Aller en haut
Aller en bas
Neige

Cabaret du Lost Paradise - Forum RPG

Forum RPG fantastique - Au cœur de Paris, durant la fin du XIXe siècle, un cabaret est au centre de toutes les discussions. Lycanthropes, vampires, démons, gorgones… Des employés peu communs pour un public scandaleusement humain.

Partagez | 
 

 Le passé nous rattrape toujours...[pv Walter]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Nathanaël Cartier
† Prêtre Gourmand †
avatar

Messages : 964
Date d'inscription : 06/10/2012
Localisation : Au cabaret ou dans une sombre ruelle, sans doute. Ou peut-être à l'église, à vous de me trouver !

MessageSujet: Le passé nous rattrape toujours...[pv Walter]   Ven 9 Nov - 4:20

Il était un peu plus de midi quand Nathanaël quitta enfin son église - que dis-je, la prestigieuse cathédrale plus connue sous le nom de Notre-Dame de Paris ! - pour se rendre chez son pâtissier préféré. Il venait de finir une messe et avait ensuite été retenu par quelques fidèles qui avaient besoin de se confesser d'urgence. Même si leurs péchés étaient presque sans importance, comme souvent. Du coup, il était en retard et le pâtissier allait bientôt fermer pour s'accorder une petite pause de midi bien méritée. Non, non ! Il lui fallait ces gâteaux ! Il avait besoin de sa dose de sucre ! Encore un peu et on aurait pu le prendre pour un drogué ! Et peut-être était-ce ce qu'il était...un drogué au sucre ! Enfin, il valait mieux ça qu'autre chose ! Ce fut donc d'un pas pressé qu'il arpenta les rues de la ville jusqu'à enfin arriver à destination où il lâcha un soupir de soulagement. Le pâtissier l'avait attendu ! Cet homme était vraiment génial ! Pour la peine, Nathanaël lui donna un petit pourboire, le tout en le remerciant mille fois, avant de finalement quitter la boutique, un carton contenant différents petits gâteaux en mains.

Il ne lui restait plus qu'à trouver un petit coin tranquille pour les dévorer ! Ah, pauvres petits ! Ils ne feraient pas long feu ! Et il ne crut pas si bien dire. Quelques pas plus loin à peine, il tomba sur un enfant portant des haillons. Le cœur de Nathanaël se serra. Un enfant ne devrait pas avoir à mendier dans les rues pour survivre. Un enfant devrait profiter de son enfance, jouer, s'amuser, rire...hélas, par les temps qui couraient, c'était un spectacle que l'on voyait de plus en plus souvent. Fidèle à lui-même, le jeune homme s'accroupit devant l'enfant et lui ébouriffa gentiment les cheveux avant d'ouvrir son carton pour le laisser choisir un ou deux gâteaux. Les étoiles dans les yeux de cet enfant valaient bien tout l'or du monde ! Tout comme son sourire ! Nathanaël crut même qu'il allait se mettre à pleurer et cela l'émut fortement. L'enfant le remercia et lui fit même un gros câlin après avoir choisi un gâteau et alla ensuite se régaler dans un coin.

Le jeune homme se redressa, un petit sourire aux lèvres, content d'avoir fait un heureux. Même si la joie du petit garçon nétait qu'éphémère...et ce n'était certainement pas un gâteau qui allait l'aider à survivre dans la rue. Ah, s'il en avait les moyens, Nathanaël aiderait tous ceux dans le besoin ! Mais une telle chose n'était tout simplement pas réalisable...Parfois, il se demandait tout de même pourquoi Dieu acceptait une telle injustice...
Il repartit donc en quête d'un coin tranquille pour manger le reste de ses gâteaux lorsqu'il aperçut une silhouette qui lui semblait familière, au détour d'une ruelle. Le jeune homme se figea et sentit son cœur battre la chamade tout à coup. Ce chapeau...ces cheveux...cette démarche...il connaissait tout ça ! Non, il devait rêver...Et pourtant, il dut se rendre à l'évidence lorsque l'individu se rapprocha de plus en plus. C'était lui. Walter. Celui à cause de qui il avait péché. Celui qu'il n'arrivait pas à oublier malgré tous ses efforts.

Non ! Il ne devait pas le voir ! Nathanaël ne lui avait jamais dit qui il était vraiment. Or, là, il était en habits de prêtre, portant sa soutane noire et son col blanc. Si Walter le voyait, ce serait une catastrophe ! Mais en même temps...peut-être cela résoudrait-il tout ? Il pourrait enfin mettre un terme à cette folie...
Nathanaël se dissimula dans une ruelle, se plaquant contre le mur, priant pour que son "amant" ne le voie pas. Et en même temps, il avait envie d'aller le voir, de lui demander pourquoi il avait disparu du jour au lendemain. Trop risqué. Il savait qu'il ne serait probablement pas capable de résister s'il se retrouvait une nouvelle fois face à lui. C'était sans compter sur un voyou qui le bouscula en passant près de lui en courant, le faisant sortir de sa cachette par la même occasion et même...le faisant tomber dans les bras de la personne que Nath' ne voulait pas voir. Littéralement. Oui, il s'étala littéralement sur Walter, sa boîte de gâteaux volant dans les airs pour atterrir un peu plus loin avant de se faire écraser par un fiacre qui passait par là. LES GATEAUX !

Oui, bon, il y avait plus grave, là...Reprenant quelque peu ses esprits, le jeune homme se redressa, le visage rouge comme une tomate. Avec un peu de chance, Walter n'avait pas eu le temps de le voir...s'il s'en allait maintenant, peut-être qu'il pourrait éviter une petite catastrophe...

"Veuillez m'excuser..."

Il avait marmonné ces mots avant de s'enfuir vers la ruelle où il s'était caché tout à l'heure. Tu es un lâche, Nathanaël.

_________________


Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Le passé nous rattrape toujours...[pv Walter]   Mar 13 Nov - 18:17

Depuis un mois que j’étais de retour dans la civilisation, plus près que jamais à m’amuser de cette vie qui m’avait tant dégoûté. Alors, entre mes heures au Lost Paradise que j’avais intégré pour rencontrer plus facilement des futures victimes de mes fourberies, je me promenais dans les ruelles sombres, cherchant avidement des gens avec qui jouer. Mais ces temps-ci, tout le monde était trop pressé pour remarquer le magicien de salon que j’étais et pourtant je faisais tout pour attirer l’attention. Une envolée de colombes par-ci, une ribambelle de lapins par-là, sans oublier mes adorables tours de cartes et mes concoctions spéciales à la Wally! Et j’en passais. Chaque jour était synonyme pour moi d’innovations, de plans fourbes et vils avec pour seul mot d’ordre : m’amuser de la réalité en la déformant, en la rendant plus attrayante! J’étais devenu comme ça, moi, au fil des siècles, au fur et à mesure que je réalisais que l’existence n’était rien d’autre qu’une grande mascarade dans laquelle tout le monde portait une arsenal de masques. Enfin, ce n’était pas bientôt fini la philosophie? Rah là là, l’ennui me faisait encore divaguer.

Ma montre sonna : il était près de midi et je n’avais encore trouvé personne à embêter depuis cette nuit, c’était fort barbant à la fin, une véritable perte de temps, je n’avais pas l’éternité moi, non mais; en fait… oui, ahaha. Restait que c’était barbant, mais plus pour longtemps, car mes sens de démons venaient de m’apprendre qu’un humain et pas n’importe lequel, rôdait dans les alentours. Je reconnaissais cette aura, ce parfum que je suivais depuis plus d’un an! Enfin, il me fallait vérifier mes impressions, car il était rare que c’était lui qui chassait son chasseur alors.


Je n’eus pas longtemps à chercher que le personnage que j’avais pressenti me tombait dessus. Je commençais à me dire que les sermons que ces mangeurs de balustres (cul-bénit) clamaient n’étaient pas si loin de la réalité que ça. Quel destin, quelle belle surprise en tout cas de retrouver cette belle victime qui avait réussi à attiser mes sens de démons à deux reprises avant que je ne décide de la jouer plus sadiquement et disparaitre de sa vie pendant plus d’un an ou c’était peut-être plus? En fait, on s’en foutait de ces détails.

En bon démon de service que j’étais, je rattrapai quelques gâteaux qui planaient dans les airs avant que la boîte ne se fasse happer par un fiacre. Ah ce cher, il n’avait pas changé. Toujours aussi glouton, ce cher prêtre, car oui, je connaissais la condition de mon amant perdu l’ayant suivi dans l’ombre sans jamais qu’il ne s’en aperçoive véritablement, dans l’attente langoureuse de refaire mon apparition pour un plaisir des plus extraordinaires, mais voilà que je n’avais pas eu à faire grand-chose, il était de retour dans mes bras enfin… c’est ce que j’avais cru un court moment avant qu’il ne se sauve en me grommelant, le visage rougi, qu’il était désolé.

Ho, hey, ho, on ne se frottait pas à Wally en croyant s’en sortir comme ça! Comme si je ne l’avais pas reconnu, non mais, pour qui il me prenait? Et puis il avait été si pressé qu’il n’avait même pas remarqué mon sauvetage. Je ricanai, le regard rempli de malices:


-Je sens que cette aventure risque d’être intéressante, ne vous sauvez pas comme ça…

Avec ma rapidité de démon, je le rattrapai fort facilement. Il était dans une ruelle non loin, là où je l’avais pressenti tout à l’heure. Je déposai ma main sur son poignet, lui tendant les quelques gâteaux en déclarant d'une voix mielleuse:

-Malgré votre impolitesse, ‘’monseigneur’’, j’ai réalisé pour vous un petit tour de magie à la Wally et j’ai sauvé votre gourmandise. Ahahah, je vois que vous aimez toujours autant le sucré. Mais vous savez, c’est un péché être gourmand. Mais de nos jours, un petit péché par-ci, par-là, ça peut être si amusant, car la vie serait si morne avec toutes ces règles à la fin si on ne s’amuserait pas avec les circonstances, si vous voyez ce que je veux dire, mon bel ami. Vous en pensez quoi, mon cher?

