dans des pensées bien sombres...


[comment ça chuis glauque dès mon retour ? non c'est faux j'ai un alibi j'étais au cinéma >w<]

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Reilly O'Brian
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MessageSujet: Re: Un train d'enfer [pv reilly, reprise de rp]   Lun 24 Juil - 16:36

« REILLYYYYYYYYYYY !!!!!!!!
- HEEEEYYYYYY !

Le choc fut aussi vif que retentissant quand Reilly réceptionna son meilleur ami comme il le pouvait dans ses bras, ledit meilleur ami manifestant son plaisir manifeste de le retrouver par des gestes très étendus et une voix aigüe retentissante, limite stridente, qui n’était pas pour manquer d’horripiler les passants en retard et furieux qui arpentaient les quais de la gare. Le couturier sourit de toutes ses dents. Ça faisait du bien de retrouver un peu de vigueur et d’hyperactivité après trois semaines sans nouvelles de son ami. En effet, Lylian s’était offert une petite escapade à la campagne afin de rendre visite à sa grand-mère qui, avait-il entendu, était tombée gravement malade il y avait de cela quelques mois.

« Comment vas-tu ?? Trois semaines mon dieu mon dieu qu’est-ce que ça passe vite !! Tu en aurais presque pris quelques centimètres, dis-donc ! Haha, je blague évidement, ton cas est désespéré. Oh je dois te montrer la veste que j’ai volé dans les affaires de grand-mère, il y a une veste que tu devrais adorer ! Harvey tu peux- rho mais où est-il ? HARVEY ??!! »

Le petit lorialet laissa échapper un rire franc et bien audible en voyant le petit aristocrate s’agiter au sein de la foule qui descendait du train dont il était sorti il y avait à peine quelques secondes afin de remonter les bretelles de son cher majordome qui, lui, le sermonna en retour pour avoir tenté d’échapper à sa garde.

« Bonjour Harvey, tu vas bien ?
- Si notre cher Lord pouvait ralentir la cadence de ses très chics talonnettes je me porterai un tantinet mieux, mais que voulez-vous, monsieur ? Il est apparemment impossible de contenir un lionceau hyperactif.
- Harvey, si je ne t’aimais pas autant tu sais que tu aurais déjà mal fini, depuis longtemps ? Les serviteurs de nos jours…
- Ne dit-on pas que les serviteurs sont le reflet de leur maître ?
- Voilà qui est fort bien dit, monsieur. »

Le majordome accompagna son approbation d’une inclinaison respectueuse de la tête, et Reilly offrit un sourire chatonesque au blond qui, il le savait bien, avait été piqué et ne savait, pour une fois, pas quoi répliquer. Et Lylian prit d’ailleurs les devants d’un air très noble et hautain, comme il portait si bien, afin de leur faire remarquer qu’il fallait s’éloigner du quais : un nouveau train arrivant en gare était annoncé.

« À part ça, c’est très gentil à toi d’être venu nous chercher, Harvey et moi. »

Reilly sourit de plus belle et remarqua le petit rire discret dudit Harvey qui, pourtant, tentait de le contenir au maximum. Lylian avait beau être extravagant, sale gosse, très sûr de lui, parfois hautain, tous deux savaient parfaitement quel jeune homme doux, attentif et aimable se cachait au fond de lui.

« Alors, comment va ta grand-mère ? 
- Elle…vieillit. Et elle faiblit, tu sais ? Oh ce serait un miracle qu’elle passe l’hiver. Dieu la protège… Mais bon, tout le monde doit mourir un jour, plus ou moins vite, mais j’avoue que ce ne serait pas du luxe si elle pouvait accélérer son voyage vers l’au-delà, elle est vieille, elle perd  la tête et elle ne sent vraiment pas bon, je ne sais pas comment elle peut vivre comme ça, non, vraiment il faudrait faire quelque chose. »

Reilly fit légèrement la grimace. Bon, ok, pas doux. Lylian n’était certainement pas doux. Et Harvey non plus. Ah ça, le majordome de son ami était définitivement diaboliquement charmant et charmeur, multifonction, très bon serviteur, mais là, alors qu’il hochait prestement la tête pour appuyer les dires de son maître, même s’il ne perdait nullement en charisme, il avait l’air plus démoniaque que jamais, et Reilly aurait même juré voir un petit sourire en coin aux commissures de ses lèvres.

