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Neige

Cabaret du Lost Paradise - Forum RPG

Forum RPG fantastique - Au cœur de Paris, durant la fin du XIXe siècle, un cabaret est au centre de toutes les discussions. Lycanthropes, vampires, démons, gorgones… Des employés peu communs pour un public scandaleusement humain.

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 22 v'là les flics ! [PV Lilianna & Harry] | [1889]

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Aldrick Voelsungen
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MessageSujet: 22 v'là les flics ! [PV Lilianna & Harry] | [1889]   Lun 12 Mai - 13:33

- Tu me fatigues à la fin ! Puisque je te dis que ce n'est pas possible !
- Tu comptes laisser passer ça ? Sérieusement ? C'est vil !
- Oh épargne-moi le coup du défenseur de la veuve et de l'orphelin, veux-tu ? Si tu dis ça, c'est juste parce que tu es en sous-effectif !
- Je t'ai connu plus prompt à aider ton prochain.
- Tu m'as connu plus naïf ! Je ne suis plus le jeune étranger à qui il est aisé de refiler ses corvées d'épluchage de patates !
- Tu le faisais super bien !
- Arthur !
- Ton sens de l'humour n'a pas évolué en revanche, c'est regrettable. Moi qui me faisais une joie de te revoir, voilà comment tu me traites ! Même pas un tour de bienvenue d'offert !
- C'est moi qui suis en déplacement, dans ton unité.
- Tu chipotes ! Avoue que tu n'aurais raté cette entrevue pour rien au monde !
-  Une entrevue ? Ta vision du monde est toujours aussi originale.
- Fais pas ton vieux filou, il fallait au moins ça ! Pour une fois qu'on se voit..
- Normal ! La dernière fois qu'on s'est vu, je me suis fait charrier pendant un mois ! Et je ne parle pas même pas de la façon dont tu as réussi à m'enlever ma dame !
- Elle était sans défense c'est de ta faute.
- Tu dis ça comme si ça n'avait rien de prémédité.
- Ne sois pas désagréable le bleu.
- Hey ! Ne m'appelle pas comme ça ! Aldrick plongea ses iris dorés dans ceux irisés d'Arthur. Si c'était juste pour te moquer de moi, ce n'était pas la peine de clamer partout que tu étais de la partie !
- Pff, t'es vraiment d'une humeur de chien dès que ça touche à tes cavaliers.
- La faute à qui à ton avis ?

Le blond eut un sourire, et se redressant enfin, il s'éloigna du plateau de jeu des petits chevaux.

- Qu'est-ce que j'y peux si tu es aussi nul aux échecs qu'aux petits chevaux, hein ? Tu pourrais quand même me laisser en placer plus sur la colonne centrale. La cloche de l'église Saint Eustache sonna dix heures et le blond réajusta son uniforme avant de se lever. Bon, allé on reprendra à midi si tu es sage.
- Gnagna.
- Très mature comme réaction.
- Oh c'est bon ! Surveiller le marché des Halles sous prétexte que ça serait peut-être le prochain lieu d'enlèvement pour le tueur des péchés capitaux n'est pas non plus d'une adrénaline incroyable.
- C'est ton enquête pourtant.
- Oui, et j'aurais préféré qu'un de ses bureaucrates de pacotille tourne assez sa langue dans sa bouche pour y faire un nœud plutôt que de suggérer ça à mon patron !
- Gaudefroy sait que la presse ne lui épargnera rien, pas plus que le maire. C'est normal qu'il soit contraint de prendre des mesures.
- Ce genre de mesures ne sert à rien ! Je suis content de te voir bien sûr, mais ce type est un malade. Quel fou agirait de façon logique ?
- N'est-ce pas toi pourtant qui m'a dit qu'à la Salpêtrière, ils n'étaient probablement pas tous déments ?

Le commissaire se renfrogna, fermant la bouche qu'il avait ouverte en espérant lui donner la réplique, mais ce fut vain. Gagnant en grommelant son manteau, il fronça les sourcils en contemplant par la fenêtre, une jeune femme qui faisait les cent pas devant le bâtiment.

- Tu la connais ?
- Qui ça ?
- La fille là.
- Quelle fille ? Je ne vois personne.
- Comment ? Mais elle était là !
- Tu fantasmes en plein jour maintenant ?

Le policier s'avança jusqu'à l'entrée et ouvrit la porte d'un geste vif, cherchant parmi la foule alentours la jeune femme qu'il lui semblait avoir déjà vu quelque part, peut-être au Lost ?

- Bon sang, j’ai pas rêvé quand même ! Où cette demoiselle ?

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Dernière édition par Aldrick Voelsungen le Ven 27 Fév - 23:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 22 v'là les flics ! [PV Lilianna & Harry] | [1889]   Lun 19 Mai - 16:35

« Lilianna ! La table 4 attend toujours ! »

La voix claqua dans l'air, sortant la néréide de ses rêveries. Elle n'avait même pas encore récupéré les plats. Ce n'était pas la première fois qu'on lui faisait des reproches, entre les assiettes cassées et son attitude. Être serveuse n'était pas aussi facile qu'on pouvait le croire. Pourtant, elle faisait des efforts. Aujourd'hui n'était tout simplement pas un bon jour... Depuis son arrivée en France, rien n'avait changé. Ses pensées étaient constamment tournées vers le passé. Il faut dire qu'Hannah ne lui écrivait plus. Elle n'avait jamais voulu répondre aux questions de sa fille adoptive, de toute façon. Était-ce trop demander ? Savoir ce pour quoi au juste on accusait son père... Car au final, peu importait les liens du sang, n'est-ce pas ? Seul le cœur connaissait la vérité. Et il était terrorisé, à l'idée de voir ressurgir celui qui l'avait voulu morte, même si elle avait appris à se battre. Que voulait-on bien pouvoir dire par « mettre hors d'état de nuire » ? Elle ignorait s'il était mort, en prison, ou tout simplement blessé... Voilà l'autre mystère qui devait être résolu le plus tôt possible, pour apaiser son esprit.

La meilleure option devait être de se rendre au commissariat afin qu'une enquête sur la question soit menée. Les deux capitales devaient faire affaire ensemble de temps en temps, non ? C'était sa seule chance. En temps normal, on ne l'aurait pas laissé s'absenter du cabaret si près de l'heure du déjeuner, mais on la laissa partir, puisqu'elle n'avait pas vraiment l'air d'avoir la tête à travailler. Voilà comment Lilianna se retrouva aux Halles... Sauf que, plus elle y réfléchissait, plus son plan lui semblait idiot. Si elle tentait de contacter quelqu'un qui était présumé criminel, cela n'allait-il pas la rendre suspecte à son tour ? Elle préférait éviter les ennuis... Entrer, ou ne pas entrer. Question existentielle qui lui faisait faire les cent pas, ne pouvant qu'espérer que personne ne la voit faire. Autrement, le choix n'en serait plus un.