Je lui fis un petit clin d’œil coquin avant de me pencher quelques secondes, tenant d’une main mon chapeau pour le saluer et j’ajoutai, souriant de mes dents acérés :

-Ça fait longtemps, n’est-ce pas? J’attendais ce jour avec impatience, ce jour où vous me retrouveriez. D’ailleurs, cet habit vous va comme un gant, mais je vous préfère sans, c’est comment dire, beaucoup plus amusant, ahaha. Enfin, trêve de bavardage à double sens, c'est moi qui devient impoli, non mais, vous voulez une tasse de thé pour accompagner vos pâtisseries, ‘’monseigneur’’?

Je sortis alors de mon sac à malice une tonne de bricoles que je lançais au sol avant de sortir une théière et deux tasses que je déposai sur une boite de cartons qui nous servirait de table de fortune. J’avais plein de ressources moi, il en fallait pour toutes les occasions! Et quoi de mieux qu’une partie de thé dans une ruelle sombre pour faire des retrouvailles entre un prêtre et son amant démon disparut? Je ne sais pas si mon Nath est du même avis que moi. Je verrai bien. Je lui tendis une tasse et installai les gourmandises sur la ‘’table’’ étant donné qu’il semblait toujours figé.

*Allez, commençons le jeu, mon tendre amour /PAN/!


Dernière édition par Walter Blackmoon le Mer 14 Nov - 5:34, édité 1 fois
Nathanaël Cartier
† Prêtre Gourmand †
avatar

Messages : 964
Date d'inscription : 06/10/2012
Localisation : Au cabaret ou dans une sombre ruelle, sans doute. Ou peut-être à l'église, à vous de me trouver !

MessageSujet: Re: Le passé nous rattrape toujours...[pv Walter]   Mer 14 Nov - 1:40

Comment quelqu'un qu'il n'avait vu que deux fois pouvait lui faire un tel effet ? Le hanter presque jour et nuit ? Bon, d'accord, ils n'avaient pas fait que discuter, mais tout de même ! Combien de fois Nathanaël avait-il déjà demandé pardon à Dieu pour ce péché ? Combien de fois s'était-il même puni lui-même pour avoir cédé à la tentation...et rien n'y faisait. Rares étaient les jours où il ne pensait pas à son amant, celui qui lui avait fait découvrir les plaisirs de la chair, ces plaisirs pourtant interdits pour quelqu'un comme lui. Il l'avait envoûté, il ne voyait que cette explication. Peut-être devrait-il songer à se faire lui-même exorciser ? Non, c'était ridicule. Depuis la "disparition" de Walter, il avait essayé de l'oublier, voyant même là une excellente occasion pour se racheter et pour laisser cet épisode derrière lui. Mais ça n'avait pas suffi. Il en était même venu à espérer le croiser au détour d'une ruelle ou bien dans cette auberge, à sa place habituelle.

A présent, ce moment était venu, il l'avait bel et bien croisé au détour d'une ruelle...mais au lieu de se réjouir, il préféra prendre la fuite, abandonnant ses gâteaux à leur sort. Il ignorait évidemment que Walter connaissait déjà son petit secret et voulait donc surtout éviter un moment de grand embarras. Néanmoins, il avait été bien naïf de croire qu'il pourrait s'enfuir aussi facilement et surtout, sans que l'autre ne le reconnaisse. Quel idiot ! Il ne tarda d'ailleurs pas à sentir un contact sur son poignet...celui de la main de Walter qui l'avait rattrapé sans mal. Le cœur de Nathanaël rata un battement avant de s'affoler. Comme les autres fois où ils s'étaient vus. Ce serait d'ailleurs la première fois qu'ils se verraient ailleurs qu'à l'auberge. Rougissant de nouveau, il osa à peine croiser le regard du jeune homme et pourtant, il n'avait envie que de ça...envie de contempler ce visage qui l'avait tant attiré et l'attirait toujours... mais c'était mal. Il ne devait plus céder à la tentation. Et surtout pas ici, en pleine journée et en pleine rue. Certes, il s'agissait d'une ruelle peu fréquentée, mais à tout moment quelqu'un pouvait arriver et les surprendre. Sa réputation était en jeu, là !

Incapable d'esquisser le moindre geste, de prononcer le moindre mot, il écouta Walter qui le qualifia de "monseigneur". Il se moquait de lui, là ? Ce titre ne s'appliquait pas à lui, mais alors pas du tout ! Et puis, il se mit à tenir des propos remplis de sous-entendus qui firent rougir davantage Nathanaël. Il n'avait pas changé...toujours aussi beau parleur. Toujours à trouver les mots pour le mettre dans un embarras pas possible.
Il assumait parfaitement sa gourmandise, mais c'était tout. Jamais il n'assumerait ouvertement ses penchants pour les beaux jeunes hommes ni l'envie irrésistible qui le tiraillait depuis qu'il avait revu Walter. Il ne répondit pas et se demanda tout de même pourquoi son amant n'était pas surpris de le voir vêtu de la sorte. Aurait-il découvert son secret lui-même ? Il ne voyait que cette explication...et du coup, Nathanaël se sentit encore plus idiot. Mais s'il savait, pourquoi persistait-il avec ses sous-entendus ? Allant même jusqu'à dire qu'il le préférait sans vêtements...Ah ! Si ça continuait, le brun allait se changer en tomate !

Il le fixait d'un petit air ahuri avant de finalement réaliser que Walter avait sauvé les gâteaux ! Et qu'il proposait à présent de prendre le thé avec lesdits gâteaux en accompagnement. L'instant d'après, il y avait tout ce qu'il fallait pour prendre le thé... comment était-ce possible ? Quelle était cette sorcellerie ? Walter avait certes mentionné le fait d'être magicien, mais de là à exécuter un tour pareil ici ? Nathanaël secoua la tête pour reprendre un peu ses esprits. Il ne pouvait pas rester planté là à ne rien dire et à fixer Walter comme un ahuri pendant des heures non plus ! Ce fut sans doute la tasse tendue qui le fit enfin réagir.

"Comment est-ce possible ? Il n'y a rien pour chauffer le thé ici !"

Quel idiot ! Était-ce vraiment la première chose qu'il avait envie de dire à Walter après tout ce temps ? Non, bien sûr que non. Il posa la tasse sur la table de fortune sans y avoir touché et s'approcha du magicien, hésitant encore sur quoi dire ou quoi faire.

"Vous ne semblez guère surpris...dois-je en déduire que vous avez découvert mon petit secret il y a un moment déjà ?"

Il avait l'impression que son cœur allait sortir de sa poitrine tant il battait fort. Il s'efforçait pourtant de rester calme extérieurement et c'était loin d'être facile, très loin même.

"Et, s'il vous plaît, cessez de m'appeler "monseigneur". Cela ne s'applique pas à moi et cela me met mal à l'aise venant de vous..."

Il se mit à fixer Walter en silence pendant de longues secondes. Qu'est-ce qu'il pouvait aimer ce visage... et le revoir lui rappelait des tas de choses...des choses dont il n'était pourtant pas fier, des choses qu'il aurait voulu oublier ! Mais c'était impossible... Dieu...pourquoi m'infliges-tu cette épreuve ?

"Walter, je..."

L'instant d'après, il se retrouva dans les bras du jeune homme, ayant écouté son envie du moment. Et puis, il n'y avait pas de mal à enlacer quelqu'un, tout de même ! Ah...cette douce chaleur qui se dégageait de lui...son odeur...tout...Il resta un moment ainsi, sans bouger, sans parler, profitant simplement de l'instant présent, les yeux fermés, blotti contre Walter. Pourquoi fallait-il que les choses soient si compliquées ?
Il avait envie de lui dire tant de choses, de lui poser tant de questions...mais il en fut incapable. Et puis, il savait qu'il ne devait pas rester trop longtemps en sa compagnie s'il ne voulait pas récidiver...

"Je suis désolé, Walter, mais il vaudrait mieux qu'on ne se revoie plus à l'avenir..."

Il le lâcha enfin et recula de quelques pas, fixant le sol. Oui, ça vaudrait mieux pour eux deux. Même si ce n'était pas ce dont Nathanaël avait vraiment envie. Loin de là.

_________________


Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Le passé nous rattrape toujours...[pv Walter]   Jeu 15 Nov - 18:24

Spoiler:
 

Il était si délicieux de voir la personne pour qui tu avais le plus d’attachement sur cette maudite terre être aussi troublée par ta seule présence. Il était si délectable de voir ce bel homme rougir, fondre sous mes remarques quelque peu déplacées. Oui, je devais avouer que j’avais un penchant pour la domination, ce genre de sentiment me remplissait de plaisir. Toutefois, dominer Nathanaël n’était pas dominer n’importe qui. Je représentais pour le brun le péché à l’état pur et amener ce bel individu vers ce grain de folie qui pimentait ma propre route était pour moi doublement exquis. Enfin. Ce n’était que le début de nos retrouvailles, il fallait que je sois patient. Malheureusement, avec mon caractère un peu flamboyant, ce n’était pas ma tasse de thé, la patience, mais je savais adapter ma danse à celle de mes partenaires de jeu : la mascarade d’aujourd’hui risquait d’être des plus intéressante.

