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Neige

Cabaret du Lost Paradise - Forum RPG

Forum RPG fantastique - Au cœur de Paris, durant la fin du XIXe siècle, un cabaret est au centre de toutes les discussions. Lycanthropes, vampires, démons, gorgones… Des employés peu communs pour un public scandaleusement humain.

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 Vous avez demandez un docteur ?

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Alexander Wenhams
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MessageSujet: Vous avez demandez un docteur ?    Dim 4 Oct - 18:49

Présentation, Lost ParadiseGunji | Togainu no chi

Alexander Wenhams

Il existe deux catégories d'individus...

    Surnom(s): Certains me nomment Docteur, d'autres Alex. On me connait aussi dans les journaux Londoniens sous le nom de As de Carreau.
    Âge : 26 ans
    Sexe : Masculin
    Nationalité : Anglaise
    Orientation sexuelle : Hétéro
    Race : Sorcier
    Métier : Docteur
    Taille : 193 cm



You look like…

... ceux dont je sauve la vie...

La journée déclinait légèrement et cette fin d'après midi. Elle avait été surchargée, mais n'était pas encore terminée, loin de là...

"Bonjour Docteur !"


La vieille femme entra dans la salle d'auscultation, posant son regard vers l'individu installé derrière un bureau de bois sombre, rédigeant quelques notes. A son apparition, celui-ci posa son crayon et leva vers elle un visage doux et aimable.

"Madame Steevenson, je vous en prie, asseyez vous. Que vous arrive-t-il ?"

La patiente s'approcha et s'installa sur la chaise vide en face du médecin. Ce dernier l'observait avec un léger sourire agréable. Ses yeux, aussi bleus qu'une Aigue-marine, arborant des nuances de gris et à demi cachés derrière de fines lunettes rectangulaires, pétillaient malicieusement, curieux d'en savoir d'avantage.
La patiente appréciait beaucoup ce jeune docteur, le trouvant toujours très agréable et à l'écoute. Malgré son âge, il arborait un professionnalisme déroutant, soignant toujours comme il faut et là où il faut que se soit des blessures ou des virus.

"Oh vous savez, mon dos me fait toujours mal, j'aimerais renouveler mes cachets...Et j'ai des maux de tête en ce moment, c'est très désagréable."

Le docteur l'écoutait attentivement, gardant le silence. Il notait quelques mots sur un carnet de notes, semblant déjà prescrire des médicaments à l'avance. Il fallait dire qu'il connaissait très bien ses patients et pouvait énoncer leur dernière visite sans un seul oubli.
Prenant la parole, il la questionna de sa voix légèrement rauque mais douce, souhaitant des informations complémentaires concernant ses migraines. A chaque réponse qu'elle lui donnait, il ciblait la source du mal, fronçait légèrement les sourcils, semblant soucieux de la santé de la vieille patiente. Finalement, lorsqu'il eu terminé sa première analyse, il l'invita à s'assoir sur la table d'auscultation où il comptait l'observer plus en détail.
Il se leva de sa chaise, dévoilant une carrure grande et svelte, surement très athlétique s'il ne dissimulait pas cela derrière une blouse d'une blancheur immaculée.
Il semblait être quelqu'un de très soucieux de son apparence et de son hygiène. N'importe quel individu ayant un jour pénétré dans son cabinet pouvait le comprendre, ne serait-ce qu'avec l'odeur de propre de la salle, ou, s'ils étaient amenés à être très près du médecin, le léger parfum qu'il dégageait, semblable à du savon, du désinfectant et d'autres produits antiseptiques... Cependant, une très légère essence inconnue ornait parfois sa peau, ressemblant à des relents de fer ou de cuivre.

Il s'approcha de la vieille femme et commença à l'ausculter, prenant sa tension, vérifiant sa respiration et sa gorge. Cela n'était guère nécessaire mais il s'agissait d'une vérification de routine que tout bon médecin faisait à chaque fois. Puis, il s'intéressa enfin à sa tête, se plaçant devant elle et apposant ses longs doigts fins de chaque côté, frôlant les tempes. La patiente frissonna à leur contact froid. Malgré la température ambiante plutôt agréable et chaude, il semblait avoir froid, ne serait-ce qu'à cause de sa peau pâle et toujours un peu fraiche.

Il l'interrogea de nouveau, tentant de cibler la zone douloureuse. Madame Steevenson avait beaucoup de mal à se concentrer, intimidée par le regard clair et perçant du jeune médecin. Il était plutôt beau garçon et même si elle pouvait être sa grand-mère, elle ne niait pas le trouver séduisant, surtout avec ses longs cheveux blonds. Il les attachait toujours lorsqu'elle venait, mais aux mèches rebelles et aux fines pinces qu'il plaçait pour maintenir l'ensemble, il était facile de deviner qu'ils étaient plus souvent libres et détachés en général. Elle eu envie de le voir ainsi, curieuse de se demander s'il n'était pas encore plus charmant avec ce petit côté sauvage que cela lui donnerait.

Tentant de se concentrer, elle tenta de regarder ailleurs, orientant ses yeux sur le côté, notant soudain un nouvel élément qu'elle n'avait jamais relevé. Des marques sur ses oreilles, comme des trous très fins. Portait-il des boucles d'oreilles ? Cela semblait très étrange pour un garçon aussi sérieux. Lui qui était toujours propres sur lui, le col de la chemise relevé et serré grâce à une cravate sombre, les tenues sur mesures lui donnant un air de gentleman.


Le médecin recula enfin et l'invita à regagner son siège tandis qu'il rejoignait son propre fauteuil. Il se concentra quelques minutes en silence, écrivant les soins nécessaires et leva les yeux vers la patiente, l'abordant à nouveau, prenant cette fois-ci une expression sérieuse.

"Vos maux de têtes sont causés par vos yeux. Vous les fatiguez beaucoup trop. Gardez tout le temps vos lunettes et faites en sorte d'être toujours dans un espace bien éclairé. Le problème se réglera rapidement. Néanmoins je vais vous prescrire un médicament à prendre lorsque vous sentez une migraine apparaître... Un soucis ?"

Il venait de remarquer que la dame trépignait sur ses pieds, comme gênée par quelque chose. Après un moment d'hésitation, elle lui répondit, n'osant pas le regarder en face.

"Vous... Je ne peux pas prendre l'une de vos lotions miracles ? Elles me font un bien fou vous savez..."

"Je suis navré, mais vous savez que je ne suis pas apothicaire et ne peux donc en vendre. Il s'agissait d'une exception car vous alliez vraiment mal. N'ayez crainte, le marchand au coin de la rue, fait de très bonne concoctions qui soulagera vos douleurs."

"J'ai entendu dire que vous alliez bientôt déménager, docteur. Vous nous quittez ?!"

Le médecin resta un instant silencieux, fronçant légèrement les sourcils. De toute évidence, l'une de ses connaissances avait vendu la mèche et la nouvelle s'était répandue comme une trainée de poudre. Il resta ainsi, réfléchissant, puis retira ses lunettes, les posant sur son bureau.

"En effet, j'ai l'intention de voyager un peu. J'ai encore beaucoup à apprendre et à découvrir ailleurs. Mon confrère partageant cet étage s'occupera de vous aussi bien que j'ai pu le faire, soyez sans crainte, c'est un bon médecin..."

***

Finalement, sa patiente s'en alla quelques minutes plus tard, terminant ainsi la journée du docteur.
Épuisé, il regagna l'étage du dessus où se trouvait ses appartements privés et s'enferma chez lui.

Enfin seul et à l'abri des regards indiscrets, il retira sa blouse et commença à déboutonner sa chemise, avançant dans le couloir pour rejoindre la salle d'eau. Sa cravate se desserra et chuta sur le parquet, rejoint par son gilet.
Lorsqu'il entra dans la pièce, il n'avait plus que la chemise, à présent complètement ouverte qu'il retira également.
Ses mains plongèrent dans la bassine préalablement rempli et remontèrent un peu d'eau qui aspergea le visage de l'homme.
Alexander fit un brin de toilette bien mérité avant de se redresser, se regardant enfin dans le miroir accroché en face de lui.

Il s'observa un instant, détacha ses cheveux et tenta de les mettre négligemment en arrière, laissant échapper de nombreuses mèches rebelles qui le fit renoncer à ce projet. L'esprit ailleurs, il s'approcha un peu plus de la glace et leva ses doigts vers sa gorge, frôlant une cicatrice de brûlure. Il en avait d'autres du même genre sur tout le corps, mais la plupart avaient été dissimulées sous d'énormes tatouages lui ornant les épaules, le dos, le torse, le cou et les bras. Il détestait tellement les voir qu'il avait tout bonnement choisi de les faire disparaître sous de l'encre indélébile. Du noir en grande partie, des pointes de rouge de temps à autre, le tout formant des dessins étranges, presque alchimiques.

Il aimait beaucoup ces dessins, mais hélas, ne pouvait en aucun cas les montrer au premier venu. Il aurait été considéré comme un paria, un sataniste peut-être ? Aussi les cachait-il toujours avec soin sous ses vêtements, au risque de passer pour un individu trop propre sur lui.

Il soupira et s'empara d'une serviette, ressortant de la salle d'eau. Il se dirigea vers sa chambre où il récupéra un haut ample et léger qu'il enfila avant de se laisser aller sur son lit.
Il avait envie de se laisser aller dans un sommeil sans rêves, mais avant de le faire il devait encore réaliser quelque chose qui l'obsédait depuis plusieurs heures déjà. Se redressant légèrement, il fouilla dans un de ses tiroirs de commodes de nuit et ressortit une house de cuir qu'il ouvrit doucement. Il releva l'une de ses manches et passa ses doigts sur la veine à l'intérieure de son bras, passant sur les nombreuses marques laissées par le temps. Les brûlures, les tatouages, les infimes bleus causés par l'aiguille de ses seringues...
Cela aussi, il le cachait ardemment, mais cette fois-ci, il ne l'assumait aucunement.