Après quelques minutes, par contre, Lilianna se décida à rebrousser chemin. Parce qu'elle n'avait finalement pas assez de courage. Seulement, à peine avait-elle atteint le croisement que la voilà percutée plutôt violemment, se trouvant projetée au sol. Elle ne pût s'empêcher de pousser un petit cri de terreur. Forcément, de sa bouche, cela ressemblait plutôt à un couinement plaintif... Alors personne ne devait l'avoir entendu. Une bonne chose, sans doute, puisque qu'il n'y avait en vérité aucune raison de se conduire ainsi. À moins d'être victime d'une altercation quelconque.

« Vous pourriez faire un peu plus attention, tout de même... »

Le regard qu'elle leva vers le jeune homme était tout autant rempli de reproches que sa voix. Elle aurait pu se faire mal, à tomber ainsi contre le gravier. Dire qu'elle ne voulait que profiter du beau temps, maintenant que son objectif premier lui semblait irréalisable...
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MessageSujet: Re: 22 v'là les flics ! [PV Lilianna & Harry] | [1889]   Mer 21 Mai - 22:45

"si tu vis dans l'ombre, tu n'approcheras jamais du soleil." Jacques Mosrine

Aller dehors. Quelle merveilleuse idée en ce temps si radieux.

Cela ne faisait que deux jours qu'Harry était arrivé au Lost en tant qu'infirmier et il n'avait pas prit une seule pause. Non pas qu'il y avait foule de personne qui s'en allait quérir ses services, mais pour lui, se reposer paraissait superflue.Alors pourquoi ne pas visiter les environs ?

Il ne savait pas pourquoi ce genre d'idée lui venait encore à l'esprit. Connaissant ses défauts mieux que quiconque encore en vie, il ne saisissait point ce qui le poussait à partir à l'aventure.
Peut-être cette fois-ci serait-elle différente ? Peut-être retrouverait-il son chemin ? Qui sais... Mais non. Bien sur que non...
Errant, tel un sans-abri ou encore un érudit, ne cédant pas à la panique, cause d'habitude, il avançait pas à pas dans les grandes rues pavées de Paris.

"Pavée". Sûrement le mot le plus haït du subconscient de notre jeune Djiin. Mais qui était l'ivrogne qui avait inventé les routes, en posant aléatoirement des cubes sur le sol ?! En y réfléchissant bien, le concept venait probablement des romains. Sauf qu'eux posaient des pierres plates qui étaient toutes à peu près au même niveau !

Bref, revenons au binoclard perdu :
C'est donc, dans un de ses légers mouvements de jambes, que sa botte s'écrasa violemment sur un de ses petits cubes de pierre. Perdant l'équilibre, basculant en avant, il posa son autre pied afin d'éviter toute catastrophe mais sans succès.
Il chu tel une goutte d'eau tombant du ciel. Seulement choir sur le sol est chose commune chez Harry. Mais choir sur quelqu'un en est une autre.

1/ Cela fait aussi mal.
2/ Cela dérange quelqu'un.
3/ ...Qui plus est une personne qui peut aussi avoir mal...
4/ Cela décoiffe, sali, et plisse les vêtements.

S'assurant immédiatement que ses lunettes étaient toujours sur son nez, ne dévoilant aucunement ses yeux, il se releva et rajusta ses vêtements.

"vous pourriez faire un peu plus attention, tout de même..."

Il réalisa soudain sa maladresse. Revenant sur les principes de bonne conduite, il aida cette magnifique demoiselle à se relever.

- Je suis vraiment désolé. Je fus quelque peu inattentif (pour ne pas dire qu'il était maladroit comme un rien). Vous ne vous êtes pas fait mal au moins ? Je suis vraiment confus mademoiselle...

Aussi honteux que rouge, il observa alors la situation. il se trouvait près d'un commissariat de police. Cherchant dans sa mémoire, il ne trouva pas une seule fois le mot "commissariat" dans les indications des passants auxquels il avait demandé son chemin (il l'a fait à de multiples reprises)...

Il était en deux mots :

COMPLETEMENT PERDU

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Aldrick Voelsungen
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MessageSujet: Re: 22 v'là les flics ! [PV Lilianna & Harry] | [1889]   Dim 25 Mai - 19:40

Tout avait eu lieu très vite. Le policier avait à peine repéré la jeune femme que déjà, elle s'éloignait pour disparaitre, emportée par la foule. Sans réfléchir, il s'était élancé en dehors de la bâtisse, son flair titillé par une odeur méconnue. Ses iris dorés parcoururent l'assemblée d'inconnus, s'arrêtant sur les marchands, les passants en pleine transactions, la voix d'Arthur s'était faite lointaine, et le brouhaha des lieux n'aidait guère à sa concentration. Le parfum des fleurs se mêlant à celui du cuir et des légumes, ce mélange détonnant masquait partiellement celui de la néréide, mais il aperçut la chevelure singulière de la belle et tandis qu'il allait la rattraper, elle acheva son parcours sur un homme étrange.

Ce dernier élancé et mince, la releva avec une rapidité et une facilité déconcertantes, si bien que cela fit immédiatement froncer les sourcils au commissaire. Ce fait s'aggrava avec l'apparence douteuse que conférèrent les lunettes à la silhouette de son interlocuteur.

Perplexe, l'agent comme figé, avisa la scène, avant que les mots d'ordre qui l'avaient fait se déplacer jusqu'ici ne lui reviennent en pleine figure. Mais ce qui le perturba plus que tout, ce fut cette sensation familière lorsqu'il dut à moins d'un mètre d'eux. Quelque chose qu'il avait senti dernièrement, il en était certain, pourtant impossible de savoir de quoi il en retournait.


*Ce type pourrait-il être le tueur aux péchés capitaux ? Non, il aurait probablement été en cab sinon...*

D'autres passants s'immiscèrent entre eux et Aldrick eut l'impression que le brun venait de glisser quelque chose dans sa poche. Une moue étrange étira ses traits avant qu'il ne réduise considérablement la distance qui le séparait encore du duo, déclarant après s'être éclairci la gorge :

- Bonjour m'sieurs, dames. Commissaire Aldrick Voelsungen, enchanté. Je procède à un contrôle d'identité. Pourrais-je voir vos papiers s'il vous plaît ?