Enfin, à vrai dire cela ne l’étonnait même plus, maintenant qu’il en savait un peu plus sur lui. Et la façon dont Lylian considérait les gens — même les membres de sa famille — ne l’étonnait plus non plus ; et puis à part pour sa petite soeur, Harvey, et sa tante, Reilly savait que Lylian n’estimait personne dans sa famille.

Le petit blond le sortit de ses pensées en lui mettant une magnifique étoffe sous les yeux. Une soie d’une finesse impossible, inimaginable, d’une douceur impressionnante, d’un gris tout juste sublime. Oh, il se voyait déjà l’étudier sous la mansarde avec Kaito afin de trouver en quoi la transformer pour la sublimer. Avec la taille de l’étoffe, ils avaient de quoi faire ! Peut-être une chemise avant-garde ? Ou un magnifique cardigan ? Ou alors un-

Plusieurs cris déchirants le coupèrent dans sa réflexion, et les regard respectivement étonnés et blasé de Lylian et Harvey, devant lui, le firent se retourner vers les rails. Ses yeux bleus s’écarquillèrent en une mili-seconde et son souffle se coupa totalement. Tout se passa au ralenti. Sur les rails du train qui arrivait en gare, un homme titubant, à l’air agar, faisait dos à la mort. Il fallait faire quelque chose !! Harvey avait le temps d’aller le sauver, il en était sûr !!

« Harv- »

Trop tard. L’homme avait à peine eu le temps de relever la tête que la mort l’avait emporté en un bruit terrible et déchirant. Tout le monde se mit à paniquer autour d’eux, c’était une hystérie totale, personne ne savait quoi faire ni comment réagir, et certains priaient pour les restes de feu cet inconnu, tentant de faire fit de la scène qui se déroulait sur les rails. Reilly avala sa salive avec un peu de difficulté. Ce n’était pas la première fois qu’il voyait quelqu’un mourir, mais il n’avait pas vu assez de vies fauchées pour y être habitué ou ne rien ressentir. Et Lylian glissa sa main dans la sienne, comme pour le rassurer.

« Viens, Reilly, on va un peu plus loin.
- Ah ! Ne serait-ce pas votre amie journaliste, là-bas ? »

Reilly, encore un peu déboussolé, fronça les sourcils pour essayer d’apercevoir la personne que lui désignait Harvey, qui les prit Lylian et lui par les épaules afin de les protéger du flot de panique et de gens qui s’agitaient dans tous les sens. Cette chevelure ne le trompait pas ! C’était bien Valentine ! Le petit lorialet fronça les sourcils de plus belle. Elle avait aussi assisté à la scène, mais si elle était là… était-ce une affaire sur laquelle elle travaillait ? Sa curiosité l’emporta sur le choc et la situation, et ses petits pieds, pour une fois bien emmitouflés dans leurs chaussures, le firent trotter jusqu’à l’autre côté des quais, sur les quais isolés.

« Valentine !
- Mademoiselle Lefevre ! »

Le petit lorialet fut heureux de constater que ses amis l’avaient suivi dans sa quête d’informations, et il se planta devant la journaliste avant de lui adresser un petit sourire.

« Comment ça va ? On vient de voir ce qui s’est passé et heu…ah ! Je suis là avec des amis !
- Enchanté de faire enfin votre connaissance ! Je me présente, Lylian Bellecourt-de-Levinsky, et voici mon majordome, Harvey. »

Le petit blond fit un beau sourire à la jeune femme et s’empressa de lui tendre la main. Reilly fit aussi signe à Harvey de se présenter mais le majordome lui renvoya un petit sourire désolé et étrangement amusé, en train de fouiller dans un des sacs de voyages de son maître. Une odeur fort et corrosive s’éleva dans l’air autour du petit groupe et vint leur attaquer les narines.