You are…

... et ceux que je tue.

Quelques jours passèrent tranquillement, sans heurt ni incident. Ses derniers patients venaient, parlaient de leurs soucis, il les soignait, ils repartaient. Une routine ordinaire un peu ennuyeuse en soit qu'il acceptait malgré tout, conscient qu'il ne pouvait faire autrement pour l'instant. Il ne ressentit aucune émotion particulière quand il salua celui qui clôturait officiellement son cabinet à Londres.

Le lendemain, il commença à sortir des cartons et autres supports renforcés qui conserveraient à l'abri ses effets personnels durant leur voyage vers Paris. Cela allait probablement lui demander un temps fou, mais il ne s'en alarmait pas, il était consciencieux et patient.
Remontant ses manches de chemise et sans crainte qu'une personne indiscrète ne voit ses tatouages, il commença tranquillement le travail, se préoccupant en priorité des bibelots inutiles, la plupart offert par ses patients reconnaissant. Il n'attachait pas grande importance aux objets mais il n'avait pas eu le cœur de les jeter, bizarrement.

Il s'écoula plusieurs heures lorsqu'on vint frapper à sa porte, le figeant dans son action. Stoïque, il hésita quelques secondes, puis se redressa, demandant à l'inconnu derrière la porte, qui voulait le voir. Un raclement de gorge se fit très légèrement entendre derrière la paroi de bois et une voix familière s'en dégagea, presque offusqué qu'on ne vienne pas immédiatement lui poser la question en face à face.


"Détective Fitzgerald Conley, j'aimerais m'entretenir avec vous."

Alexander analysa le ton que prenait l'homme avant de secouer légèrement la tête. Il se montrait formel, il n'était donc pas seul. Jetant un rapide regard vers ses cartons il s'assura que rien de trop privé n'était exposé et se dirigea vers l'entrée, redescendant ses manches et boutonnant son col pour dissimuler sa peau meurtrie. Il détestait qu'on le dévisage et la police avait ce réflexe très horripilant.

Le médecin déverrouilla le loqué et découvrit le visage de son interlocuteur, grand avec de courts cheveux bruns, au regard vert et brulant d'une personne ayant le sang chaud, un peu agacé par cette attente. De toute évidence il était irrité depuis un petit moment et prenait sur lui pour ne pas flancher en pleine journée durant ses heures de boulot. A ses côtés, un jeune en uniforme l'accompagnait, probablement envoyé par des supérieurs désirant le former sur le terrain.

"Quelle incroyable surprise, Fitz. Vous ne pouvez plus vous passez de moi, on dirait."

Le policier fronça les sourcils mais ne releva pas le ton ironique du blond, entrant sans attendre à l'intérieur, comme si une voix venue de nulle part lui avait donné l'autorisation pour s'introduire chez lui.

"C'est ça, très amusant. Notre légiste est débordé, impossible d'avancer dans notre enquête sans l'analyse d'un expert... Tient mais... Tu déménages ?"

"Quel sens aiguisé de l'observation... Vous me surprendrez toujours."

Il laissa échapper un petit rire moqueur et fit signe au novice d'entrer également. Celui-ci accepta en retirant son casque et le remerciant bien bas, se glissant à l'intérieur un peu timidement, comme craignant d'enfreindre une quelconque loi. Fitz laissa échapper un petit bruit agacé entre ses dents et s'avança vers le canapé où il se laissa choir, déposant un dossier sur la table basse, invitant le médecin à y jeter un coup d’œil.

Alexander referma la porte et prit une chaise qu'il plaça de l'autre côté du meuble afin d'être face au détective.
Gardant un silence presque inhabituel, les deux hommes s'observèrent avant que le blond ne tourne son attention vers le tas de papiers. Il devinait déjà ce qu'il allait voir dedans et avait du mal à contenir son émotion. Cependant il la refoula dans une grande inspiration et se pencha pour prendre le dossier.
Prenant ses aises contre le dossier de son siège, il croisa les jambes et ouvrit enfin le porte documents.


Bien entendu, une première feuille présenta brièvement un inconnu, son nom, son âge et d'autres informations plus ou moins futiles pour l'homme. Une petite photo d'identité montrait de quoi il avait l'air. De toute évidence, Alex sentait qu'il allait bientôt oublier son visage. Il tourna la page et découvrit les images.
Une scène de crime, un corps en charpie, des détails de ses plaies béantes, une arme entachée de sang... Voilà tout ce qui restait de cette pauvre âme. Il n'était à présent qu'une simple feuille d'identité.


Le jeune médecin releva les yeux, les posant sur le policier qui attendait sans un mot, semblant le dévisager dans les moindres détails. Typique.
Le jeune semblait en revanche un peu pâle. Il avait déjà dû subir cette vision atroce et la simple ouverture du dossier lui imposait à nouveau les images dans son esprit. Les novices avaient vraiment du mal avec ça.
Fitz amorça un geste pour prendre quelque chose dans la poche de sa veste mais Alex tourna immédiatement la tête vers lui, lui jetant un regard froid qui stoppa net son geste.


"Je vous ai déjà dit que je ne tolérais aucune cigarette chez moi, Conley."

Sa voix était sèche et peu enclin à une réplique. Il n'en reçu d'ailleurs aucune, ce qui lui permis de se détendre légèrement et de s'intéresser à nouveau au plus jeune.

"Vous n'avez pas l'air dans votre assiette. Puis-je vous proposer quelque chose ? J'ai surement ce qu'il faut pour vous redonner des couleurs, je suis médecin après tout."

"Euh... je... non... merci mais..."

"Sors prendre l'air, gamin. Tu n'as qu'à m'attendre dehors, ça vaut bien mieux."

"Bi... bien monsieur, à vos ordres !"

Le jeune agent salua de nouveau et fit demi-tour, trouvant tout seul le chemin de la sortie. Il les laissa ainsi enfin seul, libre de converser librement.

"Fufu... Il débute juste, je me trompe ?"

"J'en ai marre de me coltiner les bambins sortit tout juste de l'école... Bref, tu peux me dire ce que tu peux voir sur ces clichés ? Le corps est encore en chambre froide pour un moment avant que le légiste puisse s'en occuper et j'aimerais assez en finir avant qu'il pourrisse."

"Si peu de considération envers une victime ?"

"Parle pour toi, tu es tellement inexpressif devant le spectacle que ça me file des frissons."

"J'ai été amené à voir beaucoup de choses, surtout quand je venais donner un coup de main à votre toubib. Le pauvre, ce ne doit pas être reposant de travailler pour Scotland yard... ah et comment il va d'ailleurs ?"

"Ne change pas de sujet..."

Un rictus apparut sur les lèvres fines du blond. Si le contexte ne prêtait pas à sourire, taquiner le détective était toujours divertissant. Il adorait chercher la petite bête quand il en avait l'occasion, même s'il ne s'adonnait pas souvent à cela. Peut-être ne le faisait-il qu'avec les personnes à qui il accordait assez de confiance et d'estime ?

Il finit cependant par reprendre son calme et examina de nouveau les images, relevant les détails importants. C'était du travail... de cochon. Une boucherie incontrôlée qui devait être polluée par des preuves laissées par le tueur. Il était d'ailleurs surprenant que celui-ci n'avait pas été trouvé dans une rue voisine, couvert de sang et riant comme un cinglé. L’œuvre d'une personne psychotique...
Il analysait tout ce qu'il voyait et bientôt, une scène apparut dans sa tête, retraçant l'acte avec précision. A présent il en était certain: c'était vraiment brouillon et irréfléchi.


Évitant de trop s'impliquer en révélant ce genre de choses, il finit par exposer la manière dont était morte la victime et la façon d'opérer du tueur. Fitz notait ce qu'il lui disait avec minutie, retenant chaque information comme si tout était capital. Quand ils eurent finit, Alex lui redonna son dossier et se releva, faisant quelques pas dans son appartement, semblant hésiter quelques instants sur où se rendre.
Le policier rangea tout ce qu'il avait emmené et jeta un rapide coup d’œil au médecin, suspicieux. Il l'était toujours quand il venait requérir son aide. Il aimait gagner du temps et avoir l'avis d'un expert en médecine, mais ses connaissances étaient parfois trop parfaites pour être innocentes. Ils avaient fait connaissance lors d'une première enquête alors qu'il cherchait un tueur en série. Il avait été d'une grande aide et avait même aidé à dénicher le tueur. Hélas, ils l'avaient retrouvé gisant dans une mare de sang avec un As de Carreau, la signature d'un autre tueur faisant sa loi depuis un peu plus longtemps et qui restait encore introuvable. Le seul à n'avoir jamais laissé la moindre preuve ou trace de lui, restant un mystère pour tous.


"Tu pars pour la France ?"

L'homme se tourna, légèrement surprit, et remarqua que Fitz lui montrait un livre sur le français, laissé par mégarde sur le canapé.

"Effectivement. Il vous faudra trouver de l'aide ailleurs, je le crains."

"Pourquoi ne pas m'avoir prévenu. Tu pars comme un voleur..."

"J'ignorais qu'il me fallait votre autorisation."

"J'ai la vague sensation que tu ne dis pas tout. Tu caches quelque chose, mon gars."

