Aller en haut
Aller en bas
Neige

Cabaret du Lost Paradise - Forum RPG

Forum RPG fantastique - Au cœur de Paris, durant la fin du XIXe siècle, un cabaret est au centre de toutes les discussions. Lycanthropes, vampires, démons, gorgones… Des employés peu communs pour un public scandaleusement humain.

Partagez | 
 

 Tourne la roue [Pv Andréa & Axel]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Alice Lindel
Un cœur en chocolat
avatar

Messages : 57
Date d'inscription : 03/10/2013
Age : 28
Localisation : À la recherche d'aventures !

MessageSujet: Tourne la roue [Pv Andréa & Axel]   Sam 13 Mai - 16:29

On lui avait confié une mission de la plus haute importance !

Ou presque. Ce n'était pas grand-chose, juste une missive a remettre en main propre, peut-être une réponse à négocier. Pour autant, cela suffisait pour qu'Alice soit légère, heureuse et fière qu'on lui fasse confiance pour accomplir ce genre de tâche sans qu'on ait vraiment besoin de l'accompagner. Elle avait même eu droit à un peu d'argent de poche, une permission silencieuse d'acheter quelque chose qui lui plairait, si un heureux hasard croisait sa route. C'était aussi l'excuse parfaite pour rater le couvre-feu ! Dans sa petit robe vert pâle, Alice était pleine de vie, resplendissante de joie, et de fait, tout se déroula très bien. Elle eut même le temps d'acheter son goûter.

Au lieu de prendre immédiatement le chemin du retour, elle préféra passer par les marchés en périphérie de la ville, un peu distraite. Avant même qu'elle ne le réalise, elle s'était un peu éloignée du quartier qu'elle avait l'habitude de fréquenter. Peu importe, peu importe ! Cela lui permettrait sûrement de découvrir de nouvelles choses. Bien vite, d'ailleurs, une broche élégante attira son regard. Le métal était plié dans un motif de libellule. Avec une pierre rouge sur le dessus, comme un rubis. Son doigt en suivi la forme, bien malgré elle. Elle était tellement préoccupée qu'elle sursauta lorsqu'une voix se fit entendre près d'elle.

« La petite dame a bon goût ! On raconte qu'il s'agit d'une pièce d'un trésor maudit du redoutable pirate ... »

Alice n'en écouta pas plus et déclina poliment l'offre qu'il s'efforcerait de lui faire. D'habitude, ce genre d'histoire la fascinait, mais s'il y avait un mauvais sort mêlé à tout cela ... Sa chance était déjà suffisamment vacillante. Enfin. Elle ne devrait pas laisser cette histoire la bouleverser autant, ce n'était sûrement rien de plus, une histoire inventée par cet homme afin d'augmenter la valeur de ses bien. Elle sortit plutôt son mouchoir en s'éloignant, le pressant contre son front alors qu'elle s'apprêtait lentement à rentrer. Pourquoi faisait-il aussi chaud, tout à coup ? Elle regrettait d'avoir fini son jus de fruits trop vite, au lieu de l'apporter. On ne pouvait jamais se fier au temps de la capitale. Ce n'était pas comme à la campagne. Ici, l'air était imprégné de la foule. Cette vague de nostalgie la surprit. Peut-être devrait-elle passer quelques jours dans leur maison d'été. Oui, un peu de repos, loin de tout, cela lui ferait le plus grand bien ... Quoique ... Elle serait encore beaucoup trop seule. Même si elle devrait au moins amener une suivante et l'un des hommes de main de son père. Ce serait donc déjà moins pire qu'en ce moment. Seule, dans cet endroit qu'elle ne connaissait pas.