« Je suis absolument navré, madame, monsieur, my Lord, il semblerait qu’une bouteille de parfum et une conserve de pâté de campagne maison se soient cassés au cours du voyage… »

L’odeur du pâté s’ajouta à celle du parfum en un ravissant embrun lourd de charcuterie qui avait certainement pris chaud pendant le voyage, et Reilly et Lylian s’empressèrent de cacher leurs nez dans leurs vestes. Le petit couturier lança un regard déconfit à la journaliste.

« Désolé, Valentine… »

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La complainte du lorialet se chante en #0099CC
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Valentine Lefevre
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MessageSujet: Re: Un train d'enfer [pv reilly, reprise de rp]   Mar 1 Aoû - 20:18

Toute cette histoire semblait invraisemblable et de toute évidence, la jeune femme allait devoir rester seule avec son secret tant qu'elle n'aurait pas élucidé le mystère. Mais n'était-ce pas un peu dangereux ? Elle savait d'expérience que parfois, la curiosité pouvait avoir ses limites et causer du tord à celle qui fourrait son nez dans des choses qu'ils valaient mieux ignorer.
Cependant, Valentine ne pouvait pas rester à rien faire alors qu'elle avait clairement vu un non humain commettre un crime. Si tout le monde pensait à un suicide ou un accident, elle était bien la seule à connaître la vérité !

Elle fronça les sourcils, cogitant avec gravité sur tout cela et n'entendit qu'au dernier moment le bruit de pas s'approchant rapidement d'elle. Elle réalisa qu'il venait délibérément vers elle, aussi leva-t-elle les yeux juste à temps pour croiser ceux innocents d'une personne lui étant familière.
Sortant de son brouillard, elle se remit les idées en place au moment où le garçon s'adressa à elle... Ou plutôt, le lorialet.
Reilly... et deux inconnus ?

Il y avait un autre garçon, cheveux blond et yeux bleus, l'observant avec un grand sourire, presque un Dandy avant l'âge. Il connaissait son nom, ce qui la perturba quelques instants avant de réaliser tout bonnement que son petit compagnon avait dû citer son nom au préalable. Il se présenta poliment, puis fit la même chose pour son majordome. Jetant un œil vers l'homme, la journaliste tiqua légèrement en découvrant un bel homme tout à fait à son goût... mais se reprit aussitôt en se rappelant qu'elle n'avait plus aucune raison de "traquer" des romances potentielles.


"Enchantée et ravie de vous voir... même si la situation ne s'y prête guère. Vous arrivez tout juste ? Ce n'est pas la meilleure image que la Capitale peut dévoiler. Et dire que je suis venue ici pour une banale affaire sans importance, me voilà devant un meurtre... Euh non, accident, pardon."

La rouquine soupira et se releva en souriant tristement aux garçons, acceptant la main tendue de Lylian.
Mais à peine se sentait-elle prête à se remettre de ses émotions, une odeur nauséabonde vint jusqu'à elle, lui retournant méchamment l'estomac.
Elle plaqua vivement sa main sur le bas de son visage pour atténuer les relents de nourriture, dissimulant par la même occasion un haut le cœur. Cette fois-ci c'était officiel et définitif : elle était malade.


"Je... je dois prendre l'air... sinon je vais tourner de l’œil... excusez moi..."

Pivotant vers la sortie, elle couru rapidement vers l'extérieur, priant pour ne pas être prise de nausée en cours de route. Elle réalisa trop tard qu'elle avait oublié sa besace sur le banc, même si dans l'instant présent, il ne s'agissait pas de sa priorité.