"Tout comme vous, mais je n'en formalise pas pour autant."

"Je ne saisis pas."

"Nous nous connaissons depuis un petit moment déjà, j'ai eu le loisir de vous observer et j'en sais bien trop sur vous que vos propres collègues."

"Héhé, j'aimerais bien voir ça."

Quelque chose brilla dans le regard d'Alexander, comme s'il avait été mis au défis. On sous-estimait ses capacités d'observations ? Le policier allait vite regretter son arrogance. Il pencha légèrement la tête, prenant un air sardonique, n'ayant plus vraiment envie de faire dans la dentelle.

"Vous faites du bon travail au sein de Scotland yard, même si vous êtes amené à employer des méthodes peu orthodoxes. On vous a collé ce gosse pour que vous ne puissiez plus vous promener où vous le souhaitez et ça vous ennuie grandement n'est-ce pas ? Après tout, ce n'est pas toujours facile de s'éclipser pour recevoir quelques pots de vins de la part des mafieux du coin. Vous êtes corrompu même si vous vous évertuez à ne pas le dévoiler. Mais soyez sans crainte, vous êtes suffisamment astucieux pour éviter le pire."

Fitzgerald Conley écarquilla les yeux un instant, puis se mit à rire, se levant à son tour, toisant Alexander. Il n'allait certainement pas lui avouer la vérité et à ses mimiques irritées, il se préparait à faire passer au médecin un sale quart d'heure. Mais celui-ci ne s'en démonta pas pour autant et termina tranquillement comme si le dire avait quelque chose de banale.

"Oh, et vous êtes un loup-garou. La lune est bientôt pleine, je vous sens nerveux, comme à chaque cycle. Je vous comprend, vous devez avoir peur de refaire la même bêtise qu'à votre arrivée dans la capitale. Une porte mal fermée, une folle envie de galoper dans la nuit et cette pauvre femme qui a croisé votre route par malchance. Et dire que vous êtes devenu ami avec ce pauvre apothicaire endeuillé par remords, est-il au courant que son nouveau meilleur ami n'est autre que la bête sauvage qui a dévoré son épouse ?"

Cette fois-ci, le détective se figea brutalement, devenant livide. Il avait vu juste et de toute évidence, il n'était pas paré psychologiquement contre cette révélation. Il balbutia, cherchant soudain ses mots pour réfuter cette mascarade venant des contes de grand-mères. Il souffrait à présent, à cause de quelques mots ravivant des souvenirs enfouis.
Cela amusa Alex, il s'en délecta quelques secondes avant de se rendre vers une étagère rempli d'étranges flasques. Il revint et sans la moindre peur du loup, il lui tendit l'objet qu'il y avait prit.


"Prenez, c'est une concoction spéciale. Elle vous soulagera avant et après la pleine lune et vous permettra de mieux vous contrôler pendant cette funeste soirée. Vous transformer doit vous faire mal et vous épuiser, cela vous fera l'année si vous en prenez avec parcimonie. Je vais vous donner la recette pour en faire d'autres. Disons que c'est mon cadeau d'adieu. Vous avez vos secrets, j'ai les miens, nous sommes d'accord ?"

"... Oui."

"Dans ce cas, je vous souhaite bon courage pour votre enquête, Fitz. Peut-être nous nous reverrons dans une autre vie. Je vous apprécie, vraiment, alors ne gâchez pas tout... Et pensez à arrêter de fumer, c'est mauvais pour la santé."

Il le raccompagna jusqu'à la porte et lui serra la main d'une poigne ferme et puissante. Avant qu'il ne referme, ils croisèrent à nouveau leur regard et le policier entre-aperçu quelque chose qu'il aurait préféré ne jamais voir. Les yeux du médecin brillaient sans vie en le regardant, un large sourire malveillant sur les lèvres.
Quand le policier jeta plus tard un coup d’œil à sa liste d'ingrédients pour son remède, il y trouva une carte à jouer horriblement familière...



Alexander verrouilla derrière lui et retourna vers le salon où une silhouette était apparut, sirotant une bouteille prise irrespectueusement dans le placard d'Alex. L'homme n'y prêta guère d'attention, fermant la fenêtre par laquelle elle s'était infiltrée.

"Quelle drôle d'idée de lui laisser ce cadeau, tu n'as pas peur de voir la police débarquer dans quelques heures ?"

"Il ne dira rien... J'ai ébranlé sa confiance, atteint une part de son être qu'il s'évertuait à dissimuler... J'aurais le temps de faire le tour du globe avant qu'il ne reprenne ses esprits et n'ose m'approcher de nouveau."

"Ahahaha ! Tu peux pas t'empêcher de faire ça, hein ? En tout cas, il a mit du temps à partir, un peu plus et j'entrais pour le tuer... Enfin, il t'a montré de jolies photos j'espère."

"Assez amusantes en effet, cette victime a eu une mort lente, c'est un travail bâclé. Toutefois c'est toujours divertissant de voir l’œuvre d'un idiot qui s'improvise tueur... Tu sais que cette bouteille coûte une petite fortune, d'après le patient qui me l'a offert, Sully ?"

L'homme aux longs cheveux roux fit un petit rire et s'enfila l'alcool d'une traite, lâchant une exclamation de dégout.

"Eh bien il t'a mentit, c'est infâme ! Tu ne trouvera pas meilleur nectar qu'en enfers... A te damner, si j'ose dire... Vas-tu laisser un petit souvenir à Londres avant de partir ?"

"J'en ai bien envie mais il ne serait pas prudent. Scotland yard peut souffler un peu, ils vont avoir des cadavres en moins sur les bras jusqu'à ce qu'un autre prenne ma place."

"Dommage... Quand partons nous, Diamond ?"

"Je n'ai jamais dit que tu étais du voyage, démon de pacotille."

"Allons tu sais pourtant que tu ne peux pas te débarrasser de moi ainsi. Pour peu qu'on y fasse attention, nous sommes qu'un couple marié. Inséparable."

"Compare nous encore une fois à un couple et je te tranche la gorge !"

"Je plaisantais... Tu as vraiment un soucis avec l'homosexualité."

"Ferme la ça me répugne. Vous collectionnez peut-être les orgies en enfers, mais ici c'est indécent !"

"Soit... Alors quand Paris va-t-il avoir affaire à toi et tes mauvais tours ?"

Alex ferma les yeux pour calmer ses pulsions meurtrières. Prendre sur lui était très difficile, mais sa force de volonté était bien plus grande qu'on pouvait l'imaginer. Un croassement de corbeau se fit non loin de sa fenêtre, le sortant de ses pensées. Il regarda alors le démon roux et haussa les épaules.

"Bientôt, très bientôt..."


Once upon a time…

Et toi ? Dans quelle catégorie seras-tu ?

La nuit faisait encore régner l'obscurité dans les rues de Londres quand le fiacre s'arrêta devant le lotissement, attendant patiemment que la silhouette dissimulée dans les ténèbres monte à son bord.
Le médecin se glissa à l'intérieur sans un mot, déposant une simple valise de cuir et un étrange panier en osier, d'où s'échappait un léger grattement, à ses côtés. Le véhicule reprit sa route et disparu au coin de l'avenue sans que l'homme ne jette un seul regard d'adieu vers cet endroit qui l'avait pourtant abrité durant quelques années singulières.

Il avait soigné beaucoup de personnes dans ce quartier, devenant populaire auprès de ses patients et accumulant suffisamment d'argent pour mener une vie confortable. Mais les choses devenaient ennuyeuses au fur et à mesure qu'il restait ici, et à présent, il n'avait plus qu'une seule envie: refaire sa vie ailleurs, là où personne ne le connaissait réellement et où il ne risquait pas de s'attirer autant d'ennuis que s'il restait ici.
Il ne fuyait pas, pas vraiment. Il avait juste envie de découvrir de nouvelles expériences dans un pays qui n'avait pas encore eu l'occasion de le rencontrer. Il était après tout un très talentueux médecin et scientifique... Et accessoirement un tueur en série envisageant de prendre une retraite bien méritée.

Son regard se perdit dans le défilement des trottoirs, des échoppes encore fermées, des lampadaires brillants, passant subrepticement devant la fenêtre de la portière.
Alexander se sentait fatigué, faisant le point sur sa vie, sur les hauts et les bas, se demandant bien s'il pouvait vraiment espérer un jour obtenir la paix de l'âme. Il en doutait sincèrement. Il avait semé beaucoup trop de chaos et de morts sur sa route pour être pardonné. Pourtant il n'avait pas débuté son histoire sur quelque chose de triste, bien au contraire...
Si seulement...

***

Il avait vu le jour dans le nord de l’Angleterre, d'une famille simple et gentille. Des parents aimants et une petite sœur adorable, le regardant toujours avec beaucoup de joie et de douceur de ses grands yeux bleus.
Son père était médecin dans leur village, faisant de son mieux pour améliorer la vie des blessés et des malades, ne se tracassant jamais de savoir si ses patients pouvaient le payer ou non.
Sa mère quand à elle, était sage-femme et avait un don particulier, parvenant à soulager les douleurs liés aux accouchements. Herboriste à ses heures perdues, elle emmenait souvent Alexander avec elle pour cueillir des plantes médicinales, lui inculquant son savoir et sa passion pour les recherches alchimiques. Il paraissait que c'était quelque chose qui s'apprenait depuis des générations dans sa famille.

Ses parents misaient beaucoup d'espoir en lui, le voyant grandir et montrer une intelligence hors norme dès son plus jeune âge. Ils voulaient le voir partir faire de grandes études à la Capitale pour devenir un homme de science.