Nath:
 

Ah oui, parlant de tasse de thé, celle que je tenais devant une théière de style chinois semblait avoir donné sa langue à mon petit chat. Ah comme il était mignon de voir que ce prêtre avait toujours les priorités là où moi je n’en trouvais pas. Son sens des priorités, voilà qui m'intriguait toujours autant .C’est ce qui rendait cet individu aussi charmant : sa maladresse, sa naïveté mélangées avec ce juste assez assaisonné sens de la déduction me rendait souvent dans des positions fort fâcheuses qui se transformaient rapidement en des situations tout simplement délectables!

Ah!

Regardant, silencieusement, mon coquin retrouvé dans les yeux d’une manière amusée, je ramassai au sol un antique briquet à silex en métal tout droit sorti du 16è siècle, briquet dont mon défunt maître m’avait fait cadeau à l’époque et qui était tombé de mon sac à malices plus tôt. Puis, je brûlai la mèche de coton à l’intérieur en frottant le silex et le métal ensemble, projetant des étincelles grâce au carburant qui venait de brûler à l’intérieur. Je souriais toujours, passant cette dite flamme sous la théière et je déclarai, rieur :


-Vous disiez, mon chéri? Voilà le feu qu’il nous faut pour le thé, vous n’avez donc aucune raison de ne pas rester avec moi, surtout que je vous l’offre si aimablement. Ne soyez donc pas aussi nerveux. Je m'occupe de tout, comme toujours.

Pour un peu rendre l’atmosphère de la partie de thé plus ‘’piquante’’, je ne fermai pas le briquet immédiatement, mais plutôt j’attisai le combustible grâce à « mes trucs de magicien-démon », amenant le briquet à faire des étincelles partout autour de nous comme des feux d’artifices. Le spectacle était plutôt impressionnant, voire même effrayant pour un humain, mais je l’arrêtai bien vite, car je ne jouais jamais à un jeu très longtemps, je m’en lassais rapidement, comme un enfant. Au diable mes tendances pyromane, le feu de mon cœur était face à moi, je devais m’occuper de lui en priorité. Je rangeai alors le briquet dans mon sac et coulai le thé, tendant à mon chéri une tasse :

-J’espère que vous avez aimé le spectacle et que vous aimerez le thé tout autant! Il est une de mes concoctions personnelles et spéciales et j’en suis plutôt fier. J’aime bien ajouter ma ‘’touche Wally’’ dedans. D'ailleurs, cette concoction est nouvelle, je me suis dit, quoi de mieux pour des retrouvailles avec son amant! Goûtez-y et redonnez moi en des nouvelles, mon beau.

Dans ce thé, j’avais ajouté une pincée d’un de mes flacons ‘’magiques’’ contenant ni plus ni moins un sérum de vérité, mais je n’allais pas lui dire, ho non, le jeu serait plus intéressant ainsi sans que Nath ne connaisse les règles. Je bus alors une gorgée, écoutant les paroles de Nath qui s’était remis à parler.

Nath:
 

Je ricanai, il me croyait idiot ou quoi? C’était facile flairer les prêtres de la cathédrale de Notre-Dame, ça empestait souvent l’encens tout autour d'eux et puis j’étais un rusé-démon, j’avais des techniques pour espionner les gens à leur insu, mais bon, il fallait croire qu’il me sous-estimait et de toute façon, il ne savait pas pour ma condition (en tout cas, pas pour l’instant). Je répondis alors :

-Un magicien devine tout, mon chéri, vous devriez savoir ça, non?

Il me fixait depuis un bon moment, semblant fort mal à l’aise de mon apparition subite dans sa vie (et de mes gestes et paroles). Il était si mal à l’aise qu’il bégaya ces mots :

Nath:
 

Puis, il fit un geste qui me surprit, geste qui m’obligea à déposer ma tasse et la théière sur cette table de fortune. Il venait, de lui-même, de me réclamer une accolade. Je l’enlaçai comme il le désirait, caressant son dos avec le plat de ma main, ne voulant pas le brusquer en enfonçant mes ongles dans sa chair tout de suite. Son cœur disait quelque chose et sa bouche une autre. C'était si mignon et comique à la fois: c'était mon Nath à moi! Il se recula et ajouta:

Nath:
 

Je restai un moment dubitatif avant de répliquer, reprenant la tasse que je lui avais tendu plus tôt et qu’il n’avait pas encore pris :

-Votre façon de me mentir et de mentir à vous-mêmes n’est pas du tout crédible, si vous voulez, je peux vous aider à améliorer vos déformations de la réalité ou vous pouvez vous laisser aller, tout simplement. Votre Dieu ne va quand même pas vous punir pour une partie de thé, non? Je vous en prie, restez avec moi. Je me suis tant ennuyé de vous.

Je pris son menton entre mes doigts aux ongles acérés et je remontai sa tête de façon à le regarder dans les yeux avec ce regard à faire fondre un glacier et j’ajoutai, avançant la tasse à ses lèvres.

-Au moins une gorgée pour la route et si vous n’aimez pas, partez, mais buvez au moins une gorgée, voire une tasse. Vous me ferez plaisir.

J’avais bien l’intention de faire à mon Nath un petit coup fourbe à la Wally, mais il s’en apercevrait à peine, car dire la vérité était bien selon l’église, non? Ah oui, j’oubliais, cette partie risquait d’être intéressante, cacher à Nathanaël que j’étais un démon après avoir moi-même bu du sérum devrait être très difficile. Mais ça allait être drôle, alors ça en valait la chandelle.

Et dans le pire des cas, je finirai avec ne pinte d’eau bénite sur la tête, ça pourrait être « brûlant », ahaha.


Dernière édition par Walter Blackmoon le Jeu 22 Nov - 5:35, édité 2 fois
Nathanaël Cartier
† Prêtre Gourmand †
avatar

Messages : 964
Date d'inscription : 06/10/2012
Localisation : Au cabaret ou dans une sombre ruelle, sans doute. Ou peut-être à l'église, à vous de me trouver !

MessageSujet: Re: Le passé nous rattrape toujours...[pv Walter]   Jeu 22 Nov - 3:32

Il était troublé. Même plus que ça. Revoir Walter l'avait totalement chamboulé. A chaque fois qu'il posait son regard sur lui, à chaque fois qu'il entendait sa voix, son cœur battait la chamade. Pourquoi ? Pourquoi n'avait-il pas réussi à l'oublier et à oublier ce qu'il s'était passé entre eux ? Pourquoi ? Ce mot ne cessait de résonner dans son esprit sans trouver de réponse. Car il aurait déjà fallu que Nathanaël accepte la vérité et qu'il cesse de se mentir à lui-même. Bon sang ! Il était sensé combattre le péché et pas le vivre ! Ce qu'il ressentait pour Walter n'avait pas lieu d'être ! Alors, il devait mettre un terme à cette étrange relation sur-le-champ s'il ne voulait pas empirer les choses. Il le fallait...pour leur bien à tous les deux. Mais alors, pourquoi était-ce si dur de lâcher prise ? Le jeune homme avait d'ailleurs craqué en se jetant quasiment dans les bras du magicien, profitant de la chaleur de son corps contre le sien...avant de finalement se reculer et de déclarer qu'il valait mieux qu'ils ne se revoient plus.

Il était tellement obnubilé par le magicien qu'il fit à peine attention à ses petits tours de passe-passe. Et lorsque Walter s'avança vers lui pour lui prendre le menton entre les doigts, il fut incapable d'esquisser le moindre geste. Il ne pouvait détacher son regard de lui, c'était un peu comme s'il s'était noyé dans ses beaux yeux. Walter était loin d'être idiot, on pouvait même dire qu'il lisait en Nathanaël comme dans un livre ouvert. Néanmoins, ils ne pouvaient tout simplement pas être ensemble. C'était impossible, inconcevable. Incapable de prononcer le moindre mot, alors même que quelques instants auparavant il avait été déterminé à en finir avec cette relation malsaine, il se retrouva bientôt avec une tasse de thé sous le nez. C'était quoi, ça ? Pourquoi Walter insistait-il tant à ce qu'il boive son thé ?

Mais comment résister à de telles paroles ? Il s'était ennuyé de lui ? Il serait content si Nathanaël restait avec lui au moins le temps d'un thé ? Non. Il ne devait pas. S'il restait, qui savait ce qui pouvait se passer ? D'habitude, le prêtre était plutôt sûr de lui - enfin, surtout lorsqu'il s'agissait d'exorcisme - et là, il se retrouvait totalement désarmé face à Walter. Finalement, il poussa un petit soupir résigné et prit la tasse entre ses doigts.

"Très bien. Mais cela ne change rien à ce que je vous ai dit."

Il porta la tasse à ses lèvres et en but quelques gorgées sans se douter du petit tour que son amant lui avait joué. S'il le savait, nul doute que les choses se passeraient mal, très mal.

"Oh, mais ce thé est délicieux !"

Il l'était, c'était vrai. Nathanaël était surpris, mais en même temps, ils ne s'étaient jamais retrouvés dans une telle situation avant et il ne connaissait pas grand chose du quotidien de Walter. Il voulait en savoir plus...mais il savait aussi que moins il en saurait, mieux ce serait. Il aurait moins de mal à se détacher de lui. Une question lui taraudait tout de même l'esprit depuis tout à l'heure.

"Où étiez-vous tout ce temps ?"