Dehors, l'air tiède mais rafraîchissant lui fit un bien fou, calmant sa nausée. Hélas, ce n'était pas un remède miracle et son état était toujours incertain. Se sentant fiévreuse, elle s'avança vers un lampadaire contre lequel elle s'adossa. Elle finit par fermer les yeux, la tête lui tournant.

Elle entendait des badauds s'excitaient tout autour d'elle, parlant avec entrain de l'incident, heureux d'avoir une anecdote croustillante à raconter. Il en allait de toutes sortes de témoignages, tous cherchant à avoir la description des faits le plus palpitant qui soit, pour la police et les journalistes lorsqu'ils arriveraient sur place. Pathétique...
D'autres, plus humains, peut-être, s'étaient également mit à l'écart, tout aussi mal en point qu'elle si ce n'est qu'ils rendaient véritablement leur repas dans les buissons aux abords de la gare.

Une présence se fit sentir près d'elle, mais elle ne réagit pas, supposant qu'il s'agissait d'un passant, ou peut-être Reilly qui l'avait suivit, mais la voix qui l'accosta accéléra son rythme cardiaque, la forçant à soulever ses paupières brûlantes pour chercher l'auteur de ce timbre au léger accent anglais si reconnaissable.


"Valentine, tout va bien ?! Tu es si pâle."

Elle parvint à focaliser son regard sur le visage de l'homme tout près d'elle, l'observant avec inquiétude. Son cher docteur semblait être apparu comme par magie devant elle, la dévisageant de son regard de glace à travers de belles mèches dorés refusant de rester attaché en catogan.

"Alex..."

Elle eut une violente envie de fondre dans ses bras et l'étreindre, mais se retint, se rappelant de la bienséance et prit une profonde inspiration, cherchant ses mots. Son regard vagabondant dans le décors, elle aperçu les trois silhouettes qu'elle avait laissé derrière elle et les regarda s'avancer, tournant l'attention de médecin vers eux. Quand ils furent près d'eux, elle afficha un faible sourire et tourna la tête vers le grand blond.

"Je vous présente le Docteur Alexander Wenhams. Il vient de Londres, c'est un ami qui m'est cher. Alexander, voici Lylian Bellecourt de... hum... je suis sincèrement désolée, je crains d'avoir oublier votre nom complet... Son majordome Harvey, c'est ça ? Et Reilly O'Brian qui travaille au Lost Paradise."

Alexander fit le lien rapide entre le cabaret, sa réputation et le garçon, devinant qu'il n'était certainement pas humain. Il sentit également que le majordome avait une drôle d'aura mais ne fit aucun commentaire, préférant jouer la carte de l'individu jovial, comme il savait si bien le faire depuis tellement d'années. Il hocha poliment la tête avec un mince sourire.

"Nice to meet you. Vous venez tous de la gare, je comprends mieux. J'ai apprit ce qui venait de se passer, ce ne doit pas être un spectacle très... hum... ragoutant ?"

Il se tourna à nouveau vers la jeune femme, toujours pâlotte et après le constat qu'elle n'allait pas se remettre comme ça toute seule, il se rappela d'une petite place derrière la gare qui semblait vide lors de son passage.

"Peut-être serait-il judicieux de mettre Miss Valentine dans un coin calme afin qu'elle se repose ? Je devais justement chercher un colis à la gare contenant des médicament, il y aura de quoi lui redonner des couleurs. Je vais le chercher, je serais rapide... en espérant que le guichetier ne fera pas d'histoire."

Il fit un rictus glacial une fraction de seconde avant de prendre congé du groupe, ignorant les vigiles forçant les gens à sortir et ne semblant même pas sourciller aux cris de panique d'une dame ayant assisté au massacre. Il n'était pas à son travail, il ne voyait aucunement l'intérêt de se préoccuper de civils lambda agaçants.
Valentine le regarda s'éloigner en soupirant doucement, consciente de l'état d'esprit du docteur mais ne fit aucun commentaire, elle tourna la tête vers les trois autres et s'excusa de nouveaux, vraiment gênée de les embêter avec son état de santé, les invitant même à la laisser seule pour reprendre leurs occupations, ne voulant pas leur faire perdre du temps avec ses soucis.