Quel dommage que tout cela fut gâché en une seule et unique nuit d'automne.

Il pleuvait ce soir là, et Alexander, assit sur son lit, ne parvenait pas à sortir le nez d'un livre qu'il avait découvert dans le bureau de son père. Une étrange histoire sur l'alchimie, le paranormal et d'autres récits irrationnels. Cela n'avait pas beaucoup de sens pour le jeune garçon, mais il appréciait apprendre de nouvelles choses inédites, cet ouvrage provenant de l'un de ses ancêtres maternels.
Il savait bien que ce genre de lecture pouvait être très mal vu par ceux ayant un esprit trop obtus, mais il se voyait déjà en temps que grand scientifique, s'ouvrant déjà à de nouvelles connaissances.

Ce fut un bruit inédit qui le sortit de ses pensées. Quelqu'un se promenait dans la maison à une heure avancée ?
Mettant le livre contre lui, il se leva et sortit de sa chambre, scrutant le couloir plongé dans le noir. Il ne détectait rien d'étranges, pourtant il sentait que quelque chose clochait.
Il descendit les escaliers et explora le salon, ne trouvant rien qui aurait pu créer ce son inconnu. Finalement, il remonta et c'est à ce moment là qu'il le vit.

La porte de la chambre de ses parents était ouverte. S'en approchant pour en comprendre la raison, il découvrit une vision d'horreur. Tous les deux étaient allongés dans leur lit, une mare de sang les recouvrant, dévoilant des plaies horribles.
Ils venaient d'être assassinés... Le pauvre garçon ne put hélas pas assimiler cette informations qu'aussitôt, les cris apeurés de sa petite sœur résonnèrent dans tout l'étage. Il voulu courir jusqu'à sa chambre mais le bruit qu'il avait déjà entendu revint, provoquant un lourd silence.
Il comprit alors... qu'il s'agissait de l'acier de la lame entrant dans la chair.

La peur l'envahit quand il réalisa qu'il risquait de subir le même châtiment. Il retourna alors dans la pièce où gisait toujours ses parents et se cacha dans leur armoire, serrant son livre contre lui, comme un bouclier pouvant vainement le protéger.
Il attendit de longues minutes qui lui semblèrent interminables, entendant le tueur rôder dans la maison, provoquant un tumulte, retournant les meubles, volant ce qu'il pouvait dans l'habitation et dans la clinique.
Ce cauchemars cessa quand une étrange lueur, suivit d'une chaleur insupportable, se manifesta. Il avait mit le feu à la maison en partant.

Le garçon parvint à s'enfuir de l'endroit qui l'avait vu naître et vivre sans vraiment se rappeler comment il y était parvenu. Des flammes, la douleur insupportable de sa peau entrant à leur contact.
Il sut qu'il avait survécu lorsque la pluie l'accueillit et atténua ses brûlures, que des voisins épouvantés se précipitèrent vers lui pour l'aider, quand la police vint lui poser des questions.
Il n'avait plus rien... hormis ce satané livre qu'il tenait toujours, comme si sa vie en dépendait.

****

Le cab s'arrêta, le sortant de ses pensées sombres. Il lui arrivait encore de rêver de cette soirée, le réveillant en sueur et apeuré. Tout avait changé dans son monde à cause d'un sale cambrioleur assoiffé de sang.
Il prit ses affaires et descendit, prenant la direction du hall de la gare centrale. Il avait encore du trajet à faire et son train risquait de partir sans lui s'il trainait trop.

Vérifiant le quai, il s'avança vers la locomotive fumante, déjà présente et prête. Un contrôleur lui indiqua son wagon et en quelques minutes, il trouva son siège et pu profiter que personne ne partageait son compartiment pour se laisser aller aux songes. Il avait besoin de dormir un peu, vider son esprit torturé par ce passé trop sombre pour un simple enfant.
Le train siffla, un mouvement de marche le secoua et le cliquetis des railles le berça, le plongeant dans un sommeil léger.


****

Les années qui suivirent cet évènement furent désagréables au possible. N'ayant aucune famille pour le recueillir, il fut envoyé dans une sorte d'orphelinat particulièrement strict et religieux.
On lui rabâchait sans cesse de faire sa prière, de se montrer reconnaissant chaque jour envers dieu de lui avoir sauvé la vie. Mais Alexander se refusait d'y croire, n'y voyant que des mensonges et des prétextes. Si cette entité était vraiment toute puissante et miséricordieuse, pourquoi avoir laissé mourir sa famille aussi cruellement alors que le meurtrier s'en était tiré ? Cela n'avait aucun sens pour lui et bien vite, il se rebella contre les prêtres et les bonnes sœurs, préférant se cacher quand venait l'heure des prières. Il finit par haïr ce dieu que tant de personnes aimaient.

Heureusement ce calvaire ne dura pas longtemps. Grâce à l'héritage de ses parents et son intelligence hors du commun, il parvint à se faire accepter dans une grande école et pu partir pour le pensionnat de garçons qui serait sa nouvelle demeure le temps de ses études.

Là-bas, il dévoila son plein potentiel, gravissant les classes très rapidement, trop malin et intelligent pour rester avec ceux de son âge. Il en déstabilisa plus d'un quand il se retrouva dans une classe supérieure, en compagnie d'adolescents qui avaient presque cinq ans de plus.
Si cela déplu à certains, d'autres le prit sous leur aile, touchés par sa détermination et son jeune âge. Un véritable petit génie qui faisait la fierté de l'établissement. Pourtant il ne s'en enorgueillit jamais, allant même jusqu'à rester indifférent au regard des autres, qu'il soit positif ou négatif. Il se sentait vide, ne souhaitait pas remplacer sa famille et combler cela par de fausses amitiés purement intéressées. Et par dessus tout, il ne supportait pas de voir les jeunes et les professeurs tenter de se rapprocher de lui, voulant savoir pourquoi il ne recevait jamais la visite de ses parents, pourquoi restait-il à l'internat même durant les vacances et surtout, comment s'était il fait ces affreuses brûlures que l'on entre-apercevaient parfois sur ses bras ou sur sa gorge durant les heures d'éducation physique.

La seule chose dans laquelle il trouvait encore du réconfort était son grimoire, sauvé des flammes qu'il s'évertuait à cacher au fond de sa valise, dernier vestige de sa vie passée. En s'y intéressant de plus près et avec une vision plus instruite et mature, il en avait apprit des informations incroyables et en découvrait de nouvelles à chaque fois qu'il ouvrait le livre.

On lui demanda souvent d'être plus sociale et coopératif avec les autres, lui faisant comprendre que c'était important s'il voulait vivre en société. Ce fut donc avec de grands efforts qu'il se força a reprendre contact avec ceux qui l'entouraient au quotidien, refoulant en lui le dégoût ou la lassitude qu'ils provoquaient en lui.
Hélas, ce changement n'eut pas que des retombées positives. On finit par beaucoup trop l'apprécier, dépassant le stade du soutien ou de l'amitié. Si le jeune homme ne le réalisa pas dû à son âge peu avancé, cela ne l'empêcha pas de se sentir parfois épié quand il se pensait pourtant seul.

N'appréciant pas cette sensation déplaisante, il rendit visite un jour à son professeur principal à la fin des cours, afin de lui en faire part. Il l'écouta sans rien dire, le dévisageant sans ciller. Allait il lui dire qu'il mentait ? Que ce n'était qu'une lubie d'un jeune garçon traumatisé ?
Mais il se contenta de lui sourire et le rassurer d'une voix exagérément douce. Il se leva de son bureau et se dirigea vers la porte, lui promettant de le protéger s'il avait peur, qu'il était unique. Alex réalisa qu'il le dévorait des yeux et sentit aussitôt son cœur s'arrêter quand le verrou de la serrure s'enclencha sous les doigts de l'homme, les enfermant dans la pièce, lui et cet horrible sourire figé.

***

Alex sursauta, sortant des cauchemars que son esprit refusait de dévoiler la suite, comme un souvenir qu'il ne valait mieux pas se remémorer... Jamais.
Il jeta un coup d’œil vers la fenêtre de son compartiment et réalisa que l'aurore apparaissait plus loin, dévoilant les premières lueurs du jour. Cette vision l'apaisa, calmant sa respiration. Il resta immobile, le regard perdu vers ce paysage, ne souhaitant plus penser à rien.
Le panier posé près de lui recommença à faire un petit bruit d'impatience, mais le médecin se contenta de lui demander gentiment le silence en un chuchotement que la créature à l'intérieure entendit et respecta, se rendormant.


***

Il continua dans cette école quelques années avant d'être remarqué par une académie de médecine et de science, ayant découvert son attrait pour ce domaine. Il eu droit à une recommandation du directeur et pu ainsi quitter l'endroit sans le moindre regret, gagnant ce nouvel endroit un peu avant sa majorité.

Là encore, il fut le plus jeune, provoquant une très grande rivalité entre lui et ses confrères, mais il appréciait cela. Mieux valait la compétition que la fascination. Il prit goût à cette course à la première place. Travaillant dur, se surpassant et passant des heures à la bibliothèque. Il était devenu l'homme à vaincre pour beaucoup d'élèves et au final, il accentuait énormément le niveau général de l'académie, à la grande satisfaction des médecins et scientifiques enseignants.
Plus sûr et déterminé que jamais, il repris confiance en ses capacités, se repris en main et pu enfin se considérer comme adulte et respecté.