Il se doutait déjà que Walter n'allait pas vraiment répondre à sa question, mais peu importe. Il avait envie de savoir et si le jeune homme ne lui répondait pas, il aurait au moins essayé. Ah ! Il était toujours aussi séduisant. Nathanaël ferma brièvement les yeux. Il devait chasser ces pensées impures de son esprit ! Ces pensées qui avaient empiré depuis tout à l'heure. C'était un cauchemar... être tiraillé de la sorte était véritablement atroce.

"J'ignore ce que vous essayez d'accomplir avec votre petite partie de thé, mais vous devriez savoir aussi bien que moi que nous ne pouvons être ensemble."

Ils ne le pouvaient pas. C'était impossible. Tabou. Tout ce qu'on voulait. Lorsqu'il avait choisi sa voie, Nathanaël avait également choisi de laisser derrière lui certaines choses, dont l'amour et tout ce qui allait avec. Céder une nouvelle fois serait véritablement synonyme d'échec.

_________________


Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Le passé nous rattrape toujours...[pv Walter]   Mar 4 Déc - 6:33

Spoiler:
 

Déstabilisé, complètement déstabilisé était un mot faible pour dire comment Nath réagissait à mes approches qui étaient pourtant mollo pour le moment. Enfin, oui j’étais insistant avec ma partie de thé, mais que pouvait-on me reprocher à ça? Et oui, je devais avouer que l’endroit était un peu sordide pour ce genre d’activité, mais quelqu’un me connaissant le moindrement saurait que ce genre d’habitude est loin d’être la plus étrange et puis un brin de folie n’avait jamais fait de mal à personne. Hum en tout cas, où en étais-je? Ah oui, l’expression de Nath, comment pourrais-je vous la décrire davantage? En ce moment il était si pâle, si silencieux, si bouche-bée qu’il aurait même pu faire peur à un fantôme. Toutefois, il était loin de faire peur au démon que j’étais. Ce genre de trouble que je lisais dans son regard m’excitait au contraire! Il était trop mignon de se renier ainsi. Il m’aimait vraiment, il n’y avait aucun doute là-dessus. Il suffirait que de l’aider à se laisser aller et hop, le tour serait joué, ahaha! Il finirait dans un lit avec moi à coup sûr.

Nath:
 

Ho, le jeu était donc commencé? Le prêtre venait de signer son pacte avec la vérité en buvant cette innocente tasse. Et puis que pourrait-il me reprocher? C’était un simple tête à tête de retrouvailles, rien de moins, rien de plus *sifflote*! Je lui souris donc, buvant à mon tour une nouvelle gorgée de ma propre tasse et je m’assis sur le coin de la table, non loin de Nath. Puis, je pris un gâteau et je le dévorai avant d’ajouter :

-Vous m’en voyez ravi et puis je chuis chertain que je vous ferai changer d’avis au cours de la choirée. Je ne chais pas pourquoi, mais il paraît que j’ai un don pour la perchuasion.

J'avais la bouche pleine quand je dis ces mots ainsi qu'un regard brillant de malice quand Nath répliqua en buvant sa première gorgée :

Nath:
 

J’éclatai de rire. Le thé de vérité était le meilleur d’entre tous. Les ingrédients qui étaient utilisés pour sa conception étaient des plus recherchés, des plus exotiques et de qualité, mais il était aussi l’un des plus traître : la vérité n’était pas toujours la chose la plus facile à digérer… enfin.

On verrait bien ce qui se passerait ce soir, j’attendais la suite de ces retrouvailles avec impatience. Pendant que je réfléchissais ainsi je ne m’avais pas aperçu de cette réalité, mais je venais de finir ma tasse et je commençais à sentir les petits chatouillis dans le ventre qui allait me forcer –en tout cas, tenter de me forcer- de dire la vérité ahaha, mais avouez que j’étais gentil? Je ne faisais jamais des victimes sans participer à la situation que je provoquais. Dans mon vocabulaire à moi, c’était de l’assistance, c’était une forme de générosité! Pour d’autres, ça serait sans doute de l’idiotie ou de la fourberie, enfin, tous à son avis sur la réalité! Mais restait que lorsque Nath me demanda ce que j’avais fait tout ce temps, j’avais carrément envie de tout déballer sur un plateau d'argent le récit de ma vie, mais je finis par réussir à modérer mes ardeurs et sortir la demi-vérité suivante-en tant que démon j'avais un tantinet de contrôle sur la concoction qui coulait dans mes veines, enfin, pour l'instant- :


-J’avais besoin de recul, j’avais besoin de jouer à d’autres jeux, mais je vous observais toujours au loin sans que vous me remarquiez, attendant le bon moment pour faire mon apparition, car je me suis vite aperçu qu’une vie sans vous serait impossible.

À quelque part, ça pourrait surprendre le prêtre que j’aie répondu, mais d’un autre, j’étais si imprévisible, Nath devait s’attendre à toute éventualité.

Nath:
 

Pourquoi j’avais la mauvaise impression que le prêtre avait déjà des doutes sur mes intentions? Aurait-il perdu en un an sa si adorable et caractéristique naïveté? Hum… ça serait bien triste. Enfin, je ne devais pas m’effrayer outre mesure, c’était la le plaisir du jeu : le danger d’être démasqué autant dans mes entreprises que dans ma nature propre de démon.

*Entrez dans la danse et dites-moi tout, mon Nath chou! Je veux TOUT savoir de vous Very Happy!

Je croisai alors les jambes, passant outre le commentaire de Nath qui, avec du sérum de vérité dans le corps, aurait pu facilement dégénérer en aveux de ma part si je m’étais prêté aux jeux. Je préférais plutôt tester les nouveaux réflexes de Nath en lui demandant (c'était à son tour de dire la vérité) :]

-Je le sens en vous, je l’ai remarqué à force de vous observer, vous vous ennuyiez de moi¸ca transpire de toutes les parcelles de votre corps. Avouez le, je veux entendre véritablement vos sentiments de votre bouche et au diable le baratin d’église et d’impossibilité. Du vent, que du vent que ces chimères!

Je m’approchai à quelques centimètres du visage de Nath et j’ajoutai :

-J’ai certains dons de clairvoyances vous voyez, je lis en vous comme dans un livre, vous ne pouvez rien me cacher. Ces deux moments de voluptés que nous avons partagés ont été les plus mémorables de votre vie et ça vous manque, mais vous ne voulez pas vous l’avouer , car vous être trop coincé avec votre Dieu pour ça.

Mes mots étaient directs, mais il ne fallait pas oublier que j’étais sous l’effet d’un sérum et que je disais tout ce qui me passait par la tête avec grandes difficultés à la censure, ahaha, ça promettait d’être amusant comme soirée.
Nathanaël Cartier
† Prêtre Gourmand †
avatar

Messages : 964
Date d'inscription : 06/10/2012
Localisation : Au cabaret ou dans une sombre ruelle, sans doute. Ou peut-être à l'église, à vous de me trouver !

MessageSujet: Re: Le passé nous rattrape toujours...[pv Walter]   Jeu 20 Déc - 20:11

Combien de fois avait-il rêvé de ces retrouvailles sans oser l'avouer ? Mais avouer quoi, au juste ? Que Walter lui manquait horriblement et qu'il avait un réel désir de le revoir ? Une telle chose ne se disait pas à haute voix et ce n'était pas simplement à cause de son métier. Même s'il avait été quelqu'un de tout à fait ordinaire, il n'aurait pas pu avouer son attirance, voire son amour, pour le magicien. Un homme qui en aimait un autre était considéré comme un vrai tabou, c'était inconcevable et c'était un péché ! C'était plutôt ironique quand on y pensait...depuis toujours, il avait ressenti une certaine attirance pour les hommes, alors que même l’Église condamnait cela. Cette Église à laquelle il était pourtant dévoué. Cette Église qui représentait Dieu. Mais Dieu avait créé le monde et les hommes à son image, non ? Et dans ce cas-là, lui en voudrait-il vraiment pour être "différent" ? Dieu était bon, après tout, il ne jugeait pas. Enfin, peu importe. Il savait que même s'il essayait encore de convaincre Walter, ce dernier ne le comprendrait sans doute jamais.

A cet instant, Nathanaël était pris entre deux feux. D'un côté, il se disait qu'il aurait mieux fait de s'en aller tout de suite avant de se laisser en quelque sorte capturer par Walter. Et de l'autre...il avait envie de savoir où le magicien était passé tout ce temps et pourquoi il était parti. Oui, ces questions n'avaient cessé de le hanter depuis qu'il s'était rendu compte que son amant n'était plus là. Et le voilà qui venait de réapparaître comme si de rien n'était. Ah, c'était terriblement irritant et en même temps, il n'avait qu'une envie: lui dire à quel point il lui avait manqué et à quel point il voulait être dans ses bras à nouveau. Mais il devait rester fort. Il ne pouvait pas craquer encore. Cette dernière année, il avait fait un long travail sur lui-même, mais finalement, toutes ses résolutions furent balayées d'un seul coup, d'un seul regard...Nul doute que cet homme exerçait un certain pouvoir sur lui...

Finalement, il avait cédé et accepté de boire le thé avec Walter, ignorant évidemment ce que ce dernier mijotait. Comment aurait-il pu le savoir ? Et même si quelqu'un l'avait mis en garde, il ne l'aurait probablement pas cru, naïveté oblige !
Sa première réaction fut de s'exclamer à quel point il aimait ce thé, ce qui fit rire Walter. Qu'y avait-il de drôle ? Le jeune homme ne put s'empêcher de rougir légèrement et il détourna le regard, gêné.
Quelques secondes s'écoulèrent en silence avant que Nathanaël pose enfin la question qui le démangeait depuis tout à l'heure. Où Walter était-il passé tout ce temps ? A vrai dire, il ne s'était pas vraiment attendu à une réponse, d'où son air un peu surpris lorsque le magicien lui confia qu'il avait eu besoin de recul. Non sans lui dire qu'il n'avait cessé de l'observer de loin. Quoi ? Les joues du prêtre reprirent une teinte bien rouge tandis qu'il essayait d'assimiler ce qu'il venait d'apprendre. Toutefois, tout ce qu'il retint furent les dernières paroles de son amant. Il lui avait dit qu'une vie sans lui était impossible. Inutile de dire que son cœur s'était mis à battre la chamade. Ces mots lui firent vraiment plaisir, mais il se sentait d'autant plus confus. Ah, que tout ça était compliqué !