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MessageSujet: Re: Un train d'enfer [pv reilly, reprise de rp]   Jeu 17 Aoû - 16:26

« Je suis absolument navré de ce désagrément, madame… »

Reilly observa son majordome préféré du coin de l’oeil, suspicieux, tandis que Valentine courait vers l’extérieur. Etait-il vraiment navré ? Ne l’avait-il pas fait exprès ? Avec lui, on ne pouvait jamais être bien sûr. Toujours, absolument toujours pouvait-on remarquer derrière les yeux foncés de cet homme un petit quelque chose de mystérieux qui laissait penser que rien de ce qu’il ne faisait ou disait n’était fait au hasard.

« Harvey, tu es un méchant majordome et tu seras punis. Ce soir, tu dormiras avec moi.
- Oh.
- Tu regrettes, là, hein ?
- Mon maître s’enroule toujours dans sa couverture, je crains ne pas pouvoir rester au chaud cette nuit…
- Vas, vile serviteur, et dépêche-toi de présenter tes excuses à la gentille dame ! Depuis le temps que je voulais la rencontrer ! Allez, oust ! »

Le petit noble commençait déjà à pousser son majordome du bout de sa cane gravée en houspillant de tout son pas très grand corps, et Reilly sourit, satisfait, avant de leur emboiter le pas. Un dernier coup d’oeil derrière lui lui fit tout de même noter l’oubli de son amie : sa besace était restée sur le banc à côté duquel ils s’étaient retrouvés. Il s’en saisit sans se poser de questions et se dépêcha de rejoindre les deux autres qui, pour une fois, passaient plutôt inaperçus dans le chaos de la gare.

Chaos qui s’était d’ailleurs très vite transformé en hypothèse géante : certaines personnes juraient à d’autres avoir vu le bougre s’élancer sur les rails de lui-même, sans doute un gars du peuple comme les autres qui n’arrivait plus à s’imaginer quelque avenir que ce soit dans leur société. Certaines autres criaient au complot, parce qu’à cause de cet incident les autres trains prévus ne pouvaient plus ni partir ni arriver en gare. Et certaines autres, encore, dénonçaient tout simplement le réseau massif de drogue qui squattait la gare depuis quelques années. Reilly entendait même quelques quidam lancer que, de toute façon, un drogué de moins, c’était toujours mieux qu’un drogué de plus.

« C’est horrible c’est méchanceté…
- Les êtres humains sont des créatures particulières, monsieur, ni vous ni moi ne pouvons les comprendre.
- Mais vous me comprenez, pourtant… »

Le petit lorialet cligna des yeux, et le grand démon s’arrêta net, bagages en mains. Reilly sourit du coin de la bouche. Ah, pour une fois, Harvey ne semblait pas trouver quoi que ce soit rien à répliquer. Alors il reprit sa route, sous les yeux éberlués des deux jeunes hommes, avant de sourire à son tour.

« Oui mais vous, vous êtes particulier. »

S’il n’avait pas vu son attention accaparée par un homme suspect qui semblait filer entre deux voies de train l’air de rien, le petit couturier aurait pu jurer voir les joues de son meilleur ami rosir.

« N’en fais pas trop, Harvey. Tu seras quand même puni.
- Quel dommage… »

Reilly s’accorda un petit rire discret en sortant de la gare, rire auquel le majordome répondit par un clin d’oeil Harvey-esque. Décidément, pas le temps de s’ennuyer avec ces deux-là ! En fait, le petit irlandais était quasiment jaloux de leur relation. Il secoua rapidement la tête avant d’en hocher vivement. Non, non, il n’était pas jaloux et n’avait pas à l’être, d’ailleurs. Pour lui, après tout, ce qui comptait le plus au monde c’était que son entourage se porte bien, et que son patron soit toujours aussi content de son travail. C’était peut-être très simple, comme désir, mais il le senti à son coeur qui se réchauffait doucement : c’était tout ce dont il avait besoin. Avec un petit verre et un papillonnement par-ci par-là de temps en temps. Il sourit. Oui, vraiment, en ce moment sa vie lui était absolument agréable et parfaite.