Machinalement, il avait sorti sa plaque, et l'avait rangé pour la remplacer par un petit bloc note et un crayon. Une main large s'abattit sur son épaule mais il ne sursauta pas en entendant si près de lui la voix grave d'Arthur.

- Eh ! Qu'est-ce qui t'as pris de partir comme ça ?
- Je vérifie ce dont nous parlions plus tôt.
- Tu es sérieux là ?
- Je ne plaisante pas avec mes enquêtes, Arthur.

Puis remarquant les deux autres et le durcissement des traits chez son collègue, le blond ouvrit d'abord de grands yeux, avant d'abandonner un "oh" étonné et de se redresser. Droit comme la justice, aussi bien que le leur avait appris l'armée, les mains dans le dos, il arbora un air plus renfermé, professionnel, et implacable, identique à celui d'un inspecteur des travaux finis en mission.  

Arthur, avait toujours eu une carrure impressionnante, avec ses épaules et ses mains larges, ses yeux d'un bleu si profond qu'ils semblaient percer toutes les erreurs commises par le passé ; ce corps sculpté par l'exercice physique avait su rabattre bien des caquets par sa simple présence. Bien plus encore en démontrant qu'il savait -de surcroit- réfléchir avant de casser un bras. Pourtant, quand on apprenait à le connaître, il était aisé de se rendre compte de son sens aigu de la justice, des fossettes qui naissaient au creux de ses joues lorsqu'il souriait, de cette facilité pour entrer en contact avec les autres. Même si là, le trentenaire blond, semblait aussi facile à amadouer qu'un tigre affamé.

Aldrick lui fut étonnement reconnaissant de cette noble attitude, en dépit du doute tardif qui l'assaillait : et s'il s'était trompé sur leurs comptes ?

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MessageSujet: Re: 22 v'là les flics ! [PV Lilianna & Harry] | [1889]   Lun 2 Juin - 22:07

Voyez-vous ça. Monsieur prétendait que tout ceci n'était qu'un accident, aidant même Lilianna à se relever. Forcément, il n'allait pas avouer être l'auteur d'un délit à moins d'être complètement idiot... Seulement, plus la demoiselle scrutait ses traits, méfiante – ou du moins ce qu'elle pouvait en voir avec ces grosses lunettes – plus elle avait l'impression qu'il était sincère. Il semblait plus perdu que malveillant, à vrai dire. Elle lui sourit donc un peu, pour le rassurer de son état, s'apprêtant à répondre plus gentiment, lorsqu'une voix forte se fit entendre tout près d'eux. Et pas n'importe laquelle, selon les présentations. Le commissaire... L'avait-il vue roder autour du bâtiment ?! Si c'était le cas, Lilianna était dans les soucis jusqu'au cou. Elle en était sûre. Ce fut pire encore lorsqu'un autre homme les rejoint, peu de temps après, la voix lui rappelant ce son si particulier que faisait le tonnerre.

Enfin, pour le moment, le policier se contentait de leur demander des papiers d'identité, donc inutile de paniquer. Quoique ... Des papiers ? Et pour quoi faire, d'abord ? Son visage ne suffisait pas ? Un peu angoissée par les traits durs des deux agents, Lilianna alla se réfugier derrière celui qui l'avait percutée. Après tout, il s'était excusé. Entre deux maux, il vaut toujours mieux choisir le moindre... Elle leva malgré tout ses grands yeux peinés vers le grand gaillard aux iris dorés. Que pouvait-elle faire d'autre ? Elle n'en avait pas, de ces papiers... Ces hommes allaient probablement se fâcher, lorsqu'ils s'en rendraient compte. Elle s'agrippa à la manche du petit homme devant elle, pour tenter de se rassurer un peu, même si elle ne le connaissait pas.

« On n'a rien fait de mal... »

Elle regarda le sol à nouveau, le cœur gros. Pourquoi s'en prenait-on toujours à elle ? Lilianna avait beau être une créature de la mer, elle ne possédait pas la voix des sirènes, pas même d'or. N'était-il donc plus possible de se promener tranquillement ? Certes, elle avait entendu parler des meurtres, comme tout le monde, probablement ... Était-ce l'explication à ce contrôle inopiné, les autres passants n'étant pas interpellés ? Décidément, rien ne semblait logique, dans toute cette histoire que l'on ne voulait même pas leur expliquer. Elle tenta à nouveau de se justifier, pour éviter à tout prix qu'on la fouille..

« Je voulais juste... Mon père... Il... »

Ça y est, cette fois, Lilianna était devenue aussi muette qu'une carpe, les mots n'arrivant plus à sortir de sa gorge. C'était souvent l'effet qu'avait la peur sur elle, lorsqu'elle sentait qu'elle ne pouvait pas sortir d'un pétrin toute seule. Mais pour trainer dans un endroit pareil, il ne fallait pas être devin pour comprendre de quoi il retournait n'est-ce pas ? À tout le moins, son inquiétude était palpable dans ces quelques mots... Avec un peu de chance, l'un des deux agents aurait assez d'esprit pour éviter que l'on se montre trop rude à l'égard de la petite néréide...
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MessageSujet: Re: 22 v'là les flics ! [PV Lilianna & Harry] | [1889]   Mer 4 Juin - 23:08

Quels qu'étaient les pensées de la jeune demoiselle au traits si gracieux, Harry ne pouvais que se sentir mieux. En effet les traits de son visage s'étaient détendu, ravi d'apprendre que celle-ci avait l'air de ne rien avoir, ou tout du moins rien de comparable à une blessure physique.
Notre jeune Djinn aurait bien remercier Dieu, comme tout les Parisiens de cette époque, mais faute d'être né en Arabie, il n'y croyait pas le moins du monde.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, sa sensation de déroute, causée par sa déambulation dans le labyrinthe aussi grand qu'est Paris, avait temporairement disparue.
C'est alors qu'il allait se présenter, qu'il vis non loin un homme qui tel un policier s'avancer à grand pas vers eux l'air plus décidé que jamais. Encore une fois il aurait bien prier pour que ce ne soit pas eux qu'il vienne interroger, mais comme vous le devinez, ça n'avais aucun sens pour lui. Et bien sûr ça n'aurait pas marché de toutes façons.

- Bonjour m'sieurs, dames. Commissaire Aldrick Voelsungen, enchanté. Je procède à un contrôle d'identité. Pourrais-je voir vos papiers s'il vous plaît ?

JACKPOT ! un policier et même pour aller plus loin, un commissaire.......