Pourtant il ne voulait pas effacer entièrement sa différence. S'il avait enfin appris à fermer son cœur, jouer la comédie et vivre normalement en société, il cherchait toujours à se démarquer des autres.
Quand il eut enfin dix huit ans, il s'offrit un cadeau bien singulier. N'en pouvant plus de voir tous les jours ses brûlures dans la glace, il entreprit de se faire tatouer le haut du corps, le cou et les bras.
Il assimila très vite la discrétion, s'évaporant sans laisser de trace afin de s’éclipser le soir pour agrandir le tableau qu'était devenu son corps. Enfin ses cicatrices disparurent, remplacées définitivement par des dessins.
Il fut si doué dans la dissimulation que personne ne remarqua ses nouveaux tatouages, l'amusant grandement.

Malgré l'acharnement des autres élèves, il sortit diplômé et major de sa promo alors qu'il atteignait tout juste la vingtaine.
On voulu le recruter dans un établissement pharmaceutique, un grand hôpital, un laboratoire scientifique, et même l'académie lui proposa un poste de professeur. Par jeu, il faillit presque accepter la dernière proposition, histoire de taquiner un peu plus ses anciens camarades qui avaient dû prolonger leurs études. Mais il refusa poliment les offres, désirant voyager et retourner dans son village pour se recueillir sur la tombe de ses parents et de sa sœur qu'il n'avait pas vu depuis leur enterrement.

***

Le train ralentit alors que la matinée avait enfin débuté et que le ciel était encore coloré de magnifiques palettes de rose orangé. Il ne pleuvrait pas aujourd'hui, comme saluant son départ en dévoilant un paysage plus serein loin de ses griffes meurtrières. Alexander trouva cela très ironique et s'en amusa. En se penchant un peu il pouvait distinguer la mer. Il aurait bientôt l'occasion de l'observer pleinement, devant prendre place à bord d'un bateau.
Le contrôleur passa l'avertir qu'ils allaient arriver et il se leva afin de récupérer ses affaires, s'assurant de ne rien oublier. Le médecin ramassa le livre de petite taille qu'il s'était mis à lire et le plaça dans la poche intérieure de sa veste.
Une fois tout prêt, il s'engagea dans le couloir et attendit patiemment l'immobilisation totale du train pour s'engager tranquillement dans la ville terminus pour regagner le port d'embarcation à pieds, une folle envie de se dégourdir les jambes le prenant.


***

Revenir chez lui après tellement d'années était une épreuve des plus douloureuses pour lui. Sa maison avait été complètement rasée, remplacée par une nouvelle bâtisse, effaçant les marques d'un évènement qu'il valait mieux taire à jamais.
Il rendit visite à sa famille, se renfermant un peu plus dans cette solitude qu'il ne connaissait que trop bien. Son cœur était à présent aussi froid et dur que la pierre gravée servant de tombe à ses proches disparus. Il n'oubliait pas, malgré tout, la colère qui ne l'avait jamais quittée et demandait enfin justice.
Il était temps de prendre en main cette histoire et de la conclure une bonne fois pour toute.

Il s'installa quelques temps à l'auberge du village, reprenant contact avec les habitants. Parfois accueillit avec une joie et un soulagement non dissimulés, parfois créant un sentiment de panique et de malaise, Alexander ne manquait aucune occasion de se renseigner sur le déroulement de l'enquête et de tout ce qui avait pu se faire ou dire durant ses années d'absence. Beaucoup n'osèrent pas évoquer le passé, mais des langues finirent par se délier, lui offrant des informations suffisamment pertinentes pour qu'il puisse commencer ses recherches.

Durant plusieurs mois, il regroupa divers détails, des quolibets, des rumeurs, des témoignages, aiguisant toujours plus ses raisonnements et son sens de la réflexion et de l'observation. Si la police n'avait pas été assez avisée pour pousser leur enquête jusqu'à entacher la vie privée de certaines personnes, le jeune médecin ne s'en gêna aucunement et bientôt, parvint enfin mettre un nom sur ce tueur énigmatique et en faire un portrait. Il en fut... fort déçu.

La stupidité humaine avait voulu se mettre en travers de son chemin, mais sa vengeance allait pouvoir s'accomplir. Un fils à papa voulant défier les lois pour qu'on s’intéresse à lui... Il était devenu accro à la drogue, en demandait toujours plus jusqu'à ce qu'on lui coupe les vivres. Refusant de se soigner et se reprendre en main, il avait décidé de s'attaquer à une petite clinique pour trouver des substances qui pourraient compenser son manque. Pris de folie psychotique en découvrant qu'il n'y avait rien d'illicite chez eux, il s'était vengé, tuant toute la famille. Reprenant ses esprits à la mort de la jeune fille, il prit peur et incendia la maison afin de faire disparaître d'éventuelles preuves de sa présence... Il aurait pu s'en sortir, dommage que son idiot de père, en cherchant à dissimuler la présence de son fils dans le village, avait oublié de s'occuper de la sienne, ouvrant à Alex une voie lui permettant de remonter jusqu'à l'établissement où le drogué avait été enfermé pour une cure de désintoxication.
Il en était sortit au bout de deux ans et menait une petite vie tranquille... de sale gosse toujours gâté par son vieux.

Alexander le traqua et le retrouva dans une ville, exposant son indifférence et son dédain à la plèbe. Il n'éprouvait apparemment aucun remord, accentuant la rage qui bouillonnait dans les veines de l'orphelin. Il le suivit discrètement jusqu'à tard dans la nuit, attendant le bon moment pour l'approcher. L'idiot fit alors une erreur qui lui serait fatale : il s'isola dans une ruelle... pour acheter de la drogue. Il n'avait strictement pas évolué. Attendant qu'il soit seul, le médecin le rattrapa, voulant lui faire avouer ses crimes, prêt à l'envoyer en prison. Cependant, il ne reçu qu'un chapelet d'insultes, de moqueries et de menaces, lui avouant qu'il ne risquerait jamais la prison.
Le médecin comprit qu'il ne pouvait y avoir qu'une seule justice pouvant lui faire payer ses crimes: La sienne.
Il se jeta sur lui et fit preuve d'une violence dont il ne se serait jamais cru capable, sortant toute sa colère dans les coups qu'il assénait. Quand il fut à nouveau maître de ses gestes, son adversaire gisait sur le sol, mort.
Il s'empara de son porte feuilles dans l'intention de le jeter dans la rivière, et vida la drogue qu'il possédait, sur son corps, transformant cela en échange qui avait mal tourné avec un dealeur.

Alexander se réfugia plusieurs jours à la campagne, envahit de doutes et de confusions.
Il avait vengé les siens, les savait enfin libre, mais lui n'avait pourtant pas trouvé le repos. Il manquait quelque chose pour que son passé soit enfin loin derrière lui... Il devait encore... tuer.

Il retourna dans l'école qui l'avait tant répugné et s'infiltra à l'intérieur lorsque le couvre feu sonna.
Rien n'avait changé, aussi fut il facile pour lui de se rendre jusqu'à destination sans avoir besoin de la lumière, tout en évitant soigneusement les rondes des surveillants. Il frappa à une porte bien précise et afficha un sourire glacial à l'homme qui lui ouvrit, dévoilant un visage meurtrit par le temps, mais pas par ses actes ignobles. Le médecin s'invita dans la pièce, refermant la porte et le verrou. La boucle était bouclée...
Il prit son temps avec lui, lui dévoilant quelques techniques chirurgicales qu'il avait acquis sur des cadavres offert à la science. Quand tout fut terminé, il se sentit enfin... plus léger.
Il se débarrassa du corps dans l'incinérateur sans que personne ne le voit et disparu dans la nuit sans que jamais quiconque ne comprenne pourquoi ce vieil homme avait disparu du jour au lendemain.


***

Le bateau attendait sagement, amarré à quai, tandis que de nombreuses personnes s'activaient à charger et décharger des cargaisons. Alexander laissa son regard vagabonder, ne s’intéressant que vaguement à ce remue ménage matinal. Son bras le lançait légèrement, là où des marques de piqûre apparaissaient honteusement. Il avait prit goût à la morphine pour oublier la douleur, la solitude... il n'en était pas dépendant mais ne cherchait pourtant pas à s'en défaire... Du moins jusqu'à récemment. Un nouveau départ demandait de nouvelles résolutions, aussi avait-il décidé de ne plus y toucher pour le moment... Jusqu'à une éventuelle rechute.

*** à suivre...



Dernière édition par Alexander Wenhams le Mer 16 Aoû - 22:25, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Vous avez demandez un docteur ?    Mer 16 Aoû - 19:31

Once upon a time… (suite)

***

Ces deux meurtres ne furent pas sans séquelles dans l'esprit du jeune homme. Perdu entre le bien et le mal, il ne savait plus quoi faire de sa vie. Tentant vainement de se reprendre en main, il regagna la capitale et prit la décision d'ouvrir son propre cabinet médical.
La vie Londonienne fut assez éprouvante pour lui à ses débuts, encore trop jeune pour supporter le caractère de certain patient... Au point d'avoir par moment des envies de meurtres sincères.

Il devait se rendre à l'évidence, il mourrait d'envie de recommencer, sa soif de connaissance le poussant à réitérer une dissection avec un cobaye encore vivant. Il s'enferma dans cette cruauté froide et calculatrice, prenant les choses sous un autre angle : Londres était une très grande ville, si des personnes quelconques venaient à disparaître mystérieusement, qui allait faire le lien avec lui ? Et puis, grâce à ces expériences morbides, en plus de calmer ses pulsions assassines, il permettait à d'autres de vivre plus longtemps en les guérissant de maux rares et graves. Une vie sacrifiée pouvait sauver une vingtaine d'autres !
Hommes, femmes, enfants, peu importait qui montait sur sa table d'opération, la couleur du sang restait la même...