Enfin, ‘en ce moment’ ne désignant pas le moment présent ; ils venaient de sortir de la gare, et Reilly constata une centaine de badauds — au moins — arrêtés devant la gare ou grouillant vers l’intérieur, curieux de savoir ce qui s’était passé il n’y avait de cela que quelques minutes. Et, un peu sur le côté, à l’écart de cette foule d’excités, Valentine était là, accompagné d’un homme qu’il n’avait jamais vu avant. Il pencha légèrement la tête sur le côté, intrigué, et l’observa de loin : grand, blond, un regard de glace qu’il croisa alors que tous les deux se tournaient vers eux. Non, décidément, il ne l’avait jamais vu.

La jeune femme les présenta immédiatement. C’était donc le Docteur Alexander Wenhams qui leur faisait face, londonien et bel homme ; Reilly ne put s’empêcher de penser qu’un si bel homme et une si belle jeune femme que Valentine formerait un couple des plus divins, mais il secoua une fois de plus la tête pour se concentrer sur les présentations — ce n’était définitivement pas le moment de fangirler, et puisqu’il était médecin, il allait sûrement pouvoir les aider.

« Oh je ne vous en veux pas, peu de personnes se souviennent de mon nom complet la première fois. C’est Bellecourt-De-Levinsky, mais je vous en prie, appelez-moi Lylian, tous les deux, ce serait un plaisir. Vous êtes donc anglais ? C’est drôle ça, Reilly est irlandais. Vous n’êtes pas censés vous détester ou quelque chose comme ça ? Je plaisante, bien sûr. »

Touché, coulé. Lylian était aussi sous le charme du beau Docteur, même si Reilly se doutait qu’il n’y avait là rien de sérieux. Seulement…comment appelait-il cela déjà ? Ah oui : admirer les jolies choses.

« Le spectacle était… disons que certaines personnes gèrent mieux le sang que d’autres…
- Lylian et Harvey vont très bien, j’ai eu un petit peu de mal à respirer, mais cela va beaucoup mieux maintenant. Ne vous en faites pas, nous allons amener Valentine au calme, rejoignez-nous là-bas. »

Le petit lorialet remarqua le rictus glacial du Docteur avant que celui-ci ne file mais n’en fit rien, rien à part un petit coup d’oeil au majordome qui observait également cet Alex d’un regard curieux. Le jeune noble les ramena tous les deux à la réalité quand il donna un petit coup de cane dans le ventre de son Harvey adoré, qui présenta prestement ses excuses les plus plates à la journaliste pour avoir ainsi embaumé son air, et il lui précisa également s’être débarrassé des odeurs trop fortes que contenaient les bagages avant de la rejoindre afin de ne pas lui créer plus de désagréments.

« J’y tenais.
- Allez, viens Valentine, on va se mettre au calme, je commence à étouffer dans cette foule moi aussi… »

Reilly, après lui avoir rendu sa besace, attrapa doucement le bras de la belle jeune femme afin de pouvoir lui procurer une aide éventuelle et il prit les devants, pour une fois, vers l’endroit dont il pensait qu’Alexander avait voulu parler : une petite place tranquille derrière la gare. Harvey profita aussi de la marche afin de déposer sa veste de majordome sur les épaules de Valentine.