Ses sens étaient en éveil face à l'arrivée de l'immense homme qui se présenta face à eux. Le bruit des passants qui parlaient, l'odeur des repas cuisant dans les cuisines alentours, les durs pavés sous ses pieds, les couleurs de la saison et le gout de sla salive dans sa bouche, tout se décupla soudainement à cause de l'inquiétude et de la méfiance. Et cette homme là, était loin d'avoir l'air détendu. Il sentait les ennuis, la grandeur, car il devait faire au moins un mètre quatre-vingt dix et l'assurance.
Mais le véritable problème était tout autre. Harry ne possédait aucunement ses papiers d'identité. Sa balade matinale, qui s'avérait plus longue que prévu car dix heures venait tout juste de sonner, était ce qu'on appelle "une petite sortie pour prendre l'air". c'était les mains dans les poches qu'il était partit vers sept heure du matin comme un rien sans emmener quoi que ce soit d'autre que lui-même.
Au moins, ça lui apprendra à ne pas avoir le minimum sur lui.

La jeune femme à qui il allais s'adresser quelques instants plus tôt n'avait visiblement pas vue ce monument au regard vermeil arriver si discrètement... elle sursauta et s'embrouilla d'une telle facilité dans ses paroles, qu'il n'eu pas le temps d'en placer une. Mais de quoi avait-elle peur ? Ce n'était qu'un commissaire après tout. Pas de quoi en faire tout un plat. A moins que celle-ci n'ai volé, tué ou commit un autre déli quelconque. Mais ce qui était certain c'était qu'elle n'avait pas envie le moins du monde de rester ici en compagnie de cet individu.

Elle recula petit à petit pour finalement venir se placer derrière lui. Le policier, vite interpellé dans cette histoire par un deuxième agent attendait une réponse sûrement bien plus concluante que celle qu'elle avait fournit. Pour le moment Harry restait statique, sans dire un mot, de glace face à la situation.

Cela n'allait pas durer longtemps. Son apparence physique se brouilla rapidement pour revenir à la normale un instant plus tard lorsque le mot "enquête" entra dans les oreilles du Djinn. Ce fut si bref que personne d'humain n'aurait put le voir. Etaient-il suspecté de quoi que ce soit pour se faire interpeller ainsi dans la rue ?

Vite-fait bien fait il rattrapa le coup, et dit de sa voix fluette pour un garçon :

- Euh.... monsieur le commissaire. Navré de vous déranger. Mais sachez que ce n'était qu'un accident, elle n'y est pour rien. Je suis rentré dans cette demoiselle à cause des pavés au sol, si c'est pour cela que vous vous inquiétez. Et quand aux papiers d'identité, je.... je ne les ai pas. Vous m'en voyez navré mais ce n'était pas prévu que je me retrouve si loin de mon lieu de départ, voyez-vous.

Il sortit un petit sourire face à l'interlocuteur principal visiblement nommé Aldrick Voelsungen et au blond lui s'appellant Arthur, deux hommes qui faisaient aisément au moins vingt à trente centimètres de plus que lui. De quoi impressionner n'importe qui, et surtout les jeunes femmes qui ont quelque chose à cacher....

il esperait de tout son coeur qu'il n'y aurait pas de problème quelconque, et que sa voix ne laissait pas transparaître sa perplexité face à la tournure qu'avait prit la situation.
Aldrick Voelsungen
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MessageSujet: Re: 22 v'là les flics ! [PV Lilianna & Harry] | [1889]   Lun 9 Juin - 15:33

Et voilà qu'encore une fois, il avait effarouché une damoiselle sans rien faire d'autre que d'ouvrir la bouche ! Un air blasé se fixa sur le visage du brun, qui ne s'éternisa pourtant pas, lui préférant la perplexité face aux dires de la belle. Il fronça légèrement les sourcils, tandis que beaucoup de scénarios négatifs passaient dans sa tête à l'évocation de cette simple phrase laissée en suspens. Ce, en dépit pourtant, de son absence flagrante de rapport avec le sujet. Aussitôt une lueur d’inquiétude passa au fond de ses iris d'or et lentement, il se pencha vers eux, en restant à une distance raisonnable pour ne pas les effrayer davantage, avant de demander :

- Allons, calmez-vous, miss...? Il laissa un instant de silence s'immiscer entre eux, espérant de ce fait obtenir au moins son nom. Qu'est-il arrivé à votre père ? Il va bien ?

Arthur sembla surprit par la question, puis se détendit nettement, sans bouger véritablement pour autant, jusqu'à ce que le jeune homme prenne la parole.
Là, il avisa le commissaire qui avait ouvert de grands yeux, et sembla ensuite perdu dans ses pensées. Les iris bleutés du blond passèrent à nouveau sur le garçon à lunettes, se demandant en quoi cela pouvait bien surprendre autant son ami que le binoclard se soit perdu. Enfin, il s’éclaircit la voix et posa à nouveau une main sur l'épaule de son collègue.


- On dirait que tu t'es un peu emballé sur ce coup là, Aldrick. Puis se tournant d'un air bienveillant vers les plus jeunes, il poursuivit : Excusez-le, il  ne pense qu'à coincer le meurtrier qui sévit en ce moment.  Il est bourru mais il ne pensait pas à mal.
- Hey ! Mais...
- Ose prétendre le contraire, hum ? Coupa-t-il, si serein que cela déconcerta le concerné.
- La question n'est pas là, enfin !
- Il est un brin têtu aussi, comme vous le voyez. Mais revenons à nos moutons. Pour les papiers, pourriez-vous repasser simplement dans le courant de la semaine au commissariat ?
- Ce ne sera pas nécessaire je pense. Vous travaillez tous deux au Lost, n'est-ce pas ? Dit-il en affichant une mine curieuse. Si pour elle il en était quasiment certain à présent qu'il la voyait de plus près ; pour lui, il était juste sûr de sa nature de Légendaire. Mais tous les Légendaires ne travaillaient pas nécessairement là-bas. Il était bien placé pour le savoir. Il attendit un signe de réponse, avant de poursuivre : Bon, navré de vous avoir fait peur. Ce n'était pas mon intention. Aucun de vous, n'est blessé ?