C'est ainsi qu'Alexander devint, aveuglé par cette pensée scientifique, un tueur en série. Si son petit jeu resta longtemps un secret, parvenant à faire disparaître les corps avec brio dans des marécages ou d'autres lieux discrets, on finit par apprendre que quelqu'un enlevait des gens qui ne réapparaissaient jamais.
Une vilaine rumeur qui entrava ses recherches quelques temps, espaçant ses chasses, l'obligeant à trouver des cachettes différentes... Jusqu'à ce qu'on finisse par trouver l'un des cadavres, puis d'autres.

Si jamais personne ne le soupçonna, le voyant comme un médecin talentueux et très gentil, il devint malgré tout méfiant, suivant les informations dans les journaux. On l'affubla du surnom du tueur à l'As de Carreau, carte à jouer retrouvée sur l'un des morts, un bonimenteur cachant des cartes dans ses manches, dont celle-ci. Il trouva cela ridicule au premier abord, puis s'en amusa, se demandant s'il n'allait pas dorénavant laisser cette carte sur les macchabées dans geste de provocations. Il ne perdait rien à prendre de tels risques, trouvant sa vie trop ennuyeuse jusqu'à présent.

Bientôt, d'autres tueurs se firent remarquer, lui volant parfois la vedette, empiétant de temps à autre sur son territoire, l'empêchant de traquer une nouvelle proie. Jouant avec le feu, il se mit à enquêter aussi sur ses "collègues" au point de se faire remarquer par un officier de Scotland yard, fréquentant son cabinet. Grâce à sa bonne réputation et sa renommée de jeune médecin prodige, on l'invita à aider leur médecin légiste, et à eux deux, ils découvrirent suffisamment d'informations pour empêcher un des tueurs de récidiver. Si sa victime fut sauvée in extremis, il put s'enfuir sous le nez de la police... mais pas sous celui d'Alex.
Quand le détective Conley, encore sous gradé, mit la main sur l'assassin, il retrouva son cadavre dans un sale état, une carte d'As de Carreau posée près de lui, comme offert en cadeau au policier anglais.
Si jamais on ne fit le lien entre L'As de Carreau et Alexander, Conley continua de visiter le médecin pour son sens aiguisé de l'observation.

***

Le bateau quitta enfin le port une heure plus tard, emmenant le jeune homme avec toutes ses affaires loin des terres britanniques. Cette fois-ci, il observa attentivement cette île qui l'avait vu naître et grandir, se demandant s'il reviendrait un jour. Il s'en sentit presque nostalgique, ressentant un pincement au cœur en pensant aux tombes de ses parents et de sa sœur. Il quittait sa famille sans même les avoirs salué une dernière fois. Mais méritait-il vraiment de se présenter à eux après tout ce qu'il avait fait ? Il en doutait fortement.
Bientôt, les côtes disparurent et seule la mer se présenta à perte de vue. Alexander soupira et quitta le pont, gagnant sa cabine, tout en ignorant royalement un groom aux cheveux roux qui ricanait en le regardant. Encore lui... Il le tuerait un jour, il s'en était fait la promesse.

***

Si sa vie semblait avoir gagnée un peu d'intérêt, elle en devint palpitante quand Sully s'invita chez lui. Malgré que tout soit fermé, il était là, assit tranquillement dans le fauteuil, à lire tranquillement.
Alex fut choqué de découvrir cet homme aux longs cheveux roux chez lui alors qu'il rentrait de ses visites à domicile. Et il le fut encore plus en réalisant qu'il lisait son vieux grimoire familial. Prenant la mouche,il se mit en colère et menaça l'individu, lui demandant de sortir sans quoi il appellait la police.
Mais l'inconnu rit, se présentant alors à lui. Il se disait démon et était fasciné par ses recherches en temps qu'As de Carreau.

L'homme blond ne put qu'écouter ce que l'autre avait à lui dire, soudain pris au piège. Il se nommait Sully et voulait devenir son mécène. Pour cela, il lui proposa de lui offrir un pouvoir qui accélérerait considérablement ses recherches, augmentant par la même occasion, ses capacités. Mais pour cela il devait pactiser avec lui... Son âme et son statut d'humain contre celui de sorcier, pouvant sauver encore plus de vies et accroitre les manières de donner la mort.

Finalement il accepta, n'ayant toujours rien à perdre.
Il lui offrit le savoir alchimique, lui permettant de comprendre chaque détails de son Grimoire, lui avouant qu'il appartenait probablement à un autre sorcier, un lointain ancêtre, peut-être.
Il créa de nombreuses concoctions ingénieuses, guérissant des maladies rares ou inventant des symptômes inattendus. Il devint un maître du poison sous toutes ses formes.

Mais cela ne fut pas sans conséquences. Sully lui apprit bien vite les règles de la Curia, réfrénant sa soif de sang...
Des non humains commencèrent à affluer chez lui, demandant des soins que le médecin n'aurait jamais pensé dispenser. Une crème protectrice pour un vampire, un sirop pour la gorge pour une banshee... Il soigna même une MST contractée par une succube...
Si chaque nouveau patient était source de danger, il ne craignit jamais rien, trop utile aux créatures. Il s'en émerveilla et commença à les étudier sous toutes les coutures, analysant leur sang, leur caractère et leurs symptômes, apprenant à les reconnaître d'un simple coup d’œil.

Chose étrange, à partir du moment où il pactisa avec Sully, gagnant un nouveau "tatouage", un chat noir commença à le suivre dans la rue, jusqu'à ce qu'il s'introduise chez lui, bien décidé à vivre avec lui. Le démon s'en amusa grandement, donnant même un nom au félin. Anko... Si Alex trouvait cela ridicule, il ne chassa pourtant pas l'animal, trouvant sa compagnie... agréable... Contrairement à celle de Sully qu'il ne cessait de mettre à la porte, beaucoup trop envahissant.
Il réalisa plusieurs semaines plus tard, qu'un corbeau rôdait à sa fenêtre, comme s'il était lui aussi attiré. Il l'épiait fréquemment, mais s'envolait dès que le médecin s'en approchait.
Lorsqu'il en parla au rouquin, celui-ci resta interdit et refusa de dire ce qu'il savait à son sujet, mais Alex n'était pas dupe : cet oiseau n'était pas qu'un simple volatile...

Il continua sa vie de soigneur, alternant Légendaires et Humains, mais s'accordait de temps à autre une soirée chasse, conservant sa réputation, même si cela devenait de moins en moins fréquent, faute de temps... Surtout quand Sully s'incrustait comme le ferait un vieil ami voulant tailler une bavette. Un vrai empêcheur de tourner en rond.


***

Le bateau arriva sans encombre à destination, laissant ses passagers fouler le sol français. Alexander se dirigea vers l'accueil pour s'assurer que ses affaires seraient bien amenées à Paris. Il était proche de son but, perdre un colis aurait été embêtant, autant pour lui que pour ces empotés.
Ne s'armant que d'une valise à main et de son panier contenant un Anko légèrement claustrophobe, il rejoignit rapidement les autres passagers désirant rejoindre la gare, le train pour Paris arrivant quelques temps après.
Le dialecte avait changé, beaucoup discutant dans la langue de Molière. Cela lui semblait compliqué, mais il comprenait suffisamment bien désormais pour ne pas s'égarer.

***

Il n'aurait jamais imaginé s'intéresser autant pour une langue étrangère avant sa rencontre avec une jeune française.
Elle arriva comme une fleur dans son cabinet, demandant avec difficulté et dans un accent à couper au couteau, des soins pour quelques blessures au bras.
Curieux, il l'interrogea sur la cause de ses plaies, provoquant un malaise de la part de cette inconnue, bafouillant comme elle pouvait quelques explications maladroites, rougissant d'embarras.

Elle arrivait tout juste de France, venue visiter la capitale anglaise pour quelques temps. Excitée à l'idée de découvrir un nouvel endroit, elle s'était malencontreusement égarée et avait dû escalader une barrière de bois pour sortir d'une propriété privée qu'elle avait franchit par mégarde.
Le remerciant pour ses soins, elle prit congé, lui annonçant qu'elle logeait non loin de là et qu'il risquait de la revoir de temps à autres.

Elle n'était pas si loin de la vérité. En réalité, il n'était pas rare qu'elle se présente deux ou trois fois pas semaines, amenant de nouvelles égratignures, hématomes ou même griffures. Son amour des chats se retournait contre elle apparemment.
Il s'inquiéta de la voir si fréquemment, pensant qu'elle était maltraitée par quelqu'un, mais à cette évocation, elle riait, toujours joviale et de bonne humeur, le rassurant gentiment. Elle avait quelque chose d'apaisant et bientôt il se mit à espérer un peu honteusement qu'elle se blesse à nouveau pour lui rendre visite. Il ne se lassait pas de l'écouter raconter ses mésaventures dans son anglais approximatif, se corrigeant grâce à lui qui reprenait patiemment ses dires dans une bonne syntaxe.

Un jour qu'ils se croisèrent dans la rue, elle souhaita le remercier convenablement en l'invitant manger avec elle au restaurant. Une de ses chasses était prévue ce soir là, mais il y renonça, acceptant l'invitation.
Ce fut une soirée plaisante où il se surprit à rire de bon cœur, cette jeune femme débordante d'énergie, ne cessant de plaisanter et de se mélanger les pinceaux quand elle se lançait dans un récit chevaleresque de ses recherches sur le terrain. Se prenant au jeu, il lui demanda de lui inculquer le français afin qu'il puisse la comprendre, même quand elle prononçait un mot dans sa langue natale, par mégarde. Ils passèrent le reste de la soirée à s'exprimer dans les deux langues, s'amusant à comparer certaines façons de parler, et bien sûr, l'apprentissage des insultes et expressions idiotes.