« Vous ne devez pas attraper froid, votre ami s’en inquiéterai davantage, madame.
- D’ailleurs, cet ami, comment l’as-tu rencontré ? Si ce n’est pas indiscret, bien sûr. Il ne me semble pas l’avoir vu avant aujourd’hui donc je suis vraiment curieux… »

Un joli sourire de Harvey qui finissait d’arranger sa veste sur les épaules de la journaliste afin qu’elle ne tombe pas, ses grands yeux de chaton curieux à lui, et Reilly espérait bien en apprendre davantage sur ce mystérieux Docteur. Quelques mètres plus loin, ils arrivèrent à la petite place absolument déserte — les quelques personnes qui s’y étaient trouvées ayant certainement préféré se ruer vers les sensations morbides de la gare — et les trois amis s’empressèrent d’asseoir la jeune femme sur le banc le plus proche. Le petit irlandais y prit également place pour tenir les mains de son amie, inquiet de son état.

« Comment te sens-tu ? Et…tu as dit que tu pensais que ce suicide était une affaire de meurtre ?
- Oh oui dites-nous tout, nous pourrions peut-être vous aider ? Je rentre de quelques semaines de vacances chez ma grand-mère vielle et malade, rien ne me ferait plus plaisir de faire bouger les choses. »

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La complainte du lorialet se chante en #0099CC
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Valentine Lefevre
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MessageSujet: Re: Un train d'enfer [pv reilly, reprise de rp]   Mar 12 Sep - 0:25

Touchée par le comportement des trois hommes, Valentine les suivit sans rechigner, remerciant Reilly pour sa besace et Harvey pour la veste qu'il posa délicatement sur ses épaules. Avoir toute leur attention la rendait malgré tout assez nerveuse, pas vraiment habituée à ce genre de faveur. On la voyait toujours comme une fille assez garçonne n'ayant pas besoin de galanterie masculine. En temps normal, il était vrai qu'elle aurait probablement jouée de sa fierté de femme extravertie et libérée pour montrer qu'elle savait se débrouiller seule. Pourtant là, encore choquée et malade, cela lui fit un bien fou.

Ils gagnèrent la place citée par le docteur, située derrière la gare, donnant une vue lointaine mais certaine des voies les plus éloignées des quais. Tout en s'asseyant sur le banc, son regard se perdit vers celles-ci, réalisant que la créature qu'elle avait vu disparaître se trouvait pile là-bas lors du drame.
Ayant gardé le silence durant le trajet, elle s'autorisa enfin à parler, sûre de ne pas tourner de l'oeil. Préférant cependant attendre le médecin pour aborder l'incident, elle répondit à la question de Reilly sur ce dernier.


"Le docteur Wenhams était médecin dans le quartier où je résidais, lorsque je suis partie travailler à Londres. Nous avons sympathisé, nous sommes devenus amis et... hum... il souhaitait changer d'air et je lui ai proposé de venir en France. Je dois avouer que je suis vraiment heureuse qu'il ait accepté."

Valentine se mise à rougir, sautant beaucoup de détails et d'informations plus ou moins privés, préférant ne pas ébruiter quoi que se soit qui pouvait nuire à l'anglais. Malgré le temps passé en Angleterre, elle avait toujours eu du mal à cerner les mœurs et coutumes britanniques.
Avant qu'elle n'ose dire autre chose sur le sujet, Alexander les rejoignit au pas de course, un paquet sous le bras. Il s'arrêta à leur niveau, à peine essoufflé, révélant aux autres qu'il était quelqu'un de très athlétique.


"Mes excuses pour l'attente. Voyons voir... "

Il s'avança vers le banc et posa le colis sur le côté non occupé, l'ouvrant rapidement, cherchant parmi les fioles. Il fronça légèrement les sourcils en lisant quelques étiquettes, puis laissa échapper un "ah" de satisfaction et dénichant ce qu'il voulait. Il fouilla dans la poche intérieure de sa veste, sortant un petit nécessaire de soin et d'un geste expert, prépara une seringue, faisant sursauter la jeune femme. Avant qu'elle ne proteste, il lui fit un sourire rassurant qu'elle trouva particulièrement craquant, l'empêchant d'émettre le moindre son.

"Tu es un peu fiévreuse et avaler quelque chose risquerait de te donner réellement la nausée. Une injection peut te paraître extrême, mais elle te soulagera très rapidement. Tu ne sentiras rien. Tu me fais confiance ?"