Arthur afficha une moue étrange, presque comique sans parvenir à savoir comment le commissaire avait obtenu cette dernière information. Ce dernier fit mine de ne pas le remarquer, n'ayant aucune envie de lui expliquer qu'il ne connaissait que trop bien l'odeur d'Edward White qui les entourait malgré eux. Pas plus qu'il ne souhaitait devoir justifier se rendre au Lost assez souvent. Quand bien même il aurait -à raison- prôner les mêmes explications qui l'avaient poussés à les interpeler, il ne doutait aucunement qu'il aurait droit à un commentaire ou deux sur June Ravenclose, qu'il aimait entendre chanter autant que possible. Aussi le lycanthrope garda le silence, semblant réfléchir à toute allure, ayant définitivement réalisé que le jeune homme ne mentait pas. Il ouvrit la bouche pour lui donner la réplique mais Arthur le devança :

- Pardonnez-moi, avec tout ça je manque à tous mes devoirs ! Je suis le commissaire Arthur Wallas. Enchanté. Il arbora un sourire professionnel en les saluant selon l’usage. Vous venez souvent par ici ? Vous n'auriez rien remarqué de suspect dans les environs ? Au niveau des cabs notamment ?

Le policier esquissa un sourire. Reconnaissant envers son ami de vouloir l'aider en dépit de son manque flagrant de diplomatie.


*Pff ! Je vais pouvoir ajouter délit de faciès à la liste de mes défauts professionnels ! Quelle idée aussi d'avoir de si singulières lunettes ?! Il voit vraiment mieux avec ces immenses verres ? Ce doit être affreusement lourd !* Il soupira intérieurement. *Enfin, si ça pouvait éviter de remonter jusqu'à Edward ce serait déjà bien.*

Avant même qu'il s'en soit rendu compte, l'agent s'entendit déclarer, en fixant le protecteur du jour :

- Vous cherchiez à aller dans un endroit en particulier ? Dans sa voix, seule la curiosité perçait, tandis que les mots de la demoiselle lui trottaient vertigineusement dans la tête.

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MessageSujet: Re: 22 v'là les flics ! [PV Lilianna & Harry] | [1889]   Mer 23 Juil - 6:53

À l'abri derrière le jeune homme, de son point de vue du moins, Lilianna se contentait d'observer la situation, espérant que tout se termine bien, et sans trop de difficultés surtout. C'était supposé être une journée tranquille. Un jour de repos ! Au lieu de cela, elle se retrouvait apostrophée par deux flics, sans savoir comment réagir. Comment ? On l'avait pensée suspecte pour cette histoire de meurtres sanglants ? On allait loin, pour une simple bousculade. Les battements de son cœur se calmèrent un peu, se sachant innocente. Juste un peu, parce qu'il lui manquait quand même ces fameux papiers. Mais apparemment, l'un des policiers les avait reconnu en tant qu'employés du Lost Paradise et cela lui suffisait. Ah, la diplomatie ! Il faudrait qu'elle pense un peu plus souvent à l'utiliser... Il était temps de faire les présentations, dans ce cas. Elle hocha doucement la tête avant de le faire.

« Clarkson. Lilianna. »

Elle s'était corrigée tout de suite. La faute aux habitudes anglaises qui sommeillaient en elle. Il est vrai que les étrangers n'étaient pas toujours les bienvenus dans ce pays, plus encore de vieux ennemis... Ce ne serait pas suffisant comme motif pour lui mettre les menottes, non ?! Il faudrait d'abord qu'ils relèvent la chose... Les questions des deux hommes restaient en suspens, sans réponse. Pouvait-elle leur faire confiance ? Mais si elle ne se lançait pas, elle n'aurait jamais ses réponses. Dilemme, dilemme. Elle se tourna un peu davantage vers le dénommé Arthur, qui lui semblait le moins rustre des deux... Ne serait-ce que pour son sourire. Allez, Lilianna, courage.

« Pour répondre à vos questions ... Je n'ai plus de nouvelles de mon père depuis longtemps. Il est à Londres. Emprisonné. Alors j'avais espoir qu'au commissariat... On pourrait m'aider... »

Son visage se tordit un peu sous la douleur, sa voix plus faible que jamais en terminant sa tirade. C'était si injuste. Lewis était un homme bon. Il n'avait voulu que venger sa petite fille, une vie innocente prise dans la fleur de l'âge. Pourvu que ses inquiétudes de départ ne soient pas fondées, et qu'on la mette dans le même panier que celui qui avait toujours pris soin d'elle. C'était une histoire complexe, et cela ne la tentait pas vraiment de la conter, surtout que cela pourrait menacer son existence même, encore une fois. Mais c'était sa seule chance d'avoir des informations, alors la risque en valait probablement la peine. Faire le voyage jusque là-bas serait trop long, et surtout trop coûteux. Douloureux pour sa chère Hannah aussi. Enfin. Au moins, ses explications venaient de donner la raison même de sa présence dans les environs, donc il ne devrait plus y avoir de problèmes, si seulement on la croyait...

« Pour ce qui est des cabs, je préfère marcher, alors je n'ai pas trop prêté attention, désolée. »

Même si la néréide était une créature de la mer, elle aimait sentir tous les autres éléments de l'univers en mouvement autour d'elle. Ces cabines à roues lui semblaient trop étouffantes, malgré les fenêtres. Un détail restait toutefois à préciser, avant que les événements ne se poursuivent, surtout si on acceptait de lui donner ses informations sans faire d'histoire, et cette fois, elle s'adressait à tout le monde.

« Messieurs... Pourriez-vous éviter de mentionner toute cette histoire à monsieur White, s'il vous plaît ? C'est que... Je ne voudrais pas l'embêter avec mes histoires ... »

Et plus encore, elle avait peur qu'on la renvoie, puisque la malchance semblait lui coller à la peau... La patience d'Edward White finirait par avoir ses limites, non ? Ce n'était pas le moment de tout gâcher. Sans ce job, elle se retrouverait probablement à la rue. Mais tout cela, elle ne pouvait le dire, même si mentir à un agent de l'ordre pouvait être considéré comme un délit. Seul son visage pouvait peut-être trahir ses pensées, restant encore marqué par une profonde inquiétude, ou encore sa main qui alla toucher son cou du bout des doigts en un réflexe... Seulement, son alibi tenait la route et pouvait expliquer cette angoisse. À moins d'avoir des démêlés avec le lycanthrope aux yeux vairons ou qui que ce soit d'autre au cabaret, deviner son trouble serait chose difficile, alors elle pouvait probablement souffler, sans crainte aucune...
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MessageSujet: Re: 22 v'là les flics ! [PV Lilianna & Harry] | [1889]   Mar 11 Nov - 12:06

Arthur étouffa un rire en glissant à son collègue qu'il venait de se faire snober avec brio et innocence. Aldrick grimaça, portant sur lui un regard sévère que son comparse s'empressa d'oublier en arborant un air jovial. Arthur, on aurait pu lui donner le bon Dieu sans confession tant il débordait d'enthousiasme et de sympathie vis à vis des autres.