Ils sympathisèrent et devinrent amis, réveillant en lui des émotions qu'il n'aurait jamais pensé éprouver à nouveau. Il passa de plus en plus de temps en sa compagnie hors de son cabinet, se laissant guider à travers la ville par la jeune française, lui faisant découvrir des échoppes et d'autres lieux qu'il ne s'était jamais donné la peine d'observer. Il ne vit bientôt plus la ville comme un simple terrain de chasse, cherchant des nouvelles zones qui pourrait plaire ou amuser sa nouvelle amie. Il espaça de plus en plus ses soirées de chasse au grand damne de Sully, n'approuvant pas cette amitié qui lui faisait de l'ombre.

Un jour que Conley repartait de son cabinet, il croisa la demoiselle dans la salle d'attente, l'accostant joyeusement avant de partir, recevant un charmant sourire de sa part, sous le regard surprit du docteur. Elle lui avoua le connaître, révélant alors qu'il lui arrivait de travailler avec la police, même si cette dernière la trouvait un peu trop fouineuse.
Quand il lui expliqua qu'il les aidait également, son regard s'illumina, parlant alors avec entrain des enquêtes en cours qui restaient en suspens... Comme celle parlant d'un tueur de femmes qui sévissait non loin de Hyde Park. Plein d'empathie envers ses consœurs, elle désirait dénicher au plus vite des informations pouvant le prendre de vitesse et l'arrêter avant qu'il ne recommence, persuadée qu'il avait un modus operandi évident pouvant le trahir.

Si Alex n'approuvait pas de la savoir se mettre en danger, il joua tout de même le jeu, faisant travailler sa logique en sa compagnie, réalisant qu'elle était dotée d'un raisonnement et d'un sens de l'orientation assez aiguisé. Il trouva cela agréable d'échanger de nombreuses hypothèses avec elle, celle-ci rajoutant toujours une touche romanesque fort distrayante.
Ils en parlèrent plusieurs soirs d'affilés avant de réaliser qu'ils avaient réellement trouvé le fin mot de l'histoire. Excitée comme une puce, elle annonça qu'elle allait donner cette information à la police de suite, comprenant que le prochain meurtre serait dans la nuit même.

Il la laissa filer avec une drôle d'appréhension, comme si quelque chose d'horrible allait se produire. Cette sensation ne le quitta pas une seule seconde jusqu'à ce qu'il prenne la décision de courir à sa suite, réalisant qu'il ne devait pas la laisser sortir seule. Vive et déterminée, elle avait déjà disparu dans la nuit, compliquant ses recherches.
Alexander prit le chemin menant vers Scotland Yard d'un pas rapide, espérant la rattraper, mais sans succès. Il entendit alors le croassement familier d'un corbeau non loin de lui, lui intimant d'emprunter une autre route. Il suivit son instinct et s'engageant sur cette route, s'avançant dans les méandres des quartiers londoniens. Grand bien lui fit quand, après quelques pas, il entendit une voix de femme crier de terreur... la sienne.

Sans réfléchir un seul instant, il se précipita vers elle, découvrant une scène qui le troubla plus qu'il ne l'aurait cru. Sa chère amie se débattait de toutes ses forces contre un homme armé d'un couteau. Le rouge vif d'éclaboussures de sang saillait les vêtements de la pauvre jeune femme, blessée, mais refusant d'abdiquer. Malheureusement, il fut plus fort qu'elle et lui asséna un violent coup au visage, sa lame la touchant brutalement. Elle s'écroula, inconsciente.
Sentant une colère sourde l'envahir, Alexander se précipita sur le tueur et l'affronta avec férocité, passant outre les blessures qu'il recevait, l'adrénaline et la morphine atténuant la douleur. Il eu le dessus et l'extermina sans une once de pitié, le poignardant avec sa propre arme.

En s'approchant de son amie, il s’aperçut qu'elle respirait toujours mais faiblement, son visage en sang dissimulant difficilement une peau d'une pâleur inquiétante.
Ne voulant en aucun cas la laisser ici, il la pris dans ses bras et s'enfuit vers son cabinet "privé". Sa décision avait été rapide et irrévocable, il ne pouvait pas se rendre à l’hôpital dans cet état et il était hors de question de la confier à un autre soigneur, probablement incompétent.

Il prit de gros risques en traversant la ville ainsi, manquant de nombreuses occasion de se trahir, mais il parvint à rejoindre son antre, utilisant tout ce qu'il dissimulait sur place pour la sauver.
Cela dura une nuit entière, ne cessant jamais un seul instant jusqu'à ce qu'il ne puisse plus rien faire d'autre que d'attendre qu'elle se réveille.

La jeune femme revint à elle deux jours plus tard, couchée dans la chambre du médecin qui la veillait. Elle fut très affectée par les évènements, se renfermant sur elle-même en découvrant le bandage qui recouvrait la moitié gauche de son visage. Défigurée et réalisant qu'elle avait échappée de peu à une mort atroce, elle perdit son enthousiasme et sa joie de vivre.
Si cela aurait refroidit bien des hommes, Alexander s'attacha encore plus à elle, souhaitant par dessus tout la revoir sourire à nouveau.

Restant toujours là pour elle, annulant même ses consultations, il parvint à la convaincre de sortir à nouveau et d'affronter le regard des autres sans ciller. Tant qu'elle conservait son pansement, elle se sentait protégée et acceptait ses demandes à condition qu'il reste près d'elle.
L'épreuve la plus difficile fut de retirer cette protection éphémère lorsque sa blessure fut refermée. Une vilaine balafre lui traversait le visage, faisant d'elle une bête curieuse pour beaucoup.
Alexander refusa de la laisser croire qu'elle serait à présent repoussée et fit quelque chose de surprenant... Il lui avoua ses sentiments, la trouvant encore plus charmante avec cette marque, la rendant unique en son genre.

Mais un tueur en série pouvait-il aimer comme n'importe qui d'autre ? Était il au moins autorisé à ressentir du bonheur véritable avec quelqu'un malgré ses crimes abominables ? Si Sully lui avait toujours dit que cela ne pouvait pas se côtoyer, la jeune femme prouva le contraire en répondant favorablement à sa déclaration.
Brisant la frontière entre l'amour et l'amitié, ils devinrent amants, l'une retrouvant ses sourires bienveillants et heureux, l'autre perdant toute pulsion meurtrière, découvrant une sensation agréable l'envahir, faisant disparaître cette horrible solitude qui l'avait tant accompagnée jusque là.

Elle l'accepta comme il était, ses brûlures, ses tatouages et même ses piqûres au bras. Elle se jura de lui faire décrocher de la morphine, l'amusant grandement. Elle l'ignorait mais elle le soignait également d'une autre addiction bien plus sombre, par la même occasion. Et il aurait tellement préféré qu'elle n'en sache rien... Si seulement...

Si seulement Sully n'avait pas fait une crise de jalousie. Restant un démon fourbe et sadique, il détruisit ce petit monde serein et utopique en l'espace d'un seul et unique geste.
Il envoya une lettre à la jeune femme, l'invitant à visiter un lieu pouvant l’intéresser, signant du nom de son compagnon.
Elle se laissa aller à la curiosité, ne soupçonnant rien. Grand mal lui fit quand elle découvrit la seconde clinique d'Alexander, remplis d'instruments chirurgicaux menaçant et de bocaux au contenu effrayant. Sur une étagère, elle aperçu une quantité importante de paquets de cartes...

Poussé par Sully, le médecin se rendit également sur place, n'imaginant pas l'horreur qui l'attendait, découvrant la jeune femme en larmes, tenant un As de Carreau. Ils s'échangèrent un regard silencieux, comprenant l'un et l'autre qu'ils étaient dans une impasse... Elle en savait à présent bien trop pour rester en vie.
Il referma sèchement la porte de son laboratoire, résonnant en lui jusqu'au plus profond de son cœur, meurtris de douleur.

***

La journée se terminait lorsque le train arriva à Paris, sonnant la fin de son voyage autant physiquement qu'à travers ses souvenirs.
Il sortit de son wagon, foulant le sol parisien pour la première fois. Beaucoup de monde circulait dans un sens ou dans l'autre, cherchant à quitter la gare ou à retrouver une connaissance descendant également de train.
A présent sa vie allait commencer... ou plutôt recommencer.

Il s'avança d'un pas lent, égaré dans cette nouvelle atmosphère étrangère. Allait-il réussir à s'intégrer dans le pays qui avait vu naître celle qui lui avait redonné un semblant d'humanité ?

Quelqu'un s'approcha de lui, s'arrêtant délicatement à sa hauteur et lui offrant un sourire ravissant. Leurs regards se croisèrent et ses doutes disparurent. La jeune femme était devant lui, bien en vie et l'aimant toujours. Il n'avait pas pu la tuer, avouant tout, lui contant sa misérable enfance. Elle l'avait écouté sans un mot, refusant de l'abandonner. Elle lui demanda de partir avec elle en France et de recommencer une nouvelle vie et qu'il avait le droit à une seconde chance qu'ils vivraient ensemble.


"Welcome home, Alexander. Je t'attendais."

Il lui sourit et l'étreignit, enfouissant son visage dans ses longs cheveux roux. Reculant d'un pas pour la regarder, il caressa doucement la cicatrice qui traversait son œil gauche, et lui sourit.

"Thanks you, j'avais hâte de te revoir, Valentine."