Et puis, les choses prirent une tout autre tournure lorsque Walter lui demanda d'être honnête envers lui et surtout, envers ses sentiments. Des sentiments qu'il avait toujours tenté d'ignorer. Cela n'avait tout bonnement aucun sens ! Ils ne s'étaient vus que deux fois et pourtant, Nathanaël ressentait bien quelque chose de très fort pour Walter. Il ne voulait pas le lui avouer pour autant, mais quelque chose le poussait à tout déballer. Que se passait-il ? Il ne voulait pas et pourtant, les mots sortirent tout seuls... c'était comme s'il n'était plus vraiment maître de ses actes et surtout, de ses paroles.

"Oui, vous m'avez terriblement manqué. Et je vous en ai voulu. Vous auriez pu au moins m'en parler ! Vous n'imaginez pas à quel point j'étais inquiet ! Walter...je..."

Non, non. Il ne devait pas lui dire. Il ne devait pas continuer ! Quel était ce besoin irrépressible de tout lui dire ? Il se faisait violence pour ne pas laisser les mots fatidiques franchir le seuil de ses lèvres, mais c'était peine perdue - après tout, il n'était qu'un simple humain, finalement.

"Je vous aime, Walter. Et ça fait mal."

Bon sang ! Qu'avait-il dit ? Et pourquoi avait-il soudain les larmes aux yeux ? Qu'est-ce qui se passait ?

"J'ai essayé de vous oublier, mais je n'y suis pas arrivé. Vous hantez mes rêves et même quand je suis éveillé, je pense à vous. Quand vous êtes parti, je...j'ai eu le cœur brisé, je me suis senti abandonné...Je vous en supplie, ne refaites plus jamais ça..."

Pourquoi ? Pourquoi ne pouvait-il pas se taire ? Il regarda un instant Walter, les joues toujours rouges, les larmes aux yeux. Et puis, il se leva, comme pris par une pulsion soudaine - à croire que le sérum de vérité de Walter n'avait pas uniquement effet sur ses paroles, mais également sur ses gestes...ou alors, le fait d'avoir prononcé ses mots, même contre sa volonté, lui avait redonné un peu de courage. Il s'approcha de Walter qui était toujours assis et posa ses mains sur ses épaules, le fixant un instant droit dans les yeux. Et puis, il se mit à genoux, histoire d'être à peu près à sa hauteur, et l'enlaça, le serrant presque comme si sa vie en dépendait.

"J'ignore pourquoi je vous ai dit tout ça, mais...restez avec moi. Rien qu'un peu."

Si ça continuait, ça allait encore mal tourner...mais c'était tout simplement plus fort que lui, à cet instant.

_________________


Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Le passé nous rattrape toujours...[pv Walter]   Dim 23 Déc - 3:40

Nath paraissait en combat intérieur. Une partie de lui semblait vouloir encore garder son contrôle, sa raison, ses préceptes de je-ne-sais-trop quelles lois divines. Une partie de lui paraissait encore vouloir rester coincé derrière son masque de prêtre, mais c’était une question de temps avant que le thé ne s’infuse dans ses veines et moins longtemps que je l’aurais estimé. Ce cher prêtre, il réagissait si vite, si facilement à mes breuvages, ça me faisait sourire : il allait voir que j’avais raison et qu’il refoulait vraiment tous ses sentiments depuis longtemps. Il devrait me remercier pour ce coup pendable, celui-ci allait le délivrer de lui-même. Jamais il n’aurait fait preuve d’autant d’honnêteté si je n’avais pas joué un peu avec son esprit bien que je crois qu’il était mieux de ne pas savoir quelle genre de magie fourbe je venais d’utiliser sur lui sinon il allait éclater de rage et puis finalement, j’allais sans doute finir par lui dire puisque de un, j’avais bu le breuvage et de deux, j’aimais les jeux extrêmement bouillants, dangereux et compliqués.

Et qui sait, il finirait peut-être même pas me faire le plaisir de me frapper? Lui, frapper quelqu’un? Non, je ne devais quand même pas m’illusionner. C’était un sérum de vérité, pas une potion qui rendait les gens sadiques. Dommage. Je devrais peut-être changé sa composition finalement? Ahaha, enfin, je verrais, la suite risquait d’être intéressante. Après avoir grogné quelques minutes, l’épiscopale finit par me dire, l’air plutôt sûr de lui et complètement différent du caractère qu’il avait au début de notre rencontre :


Nath:
 

Je le regardai de mon regard profond et maintenant brillant de satisfaction. Je n’allais pas tout de suite répliquer quoique ce soit, avec le sérum de vérité, je risquais de tout gâcher: j’allais profiter de ce moment qui s’annonçait fort intéressant et touchant : enfin, même si c’était par la force d’un sort, je pouvais entendre ce genre de paroles de la bouche de mon amant. Même si j’étais un démon coquin, pressé et violent, ces mots me touchèrent, car je savais qu’ils étaient purs et non freinés par un précepte humain quelconque.

Et voilà que Nath recommençait à se battre intérieurement. Je le voyais dans ses yeux. Je le sentais dans toutes les fibres de son corps qu’il essayait de se retenir, mais je savais très bien que cet effort était futile. D’ailleurs, il ajouta prestement :


Nath:
 

Comme c’était beau, comme j’étais fier de mon coup. Comme j’aimais ce genre de partie de thé ‘’improvisé’’, c’était toujours intense et surprenant. Je ne regrettais nullement ma fourberie et jamais je ne le regretterais. Je venais, en un ‘’coup de baguette’’, de briser le silence, de sortir le chat du sac, de m’approcher de ce qu’on appelle la vérité. J’aimais cette expérience, ça rendait ma vie excitante…

Nath:
 

Je continuais d’écouter attentivement le beau brun sentant que quelque chose changeait en lui et… hop! Nath s’approcha alors de moi, me prenant les épaules, déposant son regard dans le mien. Mon cœur se mit alors à battre à toute allure. Ce contact, ce simple me contact me rendait fou. Ce parfum, ho ce parfum, comme je l’aimais. C’était assez surprenant de la part du prêtre surtout qu’un sérum de vérité n’était pas censé changer les attitudes des gens, mais seulement leurs répliques alors… l’épiscopale avait vraiment eu envie de le toucher? J’étais fasciné par MON Nathanaël. Il était plus qu’une expérience de jeu, je l’aimais sincèrement, mais quoi de mieux que mélanger amour et jeu ensemble?

Qu’importe si je l’avais abandonné. Qu’importe s’il avait mal. Qu’importe tout, au final, voilà où mes mesquineries nous menaient, n’était-ce pas l’important?


Nath:
 

Ho non, il fallait reprendre du thé, le prêtre semblait redevenir confus. Il paraissait vouloir remettre son masque. Je lui tendis alors une deuxième tasse avant de me mettre à caresser le dos de mon amant avec le plat de ma main, me préparant à répondre à tous ces beaux mots, mais étant donné que j’avais bu le thé aussi… ma réplique n’était pas aussi fanfaronne que d’habitude. C’était la vérité dans son expression la plus pure (enfin, le plus pur possible pour un démon, han!) :

-Je le savais bien que vous vous reniez, comme c’est beau de vous entendre, je suis touché et vous qui vouliez vous sauver de nos retrouvailles. Si vous vous étiez sauvé vraiment, sachez que je vous aurais rattrapé. Quand je veux, quelque chose je peux être insistant et ce que je veux c’est vous parce que votre humanité m’intrigue et me donne l’impression d’être vivant. De plus, maintenant que je sais que vous avez vraiment besoin de moi, je ne me sauverai plus avant un bon moment.

Mes yeux s’embrumèrent un moment, ayant plein de souvenirs qui voulaient ressurgir en moi avant de poursuivre d’une voix un peu plus saccadée, poussé par mes sens déjà émoustillés (j’étais un chaud personnage) :

-J’aime votre corps (à ces mots je passai mes mains sous les vêtements du prêtre et me relevai), votre odeur (je le poussai alors contre un mur, rattrapant d’une main la théière que j’avais accroché au passage), votre candeur, votre voix, j’aime tout de vous depuis tout ce temps, je suis parti seulement pour vous amener à réfléchir et faire monter en vous le désir. Je suis vile, n’est-ce pas? Mais dites-moi donc… pourrais-je savoir ce que vous aimez de moi? Je suis loin d’être à l’image de votre Dieu étant, ma foi, comment pourrais-je le dire, je ne suis qu’un petit diablotin au fond!

Je venais de faire des révélations à demi moi aussi, à demi bien sûr parce que j’étais un démon et donc que j’étais plus difficile à succomber à mon breuvage, mais mes paroles étaient quand même moins contrôlées qu’habituellement.

*Allez, amusez-vous à me faire parler, ça risque d’être drôle!*


Dernière édition par Walter Blackmoon le Ven 8 Fév - 20:00, édité 2 fois
Nathanaël Cartier
† Prêtre Gourmand †
avatar

Messages : 964
Date d'inscription : 06/10/2012
Localisation : Au cabaret ou dans une sombre ruelle, sans doute. Ou peut-être à l'église, à vous de me trouver !

