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Neige

Cabaret du Lost Paradise - Forum RPG

Forum RPG fantastique - Au cœur de Paris, durant la fin du XIXe siècle, un cabaret est au centre de toutes les discussions. Lycanthropes, vampires, démons, gorgones… Des employés peu communs pour un public scandaleusement humain.

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 Quand la brume revient se poser [PV libre]

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Rita Upset
Shrill Mist
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MessageSujet: Quand la brume revient se poser [PV libre]   Jeu 10 Nov - 19:06

« She asked me son, when I grow old, will you buy me a House of Gold ?
And when your father turns to stone, will you take care of me ? »

Sous le ciel gisâtre de Novembre, une charette cahotait entre arbres dévêtus et marais jaunis, sur une route couverte de feuilles craquelantes et de mousse humide. La pluie avait déjà embourbé ce chemin tortueux, mais un doux soleil se reflétait désormais sur le manteau de brume qui régnait sur la campagne. Et juste au dessus des rejets boueux de roues usées par l'âge, un vieux marchand et sa vieille carne avançaient gaiement dans le froid de l'hiver.

« She asked me son, when I grow old, will you buy me a House of Gold ?
And when your father turns to stone, will you take care of me ? »

Le son d'une petite guitare résonnait tout aussi joyeusement dans l'air, ses nouvelles cordes s'agitant de toute leur vivacité. La mélodie frappait la surface des étangs alentours, réveillait les habitants endormis sous le givre, retournait l'argile trempée, remuait les herbes couvertes de rosée.
« I will make you Queen of everything you see.
I'll put you on the map, I'll cure you of disease. »

Les mains dont sortaient les notes s'agitaient de plus belle, faisant peu de cas de la corne naissante. Malgré le dur entrainement qu'ils avaient subis lors de toutes ces escapades lointaines, les doigts grippaient les cordes avec détermination et glissaient légèrement le long du court manche.

« Let's say we up and left this town,
And turned our future upside down.
We'll make pretend that you and me,
Lived ever after happily.

She asked me, "Son, when I grow old,
Will you buy me a house of gold?
And when your father turns to stone,
Will you take care of me?" »

Mais qui ne serait pas encouragé par la voix qui accompagnait ces notes revigorantes, celle qui inspirait la brume pour en sortir cette mélodie . En ces temps glaçés, la vapeur ne s'échappait pas des lèvres rosées, car remplacée par des paroles pleines de chaleur.
« I will make you queen of everything you see,
I'll put you on the map, I'll cure you of disease. »

Et celle à qui appartenait ces doigts usés et ces lèvres pimpantes, celle qui étrangement remuait ciel et terre pour se faire remarquer de tous, celle qui avait pris place sur l'arrière de la charrette en chantonnant avec allégresse, avait dans le coeur l'immense joie de retourner à la maison.

« Ohhhh… And since we know that dreams are dead,
And life turns plans up on their head,
I will plan to be a bum,
So I just might become someone. »

Une jeune femme aux yeux verts et aux cheveux bruns, habillée d'une tunique de voyage et d'un châle brodé, agitait ses jambes en rythme, rentrait lentement d'un voyage sans fin. Elle avait parcouru le nord de l'Europe, appelée qu'elle avait été par l'essence d'une vie mourante. Mais désormais que celle-ci s'était tue, elle revenait doucement vers son chez-elle, accompagnée du soleil levant.

« She asked me, "Son, when I grow old,
Will you buy me a house of gold?
And when your father turns to stone,
Will you take care of me?" »

Son expédition fut loin d'être ennuyante, les chansons et les aventures s'étant amassées les unes après les autres. Mais que le calme de son atelier lui avait manqué, et que l'absence de ses êtres chers avait été inssuportable. Oh oui, elle était en route, et jamais n'avait-elle eu hâte d'arriver.

« I will make you queen of everything you see,
I'll put you on the map, I'll cure you of disease. »

La guitare cessa et le monde cessa de vibrer. Il maintint son souffle un instant, avant de reprendre sa respiration sur un tempo moins entrainant. Les doigts se reposèrent, les lèvres se refermèrent. Les arbres dénudés se firent de plus en plus rares, jusqu'à ce que la dernière ligne de squelette de bois passe au dessus de la tête de la dame.
« Mademoiselle, nous sommes pratiquement arrivés. »

En quittant la lisière du bois, les hauts murs de Paris étaient enfin en vue. Le sourire de la jeune femme se retroussa encore plus, observant avec bienveillance sa ville chérie. Les murs se rapprochèrent peu à peu, puis furent remplacé par une marée de demeures étroites et de rues pavés, pour lesquels la jeune femme quitta la charrette en remerciant son chauffeur et son animal. Elle glissa dans la brume du matin, et quelque temps plus tard se retrouvait-elle devant le palier du cabaret, celui qui lui servait de maison.
« Je suis rentrée. »

_________________

Quand je lance pas des vannes, je parle en #429D42


"Maintes et maintes fois, maintes et maintes fois, j’ai cherché sans trouver la réponse à mon existence
Mais rien n’est certain, et encore moins
La raison des larmes sur mes poings
J’ai beau continuer, à la nuit tombée
Je m’arrête épuisée et me réveille quand le soleil est levé

Alors "Je suis heureuse, heureuse de vivre" pour tout les nouveaux jours à voir...
Je prie pour un jour y croire..."