Un grand frisson s'empara de tout son corps. Elle accéléra le pas. Tirant sur le jupon de sa robe lorsqu'elle resta coincée contre une branche, jusqu'à la déchirer. Elle était terrifiée. Mais elle avait plutôt l'impression qu'elle allait être malade. Que lui arrivait-il ? L'avait-on empoisonnée ? Droguée ? Peut-être l'observait-on en ce moment même. Prêt à finir le sale boulot, ou à la kidnapper lorsque ses sens la trahiraient. Bon sang. Où étaient ses gardiens lorsqu'elle en avait le plus besoin ? Elle aurait dû écouter plus attentivement les conseils de son père. Un rire incontrôlable, faible, amer, secoua sa poitrine. Quelle tête il ferait, si elle tournait de l'œil et mourrait comme un misérable chien, dans une ruelle quelconque. Quoique parfois, elle se demandait si ce n'était pas juste parce qu'il ne pouvait plus vraiment espérer obtenir un second héritier, qui mériterait bien mieux sa place et son affection.

Une spirale infernale semblait se dérouler dans son cœur, et sous ses yeux. Ah ! Ah ! Il l'avait poussé dans les bras de la folie, et elle avait fini par y tomber !

Comme de fait, elle tituba et s'écrasa comme une feuille morte au milieu d'un carré de citrouilles. Au lieu de s'inquiéter de son sort, le marchand préféra retourner à ses clients, après lui avoir crié plus ou moins méchamment dessus qu'elle devrait lui rembourser les dégâts occasionnés, d'une manière ou d'une autre. Peut-être pensait-il qu'elle était sans abri, ou droguée, vraiment, dans son état, ce n'était pas surprenant. Elle voulait demander de l'aide, mais les mots étaient coincés au fond de sa gorge, entre la peur et la fièvre. Et puis elle ne savait plus très bien à qui elle pouvait bien faire confiance.
Voir le profil de l'utilisateur
Andréa Eyssard
l Un monstre dans la peau l
avatar

Messages : 169
Date d'inscription : 28/12/2010
Localisation : Nettoie les salles privées.

MessageSujet: Re: Tourne la roue [Pv Andréa & Axel]   Mer 17 Mai - 21:56

R'gardez donc comm'sont belles mes citrouilles ! Franch'ment ça f'rait pas une jolie surprise à ram'ner à vot'cuistot ? J'le connais bien m'sieur Del Viento ! Pour sûr qu'il appréciera ! T'nez sentez ça un peu !
C'est que je ne suis pas là pour…
J'vous fais même un prix si z'en pr'nez deux ! Mais ça rest'entre nous hein !
En fait, j…
J'vous les mets dans un filet. Pour cinq sous ! C'est une affaire mon p'tit ! Enfin… Mon grand s'rait p'us juste. Z'avez dû en manger des litres d'la soupe aux potirons pour êt'e si grand qu'ça hein ?

Andréa ouvrit la bouche pour répondre, mais le vendeur reprit son ode aux cucurbitacées.

Le louveteau ne travaillait pas cet après-midi et il en avait profité pour se rendre chez le luthier à qui il avait racheté des cordes pour son violon. Au retour, il s'était laissé tenter par un petit détour afin de profiter des derniers rayons de soleil de la journée. Ses pas l'avaient guidé vers les ruelles marchandes où les boutiques aux devantures chargées côtoyaient vendeurs ambulants et clients ou pigeons aux bras chargés. Et ce ne fut que bien après s'être engagé dans l'artère bondée que le garçon s'était rendu compte de son erreur.
C'était le troisième commerçant qui l'abordait. À bien y réfléchir, cela n'avait rien d'étonnant ! À force de faire les courses pour le cabaret, la grande perche maigrelette était devenue une petite célébrité parmi les camelots, qui essayaient toujours de lui vendre plus que ce qu'il devait acheter. Et si Andréa avait péniblement réussi à faire comprendre aux deux précédents vendeurs qu'il n'était pas envoyé par le Lost Paradise, cela s'annonçait beaucoup plus compliqué avec ce troisième larron. Déjà en train de lui emballer ses citrouilles, l'homme fut toutefois arrêté dans son élan par la chute soudaine d'une demoiselle dans sa marchandise. Il pesta :

Hé ! C'quoi ça ? V'trouvez qu'c'est des manières que d'tomber dans la nourriture ? J'vais pas vous d'ner quoi qu'ce soit alors du balais !