MessageSujet: Re: Le passé nous rattrape toujours...[pv Walter]   Dim 13 Jan - 8:46

Après la disparition soudaine de Walter, Nathanaël n'avait cessé de penser à lui, mais en même temps, il s'était dit que c'était mieux ainsi, qu'il ne sombrerait plus dans le péché. Finalement, n'était-ce pas un mal pour un bien ? Le temps guérissait toutes les blessures, à ce que l'on disait et il avait donc tenté de se convaincre du fait qu'un jour, il oublierait cet homme et qu'il ne souffrirait plus de cet amour insensé et interdit. Il s'était tant de fois maudit d'avoir été aussi faible, de s'être laissé tenter, d'avoir laissé le diable s'immiscer dans sa vie. Car oui, dans son esprit, c'était le diable en personne qui était à l'origine de la tentation et du péché. Comment se pouvait-il qu'il éprouve de telles choses envers quelqu'un qu'il n'avait vu que deux fois et dont il ignorait tout ? C'était totalement inexplicable, irrationnel...pourquoi avait-il dû souffrir à cause de ça ? Il ne devait plus dévier du droit chemin, plus jamais... Et pourtant, il n'en était une nouvelle fois pas très loin. Walter était revenu, il était réapparu dans sa vie d'un coup, le prenant totalement au dépourvu. Il avait tenté de fuir, en vain. Il avait tenté de faire comprendre à Walter que la relation qu'ils avaient eue appartenait au passé et qu'ils ne devaient plus se revoir. En vain.

Finalement, il n'avait même pas réussi à se convaincre lui-même de partir. Pourtant, il aurait dû. Au lieu d'accepter de boire le thé avec son amant dans cette ruelle. C'était complètement absurde. Qui buvait du thé en pleine rue ? Sans doute quelque chose l'avait-il poussé à rester. Peut-être avait-ce été le vain espoir d'enfin réussir à raisonner Walter pour qu'ils arrêtent tout, ici et maintenant. Néanmoins, ce fut tout l'inverse qui se produisit. Après avoir bu un peu de ce thé pas ordinaire, mais dont il ignorait évidemment tout, il avait commencé à déballer toutes ces choses qu'il s'était efforcé à garder enfuies au fond de lui durant tout ce temps. Il avait avoué à Walter à quel point son absence l'avait fait souffrir, mais surtout, il lui avait dit qu'il l'aimait. Que diable lui arrivait-il ? Il n'avait jamais voulu dire ça ! Certaines vérités n'étaient pas bonnes à dire, après tout. Pourtant, c'était comme si quelque chose l'avait poussé à faire des aveux, quelque chose sur laquelle il n'avait aucun contrôle.

Durant tout ce temps, Walter n'avait rien dit, il s'était contenté de le regarder et Dieu savait que Nathanaël avait tellement envie de savoir ce qu'il pensait à cet instant. Comme si les paroles qu'il venait de prononcer lui avaient donné des ailes, il avait fini par s'approcher de Walter pour le prendre dans ses bras, le tout en le suppliant de rester un peu avec lui. C'était vraiment pathétique ! Et il se détestait vraiment pour avoir agi de la sorte et pour avoir laissé ses sentiments prendre le dessus. Et puis, finalement, Walter prit la parole. Il lui confia qu'il l'aurait rattrapé s'il avait réussi à se sauver, ajoutant tout un tas d'autres choses. Mais ce qui retint vraiment l'attention de Nathanaël furent des paroles bien particulières. Son...humanité l'intriguait et lui donnait l'impression d'être vivant ? Qu'est-ce qu'il racontait ? N'était-il pas humain, tout comme lui ? Son instinct d'exorciste commença à faire surface, mais il tenta de le réprimer. C'était ridicule. Walter avait probablement dit cela au sens figuré du terme. Peut-être avait-il oublié ce que cela signifiait de se sentir vivant pour des raisons qui lui étaient propres ? Oui, c'était sûrement ça. Mais alors, pourquoi parler d'humanité ?

Dans tous les cas, Nathanaël n'avait pas du tout envie de se rasseoir tranquillement pour boire une nouvelle tasse de thé. Il ignora donc totalement celle que Walter tentait pourtant de lui faire boire. Peut-être aurait-il trouvé ça bizarre en des circonstances plus normales, ou peut-être pas. Après tout, il était quelqu'un de très naïf. Peu importe. Et puis, les choses s'accélérèrent d'un coup. Walter se mit à lui dire des choses insensées, des choses qui pourtant firent battre son cœur un peu plus vite. Non, en fait, il avait l'impression qu'il allait finir par sortir de sa poitrine tant il s'affolait. Et le fait que Walter ait soudain glissé sa main sous ses habits n'arrangeait pas vraiment les choses. Avant même qu'il n'ait eu le temps de réagir, il se retrouva contre le mur le plus proche en lui expliquant, à sa manière, les raisons de son départ. C'était insensé ! Sans parler de toutes ces paroles ridicules ! Alors pourquoi Nathanaël rougissait-il ? Pourquoi ces mots lui firent-ils tellement plaisir ? Certes, Walter n'avait pas explicitement avoué l'aimer, mais n'était-ce pas tout comme ? Il secoua doucement la tête. Il devait se reprendre ! Néanmoins, il fut incapable de détacher son regard de celui de Walter et il ne cacha pas sa surprise lorsque ce dernier lui demanda ce qu'il aimait chez lui. C'était vrai, ça. Qu'aimait-il chez lui ? Ils se connaissaient à peine. Alors pourquoi ? Gêné, le jeune homme baissa les yeux, les joues toujours bien rouges.

"Je...Je me suis si souvent posé la question. Je ne sais rien de vous, au final. Et pourtant, je ressens toutes ces choses inexplicables pour vous. J'ai tourné et retourné tout ça dans ma tête, mais...je n'ai jamais trouvé la réponse. J'ignore ce qui m'attire chez vous, je sais seulement que...cette attirance ne devrait pas exister."

Il commençait à redevenir lui-même et surtout à redevenir maître de ses mots, mais pas totalement. De toute façon, il avait déjà franchi la ligne, il avait déjà tout avoué à Walter. A quoi cela aurait-il servi de se remettre à nier tout ça ?
Il releva les yeux vers son amant et le regarda un instant sans rien dire avant de prendre soudainement possession de ses lèvres pour lui offrir un baiser empli de désir. Juste une fois. Une fois et il mettrait définitivement un terme à tout ça. Il le fallait.

_________________


Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Le passé nous rattrape toujours...[pv Walter]   Jeu 14 Fév - 5:55

Spoiler:
 

J’aimais ce que je voyais. Nath n’avait plus du tout l’intention de fuir, il était, comment dire, mis au pied du mur et c’était le cas de le dire, mais je n’avais pas l’impression de le forcer, je n’avais que le sentiment qu’on poursuivait une histoire inachevée. Je regardais toujours Nath, de ses mignonnes joues rougissante à son regard brillant. Je lui flattais le dos avec le plat de ma main (fallait quand même commencer doucement si je ne voulais pas l’effrayer tout de suite, enfin, qu'importe qu'il essayerait de fuir, je le rattraperais.). Ça s’annonçait plutôt bien comme retrouvailles maintenant que j’y avais m’y mon grain de sel. Dans moins de temps qu’il en fallait un chat d’attraper une souris, j’étais certain que je réussirais à faire craquer le prêtre une nouvelle fois et pour combien de temps? Le temps que la magie s’estompe et que le démon que je décide de changer de jeu, mais ça même moi ne pouvais le planifier à l’avance. C’est ce que j’appelais une forme de spontanéité à demi-programmée… par moi. Et qu'est-ce que c'est que ce genre de demi-spontanéité? Goutez à mes breuvages et je crois que vous devriez comprendre ce que je veux dire, ahaha.

La ruelle était maintenant complètement silencieuse depuis que ma voix avait tombée si ce ne serait pas du miaulement provenant d’un chat de gouttière non loin et du bruit incroyable de nos deux cœurs qui battaient de plus en plus à l’unisson. Je montai alors ma main à son torse pour écouter ce battement que je trouvais tout aussi sublime. J’avais raison, je lui faisais donc toujours ce genre d’effet. C'était bien que j'aie réussi à lui faire révéler tout ça. Son esprit et son corps me remercieraient plus tard moi qui, dans cette situation était comme un ange amenant à la délivrance de l’âme à la différence que je délivrais grâce à mes poisons!

Enfin. J’avais dit des demi-vérités. Je ne devais pas tout lui dire, je n’osais imaginer ce qu’il se passerait sinon. Ce genre de révélations profondes devait attendre encore un peu. Je devais mettre le prêtre davantage en confiance avant de faire ceci et quoi de mieux que de jouer avec ses sens pour l’occasion? De plus, il ne pouvait pas m’en vouloir pour le thé, puisque je me pliais moi-même aussi à l’exercice. Nous étions dans la même situation. Je ne savais toujours pas jusqu’à quel point mon breuvage pouvait faire effet sur un organisme d’humain et de démon, et quelles en étaient les conséquences outre le fait d’amener les participants à se confier. J’étais songeur. Je me demandais jusqu’où cette partie de thé improvisée dans une ruelle allait nous mener. J’en tremblais déjà d’excitation. Nath prit sa chance pendant ce moment de silence pour reprendre la parole :


Nath:
 

Nath commençait à reprendre ses esprits, ce n’était pas bon ça! Merde, je devais trouver une solution pour que Nath continue le jeu et vite! Je ne le laisserais pas recommencer à se renier aussi rapidement, ah ça non. Enfin, c’est ce que je croyais jusqu’à temps que je sente ses lèvres frôler les miennes et mon dos frapper le mur derrière moi. Tiens, le prêtre venait de me montrer une marque d’affection. Était-ce encore l’effet du philtre ou… ça venait vraiment de lui-même? C’était après tout un breuvage pour obliger les gens à dire la vérité, avait-il vraient un effet sur les sentiments et les gestes refoulés? Qui sait. J’étais encore en train d’analyser et j’aimais ce que j’analysais. Après avoir resté patois, les yeux grand ouvert comme un idiot, surpris par l’initiative de Nath, je finis bien vite par fermer ces derniers et lui retourner la pareille avec autant de passion et de plaisir qu’il y avait mis.