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Samuel Roderick
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MessageSujet: Re: Quand la brume revient se poser [PV libre]   Jeu 29 Déc - 4:42

Le Lost Paradise. L'enseigne lumineuse faisait bien pâle figure, dans la lueur du matin, sous les gouttes encore fraîches de la rosée, mais impossible de s'y tromper. Même s'il restait une seule personne dans Paris qui ne connaissait pas le célèbre cabaret, elle aurait ainsi su comment le trouver, ses murs se démarquant parmi les autres bâtiments voisins. Plus qu'un refuge, c'était un symbole, offrant un peu d'espoir. Peut-être était-ce une des raisons pour lesquelles Samuel aimait s'y attarder. Mais cela faisait quelques semaines qu'il ne s'était plus présenté entre ces murs. Ni au café, d'ailleurs. Sam avait pris congé, et il avait tout simplement disparu dans la nature sans s'expliquer.

C'était du moins la version officielle. Le reste, Samuel l'avait gardé secret, ne laissant pas même filtrer le moindre indice de ce qui pouvait le tracasser. Il s'était renfermé sur lui-même, effrayé de ce qu'il pourrait commettre, de ce côté ou de l'autre, si on venait à lui adresser un mot de trop. Il n'avait plus complètement perdu le contrôle depuis la mort de sa très chère Alicia, mais il préférait ne prendre aucun risque. Une panique sans nom s'était emparé de son cœur. Il l'avait ressenti, sans prévenir, dans ses rêves, peut-être. La mince frontière qui séparait le mondes des humains et celui des reflets se faisait plus profonde, c'était indéniable. Il avait toujours été très sensible aux changements subtils qui pouvaient s'effectuer dans ce monde étrange. Ce qui l'effrayait vraiment, c'était la possibilité que quelqu'un d'autre se soit échappé de cette prison. D'accord, ça pourrait très bien être quelqu'un de bien, tout comme Samuel qui se raccrochait désespérément à son humanité, mais cela pouvait aussi être tout le contraire. Et si ça ne se limitait pas à une seule personne, alors là, bonjour la catastrophe !

Mais il ne pouvait fuir éternellement ... Ce soir, il s'était donc engagé dans la nuit noire jusqu'à ce que les battements de son cœur se soient calmés. Comme un automatisme ancré au plus profond de son être, ses pas l'avaient mené devant le cabaret, dans les petites lueurs de l'aurore. C'était après tout à cet endroit que se trouvaient souvent ses rares amis. Pour Samuel, impossible de rentrer, il ne pourrait jamais s'endormir et ne ferait que recommencer à se morfondre même s'il ne pouvait rien changer à la situation. Il était sûrement trop tôt pour que quiconque ne soit encore levé par contre. Pourtant, la poignée se souleva, à sa grande surprise. Rien à comparé du moment où la voix de Rita parvint à ses oreilles, tout près de lui, par contre. En voilà une étrange coïncidence !

« Nous sommes deux, alors. »

Il avait parlé sans réfléchir. Il ne put lui offrir qu'un sourire fatigué, s'excusant presque de sa présence, se contentant de faire glisser sa capuche maintenant qu'il faisait moins froid. Inquiet une seconde de l'avoir effrayée, peut-être, en parlant sans s'annoncer, mais se rappelant que tous les membres de la troupe étaient des Légendaires sans doute bien plus redoutables qu'il pouvait le prétendre par sa simple force. Il avait suffisamment traîné dans les parages pour connaître la plupart des artistes, du moins ceux qui étaient souvent présents sur la scène du cabaret. En revanche, si son visage singulier ne devait pas être étranger à la belle, il se doutait que de son côté elle sache réellement qui il était, et pas seulement en ce qui concernait son nom. Pourquoi devrait-il en être autrement ? Il n'appartenait pas à cet endroit. Pas vraiment. De son plein gré, qui plus est ! Un véritable comble, vraiment, d'autant plus que personne ne soupçonnait sa véritable nature dans le cadre de son emploi actuel. Enfin, bien sûr, c'était si l'offre d'Edward tenait toujours malgré cette disparition subite...

« Le moins qu'on puisse dire, c'est que vous voyagez léger. »

Le silence ne le gênait pas, pour le remplir d'une conversation des plus simples sans but précis. Il trouvait simplement cela un peu amusant comme situation, lorsqu'on voyait l'exubérance de certaines personnes ... Au moins, cette constatation avait de bon de lui éviter d'accumuler les pensées mélancoliques, et Rita n'aurait pas à s'excuser si elle allait plutôt se reposer pour ensuite se changer ou retrouver quelqu'un d'autre qui l'aurait sûrement mieux accueillie. À moins qu'elle préfère marcher dans les couloirs pour les redécouvrir. Ou rester seule. Lui, n'aurait pas dit non à un peu de compagnie, pour une fois. Juste le temps qu'il reprenne pied, et qu'il retrouve son chemin. Mais il n'en soufflait mot, ne voulant pas l'ennuyer, ou par fierté. Peu importe, au bout du compte. Ce n'était pas quelque chose que l'on pouvait demander à quelqu'un que l'on connaissait à peine, ou qu'on admirait, surtout lorsqu'on était particulièrement maladroit, et timide.
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