Ce fut avec effroi qu'Andréa le vit se saisir d'un bâton et le brandir au-dessus de la jeune fille. Dans la seconde, le loup fut sur lui. Il lui empoigna le bras avant qu'il ne la batte. L'homme protesta, se dégagea et reprit sur un ton de reproche :

'Coûtez. J'les connais bien c'gueux là, y sont bons à rien.
Mais elle n'a pas l'air bien ! Protesta vivement le louveteau en se penchant vers l'inconnue.
Probablement qu'c'est qu'une pochtronne ronde comme une queue d'pelle qui tient p'us d'bout. 'Faux pas vous attendrir sur ces gens là, sinon y vous mangeront tout cru !
Je crois qu'elle a de la fièvre.
Bôh ! Elle aura chopé une saloperie en faisant l'trottoir.
Ça j'en doute… Vous avez vu sa robe ?
D'quoi ? Bah… Hé ! Vous faîtes quoi ?
Vous pourriez m'aider ?

Il y eut un moment de flottement, puis le vendeur posa son arme de fortune pour prêter main-forte au jeune homme et l'aider à hisser la petite blonde sur son dos. Andréa le remercia et comme il lui tendait fièrement ses citrouilles, le louveteau esquiva cette charge supplémentaire en lui promettant de voir avec le chef cuisinier pour la confection d'un menu spécial courges. Le visage du vendeur se fendit d'un sourire jusqu'aux oreilles, et ce fut en l'entendant se gausser du commerce de choux de son voisin qu'Andréa quitta les lieux.

Certain de ne pas s'être trompé quant à l'état de santé de la jeune fille, le garçon se mit en tête de lui trouver un médecin. Il pensa d'abord à Dolores, mais se ravisa en songeant aux risques encourus si à son arrivée, l'homonculus était en pleine auscultation d'un centaure ou d'un ogre. Mais qui d'autre ? Un souvenir lointain, mais non moins désagréable lui revint. Il s'arrêta à un carrefour, hésita, puis reprit sa route décidé à tenter le coup. Ils n'étaient pas très loin de l'Île de la Cité. S'il maintenait un pas rapide, il atteindrait la morgue en une dizaine de minutes à peine. Il n'était pas certain que le médecin légiste accepte des les aider, ni même qu'il soit en mesure de le faire, mais à défaut, peut-être leur conseillerait-il un docteur ? Il l'espérait en tout cas, car en l'état actuelle des choses, le louveteau n'avait pas d'autres solutions.

L'Hôtel de Ville dépassé, Andréa s'engagea sur le Pont d'Arcole puis longea la Seine jusqu'à atteindre le parvis de Notre-Dame. La morgue était en face. Le jeune homme s'y présenta avec détermination, réajusta sa prise sur la malade, frappa du bout du pied et appela :

S'il vous plaît ! J'ai besoin d'aide !

Le cœur battant, il attendit qu'on lui ouvre.

Alors seulement, il prit conscience du souffle de la jeune fille dans son cou, de ses cheveux qui chatouillaient sa joue et de son corps tout entier qui réchauffait son dos. Le pauvre petit loup en rougit furieusement à la seconde même où la porte pivotait.
H.R.P:
 

_________________
Voir le profil de l'utilisateur
 

Tourne la roue [Pv Andréa & Axel]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» LIBRE ✖ La roue tourne
» Et la roue tourne, et elle tourne, et elle tourne, et elle s’emballe ◊ Anaeli
» L'évêque Pierre André Dumas réclame le renvoi du CEP
» Cherche Roue KTM
» Une promenade qui tourne mal...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Cabaret du Lost Paradise - Forum RPG :: Le Paris des plaisirs :: Ile de la Cité :: La morgue-