- Enchanté Mademoiselle Clarkson. Monsieur. Arthur pencha légèrement la tête, avant d'entrer d'office dans le vif du sujet : Je vois. Tant pis pour nous. Faut te faire une raison mon vieux.
- Sûrement pas ! Je coincerais ce malade ! S'emporta-t-il plus qu'il n'aurait voulu.
- Alala, c'est beau la jeunesse ! Il secoua la tête et avisa la jeune femme : Eh bien, j'ignore si nous pourrons trouver un terrain d'entente avec nos voisins londoniens mais ça ne coûte rien d'essayer. Vous êtes anglaise ? Puis sans réellement attendre de réponse, il enchaîna : Tu connais du monde à Londres, toi ?
- Pas personnellement non. Mais peut-être que le Général Cannon en sera plus que nous ? Il a fait son service là-bas, non ?
- Oui, c'est vrai. Son fils travaille avec nous, on peut voir ça. Depuis combien de temps votre père est-il emprisonné ?
Naturellement, il leur emboita le pas, les invita sans un mot, sans s'imposer, avec une amabilité toute sincère à se diriger vers le commissariat non loin pour qu'ils puissent tirer cette affaire au clair, autant que possible.

Autour d'eux, la rue n'avait pas désemplie. Une famille nombreuse les contourna, le plus jeune, chargé comme un mulet, n'était distinguable que par ses mèches blondes qui dépassaient d'une immense cage à oiseaux cabossée. A l'intérieur de cette dernière, deux poules s'affolaient, peu enjouées d'être malmenées de la sorte, elles poussèrent des cris stridents. Aldrick rentra instinctivement la tête dans les épaules. Il détestait les sons trop aigus. Afin d'éviter d'y penser, il répliqua tardivement pour la jeune femme, sans perdre vraiment des yeux l'autre légendaire :


- Pour ce qui est de prévenir M. White, n'ayez crainte : je n'ai aucunement l'intention de lui rendre des comptes sur le sujet.

Le ton était sec. Arrachant un soupir à Arthur.


- Toujours cette vieille rancœur ?

La question resta en suspens, et son collègue eut la présence d'esprit de ne pas insister, préférant s'étonner :


- Il vous a laissé entendre que votre passé l'indifférait ? Lui qui se préoccupe tant du sort de ses employés d'ordinaire... Voilà qui est bien curieux. Du moins la gente féminine ne semble pas le laisser indifférent. A moins que vous ne soyez trop timide ?
- Arthur !
- D'accord, d'accord. Pardonnez-moi, je ne voulais pas vous indisposer, ma curiosité ne s'arrange guère avec le temps. Déformation professionnelle je suppose. Mais revenons à votre affaire, si vous le voulez bien. Vous pourriez nous décrire votre père Mademoiselle ? A moins que vous ne possédiez une photo de lui, peut-être ?
- Savez-vous pourquoi on l'a emprisonné ?
- Cette fois c'est toi qui est indélicat. Nota l'aîné.
Ce à quoi, avec la plus grande classe du monde, Aldrick répondit savamment : en lui tirant la langue.

- Attends au moins qu'on soit au commissariat pour des questions comme celles-ci ! Reprit l'agent des éclats de rire plein la voix en lui administrant une tape dans le dos.

Le brun leva les yeux au ciel en remettant un semblant de distance entre eux. Du coin de l’œil, il observait le binoclard avec curiosité, encore sur ses gardes, se demandant si son silence perpétuel était une bonne ou une mauvaise chose.

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MessageSujet: Re: 22 v'là les flics ! [PV Lilianna & Harry] | [1889]   Lun 2 Fév - 2:47

Lilianna resta silencieuse tout au long du trajet qui les avait menés jusqu'au bâtiment imposant. Après tout, la donne n'avait finalement pas changé : elle n'était pas certaine de vouloir connaître la vérité. Ni même de quel poids serait le plus lourd à porter. Le deuil ? Ou le fait qu'elle ne pourrait jamais revoir son visage aimant ? Quels que soient les motifs qui l'animaient, le meurtre restait un crime grave, qui devait bien valoir l'emprisonnement à vie, ou même pire. Elle voulait garder toutes les images jolies qu'il lui restait dans ses souvenirs. Elle ne voulait pas voir les rides se creuser sur le visage de son père, son sourire s'effacer, les poches sous ses yeux s'assombrir davantage. Elle ne voulait pas voir si on l'avait malmené entre ces murs poussiéreux, ni la haine se peindre à son égard, pauvre sorte qui avait tout causé par trop de naïveté. Peut-être était-elle même en train de répéter les mêmes erreurs. Comment savoir ? Quel choix avait-elle de toute façon ? Lilianna ne pouvait trouver ses réponses toute seule. Non, c'était la bonne décision, la seule qu'elle puisse prendre, vraiment. Alors seulement elle répondit, son regard quittant le vague et les brumes.

« Je ne peux vous offrir que son nom. »

Oh, elle aurait pu tenter de le décrire. Seulement, les années avaient passé depuis l'accident. Elle ne voulait pas causer un malentendu. Alors ils devraient se contenter de cette information. Elle avait trop honte du reste. Elle avait peur. Quant à ce qui concernait le patron du Lost Paradise, elle ne pouvait vraiment justifier ses craintes qui tenaient plus de l'instinct, alors elle préféra passer outre le sujet. Ces deux hommes avaient déjà débattu de quelques possibilités entre eux, inutile d'alimenter davantage le débat. Cela avait au moins le mérite d'être amusant à voir, un peu plus et on se croirait face à deux mégères qui venaient d'entendre le ragot du siècle. D'ailleurs, cela lui rappelait un détail.

« Commissaire ... Ne mentionnez pas le mien à qui que ce soit, ni mon lien de sang. C'est très important. Je vous expliquerai plus tard s'il le faut. »

La petite néréide paraîtrait peut-être trop timide, surtout en comparaison avec ses semblables, mais elle ne pouvait prendre le risque que l'on apprenne qu'elle ait survécu dans une contrée lointaine. Il aurait peut-être alors été préférable de d'identité, mais son prénom était tout ce qu'il lui restait de sa véritable famille. Et puis, elle ne voulait tout simplement pas vivre perpétuellement dans la peur, à jeter un regard derrière son épaule.

Un piaillement interrompit le fil de ses pensées. Un oisillon s'était apparemment égaré jusqu'à ses jupons. Surprise, elle resta immobile un instant avant de se pencher sur la petite bête pour la prendre entre ses mains, délicatement, sourire tendre aux lèvres. Elle leva ensuite les yeux sur ses compagnons de route. Ce pauvre Harry était plutôt silencieux. Il devait se sentir un peu dépassé par la situation, en attendant qu'ils puissent rentrer au cabaret. Lilianna aurait sans doute tout oublié de son but premier si ce n'était sa présence.