Toutefois, même si j’aurais pu en profiter délibérément l’effet du poison en moi opérait encore et il voulait m’amener à discuter.

Plein de vérités me brûlaient en dedans, comme un vrai feu ardent, une explosion, et n’attendaient qu’à franchir mes lèvres soyeuses. Je pris tout de même Nath dans mes bras, l’emprisonnant ainsi de mon étreinte. Malgré la sincérité de son baiser, la sincérité de ses paroles, j’avais l’amère impression que tout ceci était trop beau pour être vrai et qu’il finirait par me filer entre les doigts. Je n’aimais pas ce sentiment perte de contrôle. Je murmurai alors à son oreille, laissant mon souffle chaud enivrer sa frêle peau d'albâtre::


-Je vois que je vous aie manqué à ce point, mon Père, mon cher amant de mes nuits. Sachez que je veux me faire pardonner de vous avoir ainsi abandonné. J’ai cru ressentir tout à l’heure que mon silence vous indisposait. Je sens que vous êtes assoiffé de vérités. Et pour vous remercier d'avoir participé à ma partie de thé improvisé, j'ai quelque chose à vous proposer. Un cadeau, en quelque sorte. Le cadeau de ma vérité.

J'eus un léger rictus. La vérité, hein? J'avais bien hâte de voir ce que je révélerais ce soir. J'avais l'impression que j'allumerais une flamme de doutes à l'esprit de ce prêtre. En tout cas, si jamais la situation venait qu'à mal tourner, enfin, à tourner dans une direction contraire de ce que j'avais prévu dans ma spontanéité à demi programmé, je n'aurais qu'à enlever la mémoire à Nath. Néanmoins, il faudrait vraiment qu'il se passe quelque chose d'effroyable pour que je recours à cette pratique, car honnêtement je'aimais de plus en plus ce jeu dangereux. Et puis, j'avais cru remarquer que ce philtre me faisait avouer des vérités, certes, mais il ne m'empêchaient pas de jouer avec la subtilité des mots et puis, il savait que j'étais un magicien coquin et il était naïf, je pourrais lui faire gober bien des choses. D'ailleurs, jamais il ne pourrait croire que j'étais un démon. Je ne le croyais pas capable de déduire ça en ce moment, puisque malgré le poison, j'étais un bougre de diable futé et il m'aimait. Ne disait-on pas que l'amour rendait aveugle? Ahaha. Et puis, si ça tournait mal, le pire qu'il pourrait m'arriver, c'est de me retrouver avec une balle d'eau bénite dans la tête?

...

Quelle délectable supplice en perspective! Finalement, à force de penser, mon jeu était sans faille. D'un côté comme dans l'autre de mes scénarios, je risquais de bien m'éclater et d'amener Nath à se délivrer du fardeau de ses désirs inavoués... enfin, inavoués jusqu'à temps que je lui donne mon thé. Ah, comme je m'aimais.

Après ce moment de réflexion à ainsi câliner Nath, à lui griffer légèrement le dos sous sa soutane et à le bécoter dans le cou (bien oui je commençais déjà à multiplier mes caresses), je finis par lancer, brisant la mélodie du silence ponctuée par un miaulement strident:


-C’est pourquoi si vous restez avec moi pour la nuit, autour de son bon thé, je vous donnerai le droit de me poser trois questions.

Je me reculai un peu, tenant la main de Nath, et je le forçai à se rasseoir sur un des cartons. Je pris alors une nouvelle tasse de thé que je bus goulument et réchauffai celle de Nath qui était froide. Puis, j’ajoutai, levant sur lui des yeux brillants de malice (il fallait noter que je venais de reprendre du sérum!) :

-En échange de ses révélations, je souhaiterais passer la nuit avec vous à l’église. Je dois vous avouer que cette nuit, je n’ai pas le cœur de retourner dormir seul dans ma loge au cabaret et…

[i]J’étirai un sourire un peu effrayant en poursuivant ainsi, serrant les mains de Nath entre les miennes:


-Et je dois avouer que le petit diablotin que je suis a envie de se faire imprégner de votre lumière, comme ces deux fois où votre beauté et naï...innocent (il avait failli dire naïveté xD) m’avaient charmé.J’ai envie de vous, Nath, j’ai besoin de vous.

Un silence de plomb tomba à nouveau sur cette révélation. Même le chat de gouttière semblait s’être enfui. La nuit commençait aussi à se faire fraîche. Je remis donc un peu de feu de mon briquet de silex sous l’eau pour amener la théière à bouillir à nouveau . Puid, encore de ce regard profond, je fixais Nath, attendant avec jubilation sa prochaine réaction. Qu’importe ce qu’il ferait, j’avais prévu revenir dans sa vie. Je serais donc intenable. Quand je voulais quelque chose, je l’obtenais toujours… surtout quand il s’agissait de ce prêtre (/PAN/) que j’avais épié si longtemps.

Dans mon corps, une chaleur diffuse se propageait dans mes membres. Je n'avais envie que d'une chose: crier ma vérité.


*Ouf... j'aiun peu poussé la dose de thé, je commence presque à me sentir étourdi tant je me sens assailli par les images de mes vérités. Ahah, ça risque d'être fort intéressant cette discussion.*
Nathanaël Cartier
† Prêtre Gourmand †
avatar

Messages : 964
Date d'inscription : 06/10/2012
Localisation : Au cabaret ou dans une sombre ruelle, sans doute. Ou peut-être à l'église, à vous de me trouver !

MessageSujet: Re: Le passé nous rattrape toujours...[pv Walter]   Dim 17 Fév - 19:00

Il avait fini par craquer. Le désir avait été plus fort que tout, plus fort que la raison et tout le reste. Walter était irrésistible, après tout, et malgré sa tentative de se retenir, Nathanaël n'y était pas parvenu et était à présent en train d'offrir un vrai baiser passionné à son amant. Cet amant qui l'avait pourtant fait tellement souffrir en disparaissant du jour au lendemain. Et le voilà qui réapparaissait sans la moindre explication. Le brun avait pourtant été décidé à lui tirer les vers du nez, mais comme d'habitude, ce fut un échec. Walter était habile de ses mots et de ses gestes, il savait parfaitement quoi faire pour faire craquer Nathanaël. Ce dernier avait beau avoir essayé de résister, cela avait été peine perdue. Il avait même fini par avouer ses sentiments au magicien, il ne pouvait donc plus faire marche arrière. Il était bien trop tard pour ça. Au départ, il n'avait éprouvé qu'une forte attirance pour cet homme si mystérieux, mais cette attirance avait fini par se transformer en amour - alors même qu'il ignorait quasiment tout à son sujet.

Alors qu'ils s'embrassaient, tout cela n'avait pourtant plus la moindre importance et l'espace d'un instant, le prêtre oublia tout le reste. C'était si bon de se laisser aller...Walter répondit à son baiser, le serrant dans ses bras. Cette étreinte fit battre un peu plus fort son cœur et il commençait à avoir un peu chaud.
Lorsque leurs lèvres se séparèrent enfin, Walter prit la parole, proposant à Nathanaël de lui dire la vérité. Le prêtre avait un peu de mal à croire à ce soudain revirement de situation et il regarda un instant son amant avec des yeux surpris. Néanmoins, il était évident qu'il voulait savoir. Il voulait savoir où il avait été tout ce temps et pourquoi il avait disparu sans prévenir. Il fallait dire qu'il en avait vraiment souffert. Le moment de surprise passé, il se contenta de hocher la tête avant de la poser contre le torse de son amant. Il était si bien, là, dans ses bras. Il ferma un moment les yeux, il n'avait pas envie que ce moment cesse, il n'avait pas envie de lâcher Walter, même s'il y serait bien obligé tôt ou tard.

Et puis, le magicien brisa le silence qui s'était installé en lui faisant une proposition des plus indécentes, mais qui, finalement, lui ressemblait bien. Il était prêt à répondre à trois questions si Nathanaël acceptait de passer la nuit avec lui ? Il n'eut pas le temps de répondre quoique ce soit qu'il se retrouva forcé de s'asseoir, Walter s'attelant déjà à réchauffer le thé. Mais lorsqu'il reprit la parole, Nathanaël ne put masquer sa surprise, à moins qu'il ne fut en état de choc. Il fixait son amant avec de gros yeux. Il voulait...passer la nuit avec lui à l'église ? Cette demande finit par le ramener sur terre et il secoua vivement la tête.

"Non. Hors de question. Vous ne savez pas ce que vous me demandez ! Passer la nuit avec vous à l'église ? Jusqu'où voulez-vous donc pousser le vice ? Je refuse de m'adonner au péché dans la maison de Dieu. Je refuse !"

Il baissa les yeux, conscient de la dureté de ses paroles. Néanmoins, c'était une chose totalement inimaginable. Et puis, son espace de vie était vraiment petit. Non, ce n'était pas l'espace, le problème. Pécher dans cet endroit saint ? Jamais. Il regarda un instant Walter dans les yeux, ses mains dans les siennes, avant de pousser un petit soupir.