Si en temps normal, elle aurait hésité devant un homme lui proposant de lui planter un aiguille dans le bras, elle hocha pourtant la tête sans la moindre hésitation, tendant son bras vers lui. Douter de l'homme qui lui avait sauvé la vie par deux fois aurait été impensable après tout. Il lui administra le produit avec un telle douceur et dextérité que la journaliste sentit à peine la piqûre. Quand cela fut terminé, Alexander rangea tout soigneusement, remerciant par la même occasion les trois hommes de s'être occupé d'elle durant sa petite absence.
Se redressant, il leur fit un sourire beaucoup moins figé que lors de leur première rencontre, un peu moins sur ses gardes, surveillant toujours Harvey du coin de l’œil, curieux.

Valentine sentit les effets en quelques minutes, retrouvant quelques couleurs, soulagée de ne pas avoir eu la nausée devant témoin, cela étant beaucoup trop gênant pour une dame... même pour elle.
Prenant alors un air sérieux, elle aborda enfin le sujet qui les intriguait.


"Ce n'était pas un accident... à la gare. Je... j'ai tout vu. Je m'étais invitée sur les quais de marchandises pour une histoire au final sans importance... Sauf que celui que je traquais s'est soudain retrouvé sur les rails. J'étais de l'autre côté, je n'ai pas raté une miette de la scène et de l'individu qui l'a placé là-bas avant de "disparaître" sous mes yeux. C'est un meurtre et je ne vais même pas pouvoir en parler au boulot... pas même à Loki, il va me faire une crise sinon."

Fronçant les sourcils avec un air agacé, la journaliste leva la tête vers la gare, censurée avant même de pouvoir écrire quoi que se soit. Elle tenait quelque chose de palpitant, mais à cause d'un être non humain, cela devait devenir qu'un banal suicide de drogué. Si seulement il ne s'était pas évaporé et s'était contenté de sortir par la porte d'entrée, comme toute personne normale qui se respecte.
Serrant la main de Reilly qui le tenait toujours, elle le remercia d'un sourire doux et se leva, s'éloignant d'eux, tournée vers les rails et de la masse grouillante qu'elle pouvait voir au loin.
Partant du principe que Lylan et Harvey connaissaient l'existence des légendaires, compte tenu de leur lien avec le petit lorialet, la rouquine leur fit face, lançant également à Alex un regard déterminé
.

"Malheureusement, je crois que je n'en ai pas finit avec cette histoire... J'ai vu le tueur se tourner vers moi juste avant de se volatiliser. J'ignore si cela fait de moi un témoin gênant ou à l'inverse s'en moque t-il, pensant qu'une humaine ne peut rien lui faire... mais mon instinct ne cesse de me dire qu'il n'est pas partit bien loin..."

Valentine fit la moue, réalisant que même si elle disait cela avec un air de défis, cela n'allait en rien leur dire quoi faire à présent. C'était son problème à elle et voilà qu'elle colportait une information sortit de nul part à quatre hommes ayant juste eu la gentillesse de lui porter secours. Pourtant elle osa tout de même demander, soudain toute intimidée.

"Vous... vous voulez bien m'aider ? Je ne sais pas du tout comment résoudre ça toute seule en fait..."

Elle détourna le regard, comme évitant des regards incrédules, mais pourtant elle entendit un petit rire et vit Alex s'approcher d'elle.


"Tu peux compter sur moi, il est hors de question que je te laisse te mettre en danger sans que je ne sois là pour te protéger."

Elle voulu le remercier mais encore une fois, elle ne put placer un mot, le médecin l'en empêchant en l'embrassant sur le front. Finalement, cet anglais était encore moins prude qu'elle et n'hésitait pas une seule seconde à dévoiler un certain degrés d'affinité entre eux devant témoins. Elle piqua un phare et cette fois-ci, c'était officiel, elle ne savait plus du tout où se mettre.

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Un train d'enfer [pv reilly, reprise de rp]

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