« Les poules ? »

Simple déduction. Les spécialistes des indices sauraient rectifier le tir. Peu importe. Elle ne comptait pas laisser ce pauvre animal sans défense avant de lui avoir trouvé une famille. Même si retrouver ce petit bonhomme ne serait pas forcément une mince affaire. S'il le fallait, elle le prendrait sous son aile. Elle était comme ça, prendre une décision était l'affaire d'une poignée de secondes, surtout s'il était question de venir en aide à quelqu'un. Ainsi elle pouvait se prouver à elle-même qu'elle n'était finalement pas si fragile.
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MessageSujet: Re: 22 v'là les flics ! [PV Lilianna & Harry] | [1889]   Jeu 5 Fév - 10:10

Le commissaire Voelsungen arqua un sourcil sceptique, face à une telle demande. Si étonné qu'il s'arrêta et avisa la demoiselle de pied en cap, puis de la tête aux pieds avant de pencher négligemment la tête sur le côté. Un long silence suivi, durant lequel l'officier pesait le pour et le contre d'une tactique qu'il jugeait absurde.

*Avec un nom seulement, et sans jamais mentionner le sien ? Je suis censé faire de la magie ? Comment veux-t-elle que j'obtienne des renseignements auprès de mes contacts ? Si encore c'était à la capitale... Mais à l'étranger... Surtout vers chez les Anglais ! Comment faire ? Et puis c'est problématique vis à vis de la procédure. Serait-ce une faveur à titre exclusivement personnel ? Personne dans mon entourage n'a mentionné son nom il me semble, rien qui ne mérite pareille faveur ; et puis elle exerce au Lost ! Côté anonymat... Ça équivaut à se promener avec un panneau : "Je suis là !". A quoi pense cette jeune fille ?*

Il fouilla dans sa mémoire, tâchant d'être sûr qu'aucune de ses connaissances, si infime soit elle, ait jamais pu lui parler de la belle, mais rien de probant ne lui revint. Arthur avait fini par s'arrêter à son tour, étonné d'une telle réaction.
Ses iris bleus sereins plongèrent dans les siens, il acquiesça simplement, peiné de savoir une gente damoiselle dans pareille situation, et glissa en parfait gentleman :


-Je peux taper le rapport si tu veux ? Mais il ne faudra pas trop faire attention aux fautes, je suis un peu tête en l'air. Il m'est arrivé plusieurs fois d'omettre ou de rajouter des lettres à certains noms...

Un clin d’œil ponctua le propos, faisant ouvrir la bouche au brun sans qu'aucun son ne s'en échappe, tant sa surprise était grande. Arthur s'en amusa beaucoup et les mains sur les hanches conclut :

- Attention tu vas gober des mouches !
- Les poules ?
- Non les mouches, bien qu'il raffole des poules également.
- Pardon ? Reprit Aldrick désorienté par la conversation jusqu'à ce qu'il remarque la petite boule de plumes serrée dans les mains de la serveuse. Oh. Chacun des commissaires observa les alentours.
- Par là-bas il y a un marchand de bétail. Remarqua Arthur en indiquant l'est.

Effectivement entre un crieur qui beuglait le prix sensationnel de ses salades et un marchand de fromage, un éleveur proposait différentes volailles.


- Peut-être que c'est l'un des siens ?  Suggéra le blond.
- Il semble déboussolé, il  y a beaucoup trop d’animations pour lui, ici.  Nota le lycanthrope sans se rapprocher, de crainte d'effrayer le poussin.

Après tout il empestait le loup autant que ce dernier propageait une délicieuse odeur de volaille. Le petit poussin battit des ailes, sans parvenir à prendre un envol salutaire et piailla de plus belle.


- Réglons ça d’abord, nous nous chargerons ensuite de votre affaire. Sans autre forme de procès Arthur se dirigea vers le vendeur, leur emboitant le pas sans réellement leur laisser le choix.
- Pff celui-là alors... Soupira Aldrick encore étonné que son ami ait pris la décision d'aider la belle en feintant la faute professionnelle. Dites-moi Miss Clarkson, comment est votre père ? Je veux dire physiquement ; et si ce n'est pas trop indiscret bien sûr, quel métier exerçait-il ?

Quand le jeune homme à lunettes passa non loin du lycanthrope, ce dernier ouvrit de grands yeux : cette fois il en était sûr, ce garçon sentait comme la boite à musique qu'ils avaient trouvé à la Salpêtrière ! C'était un djinn !
Un sourire satisfait remplaça son étonnement et il comprit mieux pourquoi il avait eu l'impression dans un premier temps d'avoir à faire à quelqu'un comme Acesmé Aure. Reportant ses iris d'or sur la rousse, et il écouta avec une attention toute particulière sa réponse.

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MessageSujet: Re: 22 v'là les flics ! [PV Lilianna & Harry] | [1889]   Dim 8 Mar - 1:51

Oh ... Vu la tête qu'ils faisaient, peut-être n'était-il pas possible d'accéder à sa demande. Lilianna n'avait pas envisagé cette possibilité. Elle restait ignorante dans plusieurs domaines, ayant finalement passé bien peu de temps en milieu « civilisé ». À vrai dire, elle se fichait bien qu'ils répandent son nom et même sa photo dans le pays tout entier. Le problème, c'était si cela se rendait jusqu'à Londres. Comment expliquer ... qu'on la croyait morte ? Et qu'elle le serait sans doute sans l'héritage qui coulait dans ses veines. Ce qu'elle ne pouvait évidemment pas dire, puisque la foule pourrait capter quelques mots. Alors elle préféra se taire. Quelles qu'en soient les conséquences. Heureusement, le trait d'esprit d'Arthur lui fit oublier ses soucis. Elle avait beaucoup de chance d'être tombée sur quelqu'un qui avait beaucoup de cœur.

C'est alors que leur nouveau compagnon de route s'était pointé. Lilianna était soulagée qu'ils n'aient pas à s'éloigner beaucoup du commissariat pour rendre la petite bête à son propriétaire. Après tout, il ne s'agissait ni plus ni moins d'un simple caprice, alors qu'elle leur en demandait déjà beaucoup. Seulement, la nature tout entière interpellait la néréide, et elle ne pouvait en ignorer les signes. Elle espérait tout de même que ce n'était pas pour le livrer à l'abattoir. L'oisillon n'offrirait pas beaucoup de viande, mais comment savoir ? Les hommes avaient de bien étranges modes alimentaires. Elle en avait été témoin bien souvent.