"Je suis désolé..."

Il sentait presque les larmes lui monter aux yeux. Pourquoi ? Il s'était pourtant juré de ne plus recommencer, de tout arrêter après ce baiser. Mais justement...Ce baiser avait eu tout l'effet inverse, il lui avait donné envie de passer un moment avec Walter, en toute intimité. Sans un mot, il se jeta à son cou et se serra contre lui, presque comme si sa vie en dépendait.

"Je vous aime, vous le savez. Et je...je n'ai pas envie de vous quitter, ce soir. Alors...retournons donc à l'auberge de notre rencontre..."

Il rougit violemment et lâcha son amant, le cœur battant à tout rompre. Combien de fois cèderait-il encore au péché ? Il secoua la tête, il n'avait pas envie d'y repenser. Pas ce soir.

"Je veux passer la nuit avec vous. Et je ne dis pas ça parce que je veux connaître la vérité."

Il voulait la connaître, certes, mais il n'était pas du genre à accepter une chose pour en obtenir une autre. Il observa le magicien qui était en train de réchauffer le thé, ne pouvant s'empêcher d'esquisser un petit sourire. Il était si craquant...
Il attendit patiemment que Walter ait terminé avant de finalement reprendre une tasse, il fallait dire que ce thé était excellent !

_________________


Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Le passé nous rattrape toujours...[pv Walter]   Mar 12 Mar - 2:28

Petit à petit, je gagnais du terrain et Nath laissait tomber ses barrières entre son amour pour moi et ses principes. Toutefois, ce n’était pas gagné d’avance. Il avait beau m’avoir avoué sa flamme, avec l’aide de mon thé, je sentais qu’il avait encore une petite marge de pudeur infranchissable entre lui et moi. Une marge que je finirais bien par surmonter! Je m’appelais Walter Blackmoon quand même; j’avais encore des milliers de ressources –j’exagérais à peine-. Enfin, j’avais bien été surpris par tous les gestes que Nath avait posés ce soir. Gestes tous provoqués par le pouvoir de mon thé? Je ne crois pas. Mon filtre amenait les victimes à être honnêtes avec eux-mêmes, mais il n’opérait pas de miracles.

Nath:
 

Il avait encore une certaine retenue à ce que je pouvais « entendre », mais je ne pouvais pas demander tel sacrilège à un prêtre. J’étais conscient qu’il allait décliner cette proposition, mais au fond, je savais qu’il ne pourrait pas résister bien plus longtemps. Il finit par prendre mes mains, poser son regard dans les miens et ce que je vis dedans ne concordaient pas avec ce que ses lèvres venaient de prononcer. Je souris malicieusement. Jusqu’à quand, mais jusqu’à quand cet humain continuerait-il de se renier ainsi? C’était à en pleurer… de rire tant cette réticence était attirante.

Nath:
 

[i]Je continuais de verser le thé, tentant de jouer la sourde oreille au « refus » timide de Nath et je calai une nouvelle gorgée de thé qui me fit frissonner. Enfin, était-ce le thé ou les yeux brillants de larme de Nath qui me faisaient cet effet?Je ne pouvais dire. Mais je commençais à trouver de plus en plus amusant le combat intérieur auquel Nath se livrait.
Et… 3…2…1 ... BINGO! Il venait de craquer. De manière fort spontanée, il me sauta au cou. À ce moment-là, à moitié joueur, à moitié surpris, j’échappai la théière, laissant mon amant me démontrer ce que ses lèvres peinaient à m’avouer.


Nath:
 

Comment un démon comme moi avait bien pu tomber amoureux d’un prêtre vous me direz? Pour des revirements de situations comme ça, car Nath n’était pas n’importe quel ecclésiastique, c’était l’amant idéal. Avec lui, l’amour n’était pas gratuit, mais l’amour était un délicieux cadeau à déguster avec passion. Il me lâcha alors, rougissant et lança comme compensation :

Nath:
 

Ho mais, comme c’était mignon! Je n’aurais jamais cru que mon Nath, qui me détestait tant de l’avoir abandonné, qui avait tant voulu décliner mes incitations, qui avait voulu se sauver me propose une chose aussi… aussi romantique. C’était un moment si beau que j’avais envie de sauter de joie, mais au lieu de ça, je m’approchai de Nath, contournant les morceaux de verre et le pris dans mes bras –hypnotisé par l’effet de ma potion- et je murmurai à son oreille :

-Vos désirs sont des ordres, mon bel ange.lançais-je d'un ton solennel avant de poursuivre, plus familièrement:

- Tu vois, être honnête avec soi, c’est bien, hein? Et puis, tu sais quoi? Je ne voulais même pas qu’on fasse ça dans l’église, c’était seulement un prétexte pour voir ta réaction, ahaha.

Que venais-je de dire là? C’était sans doute le thé qui venait de me faire dire ce genre de truc, car ce n’était pas très délicat, mais ma pensée réelle. J’avais délibérément fait croire au prêtre que je voulais faire des choses louches dans son église pour, qu’avec son cœur, il me propose un autre endroit plus agréable bien que l’idée de faire un interdit dans un lieu sacré était excitant. Quel fourbe démon j’étais! Le tenant toujours dans mes bras, je quittais lentement cette ruelle sombre pour me diriger dans le village et j’ajoutai, le regard brillant :

- Et vous voulez savoir, mon Père, pourquoi je vous aie abandonné cette fois-là, n’est-ce pas, même si vous dites le contraire? Vos lèvres disent bien des choses que votre cœur, lui, ignore. Cette simple question vous brûle les lèvres, je le sens. Alors, je vais vous répondre à cette silencieuse question comme gage de ma bonne foi même si décidément vous ne savez pas profiter des opportunités! Je ne vous crois pas que vous ne voulez rien savoir.

Bonne foi, mon œil. Ce thé m’avait plutôt rendu complètement fou! Mais ce jeu était intéressant. Même si c’était un peu moins drôle que Nath ne se pliait pas aux règles de lui poser des questions, mais avec la future réponse que je lui donnerais, je suis certain qu’une centaine de questions fuseraient dans sa tête. Franchiraient-elles ses lèvres? Qui sait. J’allais m’arranger pour bien le provoquer. J’étais ce genre de personnage, je n’aimais pas qu’on me donne si facilement ce que je voulais.

Perdre le contrôle sur ses paroles était un peu effrayant, mais ô combien excitant. Je me surprenais moi-même au fil de mes mots et moi qui aurais pu me taire et passer une nuit mémorable avec Nath. Je soupirai, puis j’ajoutai, les yeux voilés de ténèbres :


-Depuis que le défunt maître de mon cœur est parti rejoindre votre idiot de Dieu, je ne veux plus m’engager dans aucune relation. Je préfère jouer avec les humains. Les sentiments des humains sont si fascinants. Mais une chose est certaine, je vous aime, car jamais depuis mon ancien maître, je n’ai eu ainsi le goût à la vie et je n’ai eu envie de taquiner quelqu’un comme vous. Et quand je dis longtemps, il a coulé bien des eaux sous les ponts entre le Walter d’avant et celui qui vous tiens maintenant dans ses bras. Depuis que je vous aime, l’autre Walter est mort.

Ce que je venais de dire signerais mon arrêt de mort, mais je l’avais dit. Il était trop tard. Comment Nath allait prendre cette révélation? Sans doute très mal. D’ailleurs, ce que j’avais déclaré révélait à moitié mes origines démoniaques. Toutefois, ce que je disais traduisait mes sentiments pour Nath. Des sentiments certes maladroits, mais réels; ça dépassait nettement les sensations physiques, mais étant un démon, déclarer ma flamme n’était pas mon fort, le montrer, par contre, j’excellais /PAN/.

Il se mit alors à pleuvoir d’un coup. Il faisait d’ailleurs de plus en plus froid. J’ajoutai finalement, serrant Nath dans mes bras pour le réchauffer :


-Entrons donc nous réchauffer ici en attendant que l’orage passe. Et ne dites pas que je ne vous écoute pas, ce n’est pas vrai. J’ai bien entendu quand vous avez dit ne pas vouloir qu’on fasse quelque chose dans cette cathédrale, mais vous n’avez jamais spécifié qu’on ne pouvait pas s’y abriter en cas de mauvais temps et puis, si Dieu a fait éclater ses foudres quand nous étions face à sa maison, n’est-ce pas le signe qu’il nous ouvre grandes ses portes?

Était-ce le destin? En tout cas, si c’était lui, il était aussi fourbe que moi, le coquin! J’étais rusé, je jouais avec les mots et surtout, je finissais toujours par obtenir ce que je voulais avec mes beaux yeux. Je franchis alors les portes de la cathédrale… Ce n'était plus le thé qui déciderait de la suite, mais nos coeurs et nos corps

Spoiler:
 
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Le passé nous rattrape toujours...[pv Walter]   

 

Le passé nous rattrape toujours...[pv Walter]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Loreena&Gideon ▬ L'avenir nous tourmente, le passé nous retient, c'est pour ça que le présent nous échappe. ♥ [END]
» Le passé nous revient toujours quand on dors... [pv Seth Cooper]
» Le passé est toujours plus proche qu'on ne le croit.[Judd&Olivia]
» Le passé nous rattrappe toujours ✟ Nika & Lorelei
» « Les plaies du passé nous laissent des cicatrices dont certaines ne disparaissent jamais totalement. » † Camille M. Masewicz

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Cabaret du Lost Paradise - Forum RPG :: Le Paris des plaisirs :: Rues & boulevards-