La jeune journaliste lui sourit tendrement, l'invitant à la suivre, prête à lui offrir cette deuxième chance dont il rêvait...



Sous le masque

Vous pensiez que j'étais inoffensif ?

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    Âge : Si je dis 20 ans depuis plusieurs années, ça marche ?
    Expérience en RP : Plus de 10 ans
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MessageSujet: Re: Vous avez demandez un docteur ?    Mer 16 Aoû - 22:24

Et dorénavant je vais enfin pouvoir vous le dire haut et fort:
FICHE TERMINÉE !!!

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MessageSujet: Re: Vous avez demandez un docteur ?    Dim 20 Aoû - 20:44

Et me voilà !

Je t'épargne mon blabla que tu connais déjà par cœur et je passe directement à ta fiche.

Je commence avec les descriptions !
La première est ingénieuse. J'ai trouvé ça malin d'utiliser une consultation pour dépeindre physiquement Alexander via le regard d'une patiente. Ça permet d'obtenir pas mal de détails, encore étayés par la suite du récit, plus intimiste.
J'ai moins accroché au second texte. J'ai trouvé que les traits de caractère de ton personnage se perdaient dans le récit. Cela dit c'est peut-être volontaire de ta part de brouiller les pistes. Il faudra qu'on discute aussi de cette potion pour lycan, car à l'heure actuelle on préfèrerait qu'il n'existe pas de remède de "contrôle" pour les nuits de pleine lune. Tu peux avoir de quoi les shooter ou diminuer la douleur sans soucis par contre. Du reste la partie sur l'As de carreau était bien amenée o/

L'histoire maintenant.
La narration est bien trouvée. Le fait d'entrecouper la vie d'Alexander par son voyage permet de rythmer efficacement le tout et d’éclipser certains passages avec adresse.
Peu de maladresses d'écritures si ce n'est quelques paragraphes, notamment celui où il décide de se faire tatouer. Les phrases qui s'enchainent me sont apparues plus désarticulées que sur le reste du récit, même si elles restent compréhensibles. Ah, et petite note, si tu as dit qu'il se tatouait à 18 ans rapport à la majorité, à l'époque c'était 21 ans même en Angleterre.
Ensuite je ne te cache pas que si l'idée de voir Alexander revenir sur une enquête vieille de plusieurs année ne me déplaisait pas, j'ai été moins emballé par le mobile de l'assassin, mais c'est personnel et je reconnais que c'est la scène peut être plausible sous certaines conditions.
J'avoue avoir été surpris qu'Alexander agisse aussi bassement avec l'assassin de ses parents, mais la colère aidant… Le second meurtre m'interroge davantage. Aucune trace de sang, de lutte, rien de découvert dans le bureau ? Personne n'a noté non plus l'utilisation de l'incinérateur à une heure si tardive ? Ça ne gêne pas le récit, mais c'est vrai que ça a piqué ma curiosité.
Le passage détaillant l'activité de tueur en série d'Alexander m'est apparu un peu brouillon. De la même manière de nombreuses questions se posent, notamment concernant les dissections. Il a soigneusement détruit les preuves de ses deux premiers meurtres, mais il ne semble pas avoir pensé à brouiller les pistes pour ceux qui ont suivi (avant qu'il ne décide de les signer avec la carte). Est-ce inconsciemment parce qu'il s'ennuyait et souhaitait prendre des risques ? J'aime bien l'idée qu'il se soit retrouvé à travailler pour Scotland Yard cela dit.
Le personnage de Sully ne m'a pour l'instant pas vraiment marqué ni éveillé mon intérêt. Il reste assez peu présent, malgré ses actions importantes pour le développement d'Alexander, mais comme il lui est lié je suppose qu'on aura l'occasion de le retrouver ensuite dans tes RPs et qu'on en saura plus sur lui à ce moment là.

La fin de l'histoire est vraiment chouette. La rencontre avec Valentine donne pas mal de profondeur à ton personnage et le rend plus touchant et accessible. C'est probablement le passage qui m'a le plus plu de toute l'histoire. Il me reste quelques interrogations évidemment, notamment sur l'identité de la personne qui a attaqué Valentine. Était-ce l'assassin poursuivit par Scotland Yard ? Si oui, est-ce qu'Alexander est revenu venger la journaliste et déposer sa carte ? Tu mentionnes aussi souvent sa dépendance à la morphine, mais je n'ai pas réussi à savoir d'où cela venait exactement, ni quand il a commencé à s'y adonner. Après si je te demande ça, c'est aussi parce que je suis curieux. Dans tous les cas l'absence de ces détails n'enlèvent rien à la qualité de l'histoire !

Le récit est bien construit et se lit sans problème malgré sa longueur. Le personnage d'Alexander est maîtrisé dans ses moindres détails et j'ai trouvé que ça se ressentait tout au long de ta rédaction. J'ai retrouvé le même plaisir à te lire que lorsque tu avais rédigé la fiche de Val. C'était cool !

On ne va pas se mentir, ça aura pris du temps, mais le résultat est au rendez-vous ! Bravo !

J'ai trouvé quelques fautes, mais au vu de la longueur c'est compréhensible. C'est le mélange participe passé / passé simple, qui revient le plus souvent.
Je te mets dessous ce que j'ai trouvé, ça pourra t'aider pour une petite correction :

Liste des fautes:
 

Histoire d’officialiser tout ça je t'annonce que tu es VALIDÉ !

Je vais t'ajouter au groupe des civils et je te laisse suivre les instructions suivantes pour terminer ton inscription ! Et comme d'hab, si tu as des questions, surtout n'hésite pas o/

Bienvenue au
Lost Paradise

Il faut maintenant...
Faire ta demande de rang ici.
Pour les relations, c'est par .
Demander de RP c'est ici.
Créer ou utiliser des PNJs c'est .

Et bon RP parmi nous !
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MessageSujet: Re: Vous avez demandez un docteur ?    Dim 20 Aoû - 21:29

Re-bienvenue au Lost !

Eh bien, je crois que tu détiens le record pour une fiche ! Néanmoins, je dois avouer que je ne m'attendais pas à ça et que je suis d'accord avec Edward. Ça valait le coup d'attendre. On sent que tu aimes le personnage et que l'agencement des différents moments de sa vie t'as vraiment demandé une réflexion pour rendre le tout captivant et ma foi, tu t'en sors bien !

La description physique nous plonge dans "l'univers glacial" d'Alexander, faux semblants efficaces et allure alléchante, on en viendrait presque à douter qu'il puisse y avoir anguille sous roche, si ça n'introduisait pas aussi bien le moral.

Dans ce dernier, j'avoue que l'échange avec le policier n'était pas sans me marquer particulièrement. Ce message subliminal, non-subliminal, m'a bien fait sourire. XD

Concernant l'histoire, je la trouve particulièrement bien ficelée, je dois dire. On découvre Alexander avec un background somme toute classique, mais si bien narré que le personnage en devient intriguant plus que méprisable ; et ce, malgré son statut de tueur. Tout en nuances, Alexander contrebalance son caractère froid et glacial, avec une série d'actions très humaines, sans tomber dans le cliché de la double personnalité psychologiquement instable et névrosée. Le tout dans un univers bien plus sombre qu'il n'y parait. Donc, rien que pour ça, je trouve que c'est particulièrement bien joué. Bravo !
Comme Edward, j'ai été également surpris que lors du meurtre du professeur, il n'y ait aucun bruit qui filtre en dépit du fait qu'Alexander s'en donne à cœur joie. Néanmoins je trouvais ça pas mal qu'il garde ça en tête comme raison pour ne pas retourner sur la tombe de sa famille. Je serai aussi curieux de savoir quel sort il a pu réservé à Sully, bien que son plan soit tombé à l'eau, je ne doute pas qu'ils n'en ait pas finis l'un avec l'autre, mais j'imagine qu'on aura également l'occasion de le savoir en rp ?
Aussi, je n'aurai qu'un mini bémol pour les fautes, mais vu la dimension de la fiche, c'est minime. Du reste, on reconnaît ta plume, ton style glauque, mais tantôt à suspense, tantôt fleur bleue. Jusqu'à la dernière ligne... Littéralement.

Bref, tout ça pour dire, que mis à part la correction des fautes, je partage la curiosité d'Edward, mais c'est tout bon pour moi ! =)

Donc : Re-bienvenue au Lost et bravo pour ta fiche ! )o)

Les quelques fautes:
 

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MessageSujet: Re: Vous avez demandez un docteur ?    Mar 22 Aoû - 21:29

Merci beaucoup, je suis heureuse de savoir que ma fiche vous a plu ^^.

J'avoue il y a des éléments dont je n'ai pas vraiment donné des détails, mais si je l'avais fait, alors il y aurait eu encore un chapitre en plus dans cette loooongue histoire. XD
Mais sachez que tous les éléments que vous avez relevé ont effectivement des explications ou ont juste été survolés sans informations volontairement, que se soit pour passer à la suite rapidement, soit parce que j'en reparlerais une prochaine fois dans ses rps ^^.
(mais oui, face au professeur, il a nettoyé et comme il a vécu là-bas, il connait l'heure pour brûler le corps sans que ça ne surprenne quelqu'un... avant de mener une éventuelle enquête. Quand à la disparition... disons que faute de témoin, Alex ne s'est pas sentit en danger si jamais on réalise que le prof est mort)

Pour Sully on va encore entendre parler de lui, il est tenace o/

C'est un grand soulagement de le voir enfin terminé et validé, il m'a causé bien des tracas ce docteur XD

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Vous avez demandez un docteur ?

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