Le commissaire Voelsungen, lui, préféra continuer à discuter de leur coupable en cours de route. Il préférerait sans doute que toute cette histoire soit rondement menée, contrairement à son collègue. Déjà qu'il ne semblait pas très chaud à l'idée de faire entorse au protocole... Peut-être était-ce la culpabilité qui poussa Lilianna à répondre en toute franchise. Si elle devait leur compliquer la tâche, elle pouvait au moins faciliter leur recherche en leur donnant quelques informations supplémentaires. Elle commença donc par le décrire sommairement, précisant toutefois que ce n'était que selon ses souvenirs. Elle se pencha ensuite sur l'occupation professionnelle de son père.

« Il était pêcheur. Il gardait avec lui cette odeur de la mer. Ah... Je ne sais pas où il travaillait au juste, à Londres... Mais il doit faire face à de lourdes accusations, selon ce qu'on m'a dit. »

C'était sans doute une raison de plus pour laquelle elle s'était rapidement adaptée à sa nouvelle vie. Un élément familier auquel se raccrocher. Ici, elle avait la Seine, mais avant que cette affaire ne soit classée, elle serait incapable de se concentrer réellement sur sa nouvelle vie. Pour cela, il n'y avait finalement qu'une façon de faire. Il fallait gagner la confiance de ce Légendaire rembruni. Et puis, ne lui avait-elle pas promis des explications ? À brûle pourpoint, elle lui souffla la vérité en passant à son tour à sa hauteur, de sa voix fluette qui commençait à souffrir de la conversation soutenue.

« On a voulu mettre fin à mes jours, et on a presque réussi. »

C'était un risque, mais un risque un tant soit peu calculé. Si Aldrick paraissait plus sévère, aucuns des commissaires ne lui avaient fait de remarques inconvenantes. Maintenant, au moins, il devrait comprendre son désir d'anonymat. Elle soutint son regard quelques secondes, cherchant à y lire si son secret serait bien gardé, puis fit tout simplement signe au vendeur de volailles, toute sourire, et s'avança vers lui pour discuter de sa trouvaille, rejoignant Arthur. Peut-être pourrait-elle revenir parmi ces étals pour faire quelques achats, tout cela dégageait une odeur agréable et semblait très frais... Ce n'est pas qu'elle était étourdie. Non. Lilianna n'aimait tout simplement pas s'attarder sur des sujets qui la perturbaient si elle n'avait pas à le faire.

« Je suis heureuse qu'il ne soit pas laissé à lui-même. »
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MessageSujet: Re: 22 v'là les flics ! [PV Lilianna & Harry] | [1889]   Mer 11 Mar - 19:49

La déformation professionnelle aidant, le commissaire sorti naturellement de sa poche un calepin et un crayon, notant tous les détails dont lui faisait part la jeune femme au sujet de son père. La façon dont elle souligna l'odeur de la mer lui fit arquer un sourcil, peu de gens prenaient la peine de spécifier les odeurs, à plus forte raison pour une reconnaissance. C'était d'ailleurs bien plus un trait commun aux Légendaires qu'aux Humains. Il n'en toucha mot, jugeant que cela ne valait pas la peine de spécifier que c'était une odeur dont on pouvait aisément se débarrasser. Il s'arrêta brusquement ensuite, n'ayant que trop bien compris le sens des mots de son interlocutrice. Le policier laissa glisser sur elle un regard étonné, avant d'aviser les alentours d'un air méfiant.

*MM ça explique des choses, pas étonnant alors qu'elle cherche un certain anonymat. Mais bon, le Lost et l'anonymat... Là-dessus, ça ne colle pas*

Vaguement il se demanda si la demoiselle n'était pas en train de le tourner en bourrique, mais il ne parvenait pas à déceler chez elle quelques signes que ce soit de propos mensongers.

*Quelle drôle de fille*

De loin, il l'observa discuter avec Arthur et le commerçant, comme s'ils s'étaient toujours connus, et se surprit à sourire. Ce n'était pas nouveau, Arthur avait toujours su attirer, malgré lui, les gens. Il avait toujours su les mettre rapidement à l'aise et acquérir une certaine aisance, tous types de milieu confondus. En cela, pour Aldrick, il était un peu magicien. Lui qui peinait déjà à s'exprimer correctement quand il était troublé par une demoiselle, il enviait parfois la facilité déconcertante avec laquelle son collègue parvenait constamment à s'intégrer.

- Une bonne chose de faite !
- Arthur, défenseur des animaux ! Le taquina-t-il.
- Ah mais, faut bien ! Surtout les futurs poulets !
La main d'Aldrick vint attérir mollement sur son visage.
- C'est parce que toute ton équipe pense comme ça qu'on se coltine des surnoms qui vole au ras des pâquerettes !
- C'est pour mieux leur voler dans les plumes après mon loup ~
- Tu parles ! Vous vous faites canarder oui !
- Mais non ! Toujours à t'imaginer qu'on nous engraisse comme des oies ! On nous cherche des noms de plume c'est différent.
Il conclut le propos par un clin d’œil entendu, arrachant un soupir désespéré au lycanthrope.

Ils finirent enfin par aboutir au commissariat, laissant passer les plus jeunes avant de les suivre. La première salle plutôt spacieuse comprenait un bureau pour l'accueil, et quelques chaises. Bureau derrière lequel un jeunot dans un costume trop grand pour lui tentait de démêler les paroles étranges d'une grand-mère un brin affolé. Il jeta un coup d’œil désespéré à Arthur, son supérieur, qui l'encouragea à poursuivre et à s'accrocher. Devançant la belle, le blond ouvrit la première porte à gauche pour les inviter à entrer. Dévoilant ainsi une pièce plutôt spacieuse, comprenant un porte manteau, une bibliothèque, une partie de petits chevaux laissée en suspens, un bureau et plusieurs fauteuils confortables. La fenêtre entrouverte, engrangeait le brouhaha incessant de la rue sans paraitre gêner outre mesure Arthur, qui invita les présents à prendre place. Il saisit un papier et une plume, en délaissant totalement la machine à écrire flambante neuve de l'autre côté du bureau. Face au regard interrogateur d'Aldrick, Arthur abandonna dans un soupir :


- Je perds plus de temps à trouver où sont les touches qu'à tout écrire à la main alors... Puis reportant son regard bleuté sur Lilianna, il s'enquit : Pouvons-nous commencer ?

Il attendit un signe d'approbation de la belle avant de lui demander de lui expliquer en détails, et sans rien omettre, de quoi il en retournait.

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